Procédure : 2017/0136(COD)
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A8-0190/2018

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PV 18/04/2019 - 10.18

Textes adoptés :

P8_TA(2019)0438

RAPPORT     ***I
PDF 821kWORD 134k
25.5.2018
PE 616.847v02-00 A8-0190/2018

sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) nº 1095/2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité européenne des marchés financiers) et modifiant le règlement (UE) nº 648/2012 en ce qui concerne les procédures d’agrément des contreparties centrales et les autorités qui y participent, ainsi que les conditions de reconnaissance des contreparties centrales des pays tiers

(COM(2017)0331 – C8‑0191/2017 – 2017/0136(COD))

Commission des affaires économiques et monétaires

Rapporteure: Danuta Maria Hübner

ERRATA/ADDENDA
AMENDEMENTS
PROJET DE RÉSOLUTION LÉGISLATIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN
 ANNEXE: LISTE DES ENTITÉS OU PERSONNES AYANT APPORTÉ LEUR CONTRIBUTION À LA RAPPORTEURE
 PROCÉDURE DE LA COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND
 VOTE FINAL PAR APPEL NOMINALEN COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND

PROJET DE RÉSOLUTION LÉGISLATIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN

sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) nº 1095/2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité européenne des marchés financiers) et modifiant le règlement (UE) nº 648/2012 en ce qui concerne les procédures d’agrément des contreparties centrales et les autorités qui y participent, ainsi que les conditions de reconnaissance des contreparties centrales des pays tiers

(COM(2017)0331 – C8‑0191/2017 – 2017/0136(COD))

(Procédure législative ordinaire: première lecture)

Le Parlement européen,

–  vu la proposition de la Commission au Parlement européen et au Conseil (COM(2017)0331),

–  vu l’article 294, paragraphe 2, et l’article 114 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, conformément auxquels la Commission a soumis la proposition au Parlement (C8‑0191/2017),

–  vu l’article 294, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,

–  vu l’avis de la Banque centrale européenne du 4 octobre 2017(1),

–  vu l’avis du Comité économique et social européen du 20 septembre 2017(2),

–  vu l'article 59 de son règlement intérieur,

–  vu le rapport de la commission des affaires économiques et monétaires (A8-0190/2018),

1.  arrête la position en première lecture figurant ci-après;

2.   demande à la Commission de le saisir à nouveau si elle remplace, modifie de manière substantielle ou entend modifier de manière substantielle sa proposition;

3.  charge son Président de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission ainsi qu'aux parlements nationaux.

Amendement    1

AMENDEMENTS DU PARLEMENT EUROPÉEN(3)*

à la proposition de la Commission

---------------------------------------------------------

Proposition de

RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL

modifiant le règlement (UE) nº 1095/2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité européenne des marchés financiers) et modifiant le règlement (UE) nº 648/2012 en ce qui concerne les procédures d'agrément des contreparties centrales et les autorités qui y participent, ainsi que les conditions de reconnaissance des contreparties centrales des pays tiers

LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,

vu le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, et notamment son article 114,

vu la proposition de la Commission européenne,

après transmission du projet d’acte législatif aux parlements nationaux,

vu l’avis de la Banque centrale européenne(4),

vu l’avis du Comité économique et social européen(5),

statuant conformément à la procédure législative ordinaire(6),

considérant ce qui suit:

(1)  Le règlement (UE) nº 648/2012 du Parlement européen et du Conseil(7) exige que les contrats dérivés de gré à gré standardisés soient soumis à une obligation de compensation, à l'instar d'exigences similaires imposées dans les autres pays du G20. Ce règlement a également introduit des exigences strictes en matière d'organisation et de conduite et en matière prudentielle pour les contreparties centrales et établi des dispositifs pour leur surveillance prudentielle, afin de réduire autant que possible les risques pour les utilisateurs d'une contrepartie centrale et de soutenir la stabilité financière. L'application intégrale des objectifs du G20 convenus lors du sommet de Pittsburgh de 2009 doit se poursuivre afin d'en exploiter pleinement les avantages pour la stabilité financière.

(2)  Depuis l'adoption du règlement (UE) nº 648/2012, l'ampleur et la portée des activités des contreparties centrales dans l'Union et dans le monde se sont développées rapidement. L'expansion de l'activité des contreparties centrales devrait se poursuivre dans les prochaines années avec l'introduction d'obligations de compensation supplémentaires dans le champ d'application d'origine, notamment les instruments dérivés de gré à gré sur actions et les instruments dérivés de gré à gré de change parmi les catégories d'actifs, et le développement de la compensation volontaire par des contreparties qui ne sont pas soumises à une obligation de compensation. La proposition de la Commission du 4 mai 2017(8) visant à modifier le règlement (UE) nº 648/2012 de manière ciblée, afin d'améliorer son efficacité et sa proportionnalité, incitera davantage les contreparties centrales à offrir des services de compensation centrale des dérivés aux contreparties et facilitera l'accès à la compensation des petites contreparties financières et non financières. Il s'agit d'éléments essentiels à l'application intégrale des objectifs du G20 destinés à améliorer durablement la stabilité financière. Enfin, les marchés financiers plus profonds et plus intégrés qui résulteront de l'union des marchés des capitaux (UMC) accroîtront encore les besoins de compensation transfrontière dans l'Union, augmentant ainsi l'importance et l'interconnexion des contreparties centrales au sein du système financier.

(3)  Le nombre de contreparties centrales actuellement établies dans l'Union et agréées en vertu du règlement (UE) nº 648/2012 reste relativement limité, soit 17 en juin 2017. 28 contreparties centrales de pays tiers ont été reconnues en vertu des dispositions d'équivalence de ce règlement, ce qui leur permet également de fournir leurs services de compensation à des membres compensateurs ou à des plateformes de négociation établies dans l'Union(9). Les marchés de la compensation sont bien intégrés dans l'ensemble de l'Union mais extrêmement concentrés dans certaines catégories d'actifs et fortement interconnectés. La concentration des risques fait de la défaillance d'une contrepartie centrale un événement peu probable mais d'une incidence potentielle extrêmement élevée. Conformément au consensus du G20, la Commission a adopté en novembre 2016 une proposition de règlement pour le redressement et la résolution des contreparties centrales(10) afin de faire en sorte que les autorités soient à même de faire face à la défaillance d'une contrepartie centrale, en préservant la stabilité financière et en limitant les coûts pour les contribuables.

(4)  Nonobstant cette proposition législative et étant donné la taille, la complexité et la dimension transfrontière croissantes de la compensation dans l'Union et dans le monde, il convient de réexaminer le dispositif de surveillance des contreparties centrales de l'Union et des pays tiers. En répondant à un stade précoce aux problèmes identifiés et en établissant un dispositif de surveillance clair et cohérent des contreparties centrales de l'Union et des pays tiers, la stabilité globale du système financier de l'Union serait renforcée et le risque potentiel de défaillance d'une contrepartie centrale devrait être encore réduit.

(5)  À la lumière de ces considérations, la Commission a adopté le 4 mai 2017 une communication appelant à relever les défis liés aux infrastructures critiques des marchés financiers et à poursuivre la mise en place de l'union des marchés des capitaux(11), où elle indique que de nouvelles modifications du règlement (UE) nº 648/2012 sont nécessaires pour améliorer le cadre actuel assurant la stabilité financière et soutenant la poursuite du développement et de l’approfondissement de l’UMC.

(6)  Le dispositif de surveillance issu du règlement (UE) nº 648/2012 se fonde essentiellement sur l'autorité du pays d'origine. Les contreparties centrales établies dans l'Union sont actuellement agréées et surveillées par des collèges réunissant les autorités nationales de surveillance, l'Autorité européenne des marchés financiers (AEMF), les membres concernés du Système européen de banques centrales (SEBC) et d'autres autorités concernées. Ces collèges s'appuient sur la coordination et le partage d'informations par l'autorité nationale compétente qui assume la responsabilité de faire respecter les dispositions du règlement (UE) nº 648/2012. Les pratiques divergentes en matière de surveillance des contreparties centrales dans l'ensemble de l'Union peuvent créer des risques d'arbitrage réglementaire et prudentiel, compromettant la stabilité financière et faussant les conditions de concurrence. La Commission a attiré l'attention sur ces nouveaux risques et sur la nécessité d'une plus grande convergence en matière de surveillance dans sa communication sur l'UMC de septembre 2016(12) et dans la consultation publique sur les activités des autorités européennes de surveillance(13).

(7)  Les missions fondamentales relevant du SEBC comprennent la définition et la mise en œuvre de la politique monétaire de l'Union et la promotion du bon fonctionnement des systèmes de paiement. Des infrastructures de marché financier sûres et efficaces, en particulier les systèmes de compensation, sont essentielles pour l'accomplissement de ces missions fondamentales et la poursuite de l'objectif premier du SEBC qui consiste à maintenir la stabilité des prix. Les membres concernés du SEBC, en tant que banques centrales d'émission des monnaies dans lesquelles sont libellés les instruments financiers faisant l'objet d'une compensation par les contreparties centrales, devraient être associés à la surveillance de celles-ci, en raison des risques potentiels que le dysfonctionnement d'une contrepartie centrale pourrait faire peser sur l'accomplissement de ces missions fondamentales et la réalisation de cet objectif premier, en exerçant des effets indésirables sur les instruments et les contreparties qui sont utilisés pour transmettre la politique monétaire. En conséquence, il convient d'associer les banques centrales d'émission à l'évaluation de la gestion des risques des contreparties centrales. En outre, si les mandats des banques centrales et des autorités de surveillance peuvent se chevaucher, des décalages peuvent se produire lorsque des mesures de surveillance ont un impact sur les responsabilités principales des banques centrales dans des domaines tels que la stabilité des prix, la politique monétaire et les systèmes de paiement. En situation de crise, ces déséquilibres peuvent amplifier les risques pour la stabilité financière si les compétences ne sont pas clairement réparties entre autorités.

(8)  Les traités ont établi une union économique et monétaire dont la monnaie est l’euro et ont mis en place la Banque centrale européenne (BCE) en tant qu’institution de l’Union ▌. La BCE et les banques centrales nationales des États membres dont la monnaie est l’euro constituent l’Eurosystème; elles définissent et, par l’intermédiaire du SEBC, mettent en œuvre la politique monétaire de l’Union. Il convient par conséquent de reconnaître le rôle spécifique de l’Eurosystème en tant que banque centrale d’émission de la monnaie unique de l’Union. Il convient également de prêter attention aux monnaies de l’Union autres que l’euro et à leurs banques centrales d’émission respectives.

(9)  Étant donné la nature internationale des marchés financiers et la nécessité de remédier à des incohérences dans la surveillance des contreparties centrales de l'Union et des pays tiers, il convient de renforcer la capacité de l'AEMF à promouvoir la convergence dans la surveillance des contreparties centrales. Afin de conférer de nouveaux rôles et responsabilités à l’AEMF, il convient de créer un nouvel organe au sein de la structure organisationnelle existante de l’AEMF.

(9 bis)  Le renforcement des pouvoirs conférés à l'AEMF pour lui permettre d’atteindre ses objectifs nécessite également une gouvernance adéquate ainsi qu'un financement suffisant. Le fait de lui conférer des pouvoirs accrus ne suffira pas à lui permettre d'atteindre ses objectifs si elle ne jouit pas d'un financement suffisant ou si elle n'est pas gouvernée de manière efficace et efficiente.

(10)  Il convient de créer au sein ▌de l’AEMF un comité interne spécifique à l’AEMF (le «comité de surveillance des contreparties centrales») chargé de la préparation des décisions et de l’exercice des tâches relatives à la surveillance des contreparties centrales, de l’exercice des tâches relatives aux contreparties centrales en général et de la surveillance des contreparties centrales de l’Union et des pays tiers en particulier. Le comité de surveillance des contreparties centrales devrait être composé d’autorités disposant d’une expérience dans la surveillance des contreparties centrales. Afin de garantir la bonne intégration du comité de surveillance des contreparties centrales dans la structure organisationnelle de l'AEMF tout en tenant dûment compte des besoins spécifiques liés à la surveillance des contreparties centrales ainsi que de la nécessité de préserver la rapidité du processus décisionnel, le comité de surveillance des contreparties centrales devrait disposer d’un président indépendant, qui devrait être assisté par un vice-président indépendant. Les décisions du comité de surveillance des contreparties centrales devraient être approuvées par le conseil des autorités de surveillance de l’AEMF lorsqu'elles ont trait aux domaines les plus importants de la surveillance des contreparties centrales et ne devraient faire l’objet d’aucune objection de la part du conseil des autorités de surveillance dans tous les autres cas. Des modalités particulières devraient être mises en place pour garantir l’indépendance du comité de surveillance des contreparties centrales au sein de l’AEMF.

(11)  Afin de garantir une approche cohérente de la surveillance et d’inclure l'ensemble des autorités concernées qui participent à la surveillance des contreparties centrales, le comité de surveillance des contreparties centrales devrait être composé d’un président permanent, d’un vice-président permanent, de quatre directeurs permanents et de membres spécifiques pour les différentes contreparties centrales. Le président, le vice-président et les directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales devraient agir de manière indépendante et objective dans l’intérêt de l’ensemble de l’Union. Les membres du comité de surveillance des contreparties centrales spécifiques pour chaque contrepartie centrale devraient comprendre un représentant des autorités nationales compétentes des États membres dans lesquels la contrepartie centrale est établie, désigné conformément au règlement (UE) nº 648/2012, et un représentant de la ou des banques centrales d’émission concernées. Le président du comité de surveillance des contreparties centrales devrait avoir le droit d’inviter des membres du collège d’autorités de surveillance, ainsi que des représentants des autorités des contreparties centrales de pays tiers reconnues par l’AEMF en qualité d’observateurs, afin que les points de vue des autres autorités concernées soient pris en considération par le comité de surveillance des contreparties centrales. S’il convient que les membres permanents participent à toutes les réunions du comité de surveillance des contreparties centrales, les membres spécifiques pour les contreparties centrales et les observateurs ne devraient y participer que si cela est nécessaire et opportun pour les contreparties centrales placées sous leur surveillance. La présence de membres ▐ indépendants et de membres spécifiques pour les contreparties centrales devrait garantir que les décisions prises par le comité de surveillance des contreparties centrales sont cohérentes, appropriées et proportionnées dans l’ensemble de l’Union et que les autorités nationales compétentes, les banques centrales d’émission et les observateurs concernés sont associés à la prise de décisions sur les questions concernant les contreparties centrales établies dans un État membre.

(11 bis)  Afin de garantir une approche cohérente de la surveillance, l’AEMF doit, outre les simulations de crise prévues par le présent règlement, prendre note des simulations de crise effectuées par les contreparties centrales dans le cadre de leurs dispositifs de redressement et de résolution. Ces simulations de crise, au cours desquelles une contrepartie centrale devrait examiner ses dispositifs dans l’ensemble de l’Union du point de vue de leur effet global sur la stabilité financière de l’Union, devraient être incluses dans les exercices de simulation de crise eu égard à d’éventuelles situations de tension d’ampleur systémique.

(12)  Pour les décisions relatives à une contrepartie centrale établie dans un État membre, le comité de surveillance des contreparties centrales devrait se réunir et veiller à ce que ses membres permanents et le ou les membres concernés représentant les autorités nationales compétentes désignées par l’État membre conformément au règlement nº 648/2012 soient associés au processus décisionnel, ainsi que les observateurs nommés par les banques centrales d’émission concernées. Pour les décisions relatives à une contrepartie centrale d’un pays tiers, seuls les membres permanents, les banques centrales d’émission concernées et les éventuels observateurs concernés du comité de surveillance des contreparties centrales devraient participer au processus décisionnel.

(13)  Afin de garantir un processus décisionnel approprié, efficace et rapide, le président, le vice-président et les directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales et le représentant de l’autorité compétente de l’État membre dans lequel la contrepartie centrale est établie devraient avoir droit de vote. Les représentants de la BCE, de la Commission et de la ou des banques centrales concernées, de même que les observateurs, ne devraient pas avoir de droit de vote. Le comité de surveillance des contreparties centrales devrait prendre ses décisions à la majorité simple de ses membres, et le président devrait disposer d’une voix prépondérante en cas d’égalité des voix.

(14)  Le comité de surveillance des contreparties centrales devrait être responsable de tâches spécifiques assignées en vertu du règlement (UE) nº 648/2012 afin d’assurer le bon fonctionnement du marché intérieur ainsi que la stabilité financière de l’Union et de ses États membres.

(15)  Afin d'assurer une surveillance efficace, il faut que le comité de surveillance des contreparties centrales dispose d'un personnel spécialisé disposant des connaissances, des compétences et de l'expérience suffisantes et de ressources suffisantes pour garantir son autonomie, son indépendance et un fonctionnement en adéquation avec ses tâches. L’impact budgétaire des nouveaux pouvoirs de surveillance de l’AEMF sur les contreparties centrales doit être pris en considération dans l’état prévisionnel établi par l’AEMF conformément au règlement (UE) nº 1095/2010.

(16)  Afin d’assurer un niveau approprié d’expertise et de responsabilité, le président, le vice-président et les directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales devraient être nommés sur la base de leurs qualifications, de leurs compétences, de leur connaissance de la compensation, de la post-négociation et des questions financières, et de leur expérience en rapport avec la surveillance et la réglementation des contreparties centrales. Ils devraient être choisis sur la base d'une procédure de sélection ouverte. En consultation avec les autorités nationales compétentes, la Commission devrait soumettre à l'approbation du Parlement européen une proposition pour la nomination de candidats. À la suite de l'approbation de cette proposition par le Parlement européen, le Conseil devrait adopter une décision d'exécution.

(17)  Pour des raisons de transparence et de contrôle démocratique, et pour garantir les droits des institutions de l’Union, le président, le vice-président et les directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales devraient pouvoir répondre devant le Parlement européen et le Conseil de toute décision prise sur la base du présent règlement.

(18)  Le président, le vice-président et les directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales devraient agir de manière indépendante et objective dans l’intérêt de l’Union. Ils devraient veiller à ce que le bon fonctionnement du marché intérieur et la stabilité financière dans chaque État membre et dans l'Union soient dûment pris en considération.

(19)  Afin de promouvoir une surveillance cohérente des contreparties centrales de l’Union et de pays tiers dans l’ensemble de l’Union, le président du comité de surveillance des contreparties centrales devrait présider et diriger les réunions des collèges, auxquelles devraient assister et les membres permanents du comité de surveillance des contreparties centrales. La BCE devrait, le cas échéant et conformément au règlement (UE) nº 1024/2013 du Conseil, également siéger dans les collèges afin de pouvoir exercer son mandat conformément à l'article 127 du TFUE.

(20)  Afin d’assurer un processus de prise de décision approprié et efficace, le président du comité de surveillance des contreparties centrales devrait disposer d’une voix ▐ au sein des collèges, tandis que le vice-président, les directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales et le représentant de la Commission ne devraient pas voter. Les membres actuels des collèges devraient continuer d'exercer leurs droits de vote actuels.

(20 bis)  Dans le cadre du présent règlement modificatif, les autorités nationales compétentes devraient continuer d’exercer leurs responsabilités de surveillance actuelles en vertu du règlement (UE) nº 648/2012. Toutefois, afin de promouvoir la cohérence dans la surveillance des contreparties centrales dans l’ensemble de l’Union, il conviendrait de répartir les compétences en fonction des décisions concernées. Il conviendrait de distinguer trois catégories de décisions: celles pour lesquelles les autorités compétentes doivent obtenir l'accord préalable de l’AEMF, celles pour lesquelles les autorités compétentes doivent consulter l’AEMF et celles pour lesquelles les autorités compétentes doivent rester seules responsables.

