Procédure : 2016/2147(INI)
Cycle de vie en séance
Cycle relatif au document : A8-0209/2017

Textes déposés :

A8-0209/2017

Débats :

PV 12/06/2017 - 14
CRE 12/06/2017 - 14

Votes :

PV 13/06/2017 - 5.9
Explications de votes

Textes adoptés :

P8_TA(2017)0253

RAPPORT     
PDF 1080kWORD 357k
6.6.2017
PE 600.940v02-00 A8-0209/2017

sur l’évaluation de la mise en œuvre du programme Horizon 2020 en vue de son évaluation intermédiaire et de la proposition pour le neuvième programme-cadre

(2016/2147(INI))

Commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie

Rapporteure: Soledad Cabezón Ruiz

AMENDEMENTS
EXPOSÉ DES MOTIFS – RÉSUMÉ DES FAITS ET DES CONCLUSIONS
 PROPOSITION DE RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN
 ANNEX
 AVIS de la commission des budgets
 AVIS de la commission du développement régional
 AVIS de la commission des droits de la femme et de l'égalité des genres
 INFORMATIONS SUR L’ADOPTIONPAR LA COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND
 VOTE FINAL PAR APPEL NOMINALEN COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND

EXPOSÉ DES MOTIFS – RÉSUMÉ DES FAITS ET DES CONCLUSIONS

1. Procédure et sources

1.1 Objet et calendrier du rapport

Le 24 mai 2016, la préparation d’un rapport sur la mise en œuvre du programme-cadre pour la recherche «Horizon 2020» a été confiée à la rapporteure.

Le calendrier de l’adoption de son rapport par le Parlement s’aligne sur celui de la Commission, qui adoptera sa communication en octobre 2017 et sa proposition pour le neuvième programme-cadre au printemps 2018. Ce délai permet de garantir la prise en compte des conclusions du Parlement lors de l’évaluation intermédiaire du programme Horizon 2020 et de ses recommandations dans l’optique du prochain programme-cadre pour la recherche.

1.2. Sources et méthodologie

Ce rapport a été élaboré à partir des travaux analytiques menés par le groupe de travail Horizon 2020 de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE). Ce groupe de travail, créé en 2015, a organisé plus de 18 réunions avec des experts, des parties prenantes et la Commission avant de publier un document de travail sur le programme Horizon 2020. Le Parlement supervise les mesures de mise en œuvre du programme Horizon 2020 et reçoit, par l’intermédiaire de la direction générale de la recherche et de l’innovation (DG RTD), les informations communiquées au groupe «Recherche» du Conseil. Les réponses apportées aux questions écrites à la Commission ont également été prises en compte.

Le Service de recherche du Parlement européen (EPRS) a conduit une étude d’évaluation de la mise en œuvre dans l’Union européenne et a publié plusieurs autres notes d’information. Les départements thématiques de la direction générale des politiques internes (DG IPOL) du Parlement ont également commandé plusieurs études.

Deux missions d’information ont été organisées, l’une au Portugal et en Espagne en novembre 2016, et l’autre en Allemagne et en Pologne en février 2017. Une audition publique sur le bilan et les perspectives d’avenir de la politique de l’Union en matière de recherche («What future for EU-Research policy: taking stock and looking ahead») s’est tenue le 29 novembre 2016.

La rapporteure a organisé des rencontres avec les parties prenantes et a reçu un grand nombre de documents de synthèse de ces dernières. Enfin, certains rapports et communications officiels de la Commission ont également constitué des sources d’information précieuses.

Les paragraphes 2, 3 et 4 sont compris dans l’annexe.

5. Vision de la rapporteure

Horizon 2020 est le plus grand programme de recherche du monde, dont l’objectif est de relever les défis sociaux et économiques. Il est possible dès lors de commencer à l’évaluer en examinant ses réussites et en analysant les aspects à améliorer pour que ses ambitieux objectifs puissent être atteints et qu’il soit exécuté de manière efficace et durable, malgré sa complexité.

Le programme Horizon 2020 est né dans le cadre des objectifs de la stratégie Europe 2020, alors que l’Europe connaissait une situation de crise économique et de désindustrialisation qui conférait un rôle important et un caractère prioritaire à l’innovation, à l’amélioration de la compétitivité, au renforcement de la participation des PME et à la recherche de l’excellence. La structure en trois piliers, la simplification, la science ouverte, l’introduction de nouveaux enjeux, la recherche de synergies entre fonds européens, l’élargissement visant à améliorer les ratios de recherche et de développement dans les régions en retard de développement, ou encore la question de l’égalité des sexes sont également de nouveaux points ou des points renforcés par rapport au septième programme-cadre, au-delà de la hausse budgétaire de 30 % environ.

Néanmoins, les changements rapides et profonds auxquels la société européenne est confrontée (populismes nationaux, xénophobie, terrorisme international, inégalités, flux migratoires, progrès technologiques, problèmes sociosanitaires, changement climatique ou pérennité des ressources naturelles) représentent un nouveau paradigme auquel il convient de répondre en fonction de la perspective et des intérêts de la société, tout en préservant les valeurs et les principes qui caractérisent l’Union européenne.

L’Europe est une région du monde où le niveau élevé de développement économique et social, les droits, les libertés et le bien-être se conjuguent de manière unique et constituent la valeur ajoutée qui forge son identité; c’est pourquoi il faut les préserver dans ce nouveau contexte et considérer la recherche et le développement comme un outil clé pour y faire face. La science doit être comprise si l’on veut parvenir à une société de la connaissance qui serve les intérêts des citoyens et forger une société durable et inclusive, dans laquelle la communauté scientifique et l’industrie constituent des moyens d’atteindre l’objectif ultime d’une science pour et par la société.

En ce sens, Horizon 2020 constitue une réaction à ce monde en pleine évolution et le neuvième programme-cadre à venir doit continuer de s’inscrire dans cette lignée. Néanmoins, il est nécessaire de renforcer l’engagement de tous les acteurs de l’Union européenne en matière de recherche et développement.

En 2015, l’Union a investi 2,03 % du PIB dans la recherche et le développement (contre 2,04 % en 2014 et 1,74 % en 2005, avec une différence entre les pays allant de 0,48 % à 3,26 %), loin de l’objectif des 3 % prévu par la stratégie Europe 2020, que seuls la Finlande (3,2 %), la Suède (3,2 %), le Danemark (3,1 %) et l’Autriche (3 %) ont atteint, suivis de près par l’Allemagne (2,9 %), mais loin derrière la Corée du Sud (4,3 %), Israël (4,1 %) ou le Japon (3,6 %).

Ces données mettent en évidence la concurrence à laquelle est confrontée l’Union et les disparités qui existent entre les investissements des États membres dans la recherche et le développement, disparités qui doivent être réduites pour non seulement atteindre l’objectif de 3 % d’ici 2020, mais également le dépasser et avoisiner les 4 % à moyen terme, ce qui permettrait d’accroître la compétitivité de l’Union au niveau mondial.

Pour lutter contre les disparités régionales, outre le budget, il convient de miser sur la formation avancée du capital humain, les infrastructures technologiques et la collaboration entre les universités et le monde de l’entreprise. Les pays les plus innovants s’appuient sur un système de recherche et développement équilibré, dans lequel la recherche académique ouverte à la collaboration et le capital humain sont de qualité, et sur un plan de financement de la recherche et du développement et du capital-risque permettant aux entreprises de développer de nouvelles technologies. L’investissement des entreprises dans l’innovation, la collaboration et les réseaux d’innovation entre les entreprises et avec le secteur public atteignent également des niveaux élevés.

C’est pourquoi il est essentiel de faire progresser l’espace européen de la recherche, de poursuivre les efforts budgétaires en faveur de la recherche et du développement en vue d’atteindre les 3 % du PIB pour tous les États membres, de renforcer l’élargissement ou les synergies entre les fonds européens et le programme-cadre (simplification, compatibilité des normes, alignement des stratégies régionales d’innovation et respect du principe d’additionnalité des fonds), ainsi que de développer et d’entretenir les infrastructures technologiques. En définitive, le développement et la cohésion des régions doivent résulter de la convergence en matière de recherche et de développement, qui rendra l’Europe plus compétitive.

Le financement de l’innovation doit porter sur toutes ses phases, pas uniquement celle de la commercialisation, et progresser sur le marché intérieur de l’innovation grâce à un cadre normatif adéquat, accompagné de politiques publiques permettant aux entreprises de maintenir ou d’améliorer leur compétitivité.

Le rôle des jeunes et le financement de l’innovation de rupture ne doivent pas être sous-estimés. Il ne faut pas financer uniquement l’innovation technologique, étant donné que le domaine social est également une source de connaissances pouvant être appliquées à moyen ou à long terme, mais qui peuvent être écartées en raison d’une orientation trop marquée vers le marché et de la recherche de résultats immédiats, sans vision globale.

Toutefois, l’excellence scientifique (la recherche fondamentale) doit continuer d’être une priorité centrale du programme-cadre en vue d’affronter les défis à venir. L’Europe compte des centres d’excellence reconnus dans le monde entier, mais leur nombre, comme celui des régions d’excellence, est encore insuffisant. Il est important de garantir la mobilité des chercheurs sans que la rémunération ne soit un obstacle, ni que la qualité des retombées des projets du centre ne prenne trop de poids dans l’évaluation de ce dernier hors critères d’excellence, et de favoriser l’ouverture et la participation de nouveaux centres et organismes.

La recherche et le développement doivent être compris comme un élément structurel et non conjoncturel afin de relever les défis de société, l’éducation jouant un rôle clé sur ce point. La connexion entre la recherche et le développement et l’éducation est cruciale, à tous les stades du parcours de formation. Il est nécessaire d’encourager la participation de la société à la recherche et à la diffusion de ses résultats et activités dans le contexte de la science scolaire, en considérant la recherche et le développement comme une voie de moyen et de long terme et en rapprochant le programme-cadre de la société, notamment de la communauté enseignante, du début de la scolarisation jusqu’au cycle universitaire. Les pays qui obtiennent les meilleurs résultats en sciences et en innovation disposent de systèmes éducatifs souples qui favorisent la créativité, l’esprit critique et la participation active de l’élève. C’est pourquoi il faudrait réfléchir à l’ajout de l’élément «éducation» au sigle EER (espace européen de la recherche), qui deviendrait EEER.

Cette réorientation des systèmes éducatifs, visant à former un capital humain hautement qualifié, est essentielle pour créer de nouveaux emplois face au remplacement des emplois manufacturiers par la technologie.

Le rôle de la formation continue est primordial comme principale source de connaissances et constitue une condition nécessaire au rapprochement de l’innovation; la relation entre l’université et le secteur industriel doit être renforcée pour accroître les capacités d’innovation des entreprises. En ce sens, le rôle d’intermédiaire des parcs technologiques devrait être pris en compte.

En ce qui concerne la relation entre le secteur public et le secteur privé, qui consolide Horizon 2020, celle-ci a pour objectif de contribuer à l’amélioration de l’innovation dans le tissu industriel et au développement des domaines d’intérêt pour la recherche. Toutefois, il conviendrait d’examiner les différences entre les grandes entreprises et les PME et de déterminer si les besoins en ressources sont similaires, d’évaluer l’incidence de ces derniers et de vérifier que les bénéfices ont des répercussions sociales équitables. Il faudrait clarifier si les grandes entreprises, en dehors des projets concrets à haute valeur ajoutée pour la société européenne qui nécessitent de grandes infrastructures et des budgets importants, ont besoin de fonds publics pour financer leurs recherches ou si, au contraire, un cadre innovateur et les progrès réalisés sur le marché intérieur de l’innovation sont la contribution la plus efficace que peuvent avoir les politiques publiques. L’efficacité des ressources et les répercussions des résultats sont nécessaires. En ce qui concerne la participation des PME, celle-ci est motivée par leur prédominance dans le tissu industriel européen et la nécessité d’améliorer leurs capacités en recherche et développement et leur potentiel de croissance. D’un autre côté, il faut garantir le retour sur investissement des fonds publics, non seulement par le bénéfice social que suppose la création d’emplois, mais aussi par l’introduction de critères de responsabilité sociale et d’équité qui garantissent l’accès des citoyens aux progrès auxquels le secteur public contribue.

La science ouverte, soutenue au titre du programme Horizon 2020 en raison de son potentiel incrémental pour les connaissances et l’économie, doit être renforcée. De la même manière, la participation de tous les acteurs, publics et privés, au financement et à l’accessibilité doit faire partie intégrante du nécessaire équilibre et retour d’expérience qui permettront d’exploiter tout le potentiel des connaissances.

Quant aux défis sociaux, les sciences sociales et humaines sont fondamentales pour étudier les nouvelles problématiques telles que le terrorisme, le populisme, les flux migratoires ou les inégalités, et elles devraient être reconnues de manière transversale dans les autres disciplines scientifiques.

D’un autre côté, de plus grands efforts et une vision plus globale sont nécessaires pour relever le défi sociosanitaire; il faut apporter des réponses claires aux changements démographiques, aux maladies chronicisées, à la médecine de précision ou encore à l’accès aux technologies, et rendre viables les systèmes de santé et de sécurité sociale. La santé publique, la prévention, la santé environnementale, la technologie, la numérisation et la connexion entre la santé et le domaine social doivent s’inscrire dans un cadre global qui réponde efficacement et intégralement à ces défis, avec les réformes exigées par le système européen de protection sociale.

Il est primordial de miser sur la connaissance du cancer et sur la lutte contre cette maladie, en renforçant les programmes dans ce domaine, ainsi que de définir une stratégie solide pour combattre la résistance microbienne. Un financement adéquat, un cadre favorable et la coordination des ressources européennes en recherche et développement sont nécessaires.

Enfin, dans le secteur agroalimentaire européen, qui est confronté à des problèmes d’approvisionnement, de compétitivité et de viabilité sociale et environnementale, il convient de renforcer les capacités de recherche et d’innovation, et de définir un cadre adéquat pour le développement et l’application des innovations par les PME, qui sont en concurrence avec des multinationales étrangères.

En matière d’égalité des sexes, il faut redoubler d’efforts. Au-delà du pourcentage de femmes dans le domaine consultatif, le pourcentage minimum de 40 % n’est pas atteint dans les autres domaines. Les taux de participation des femmes dans les jurys d’experts, les grands projets ou la coordination de ces derniers sont encore faibles. Leur participation aux différents enjeux sociaux ou au socle industriel ne correspond pas à la progression de leur présence dans le secteur technologique. En définitive, il convient d’exiger une prise en compte transversale de la question de l’égalité des sexes, en particulier dans l’élaboration des projets, la composition des groupes de recherche et d’évaluation et la ventilation des données d’analyse des résultats, car cette question doit être considérée comme nécessaire à une meilleure cohésion de la société et comme une richesse grâce à la prise en compte de nouvelles connaissances et d’autres points de vue et besoins.

