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Mémoires d'Europe 

Habsburg, Otto von  

Entretiens avec Jean-Paul Picaper du Figaro ; prèface d'Alain Lamassoure. - Paris : Criterion

1994

Le texte intégral n'est malheureusement pas disponible pour des raisons de droits d'auteur.
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Biography 

Otto de Habsbourg (1912-2011) est le fils aîné du dernier empereur d'Autriche et roi de Hongrie et Bohême. Il abandonne toute prétention au trône et inscrit son action politique dans le cadre des mouvements et institutions de l’Europe du XXe siècle.

Il adhère à l'Union Paneuropéenne en 1936 puis en prend la présidence (1972-2004). Naturalisé allemand, il est élu député européen en 1979 sur la liste CSU. Durant 4 législatures (1979-1999), il y défend sa vision d'une Europe chrétienne et anticommuniste.

Summary 

Ces Mémoires d’Europe, nés de conversations entre Otto de Habsbourg et un journaliste du Figaro, abordent de multiples thèmes dans un cadre souple et rythmé.

Otto de Habsbourg est l’héritier de 1000 ans d’histoire européenne, il était naturel que le destin des peuples d’Europe au XXe siècle fût au centre de ses préoccupations. Illustrant son propos d’éléments autobiographiques et de références – idéalisées – à l’empire familial des Habsbourg-Lorraine, il met constamment en perspective dans le temps et l’espace les politiques qui construisent l’Europe contemporaine.

Parmi celles-ci, relevons particulièrement les réflexions liées à la sécurité et à la défense, à l’harmonie entre une supranationalité européenne et la place éminente des régions, condition nécessaire à l’établissement d’un modus vivendi entre nations, y compris les minorités, délivré des tensions extrémistes de toute nature.

La Paneurope, affirme-t-il, c’est toute l’Europe. La Mitteleuropa et les Balkans ont indiscutablement vocation à entrer dans cet ensemble, de même qu’à terme certains peuples plus à l’est. L’Europe ainsi dessinée pourrait coexister avec de grands blocs fédérés au sud (Maghreb, Proche-Orient). Dans le domaine économique, il s’oppose avec vigueur au libéralisme sauvage. Mais au-delà de ces questions, il regrette que l’Europe actuelle ne réponde pas aux besoins de l’âme et de l’esprit. Elle doit encore évoluer sur ce plan en redonnant notamment toute leur valeur à la culture et à l’éducation.