(20 ter)  La surveillance efficace de la contrepartie centrale repose sur le renforcement des compétences, de l’expertise et des capacités ainsi que sur la mise en place de relations de coopération et les échanges entre institutions. Étant donné que tous ces processus se développent au fil du temps et suivent leur propre dynamique, la définition d’un système de surveillance fonctionnel, efficace et efficient pour les contreparties centrales devrait tenir compte de son évolution potentielle à long terme. Par conséquent, la répartition des compétences définie dans le présent règlement modificatif est destinée à évoluer avec le développement du rôle et des capacités de l’AEMF.

(21)  Étant donné que des différends peuvent survenir entre l’AEMF et les autorités nationales compétentes pour certaines décisions à prendre, un mécanisme spécifique est institué pour les cas de désaccord entre l’AEMF et les autorités nationales compétentes. Lorsqu’une autorité compétente est en désaccord avec la modification proposée ou l'objection de l'AEMF, elle devrait avoir le droit de présenter une demande motivée au conseil des autorités de surveillance afin que celui-ci évalue cette objection ou modification. Le conseil des autorités de surveillance peut approuver ou rejeter les objections ou modifications de l'AEMF. De même, il est nécessaire de mieux refléter les mandats des banques centrales d'émission concernant leurs responsabilités en matière de politique monétaire, en raison des risques potentiels que le dysfonctionnement d'une contrepartie centrale pourrait représenter pour la mise en œuvre de la politique monétaire de l'Union et le bon fonctionnement des systèmes de paiement.

(21 bis)  Les banques centrales d'émission concernées devraient être consultées par l’AEMF ou l’autorité compétente, le cas échéant, pour certaines décisions▐, notamment lorsque ces décisions portent sur le système de paiement et de règlement de la contrepartie centrale et les procédures connexes de gestion du risque de liquidité pour les opérations libellées dans la monnaie de cette banque centrale d'émission. À la fin de la période de consultation des banques centrales d'émission, l’AEMF ou l'autorité compétente devrait tout mettre en œuvre pour répondre favorablement aux modifications proposées par les banques centrales. Lorsque le projet de décision ne reprend pas les modifications proposées par une banque centrale d'émission, l’AEMF ou l'autorité compétente devrait en informer la banque centrale d’émission en question par écrit, en précisant ses motifs et en apportant une explication de tout écart important par rapport à ces modifications.

(22)  Afin de permettre à l'AEMF d'exercer efficacement ses missions à l'égard des contreparties centrales, les contreparties centrales de l'Union comme des pays tiers devraient acquitter des frais pour les tâches de surveillance et d'administration de l'AEMF. Ces frais devraient être proportionnels au chiffre d'affaires de la contrepartie centrale concernée et couvrir les demandes d’agrément des contreparties centrales de l’Union, les demandes de reconnaissance des contreparties centrales de pays tiers et les frais annuels associés aux tâches qui relèvent de la responsabilité de l’AEMF. La Commission devrait préciser dans un acte délégué le type de frais concernés, les éléments donnant lieu à leur perception, leur montant et les modalités de leur paiement par les contreparties centrales de l'Union agréées ou demandant l'agrément et par les contreparties centrales de pays tiers bénéficiant d'une reconnaissance d'équivalence.

(23)  Le dispositif de surveillance prévu dans le présent règlement pour les contreparties centrales des pays tiers offrant des services de compensation au sein de l'Union doit aussi être révisé. Il convient d'améliorer l'accès aux informations, la capacité d'effectuer des inspections sur place et la possibilité pour les autorités concernées de l'Union et des États membres de partager des informations sur les contreparties centrales de pays tiers, afin d'éviter d'importantes implications pour les entités de l'Union en termes de stabilité financière. Il existe également un risque que les modifications apportées aux règles des contreparties centrales ou au cadre réglementaire dans un pays tiers ne puissent pas être prises en considération et aient une incidence négative sur les résultats en matière de réglementation ou de surveillance, entraînant des conditions de concurrence inégales entre les contreparties centrales de l'UE et des pays tiers.

(24)  Un volume considérable d'instruments financiers libellés dans les monnaies des États membres est compensé par des contreparties centrales de pays tiers reconnues. Ce volume augmentera considérablement lorsque le Royaume-Uni quittera l'Union et que les contreparties centrales qui y sont établies ne seront plus régies par les exigences du présent règlement. Les accords de coopération conclus dans le cadre des collèges d'autorités de surveillance ne seront plus soumis aux garanties et aux procédures prévues par le présent règlement, et notamment à la juridiction de la Cour de justice de l'Union européenne. Cette évolution implique que les autorités de l'Union et des États membres auront d'importants défis à relever pour préserver la stabilité financière.

(25)  Dans le cadre de son engagement en faveur de l'intégration des marchés financiers, la Commission devrait continuer de déterminer, au moyen de décisions d'équivalence, le respect des exigences du règlement (UE) nº 648/2012 par les cadres juridiques et prudentiels de pays tiers. Afin d'améliorer la mise en œuvre du régime d'équivalence actuel en ce qui concerne les contreparties centrales de pays tiers, la Commission devrait pouvoir, si nécessaire, préciser les critères d'évaluation de l'équivalence des régimes dont elles relèvent. Il est également nécessaire de permettre à l'AEMF de surveiller les évolutions en matière de réglementation et de surveillance dans les régimes des contreparties centrales des pays tiers qui ont été jugés équivalents par la Commission, afin de garantir que les critères d'équivalence et les conditions spécifiques définies pour leur utilisation continuent d'être remplis par les pays tiers. L'AEMF devrait rendre compte de ses conclusions à la Commission à titre confidentiel.

(26)  La Commission peut actuellement modifier, suspendre, réviser ou révoquer une décision d'équivalence à tout moment, en particulier lorsqu'il se produit dans un pays tiers des événements ayant une incidence sensible sur les éléments évalués au regard des critères d'équivalence prévus par le présent règlement. Si les autorités concernées d'un pays tiers cessent de bonne foi de coopérer avec l'AEMF ou avec d'autres autorités de surveillance de l'Union, ou ne respectent pas de manière continue les critères d'équivalence applicables, la Commission peut également, entre autres mesures, avertir l'autorité du pays tiers ou publier une recommandation spécifique. Si la Commission décide à un moment quelconque de révoquer l'équivalence d'un pays tiers, elle peut reporter la date d'exécution de cette décision afin de parer au risque de dégradation de la stabilité financière ou de perturbation du marché. Outre les pouvoirs dont elle dispose actuellement, la Commission devrait également pouvoir établir des conditions spécifiques visant à garantir ce que les critères d'équivalence continueront d'être respectés de manière continue par le pays tiers ayant fait l'objet d'une décision d'équivalence. La Commission devrait également pouvoir établir des conditions garantissant que l'AEMF est effectivement en mesure d'exercer ses responsabilités à l'égard des contreparties centrales des pays tiers reconnues en vertu du présent règlement ou en ce qui concerne le suivi, dans les pays tiers, des évolutions en matière de réglementation et de surveillance ayant une incidence sur les décisions d'équivalence adoptées.

(27)  Étant donné la dimension transfrontière de plus en plus marquée des contreparties centrales et des interconnexions dans le système financier de l'Union, il est nécessaire d'améliorer la capacité de l'Union à identifier, suivre et atténuer les risques potentiels liés aux contreparties centrales des pays tiers. Il convient par conséquent de renforcer le rôle de l'AEMF pour lui permettre de surveiller de manière effective les contreparties centrales des pays tiers qui demandent une reconnaissance d'équivalence en vue de fournir des services de compensation dans l'Union. Il convient également d'impliquer davantage les banques centrales d'émission de l'Union dans la reconnaissance et la surveillance des contreparties centrales des pays tiers qui exercent des activités dans la monnaie émise par ces banques centrales. Les banques centrales d'émission de l'Union devraient donc être consultées sur certains aspects touchant à leurs compétences en matière de politique monétaire concernant les instruments financiers libellés en monnaies de l'Union dont un volume important est compensé par des contreparties centrales établies en dehors de l'Union.

(28)  Une fois que la Commission a déterminé que le cadre juridique et prudentiel d'un pays tiers est équivalent au cadre de l'Union, le processus de reconnaissance de contreparties centrales de ce pays tiers devrait tenir compte des risques que celles-ci représentent pour la stabilité financière de l'Union ou des États membres.

(29)  Lors de l’examen d’une demande de reconnaissance d’une contrepartie centrale d’un pays tiers, l’AEMF devrait évaluer le degré de risque systémique que représente cette contrepartie centrale pour la stabilité financière de l’Union ou d’un ou plusieurs de ses États membres. Lorsqu'elle procède à cette évaluation, l’AEMF devrait tenir compte de l'activité menée par la contrepartie centrale dans l’Union ainsi que des autres activités de la contrepartie centrale en dehors de l’Union dans la mesure où ces activités en dehors de l’Union sont susceptibles d'affecter la complexité globale de la contrepartie centrale.

(29 bis)  L’AEMF devrait évaluer le degré de risque systémique qu’une contrepartie centrale qui présente une demande de reconnaissance représente pour la stabilité financière de l’Union ou d’un ou plusieurs de ses États membres en s’appuyant sur les critères objectifs et transparents prévus dans le présent règlement. Un acte délégué de la Commission devrait préciser ces critères. Lorsqu’il précise ces critères, cet acte délégué devrait tenir compte de la nature des transactions compensées par la contrepartie centrale, y compris leur complexité, la volatilité de leurs prix et leur maturité moyenne, ainsi que de la transparence et de la liquidité des marchés concernés et de la mesure dans laquelle les activités de compensation de la contrepartie centrale sont libellées en euros ou dans une autre monnaie de l’Union. À cet égard, les caractéristiques spécifiques de certains contrats dérivés agricoles cotés et exécutés sur des marchés réglementés de pays tiers, qui concernent des marchés qui desservent largement des contreparties non financières nationales dans ce pays tiers et qui gèrent leurs risques commerciaux au moyen de ces contrats, peuvent présenter un risque négligeable pour les membres compensateurs et les systèmes de négociation de l’Union, car ils ont un faible degré d’interconnexion systémique avec le reste du système financier. Lorsqu’un cadre pour le redressement et la résolution des contreparties centrales est en vigueur dans le pays tiers d’établissement de la contrepartie centrale qui demande la reconnaissance, l’AEMF devrait également en tenir compte dans son analyse du degré de risque systémique que représente cette contrepartie centrale pour la stabilité financière de l’Union ou d’un ou plusieurs de ses États membres.

(30)  Il convient de considérer les contreparties centrales qui ne présentent pas d'importance systémique pour la stabilité financière de l'Union ou d’un ou plusieurs de ses États membres comme des contreparties centrales de «catégorie 1». Il convient de considérer les contreparties centrales présentant ou susceptibles de présenter une importance systémique pour la stabilité financière de l'Union ou d’un ou plusieurs de ses États membres comme des contreparties centrales de «catégorie 2». Si l’AEMF considère que la contrepartie centrale d’un pays tiers ne présente pas d’importance systémique pour la stabilité financière de l’Union ou d’un ou plusieurs de ses États membres, les conditions de reconnaissance actuelles en vertu du règlement (UE) nº 648/2012 devraient s’appliquer à cette contrepartie centrale. Si l'AEMF considère que la contrepartie centrale d'un pays tiers présente une importance systémique, elle devrait lui appliquer des exigences supplémentaires proportionnelles au degré de risque qu'elle représente. L'AEMF ne devrait reconnaître cette contrepartie centrale que si elle satisfait à ces exigences.

(31)  Les exigences supplémentaires devraient inclure certaines exigences prudentielles énoncées dans le règlement (UE) nº 648/2012 qui visent à renforcer la sécurité et l'efficience d'une contrepartie centrale. L'AEMF devrait être chargée directement de veiller à ce qu'une contrepartie centrale de pays tiers d'importance systémique réponde à ces exigences. Des exigences connexes devraient également permettre à l'AEMF de surveiller pleinement et efficacement cette contrepartie centrale.

(32)  Afin d’assurer la participation appropriée de la ou des banques centrales d’émission, toute contrepartie centrale d’un pays tiers qui revêt une importance systémique devrait également satisfaire aux exigences pertinentes que la ou les banques centrales d’émission jugent nécessaires, comme le prévoit le présent règlement. La ou les banques centrales d’émission devraient confirmer à l’AEMF si la contrepartie centrale du pays tiers répond ou non à▐ ces exigences supplémentaires dans un délai de 150 jours à compter de la transmission d’une demande complète par la contrepartie centrale.

(32 bis)  Lorsqu’une banque centrale d'émission décide d’imposer une exigence supplémentaire à une contrepartie centrale d'un pays tiers qui revêt une importance systémique, elle devrait s’efforcer de rendre sa décision la plus transparente possible tout en respectant comme il se doit la nécessité de protéger les informations confidentielles ou sensibles.

(32 ter)  Les banques centrales d’émission devraient évaluer la résilience des contreparties centrales reconnues de pays tiers face à des évolutions négatives des marchés compte tenu du risque qu’elles présentent pour la stabilité de la monnaie de la banque centrale d’émission, la transmission de la politique monétaire et le bon fonctionnement des systèmes de paiement. Dans ces cas, la coopération et l'échange d’informations entre les banques centrales d'émission et l’AEMF devraient être garantis afin d'éviter les doubles emplois.

(32 quater)  Les situations exceptionnelles qui perturbent la transmission de la politique monétaire ou le bon fonctionnement des systèmes de paiement peuvent, dans la mesure autorisée par le cadre institutionnel d’une banque centrale d’émission, entraîner l’imposition, à des contreparties centrales de pays tiers qui revêtent une importance systémique, d’exigences en matière de risque de liquidité, de systèmes de règlement, de marges, de contrats de garantie financière ou d’accords d’interopérabilité. Dans ces situations, les banques centrales d'émission et l’AEMF devraient coopérer et s’échanger les informations, notamment leur analyse des risques que présente la situation et sa durée possible ainsi que les effets escomptés des exigences qui seront imposées.

(32 quinquies)  La coopération et l’échange d’informations entre l’Union et les autorités de surveillance des pays tiers sont essentiels pour garantir la surveillance efficace des contreparties centrales de pays tiers et pour permettre à toutes les autorités compétentes de réagir aux situations d’urgence de manière coordonnée, efficace et efficiente. Par conséquent, l’AEMF devrait mettre en place, avec les autorités compétentes concernées des pays tiers dont les cadres juridiques et les dispositifs de surveillance ont été reconnus comme équivalents au présent règlement, des modalités de coopération qui devraient couvrir tous les éléments nécessaires pour garantir, notamment, le bon échange d’informations, la coordination des activités de surveillance, le suivi efficace des évolutions en matière de réglementation et de surveillance dans le pays tiers ainsi que la coopération efficace dans les situations d'urgence.

(33)  Le degré de risque représenté par une contrepartie centrale d'importance systémique pour le système financier de l'Union et sa stabilité varie. Les exigences applicables aux contreparties centrales d'importance systémique devraient donc être appliquées de manière proportionnée aux risques que chaque contrepartie centrale peut présenter pour l'Union. Si l’AEMF, en accord avec la ou les banques centrales d’émission concernées, conclut que la contrepartie centrale d’un pays tiers présente une importance systémique telle que le respect des exigences supplémentaires fixées par le présent règlement n’apporte pas une réponse suffisante face aux risques pour la stabilité financière de l’Union ou d’un ou plusieurs de ses États membres, l’AEMF devrait avoir le droit de recommander à la Commission de ne pas reconnaître cette contrepartie centrale et de préciser des services ou activités de compensation spécifiques qui ne devraient, selon elle, être fournis qu’aux membres compensateurs et aux plateformes de négociation établis dans l’Union par une contrepartie centrale agréée conformément au présent règlement. Sur la base de cette recommandation, la Commission devrait pouvoir adopter un acte délégué déclarant que certains ou l’ensemble des services fournis par cette contrepartie centrale sont uniquement fournis aux membres compensateurs et aux plateformes de négociation établis dans l’Union par une contrepartie centrale établie dans l’Union et agréée à ce titre. Cet acte délégué devrait pouvoir préciser une période d'adaptation suffisante pour la contrepartie centrale, ses membres compensateurs et leurs clients, assortie des conditions auxquelles cette contrepartie centrale peut être provisoirement reconnue au cours de cette période d'adaptation et de toute mesure qui devrait être prise pendant cette période pour limiter les coûts potentiels pour les membres compensateurs et leurs clients, notamment ceux qui sont établis dans l'Union.

(34)  L'AEMF devrait réexaminer régulièrement la reconnaissance des contreparties centrales de pays tiers ainsi que leur classification comme contrepartie centrale de catégorie 1 ou de catégorie 2. À cet égard, l'AEMF devrait notamment examiner les changements intervenus dans la nature, la taille et la complexité des activités de la contrepartie centrale du pays tiers. Ces réexamens devraient avoir lieu au moins tous les deux ans ou tous les cinq ans en fonction de la mesure dans laquelle les instruments financiers compensés par la contrepartie centrale sont libellés dans des monnaies de l’Union. Des réexamens devraient aussi avoir lieu à chaque fois qu’une contrepartie centrale reconnue d’un pays tiers étend la gamme de ses activités et services dans l’Union. À la suite de ces réexamens, sans préjudice de son droit de recommander à la Commission de ne pas reconnaître une contrepartie centrale, l'AEMF devrait être en mesure de reclasser une contrepartie centrale de la catégorie 1 à la catégorie 2 et inversement. Une période d’adaptation devrait être autorisée en cas de reclassification de la catégorie 1 à la catégorie 2.

(35)  L'AEMF devrait également pouvoir prendre en considération la mesure dans laquelle la conformité d'une contrepartie centrale de pays tiers d'importance systémique avec les exigences applicables dans ce pays tiers est comparable à la conformité de cette contrepartie centrale avec les exigences du règlement (UE) nº 648/2012. Dans le cadre de cette évaluation, l’AEMF devrait tenir compte, le cas échéant, de l’éventuelle adoption par la Commission d’un acte d’exécution établissant que les cadres juridiques et les dispositifs de surveillance du pays tiers dans lequel la contrepartie centrale est établie sont équivalents à ceux prévus par le présent règlement, ainsi que de toutes les conditions susceptibles de déterminer l’application de cet acte d’exécution. Afin de garantir la proportionnalité, l’AEMF devrait également examiner, dans le cadre de cette évaluation, dans quelle mesure les instruments financiers compensés par les contreparties centrales sont libellés dans des monnaies de l’Union. La Commission devrait adopter un acte délégué précisant les modalités et conditions de l’évaluation du caractère comparable de la conformité.

(36)  L'AEMF devrait disposer de toutes les compétences nécessaires pour surveiller les contreparties centrales de pays tiers reconnues afin de garantir leur conformité continue avec les exigences du règlement (UE) nº 648/2012. Dans certains domaines,▌ la ou les banques centrales d’émission devraient être consultées en ce qui concerne les aspects du projet de décision qui portent sur la monnaie qu’elles émettent. À la fin de la période de consultation des banques centrales d’émission, le comité de surveillance des contreparties centrales devrait tout mettre en œuvre pour appliquer les modifications qu’elles lui ont proposées. Lorsque le comité de surveillance ne répercute pas, dans le projet de décision qu’il soumet au conseil des autorités de surveillance, les modifications proposées par une banque centrale d’émission, il devrait en informer la banque centrale d’émission en question par écrit, en précisant ses motifs et en apportant une explication de tout écart important par rapport aux modifications proposées.