Quant à la coopération internationale, les chiffres mettent en lumière un recul par rapport au septième programme-cadre qui doit être corrigé. La diplomatie scientifique peut jouer un rôle clé dans la résolution de certains problèmes sociaux récents. Il faut reconnaître l’importance des initiatives telle que l’initiative PRIMA qui, parce qu’elles cherchent des solutions à des problèmes aussi importants que la sécurité alimentaire ou l’insuffisance des ressources hydriques, peuvent contribuer indirectement à la gestion de l’immigration en améliorant la coopération entre les pays et les régions en développement.

L’examen à mi-parcours du programme Horizon 2020 permet de tirer des conclusions et de formuler des recommandations pour le neuvième programme-cadre à venir. Il est notamment conseillé de tenir compte de la continuité, de la prévisibilité et de la stabilité de la communauté scientifique et des projets en cours; outre les ajustements qui doivent être apportés pour relever les nouveaux défis, la structure et les fondements du programme Horizon 2020 doivent être renforcés, et ce dernier doit être mis en place sur la base d’une plus grande transparence, clarté et simplification, d’une moindre fragmentation, d’une amélioration de son évaluation et des échanges avec les chercheurs, d’un suivi et d’une mesure ex post de l’incidence du financement public.

Dans le neuvième programme-cadre, les ressources devront être suffisantes et garanties, et il faudra éviter d’éventuelles réductions budgétaires au cours de son exécution. Le neuvième programme-cadre doit devenir un programme de recherche et développement ambitieux, et pour ce faire, il convient de garantir un budget de départ de 100 milliards d’euros.

En définitive, les connaissances peuvent et doivent contribuer au bien-être de la société et à la compétitivité de l’Europe au niveau mondial; à cette fin, le programme Horizon 2020 doit être considéré comme un succès et le neuvième programme-cadre renforcé.


PROPOSITION DE RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN

sur l’évaluation de la mise en œuvre du programme Horizon 2020 en vue de son évaluation intermédiaire et de la proposition pour le neuvième programme-cadre

(2016/2147(INI))

Le Parlement européen,

–  vu le règlement (UE) nº 1291/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 portant établissement du programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon 2020» (2014-2020)(1),

–  vu le règlement (Euratom) nº 1314/2013 du Conseil du 16 décembre 2013 sur le programme de recherche et de formation de la Communauté européenne de l’énergie atomique (2014-2018) complétant le programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon 2020»(2),

–  vu le règlement (UE) nº 1290/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 définissant les règles de participation au programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon 2020» (2014-2020) et les règles de diffusion des résultats(3),

–  vu la décision du Conseil du 3 décembre 2013 établissant le programme spécifique d’exécution du programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon 2020» (2014-2020),

–  vu le règlement (UE) nº 1292/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 modifiant le règlement (CE) nº 294/2008 portant création de l’Institut européen d’innovation et de technologie(4),

–  vu la décision nº 1312/2013/UE du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 concernant le programme stratégique d’innovation de l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT): la contribution de l’EIT à une Europe plus innovante(5),

–  vu les règlements du Conseil (UE) nºs 557/2014, 558/2014, 559/2014, 560/2014 et 561/2014 du 6 mai 2014(6) et les règlements du Conseil (UE) nºs 642/2014(7) et 721/2014(8) du 16 juin 2014 relatifs à la constitution d’entreprises communes dans le cadre du programme «Horizon 2020»,

–  vu les décisions nºs 553/2014/UE, 554/2014/UE, 555/2014/UE et 556/2014/UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 portant création des P2P «Article 185» dans le cadre du programme «Horizon 2020»(9),

–  vu les documents thématiques communiqués au groupe à haut niveau sur l’optimisation des programmes pour la recherche et l’innovation de l’Union («High Level Group on maximising the impact of EU research and innovation programmes») le 3 février 2017(10),

–  vu les rapports de suivi du programme Horizon 2020 émis par la Commission en 2014 et en 2015,

–  vu le rapport de la Commission au Conseil et au Parlement européen intitulé «L’Espace européen de la recherche: l’heure de la mise en œuvre et du suivi des progrès» (COM(2017)0035),

–  vu la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil européen, au Conseil, au Comité économique et social et au Comité des régions intitulée «Plan d’action européen de la défense» (COM(2016)0950),

–  vu le rapport de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social et au Comité des régions intitulé «Rapport sur la mise en œuvre de la stratégie de coopération internationale en matière de recherche et d’innovation» (COM(2016)0657),

–  vu la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Initiative européenne sur l’informatique en nuage – Bâtir une économie compétitive des données et de la connaissance en Europe» (COM(2016)0178) et le document de travail des services de la Commission qui l’accompagne (SWD(2016)0106),

–  vu la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions sur les suites données au rapport du groupe d’experts de haut niveau sur l’évaluation ex post du septième programme-cadre (COM(2016)0005),

–  vu le rapport de la Commission au Parlement européen et au Conseil intitulé «Rapport annuel sur les activités de l’Union européenne en matière de recherche et de développement technologique en 2014» (COM(2015)0401),

–  vu les rapports de la Commission de 2014 et de 2015 intitulés «Integration of Social Sciences and the Humanities in Horizon 2020: participants, budget and disciplines» (intégration des sciences humaines et sociales dans le programme Horizon 2020: participants, budget et disciplines),

–  vu le document de travail de la Commission intitulé «Améliorer la réglementation relative aux investissements axés sur l’innovation à l’échelle européenne» (SWD(2015)0298),

–  vu la communication de la Commission au Conseil et au Parlement européen intitulée «Espace européen de la recherche: rapport d’étape 2014» (COM(2014)0575),

–   vu la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Recherche et innovation comme sources de croissance renouvelée» (COM(2014)0339),

–  vu le document de travail des services de la Commission relatif au second rapport sur la situation en matière d’enseignement et de formation dans le domaine de l’énergie nucléaire dans l’Union européenne (SWD(2014)0299),

–  vu le document de travail des services de la Commission relatif aux initiatives phares dans le domaine des technologies futures et émergentes (FET) proposant une approche de collaboration novatrice pour répondre aux grands défis scientifiques et stimuler l’innovation en Europe (SWD(2014)0283),

–  vu la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Deuxième évaluation intermédiaire des entreprises communes pour la mise en œuvre des initiatives technologiques conjointes «Clean Sky», «Piles à combustible et hydrogène» et «Initiative en matière de médicaments innovants» (COM(2014)0252),

–  vu l’avis du Comité économique et social européen sur le rôle et les effets des ITC et des PPP dans la mise en œuvre du programme «Horizon 2020» pour une mutation industrielle durable (CCMI/142),

  vu sa résolution du 16 février 2017 intitulée «Initiative européenne sur l’informatique en nuage»(11),

–  vu sa résolution du 14 mars 2017 sur les fonds de l’Union pour l’égalité des genres(12),

–  vu sa résolution du 6 juillet 2016 sur les synergies pour l’innovation: les Fonds structurels et d’investissement européens, Horizon 2020 et d’autres fonds d’innovation européens et programmes de l’Union(13),

–  vu sa résolution du 13 septembre 2016 sur la politique de cohésion et les stratégies de recherche et d’innovation pour la spécialisation intelligente (RIS3)(14),

–  vu l’article 52 de son règlement ainsi que l’article 1, paragraphe 1, point e), et l’annexe 3 de la décision de la Conférence des présidents du 12 décembre 2002 concernant la procédure d’autorisation pour l’élaboration de rapports d’initiative,

–  vu le rapport de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie et les avis de la commission des budgets, de la commission du développement régional et de la commission des droits de la femme et de l’égalité des genres (A8-0209/2017),

A.  considérant que le programme Horizon 2020 est le programme de recherche et d’innovation (R&I) centralisé le plus important de l’Union ainsi que le programme de recherche et d’innovation public le plus vaste au monde;

B.  considérant que, lors des négociations pour le programme Horizon 2020 et pour le cadre financier pluriannuel (CFP), le Parlement a demandé une enveloppe budgétaire de 100 milliards d’euros au lieu des 77 milliards d’euros convenus au départ; que le budget semble très limité pour réaliser pleinement le potentiel d’excellence du programme Horizon 2020 et pour relever les défis sociétaux auxquels la société européenne et mondiale est actuellement confrontée;

C.  considérant que le rapport du groupe à haut niveau sur l’optimisation des programmes pour la recherche et l’innovation de l’Union et l’évaluation intermédiaire prévue au troisième trimestre 2017 poseront les bases de la structure et du contenu du neuvième programme-cadre, qui fera l’objet d’une proposition publiée au cours du premier semestre 2018;

D.  considérant que la crise économique et financière a été un facteur déterminant dans l’élaboration du programme Horizon 2020; que les défis émergents, les nouveaux paradigmes politiques et économiques et les nouvelles tendances mondiales sont susceptibles d’avoir une incidence sur l’orientation du prochain programme-cadre;

E.  considérant que le programme-cadre doit reposer sur les valeurs européennes, l’indépendance scientifique, l’ouverture, la diversité, des normes éthiques européennes exigeantes, la cohésion sociale et l’égalité d’accès pour tous les citoyens aux solutions et aux réponses qu’il apporte;

F.  considérant que les investissements dans la recherche et le développement (R&D) sont essentiels pour le développement économique et social européen ainsi que pour la compétitivité mondiale; que l’importance de l’excellence scientifique pour la stimulation de l’innovation et l’obtention d’avantages concurrentiels sur le long terme doit être reflétée dans le financement du neuvième programme-cadre;

Structure, philosophie et mise en œuvre du programme Horizon 2020

1.  estime que, plus de trois ans s’étant écoulés depuis le lancement du programme Horizon 2020, il est temps pour le Parlement d’étoffer son positionnement dans le cadre de son évaluation intermédiaire et son regard sur le neuvième programme-cadre à venir;

2.  rappelle que le but du programme Horizon 2020 est de contribuer à l’avènement d’une société et d’une économie basées sur la connaissance et l’innovation et de renforcer la base scientifique et technologique et, en définitive, la compétitivité européenne, en exploitant de nouveaux fonds nationaux publics et privés affectés à la recherche et au développement, et en aidant à atteindre l’objectif de consacrer 3 % du PIB à la R&D d’ici 2020; regrette que l’Union n’ait investi que 2,03 % de son PIB dans ce domaine en 2015, les taux par pays variant de 0,46 % à 3,26 %(15), tandis que ses principaux concurrents mondiaux obtiennent de meilleurs résultats du point de vue des dépenses dans la R&D;

3.  rappelle que l’espace européen de la recherche (EER) fait face à la concurrence directe des régions du monde les plus performantes en matière de recherche et que le renforcement de l’EER constitue donc un devoir collectif pour l’Europe; encourage les États membres concernés à apporter une contribution adéquate afin d’atteindre l’objectif des 3 % du PIB de l’Union en faveur de la recherche et du développement; note qu’une hausse générale de 3 % permettrait de consacrer un montant supplémentaire de plus de 100 milliards d’euros par an à la recherche et à l’innovation en Europe;

4.  souligne que l’évaluation du septième programme-cadre et le suivi du programme Horizon 2020 traduisent le succès du programme-cadre de l’Union pour la recherche et l’innovation et démontrent qu’il apporte une véritable valeur ajoutée à l’Union(16); estime qu’il existe encore des possibilités d’amélioration du programme-cadre et des programmes futurs;

5.  estime que les raisons de ce succès sont imputables au cadre multidisciplinaire et collaboratif et aux exigences en matière d’excellence et de résultats;

6.  comprend que le programme-cadre vise à stimuler la participation des entreprises pour augmenter leurs dépenses dans la R&D(17); note que la participation des entreprises, y compris des PME, est nettement plus importante que lors du septième programme-cadre; rappelle, cependant, qu’en moyenne, les entreprises n’ont pas suffisamment augmenté leur part de dépenses dans la recherche et le développement, comme cela avait été convenu dans les conclusions du Conseil de Barcelone(18); demande à la Commission d’évaluer la valeur ajoutée européenne et la pertinence pour le public des financements pour les instruments tournés vers les entreprises, tels que les initiatives technologiques conjointes (ITC)(19), ainsi que la cohérence, le caractère ouvert et la transparence de toutes les initiatives conjointes(20);

7.  note que les tâches liées au budget, à la gestion et à la mise en œuvre du programme sont réparties entre plus de 20 organismes différents; se demande si cette stratégie n’entraîne pas des efforts de coordination, une complexité administrative et une redondance inutiles; invite la Commission à œuvrer en faveur d’une rationalisation et d’une simplification de cette organisation;

8.  note que les deuxième et troisième piliers sont principalement axés sur les niveaux de maturité technologiques (TRL), ce qui pourrait limiter l’absorption future d’innovations de rupture en cours de développement dans le cadre de projets de recherche affichant un TRL moindre; demande un équilibre minutieux des TRL afin de promouvoir l’ensemble de la chaîne de valeur; estime que ces TRL peuvent exclure des formes d’innovation non technologiques issues de la recherche fondamentale ou appliquée, et notamment des sciences humaines et sociales;

9.  demande à la Commission d’assurer un meilleur équilibre entre les petits, moyens et grands projets; constate que le budget moyen pour les projets soutenus dans le cadre du programme Horizon 2020 a augmenté et que les plus grands projets sont plus exigeants quant à la préparation de la proposition et à la gestion des projets, ce qui favorise les participants qui ont le plus d’expérience avec les programmes-cadres, crée des obstacles pour les nouveaux arrivants et concentre le financement dans les mains d’un nombre limité d’institutions;

Budget

10.  souligne que la faiblesse alarmante du taux de réussite actuel, établi à moins de 14 %(21), reflète une tendance négative par rapport au septième programme-cadre; insiste sur le fait que le nombre excessif de candidatures rend impossible la mise à disposition des fonds pour un grand nombre de projets de très bonne qualité et déplore que les coupes infligées par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) aient aggravé ce problème; demande à la Commission d’éviter de procéder à des coupes supplémentaires au budget d’Horizon 2020;

