M. Brok (PPE), représentant du Parlement européen à la Conférence intergouvernementale, souligne l'importance d'une concrétisation du principe de subsidiarité dans le cadre de cette conférence. A cet égard, il attache un prix particulier au renforcement du Comité des régions, qu'il faut doter l'autonomie administrative, du droit d'arrêter librement son règlement intérieur et de celui d'agir en justice, qu'il faut associer précocement au processus législatif et qui doit être reconnu comme interlocuteur du Parlement européen. Il y a lieu selon lui de modifier l'article 3 b du traité CE de manière à ce que le principe de subsidiarité vaille aussi pour les relations entre l'Union européenne et les régions ou les communes. Au sein de l'Union européenne, les conceptions divergentes que les Etats membres ont des régions doivent être respectées et, sur ce plan, une uniformisation serait inimaginable. Il faudrait en outre réfléchir à une clause d'acquis en faveur des villes et communes afin que leurs droits ne soient pas subrepticement vidés de leur substance. La déclaration d'Edimbourg devrait, comme l'orateur l'a proposé, être reprise dans le traité. Enfin, il demande aux représentants des communes et régions d'entretenir entre eux des contacts directs afin de faire prévaloir les intérêts des régions dans le cadre de la Conférence intergouvernementale. L'intégration européenne ne progressera que dans la mesure où le citoyen européen y sera effectivement associé.