(36 bis)  Afin de faciliter l’échange d’informations sur les contreparties centrales de pays tiers, il conviendrait de créer des collèges pour les contreparties centrales de pays tiers. Ces collèges devraient réunir des membres permanents du comité de surveillance des contreparties centrales, des autorités compétentes des États membres, des banques centrales d'émission et des autorités de surveillance des entités établies dans l’Union sur lesquelles les opérations des contreparties centrales de pays tiers sont susceptibles d’avoir une incidence, à savoir les membres compensateurs, les plateformes de négociation et les dépositaires centraux de titres. Les collèges des contreparties centrales de pays tiers peuvent demander au président du comité de surveillance des contreparties centrales d’aborder certaines questions concernant une contrepartie centrale établie dans un pays tiers.

(38)  L'AEMF devrait pouvoir infliger des astreintes afin de contraindre une contrepartie centrale de pays tiers à mettre fin à une infraction, à fournir les informations complètes et exactes requises par l'AEMF ou à se soumettre à une enquête ou à une inspection sur place.

(39)  L'AEMF devrait être en mesure d'infliger des amendes aux contreparties centrales de catégorie 1 et de catégorie 2 lorsqu'elle constate qu'elles ont commis, intentionnellement ou par négligence, une infraction au présent règlement en fournissant des informations erronées ou trompeuses à l'AEMF. En outre, l'AEMF devrait être en mesure d'infliger des amendes aux contreparties centrales de catégorie 2 lorsqu'elle constate qu'elles ont commis, intentionnellement ou par négligence, une infraction aux exigences supplémentaires qui leur sont applicables en vertu du présent règlement.

(40)  Les amendes devraient être infligées selon le niveau de gravité de l'infraction. Les infractions devraient être réparties en différents groupes auxquels seraient attribuées des amendes d'un montant spécifique. Pour calculer l'amende correspondant à chaque infraction, l'AEMF devrait procéder en deux temps: d'abord fixer le montant de base puis ajuster ce montant de base, le cas échéant, en l'ajustant au moyen de coefficients. Le montant de base devrait être établi en prenant en compte le chiffre d'affaires annuel de la contrepartie centrale de pays tiers concernée, et les ajustements devraient être faits en majorant ou en minorant le montant de base par l'application des coefficients applicables conformément au présent règlement.

(41)  Le présent règlement devrait fixer des coefficients correspondant à des circonstances aggravantes ou atténuantes, afin de donner à l'AEMF les outils nécessaires pour décider d'une amende qui soit proportionnée à la gravité de l'infraction commise par la contrepartie centrale du pays tiers, compte tenu des circonstances dans lesquelles celle-ci est commise.

(42)  La décision d'imposer des amendes ou des astreintes devrait se fonder sur une enquête indépendante.

(43)  Avant de prendre la décision d'imposer une amende ou une astreinte, l'AEMF devrait accorder aux personnes qui font l'objet de la procédure la possibilité d'être entendues, afin de respecter les droits de la défense.

(44)  L'AEMF devrait s'abstenir d'infliger des amendes ou des astreintes dans les cas où un acquittement ou une condamnation, prononcés antérieurement pour des faits identiques ou pour des faits analogues en substance, ont acquis force de chose jugée à l'issue d'une procédure pénale dans le cadre du droit national.

(45)  Les décisions de l'AEMF imposant des amendes et des astreintes devraient être exécutables, et leur exécution devrait être soumise aux règles de procédure civile en vigueur dans l'État sur le territoire duquel elle a lieu. Les règles de procédure civile ne devraient pas inclure de règles de procédure pénale mais pourraient comprendre des règles de procédure administrative.

(46)  Dans le cas d'une infraction commise par une contrepartie centrale de catégorie 2, l'AEMF devrait être habilitée à appliquer une série de mesures de surveillance, y compris à exiger d'une contrepartie centrale de catégorie 2 qu'elle mette fin à l'infraction et, en dernier ressort, lui retirer la reconnaissance si elle a enfreint de manière grave ou répétée les dispositions du présent règlement. L'AEMF devrait appliquer ces mesures de surveillance en tenant compte de la nature et de la gravité de l'infraction et dans le respect du principe de proportionnalité. Avant de prendre une décision relative à des mesures de surveillance, l'AEMF devrait accorder aux personnes qui font l'objet de la procédure la possibilité d'être entendues, afin de respecter les droits de la défense.

(47)  La validation de modifications importantes des modèles et des paramètres adoptés par la contrepartie centrale pour calculer les exigences de marge, les contributions au fonds de défaillance, les exigences en matière de garanties et autres mécanismes de maîtrise des risques devrait être conforme à la nouvelle exigence d'accord préalable de l'AEMF pour certaines décisions de l'autorité nationale compétente, en ce qui concerne les contreparties centrales établies dans l'Union. Afin de simplifier les procédures de validation des modèles, une seule validation par l'autorité nationale compétente qui est soumise à l'accord préalable de l'AEMF devrait remplacer les deux validations auxquelles l'autorité nationale compétente et l'AEMF devaient procéder de manière indépendante. En outre, l'interaction entre cette validation et la décision du collège devrait être clarifiée. L'adoption préliminaire d'une modification importante de ces modèles ou paramètres devrait être possible lorsque cela est nécessaire, en particulier lorsqu'une modification rapide est nécessaire pour garantir une bonne gestion des risques de la contrepartie centrale.

(48)  Le pouvoir d'adopter des actes conformément à l'article 290 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne devrait être délégué à la Commission pour: préciser davantage le type de frais perçus, les éléments donnant lieu à leur perception, leur montant et leurs modalités de paiement; préciser les conditions de définition des critères appliqués pour déterminer si une contrepartie centrale d’un pays tiers présente, ou est susceptible de présenter, une importance systémique pour la stabilité financière de l’Union ou d’un ou plusieurs de ses États membres, ainsi que préciser les critères permettant de considérer qu’une contrepartie centrale est d’importance systémique; préciser les exigences supplémentaires que les banques centrales d'émission peuvent imposer à une contrepartie centrale d'un pays tiers présentant une importance systémique; préciser que les services fournis par une contrepartie centrale d’un pays tiers ne sont fournis qu’après agrément conformément à l’article 14 et après toute période d’adaptation qui y est liée; préciser davantage les critères qui seront utilisés dans ses évaluations de l'équivalence de pays tiers; préciser comment et sous quelles conditions certaines exigences doivent être remplies par les contreparties centrales des pays tiers; préciser davantage les règles de procédure relatives à l'imposition des amendes ou des astreintes, y compris les dispositions relatives aux droits de la défense, aux délais, à la perception d'amendes ou d'astreintes et aux délais de prescription pour l'imposition et l'exécution de sanctions; prendre des mesures visant à modifier l'annexe IV afin de tenir compte de l'évolution des marchés financiers.

(49)  Afin d'assurer des conditions uniformes d'exécution du présent règlement, notamment en ce qui concerne la reconnaissance des contreparties centrales de pays tiers et l'équivalence des cadres juridiques de pays tiers, il convient de conférer des compétences d'exécution à la Commission.

(50)  Étant donné que les objectifs du présent règlement, à savoir renforcer la sécurité et l'efficience des contreparties centrales en établissant des exigences uniformes pour leurs activités, ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres mais peuvent, en raison de leur dimension et de leurs effets, l’être mieux au niveau de l’Union, celle-ci peut prendre des mesures conformément au principe de subsidiarité énoncé à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité tel qu'énoncé audit article, le présent règlement n'excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre ces objectifs.

(51)  L'utilisation par l'AEMF de son pouvoir de reconnaître une contrepartie centrale d'un pays tiers comme contrepartie centrale de catégorie 1 ou de catégorie 2 devrait être différée jusqu'à ce que les critères permettant de déterminer si une contrepartie centrale de pays tiers présente ou est susceptible de présenter une importance systémique pour le système financier de l'Union ou un ou plusieurs de ses États membres soient précisés.

(52)  Il convient dès lors de modifier en conséquence le règlement (UE) nº 1095/2010 et le règlement (UE) nº 648/2012,

ONT ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:

Article 2

Modifications du règlement (UE) nº 648/2012

Le règlement (UE) nº 648/2012 est modifié comme suit:

1.  À l’article 6, le paragraphe 2, le point b) est remplacé par le texte suivant:

«b) les contreparties centrales qui sont agréées conformément à l'article 17 ou reconnues conformément à l'article 25 et la date d'agrément ou de reconnaissance, indiquant quelles contreparties centrales sont agréées ou reconnues aux fins de l'obligation de compensation».

1 bis.  À l'article 15, les paragraphes suivants sont insérés:

«1 bis. Aux fins du paragraphe 1, l’extension des activités à de nouvelles activités ou à de nouveaux services nécessite une extension de l’autorisation dès lors que l’une des conditions suivantes est remplie:

a) le nouveau service ou la nouvelle activité expose la contrepartie centrale à des risques nouveaux ou accrus;

b) le nouveau service fourni ou la nouvelle activité menée concerne une catégorie d’instruments financiers qui présentent un profil de risque différent ou des différences significatives avec les produits déjà compensés par la contrepartie centrale;

c) le nouveau service fourni ou la nouvelle activité menée concerne une catégorie d’instruments financiers qui ne figuraient pas dans la décision d’agrément de la contrepartie centrale.

1 ter. Afin d’assurer des conditions d’application uniformes du paragraphe 1, l’AEMF, en étroite collaboration avec le SEBC, élabore des projets de normes techniques de réglementation établissant une liste d’indicateurs pour définir plus avant les conditions visées au paragraphe 1 bis.

L’AEMF soumet ces projets de normes techniques de réglementation à la Commission au plus tard le... [douze mois après la date d’entrée en vigueur du présent règlement modificatif]. Est délégué à la Commission le pouvoir d'adopter les normes techniques de réglementation visées au premier alinéa, conformément aux articles 10 à 14 du règlement (UE) nº 1095/2010.»

2.  À l'article 17, le paragraphe 3 est remplacé par le texte suivant:

«3. Dans un délai de trente jours ouvrables à compter de la réception de la demande, l'autorité compétente, en consultation avec l'AEMF, vérifie si celle-ci est complète. Lorsque la demande est incomplète, l'autorité compétente fixe un délai à l'échéance duquel la contrepartie centrale qui présente la demande doit lui communiquer des informations complémentaires. Dès réception de ces informations complémentaires, l'autorité compétente les transmet immédiatement à l'AEMF et au collège établi conformément à l'article 18, paragraphe 1. Une fois qu'elle a vérifié, en consultation avec l'AEMF, qu'une demande était complète, l'autorité compétente en informe la contrepartie centrale qui a présenté la demande et les membres du collège.»

2 bis.  À l’article 17, paragraphe 4, le quatrième alinéa est remplacé par le texte suivant:

«Lorsqu'un avis conjoint tel que visé au troisième alinéa ne peut être adopté d'un commun accord et lorsque le collège a émis un avis défavorable à la majorité simple, l'une des autorités compétentes concernées ▌peut, dans un délai de trente jours civils à compter de l'adoption de cet avis défavorable, saisir l'AEMF, conformément à l'article 19 du règlement (UE) nº 1095/2010.»

3.  L’article 18 est modifié comme suit:

(a)  Le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant:

«1. Dans les trente jours civils suivant la transmission d'une demande complète conformément à l'article 17, l'autorité compétente de la contrepartie centrale crée un collège afin de faciliter l'accomplissement des tâches visées aux articles 15, 17, 49, 51 et 54.

Le président du comité de surveillance des contreparties centrales visé à l’article 22 bis dirige et gère le collège.»

(b)  Au paragraphe 2, le point a) est remplacé par le texte suivant:

«a) des membres permanents du comité de surveillance des contreparties centrales visés à l’article 22 bis, paragraphe 2, point a)

(c)  Au paragraphe 2, le point c) est remplacé par le texte suivant:

«(c) des autorités compétentes responsables de la surveillance des trois membres compensateurs de la contrepartie centrale▌apportant globalement, sur une période d'un an, la plus grande contribution au fonds de défaillance de la contrepartie centrale visé à l'article 42, y compris, le cas échéant, la BCE lorsqu'elle exerce les tâches de surveillance prudentielle des établissements de crédit au sein d’un mécanisme de surveillance unique qui lui sont conférées par le règlement (UE) nº 1024/2013 du Conseil(14), si ces autorités font part de leur intérêt à participer à ce collège.

(c bis)  Au paragraphe 2, le point c bis) suivant est inséré:

«c bis) des autorités compétentes des membres compensateurs autres que ceux visés au point c) sous réserve de l’accord de l’autorité compétente de la contrepartie centrale. Ces autorités compétentes demandent l’accord de l’autorité compétente de la contrepartie centrale pour participer au collège, en fondant la demande sur son évaluation de l’impact que pourraient avoir des difficultés financières d’une contrepartie centrale sur la stabilité financière du marché local de sa monnaie d’émission. Si l’autorité compétente de la contrepartie centrale n'accède pas à la demande, l’autorité compétente de la contrepartie centrale en expose les motifs par écrit, de manière complète et détaillée.»

(c ter)  Au paragraphe 4, le point c bis) suivant est inséré:

«c bis)  de l’élaboration d’un avis adressé au comité de surveillance des contreparties centrales lorsque ce comité est tenu de donner son accord ou qu’il est consulté conformément à l’article 21 bis.»

(c quater)  Le paragraphe 4 bis suivant est inséré:

«Lorsqu’un membre du collège estime, sur la base des informations échangées au titre du point b), que les pratiques de gestion des risques d'une contrepartie centrale ne satisfont pas à l'ensemble des exigences prévues dans le présent règlement ou sont de nature à affecter sa résilience, ledit membre peut informer l'autorité compétente et le collège de la question et demander qu’elle soit examinée au sein du collège. Le président du collège peut ensuite inscrire à l’ordre du jour de la réunion suivante du collège l’examen de la question soulevée par le membre. À la suite de cet examen, si au moins un tiers des membres du collège, à l’exclusion du membre qui est à l’origine de cet examen, soutient la rédaction d’une recommandation visant à se saisir de la question soulevée et à améliorer la résilience de la contrepartie centrale, le président invite le collège à rédiger cette recommandation.

Le collège peut adopter la recommandation visée au premier alinéa à la majorité simple de ses membres.

Il incombe alors à l'AEMF d'examiner la question et la recommandation dans les 30 jours suivant l'adoption de la recommandation par le collège et de demander, le cas échéant, que soit prise une mesure spécifique de surveillance en application de l'article 21 bis, paragraphe 3.

Elle en informe immédiatement l'autorité compétente et le collège. L'autorité compétente tient le collège informé de toute action ou absence d'action ultérieure suite à la recommandation.

Lorsque l'autorité compétente omet de prendre une action dans les 90 jours suivant l'adoption de la recommandation et que cette omission peut se traduire par un défaut de conformité avec les exigences prévues dans le présent règlement, tout membre du collège peut, dans les 30 jours suivant l'expiration de la période de 90 jours, saisir l'AEMF conformément à l'article 19 du règlement (UE) nº 1095/2010.»

(c quinquies)  Le paragraphe 6 est remplacé par le texte suivant:

«6. Afin d'assurer le fonctionnement cohérent des collèges dans l'ensemble de l'Union, l'AEMF élabore, en étroite coopération avec le SEBC, des projets de normes techniques de réglementation précisant les conditions auxquelles les monnaies de l'Union visées au paragraphe 2, point h), sont considérées comme étant les plus pertinentes ainsi que les modalités pratiques visées au paragraphe 5.

L'AEMF soumet ces projets de normes techniques de réglementation à la Commission au plus tard le [un an après la date d'entrée en vigueur du présent règlement modificatif].

Est délégué à la Commission le pouvoir d'adopter les normes techniques de réglementation visées au premier alinéa, conformément aux articles 10 à 14 du règlement (UE) nº 1095/2010.»

3 bis.  À l'article 19, le paragraphe 1 bis suivant est inséré:

«1 bis. À la demande d'un membre du collège et pour autant qu'il soit adopté par une majorité du collège, l’avis peut prévoir des recommandations visant à améliorer la résilience de la contrepartie centrale.»

4.  À l'article 19, le paragraphe 3 est remplacé par le texte suivant:

«3. Un avis à la majorité du collège est adopté à la majorité simple de ses membres.

Lorsque le collège compte jusqu'à douze membres, deux de ses membres au maximum appartenant au même État membre disposent d'une voix et chaque membre votant dispose d'une voix. Lorsque le collège compte plus de douze membres, trois membres au maximum appartenant au même État membre disposent d'une voix et chaque membre votant dispose d'une seule voix.

Lorsque la BCE est membre du collège conformément à l'article 18, paragraphe 2, points a), c) et h), elle a le nombre de voix suivant:

i) un maximum de 2 voix dans les collèges qui comptent jusqu'à 12 membres;

ii) un maximum de 3 voix dans les collèges qui comptent plus de 12 membres.

Le représentant de la Commission est un membre qui ne prend pas part au vote. Le président du comité de surveillance des contreparties centrales dispose d'une voix, le vice-président et les directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales ne prennent pas part au vote au sein des collèges.»

5.  À l'article 20, le paragraphe 6 est remplacé par le texte suivant:

«6. L'autorité compétente de la contrepartie centrale communique son projet de décision assorti d'une motivation circonstanciée à l'AEMF et aux membres du collège, en tenant compte des réserves exprimées par les membres du collège.»

6.  L’article 21 est modifié comme suit:

(a)  Le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant:

«1. Sans préjudice du rôle du collège, les autorités compétentes visées à l'article 22, en étroite coopération avec l'AEMF, réexaminent les dispositifs, les stratégies, les processus et les mécanismes mis en œuvre par les contreparties centrales afin de se conformer au présent règlement et évaluent les risques, qui englobent, au minimum, les risques financiers, opérationnels et en matière de cybersécurité, auxquels les contreparties centrales sont exposées ou sont susceptibles d'être exposées.»

(b)  Le paragraphe 3 est remplacé par le texte suivant:

«3. L'AEMF établit la fréquence et l'étendue du réexamen et de l'évaluation visés au paragraphe 1, en tenant particulièrement compte de la taille, de l'importance systémique, de la nature, de l'échelle, de la complexité des activités et de l'interaction des contreparties centrales concernées avec d’autres infrastructures des marchés financiers. Le réexamen et l'évaluation ont lieu au moins une fois par an.

Les contreparties centrales font l’objet, le cas échéant, d'inspections appropriées sur place. Le personnel de l'AEMF peut décider de participer à ces inspections sur place.

L'autorité compétente communique à l'AEMF toute information reçue d'une contrepartie centrale et demande à la contrepartie centrale concernée toute information sollicitée par l'AEMF qu'elle ne peut fournir.»