11.  souligne les pressions budgétaires auxquelles sont confrontés les programmes-cadres de l’Union pour la recherche et l’innovation; déplore les effets négatifs que la crise des paiements dans le budget de l’Union a eus sur la mise en œuvre du programme durant les premières années du CFP en vigueur; note, entre autres, le retard artificiel, correspondant à 1 milliard d’euros, dans les appels à candidatures en 2014 et l’importante réduction des préfinancements accordés aux nouveaux programmes; souligne que, dans ce contexte, conformément à l’article 15 du règlement CFP, une concentration des ressources en début de période a été mise en œuvre en 2014-2015 pour Horizon 2020; souligne que cette concentration a entièrement été absorbée par le programme, ce qui témoigne de ses bonnes performances et de sa capacité d’absorption encore plus grande; souligne que cette concentration des crédits en début de période ne modifie pas l’enveloppe financière globale des programmes, mais qu’elle implique des crédits moins importants pendant la deuxième moitié de la période couverte par le CFP; invite les deux branches de l’autorité budgétaire et la Commission à garantir un niveau suffisant de crédits de paiement pour les années à venir et à déployer tous les efforts possibles afin d’empêcher une nouvelle crise des paiements au cours des dernières années du CFP actuel;

12.  souligne que le programme Horizon 2020 doit reposer principalement sur les subventions et être orienté vers le financement de la recherche fondamentale et collaborative en particulier; insiste sur le fait que la recherche peut être un investissement à haut risque pour les investisseurs et qu’il est nécessaire de financer la recherche par des subventions; insiste sur le fait qu’à cet égard, en tout état de cause, un grand nombre d’entreprises publiques ne sont pas en position, sur le plan juridique, d’accepter un prêt; déplore la tendance qui consiste parfois à remplacer les subventions par des prêts; observe que les projets à haut TRL, proches des activités du marché, devraient pouvoir disposer d’instruments financiers dans le cadre du dispositif InnovFin et hors du programme-cadre (régimes de la Banque européenne d’investissement et du Fonds européen d’investissement, entre autres);

13.  souligne le fait que plusieurs États membres ne respectent pas leurs engagements nationaux en matière d’investissement dans la R&D; insiste sur le fait que l’objectif des 3 % du PIB doit être atteint et espère qu’il pourra être élevé au niveau des principaux concurrents de l’Union à l’échelle mondiale dans les plus brefs délais; invite dès lors la Commission et les États membres à déployer des stratégies nationales afin d’atteindre cet objectif et demande l’affectation spéciale d’une partie des Fonds structurels aux activités et programmes de R&D, notamment dans le cadre d’investissements pour le renforcement des capacités, les infrastructures et les salaires, ainsi qu’aux activités de soutien concernant la préparation des propositions du programme-cadre et la gestion des projets;

Évaluation

14.  confirme que «l’excellence» doit rester le critère d’évaluation essentiel pour l’ensemble des trois piliers du programme-cadre, tout en prenant acte des autres critères existants qui sont «l’impact» et «la qualité et l’efficacité de la mise en œuvre», qui pourraient permettre d’indiquer la valeur ajoutée d’un projet pour l’Union; invite dès lors la Commission à examiner les moyens de tenir compte, dans le cadre des critères «impact» et «qualité et efficacité de la mise en œuvre», du manque de participation des régions sous-représentées de l’Union, de l’inclusion des domaines scientifiques sous-représentés, tels que les sciences humaines et sociales et de l’exploitation des infrastructures de recherche financées grâce aux Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI), qui semblent importants pour la la mise en œuvre réussie de l’EER et pour la mise en place de synergies entre les programmes-cadres et les Fonds ESI;

15.  demande une amélioration et une plus grande transparence de l’évaluation et de l’assurance qualité de la part des évaluateurs; souligne qu’il est nécessaire d’améliorer le retour d’informations destiné aux participants au cours du processus d’évaluation et insiste pour que les réclamations émises par les candidats non retenus portant sur le manque de profondeur et de clarté des rapports d’évaluation succincts quant aux aspects à modifier en vue du succès de la candidature soient prises en compte; invite dès lors la Commission à publier, parallèlement à l’appel à propositions, des critères d’évaluation détaillés, à fournir aux participants des rapports d’évaluation succincts plus détaillés et plus riches en informations et à organiser les appels à propositions de manière à éviter un nombre excessif de candidatures, qui a une incidence négative sur la motivation des chercheurs et sur la réputation du programme;

16.  invite la Commission à fournir une définition plus large de l’«impact», en tenant compte à la fois des effets économiques et sociaux; souligne que l’évaluation de l’incidence des projets de recherche fondamentale doit rester flexible; demande à la Commission de maintenir l’équilibre entre les appels ascendants et descendants et d’analyser quelle procédure d’évaluation (une phase ou deux) est la mieux adaptée pour éviter un nombre excessif de candidatures et donner lieu à une recherche de qualité;

17.  demande à la Commission d’évaluer dans quelle mesure il serait opportun de renforcer la concentration thématique, à la lumière des effets en matière de durabilité;

18.  invite la Commission à faciliter l’accès au portail des participants ainsi qu’à étendre le réseau des points de contact nationaux et à le doter de plus de ressources, afin de garantir, en particulier aux microentreprises et aux petites entreprises, un service d’assistance efficace en phase de présentation et d’évaluation des propositions de projet;

19.  estime que le Conseil européen de la recherche devrait s’impliquer dans un plus grand nombre de projets de collaboration en Europe, et notamment prendre en compte les régions et institutions à faible capacité afin de déployer la politique européenne en matière de R&I et de partager le savoir-faire dans toute l’Union;

Questions transversales

20.  constate que les parties prenantes saluent largement la structure du programme Horizon 2020 et, plus particulièrement, l’approche des défis sociétaux; invite la Commission à continuer de renforcer l’approche axée sur les défis sociétaux et insiste sur l’importance de la recherche collaborative entre les universités, les organismes de recherche, l’industrie (notamment les PME) et d’autres acteurs; invite la Commission à envisager la possibilité d’évaluer la pertinence et les différents budgets des défis sociétaux sur la base du contexte économique, social et politique actuel au cours de la mise en œuvre du programme-cadre et en étroite coopération avec le Parlement européen;

21.  prend acte des efforts entrepris par la Commission en vue de simplifier les démarches administratives et de raccourcir le délai entre la publication de l’appel aux candidatures et l’allocation d’une subvention; demande à la Commission de poursuivre ses efforts visant à réduire la paperasserie et à simplifier les démarches administratives; salue la proposition de la Commission d’introduire un système de paiement forfaitaire afin de simplifier les démarches administratives et les audits;

22.  invite la Commission à déterminer si le modèle de financement simplifié et récemment introduit pour le programme Horizon 2020 a engendré, comme prévu, une hausse de la participation de l’industrie; précise que l’efficacité du modèle de financement devrait, à cet égard, être contrôlée;

23.  invite la Commission à examiner dans quelle mesure l’utilisation de systèmes de règlement nationaux ou particuliers à la place du système établi dans les règles de participation peut engendrer une simplification notable de la procédure d’examen et, par conséquent, une réduction du taux d’erreurs dans le cadre de l’audit des projets financés par l’Union; demande à cet égard une coopération plus étroite avec la Cour des comptes de l’Union européenne et à un éventuel «audit unique» («one-stop audit»);

24.  note que les synergies entre les fonds sont vitales pour accroître l’efficacité des investissements; souligne que les stratégies de recherche et d’innovation pour la spécialisation intelligente (RIS3), qui définissent des cadres nationaux et régionaux pour les investissements dans la recherche, le développement et l’innovation, sont un important catalyseur de synergies et devraient dès lors être encouragées et renforcées; déplore l’existence d’importantes barrières qui entravent le fonctionnement optimal des synergies(22); demande dès lors l’harmonisation des règles et des procédures pour les projets en matière de recherche, développement et innovation dans le cadre des Fonds ESI et du programme-cadre, et observe que l’exploitation efficace du dispositif appelé «label d’excellence» ne sera possible que si les conditions susmentionnées sont remplies; invite la Commission à affecter spécialement une partie des Fonds ESI aux synergies entre les stratégies RIS3 et le programme Horizon 2020; invite la Commission à revoir les règles relatives aux aides d’État et à permettre la justification des projets de R&D financés par les Fonds structurels dans le cadre du règlement du programme-cadre, tout en garantissant leur transparence; invite la Commission et les États membres à veiller à l’application correcte du principe d’additionnalité, qui signifie en pratique que les contributions des fonds européens ne devraient pas remplacer les dépenses nationales ou équivalentes d’un État membre dans les régions où ce principe est d’application;

25.  note que le succès de la mise en œuvre de l’espace européen de la recherche requiert la pleine exploitation du potentiel de l’ensemble des États membres en matière de recherche, développement et innovation; est conscient du problème de l’écart de participation dans le programme Horizon 2020, qui doit être pris en compte à l’échelle de l’Union comme à l’échelle des États membres, y compris par l’intermédiaire des Fonds ESI; invite la Commission et les États membres à adapter les instruments existants ou à adopter de nouvelles mesures afin de combler cet écart, grâce au développement, par exemple, d’outils de mise en réseau pour les chercheurs; se félicite de l’initiative intitulée «Propager l’excellence et élargir la participation»; invite la Commission à évaluer si les trois outils d’élargissement ont atteint leurs objectifs spécifiques: fournir un budget suffisant et un ensemble équilibré d’instruments qui atténuent les disparités existantes dans l’Union dans le domaine de la recherche et de l’innovation; prie la Commission et les États membres de proposer des règles claires permettant la pleine application du dispositif du «label d’excellence» et d’explorer des possibilités de synergies en matière de financement; demande à la Commission de créer des mécanismes permettant l’intégration des infrastructures de recherche dans des projets du programme-cadre financés par les Fonds ESI; demande que les indicateurs utilisés pour déterminer les pays et régions sous-représentés soient réexaminés et que la liste de ces pays et de ces régions soit régulièrement vérifiée au cours de la mise en œuvre du programme-cadre;

26.  constate que, selon les rapports annuels de la Commission sur la mise en œuvre du programme Horizon 2020 pour 2014 et 2015, les pays de l’UE-15 ont perçu 88,6 % des fonds alors que ceux de l’UE-13 n’ont reçu que 4,5 %, soit moins que le financement destiné aux pays associés, qui s’élevait à 6,4 %;

27.  se félicite des efforts visant à renforcer les liens entre l’espace européen de la recherche et l’espace européen de l’enseignement supérieur pour simplifier les moyens de former la nouvelle génération de chercheurs; relève l’importance de l’intégration des compétences relatives aux sciences, aux technologies, à l’ingénierie et aux mathématiques (STEM), ainsi que les compétences relatives à la recherche et à l’esprit d’entreprise, dès les premiers stades des programmes éducatifs, afin d’encourager les jeunes à acquérir ces connaissances, la R&D devant être perçue comme un enjeu structurel, et non cyclique ou ponctuel; invite les États membres et la Commission à renforcer la stabilité et l’attractivité de l’emploi pour les jeunes chercheurs;

28.  souligne l’importance d’une coopération accrue entre les entreprises et les systèmes universitaires et scientifiques afin de favoriser au sein des universités et des centres de recherche la création de structures spécialisées pour renforcer les liens avec le système de production;

29.  souligne que la coopération mondiale est essentielle pour le renforcement de la recherche européenne; confirme que la participation internationale a chuté, passant de 5 % lors du septième programme-cadre à 2,8 % dans le cadre du programme Horizon 2020; rappelle que le programme-cadre doit contribuer à garantir le rôle central de l’Europe sur la scène internationale, tout en soulignant l’importance de la diplomatie scientifique; invite la Commission à réexaminer les modalités de la coopération internationale dans le programme-cadre et à élaborer des mesures concrètes et immédiates ainsi qu’une vision et une structure stratégiques sur le long terme pour soutenir cet objectif; se félicite, à cet égard, des initiatives comme le programme commun de recherche et de développement sur la mer Baltique (BONUS) et le partenariat en matière de recherche et d’innovation dans la zone méditerranéenne (PRIMA);

30.  insiste sur la nécessité de renforcer la coopération internationale au sein du neuvième programme-cadre et de propager la diplomatie scientifique;

31.  rappelle que l’intégration des sciences humaines et sociales implique de mener des recherches dans ce domaine dans le cadre de projets transversaux, et non pas en tant qu’études ex post ou complémentaires à des projets technologiques, et que les défis les plus urgents auxquels l’Union est confrontée nécessitent une approche méthodologique davantage basée, d’un point de vue conceptuel, sur les sciences humaines et sociales; observe que les sciences humaines et sociales sont sous-représentées dans le programme-cadre actuel; invite la Commission à accroître les possibilités pour les chercheurs en sciences humaines et sociales de participer aux projets transversaux du programme-cadre et à apporter un financement suffisant pour les activités relatives aux sciences humaines et sociales;

32.  souligne l’équilibre entre recherche et innovation accordé dans le programme Horizon 2020 et demande qu’il en soit de même pour le prochain programme-cadre; se félicite de la création d’un Conseil européen de l’innovation(23), mais fait valoir que cela ne doit pas favoriser le retour à une séparation entre la recherche et l’innovation ou l’accentuation de la fragmentation des sources de financement; souligne que le programme Horizon 2020 n’est pas suffisamment axé sur la «vallée de la mort», qui représente la barrière principale à la conversion de prototypes en production;

33.  invite la Commission à préciser les objectifs, les instruments et le fonctionnement du Conseil européen de l’innovation et insiste sur la nécessité d’évaluer les résultats du projet pilote le concernant; invite la Commission à proposer un ensemble équilibré d’instruments qui composeront le portefeuille du Conseil européen de l’innovation; insiste sur le fait que le Conseil européen de l’innovation ne devrait en aucun cas se substituer au deuxième pilier et que celui-ci ne devrait pas devenir un outil de soutien individuel, mais qu’il devrait continuer de mettre l’accent sur la recherche collaborative; souligne la nécessité de maintenir et de renforcer l’instrument pour les petites et moyennes entreprises et les voies express pour l’innovation; invite la Commission à élaborer des mécanismes permettant de mieux inclure les PME au sein de grands projets interdisciplinaires du neuvième programme-cadre afin d’exploiter pleinement leur potentiel; invite la Commission à maintenir les communautés de la connaissance et de l’innovation (CCI) dans la structure actuelle de l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT), en insistant sur l’importance de la transparence et de la large participation des parties intéressées, ainsi qu’à analyser la manière dont l’EIT et les CCI peuvent interagir avec le Conseil européen de l’innovation; demande à la Commission d’élaborer un cadre pour les investissements privés en capital-risque en coopération avec le Conseil européen de l’innovation, de manière à encourager les investissements en capital-risque en Europe;

