La réforme économique supplémentaire octroyant une marge de manœuvre aux pays de l'UE afin de leur permettre de répondre aux exigences de réduction du déficit et de promouvoir la croissance a été saluée par les députés lors d'un débat conjoint des commissions des affaires économiques et de l'emploi, lundi, en présence des commissaires Olli Rehn et László Andor.
Les députés se sont montrés critiques vis-à-vis des résultats du dernier sommet européen sur l'évasion fiscale et l'énergie, tels que présentés par le Président de la Commission, M. Barroso, et du Conseil, M. Van Rompuy, ce mardi. Certains représentants des groupes politiques ont trouvé les conclusions du sommet "peu convaincantes ou tardives". Pour d'autres parlementaires, le sommet n'est pas parvenu à s'attaquer aux problèmes réels ni à imposer des délais pour atteindre les objectifs fixés.
Les députés de la commission des affaires économiques et monétaires ont interrogé le Commissaire Michel Barnier sur ses propositions à venir relatives au redressement des banques en difficulté, le pressant à présenter un projet ambitieux. Les autres questions ont porté sur le projet législatif sur le système bancaire et d'assurance parallèle et sur les relations transatlantiques.
Les contribuables et épargnants doivent être les derniers acteurs à sauver les banques selon la position de négociation du PE sur le sauvetage des banques en difficultés. La commission économique exclut l'utilisation de dépôts inférieurs à 100 000€, précise que les dépôts dépassant ce seuil devraient être les derniers à être utilisés, rejette l'utilisation des fonds de garantie de dépôt comme mesures de résolution et fixe des conditions strictes pour l'utilisation de l'argent du contribuable.