(b bis)  Au paragraphe 6, deuxième alinéa, le point a) est remplacé par le texte suivant:

«a) procède, au moins une fois par an, à un examen par les pairs des activités de surveillance de toutes les autorités compétentes se rapportant à l'agrément et à la surveillance des contreparties centrales conformément à l'article 30 du règlement (UE) nº 1095/2010, ainsi qu’à une analyse comparative des pratiques de gestion des risques de toutes les contreparties centrales agréées conformément à l’article 14 dudit règlement; et»

7.  Au titre III, chapitre 2, les articles 21 bis, 21 ter et 21 quater suivants sont insérés:

«Article 21 bis

Procédures de coopération et de décision applicables aux contreparties centrales agréées

1. Lorsqu’elles exercent leurs missions conformément à l’article 22, paragraphe 1, les autorités compétentes:

a) élaborent des projets de décisions et les soumettent à l’approbation de l’AEMF avant l’adoption des décisions adoptées en vertu des articles 14, 15, 20, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36 et 49 du présent règlement ou adoptées dans l'exercice de leurs fonctions découlant des exigences énoncées dans lesdites dispositions;

b) élaborent des projets de décisions et les soumettent, pour consultation, à l’AEMF avant l’adoption des décisions adoptées en vertu des articles 24 et 54 du présent règlement ou adoptées dans l'exercice de leurs fonctions découlant des exigences énoncées dans lesdites dispositions;

c) peuvent adopter, sans les soumettre à l’AEMF pour approbation ou consultation, les décisions adoptées en vertu des articles 7, 8, 16, 21, 26, 27, 28, 29, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 50, 51, 52 et 53 du présent règlement et des articles 35 et 36 du règlement (UE) nº 600/2014 ou adoptées dans l'exercice de leurs fonctions découlant des exigences énoncées dans lesdites dispositions.

3. L'AEMF transmet aux autorités compétentes toute information pertinente susceptible de déboucher sur l'adoption d'une décision visée au paragraphe 1 et peut demander des mesures spécifiques de surveillance, y compris le retrait de l'agrément. Les autorités compétentes tiennent l'AEMF informée de toute action ou absence d'action ultérieure.

4. Lorsqu’un projet de décision est soumis à l’AEMF pour approbation en vertu du paragraphe 1, point a), le consentement de l'AEMF est réputé accordé à moins qu'elle ne propose des modifications ou s'oppose au projet de décision dans un délai maximum de 15 jours civils après avoir été informée de ce projet de décision. Lorsque l'AEMF propose des modifications ou s'oppose à un projet de décision, elle en expose les motifs par écrit, de manière complète et détaillée.

5. Lorsqu’un projet de décision est soumis à l’AEMF pour approbation en vertu du paragraphe 1, point a), et que l’AEMF propose des modifications, l’autorité compétente ne peut adopter la décision que telle que modifiée par l’AEMF.

Lorsqu’un projet de décision est soumis à l’AEMF pour approbation en vertu du paragraphe 1, point a), et que l’AEMF s’oppose à un projet de décision finale, l’autorité compétente n’adopte pas cette décision.

6. Lorsqu’un projet de décision est soumis à l’AEMF pour approbation en vertu du paragraphe 1, point a), et que l’autorité compétente est en désaccord avec la modification proposée ou l’objection de l’AEMF, elle peut présenter dans les 5 jours une demande motivée au conseil des autorités de surveillance visé à l’article 6, paragraphe 1, du règlement (UE) nº 1095/2010 afin que celui-ci évalue cette objection ou modification. Le conseil des autorités de surveillance approuve ou rejette les objections ou modifications de l'AEMF dans les 10 jours suivant cette demande, et le paragraphe 5 s'applique en conséquence.

6 bis. Lorsqu’un projet de décision est soumis à l’AEMF pour consultation en vertu du paragraphe 1, point b), l'AEMF répond à la consultation dans un délai maximum de 15 jours civils après avoir été informée de ce projet de décision.

6 ter. Lorsqu’un projet de décision est soumis à l’AEMF pour consultation en vertu du paragraphe 1, point b), l’autorité compétente prend dûment en compte les propositions de l’AEMF.

7. Sans préjudice des compétences de la Commission au titre de l'article 258 du TFUE, l'AEMF peut adopter une décision à l'égard d'un acteur du marché financier lui imposant de prendre les mesures nécessaires pour respecter les obligations qui lui incombent en vertu du droit de l'Union, y compris la cessation d'une pratique dans les cas suivants:

a) lorsqu'une autorité compétente ne se conforme pas au paragraphe 5 en cas d'objection ou de modification de l'AEMF à un projet de décision finale;

b) lorsqu'une autorité compétente, à la suite d'une demande de l'AEMF conformément au paragraphe 3, omet de prendre les mesures requises dans un délai raisonnable et que cette omission conduit un acteur du marché financier à enfreindre les exigences applicables prévues aux titres IV et V du présent règlement.

Les décisions adoptées en vertu du premier alinéa prévalent sur toute décision antérieure des autorités compétentes sur le même objet.

Article 21 bis bis

Consultation de la banque centrale d’émission

En ce qui concerne les décisions adoptées en vertu des articles 14, 15, 20, 41, 44, 46, 50 et 54, le comité de surveillance des contreparties centrales consulte toutes les banques centrales d’émission visées à l’article 18, paragraphe 2, point h), sur les aspects du projet de décision qui ont trait à la monnaie qu’elles émettent.

Chaque banque centrale d’émission répond à la demande de consultation dans les dix jours ouvrables suivant la transmission du projet de décision.

Lorsque, compte tenu de l'article 24, le comité de surveillance des contreparties centrales conclut que la situation rencontrée est une situation d’urgence, la période visée à l’alinéa précédent n’excède pas vingt-quatre heures.

À la fin de la période de consultation des banques centrales d'émission, le comité de surveillance des contreparties centrales ou l'autorité compétente met tout en œuvre pour répondre favorablement aux modifications proposées par les banques centrales d'émission.

Lorsqu’un projet de décision est soumis à l’AEMF pour approbation en vertu de l’article 21, paragraphe 1, point a), ou pour consultation en vertu de l’article 21, paragraphe 1, point b), et que l’autorité compétente ne répercute pas, dans le projet de décision qu’elle soumet au comité de surveillance des contreparties centrales, les modifications proposées par une banque centrale d’émission, le comité de surveillance des contreparties centrales en informe la banque centrale d’émission en question par écrit, en précisant ses motifs et en apportant une explication de tout écart important par rapport aux modifications proposées.

Article 21 quaterFrais

1. Les contreparties centrales s'acquittent des frais suivants:

a) les frais associés aux demandes d'agrément visées à l'article 17 ou aux demandes de reconnaissance en vertu de l'article 25, et

c) les frais annuels associés aux tâches de l'AEMF conformément au présent règlement.

1 bis. Les frais visés au paragraphe 1 sont proportionnels au chiffre d'affaires de la contrepartie centrale concernée et couvrent l'intégralité des dépenses que l'AEMF doit supporter pour l'agrément ou la reconnaissance de la contrepartie centrale, le cas échéant, et pour l'exercice des fonctions que lui assigne le présent règlement.

2. La Commission adopte un acte délégué conformément à l'article 82 pour préciser ▌:

a) les types de frais perçus;

b) les éléments donnant lieu à la perception des frais;

c) le montant des frais;

c bis) les modalités de paiement des frais par les entités suivantes:

i) les contreparties centrales établies dans l'Union qui sont agréées ou ont présenté une demande d'agrément;

ii) les contreparties centrales établies dans un pays tiers qui sont reconnues conformément à l'article 25, paragraphe 2;»

7 bis.  Les articles suivants sont insérés:

«Article 22 bisComité de surveillance des contreparties centrales de l’AEMF

1. L'AEMF crée un comité interne permanent en application de l'article 41 du règlement (UE) nº 1095/2010 afin de préparer les décisions et d'exercer les tâches relatives à la surveillance des contreparties centrales de l'Union et des pays tiers (le comité de surveillance des contreparties centrales).

Le comité de surveillance des contreparties centrales présente au conseil des autorités de surveillance des projets complets de décision en vue de leur adoption conformément à l’article 22 quater.

2. Le comité de surveillance des contreparties centrales est composé:

a) des membres permanents suivants:

i) un président, qui prend part au vote;

ii) un vice-président, qui exerce les fonctions du président en son absence et qui prend part au vote;

iii) quatre directeurs, qui prennent part au vote;

iv) un représentant de la BCE, qui ne prend pas part au vote; et

v) un représentant de la Commission, qui ne prend pas part au vote;

b) des membres non permanents suivants spécifiques à chaque contrepartie centrale à propos de laquelle le comité de surveillance des contreparties centrales se réunit:

i) un représentant de l’autorité compétente visée à l'article 22 pour chaque contrepartie centrale établie dans l’Union à propos de laquelle la contrepartie centrale se réunit. Ces représentants prennent part au vote mais, lorsqu’un État membre a désigné plusieurs autorités compétentes, cet État membre ne possède pas plus d’un droit de vote pour ce point.

ii) un représentant de chacune des banques centrales d’émission pertinentes visées à l’article 18, paragraphe 2, point h), pour chaque contrepartie centrale établie dans l’Union à propos de laquelle le comité de surveillance des contreparties centrales se réunit, qui ne prend pas part au vote;

iii) lorsque le comité de surveillance des contreparties centrales se réunit pour adopter ou examiner des décisions relevant des articles 41, 44, 46, 50 et 54, des représentants des banques centrales d'émission des monnaies de l'Union compensées ou à compenser par la contrepartie centrale à propos de laquelle le comité de surveillance des contreparties centrales se réunit, qui ne sont pas membres au titre du point ii), lesquels ne prennent pas part au vote.

Le président peut inviter en qualité d’observateurs, s’il y a lieu et au besoin, d’autres membres du collège de la contrepartie centrale concernée visés à l’article 18, paragraphe 2, aux réunions du comité de surveillance des contreparties centrales.

Lorsque le comité de surveillance des contreparties centrales exerce l’une des tâches visées au paragraphe 3, point b), les autorités des contreparties centrales des pays tiers reconnues par l’AEMF conformément à l’article 25 peuvent être invitées, s’il y a lieu, en qualité d’observateurs.

Lors de l’examen de décisions relevant de l’article 25, paragraphes 2 bis et 2 ter, ou des articles 25 ter, 41, 44 et 46, les banques centrales d’émission des instruments financiers compensés ou à compenser par la contrepartie centrale du pays tiers à propos de laquelle le comité de surveillance des contreparties centrales se réunit peuvent être invitées à participer aux travaux du comité de surveillance des contreparties centrales en qualité d’observateurs.

Les réunions du comité de surveillance des contreparties centrales sont organisées par son président à sa propre initiative ou à la demande de l'un de ses membres. Le comité de surveillance des contreparties centrales se réunit au moins cinq fois par an.

Lorsqu’une tâche du comité de surveillance des contreparties centrales ne concerne pas une contrepartie centrale spécifique établie dans l’Union, celui-ci n’est composé que des membres permanents visés au point a), de toutes les autorités visées au point b) i), et, le cas échéant, des banques centrales d’émission visées au point b) ii).

3. Le comité de surveillance des contreparties centrales est chargé de préparer les projets de décision qui seront présentés au conseil des autorités de surveillance:

a) lorsque l’AEMF est tenue de donner son approbation ou qu’elle est consultée conformément à l’article 21 bis; et

b) lorsque l'AEMF reconnaît et surveille les contreparties centrales des pays tiers conformément aux articles 25, 25 bis, 25 ter, 25 quater, 25 quinquies, 25 sexies, 25 septies, 25 octies, 25 nonies, 25 decies, 25 undecies, 25 quaterdecies et 25 quindecies.

4. Le président du comité de surveillance des contreparties centrales et les directeurs visés à l’article 22 bis, paragraphe 1, point a) i), sont des professionnels indépendants à temps plein. Ils sont désignés sur la base de leurs qualifications, de leurs compétences, de leur connaissance de la compensation, de la post-négociation et des questions financières et de leur expérience en matière de surveillance et de réglementation des contreparties centrales. Ils sont choisis dans le cadre d’une procédure de sélection ouverte, organisée par la Commission, qui respecte le principe d’équilibre entre hommes et femmes et tient compte de l’expérience et des qualifications. Le Parlement européen et le Conseil sont dûment informés, et en temps utile, à chaque étape de cette procédure.

Le mandat du président, du vice-président et des directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales a une durée de cinq ans et est renouvelable une fois. Le président, le vice-président et les directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales n’exercent aucune autre fonction au niveau de l’Union, au niveau national ou au niveau international.

La Commission fournit au Parlement européen, en consultation avec les autorités nationales de surveillance, une liste restreinte de candidats au poste de président, de vice-président et de directeurs et informe le Conseil de la liste restreinte.

La Commission soumet au Parlement européen, pour approbation, une proposition de nomination du président, du vice-président et des directeurs. À la suite de l'approbation de cette proposition, le Conseil adopte une décision d'exécution pour nommer le président, le vice-président et les directeurs. Le Conseil statue à la majorité qualifiée.

Lorsque le président, le vice-président ou l’un des directeurs ne remplit plus les conditions nécessaires à l’exercice de ses fonctions ou s’il a commis une faute grave, le Conseil peut, sur proposition de la Commission, approuvée par le Parlement européen, adopter une décision d’exécution pour le démettre de ses fonctions. Le Conseil statue à la majorité qualifiée.

Le Parlement européen ou le Conseil peuvent informer la Commission qu’ils considèrent que les conditions de la révocation du président du comité de surveillance des contreparties centrales, du vice-président ou de l’un des directeurs sont remplies, ce sur quoi la Commission prend position.

5. Le comité de surveillance des contreparties centrales est assisté d’un personnel spécialisé disposant des connaissances, des compétences et de l’expérience suffisantes et reçoit des ressources suffisantes de l’AEMF pour accomplir ses missions.

6. Le comité de surveillance des contreparties centrales informe le collège d'autorités de surveillance pertinent des projets complets de décision qu'il présente au conseil des autorités de surveillance conformément au paragraphe 1.

7. Le comité de surveillance des contreparties centrales veille à ce que les membres du collège visés à l'article 18, paragraphe 2, les autorités visées à l'article 25, paragraphe 3, du règlement (UE) nº 648/2012 et le CERS, conformément à l'article 15 du règlement (UE) nº 1092/2010, aient accès à toutes les informations nécessaires afin qu'ils puissent s'acquitter de leurs tâches.

Article 22 terIndépendance

Aux fins de l'accomplissement des tâches du président, du vice-président et des directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales, ceux-ci ne sollicitent ni n’acceptent aucune instruction des institutions ou organes de l’Union, des gouvernements des États membres ou d’autres entités publiques ou privées. Ni les États membres, ni les institutions ou organes de l’Union, ni aucune autre entité publique ou privée ne cherchent à influencer le président, le vice-président et les directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales visés à l’article 22 bis, paragraphe 1, point a) i), dans l’accomplissement de leurs missions. Conformément au statut des fonctionnaires visé à l’article 68 du règlement (UE) nº 1095/2010, le président, le vice-président et les directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales visés à l’article 22 bis, paragraphe 1, point a) i), continuent, après la cessation de leurs fonctions, de respecter les devoirs d’honnêteté et de délicatesse quant à l’acceptation de certaines fonctions ou de certains avantages.

Le président, le vice-président et les directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales respectent une période transitoire suffisante avant de prendre leurs fonctions et après les avoir quittées.

Article 22 quaterRapport

1. Le Parlement européen ou le Conseil peuvent inviter le président, le vice-président ou l’un des directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales à faire une déclaration, tout en respectant pleinement leur indépendance. Ils font une déclaration devant le Parlement européen et répondent à toutes les questions posées par ses députés lorsqu’ils y sont invités.

2. Le président du comité de surveillance des contreparties centrales rend compte par écrit des principales activités du comité de surveillance des contreparties centrales au Parlement européen lorsque celui-ci en fait la demande et au moins 15 jours avant de faire la déclaration visée au paragraphe 1.

3. Le président rend compte de toutes les informations pertinentes demandées ponctuellement par le Parlement européen.

4. Sur demande, le président du comité de surveillance des contreparties centrales tient des discussions orales confidentielles à huis clos avec le président et les vice-présidents de la commission compétente du Parlement européen lorsque ces discussions sont nécessaires à l'exercice des pouvoirs conférés au Parlement européen par le TFUE.

5. Dans le cadre de toute enquête du Parlement européen, le comité de surveillance des contreparties centrales coopère avec ce dernier, sous réserve du TFUE et des règlements visés à l’article 226 dudit traité. Dans un délai de six mois à compter de la nomination du président, du vice-président et des directeurs du comité de surveillance des contreparties centrales, le comité de surveillance des contreparties centrales et le Parlement européen concluent des accords appropriés sur les modalités pratiques de l'exercice de la responsabilité démocratique et de la supervision de l'accomplissement des tâches conférées au comité de surveillance des contreparties centrales par le présent règlement. Sous réserve des pouvoirs du Parlement européen en vertu de l'article 226 du TFUE, ces accords portent, entre autres, sur l'accès aux informations, y compris pour ce qui est des règles relatives au traitement et à la protection d'informations classifiées ou confidentielles à d'autres titres, la coopération dans le cadre des auditions, de discussions orales confidentielles, de rapports, de réponses à des questions et d'enquêtes, ainsi que sur l'information sur la procédure de sélection du président, du vice-président et des directeurs visés à l'article 22 bis, paragraphe 1, point a) i), du présent règlement.

Article 22 quinquiesPrise de décision au sein du comité de surveillance des contreparties centrales

Le comité de surveillance des contreparties centrales prend ses décisions à la majorité simple de ses membres. En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.

Article 22 sexiesPrise de décision au sein du conseil des autorités de surveillance

En ce qui concerne les projets de décision soumis en vertu de l’article 21 bis, paragraphe 1, et concernant les articles 14, 15, 20, 41, 44, 46, 50 et 54, et en ce qui concerne, pour les contreparties centrales classées comme contreparties centrales de catégorie 2 conformément à l’article 25, paragraphe 2 bis, les projets de décision soumis à propos de l’article 25 bis ou de l’article 25, paragraphes 2 bis, 2 ter, 2 quater ou 5, les projets de décision soumis par le comité de surveillance des contreparties centrales sont adoptés à la majorité simple des membres du conseil des autorités de surveillance.

En ce qui concerne les décisions prises en vertu d’autres articles que ceux visés au premier alinéa, les projets de décision soumis par le comité de surveillance des contreparties centrales sont réputés adoptés s’ils sont approuvés à la majorité simple à moins qu’ils ne soient rejetés par des membres représentant une minorité de blocage telle que définie à l'article 16, paragraphe 4, du TUE et à l’article 3 du protocole (nº 36) sur les mesures transitoires dans un délai de dix jours ouvrables suivant leur transmission.

Dans les situations d’urgence particulière, la période d’examen d’un projet de décision n’excède pas vingt-quatre heures. Si le conseil des autorités de surveillance rejette un projet de décision, il en indique les motifs par écrit.»

8.  L'article 24 est remplacé par le texte suivant:

«L'autorité compétente de la contrepartie centrale ou toute autre autorité pertinente informe l'AEMF, le collège, les membres concernés du SEBC et les autres autorités concernées, sans délai indu, de toute situation d'urgence en rapport avec une contrepartie centrale, y compris l'évolution des marchés financiers, susceptible de nuire à la liquidité des marchés, à la transmission de la politique monétaire, au bon fonctionnement des systèmes de paiement et à la stabilité du système financier dans l'un quelconque des États membres où la contrepartie centrale ou l'un de ses membres compensateurs sont établis».

9.  L’article 25 est modifié comme suit:

(-a)  Le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant:

  «1. Une contrepartie centrale établie dans un pays tiers ne peut fournir des services de compensation à des membres compensateurs ou à des plateformes de négociation établis dans l'Union que si ladite contrepartie est reconnue par l'AEMF conformément à la procédure énoncée au paragraphe 2 ou à la procédure énoncée au paragraphe 4.»