34.  accueille avec enthousiasme les initiatives rapprochant les secteurs privé et public pour stimuler la recherche et l’innovation; souligne la nécessité de renforcer le rôle moteur de l’Union dans la priorisation des besoins de recherche publique et de garantir la transparence, la traçabilité et un juste niveau de retour sur investissement public du programme Horizon 2020 en termes d’accessibilité financière, de disponibilité et d’adéquation aux besoins des produits finis, et particulièrement dans certains secteurs sensibles tels que la santé, en veillant à protéger l’intérêt public et à assurer des incidences sociales équitables; invite la Commission à étudier plus avant les mécanismes, en particulier en vue de l’exploitation à long terme de tous les projets financés par des subventions prévues par le programme-cadre, associant à un juste niveau de retour public des incitations à la participation des entreprises;

35.  se félicite du fait que l’accès ouvert soit devenu un objectif global dans le cadre du programme Horizon 2020; attire l’attention sur le fait que le nombre significatif de publications relatives à des projets du programme Horizon 2020 antérieurs au mois de décembre 2016(24) montre qu’il est nécessaire de concevoir de nouvelles politiques visant à faire respecter la stratégie du partage de données et de connaissances afin de maximiser les résultats de la recherche et la quantité de données scientifiques disponibles; invite la Commission à revoir les critères de flexibilité qui pourraient constituer un obstacle à la réalisation de cet objectif, et à renforcer la connaissance et le développement;

36.  se félicite du projet pilote de financement Open Research Data, qui constitue une première étape vers un nuage pour la science ouverte; relève la pertinence et le potentiel des infrastructures en ligne et de la grande informatique, la nécessité de faire participer les parties prenantes des secteurs public et privé ainsi que la société civile et l’importance des sciences citoyennes pour garantir un rôle plus actif de la société dans la définition et la compréhension des problèmes ainsi que dans l’élaboration conjointe de solutions; invite la Commission et les communautés de recherche publiques et privées à explorer de nouveaux modèles intégrant des ressources mises en réseau et en nuage privées et des infrastructures en ligne publiques ainsi que le lancement de calendriers citoyens pour la recherche et l’innovation;

37.  salue le nouveau concept de «pôles d’innovation» introduit par la Commission afin de renforcer l’innovation en Europe en aidant les entreprises, et notamment les PME, à améliorer leurs modèles commerciaux et leurs processus de production;

38.  encourage les points de contact nationaux (PCN) à participer davantage à la promotion des projets récompensés par le label d’excellence et à la recherche d’autres sources nationales ou internationales de financement public ou privé pour ces projets, en renforçant la coopération dans ce domaine au sein du réseau des PCN;

Recommandations liées au neuvième programme-cadre

39.  estime que l’Union a le potentiel pour devenir un centre mondial de premier plan dans le domaine de la recherche et de la science; estime en outre qu’en vue de favoriser la croissance, l’emploi et l’innovation à cette fin, le neuvième programme-cadre doit devenir une priorité absolue pour l’Europe;

40.  se félicite de la réussite du programme Horizon 2020 et de l’effet de levier de 1:11; demande à la Commission de proposer une augmentation du budget global du neuvième programme-cadre pour le porter à 120 milliards d’euros; estime qu’au-delà de l’augmentation de budget, un cadre intégrant l’innovation est nécessaire et invite dès lors la Commission à préciser le concept d’innovation et ses différents types;

41.  constate que l’Union est confrontée à des défis qui sont nombreux, importants et en évolution constante, et invite la Commission, en collaboration avec le Parlement européen, à prévoir dans le troisième pilier un éventail équilibré et flexible d’instruments qui répondent au caractère dynamique des problèmes émergents; souligne la nécessité de prévoir un budget suffisant dans le troisième pilier pour relever les défis spécifiques qui se posent, ainsi que la révision régulière de l’adéquation des solutions proposées à ces défis;

42.  invite la Commission à maintenir un équilibre entre la recherche fondamentale et l’innovation au sein du neuvième programme-cadre; souligne la nécessité de renforcer la recherche collaborative; souligne l’importance d’une meilleure participation des PME aux projets collaboratifs et à l’innovation;

43.  encourage la Commission à renforcer les synergies entre le neuvième programme-cadre et les fonds européens pour la recherche et l’innovation, et à élaborer des instruments et des règles harmonisés pour ces fonds, à la fois au niveau européen et national, et en étroite coopération avec les États membres; invite la Commission à continuer de tenir compte, dans les futurs programmes-cadres, le rôle important de la normalisation dans le contexte des innovations;

44.  constate que le neuvième programme-cadre devrait remédier au potentiel problème du trop grand nombre de candidatures et des faibles taux de réussite dans le programme Horizon 2020; suggère d’envisager la réintroduction de la procédure d’évaluation en deux étapes, comprenant une première étape commune et une deuxième étape spécifique, consacrée aux candidats sélectionnés; invite la Commission à veiller à ce que les rapports de synthèse de l’évaluation soient suffisamment complets et à ce qu’ils précisent la manière dont la proposition pourrait être améliorée;

45.  insiste sur le fait que la «valeur ajoutée européenne» doit rester un élément central incontesté du programme-cadre pour la recherche;

46.  invite la Commission à séparer la recherche pour la défense de la recherche civile dans le prochain cadre financier pluriannuel, en prévoyant que ces deux programmes soient distincts et disposent de deux budgets différents n’affectant pas les ambitions budgétaires de la recherche civile du neuvième programme-cadre; invite, dès lors, la Commission à présenter au Parlement les moyens envisageables pour le financement du futur programme de recherche pour la défense conformément aux traités, doté d’un budget spécifique avec de nouvelles ressources et des règles spécifiques; insiste sur l’importance du contrôle parlementaire à cet égard;

47.  estime que le programme «Technologies futures et émergentes» offre de belles perspectives d’avenir et constitue un bon outil de transmission des idées et des savoir-faire innovants aux niveaux national et régional;

48.  insiste sur la nécessité, dans le contexte de l’accord de Paris et des objectifs climatique de l’Union, de donner la priorité aux fonds destinés à la recherche sur le changement climatique et à l’infrastructure consacrée à la collecte de données climatologiques, d’autant plus que les États-Unis envisagent des réductions importantes des budgets alloués aux institutions américaines de recherche sur l’environnement; est d’avis que cette priorisation est nécessaire pour veiller à ce que 100 % des fonds pour les défis énergétiques soient affectés aux énergies renouvelables, aux technologies visant l’efficacité énergétique au stade de l’utilisation finale ainsi qu’aux réseaux et au stockage intelligents, et pour garantir un financement adéquat à la recherche dans des domaines comme l’agriculture à faible apport d’intrants, l’alimentation saine et diversifiée, la dimension du développement durable en matière de transports, la gestion de l’eau et la biodiversité;

49.  souligne que le neuvième programme-cadre pour la recherche et l’innovation devrait renforcer le progrès sociétal et la compétitivité de l’Union, en favorisant la croissance économique et en créant des emplois, et en apportant de nouvelles connaissances et innovations en vue de relever les défis fondamentaux auxquels l’Europe est confrontée, et permettre de réaliser des progrès supplémentaires dans le développement d’un Espace européen de la recherche durable; se félicite, à cet égard, de la structure actuelle du pilier du programme-cadre et invite la Commission à conserver cette structure dans un souci de continuité et de prévisibilité; demande dès lors à la Commission de poursuivre ses efforts pour renforcer la cohérence, la simplification, la transparence et la clarté du programme, pour améliorer le processus d’évaluation, réduire la fragmentation et le double emploi, et éviter la création de charges administratives inutiles;

50.  observe que les tâches administratives et la recherche se paralysent mutuellement dans une large mesure; souligne dès lors qu’il importe de maintenir les obligations de notification au minimum, de manière à éviter que les formalités administratives n’entravent l’émergence de l’innovation et à veiller à l’utilisation efficace du financement du neuvième programme-cadre, tout en garantissant l’indépendance de la recherche; encourage la Commission à redoubler d’efforts en matière de simplification à cette fin;

51.  constate que la Commission évoque de plus en plus souvent une aide fondée sur les résultats; invite la Commission à définir plus précisément la notion de résultat;

52.  invite la Commission et les États membres à renforcer les synergies entre le programme-cadre et d’autres fonds pour répondre au problème des lacunes en matière de recherche que rencontrent les régions de convergence dans certains États membres, en vertu du principe d’additionnalité; regrette que les affectations financières des Fonds structurels et d’investissement puissent entraîner une réduction des dépenses nationales en faveur de la R&D dans les régions où ces fonds sont utilisés, et insiste sur leur caractère complémentaire vis-à-vis des dépenses nationales publiques; invite en outre la Commission et les États membres à veiller à ce que le financement public pour la recherche et l’innovation soit considéré comme un investissement pour l’avenir plutôt qu’un coût;

53.  observe que les investissements dans la recherche et l’innovation à partir des Fonds structurels ne peuvent être efficaces que si le travail préparatoire a été exécuté de manière adéquate dans les États membres; estime dès lors qu’il convient de renforcer les liens entre les recommandations par pays en matière de réformes structurelles et les investissements dans la R&I;

54.  souligne le besoin de créer de nouveaux centres et régions d’excellence de haut niveau et l’importance de poursuivre le développement de l’Espace européen de la recherche; insiste sur la nécessité de prévoir davantage de synergies entre le programme-cadre, le FEIS et les Fonds ESI afin de réaliser cet objectif; demande l’élaboration de politiques visant à éliminer les obstacles, tels que les salaires plus faibles, que rencontrent les pays d’Europe orientale et méridionale afin d’éviter la fuite des cerveaux; rappelle qu’il convient de privilégier l’excellence des projets par rapport à l’excellence des institutions principales d’«élite»;

55.  est d’avis qu’il importe d’introduire des mesures d’incitation plus audacieuses afin que les Fonds ESI soient utilisés au profit de l’investissement dans la R&I lorsque les recommandations par pays vont en ce sens ou lorsque des faiblesses sont identifiées; conclut que les Fonds ESI utilisés au profit de l’investissement dans la R&I représenteront 65 milliards d’euros pour la période 2014-2020; propose, dès lors, que la réserve de performance des Fonds ESI établie dans les États membres soit utilisée pour investir dans la R&I une partie substantielle des recettes provenant des fonds structurels;

56.  accueille favorablement le principe et le potentiel du label d’excellence, en tant que label de qualité pour les synergies entre les Fonds ESI et Horizon 2020, mais constate que celui-ci est appliqué d’une façon insuffisante dans la pratique, en raison du manque de financement dans les États membres; estime que des projets – qui ont été présentés pour une demande de financement au titre d’Horizon 2020, ont passé avec succès une sélection sévère en répondant à des critères d’attribution exigeants, mais n’ont pas pu recevoir de financement en raison des contraintes budgétaires – devraient être financés par les ressources des Fonds ESI, si ces ressources sont disponibles à cet usage; signale qu’un mécanisme similaire aurait dû être également défini pour les projets de recherche coopératifs;

57.  invite la Commission à prévoir des aides renforcées dans le neuvième programme-cadre à destination des jeunes chercheurs, telles que des outils de mise en réseau paneuropéens, et de renforcer les régimes de financement pour les chercheurs en début de carrière affichant moins de deux ans d’expérience après l’obtention de leur doctorat;

58.  note que les actions Marie Skłodowska-Curie constituent un mode de financement qui jouit d’une grande notoriété dans le milieu de la recherche et qu’elles favorisent la mobilité des chercheurs et l’évolution des jeunes chercheurs; fait valoir que le principe de continuité plaide pour la poursuite du financement des actions Marie Skłodowska-Curie, y compris dans le neuvième programme-cadre;

59.  invite la Commission et les États membres à continuer d’encourager les investissements privés dans la recherche, le développement et l’innovation qui doivent venir s’ajouter aux investissements publics et non s’y substituer; rappelle que deux tiers de l’objectif de 3 % du PIB pour la R&D devraient provenir du secteur privé(25); se félicite des efforts consentis jusqu’à présent par les entreprises et, au regard des ressources globalement faibles affectées aux dépenses publiques en matière de R&D, invite le secteur privé à investir davantage dans ce domaine, ainsi que dans l’accès ouvert et dans les données pour la science ouverte; invite la Commission à déterminer le degré de participation des grandes entreprises (au moyen de prêts, de dons ou à leurs propres frais), en fonction de l’ampleur de la valeur ajoutée européenne du projet et de sa capacité à être un élément moteur pour les PME, tout en prenant en considération les spécificités et les besoins de chaque secteur; invite la Commission à contrôler les contributions en nature pour veiller à ce que les investissements soient réels et nouveaux;

60.  invite la Commission, à la lumière des résultats de l’évaluation et des recommandations découlant de celle-ci, à améliorer la transparence et la clarté des règles régissant la coopération publique-privée dans le cadre des projets du neuvième programme-cadre; demande à la Commission de vérifier et d’évaluer les instruments existants pour les partenariats public-privé;

61.  insiste sur la nécessité de continuer à encourager la participation des entreprises indépendamment de l’instrument en faveur des PME étant donné que, dans de nombreux domaines, les entreprises offrent l’expertise nécessaire et apportent une contribution financière importante;

62.  regrette les résultats mitigés des actions pour l’égalité entre les hommes et les femmes dans le programme Horizon 2020, le seul objectif atteint étant la parité dans les groupes de conseil, alors que la part des femmes dans les panels d’évaluation des projets et parmi les coordinateurs de projets reste en deçà des objectifs, tout comme la thématique de l’égalité entre les sexes dans le contenu des projets de recherche et d’innovation; souligne la nécessité d’améliorer la participation et l’intégration de la dimension de l’égalité hommes-femmes dans le cadre du neuvième programme-cadre et d’atteindre les niveaux cibles fixés dans le règlement «Horizon 2020» et invite la Commission à entreprendre une étude afin de recenser les obstacles ou difficultés qui pourraient entraîner une sous-représentation des femmes dans le programme; encourage les États membres, conformément aux objectifs de l’EER, à créer un environnement juridique et politique équilibré entre les hommes et les femmes et à prévoir des mesures d’incitation en faveur du changement; se félicite des orientations de la Commission sur l’égalité entre les hommes et les femmes dans le cadre du programme Horizon 2020(26); rappelle que, selon ces orientations, l’équilibre hommes-femmes est l’un des facteurs de classement pour la priorisation des propositions présentant les mêmes notes au-dessus du seuil;

63.  note que le prochain programme-cadre devra tenir compte du départ du Royaume-Uni de l’Union et ses conséquences; note que la recherche et l’innovation bénéficient de cadres stables à long terme et que le Royaume-Uni représente un acteur majeur du monde scientifique; exprime le souhait que les réseaux et la collaboration entre le Royaume-Uni et l’Union européenne puissent se poursuivre dans le domaine de la recherche, et que, sous réserve de certaines conditions, une solution stable et satisfaisante sera trouvée rapidement, afin de garantir que l’Union ne soit pas privée des résultats scientifiques générés dans le cadre du programme Horizon 2020 et du neuvième programme-cadre;

o

o  o

64.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission.