(a)  au paragraphe 2, le point e) suivant est ajouté:

«e) la contrepartie centrale n'a pas été considérée comme ▌étant ▌d'importance systémique, ou ▌susceptible de devenir d'importance systémique ▌conformément au paragraphe 2 bis et est donc une contrepartie centrale de catégorie 1.»

(b)  les paragraphes 2 bis, 2 ter et 2 quater suivants sont insérés:

«2 bis. L’AEMF détermine, après consultation des banques centrales d’émission des monnaies de l’Union les plus pertinentes à l’égard des instruments financiers compensés ou à compenser par la contrepartie centrale, si une contrepartie centrale est d’importance systémique, ou est susceptible de devenir d’importance systémique, pour la stabilité financière de l’Union ou d’un ou plusieurs de ses États membres (contrepartie centrale de catégorie 2) en tenant compte de tous les critères suivants:

a) la nature, la taille et la complexité de l’activité de la contrepartie centrale dans l’Union ainsi que des autres activités de la contrepartie centrale en dehors de l’Union dans la mesure où ces activités sont susceptibles d'affecter la complexité globale de la contrepartie centrale, y compris:

i) la valeur en termes agrégés et dans chaque monnaie des transactions compensées par la contrepartie centrale, ou l’exposition agrégée de la contrepartie centrale exerçant des activités de compensation à ses membres compensateurs établis dans l’Union et, dans la mesure du possible, à leurs clients et clients indirects établis dans l’Union, notamment lorsque l’un de ces membres ou de ces clients a été désigné en tant qu’établissement d'importance systémique mondiale (EISm) ou en tant qu’autre établissement d’importance systémique (autre EIS) en application de l’article 131 de la directive 2013/36/UE;

ii) le profil de risque de la contrepartie centrale en termes, notamment, de risque juridique, opérationnel et commercial en accordant une attention particulière au risque en matière de cybersécurité;

b) l'effet que la défaillance ou le dysfonctionnement de la contrepartie centrale aurait sur les marchés financiers, les établissements financiers ou le système financier en général ou sur la stabilité financière de l'Union ou d'un ou plusieurs de ses États membres;

c) la structure d’ensemble des membres compensateurs de la contrepartie centrale ainsi que la structure du réseau de clients et de clients indirects de ses membres compensateurs lorsque ceux-ci peuvent être aisément identifiés, notamment la proportion de ses membres compensateurs et de leurs clients et clients indirects établis dans l’Union;

d) la relation, les interdépendances ou d'autres interactions de la contrepartie centrale avec d’autres infrastructures des marchés financiers, d'autres établissements financiers et le système financier en général dans la mesure où ces interactions sont susceptibles d'affecter le système financier de l'Union ou d’un ou plusieurs de ses États membres;

d bis) l’effet immédiat et à moyen terme que la défaillance ou le dysfonctionnement de la contrepartie centrale aurait sur la liquidité des marchés servis ou sur la mise en œuvre de la politique monétaire des banques centrales d’émission.

La Commission adopte un acte délégué conformément à l’article 82 afin de préciser les critères définis au premier alinéa dans un délai de [douze mois à partir de l’entrée en vigueur du présent règlement].

2 ter. Lorsque l'AEMF détermine qu'une contrepartie centrale est d'importance systémique, ou est susceptible de devenir d'importance systémique (contrepartie centrale de catégorie 2), conformément au paragraphe 2 bis, elle ne reconnaît cette contrepartie centrale que si, outre les conditions visées à l'article 25, paragraphe 2, points a), b)▌et d), les conditions suivantes sont remplies:

a) la contrepartie centrale satisfait, au moment de la reconnaissance et par la suite de manière continue, aux exigences énoncées à l'article 16 et aux titres IV et V. L'AEMF prend en considération, conformément à l'article 25 bis, paragraphe 2, la mesure dans laquelle ces exigences sont présumées respectées par une contrepartie centrale du fait qu'elle respecte les exigences comparables applicables dans le pays tiers;

b) ▌la contrepartie centrale répond ou a mis en place les mesures appropriées pour répondre, de manière continue, aux exigences suivantes que les banques centrales d’émission des monnaies de l’Union les plus pertinentes compensées ou à compenser par la contrepartie centrale du pays tiers peuvent avoir imposées dans l’exercice de leurs missions de politique monétaire:

i) la communication de toute information demandée à la banque centrale d’émission concernée lorsque cette information n’a pas été obtenue d’une autre manière par l’AEMF;

ii) l’engagement de la contrepartie centrale de coopérer pleinement et correctement avec la banque centrale d’émission dans le contexte de son évaluation de la résilience de la contrepartie centrale face à des évolutions négatives des marchés;

iii) l’ouverture par la contrepartie centrale d’un compte de dépôt à vue auprès de la banque centrale d’émission conformément aux critères pertinents en matière d’accès et aux exigences de la banque centrale d’émission;

iv) l'application, dans des situations exceptionnelles, d’exigences correspondant aux exigences énoncées à l’article 16 et aux titres IV et V du présent règlement qui relèvent des compétences de la banque centrale d’émission et qui ont trait aux contrôles du risque de liquidité, aux systèmes de règlement, aux marges, aux contrats de garantie financière ou aux accords d’interopérabilité, afin de répondre au risque de liquidité systémique qui perturbent la transmission de la politique monétaire ou le bon fonctionnement des systèmes de paiement.

Dans un délai de 150 jours à compter de la transmission d’une demande complète, les banques centrales d’émission concernées fournissent à l’AEMF une confirmation écrite indiquant que la contrepartie centrale répond ou a mis en place les mesures appropriées pour répondre, de manière continue, à toute exigence visée au premier alinéa.

Lorsque les banques centrales d’émission concernées n’ont pas fourni de réponse écrite à l’AEMF à propos du respect par la contrepartie centrale d’une ou de plusieurs des exigences énumérées aux points i) à iv), l’AEMF peut considérer que les exigences correspondantes sont satisfaites.

La banque centrale d’émission fournit à la contrepartie centrale et à l’AEMF une explication dûment motivée et justifiée de sa décision d’imposer l’une des exigences énoncées au premier alinéa sur la base de la pertinence de la décision pour les missions de politique monétaire.

Lorsque l’une des exigences énoncées au premier alinéa est imposée par la banque centrale d’émission après que la reconnaissance a été octroyée à la contrepartie centrale, la contrepartie centrale satisfait immédiatement à ces exigences conformément à l’article 25 ter et la banque centrale d’émission en informe immédiatement l’AEMF.

Les exigences imposées par une banque centrale au titre du point iv) du premier alinéa sont imposées pour une période qui n’excède pas six mois. Lorsque la banque centrale estime que la situation exceptionnelle visée au point iv) du premier alinéa persiste, elle peut, à la fin de la première période, après consultation de la Commission et de l’AEMF, continuer d'appliquer ces exigences pendant une période supplémentaire n’excédant pas six mois.

Toute banque centrale d’émission peut soumettre à la Commission une demande dûment justifiée d’ajouter une ou plusieurs exigences à la liste fixée au premier alinéa.

Sur la base de cette demande, la Commission peut adopter un acte délégué pour ajouter les exigences concernées à la liste fixée au premier alinéa ou pour autoriser la prolongation des exigences imposées conformément au point iv) de cet alinéa.

Lorsque, à la suite d’une demande soumise par une banque centrale, la Commission décide de ne pas ajouter à la liste fixée au premier alinéa une ou plusieurs des exigences demandées par la banque centrale dans sa demande, elle expose les motifs de sa décision par écrit, de manière complète et détaillée, à la banque centrale concernée;

c) la contrepartie centrale a fourni à l'AEMF une déclaration écrite, signée par son représentant légal, par laquelle elle exprime le consentement inconditionnel de la contrepartie centrale à fournir, dans les 10 jours ouvrables suivant la signification de la demande de l'AEMF, tous documents, dossiers, informations et données en sa possession au moment où la demande lui est signifiée et par laquelle elle autorise l'AEMF à accéder à tous ses locaux professionnels, ainsi qu'un avis juridique motivé d'un expert juridique indépendant confirmant que le consentement exprimé est valide et exécutoire en vertu de la législation applicable;

d) la contrepartie centrale a pris et mis en œuvre toutes les mesures nécessaires et mis en place toutes les procédures nécessaires pour garantir la conformité effective avec les exigences énoncées aux points a) et c);

d bis) des modalités de coopération ont été établies en vertu du paragraphe 7 bis;

e) la Commission n'a pas adopté d'acte d'exécution conformément au paragraphe 2 quater.

2 quater. L’AEMF, en accord avec les banques centrales d’émission des monnaies de l’Union les plus pertinentes compensées ou à compenser par la contrepartie centrale du pays tiers, peut conclure que l’importance systémique d’une contrepartie centrale est d’une telle ampleur que la conformité avec les conditions énoncées au paragraphe 2 ter ne garantit pas de manière suffisante la stabilité financière de l’Union ou d’un ou plusieurs de ses États membres▐. Dans ce cas, l’AEMF recommande à la Commission d’adopter un acte délégué interdisant à la contrepartie centrale concernée d’être reconnue conformément au paragraphe 2 ou au paragraphe 2 ter.

Dans son analyse, l’AEMF peut indiquer des services ou des activités de compensation spécifiques qu’elle estime ne devoir être fournis qu'aux membres compensateurs et aux plateformes de négociation établis dans l'Union par une contrepartie centrale agréée conformément à l'article 14.

La recommandation est accompagnée d’une analyse de tous les éléments suivants:

a) les éléments visés à l’article 25, paragraphe 2 bis, points a) à d bis);

b) les caractéristiques des services de compensation fournis par la contrepartie centrale, notamment les exigences de liquidité et de règlement physique associées à la fourniture de ces services, ainsi que la probabilité qui en découle, en cas de crise grave, que la contrepartie centrale doive demander un apport de liquidité à la banque centrale;

c) l'existence d’autres mécanismes viables de fourniture des services de compensation concernés dans les monnaies concernées aux membres compensateurs, à leurs clients et clients indirects établis dans l’Union;

d) l’existence et la nature des mécanismes de soutien à la liquidité dont dispose la contrepartie centrale dans son pays d’origine et l’existence de tout autre mécanisme d'atténuation des risques;

e) les conséquences potentielles de l’inclusion des contrats en cours détenus par la contrepartie centrale dans le champ d’application de l’acte délégué;

f) les conséquences potentielles de la nécessité pour la contrepartie centrale de demander l’agrément dans l’Union en termes de coûts et d’avantages pour:

i) les membres compensateurs de la contrepartie centrale ainsi que leurs clients et clients indirects établis dans l’Union;

ii) les infrastructures de marchés financiers liées et interopérables de la contrepartie centrale;

iii) la stabilité financière de l’Union ou d’un ou plusieurs de ses États membres, et notamment si le risque systémique diminuera en raison de la nécessité pour la contrepartie centrale de demander l’agrément dans l’Union.

Sur la base de la recommandation visée au premier alinéa et de l’analyse qui l'accompagne, la Commission peut adopter l'acte délégué visé au premier alinéa, lequel précise que certains ou l’ensemble des services fournis par cette contrepartie centrale ne peuvent être fournis à des membres compensateurs et à des plateformes de négociation établis dans l’Union que par une contrepartie centrale agréée conformément à l’article 14, le cas échéant après une période d’adaptation. Cet acte délégué peut préciser les éléments suivants:

a) une période d’adaptation appropriée pour la contrepartie centrale, ses membres compensateurs et leurs clients;

b) les conditions auxquelles cette contrepartie centrale peut être provisoirement reconnue au cours de la période d’adaptation visée au point a); et

c) toute mesure qui doit être prise pendant cette période d’adaptation pour limiter les coûts potentiels pour les membres compensateurs et leurs clients, notamment ceux qui sont établis dans l’Union.»

(b bis)  le paragraphe 3 est modifié comme suit:

  (i) la partie introductive est remplacée par le texte suivant:

  «3.  Lorsqu’elle détermine si les conditions visées au paragraphe 2 ou au paragraphe 2 bis, selon le cas, sont respectées, l’AEMF consulte:»

  (ii) le point f) est remplacé par le texte suivant:

  «(f)   les banques centrales d’émission de toutes les monnaies de l’Union▐ à l’égard des instruments financiers compensés ou à compenser par la contrepartie centrale du pays tiers

(b ter)  au paragraphe 4, l’alinéa 6 est remplacé par le texte suivant:

  «L’AEMF publie sur son site internet la liste des contreparties centrales reconnues conformément au présent règlement, assortie de la mention de leur classification comme contrepartie centrale de catégorie 1 ou de catégorie 2

(c)  le paragraphe 5 est remplacé par le texte suivant:

«5. L’AEMF, après avoir consulté les autorités et entités visées au paragraphe 3, réexamine la reconnaissance d’une contrepartie centrale établie dans un pays tiers comme suit:

a) lorsque la contrepartie centrale concernée a étendu la gamme de ses activités et services dans l’Union; et, soit:

b) tous les deux ans au moins lorsque la contrepartie centrale concernée compense une quantité d’instruments financiers libellés dans des monnaies de l’Union dépassant, pour les monnaies concernées, les seuils fixés dans les normes techniques de réglementation visées à l’alinéa 5; soit

c) tous les cinq ans au moins dans tous les autres cas.

Ce réexamen est effectué conformément aux paragraphes 2, 3 et 4.

À la suite de ce réexamen, sans préjudice du paragraphe 2 quater et en tenant dûment compte des critères énoncés au paragraphe 1 bis, l’AEMF peut soit:

a) déterminer, conformément au paragraphe 2 bis, qu’une contrepartie centrale de catégorie 1 présente désormais ou est susceptible de présenter désormais une importance pour la stabilité financière de l’Union ou pour un ou plusieurs de ses États membres et qu’elle doit par conséquent être reclassée comme contrepartie centrale de catégorie 2;

b) déterminer qu’une contrepartie centrale de catégorie 2 ne présente plus ou est désormais susceptible de ne plus présenter d’importance pour la stabilité financière de l’Union ou pour un ou plusieurs de ses États membres et qu’elle doit par conséquent être reclassée comme contrepartie centrale de catégorie 1; ou

c) déterminer que l’importance de la contrepartie centrale concernée n’a pas changé et ne pas modifier la classification de cette contrepartie centrale.

Lorsque, à la suite du réexamen visé au premier alinéa, l’AEMF détermine qu’une contrepartie centrale de pays tiers qu’elle avait auparavant classée comme contrepartie centrale de catégorie 1 doit être reclassée comme contrepartie centrale de catégorie 2, elle fixe une période d’adaptation appropriée qui ne dépasse pas douze mois, au terme de laquelle la contrepartie centrale satisfait aux exigences visées au paragraphe 2 ter.

L’AEMF peut, sur demande motivée de la contrepartie centrale ou de l’autorité compétente de tout membre compensateur de la contrepartie centrale établi dans l’Union, prolonger cette période d'adaptation d’un maximum de six mois lorsque cette prolongation est justifiée par des circonstances exceptionnelles et les besoins spécifiques des membres compensateurs de la contrepartie centrale établis dans l’Union.

5 bis. En consultation avec les membres du SEBC, l’AEMF élabore des projets de normes techniques de réglementation précisant les seuils applicables à chaque monnaie de l’Union visée au paragraphe 5, alinéa 1, point b).

L'AEMF soumet ces projets de normes techniques de réglementation à la Commission au plus tard le ... [douze mois après la date d’entrée en vigueur du présent règlement modificatif].

Est délégué à la Commission le pouvoir d'adopter les normes techniques de réglementation visées au premier alinéa, conformément aux articles 10 à 14 du règlement (UE) n° 1095/2010.»

(d)  le paragraphe 6 est remplacé par le texte suivant:

«6. La Commission peut adopter un acte d'exécution en conformité avec l'article 5 du règlement (UE) nº 182/2011, indiquant que:

a) le cadre juridique et le dispositif de surveillance d'un pays tiers garantissent que les contreparties centrales agréées dans ce pays tiers respectent des exigences juridiquement contraignantes qui sont équivalentes aux exigences prévues par le titre IV du présent règlement;

b) ces contreparties centrales font l'objet d'une surveillance et d'une mise en œuvre efficaces et continues dans ce pays tiers;

c) le cadre juridique de ce pays tiers prévoit un système effectif équivalent pour la reconnaissance des contreparties centrales agréées en vertu de régimes juridiques de pays tiers;

La Commission peut soumettre l'application de l'acte d'exécution visé au premier alinéa au respect effectif de toute exigence énoncée audit premier alinéa par un pays tiers de façon continue et à la capacité de l'AEMF d'exercer efficacement ses responsabilités en ce qui concerne les contreparties centrales des pays tiers reconnues conformément aux paragraphes 2 et 2 ter ou en ce qui concerne le contrôle visé à l'article 6 ter, y compris en concluant et en appliquant les modalités de coopération visées au paragraphe 7.»

(e)  les paragraphes 6 bis et 6 ter suivants sont insérés:

«6 bis. La Commission adopte un acte délégué conformément à l'article 82 pour préciser les critères visés aux points a), b) et c) du paragraphe 6.

6 ter. L'AEMF contrôle l'évolution de la réglementation et de la surveillance dans les pays tiers pour lesquels des actes d'exécution ont été adoptés conformément au paragraphe 6.

Lorsque l’AEMF constate une évolution de la réglementation ou de la surveillance dans les pays tiers susceptible d’avoir une incidence sur la stabilité financière de l’Union ou d’un ou plusieurs de ses États membres, elle en informe la Commission, le Parlement européen et le Conseil de manière confidentielle et sans délai.

L'AEMF présente un rapport confidentiel à la Commission sur l'évolution de la réglementation et de la surveillance dans les pays tiers visée au premier alinéa une fois par an.»

(f)  au paragraphe 7, la première phrase est remplacée par le texte suivant:

«7. Lorsque, à la suite de l’analyse effectuée conformément au paragraphe 2 bis, il a été déterminé qu’une contrepartie centrale était une contrepartie de catégorie 1, l'AEMF établit des modalités de coopération efficaces avec les autorités compétentes concernées des pays tiers dont les cadres juridiques et les dispositifs de surveillance ont été reconnus comme équivalents à ceux résultant du présent règlement conformément au paragraphe 6.»

(g)  au paragraphe 7, le point e) suivant est ajouté:

«d) les procédures de coordination des activités de surveillance, y compris l'accord des autorités des pays tiers pour permettre les enquêtes et les inspections sur place conformément aux articles 25 quinquies et 25 sexies respectivement.

e) les procédures nécessaires au contrôle efficace de l’évolution de la réglementation et de la surveillance dans le pays tiers concerné

(g bis)  au paragraphe 7, le point suivant est ajouté:

«f) les procédures de coopération à suivre dans les situations visées à l'article 24, y compris:

i) le consentement des autorités compétentes pertinentes des pays tiers à faire part sans délai indu d’une telle situation concernant une contrepartie centrale qu'elles surveillent à l’AEMF et aux banques centrales d’émission des monnaies de l’Union les plus pertinentes compensées ou à compenser par la contrepartie centrale du pays tiers; et

ii) le consentement des autorités compétentes pertinentes des pays tiers à associer comme il se doit, aux décisions adoptées dans de telles situations, l’AEMF et les banques centrales d’émission des monnaies de l’Union les plus pertinentes compensées ou à compenser par la contrepartie centrale du pays tiers.»

(g ter)  au paragraphe 7, l’alinéa suivant est ajouté:

«L’AEMF consulte les banques centrales d’émission des monnaies de l’Union les plus pertinentes compensées ou à compenser par la contrepartie centrale du pays tiers lors de l’élaboration des dispositions des modalités de coopération qui concernent les questions visées au point f).»

(g quater)  à l’article 25, les paragraphes 7 bis et 7 ter suivants sont insérés:

«7 bis. Lorsque, à la suite de l’analyse effectuée conformément au paragraphe 2 bis, il a été déterminé qu’une contrepartie centrale était une contrepartie de catégorie 2, l'AEMF établit des modalités de coopération efficaces avec les autorités compétentes concernées des pays tiers dont les cadres juridiques et les dispositifs de surveillance ont été reconnus comme équivalents à ceux résultant du présent règlement conformément au paragraphe 6. Ces modalités précisent au moins:

a) le mécanisme d'échange d'informations entre l'AEMF et les autorités compétentes des pays tiers concernés, y compris l'accès à toutes les informations qui sont demandées par l'AEMF et relatives aux contreparties centrales agréées dans ces pays tiers, ainsi que les échanges d’information et les rapports à faire en cas de modifications importantes apportées aux modèles et aux paramètres de risque, d’extension des activités et des services de la contrepartie centrale, de modifications dans la structure des comptes clients et l’utilisation des systèmes de paiements qui touchent l’Union de manière considérable;

b) le mécanisme de notification immédiate à l’AEMF lorsque l’autorité compétente d’un pays tiers estime qu’une contrepartie centrale d’un pays tiers soumise à sa surveillance ne respecte pas les conditions de son agrément ou de toute autre législation à laquelle elle est soumise;

c) le mécanisme de notification immédiate à l’AEMF par l’autorité compétente d’un pays tiers lorsqu’une contrepartie centrale soumise à sa surveillance a été agréée pour fournir des services de compensation à des membres compensateurs ou à des clients établis dans l’Union;

d) les procédures de coordination des activités de surveillance, y compris l'accord des autorités des pays tiers pour permettre les enquêtes et les inspections sur place conformément aux articles 25 quinquies et 25 sexies respectivement;

e) les procédures nécessaires au contrôle efficace de l’évolution de la réglementation et de la surveillance dans le pays tiers concerné;

f) le consentement exprès des autorités compétentes du pays tiers pour le partage de toute information qu’elles fournissent en vertu des points a) à d) avec les autorités visées au paragraphe 3, sous réserve des exigences de secret professionnel énoncées à l’article 83;

g) lorsque l’AEMF est habilitée à prendre des décisions conformément à l’article 25 ter, les procédures concernant l’exercice de cette habilitation;

h) les procédures de coopération à suivre dans les situations visées à l'article 24, y compris:

i) le consentement des autorités compétentes pertinentes des pays tiers à faire part sans délai indu d’une telle situation concernant une contrepartie centrale qu'elles surveillent à l’AEMF et aux banques centrales d’émission des monnaies de l’Union les plus pertinentes compensées ou à compenser par la contrepartie centrale du pays tiers;

ii) le consentement des autorités compétentes pertinentes des pays tiers à associer comme il se doit, aux décisions adoptées dans de telles situations, l’AEMF et les banques centrales d’émission des monnaies de l’Union les plus pertinentes compensées ou à compenser par la contrepartie centrale du pays tiers.

L’AEMF consulte les banques centrales d’émission des monnaies de l’Union les plus pertinentes compensées ou à compenser par la contrepartie centrale du pays tiers lors de l’élaboration des dispositions des modalités de coopération qui concernent les questions visées au point h).

7 ter. Lorsque l’AEMF estime que l’autorité compétente d’un pays tiers n’a pas appliqué l’une des dispositions fixées dans les modalités de coopération définies conformément au paragraphe 7 ou au paragraphe 7 bis, elle en informe la Commission de manière confidentielle et sans délai. Dans un tel cas, la Commission peut décider de réviser l’acte d’exécution adopté conformément au paragraphe 6.»

10.  Les articles 25 bis, 25 ter, 25 quater, 25 quinquies, 25 sexies, 25 septies, 25 octies, 25 nonies, 25 decies, 25 undecies, 25 duodecies, 25 terdecies, 25 quaterdecies et 25 quaterdecies suivants sont insérés:

«Article 25 bisConformité comparable

1. Une contrepartie centrale visée à l'article 25, paragraphe 2 ter, point a), peut adresser une demande motivée à l'AEMF afin qu'elle évalue si, en respectant le cadre applicable du pays tiers, elle peut être considérée comme satisfaisant aux exigences visées à l'article 25, paragraphe 2 ter, point a), et énoncées à l'article 16 et aux titres IV et V.

Sur la base de la demande reçue, l’AEMF procède à l’évaluation visée au premier alinéa. Lors de cette évaluation, l'AEMF tient compte des dispositions de l'acte d'exécution adopté conformément à l'article 25, paragraphe 6.

Lorsqu’à l’issue de cette évaluation, l’AEMF conclut que la contrepartie centrale satisfait aux exigences visées à l’article 25, paragraphe 2 ter, point a), et énoncées à l’article 16 et aux titres IV et V du fait qu’elle respecte les exigences comparables applicables dans le pays tiers, l’AEMF tient compte de cette conclusion aux fins de l’article 25, paragraphe 2 ter, point a).

2. La demande visée au paragraphe 1 fournit la base factuelle pour la constatation de la comparabilité et les raisons pour lesquelles la conformité avec les exigences applicables dans le pays tiers satisfait aux exigences énoncées à l'article 16 et aux titres IV et V.

3. La Commission, afin de s'assurer que l'évaluation visée au paragraphe 1 reflète effectivement les objectifs réglementaires des exigences énoncées à l'article 16 et aux titres IV et V et les intérêts de l'Union dans leur ensemble, adopte un acte délégué pour préciser les éléments suivants:

a) les éléments minimaux à évaluer aux fins de l'application du paragraphe 1;

b) les modalités et conditions pour réaliser l'évaluation.

La Commission adopte l'acte délégué visé au premier alinéa conformément à l'article 82.

Article 25 ter

Conformité continue avec les conditions de reconnaissance

1. L'AEMF est chargée de l'exécution des tâches découlant du présent règlement pour la surveillance continue de la conformité des contreparties centrales de catégorie 2 reconnues avec les exigences visées à l'article 25, paragraphe 2 ter, point a).

L'AEMF exige la confirmation de chaque contrepartie centrale de catégorie 2 au moins une fois par an que les exigences visées à l'article 25, paragraphe 2 ter, points a), b), c), d) et e) continuent d'être satisfaites.

Lorsqu'une banque centrale d'émission visée à l'article 18, paragraphe 2, point h), considère qu'une contrepartie centrale de catégorie 2 ne remplit plus la condition visée à l'article 25, paragraphe 2 ter, point b), elle doit immédiatement le notifier à l'AEMF.

1 bis.  Lorsque l’AEMF reçoit une notification en vertu du paragraphe 1, troisième alinéa, ou lorsqu’une contrepartie centrale de catégorie 2 ne fournit pas à l’AEMF la confirmation visée au paragraphe 1, deuxième alinéa, la contrepartie est considérée comme ne remplissant plus les conditions de reconnaissance prévues à l’article 25, paragraphe 2 ter, et la procédure visée à l’article 25 quaterdecies, paragraphes 2, 3 et 4, s’appliquent alors.

2. En ce qui concerne les décisions conformément aux articles 41, 44, 46, 50 et 54, le comité de surveillance des contreparties centrales consulte chacune des banques centrales d’émission des monnaies de l’Union les plus pertinentes compensées ou à compenser par la contrepartie centrale du pays tiers sur les aspects du projet de décision qui ont trait à la monnaie qu’elles émettent.

Chaque banque centrale d’émission répond à la demande de consultation de l’AEMF dans les 10 jours ouvrables suivant la transmission du projet de décision.

Lorsque, compte tenu de l'article 24, le comité de surveillance des contreparties centrales conclut que la situation rencontrée est une situation d’urgence, la période visée à l’alinéa précédent n’excède pas vingt-quatre heures.

À la fin de la période de consultation des banques centrales d’émission, le comité de surveillance des contreparties centrales met tout en œuvre pour appliquer les modifications qu’elles lui ont proposées.

Lorsque le comité de surveillance des contreparties centrales ne répercute pas, dans le projet de décision qu’il soumet au conseil des autorités de surveillance, les modifications proposées par une banque centrale d’émission, il en informe la banque centrale d’émission en question par écrit, en précisant ses motifs et en apportant une explication de tout écart important par rapport à ces modifications.

3. L’AEMF procède, en coopération étroite avec les autorités des pays tiers, les banques centrales d’émission et le CERS, à des évaluations de la résilience des contreparties centrales reconnues face à des évolutions négatives des marchés, conformément à l’article 32, paragraphe 2, du règlement (UE) nº 1095/2010. Dans le cadre de ces évaluations, l’AEMF inclut, au minimum, les risques financiers, opérationnels et en matière de cybersécurité et garantit leur cohérence avec les évaluations de la résilience des contreparties centrales de l’Union effectuées conformément à l’article 21, paragraphe 6, point b), du présent règlement

Article 25 ter bisCollège des contreparties centrales de pays tiers

1. L’AEMF met en place un collège des contreparties centrales établies dans des pays tiers afin de faciliter le partage d’informations.

2. Le collège est composé:

a) des membres permanents du comité de surveillance des contreparties centrales;

b) des autorités compétentes responsables de la surveillance des contreparties centrales désignées par les États membres conformément à l’article 22;

c) des autorités compétentes responsables de la surveillance des membres compensateurs de toute contrepartie centrale d’un pays tiers reconnue conformément à l’article 25 qui sont établis dans l’Union;

d) des autorités compétentes responsables de la surveillance des plateformes de négociation établies dans l’Union auxquelles toute contrepartie centrale d’un pays tiers reconnue conformément à l'article 25 fournit ou doit fournir des services;

e) des autorités compétentes qui surveillent les dépositaires centraux de titres établis dans l’Union avec lesquels toute contrepartie centrale d’un pays tiers reconnue conformément à l’article 25 est liée ou a l’intention d’être liée; et

f) des membres du SEBC.

3. Le collège peut demander au comité de surveillance des contreparties centrales d’aborder certaines questions concernant une contrepartie centrale établie dans un pays tiers. Le comité de surveillance des contreparties centrales prend dûment en considération ces demandes et y apporte une réponse appropriée.

4. Le président du comité de surveillance des contreparties centrales préside le collège. La création et le fonctionnement du collège sont fondés sur un accord écrit convenu entre tous ses membres.

Article 25 ter terExercice des pouvoirs visés aux articles 25 quater à 25 sexies

Les pouvoirs conférés à l’AEMF ou à tout agent ou à toute autre personne autorisée par l’AEMF au titre des articles 25 quater à 25 sexies ne peuvent être employés pour demander la divulgation de renseignements ou de documents qui relèvent de la protection de la confidentialité.

Article 25 quaterDemande de renseignements

1. L’AEMF peut, par simple demande ou par voie de décision, demander aux contreparties centrales reconnues et aux tiers liés auprès desquels lesdites contreparties centrales ont externalisé certaines fonctions ou activités opérationnelles de fournir tous les renseignements nécessaires pour lui permettre de s’acquitter de ses missions au titre du présent règlement.

2. Lorsqu’elle sollicite des renseignements par simple demande en vertu du paragraphe 1, l’AEMF indique tous les éléments suivants:

a) la référence au présent article en tant que base juridique de la demande;

b) le but de la demande;

c) les renseignements demandés;

d) le délai dans lequel ces renseignements doivent être fournis;

e) le fait que la personne à qui les renseignements sont demandés n’est pas tenue de les communiquer, mais que toute réponse donnée volontairement à la demande de renseignements ne doit pas être inexacte ou trompeuse;

f) l’amende prévue à l’article 25 octies, en liaison avec l’annexe III, section V, point a), dans le cas où les réponses aux questions posées seraient inexactes ou trompeuses.

3. Lorsqu’elle sollicite des renseignements par voie de décision en vertu du paragraphe 1, l’AEMF indique tous les éléments suivants:

a) la référence au présent article en tant que base juridique de la demande;

b) le but de la demande;

c) les renseignements demandés;

d) le délai dans lequel ces renseignements doivent être fournis;

e) les astreintes prévues à l’article 25 nonies dans le cas où les renseignements communiqués seraient incomplets;

f) l’amende prévue à l’article 25 octies, en liaison avec l’annexe III, section V, point a), dans le cas où les réponses aux questions posées seraient inexactes ou trompeuses; et

g) le droit de former un recours contre la décision devant la commission de recours de l’AEMF et d’en demander le réexamen par la Cour de justice de l’Union européenne (ci-après la «Cour de justice») conformément aux articles 60 et 61 du règlement (UE) nº 1095/2010.

4. Les personnes visées au paragraphe 1 ou leurs représentants et, dans le cas de personnes ou d’associations n’ayant pas la personnalité juridique, les personnes habilitées à les représenter selon la loi ou en vertu de leurs statuts, sont tenues de fournir les renseignements demandés. Les avocats dûment mandatés peuvent fournir les renseignements demandés au nom de leurs mandants. Ces derniers restent pleinement responsables du caractère complet, exact et non trompeur des renseignements fournis.

5. L’AEMF fait parvenir sans délai une copie de la simple demande d’informations ou de sa décision à l’autorité compétente concernée du pays tiers où sont domiciliées ou établies les personnes visées au paragraphe 1 qui sont concernées par la demande de renseignements.

Article 25 quinquiesEnquêtes générales

1. Pour s’acquitter de ses missions au titre du présent règlement, l’AEMF peut mener les enquêtes nécessaires auprès des contreparties centrales de catégorie 2. À cette fin, les agents de l’AEMF et les autres personnes mandatées par celle-ci sont habilités:

a) à examiner les dossiers, données, procédures et tout autre document pertinent pour l’exécution des tâches de l’AEMF, quel que soit leur support;

b) à prendre ou obtenir des copies certifiées conformes ou prélever des extraits de ces dossiers, données, procédures et autres documents;

c) à convoquer toute contrepartie centrale de catégorie 2 ou ses représentants ou des membres de son personnel, et lui demander de fournir oralement ou par écrit des explications sur des faits ou des documents en rapport avec l’objet et le but de l’enquête, et enregistrer ses réponses;

d) à interroger toute autre personne physique ou morale qui accepte de l’être aux fins de recueillir des informations concernant l’objet d’une enquête;

e) à demander des enregistrements téléphoniques et d’échanges de données.

Les banques centrales d’émission des monnaies de l’Union les plus pertinentes compensées ou à compenser par la contrepartie centrale peuvent soumettre une demande justifiée à l’AEMF pour pouvoir participer à ces enquêtes lorsque celles-ci sont pertinentes pour l’exercice des missions de politique monétaire énoncées à l’article 25, paragraphe 2 ter, point b).

2. Les agents de l’AEMF et les autres personnes mandatées par celle-ci pour mener les enquêtes visées au paragraphe 1 exercent leurs pouvoirs sur présentation d’un mandat écrit qui indique l’objet et le but de l’enquête. Ce mandat mentionne également les astreintes prévues à l’article 25 nonies dans le cas où les dossiers, données, procédures ou tout autre document demandé, ou les réponses des contreparties centrales de catégorie 2 aux questions posées, ne seraient pas fournis ou seraient incomplets, ainsi que les amendes prévues à l’article 25 octies, en liaison avec l’annexe III, section V, point b), dans le cas où les réponses des contreparties centrales de catégorie 2 aux questions posées seraient inexactes ou trompeuses.

3. Les contreparties centrales de catégorie 2 sont tenues de se soumettre aux enquêtes ordonnées par voie de décision de l’AEMF. La décision indique l’objet et le but de l’enquête, les astreintes prévues à l’article 25 nonies, les voies de droit existant en vertu du règlement (UE) nº 1095/2010 ainsi que le droit de recours qui peut être ouvert devant la Cour de justice contre la décision.

4. Avant d’aviser une contrepartie centrale de catégorie 2 d’une enquête, l’AEMF informe l’autorité compétente concernée du pays tiers dans lequel l’enquête doit être menée de l’enquête prévue et de l’identité des personnes mandatées. À la demande de l’AEMF, les agents de l’autorité compétente concernée du pays tiers peuvent prêter assistance aux personnes mandatées dans l’exécution de leur mission. Les agents de l’autorité compétente concernée du pays tiers peuvent également assister à l’enquête. Les enquêtes conformément au présent article sont effectuées à condition que l’autorité concernée du pays tiers ne s’y oppose pas.

Article 25 sexiesInspections sur place

1. Pour s’acquitter de ses missions au titre du présent règlement, l’AEMF peut procéder, le cas échéant, aux inspections sur place nécessaires dans les locaux et les biens professionnels des contreparties centrales de catégorie 2. Les banques centrales d’émission des monnaies de l’Union les plus pertinentes compensées ou à compenser par la contrepartie centrale sont invitées à participer à ces inspections sur place lorsque celles-ci concernent les missions de politique monétaire énoncées à l’article 25, paragraphe 2 ter, point b).

2. Les agents de l’AEMF et les autres personnes mandatées par celle-ci pour procéder à une inspection sur place peuvent pénétrer dans les locaux et sur les terrains professionnels des personnes morales faisant l’objet d’une décision d’enquête arrêtée par l’AEMF et sont investis de tous les pouvoirs définis à l’article 25 quinquies, paragraphe 1. Ils ont également le pouvoir d’apposer des scellés sur tous les locaux professionnels et livres ou documents pendant la durée de l’inspection et dans la mesure où cela est nécessaire aux fins de celle-ci.

3. En temps utile avant l’inspection, l’AEMF avise l’autorité compétente concernée du pays tiers dans lequel l’inspection doit être effectuée. Lorsque la bonne conduite et l’efficacité de l’inspection l’exigent, l’AEMF, après en avoir informé l’autorité compétente concernée du pays tiers, peut procéder à une inspection sur place sans préavis à la contrepartie centrale. Les inspections conformément au présent article sont effectuées à condition que l’autorité concernée du pays tiers ait confirmé qu’elle ne s’y oppose pas.

Les agents de l’AEMF et les autres personnes mandatées par celle-ci pour procéder à une inspection sur place exercent leurs pouvoirs sur présentation d’un mandat écrit qui indique l’objet et le but de l’inspection, ainsi que les astreintes prévues à l’article 25 nonies dans le cas où les personnes concernées ne se soumettent pas à l’inspection.

4. Les contreparties centrales de catégorie 2 se soumettent aux inspections sur place ordonnées par décision de l’AEMF. La décision indique l’objet et le but de l’inspection, précise la date à laquelle elle commence et indique les astreintes prévues à l’article 25 nonies, les voies de droit existant en vertu du règlement (UE) nº 1095/2010 et le droit de recours qui peut être ouvert devant la Cour de justice.

5. Les agents de l’autorité compétente du pays tiers dans lequel l’inspection doit être effectuée, ainsi que les personnes mandatées ou désignées par celle-ci, peuvent ▐ prêter activement assistance aux agents de l’AEMF et aux autres personnes mandatées par celle-ci. Les agents de l’autorité compétente du pays tiers concernée sont invités à assister aux inspections sur place.

6. L’AEMF peut également demander aux autorités compétentes du pays tiers d’accomplir, en son nom, des missions d’enquête spécifiques et des inspections sur place prévues par le présent article et par l’article 25 quinquies, paragraphe 1.