(1)

JO L 347 du 20.12.2013, p. 104.

(2)

JO L 347 du 20.12.2013, p. 948.

(3)

JO L 347 du 20.12.2013, p. 81.

(4)

OJ L 347, 20.12.2013, p. 174.

(5)

JO L 347 du 20.12.2013, p. 892.

(6)

JO L 169 du 7.6.2014, p. 54 à 178.

(7)

JO L 177 du 17.6.2014, p. 9.

(8)

JO L 192 du 1.7.2014, p. 1.

(9)

JO L 169 du 7.6.2014, pp. 1 à 53.

(10)

http://ec.europa.eu/research/evaluations/pdf/hlg_issue_papers.pdf.

(11)

Textes adoptés de cette date, P8 TA(2017)0052.

(12)

Textes adoptés de cette date, P8 TA(2017)0075.

(13)

Textes adoptés de cette date, P8 TA(2016)0311.

(14)

Textes adoptés de cette date, P8 TA(2016)0320.

(15)

Étude de l’EPRS de février 2017 intitulée «Programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon 2020». Évaluation de la mise en œuvre européenne

(16)

Plus de 130 000 propositions reçues, 9 000 bourses accordées, 50 000 participations et 15,9 milliards d’euros provenant de fonds européens.

(17)

Deux tiers des 3 % du PIB consacrés à la R&D devraient provenir des entreprises. Voir Eurostat, dépenses R&D du secteur privé: http://ec.europa.eu/eurostat/tgm/table.do?tab=table&init=1&language=fr&pcode=tsc00031&plugin=1

(18)

http://ec.europa.eu/invest-in-research/pdf/download_en/barcelona_european_council.pdf

(19)

Au total, les sept ITC représentent plus de 7 milliards d’euros des fonds du programme Horizon 2020, environ 10 % de son budget total et plus de 13 % des fonds disponibles réels pour ses appels d’offres (environ 8 milliards d’euros par an sur sept ans).

(20)

Voir les conclusions du Conseil du 29 mai 2015.

(21)

Étude de l’EPRS de février 2017 intitulée «Programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon 2020» – Évaluation de la mise en œuvre européenne».

(22)

Le champ d’application et les objectifs du Fonds européen de développement régional (FEDER) englobent de vastes infrastructures de recherche, mais les fonds du FEDER affectés au niveau national ne peuvent pas être utilisés pour les cofinancer; les coûts de construction associés aux nouvelles infrastructures de recherche peuvent faire l’objet de financements au titre du FEDER, mais pas les frais opérationnels ou de personnel.

(23)

Communication de la Commission intitulée «Les grands acteurs européens de demain: l’initiative en faveur des start-up et des scale-up» (COM(2016)0733).

(24)

Rapport OpenAIRE: Dans le cadre du programme Horizon 2020, 2 017 projets ont été achevés sur un total de 10 684 (19 %), tandis que 8 667 sont en cours. OpenAIRE a répertorié 6 133 publications relatives à 1 375 projets soutenus par le programme Horizon 2020.

(25)

Voir les conclusions du Conseil du 29 mai 2015.

(26)

Voir le document «Programme Guidance on Gender Equality in Horizon 2020» (orientations sur l’égalité entre les hommes et les femmes dans le cadre du programme Horizon 2020)http://eige.europa.eu/sites/default/files/h2020-hi-guide-gender_en.pdf


ANNEX

2. Origin, structure and purpose of the Horizon 2020 Framework Programme

2.1. Main issues to understand about the research framework programmes

European research policy has a legal base in the Treaty of Lisbon(1) which also introduced a legal basis for the creation of a European Research Area(2). So far, the European Commission has not taken legislative action in this domain and European research policy implementation has until now relied on soft law approaches. With the Research Framework Programmes, the EU started to become a player in research funding, with the main initial focus being on financing collaborative projects involving several Member States. Broadly speaking, only about 5% of the overall available European GBAORD(3) is funded by the FP. Around 80% of the GBAORD is confined to Member States, and 15% is implemented by longstanding European intergovernmental organisations such as ESA, CERN, etc.(4)

Still, the GDP allocated to R&D is still comparatively low in the EU-28 in relation to Japan or the US. Moreover, most of the EU Member States, especially those in which the Excessive Deficit Procedure was launched, have cut their spending on R&D&I due to the economic crisis. The EU’s share of world gross expenditure on research and innovation fell by 5% in the years from 2000 to 2013.

The first framework programme was established in 1983 for a four-year period. During the subsequent 30 years, successive FPs have provided financial support for the implementation of European research and innovation policies.

With the introduction of the European Research Area (ERA), the Open Method of Coordination and many other soft law approaches, the Union has started to coordinate national research policies (and eventually also national research programmes) since 2000. The FPs have always of course had a structuring effect on the national research systems, with the main idea of EU funding being to incentivise and leverage more national research funding. It was only with the introduction of ‘ERA instruments’ as of FP 6 (ERA-NETs, Article 185 initiatives), however, that this structuring influence became more evident and moved from the project level (at researcher and/or research unit level) to the Member State/funding bodies – or programme – level(5).

The introduction of the ERA was accompanied by the launch of the Lisbon process and the definition of the Barcelona goal for national research funding to reach 3% of GDP in 2010. This goal was renewed by another call for research funding to reach 3% by 2020 – the so called Europe 2020 Strategy (A strategy for smart, sustainable and inclusive growth) which was launched in March 2010. Today, the attainment of the 3% target is monitored by the Commission in the context of the European Semester(6) which is anchored upon extensive Member State reporting to the Commission. According to figures from 2015, the EU only invested 2.03%, with the individual figures for different countries ranging from 0.46% to 3.26%.(7)

In terms of topics funded, the purpose of the FPs has changed gradually from initially being an industry-focused programme to slowly opening up to basic research activities in universities. With the exception of the introduction of the European Research Council (ERC) funding for basic and frontier research only, the common feature of the FPs over the years was that they were always mission-oriented programmes serving commonly defined goals. The process in place for their adoption is through the co-decision procedure (now called the ordinary legislative procedure).

Finally, with the launch of the seven flagship initiatives in the context of the Europe 2020 Strategy in March 2010, the European Innovation Union(8) was introduced and with it the prerogative for innovation and competitiveness in Europe also moved into the research policy domain. H2020 is now one of the main tools with which the Innovation Union is being implemented.

2.2. Horizon 2020 - Overview

There is extensive information on H2020, its structure, rules and functioning(9), that does not need to be repeated here in detail. The description of the H2020 programme is limited to an illustration of the most relevant issues for the recommendations by the European Parliament.

As such, H2020 differs enormously from previous FPs insofar as it made the move to more research-generated innovation compulsory and introduced a more interdisciplinary impact-oriented societal challenge approach in contrast to the previous more mono-disciplined and sectoral approach taken until FP7. The approach of formulating mission-oriented programmes with predefined research results and prescribed research methods was abandoned in favour of a more openly defined societal challenge-oriented approach, in which the results are left open-ended and evolve over time. This approach also favours the early involvement of societal actors and opens the programme up to newcomers. Issues of transversal importance, such as the SME instrument or measures to improve synergies between H2020 and the structural funds, were also introduced.

H2020 is the world’s biggest Research and Innovation programme with nearly €80 billion of funding available over 7 years (2014 to 2020), and places the emphasis on excellent science, industrial leadership and tackling societal challenges. Its goals are to ensure that Europe produces world-class science, to foster innovation, and to make it easier for the public and private sectors to work together in delivering research and innovation.

Horizon 2020 is built around three main objectives:

1) Support for ‘Excellent Science’ – including grants for individual researchers from the European Research Council and Marie Skłodowska-Curie fellowships (formerly known as Marie Curie fellowships);

2) Support for ‘Industrial Leadership3 – including grants for small and medium-sized enterprises and indirect finance for companies through the European Investment Bank and other financial intermediaries;

3) Support for research to tackle ‘societal challenges’. During negotiations between the European Parliament and the Council it was decided to support research aimed at meeting seven broad challenges:

1.  Health, demographic change and wellbeing

2.  Food security, sustainable agriculture and forestry, marine, maritime and inland water research, and the bio-economy

3.  Secure, clean and efficient energy

4.  Smart, green and integrated transport

5.  Climate action, the environment, resource efficiency and raw materials

6.  Inclusive, innovative and reflective societies

7.  Secure and innovative societies

It also has two specific objectives:

4) Spreading excellence and widening participation

5) Science with and for society

and two separate institutions:

6) European Institute of Innovation and Technology (EIT)

7) The non-nuclear direct actions of the Joint Research Centre.

A number of priorities will be addressed across and within all three pillars of Horizon 2020. These include gender equality and the gender dimension in research; social and economic sciences and humanities; international cooperation; and fostering the functioning and achievement of the European Research Area and Innovation Union, as well as contributing to other Europe 2020 flagships (e.g. the Digital Agenda). At least 60% of the overall Horizon 2020 budget should be related to sustainable development, and climate-related expenditure should exceed 35% of the budget.

The management and implementation of the programme is complex. The overall budget for H2020 is managed by 9 different Commission Directorates-General and the JRC. Overall, 22 bodies implement different parts of the Horizon 2020 budget:

•  five Commission DGs

•  four executive agencies

•  four public‐public partnerships (P2Ps)

•  seven public‐private partnerships (PPPs)

•  the European Institute of Innovation and Technology (EIT)

•  the European Investment Bank (EIB).

The following graph tries to capture the complexity of the management and implementation of H2020

 

The specific programme is implemented by multiannual work programmes. Implementing powers are conferred on the Commission to adopt work programmes for the implementation of the specific programme. Several programme committees (each pillar has a number of committees and there is a main overall ‘strategic configuration’ committee) were set up to assist the Commission in preparing the work programmes. The preparation of work programmes also involves the consultation of stakeholders. For this purpose 19 Horizon 2020 Advisory Groups have been set up as consultative bodies to represent the broad constituency of stakeholders ranging from industry and research to representatives of civil society. Additional open and targeted consultation activities aim to obtain further views and contributions, including from the Enterprise Policy Group, the contractual Public-Private Partnerships (cPPPs), European Innovation Partnerships and European Technology Platforms.

3. The transition from FP 7 to Horizon 2020 and main improvements brought by Horizon 2020

The FP7 Final Evaluation Report by the High Level Expert Group(10) confirms that the move from FP7 to an adapted structure under H2020 was beneficial for the European research community and the logical next step at the time of the launch of H2020. The total budget of H2020 has been increased to about 77 billion euro which is nearly 50% more than the FP7budget. H2020 integrated elements from FP7 and existing, previously separate, funding programmes (CIP and EIT), which also accounts for the increase in the budget. However, in 2015, the planned budget for H2020 was cut by 2.2 billion euro to support the European Fund for Strategic Investments (EFSI). These cuts did not affect the ERC, Marie Skłodowska‐Curie Actions and the ‘Spreading excellence and widening participation’ programme, but fell on ‘Excellent Science’ (cut by 209 million euro), ‘Industrial Leadership’ (cut by 549 million euro) and ‘Societal Challenges’ (reduced by 1 billion euro).

The main improvements brought by H2020 as compared to its predecessor programmes can be summarised as follows(11):

•  High share of newcomers(12) in H2020 grant participation

The share of newcomers in 2014 and 2015 amounts to 49.0% of all participants on average for the entire H2020. The different programme parts display large differences in the share of new participants. The lowest share of newcomers is found in the Excellent Science Pillar, with the ERC having 1.4% of newcomer participations from calls in the first two years of Horizon 2020. The highest share of newcomers was recorded in the SME Instrument, where almost 79.6% of the participations came from organisations that had not taken part in FP7. The average for the Societal Challenge actions was 27.9% and within Industrial Leadership it was around 27.1%.

The share of newcomer participation per Member State differs between the EU-13 and EU-15. On average the EU-13 has a higher share (30.6%) of newcomer participation than EU-15 (24.7%). Malta and Romania had the highest shares of newcomer participation at 42.9% and 40.0% respectively, while Greece and United Kingdom had the lowest at 16.3% and 15.6%.

•  Much shorter time-to-grant

Compared to FP7, the first two years of implementation of Horizon 2020 have shown a significant reduction in the time that elapsed between the closure of a call and the signature of the Grant Agreement (the so-called time-to-grant – TTG). Under Horizon 2020, the Commission has committed itself to signing grant agreements within a period of eight months (245 days) for actions other than ERC actions. The average for both 2014 and 2015 is 90.7%. This constitutes a significant 33.4% improvement on the average TTG for the whole of FP7 (303 days).

•  Proven simplification

Compared to FP7, the design of Horizon 2020 brought a number of important simplifications:

  A radically simplified funding model.

  Under the MSCA, the use of simplified forms of grants.

  Streamlined ex-ante checks.

  Reduced requirements for work-time recording.

  Reduced audit burden.

  Faster granting processes.

  Fully paperless proposal and grant management.

4. Main areas of concern with the current H2020 implementation

The European Parliament has also identified areas of concern based on consultations with representatives of the research community in Europe:

•  Oversubscription - Lower success rate in H2020 as compared to FP7

The average success rates are substantially lower in H2020 than in FP7 (average of 19% from 2007 to 2013(13)) and different potential reasons for this are currently being discussed. These include research budget cuts in Member States, a less prescriptive approach in drafting the call texts in the work programmes allowing for more newcomers, and broader application of the two‐stage proposal schemes.

Furthermore, the increased attractiveness of the programme also explains the growing interest in Horizon 2020. In total, over 8 500 more proposals where submitted in 2015 than in 2014. This is reflected in lower success rates in 2015 than 2014 throughout Horizon 2020: in terms of numbers of proposals, from 13.2% to 10.7%, and in terms of funding, from 14.2% to 10.9%.

One worrying finding is the fact that an ever larger number of high quality proposals scoring above the threshold in the project proposal evaluation cannot be funded. A mere 22.7% of the proposals which scored above the threshold were retained for funding in 2015. This constitutes a significant decrease of 8.8 percentage points compared to 2014. In total for Horizon 2020, about one in four high quality proposals submitted was selected for funding. In numbers, 25 116 high quality proposals in the first two years of Horizon 2020 were not funded(14). This means that 77.3% of successful proposals could not be funded. The Commission calculates that H2020 would have needed an additional EUR 41.6 billion in the first two years to fund all proposals deemed excellent by independent evaluators. The extrapolated figure for the years to come until the end of the programme amounts to an additional EUR 145.6 billion if H2020 is to exploit European excellence potential to the maximum.