7. Lorsque les agents de l’AEMF et les autres personnes mandatées par celle-ci qui les accompagnent constatent qu’une personne s’oppose à une inspection ordonnée en vertu du présent article, l’autorité compétente concernée du pays tiers peut leur prêter l’assistance nécessaire, en requérant, au besoin, l’assistance de la force publique ou d’une autorité disposant d’un pouvoir de contrainte équivalent, pour leur permettre d’effectuer leur inspection sur place.

Article 25 septiesRègles de procédure pour l’adoption de mesures de surveillance et l’imposition d’amendes

1. Lorsqu’elle constate, dans l’accomplissement de ses missions au titre du présent règlement, qu’il existe de sérieux indices de l’existence de faits susceptibles de constituer une ou plusieurs des infractions énumérées à l’annexe III, l’AEMF désigne en son sein un enquêteur indépendant pour ouvrir une enquête. L’enquêteur désigné ne participe pas, ni n’a participé, directement ou indirectement, au processus de reconnaissance ou de surveillance de la contrepartie centrale concernée par l’enquête et il exerce ses fonctions indépendamment de l’AEMF.

2. L’enquêteur examine les infractions présumées, en tenant compte de toute observation communiquée par les personnes qui font l’objet de l’enquête, et présente à l’AEMF un dossier complet contenant ses conclusions.

Afin de s’acquitter de ses tâches, l’enquêteur peut exercer le pouvoir de demander des informations conformément à l’article 25 quater et de mener des enquêtes et des inspections sur place conformément aux articles 25 quinquies et 25 sexies. Lorsqu’il exerce ces pouvoirs, l’enquêteur se conforme à l'article 25 ter ter.

Dans l’accomplissement de ses tâches, l’enquêteur a accès à tous les documents et informations recueillis par l’AEMF dans l’exercice de ses activités.

3. Dès l’achèvement de son enquête et avant de transmettre le dossier contenant ses conclusions à l’AEMF, l’enquêteur donne la possibilité aux personnes qui font l’objet de l’enquête d’être entendues sur les sujets qui font l’objet de l’enquête. L’enquêteur fonde ses conclusions uniquement sur des faits au sujet desquels les personnes concernées ont eu la possibilité de faire valoir leurs observations.

Les droits de la défense des personnes concernées sont pleinement assurés durant les enquêtes menées en vertu du présent article.

4. Lorsqu’il présente à l’AEMF le dossier contenant ses conclusions, l’enquêteur en informe les personnes qui font l’objet de l’enquête. Ces personnes ont le droit d’avoir accès au dossier, sous réserve de l’intérêt légitime d’autres personnes à ce que leurs secrets d’affaires ne soient pas divulgués. Le droit d'accès au dossier ne s'étend pas aux informations confidentielles ni aux documents internes préparatoires de l'AEMF.

5. Sur la base du dossier contenant les conclusions de l’enquêteur et, à la demande des personnes concernées, après avoir entendu les personnes qui font l’objet de l’enquête conformément à l’article 25 decies, l’AEMF décide si une ou plusieurs des infractions énumérées à l’annexe III a été commise par les personnes qui ont fait l’objet de l’enquête et, le cas échéant, prend une mesure de surveillance conformément à l’article 25 quindecies et inflige une amende conformément à l’article 25 octies.

6. L’enquêteur ne participe pas aux délibérations de l’AEMF et n’intervient en aucune façon dans le processus de prise de décision de celle-ci.

7. La Commission adopte des actes délégués conformément à l’article 82 afin de préciser les règles de procédure pour l’exercice du pouvoir d’infliger des amendes ou des astreintes, y compris des dispositions relatives aux droits de la défense, des dispositions temporelles ainsi que des dispositions concernant la perception des amendes ou des astreintes et les délais de prescription pour l’imposition et l’exécution des sanctions.

8. Lorsqu’elle constate, dans l’accomplissement de ses missions au titre du présent règlement, qu’il existe de sérieux indices de l’existence de faits qu'elle sait susceptibles de constituer des infractions pénales en vertu du droit applicable, l’AEMF saisit les autorités appropriées aux fins d’enquête et de poursuites pénales éventuelles. En outre, l’AEMF s’abstient d’infliger des amendes ou des astreintes dans les cas où elle a connaissance du fait qu'un acquittement ou une condamnation, prononcés antérieurement pour des faits identiques ou des faits analogues en substance, ont acquis force de chose jugée à l’issue d’une procédure pénale dans le cadre du droit national.

Article 25 octiesAmendes

1. Lorsque, conformément à l’article 25 septies, paragraphe 5, l’AEMF constate qu’une contrepartie centrale a, délibérément ou par négligence, commis une des infractions énumérées à l’annexe III, elle adopte une décision infligeant une amende conformément au paragraphe 2 du présent article.

Une contrepartie centrale est réputée avoir commis délibérément une infraction si l’AEMF constate que des facteurs objectifs démontrent que la contrepartie centrale ou ses instances dirigeantes ont délibérément agi dans le but de commettre cette infraction.

2. Les montants de base des amendes visées au paragraphe 1 représentent jusqu’au double des gains retirés de l’infraction ou des pertes qu’elle a permis d’éviter, si ceux-ci peuvent être déterminés, ou jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires annuel total, tel que défini dans les dispositions pertinentes du droit de l’Union, que la personne morale a réalisé au cours de l’exercice précédent.

3. Les montants de base fixés au paragraphe 2 sont ajustés, au besoin, en tenant compte de circonstances aggravantes ou atténuantes, selon les coefficients pertinents fixés à l’annexe IV.

Chaque coefficient aggravant pertinent s’applique successivement au montant de base. Si plusieurs coefficients aggravants s’appliquent, les différences entre le montant de base et le montant obtenu après application de chaque coefficient aggravant sont ajoutées au montant de base.

Chaque coefficient atténuant pertinent s’applique successivement au montant de base. Si plusieurs coefficients atténuants s’appliquent, les différences entre le montant de base et le montant obtenu après application de chaque coefficient atténuant sont retranchées du montant de base.

4. Nonobstant les paragraphes 2 et 3, le montant de l’amende n’excède pas 20 % du chiffre d’affaires annuel réalisé par la contrepartie centrale concernée au cours de l’exercice précédent, mais lorsque la contrepartie centrale a obtenu, directement ou indirectement, un avantage financier grâce à l’infraction, le montant de l’amende est au moins égal à l’avantage ainsi obtenu.

Dans le cas où un acte ou une omission commis par la contrepartie centrale constitue plus d’une des infractions énumérées à l’annexe III, seule s’applique l’amende la plus élevée, liée à l’une de ces infractions, calculée conformément aux paragraphes 2 et 3.

Article 25 noniesAstreintes

1. L’AEMF inflige, par voie de décision, des astreintes afin de contraindre:

a) une contrepartie centrale de catégorie 2 à mettre un terme à une infraction, conformément à une décision prise en vertu de l’article 25 quindecies, paragraphe 1, point a);

b) une personne visée à l’article 25 quater, paragraphe 1, à fournir les renseignements complets qui ont été demandés par voie de décision conformément à l’article 25 quater;

c) une contrepartie centrale de catégorie 2:

i) à se soumettre à une enquête et, en particulier, à fournir des dossiers, des données et des procédures complets ou tout autre document exigé, et à compléter et rectifier d’autres informations fournies dans le cadre d’une enquête lancée par voie de décision prise en vertu de l’article 25 quinquies; ou

ii) à se soumettre à une inspection sur place ordonnée par voie de décision prise en vertu de l’article 25 sexies.

2. Une astreinte est effective et proportionnée. Une astreinte est appliquée pour chaque jour de retard.

3. Nonobstant le paragraphe 2, le montant des astreintes équivaut à 3 % du chiffre d’affaires journalier moyen réalisé au cours de l’exercice précédent ou, s’il s’agit de personnes physiques, à 2 % du revenu journalier moyen de l’année civile précédente. Ce montant est calculé à compter de la date stipulée dans la décision infligeant l’astreinte.

4. Une astreinte est infligée pour une période maximale de six mois à compter de la notification de la décision de l’AEMF. Une fois cette période écoulée, l’AEMF révise cette mesure.

Article 25 deciesAudition des personnes concernées

1. Avant de prendre une décision infligeant une amende ou une astreinte prévue aux articles 25 octies et 25 nonies, l’AEMF donne aux personnes faisant l’objet de la procédure la possibilité d’être entendues sur les conclusions de l’AEMF. L’AEMF ne fonde ses décisions que sur les conclusions au sujet desquelles les personnes faisant l’objet de la procédure ont eu l’occasion de faire valoir leurs observations.

1 bis. Le premier paragraphe ne s'applique pas si une action urgente est nécessaire pour empêcher que le système financier ne subisse un dommage important et imminent. Dans ce cas, l’AEMF peut adopter une décision provisoire et accorde aux personnes concernées la possibilité d’être entendues dès que possible après qu’elle a pris sa décision.

2. Les droits de la défense des personnes faisant l’objet de la procédure sont pleinement assurés au cours de la procédure. Elles ont le droit d’avoir accès au dossier de l’AEMF, sous réserve de l’intérêt légitime des autres personnes à ce que leurs secrets d’affaires ne soient pas divulgués. Le droit d’accès au dossier ne s’étend pas aux informations confidentielles ni aux documents internes préparatoires de l’AEMF.

Article 25 undeciesPublication, nature, exécution et affectation des amendes et des astreintes

1. L’AEMF rend publiques toutes les amendes et astreintes infligées en vertu des articles 25 octies et 25 nonies, sauf dans les cas où une telle publication perturberait gravement les marchés financiers ou causerait un préjudice disproportionné aux parties en cause. Une telle publication ne contient pas de données à caractère personnel au sens du règlement (CE) nº 45/2001.

2. Les amendes et astreintes infligées en vertu des articles 25 octies et 25 nonies sont de nature administrative.

3. Si l’AEMF décide de ne pas imposer d’amendes ou d’astreintes, elle en informe le Parlement européen, le Conseil, la Commission et les autorités compétentes concernées du pays tiers, et expose les motifs de sa décision.

4. Les amendes et astreintes infligées en vertu des articles 25 octies et 25 nonies forment titre exécutoire.

L’exécution forcée est régie par les règles de la procédure civile en vigueur dans l’État membre ou le pays tiers dans lequel elle a lieu.

5. Les montants des amendes et astreintes sont affectés au budget général de l’Union européenne.

Article 25 duodeciesContrôle de la Cour de justice

La Cour de justice a compétence sur les recours formés contre les décisions par lesquelles l’AEMF a infligé une amende ou une astreinte. Elle peut annuler, réduire ou majorer l’amende ou l’astreinte infligée.

Article 25 terdeciesModifications de l'annexe IV

Afin de tenir compte de l’évolution des marchés financiers, la Commission est habilitée à adopter des actes délégués en conformité avec l’article 82, en ce qui concerne les mesures visant à modifier l’annexe IV.

Article 25 quaterdeciesRetrait de la reconnaissance

1. Sans préjudice de l’article 25 quindecies et sous réserve des paragraphes suivants, l’AEMF retire une décision de reconnaissance adoptée conformément à l’article 25 lorsque ▌:

a) la contrepartie centrale concernée ne fait pas usage de la reconnaissance dans les six mois, renonce expressément à l’agrément ou a cessé d’exercer des activités pendant plus de six mois;

b) la contrepartie centrale concernée a obtenu la reconnaissance au moyen de fausses déclarations ou par tout autre moyen irrégulier;

c) la contrepartie centrale concernée ne remplit plus les conditions de reconnaissance en application de l’article 25, paragraphe 2 ter;

c bis) l’AEMF n’est pas en mesure d’exercer efficacement ses responsabilités en vertu du présent règlement sur la contrepartie centrale concernée parce que l’autorité du pays tiers compétente pour la contrepartie centrale n’a pas fourni à l’AEMF toutes les informations pertinentes conformément à l’article 25, paragraphe 7, ou à l’article 25, paragraphe 7 bis, selon le cas.

d) l’acte d’exécution visé à l’article 25, paragraphe 6, a été retiré ou suspendu, ou l’une des conditions dont il est assorti n’est plus satisfaite.

L’AEMF peut limiter le retrait de la reconnaissance à un service, à une activité ou à une catégorie d’instruments financiers.

Lors de la détermination de la date d’entrée en vigueur de la décision de retrait de la reconnaissance, l’AEMF s’efforce de réduire autant que possible les perturbations du marché.

2. Lorsque l’AEMF considère qu’une contrepartie centrale ou qu’un service particulier, une activité particulière ou une catégorie particulière d’instruments financiers de celle-ci répond au critère visé au point c) du premier paragraphe, l’AEMF informe cette contrepartie centrale et les autorités concernées du pays tiers avant de retirer une décision de reconnaissance, et demande que des mesures appropriées soient prises dans un délai fixé jusqu’à un maximum de 3 mois pour remédier à la situation.

Lorsque l’AEMF détermine que des mesures correctives n'ont pas été prises dans le délai fixé, ou que les mesures prises ne conviennent pas, elle retire la décision de reconnaissance.

3. L’AEMF notifie sans délai à l’autorité compétente concernée du pays tiers une décision de retrait de la reconnaissance d’une contrepartie centrale reconnue.

4. Toute autorité visée à l’article 25, paragraphe 3, points a) à e), ou toute banque centrale d’émission des monnaies de l’Union les plus pertinentes compensées ou à compenser par la contrepartie centrale du pays tiers qui considère que l’une des conditions visées au paragraphe 1 est remplie peut demander à l’AEMF d’examiner si les conditions sont réunies pour le retrait de la reconnaissance d’une contrepartie centrale reconnue ou d’un service particulier, d’une activité particulière ou d’une catégorie particulière d’instruments financiers de celle-ci. Si l’AEMF décide de ne pas retirer l’enregistrement de cette contrepartie centrale reconnue, elle fournit une motivation circonstanciée de sa décision à l’autorité requérante.

Article 25 quindeciesMesures de surveillance

1. Si, conformément à l’article 25 septies, paragraphe 5, l’AEMF constate qu’une contrepartie centrale de catégorie 2 a commis une des infractions énumérées à l’annexe III, elle prend une ou plusieurs des décisions suivantes:

a) exiger de la contrepartie centrale qu’elle mette fin à l’infraction;

b) infliger des amendes au titre de l’article 25 octies;

c) émettre une communication au public;

d) retirer la reconnaissance de la contrepartie centrale ou d’un service particulier, d’une activité particulière ou d’une catégorie particulière d’instruments financiers de celle-ci conformément à l’article 25 quaterdecies.

2. Lorsqu’elle prend les décisions visées au paragraphe 1, l’AEMF tient compte de la nature et de la gravité de l’infraction, en fonction des critères suivants:

a) la durée et la fréquence de l’infraction;

b) si l’infraction a révélé des faiblesses sérieuses ou systémiques affectant les procédures de la contrepartie centrale ou ses systèmes de gestion ou dispositifs de contrôle interne;

c) si un délit financier a été occasionné ou facilité par l’infraction ou est imputable, d’une quelconque manière, à ladite infraction;

d) si l’infraction a été commise délibérément ou par négligence.

3. L’AEMF notifie sans délai toute décision adoptée conformément au paragraphe 1 à la contrepartie centrale concernée et la communique aux autorités compétentes concernées du pays tiers ainsi qu’à la Commission. Elle rend publique ladite décision sur son site internet dans un délai de dix jours ouvrables à compter de la date d’adoption de la décision.

Lorsqu’elle rend publique sa décision conformément au premier alinéa, l’AEMF rend publics également le droit, pour la contrepartie centrale concernée, de former un recours contre la décision et, le cas échéant, le fait qu’un tel recours a été formé, en précisant que le recours n’a pas d’effet suspensif, ainsi que la possibilité pour la commission de recours de l’AEMF de suspendre l’application de la décision contestée conformément à l’article 60, paragraphe 3, du règlement (UE) nº 1095/2010.»

11.  L’article 49 est modifié comme suit:

(a)  Le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant:

«1. Les contreparties centrales réexaminent régulièrement les modèles et paramètres adoptés pour calculer leurs exigences de marge, leurs contributions aux fonds de défaillance, leurs exigences en matière de garanties (collateral) et autres mécanismes de maîtrise des risques. Elles soumettent les modèles à des simulations de crise rigoureuses et fréquentes afin d’évaluer leur résilience dans des conditions de marché extrêmes mais plausibles et effectuent des contrôles a posteriori pour évaluer la fiabilité de la méthode adoptée. La contrepartie centrale obtient une validation indépendante, informe son autorité compétente et l’AEMF des résultats des contrôles effectués et obtient leur validation de la part de l’autorité compétente conformément au paragraphe 1 bis et à l’article 21 bis avant d’apporter toute modification importante aux modèles et aux paramètres.

Les modèles et paramètres adoptés, y compris toute modification importante de ceux-ci, font l’objet d’un avis du collège conformément aux paragraphes suivants.

L’AEMF veille à ce que les informations sur les résultats des simulations de crise soient transmises aux autorités européennes de surveillance, au SEBC et au Conseil de résolution unique, afin de leur permettre d’évaluer l’exposition des établissements financiers à la défaillance des contreparties centrales.»

(b)  Les paragraphes 1 bis, 1 ter, 1 quater, 1 quinquies, 1 sexies et 1 septies suivants sont ajoutés:

«1 bis. Lorsqu’une contrepartie centrale a l’intention d’apporter une modification importante aux modèles et aux paramètres visés au paragraphe 1, elle demande à l’autorité compétente la validation de cette modification. La contrepartie centrale joint à sa demande une validation indépendante du changement envisagé.

1 ter. Dans les 30 jours ouvrables suivant la réception de la demande, l’autorité compétente, en consultation avec l’AEMF, procède à une évaluation des risques de la contrepartie centrale et présente un rapport au collège établi conformément à l’article 18.

1 quater. Dans les 15 jours ouvrables suivant la réception du rapport visé au paragraphe 1 ter, le collège adopte un avis à la majorité simple conformément à l’article 19, paragraphe 3.

1 quinquies. Dans les 60 jours ouvrables suivant la réception de la demande visée au paragraphe 1 bis, l’autorité compétente informe la contrepartie centrale par écrit, en joignant à sa réponse une motivation circonstanciée, du fait que la validation lui a été accordée ou refusée.

1 sexies. La contrepartie centrale n’apporte aucune modification importante aux modèles et aux paramètres visés au paragraphe 1 avant d’obtenir la validation visée au paragraphe 1 quinquies. Après avoir obtenu l'accord de l'AEMF, l’autorité compétente de la contrepartie centrale ▌peut autoriser l’adoption provisoire d’une modification importante de ces modèles ou paramètres avant sa validation si elle est dûment motivée.

(b bis)  Le paragraphe 4 bis suivant est inséré:

«4 bis. Afin d’assurer des conditions d’application uniformes du présent article, l’AEMF, en étroite collaboration avec le SEBC, élabore des projets de normes techniques de réglementation établissant une liste d’indicateurs que la contrepartie centrale, l’AEMF et les autorités nationales compétentes doivent examiner lorsqu’elles déterminent si une modification apportée aux modèles et aux paramètres visés au paragraphe 1 est importante et nécessite une validation de la part de l’AEMF et de l’autorité compétente.

L'AEMF soumet ces projets de normes techniques de réglementation à la Commission au plus tard le ... [douze mois après la date d’entrée en vigueur du présent règlement modificatif]. Est délégué à la Commission le pouvoir d'adopter les normes techniques de réglementation visées au premier alinéa, conformément aux articles 10 à 14 du règlement (UE) nº 1095/2010.»