Table: Overall Success Rates(15)

 

•  Participation by third countries dropped by half

Horizon 2020 should contribute to maintaining the status of Europe as a key global player, in direct competition with the world’s top performing research regions. To achieve this, the programme should have a strategic vision and structure to support Europe in this. It should fulfil a strategic role when it comes to European co-ordination/prioritisation. In a nutshell, Horizon 2020 should be open, but in a strategic way.

However, the share of third country participation in FP7 was higher (i.e. 4.0% for all projects and 4.3% for collaborative projects). In H2020, third country participation in internationally open collaborative projects increased from 2.1% in 2014 to 2.8% in 2015, and for all projects from 1.7% in 2014 to 2.0% in 2015.

This has to do with the fact that the Commission has taken a radically new approach to international collaboration in H2020 as compared to FP7, changing the funding regime for third countries and abandoning the former INCO. The latter was replaced by strategic programming and roadmaps including flagship initiatives for collaboration with targeted non-EU countries. Much emphasis was also placed on multilateral funding through Member States. However, and especially when addressing the societal challenges as defined in H2020, a global approach requiring the involvement of all actors worldwide is imperative.

•  Insufficient definition of impact in H2020 projects

There are some concerns about the fact that the underlying definition of impact for H2020 projects poses problems for both project evaluators and researchers carrying out the project. In the long run, a fuzzy definition of impact will also disappoint research funders who will not be satisfied with the research outcomes. Collectively and especially when addressing societal challenges, the Commission and national governments will need to improve tracking outcomes and impact as well as broaden the definition of what constitutes impact. Different types of research produce different types of impact and evaluation processes need to reflect this. This discussion is connected with the need to better determine the place of innovation and the corresponding TRLs in research programme and project formulation. An overhaul of the H2020 indicators measured by DG RTD is needed.

It is to be noted that the legal base of H2020 states that it should support all stages of the research and innovation chain, so a concentration only on higher TRL levels is not a legal obligation but a political choice. The currently required high TRLs in Pillar 3 make it hard for vast sectors of the research landscape, such as universities, to compete. Focusing only on higher TRLs, while important to boost European industrial competitiveness, may limit the future absorption of disruptive innovations that are still in the pipeline of research projects with lower TRLs.

Generally, TRLs are based on a narrow perception of innovation as a linear model. TRLs thus do not capture the full complexity and bandwidth of innovation and exclude non-technological forms of innovation generated by fundamental or applied research, particularly from SSH research.

To a considerable extent, whole areas of research are being excluded from Horizon 2020 simply because the value they bring to society is not reflected well in the current impact and innovation definitions.

•  Lost focus on the European Research Area

It seems that current policymakers both in Member States and the Commission have lost interest in ERA. ERA progress reports have been launched since 2013 and one would as a consequence assume that a better database for ERA monitoring would also lead to common targets or corrective measures which would make the realisation of ERA successful. This is still not the case.

There are some concerns about this Commission’s reluctance to continue with the European Research Area project which is even anchored in the Treaty of Lisbon. H2020 should not come on top of what Member States are doing nationally and operate in isolation from them, but should be intrinsically linked, coordinated and aligned with Member States’ activities (as also laid down in the TFEU). H2020 should act as a pull factor for ERA to work better and should demonstrate clear EU added value. The overall poor progress made by Member States in reaching the 3% goal for GDP allocation to R&D by 2020 is intrinsically linked to this lost focus on ERA. In this respect joint programming, in which Council began to play a bigger role, is essential for ERA because it incentivises countries to prioritise nationally and enhances capacity building by collaborating across borders. Council should play a stronger role in defining common grand societal challenges that are then reflected in the Joint Programming Initiatives and in Horizon 2020.

The introduction of the 3 O’s(16) by Commissioner Moedas, after having declared that ERA was completed, reduced the potential of European research policy to marginal operational details within the much wider scope of ERA.

Taking ERA seriously would also improve the discussion on cohesion versus excellence within Europe. ERA is about capacity building, about national and regional coordination across borders, fostering mutual learning, avoiding redundancies and acting in a more strategic and efficient manner. Transnational cooperation has always been a good test bed to gather experience in order – at a later stage – to compete better when participating in H2020.

•  Addressing the innovation valley of death

The innovation process is characterised by the existence of a hard step between the development of an innovative product and its commercialisation. This gap is known as the innovation ‘valley of death’. SMEs are specifically vulnerable to this issue. They therefore need support to overcome this gap. A potential European Innovation Council (EIC), as proposed by Commissioner Moedas, should try to analyse the gaps and take action where needed.

A lot has been done already with the introduction of the Fast Track to Innovation and the SME Instrument which focuses on very high TRLs. However these had very low success rates (7%). One possibility, rather than investing even more, could be to decomplexify the EU funding landscape. There might be enough out there, but information on it is lacking.

This should not be the sole task of H2020 and other programmes should play a bigger role. H2020 cannot be overburdened to solve everything.

•  Widening participation

Despite the Sharing Excellence and Widening Participation instruments launched in the Horizon 2020 programme with its total budget of 816 million euro, there has been no significant increase in the share of low-performing European countries and regions in the framework programme.

Europe needs cohesion in terms of excellence and competitiveness and Horizon 2020, together with efforts by each Member State, are instruments to achieve that goal.

(1)

See Title XIX, Research and technological development and space, Articles 179 to 190 TFEU.

(2)

Article 182(5) TFEU.

(3)

GBAORD: Government budget appropriations or outlays for research and development.

(4)

Numbers have not significantly changed since 2009.

(5)

Arnold, Erik et alia: ‘Understanding the Long Term Impact of the Framework Programme’ Final report, December 2011.

(6)

The European Semester provides a framework for the coordination of economic policies between the countries of the European Union. It allows the EU Member States to discuss their economic and budget plans and to monitor progress at specific times throughout the year. Having assessed the EU governments’ plans (which detail the specific policies each country will implement to boost jobs and growth and prevent/correct imbalances, and their concrete plans to comply with the EU’s country-specific recommendations and general fiscal rules), the Commission presents each country with a set of country-specific recommendations, along with an overarching Communication.

(7)

‘Horizon 2020, the EU framework programme for research and innovation. European Implementation Assessment’. European Parliament Research Service.

(8)

http://ec.europa.eu/research/innovation-union/index_en.cfm?pg=key.

(9)

e.g. EPRS Briefings, H2020 Participant Portal, National Contact Point websites, etc.

(10)

Commitment and Coherence: Ex‐Post‐Evaluation of the 7th EU Framework Programme (2007-2013), November 2015: https://ec.europa.eu/research/evaluations/pdf/fp7_final_evaluation_expert_group_report.pdf#view=fit&pagemode=none

(11)

Horizon 2020 Monitoring Report 2015:

http://ec.europa.eu/research/evaluations/pdf/archive/h2020_monitoring_reports/second_h2020_annual_monitoring_report.pdf

(12)

Newcomers are defined as not having participated in FP7.

(13)

Seventh FP7 Monitoring Report 2013, see page 10: http://ec.europa.eu/research/evaluations/pdf/archive/fp7_monitoring_reports/7th_fp7_monitoring_report.pdf

(14)

Horizon 2020 Monitoring Report 2015: http://ec.europa.eu/research/evaluations/pdf/archive/h2020_monitoring_reports/second_h2020_annual_monitoring_report.pdf

(15)

Same source as for footnote 15.

(16)

Open Science, Open Innovation, Open to the World. Speech by Carlos Moedas, Commissioner for Research, Science and Innovation at the conference ‘A new start for Europe: Opening up to an ERA of Innovation’ in Brussels, 22 June 2015.


AVIS de la commission des budgets (26.4.2017)

à l'intention de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie

Évaluation de la mise en œuvre du programme Horizon 2020 en vue de son évaluation intermédiaire et de la proposition pour le neuvième programme-cadre

(2016/2147(INI))

Rapporteur pour avis: Nils Torvalds

SUGGESTIONS

La commission des budgets invite la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu'elle adoptera les suggestions suivantes:

A.  considérant que la stratégie Europe 2020 vise à consacrer 3 % du PIB de l’Union aux activités de recherche et de développement;

B.  considérant que le fait de favoriser l’excellence scientifique reste le pilier principal du programme-cadre Horizon 2020 pour la recherche et l’innovation;

C.  considérant qu’il a été estimé que chaque euro dépensé dans la recherche et l’innovation dans l’Union générait environ 11 euros d’effets économiques directs et indirects au travers d’innovations, de nouvelles technologies et de produits(1);

D.  considérant que les investissements de l’Union dans les domaines de la recherche exploratoire et de l’innovation sont d’une importance cruciale, car les activités de recherche et d’innovation apportent une valeur ajoutée considérable au niveau de l’Union, renforcent la compétitivité de l’Union dans son ensemble et ouvrent la voie à la croissance économique et à la création d’emplois;

1.  souligne la mise en œuvre réussie d’Horizon 2020, comme en témoigne la multiplication des propositions présentées, souvent d’excellente qualité; souligne que la simplification des procédures, l’optimisation des processus internes et la réduction du délai d’octroi des subventions ont été largement améliorées dans le cadre d’Horizon 2020, tout comme les bonnes pratiques budgétaires pour les participants et les agences; demande que des améliorations supplémentaires soient apportées dans ce sens au cours du neuvième programme-cadre, afin d’obtenir une structure simple, claire et accessible à tous les participants; demande la poursuite du projet de financement à base de subventions et d’instruments financiers, qui s’avère particulièrement efficace pour maintenir la compétitivité des entreprises et des établissements de recherche européens dans un contexte mondial de plus en plus agressif;

2.  salue l’importance que le programme accorde aux PME, le renforcement de leur participation et l’absorption remarquable du budget du programme consacré aux PME; estime néanmoins que l’objectif fixé par la Commission de consacrer 8,65 milliards d’euros à la participation des PME est insuffisant; demande de fixer des objectifs quantitatifs et qualitatifs plus ambitieux; demande à la Commission de continuer d’examiner et de proposer de nouvelles méthodes de coordination des actions COSME, du nouveau CEI et d’Horizon 2020 afin d’éliminer les derniers obstacles à la participation des PME, ainsi que d’effectuer une meilleure promotion du programme auprès des PME;

3.  rappelle que pour créer des produits et des services concurrentiels résultant d’idées et de la recherche, il est impératif d’investir dans l’amélioration et la modernisation des connaissances, de la technologie et de l’environnement de l’entreprise, de développer des partenariats entre les institutions publiques et le secteur privé, ainsi que d’intégrer les universités dans les processus de développement afin d’axer les résultats des travaux de recherche scientifique sur la satisfaction des besoins de la société;

4.  insiste sur le fait que le financement de l’Union ne peut remplacer les efforts nationaux et invite les États membres à inverser la tendance consistant à réduire les moyens consacrés aux activités de recherche et d’innovation; estime que cette situation a entraîné une augmentation du nombre de demandes et contribué à réduire les taux de réussite des propositions;

5.  note avec inquiétude que le taux de réussite d’Horizon 2020 a chuté de façon significative par rapport au niveau de son prédécesseur (7e PC) au cours de la période précédente, pendant laquelle seul un quart environ des propositions de haute qualité ont bénéficié de financements; rappelle que si les 25 000 propositions de haute qualité étaient toutes financées, 41,6 milliards d’EUR auraient été nécessaires au cours des deux premières années d’Horizon 2020(2); regrette que de telles opportunités pour l’Union de favoriser une croissance économique durable et inclusive, fondée sur la connaissance, comme prévu par la stratégie Europe 2020, soient laissées de côté;

6.  note qu’il convient de planifier avec plus d’efficacité les Fonds ESI et Horizon 2020 afin qu’ils se complètent le mieux possible;

7.  souligne les pressions budgétaires auxquelles sont confrontés les programmes-cadres de l’Union pour la recherche et l’innovation; déplore les effets négatifs que la crise des paiements dans le budget de l’Union a eus sur la mise en œuvre du programme durant les premières années du CFP en vigueur; note, entre autres, le retard artificiel, correspondant à 1 milliard d’EUR, dans les appels à candidatures en 2014 et l’importante réduction des préfinancements accordés aux nouveaux programmes; souligne que, dans ce contexte, conformément à l’article 15 du règlement CFP, une concentration des ressources en début de période a été mise en œuvre en 2014-2015 pour Horizon 2020; souligne que cette concentration a entièrement été absorbée par le programme, ce qui témoigne de ses bonnes performances et de sa capacité d’absorption encore plus grande; souligne que cette concentration des crédits en début de période ne modifie pas l’enveloppe financière globale des programmes, mais qu’elle implique des crédits moins importants pendant la deuxième moitié de la période couverte par le CFP; invite les deux branches de l’autorité budgétaire et la Commission à garantir un niveau suffisant de crédits de paiement pour les années à venir et à déployer tous les efforts possibles afin d’empêcher une nouvelle crise des paiements au cours des dernières années du CFP actuel;

8.  prie instamment la Commission de veiller à ce que les parts cibles de la contribution financière de l’Union relative au climat et à la durabilité dans Horizon 2020 soient atteintes;

9.  déplore la réduction budgétaire de 2,2 millions d’EUR du budget d’Horizon 2020, destinée au fonds européen pour les investissements stratégiques; souligne l’engagement du Parlement à limiter les conséquences négatives de telles réductions budgétaires dans la procédure budgétaire annuelle; rappelle que les nouveaux programmes devraient être financés au moyen de nouveaux fonds apportés au budget; demande d’envisager, dans le prochain CFP, d’augmenter les ressources du neuvième programme-cadre à hauteur des crédits prélevés pour le FEIS, afin de pallier en partie ces problèmes;

10.  note qu’Horizon 2020 et le prochain programme-cadre devront tenir compte de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et du fait que le Royaume-Uni deviendra un pays tiers, dont la future participation sera soumise à certaines conditions; souhaite que des solutions soient rapidement trouvées, étant donné la position de premier plan qu’occupe le Royaume-Uni dans le domaine de la recherche et de l’innovation et son rôle significatif dans la collaboration scientifique dans l’Union;

11.  attire l’attention sur le vaste potentiel inexploité de la recherche et de l’innovation en Europe et sur la nécessité de retenir les talents scientifiques; insiste sur l’importance du renforcement du financement de la recherche fondamentale dans les domaines de l’excellence en matière de primauté scientifique et industrielle; regrette que les programmes existants, tels que le programme pour les technologies futures et émergentes, les actions Marie Skłodowska-Curie ou le programme d’innovation dans les PME, soient largement sursouscrits; invite à la création d’incubateurs d’entreprises au sein des universités aux fins du développement des jeunes pousses et de l’entrepreneuriat; exhorte l’Union européenne à continuer de travailler à l’élaboration de programmes de financement très ambitieux à l’avenir; demande instamment aux États membres d’augmenter les ressources financières en faveur de tous les programmes largement sursouscrits;

12.  salue l’introduction du Conseil européen de l’innovation et demande à la Commission de présenter une analyse de la façon dont le CEI viendra compléter plutôt qu’affaiblir les programmes de recherche existants;

13.  souligne que le budget de l’Union devrait refléter les objectifs ambitieux d’Horizon 2020 visant à ce que l’Union devienne une économie de premier plan au niveau mondial et une société fondée sur la recherche et l’innovation.

INFORMATIONS SUR L’ADOPTIONPAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

24.4.2017

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

27

2

0

Membres présents au moment du vote final

Lefteris Christoforou, Gérard Deprez, José Manuel Fernandes, Eider Gardiazabal Rubial, Ingeborg Gräßle, Bernd Kölmel, Zbigniew Kuźmiuk, Clare Moody, Siegfried Mureşan, Jan Olbrycht, Paul Rübig, Petri Sarvamaa, Jordi Solé, Patricija Šulin, Monika Vana, Daniele Viotti, Tiemo Wölken

Suppléants présents au moment du vote final

Nicola Caputo, Ivana Maletić, Pier Antonio Panzeri, Nils Torvalds, Marco Valli, Derek Vaughan, Rainer Wieland, Tomáš Zdechovský

Suppléants (art. 200, par. 2) présents au moment du vote final

Karin Kadenbach, Ramón Luis Valcárcel Siso

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINALEN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

27

+

ALDE

Gérard Deprez, Nils Torvalds

ECR

Zbigniew Kuźmiuk, Bernd Kölmel

EFDD

Marco Valli

PPE

Lefteris Christoforou, José Manuel Fernandes, Ingeborg Gräßle, Ivana Maletić, Siegfried Mureşan, Jan Olbrycht, Paul Rübig, Petri Sarvamaa, Ramón Luis Valcárcel Siso, Rainer Wieland, Tomáš Zdechovský, Patricija Šulin

S&D

Nicola Caputo, Eider Gardiazabal Rubial, Karin Kadenbach, Clare Moody, Pier Antonio Panzeri, Derek Vaughan, Daniele Viotti, Tiemo Wölken

Verts/ALE

Jordi Solé, Monika Vana

2

-

ENF

Marco Zanni, Stanisław Żółtek

0

0

 

 

Légende des signes utilisés:

+  :  pour

-  :  contre

0  :  abstention

(1)

Commission européenne, 2015 «Commitment and coherence – ex-post evaluation of the 7th EU Framework Programme» (Engagement et cohérence – évaluation ex post du septième programme-cadre de l’Union), p. 5.

(2)

Commission européenne, 2016, Rapport de suivi 2015 d’Horizon 2020, p. 11.


AVIS de la commission du développement régional (30.3.2017)

à l’intention de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie

sur l’évaluation de la mise en œuvre du programme Horizon 2020 en vue de son évaluation intermédiaire et de la proposition pour le neuvième programme-cadre

(2016/2147(INI))

Rapporteur pour avis: Matthijs van Miltenburg

SUGGESTIONS

La commission du développement régional invite la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1.  est d’avis que l’excellence et la compétitivité de la recherche doivent rester les principes directeurs du programme-cadre de l’Union pour la recherche et l’innovation, tandis qu’il convient d’axer les Fonds ESI sur la croissance et la cohésion régionales; se prononce donc contre l’instauration d’éventuels critères ou quotas dans le nouveau programme-cadre, qui viseraient à influencer la répartition géographique ou la cohésion; invite la Commission a évaluer l’instrument de soutien Horizon 2020 intitulé «Propager l’excellence et élargir la participation», et, si l'évaluation est positive, à le retenir également dans le 9e programme-cadre, afin d'obtenir un développement équilibré des activités de recherche dans l'ensemble de l'Union;

2.  note qu'il existe des différences comme des points communs en matière d’objectifs et d’orientations entre le programme-cadre et les Fonds ESI; note que l’introduction dans le règlement portant dispositions communes de l’objectif thématique 1 (Renforcer la recherche, le développement technique et l’innovation) a eu pour conséquence une forte hausse de l’exploitation des résultats de la recherche; est d’avis que davantage d’efforts doivent être réalisés pour obtenir le plus grand nombre de synergies au niveau des programmes et des projets; encourage la Commission à pousser l’analyse des schémas territoriaux des dépenses d’Horizon 2020 et des Fonds ESI, afin de recenser les zones particulières où les synergies dans le domaine de l’attribution de fonds devraient être renforcées, et de mettre en place une base de données des bonnes pratiques pour les projets et de montrer la voie pour réussir d’autres synergies;

3.  rappelle le projet pilote budgétaire européen «Stairway to Excellence» (S2E) qui continue à aider les régions de 13 États membres à développer et exploiter les effets de synergie entre les Fonds ESI, Horizon 2020 et les autres programmes de financement de l’UE;

4.  estime qu’une stratégie de recherche et d’innovation pour une spécialisation intelligente (RIS3) constitue un instrument approprié pour construire, réformer et renforcer les écosystèmes régionaux d’innovation; rappelle que, selon les priorités définies dans les RIS3, il conviendrait de développer la coopération interrégionale, qui permettrait aux chaînes de valeurs d’être actives dans toute l’UE; demande à la Commission de renforcer le développement des communautés d’innovation et de connaissance (CIC) de l’Institut européen de technologie (IET) avec les pôles RIS3; invite la Commission, les États membres et les régions à intensifier leurs efforts pour augmenter la qualité des stratégies de spécialisation intelligente et la mise en œuvre effective de leurs stratégies;

5.  estime que les Fonds ESI peuvent être utilisés pour la construction et le renforcement d’infrastructures et de capacités de recherche et d'innovation (R&I) et permettre ainsi aux États membres d’accéder à un niveau d’excellence en la matière; rappelle que les Fonds ESI peuvent être utilisés pour le transfert d'innovation, la promotion de l’investissement public et privé dans la recherche et l’innovation et le développement de liens et de synergies entre les entreprises, les centres de recherche et développement et le secteur de l’enseignement supérieur; exprime le souhait que les Fonds ESI soient utilisés pour la promotion des centres de compétence et des pôles d’innovation, en particulier de dimension européenne;

6.  estime que des investissements dans la recherche et l'innovation (R&I) à partir des Fonds ESI ne peuvent être efficaces que si les conditions-cadres sont réunies dans les États membres; rappelle l’importance du respect des conditions ex ante adéquates dans la politique de cohésion, par exemple concernant la spécialisation intelligente, afin d’assurer un impact important des Fonds ESI sur l’innovation; plaide donc en faveur de liens forts et équilibrés entre les recommandations par pays en matière de réformes structurelles concernant la R&I et les investissements dans ce domaine;

7.  appelle les États membres de l’UE à améliorer les conditions offertes à l’innovation, à la recherche et au développement, en particulier dans le but de porter l’ensemble des investissements en recherche et développement (R&D), investissements publics et privés combinés, à 3 % du PIB d’ici 2020 et de stimuler les activités de R&I, en particulier dans les régions les moins développées; note qu’il existe un lien clairement établi entre les investissements en R&D à l’échelle nationale et les réponses favorables aux demandes de projet dans le contexte du programme-cadre;

8.  est d’avis qu’il importe d’introduire des mesures d’incitation plus audacieuses afin que les Fonds ESI soient utilisés au profit de l’investissement dans la R&I lorsque les recommandations par pays vont en ce sens ou lorsque des faiblesses sont identifiées; conclut que les Fonds ESI utilisés au profit de l’investissement dans la R&I représenteront 65 milliards EUR pour la période 2014-2020; propose, dès lors, que la réserve de performance des Fonds ESI établie dans les États membres soit utilisée pour investir dans la R&I une partie substantielle des recettes provenant des fonds structurels;

9.  accueille favorablement le principe et le potentiel du label d’excellence, en tant que label de qualité pour les synergies entre les Fonds ESI et Horizon 2020, mais constate que celui-ci est appliqué d’une façon insuffisante dans la pratique, en raison du manque de financement dans les États membres; estime que des projets – qui ont été présentés pour une demande de financement au titre d’Horizon 2020, ont passé avec succès une sélection sévère en répondant à des critères d’attribution exigeants, mais n’ont pas pu recevoir de financement en raison des contraintes budgétaires – devraient être financés par les ressources des Fonds ESI, si ces ressources sont disponibles à cet usage; signale qu’un mécanisme similaire aurait dû être également défini pour les projets de recherche coopératifs;

10.  regrette que le budget du programme Horizon 2020 ait été réduit de 2,2 milliards d'EUR afin de financer le fonds de garantie de l'EFSI; est d’avis que l’UE doit rester compétitive à l’échelle internationale et ne doit pas perdre son potentiel en R&I; souligne que le 9e programme-cadre et les Fonds ESI doivent recevoir une dotation budgétaire appropriée au titre du cadre financier pluriannuel pour la période de l’après 2020, afin de pouvoir soutenir la recherche comme il se doit; propose, en conséquence, d’augmenter le budget du neuvième programme-cadre jusqu’à un total de 100 milliards d'EUR – y compris un budget plus large consacré à l'instrument PME – garanti tout au long de la durée du programme;

11.  invite la Commission, dans l’élaboration du neuvième programme-cadre et des futurs règlements relatifs aux Fonds ESI, à veiller à l’amélioration et à la simplification des conditions-cadres afin d’encourager les synergies et la complémentarité entre les politiques sectorielles de R&I, les fonds structurels et les fonds et programmes en matière de R&I; souligne que le 9e programme-cadre devrait continuer à se concentrer en priorité sur les projets des niveaux de maturité technologique faibles et moyens, tandis que les projets des niveaux de maturité technologique élevés devrait relever principalement des Fonds ESI;

12.  note que les règles relatives aux aides d’État s’appliquent aux Fonds ESI, mais pas à Horizon 2020, alors que tous deux peuvent financer des projets similaires, visant des objectifs similaires; souligne que cet état de fait est à l’origine de problèmes inutiles en ce qui concerne la synergie entre ces fonds; souligne qu’une approche d’«égalité de traitement» concernant les procédures, par exemple les aides d’État et les coûts d'éligibilité pour les Fonds ESI, devrait devenir le principe dominant; demande instamment à la Commission de présenter un examen des règles applicables en matière d'aides d'État, en particulier concernant les projets «label d’excellence», et de déterminer quels projets ne relèveront plus des règles sur les aides d'État.

INFORMATIONS SUR L’ADOPTIONPAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

21.3.2017

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

30

1

2

Membres présents au moment du vote final

Pascal Arimont, Franc Bogovič, Andrea Cozzolino, Rosa D’Amato, Krzysztof Hetman, Marc Joulaud, Constanze Krehl, Andrew Lewer, Louis-Joseph Manscour, Martina Michels, Iskra Mihaylova, Jens Nilsson, Andrey Novakov, Mirosław Piotrowski, Stanislav Polčák, Liliana Rodrigues, Fernando Ruas, Monika Smolková, Ruža Tomašić, Ramón Luis Valcárcel Siso, Matthijs van Miltenburg, Lambert van Nistelrooij, Derek Vaughan

Suppléants présents au moment du vote final

Andor Deli, Josu Juaristi Abaunz, Ivana Maletić, Demetris Papadakis, Tomasz Piotr Poręba, Julia Reid, Davor Škrlec, Damiano Zoffoli, Milan Zver

Suppléants (art. 200, par. 2) présents au moment du vote final

Luigi Morgano

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

30

+

ALDE

Iskra Mihaylova, Matthijs van Miltenburg

ECR

Andrew Lewer, Mirosław Piotrowski, Tomasz Piotr Poręba, Ruža Tomašić

EFDD

Rosa D'Amato

PPE

Pascal Arimont, Franc Bogovič, Andor Deli, Krzysztof Hetman, Marc Joulaud, Ivana Maletić, Andrey Novakov, Stanislav Polčák, Fernando Ruas, Ramón Luis Valcárcel Siso, Milan Zver, Lambert van Nistelrooij

S&D

Andrea Cozzolino, Constanze Krehl, Louis-Joseph Manscour, Luigi Morgano, Jens Nilsson, Demetris Papadakis, Liliana Rodrigues, Monika Smolková, Derek Vaughan, Damiano Zoffoli

 

Davor Škrlec

1

-

EFDD Group

Julia Reid

2

0

GUE/NGL Group

Josu Juaristi Abaunz, Martina Michels

Légende:

+  :  pour

-  :  contre

0  :  abstention


AVIS de la commission des droits de la femme et de l'égalité des genres (3.5.2017)

à l'intention de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie

sur l’évaluation de la mise en œuvre du programme Horizon 2020 en vue de son évaluation intermédiaire et de la proposition pour le neuvième programme-cadre

(2016/2147(INI))

Rapporteure pour avis: Vilija Blinkevičiūtė

SUGGESTIONS

La commission des droits de la femme et de l'égalité des genres invite la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu'elle adoptera les suggestions suivantes:

–   vu l’article 2 et l’article 3, paragraphe 3, deuxième alinéa, du traité sur l’Union européenne (traité UE) et l’article 8 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE),

–  vu l'article 14, paragraphe 1, et l'article 16 du règlement (UE) nº 1291/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 portant établissement du programme-cadre pour la recherche et l'innovation «Horizon 2020» (2014-2020) et abrogeant la décision nº 1982/2006/CE(1),

A.  considérant que le programme «Horizon 2020», conformément aux dispositions de l’article 16 de son règlement, intègre l’égalité entre les femmes et les hommes et la dimension de l’égalité dans la recherche et l’innovation, de manière transversale, dans chacune des différentes parties du programme de travail;

B.  considérant qu’Horizon 2020 comporte trois objectifs d’intégration, à savoir: promouvoir l’égalité des chances et l’équilibre hommes-femmes dans les équipes de projet, garantir l’équilibre entre les hommes et les femmes dans les processus décisionnels et intégrer une dimension d’égalité entre les femmes et les hommes dans le contenu en matière de recherche et d'innovation, qui devra être de qualité;

C.  considérant que l’Union européenne est déterminée à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes et à intégrer la dimension de genre dans toutes ses actions; que la recherche et l’innovation sont les moteurs essentiels de la croissance économique de l’Europe et que le renforcement de la représentation des femmes dans le domaine de la recherche favorise la diffusion de l'innovation; que la pleine valorisation du potentiel des femmes en matière de compétences, de connaissances et de qualifications contribuera à stimuler la croissance, l’emploi et la compétitivité européenne;

D.  considérant que le pourcentage de femmes dans les groupes consultatifs au cours de la période 2014-2015 était de 51,9 %(2); qu’il s'agissait du seul indicateur lié à la participation des femmes qui avait atteint l’objectif fixé, qui était en l’espèce de 50 %; que le pourcentage d'expertes enregistrées dans les bases de données d’experts était de 31,1 %, et celui des femmes participant aux panels d’évaluation de 36,7 %(3); que ces deux pourcentages étaient inférieurs à leurs objectifs respectifs de 40 %;

E.  considérant que la dimension de l'égalité hommes-femmes dans le contenu de la recherche et de l’innovation était manifeste dans 36,2 % des projets attribués(4); que, sur la période 2014-2015, la part des femmes ayant participé aux projets d’Horizon 2020 était de 35,8 % de la main d’œuvre totale, y compris les non-chercheurs(5);

F.  considérant qu’Horizon 2020, à l'instar de tous les programmes de l’Union, vise à atteindre les objectifs de la stratégie Europe 2020 et d’autres engagements internationaux tels que la COP21 et le programme de développement durable à l’horizon 2030, y compris l’objectif de développement durable nº 5 en matière d’égalité entre les hommes et les femmes; que ces objectifs ne pourront pas être atteints sans recours à l'innovation, à la recherche et au développement; que ce programme est néanmoins complémentaire du propre investissement des États membres dans les domaines de la recherche et de l’innovation;

1.  prend acte des évolutions positives au cours des dernières années en termes d’égalité entre les femmes et les hommes dans les domaines de la recherche, du développement et de l’innovation, mais attire l’attention sur la forte ségrégation verticale et horizontale que subissent les femmes dans le monde universitaire et sur l’existence d’obstacles culturels et institutionnels;

2.  se réjouit du fait qu’Horizon 2020 apporte un soutien aux organismes de recherche pour la mise en œuvre de plans en matière d’égalité entre les femmes et les hommes; se félicite également du projet conjoint de la Commission et de l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes prévoyant la création d’un outil en ligne pour des actions en faveur de l’égalité hommes-femmes afin d’identifier et de partager les meilleures pratiques avec les parties prenantes;

3.  souligne qu'il importe de maintenir les relations les plus étroites possibles avec les scientifiques britanniques, afin d'éviter la rupture ou la perte de savoirs, notamment dans le domaine de la recherche médicale;

4.  se réjouit que l’équilibre hommes-femmes au sein du personnel soit l’un des facteurs de classement dans les critères d’évaluation d’Horizon 2020, étant donné que les femmes ne représentent que 35,8 % des effectifs; demande à la Commission d’introduire l’obligation d’une participation minimale de 40 % du sexe sous-représenté dans le prochain programme-cadre; salue, par ailleurs, le fait que les demandeurs aient la possibilité d’inclure des actions de formation et des études portant spécifiquement sur le genre en tant que coûts admissibles dans leurs propositions;

5.  salue l’élaboration d’indicateurs spécifiques servant à contrôler la mise en œuvre d’une perspective d’égalité entre les femmes et les hommes dans Horizon 2020, mais déplore que seulement 36,2 % des subventions attribuées au cours de la même période aient tenu compte de la dimension de l'égalité hommes-femmes dans le contenu en matière de recherche et d’innovation(6); invite, dès lors, la Commission à intégrer la réalisation d’une évaluation de l’impact selon le genre comme une condition ex ante applicable à toutes les subventions au titre du 9e programme-cadre;

6.  fait observer qu’il n’existe pas actuellement d’indicateurs afin d’évaluer le pourcentage de projets traitant spécifiquement des questions liées à l’égalité hommes-femmes et à des questions étroitement liées à l’égalité des sexes, telles que: la santé (notamment la santé maternelle et infantile), les maladies négligées et liées à la pauvreté qui touchent de manière disproportionnée les femmes et les enfants, l’alimentation et la nutrition, l’eau et les installations sanitaires ainsi que l’accès aux ressources; souligne, à cet égard, qu’il n’existe pas d’indicateurs pour mesurer le pourcentage d'appels à propositions qui sollicitent de tels projets; invite la Commission à inclure des indicateurs sur toutes ces questions dans les futurs rapports de suivi annuels d’Horizon 2020 et dans le nouveau programme-cadre;

7.  salue l’équilibre hommes-femmes obtenu au sein des groupes consultatifs d’Horizon 2020, avec une proportion de femmes de 52 % en 2014 et 2015; déplore toutefois que le pourcentage d'expertes enregistrées dans les bases de données d’experts et la proportion de femmes participant aux panels d’évaluation aient été en-deçà de l'objectif de 40 % de participation du sexe sous-représenté; invite la Commission à proposer de nouvelles mesures pour remédier à cette situation;

8.  se félicite qu’un des objectifs de «La science avec et pour la société» soit de garantir l’égalité hommes-femmes tant dans le processus de recherche que dans le contenu des recherches; salue également les subventions en faveur du «Soutien aux établissements de recherche pour la mise en œuvre de plans en matière d’égalité hommes-femmes» et de la «Promotion de l’égalité hommes-femmes au titre d’Horizon 2020 et dans l’espace européen de la recherche»; déplore néanmoins qu’aucune ligne spécifique ne soit consacrée aux objectifs définis dans Horizon 2020;

9.  estime qu’un réexamen est nécessaire afin d’évaluer les résultats d’Horizon 2020, en se fondant sur des indicateurs fiables et comparables tels que le pourcentage de femmes participantes et coordinatrices de projets dans le programme, et de proposer des ajustements des actions spécifiques si nécessaire en vue de garantir de meilleurs résultats;

10.  demande que la Commission augmente le budget alloué au programme afin d’accroître le nombre d’universités et d’instituts de recherche participants et invite les États membres à faciliter l’accès aux subventions spécifiques des femmes actives dans les secteurs scientifique et de la recherche afin de favoriser l’égalité dans les carrières scientifiques et de stimuler la compétitivité dans l’Union;

11.  invite les États membres à renforcer davantage l’intégration de la dimension de l'égalité hommes-femmes dans le cadre d’Horizon 2020 et du futur 9programme-cadre, ainsi qu’à soutenir et à renforcer le dialogue entre les organismes de recherche, les entreprises et les partenaires sociaux; demande l’élaboration d’objectifs en matière d’égalité dans le cadre des stratégies, des programmes et des projets à tous les stades du cycle de la recherche;

12.  invite la Commission et les États membres à redoubler d’efforts pour surmonter les inégalités structurelles entre les hommes et les femmes dans le domaine de la recherche, notamment en matière de conditions de travail – telles que les écarts de salaire et les accords contractuels discriminatoires – et dans la représentation des femmes au sein des conseils d’administration des organismes de recherche et des universités(7);

13.  souligne la nécessité de promouvoir l’entrepreneuriat féminin par le truchement de l’instrument destiné aux PME, de manière à encourager les femmes à considérer l’entrepreneuriat comme un choix de carrière pertinent, en facilitant l’accès au crédit et en allégeant les formalités administratives et autres obstacles au démarrage de nouvelles entreprises par les femmes, en vue d’atteindre une croissance intelligente, durable et inclusive; souligne, par ailleurs, l’importance des programmes de soutien aux femmes entrepreneurs ainsi qu’aux femmes dans les milieux scientifique et universitaire, et invite l’Union à soutenir ces programmes de manière plus concrète, y compris par des actions positives telles que les programmes de mise en réseau et d’encadrement, ainsi qu’en créant les conditions adéquates et en leur offrant les mêmes chances qu’aux hommes à tous les âges en matière de formation, de promotion, de requalification et de reconversion;

14.  invite la Commission et les États membres à multiplier les campagnes de sensibilisation et d’information autour d’Horizon 2020 et à accroître leur impact, dans l’optique d'attirer plus de filles dans les domaines des sciences, des technologies, de l'ingénierie et des mathématiques (STEM) et de stimuler la participation des femmes à des projets de recherche; invite la Commission à analyser le ciblage des campagnes d'information et à évaluer dans quelle mesure elles parviennent à renforcer la participation des femmes aux projets de recherche;

15.  encourage les États membres à promouvoir des mesures et des actions qui valorisent le potentiel des femmes en tant que dirigeantes et leur participation à la prise de décision, en utilisant des outils spécifiques tels que l'encadrement, la mise en réseau et les modèles de rôle pour l’évolution de carrière des femmes;

16.  demande à la Commission d'adopter une approche qualitative dans le cadre du rapport d’évaluation intermédiaire d’Horizon 2020 et d’utiliser ce rapport afin de développer des mesures spécifiques de la participation et de l'intégration de genre à utiliser dans l’évaluation ex post du programme Horizon 2020;

17.  appelle au maintien d’une ligne de financement indépendante pour les projets de changement structurel liés au sexe (comme le GERI pour 2014-2016), ainsi que pour d’autres thèmes liés à l’égalité entre les femmes et les hommes dans la recherche et l’innovation;

18.  demande l’inclusion d’une stratégie solide et d’objectifs mesurables en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans la proposition de 9e programme-cadre, et d'obligations plus avancées et plus tangibles en matière d'intégration des questions de genre dans le règlement de base qui sera proposé pour le nouveau programme-cadre; estime important de continuer à appuyer l’égalité hommes-femmes en tant qu’objectif transversal et domaine spécifique pouvant prétendre à un financement dans chacun des différents volets du programme de travail.

INFORMATIONS SUR L’ADOPTIONPAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

25.4.2017

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

22

0

6

Membres présents au moment du vote final

Maria Arena, Beatriz Becerra Basterrechea, Viorica Dăncilă, Arne Gericke, Anna Hedh, Mary Honeyball, Teresa Jiménez-Becerril Barrio, Elisabeth Köstinger, Agnieszka Kozłowska-Rajewicz, Kostadinka Kuneva, Angelika Mlinar, Maria Noichl, Marijana Petir, Terry Reintke, Liliana Rodrigues, Michaela Šojdrová, Ernest Urtasun, Elissavet Vozemberg-Vrionidi, Jadwiga Wiśniewska, Anna Záborská, Jana Žitňanská

Suppléants présents au moment du vote final

Stefan Eck, Rosa Estaràs Ferragut, Mariya Gabriel, Ildikó Gáll-Pelcz, Kostadinka Kuneva, Marc Tarabella, Monika Vana

(1)

JO L 347 du 20.12.2013, p. 104.

(2)

Rapport de suivi 2015 d’Horizon 2020, http://ec.europa.eu/research/evaluations/pdf/archive/h2020_monitoring_reports/second_h2020_annual_monitoring_report.pdf

(3)

Ibid.

(4)

Programme-cadre de l’Union européenne pour la recherche et l’innovation «Horizon 2020», étude de l’EPRS , février 2017.

(5)

Ibid.

(6)

Rapport de suivi 2015 d’Horizon 2020, p. 53-217, http://ec.europa.eu/research/evaluations/pdf/archive/h2020_monitoring_reports/second_h2020_annual_monitoring_report.pdf

(7)

She Figures 2015. https://ec.europa.eu/research/swafs/pdf/pub_gender_equality/she_figures_2015-final.pdf#view=fit&pagemode=none


INFORMATIONS SUR L’ADOPTIONPAR LA COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND

Date de l’adoption

30.5.2017

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

50

2

5

Membres présents au moment du vote final

Bendt Bendtsen, Xabier Benito Ziluaga, José Blanco López, Reinhard Bütikofer, Jerzy Buzek, Angelo Ciocca, Edward Czesak, Jakop Dalunde, Pilar del Castillo Vera, Christian Ehler, Ashley Fox, Adam Gierek, Theresa Griffin, Hans-Olaf Henkel, Kaja Kallas, Barbara Kappel, Krišjānis Kariņš, Seán Kelly, Jaromír Kohlíček, Peter Kouroumbashev, Zdzisław Krasnodębski, Miapetra Kumpula-Natri, Janusz Lewandowski, Paloma López Bermejo, Edouard Martin, Angelika Mlinar, Nadine Morano, Dan Nica, Angelika Niebler, Morten Helveg Petersen, Miroslav Poche, Michel Reimon, Herbert Reul, Paul Rübig, Massimiliano Salini, Algirdas Saudargas, Jean-Luc Schaffhauser, Neoklis Sylikiotis, Evžen Tošenovský, Claude Turmes, Vladimir Urutchev, Kathleen Van Brempt, Henna Virkkunen, Lieve Wierinck, Anna Záborská, Flavio Zanonato, Carlos Zorrinho

Suppléants présents au moment du vote final

Soledad Cabezón Ruiz, Jude Kirton-Darling, Constanze Krehl, Barbara Kudrycka, Olle Ludvigsson, Florent Marcellesi, Marian-Jean Marinescu, Marisa Matias, Markus Pieper, Sofia Sakorafa, Anne Sander, Pavel Telička, Anneleen Van Bossuyt

Suppléants (art. 200, par. 2) présents au moment du vote final

Fabio Massimo Castaldo, Nicola Danti, Gabriele Preuß


VOTE FINAL PAR APPEL NOMINALEN COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND

50

+

ALDE

Kaja Kallas, Angelika Mlinar, Morten Helveg Petersen, Pavel Telicka, Lieve Wierinck

ECR

Edward Czesak, Ashley Fox, Hans-Olaf Henkel, Evžen Tošenovský, Anneleen Van Bossuyt

GUE

Xabier Benito Ziluaga, Jaromír Kohlícek, Marisa Matias, Sofia Sakorafa

PPE

Bendt Bendtsen, Jerzy Buzek, Christian Ehler, Krišjānis Kariņš, Seán Kelly, Barbara Kudrycka, Janusz Lewandowski, Marian-Jean Marinescu, Nadine Morano, Angelika Niebler, Markus Pieper, Herbert Reul, Paul Rübig, Massimiliano Salini, Anne Sander, Algirdas Saudargas, Vladimir Urutchev, Henna Virkkunen, Anna Záborská, Pilar del Castillo Vera

S&D

José Blanco López, Soledad Cabezón Ruiz, Nicola Danti, Adam Gierek, Theresa Griffin, Jude Kirton-Darling, Peter Kouroumbashev, Constanze Krehl, Miapetra Kumpula-Natri, Olle Ludvigsson, Edouard Martin, Dan Nica, Miroslav Poche, Gabriele Preuβ, Flavio Zanonato, Carlos Zorrinho

2

-

ENF

Angelo Ciocca, Jean-Luc Schaffhauser

5

0

Verts/ALE

Reinhard Bütikofer, Jakop Dalunde, Florent Marcellesi, Michel Reimon, Claude Turmes

Légende des signes utilisés:

+  :  pour

-  :  contre

0  :  abstention

Avis juridique - Politique de confidentialité