11 bis.  À l’article 84, le paragraphe 3 bis suivant est inséré:

«3 bis. Les autorités compétentes et l’AEMF communiquent des informations aux banques centrales d’émission lorsque ces informations sont pertinentes pour l’exercice de leurs missions respectives et sous réserve des exigences de secret professionnel énoncées à l’article 83.»

12.  À l’article 89, les paragraphes suivants sont ajoutés:

«3 bis. L’AEMF n’exerce ses compétences au titre de l’article 25, paragraphes 2 bis, 2 ter et 2 quater qu’à partir du [insérer la date d’entrée en vigueur de l’acte délégué visé au paragraphe 2 bis, deuxième alinéa, dudit article].

3 ter. L’AEMF examine les décisions de reconnaissance qui ont été adoptées en application de l’article 25, paragraphe 1, avant [entrée en vigueur du présent règlement modificatif] afin de déterminer si chacune des contreparties centrales reconnues par ces décisions est une contrepartie centrale de catégorie 1 ou de catégorie 2. L’AEMF attribue une catégorie aux contreparties centrales reconnues dans les 18 mois qui suivent l’entrée en vigueur de l’acte délégué visé à l’article 25, paragraphe 2 bis, deuxième alinéa.»

12 bis.  À l’article 89, le paragraphe 9 bis suivant est ajouté:

«9 bis. Au plus tard ... [trois ans après la date d’entrée en vigueur du présent règlement modificatif], la Commission réexamine l’application des titres III, IV et V du présent règlement relatifs à l’autorisation, à la reconnaissance et à la surveillance des contreparties centrales. Elle évalue le transfert de davantage de tâches à l’AEMF, en particulier le fonctionnement et l’efficacité du rôle conféré à l’AEMF et aux collèges de surveillance en vertu des titres III, IV et V. La Commission soumet un rapport à ce sujet au Parlement européen et au Conseil. Le cas échéant, ce rapport est accompagné d’une proposition législative.»

12 ter.  L'article 90 est remplacé par le texte suivant:

Article 90Effectifs et ressources de l'AEMF

«Au plus tard ... [deux ans après la date d'entrée en vigueur du présent règlement modificatif], l'AEMF évalue ses besoins en personnel et en ressources au regard des pouvoirs et missions découlant du présent règlement et soumet un rapport au Parlement européen, au Conseil et à la Commission.»

13.  Les textes figurant à l’annexe du présent règlement sont ajoutés aux annexes III et IV.

Article 3

Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.

Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.

Fait à Bruxelles, le

Par le Parlement européen  Par le Conseil

Le président  Le président

ANNEXE

Les annexes suivantes sont ajoutées en tant qu’annexes III et IV du règlement (UE) nº 648/2012.

«ANNEXE III

Liste des infractions visées à l’article 25 octies, point 1)

I.  Infractions relatives à des exigences de fonds propres:

a) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 16, paragraphe 1, en ne disposant pas d’un capital initial permanent et disponible d’au moins 7,5 millions EUR;

b) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 16, paragraphe 2, en ne disposant pas de capital, y compris les bénéfices non distribués et les réserves, proportionné au risque découlant de ses activités et, à tout moment, suffisant pour permettre une restructuration ou une liquidation en bon ordre des activités sur une période appropriée et une protection adéquate de la contrepartie centrale face aux risques de crédit, de contrepartie, de marché, opérationnels, juridiques et commerciaux qui ne sont pas déjà couverts par des ressources financières spécifiques visées aux articles 41, 42, 43 et 44.

II.  Infractions relatives à des exigences organisationnelles ou à des conflits d’intérêts:

a)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 26, paragraphe 1, en ne disposant pas de solides dispositifs de gouvernance, comprenant notamment une structure organisationnelle claire avec un partage des responsabilités bien défini, transparent et cohérent, des procédures efficaces de détection, de gestion, de contrôle et de déclaration des risques auxquels elles sont ou pourraient être exposées et des mécanismes adéquats de contrôle interne, y compris des procédures administratives et comptables saines;

b)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 26, paragraphe 2, en n'adoptant pas des politiques et des procédures appropriées suffisamment efficaces pour garantir le respect du présent règlement, y compris le respect, par ses dirigeants et son personnel, de toutes ses dispositions;

c)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 26, paragraphe 3, si elle s'abstient de maintenir et d'exploiter une structure organisationnelle qui assure la continuité et le bon fonctionnement de ses services et de l'exercice de ses activités ou si elle n’utilise pas des systèmes, ressources ou procédures appropriés et proportionnés;

d)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 26, paragraphe 4, en ne maintenant pas une séparation nette entre l’organisation hiérarchique de la gestion des risques et les organisations hiérarchiques de ses autres activités;

e)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 26, paragraphe 5, si elle s’abstient d’adopter, de mettre en œuvre et de maintenir une politique de rémunération qui promeut une gestion des risques saine et efficace et ne crée pas d’incitations au relâchement des normes en matière de risque;

f)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 26, paragraphe 6, en ne maintenant pas des systèmes informatiques appropriés pour gérer la complexité, la diversité et le type des services fournis et des activités exercées, de manière à garantir des normes de sécurité élevées et l’intégrité et la confidentialité des informations conservées;

g)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 26, paragraphe 7, en ne rendant pas publiquement accessibles, gratuitement, son dispositif de gouvernance, les règles qui la régissent, ainsi que les critères d’admission pour devenir membre compensateur;

h)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 26, paragraphe 8, en ne faisant pas l’objet d’audits fréquents et indépendants, en ne communiquant pas les résultats de ces audits au conseil d’administration ou en ne mettant pas ces résultats à la disposition de l’AEMF;

i)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 27, paragraphe 1, ou l’article 27, paragraphe 2, deuxième alinéa, en ne veillant pas à ce que ses instances dirigeantes et les membres de son conseil d’administration possèdent l’honorabilité et l’expérience requises afin de garantir une gestion saine et prudente;

j)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 27, paragraphe 2, en ne veillant pas à ce qu’au moins un tiers des membres du conseil d’administration soient indépendants, sans que leur nombre puisse être inférieur à deux, en n’invitant pas les représentants des clients de membres compensateurs aux réunions du conseil d’administration pour les questions en rapport avec les articles 38 et 39 ou en liant la rémunération des administrateurs indépendants et des autres membres non exécutifs du conseil d’administration aux résultats commerciaux de la contrepartie centrale;

k)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 27, paragraphe 3, en ne déterminant pas clairement les rôles et responsabilités du conseil d’administration ou en ne mettant pas à la disposition de l’AEMF ou des auditeurs les comptes rendus des réunions du conseil d’administration;

l)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 28, paragraphe 1, en n'établissant pas un comité des risques ou en ne faisant pas en sorte que ce dernier soit composé de représentants de ses membres compensateurs, d’administrateurs indépendants et de représentants de ses clients, en constituant le comité des risques de manière à ce que l’un de ces groupes de représentants ait la majorité ou en n’informant pas dûment l’AEMF des activités et des décisions du comité des risques dans les cas où l’AEMF l'a demandé;

m)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 28, paragraphe 2, en ne déterminant pas clairement le mandat du comité des risques, le dispositif de gouvernance destiné à garantir son indépendance, ses procédures opérationnelles, les critères d'admission et le mécanisme d'élection de ses membres, en ne rendant pas public ledit dispositif de gouvernance ou en ne prévoyant pas au minimum que le comité des risques soit présidé par un administrateur indépendant, qu’il rende compte directement au conseil d'administration et se réunisse régulièrement;

n)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 28, paragraphe 3, en ne permettant pas au comité des risques de conseiller le conseil d’administration sur toutes les mesures susceptibles d’influer sur la gestion des risques de la contrepartie centrale ou en ne déployant pas des efforts raisonnables pour consulter le comité des risques au sujet d’événements influant sur la gestion des risques de la contrepartie centrale dans les situations d’urgence;

o)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 28, paragraphe 5 si elle s’abstient d’informer sans délai l’AEMF de toute décision où le conseil d’administration décide de ne pas suivre les conseils du comité des risques;

p)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 29, paragraphe 1, si elle ne conserve pas pour une durée minimale de dix ans tous les enregistrements relatifs aux services fournis et aux activités exercées par la contrepartie centrale concernée qui sont nécessaires pour permettre à l’AEMF de contrôler le respect du présent règlement par la contrepartie centrale;

q)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 29, paragraphe 2, en ne conservant pas toutes les informations relatives aux contrats qu'elle a traités, pour une durée minimale de dix ans après leur cessation, d’une manière qui permette de déterminer les conditions initiales d’une transaction avant compensation par la contrepartie centrale concernée;

r)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 29, paragraphe 3, en ne mettant pas à la disposition de l’AEMF et des membres concernés du SEBC, sur demande, les enregistrements et les informations visés aux paragraphes 1 et 2 de l’article 29, ou toutes les informations relatives aux positions des contrats ayant fait l’objet de compensation, quelle que soit la plateforme d’exécution des transactions;

s)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 30, paragraphe 1, si elle n’informe pas l’AEMF, ou si elle l’informe de manière erronée ou incomplète, de l’identité des actionnaires ou associés, directs ou indirects, personnes physiques ou morales, qui y détiennent une participation qualifiée, ainsi que du montant de cette participation;

t)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 30, paragraphe 4, en autorisant les personnes visées à l’article 30, paragraphe 1, à exercer une influence susceptible de nuire à la gestion saine et prudente de la contrepartie centrale;

u)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 31, paragraphe 1, si elle n’informe pas l’AEMF, ou si elle l’informe de manière erronée ou incomplète, de tout changement au niveau de ses instances dirigeantes ou en ne fournissant pas à l’AEMF toutes les informations nécessaires pour évaluer le respect de l’article 27, paragraphe 1, ou de l’article 27, paragraphe 2, deuxième alinéa;

v)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 33, paragraphe 1, si elle ne pose ou n’applique pas des règles organisationnelles et administratives écrites efficaces pour détecter ou gérer tout conflit d’intérêts éventuel entre elle-même, y compris ses dirigeants, son personnel ou toute personne ayant des liens étroits ou de contrôle directs ou indirects, et ses membres compensateurs ou leurs clients connus d’elle, ou si elle n’arrête ou n’applique pas des procédures adéquates pour résoudre les conflits d’intérêts potentiels;

w)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 33, paragraphe 2, en n’exposant pas clairement, à un membre compensateur ou à un client concerné de celui-ci et connu de la contrepartie centrale, la nature générale ou les sources de conflits d’intérêts avant d’accepter de nouvelles transactions de la part dudit membre compensateur, si les règles organisationnelles ou administratives d'une contrepartie centrale en matière de gestion des conflits d'intérêts ne sont pas suffisantes pour garantir, avec une certitude raisonnable, la prévention des risques d'atteinte aux intérêts d'un membre compensateur ou d'un client;

x)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 33, paragraphe 3, en ne tenant pas compte, dans ses règles écrites, de toute circonstance dont elle a ou devrait avoir connaissance, qui est susceptible de donner lieu à un conflit d’intérêts du fait de la structure et des activités d’autres entreprises avec lesquelles elle a une relation d’entreprise mère ou de filiale;

y)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 33, paragraphe 5, en ne prenant pas toutes les mesures raisonnables pour empêcher toute utilisation abusive des informations détenues dans ses systèmes ou pour empêcher l’utilisation de ces informations aux fins d’autres activités économiques, ou par une personne physique qui entretient un lien étroit avec une contrepartie centrale, ou une personne morale ayant avec la contrepartie centrale une relation d’entreprise mère ou de filiale, utilisant des informations confidentielles conservées par la contrepartie centrale à des fins commerciales sans l’accord écrit préalable du client auquel ces informations confidentielles se rapportent;

z)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 36, paragraphe 1, en n’agissant pas d’une manière équitable et professionnelle qui serve au mieux les intérêts de ses membres compensateurs et des clients de ces derniers;

aa)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 36, paragraphe 2, en ne se dotant pas de règles accessibles, transparentes et équitables pour la gestion rapide des plaintes;

bb)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 37, paragraphe 1, ou paragraphe 2, en appliquant, de façon permanente, des critères d’admission discriminatoires, opaques ou subjectifs, en n'assurant pas un accès équitable et ouvert à la contrepartie centrale concernée de façon permanente ou en ne garantissant pas que, de façon permanente, ses membres compensateurs aient des ressources financières et une capacité opérationnelle suffisantes pour satisfaire aux obligations résultant de leur participation à cette contrepartie centrale, ou en s’abstenant de procéder, sur une base annuelle, à un examen complet du respect de leurs obligations par ses membres compensateurs;

cc)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 37, paragraphe 4, en ne se dotant pas de procédures objectives et transparentes pour suspendre des membres compensateurs qui ne satisfont plus aux critères visés à l’article 37, paragraphe 1, et assurer le bon déroulement de leur retrait;

dd)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 37, paragraphe 5, en refusant l’accès à un membre compensateur qui satisfait aux critères visés à l’article 37, paragraphe 1, lorsque ce refus n’est pas dûment motivé par écrit sur la base d’une analyse exhaustive des risques;

ee)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 38, paragraphe 1, en ne permettant pas aux clients de leurs membres compensateurs d’accéder séparément aux services spécifiques proposés;

ff)  une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 39, paragraphe 7, en ne proposant pas les différents niveaux de ségrégation visés audit paragraphe à des conditions commerciales raisonnables;

III.  Infractions relatives à des exigences opérationnelles:

a) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 34, paragraphe 1, en s’abstenant d’établir, de mettre en œuvre ou d’entretenir une politique adéquate de continuité des activités et un plan de rétablissement après sinistre visant à préserver ses fonctions, à assurer la reprise des activités en temps opportun et le respect de ses obligations, prévoyant au moins la reprise de toutes les transactions en cours lorsque le dysfonctionnement est survenu, pour permettre à la contrepartie centrale de continuer à fonctionner de manière sûre et d’achever le règlement à la date programmée;

b) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 34, paragraphe 2, si elle s’abstient d’établir, de mettre en œuvre et d’entretenir une procédure adéquate pour assurer le règlement ou le transfert, en temps utile et sans heurts, des actifs et des positions des clients et des membres compensateurs en cas de retrait de l'agrément en vertu d’une décision prise au titre de l’article 25;

c) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 35, paragraphe 1, deuxième alinéa, en externalisant des activités importantes liées à sa gestion des risques;

d) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 39, paragraphe 1, en ne conservant pas des enregistrements et une comptabilité distincts qui lui permettent, à tout moment et sans retard, de distinguer, dans sa comptabilité, les actifs et positions détenus pour le compte d’un membre compensateur des actifs et positions détenus pour le compte de tout autre membre compensateur et de ses propres actifs;

e) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 39, paragraphe 2, en n'offrant pas de conserver, et en ne conservant pas lorsque la demande lui en est faite, des enregistrements et une comptabilité distincts qui permettent à tout membre compensateur de distinguer, dans ses comptes auprès d’elle, ses propres actifs et positions de ceux détenus pour le compte de ses membres compensateurs;

f) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 39, paragraphe 3, en n'offrant pas de conserver et en ne conservant pas lorsque la demande lui en est faite, des enregistrements et une comptabilité distincts permettant à chaque membre compensateur de distinguer, dans ses comptes auprès d’elle, les actifs et positions détenus pour le compte d'un client de ceux détenus pour le compte des autres clients, ou en n’offrant pas sur demande aux membres compensateurs la possibilité d’ouvrir plusieurs comptes à leur nom ou au nom de leurs clients;

g) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 40 en s’abstenant de mesurer et d’évaluer, en temps quasi réel, sa liquidité et ses expositions de crédit vis-à-vis de chaque membre compensateur et, le cas échéant, vis-à-vis d’une autre contrepartie centrale avec laquelle elle a conclu un accord d’interopérabilité, ou en n’ayant pas accès, à un coût raisonnable, aux sources appropriées de détermination des prix afin de pouvoir évaluer efficacement ses expositions;

h) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 41, paragraphe 1, en s’abstenant d’imposer, d’appeler et de collecter des marges auprès de ses membres compensateurs et, le cas échéant, de contreparties centrales avec lesquelles elle a des accords d’interopérabilité, afin de limiter ses expositions de crédit; en imposant, appelant ou collectant des marges qui ne sont pas suffisantes pour couvrir les expositions potentielles dont elle estime qu’elles surviendront jusqu’à la liquidation des positions correspondantes, ou pour couvrir les pertes résultant d’au moins 99 % de la variation des expositions sur une durée appropriée, ou suffisantes pour garantir que la contrepartie centrale couvre intégralement par des garanties (collateral) ses expositions auprès de tous ses membres compensateurs et, le cas échéant, auprès de contreparties centrales avec lesquelles elle a des accords d’interopérabilité, au minimum quotidiennement ou, au besoin, pour tenir compte d’éventuels effets procycliques;

i) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 41, paragraphe 2, en s’abstenant d’adopter des modèles et paramètres qui intègrent les caractéristiques de risque des produits compensés et tiennent compte de l’intervalle entre les collectes de marges, de la liquidité du marché et de la possibilité que des changements interviennent sur la durée de la transaction;

j) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 41, paragraphe 3, en s’abstenant d’appeler et de collecter les marges sur une base intrajournalière, au moins lorsque les seuils prédéfinis sont franchis;

k) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 42, paragraphe 3, en s’abstenant de maintenir un fonds de défaillance qui lui permette au moins de résister, dans des conditions de marché extrêmes mais plausibles, soit à la défaillance du membre compensateur vis-à-vis duquel elle présente la plus forte exposition, soit à la défaillance du deuxième et du troisième membres compensateurs vis-à-vis desquels elle présente les plus fortes expositions, si la somme de ces expositions est supérieure, ou en mettant au point des scénarios qui n’englobent pas les périodes de plus forte volatilité qu’ont connues les marchés pour lesquels la contrepartie centrale offre ses services et ne comprennent pas un éventail des scénarios futurs possibles tenant compte des ventes soudaines de ressources financières et des réductions rapides de la liquidité du marché;

l) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 43, paragraphe 2, lorsque son fonds de défaillance visé à l’article 42 et ses autres ressources financières visées à l’article 43, paragraphe 1, ne lui permettent pas de résister à la défaillance des deux membres compensateurs vis-à-vis desquels elle présente les plus fortes expositions dans des conditions de marché extrêmes mais plausibles;

m) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 44, paragraphe 1, en n'ayant pas à tout moment accès à une liquidité suffisante afin de fournir ses services et d’exercer ses activités ou en n'évaluant pas quotidiennement ses besoins potentiels de liquidité;

o) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 45, paragraphes 1, 2 et 3, en n’utilisant pas les marges déposées par les membres compensateurs défaillants pour couvrir les pertes avant de faire appel à d’autres ressources financières;

p) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 45, paragraphe 4, en n’utilisant pas des ressources propres spécialement affectées avant de recourir aux contributions au fonds de défaillance des membres compensateurs non défaillants;

q) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 46, paragraphe 1, en acceptant autre chose que des garanties (collateral) très liquides comportant un risque de crédit et de marché minimal pour couvrir son exposition initiale et présente vis-à-vis des membres compensateurs lorsque d’autres types de garanties ne sont pas autorisés en vertu de l’acte délégué adopté par la Commission en application de l’article 46, paragraphe 3;

r) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 47, paragraphe 1, en investissant ses ressources financières dans d’autres produits que des espèces ou des instruments financiers très liquides comportant un risque de marché et de crédit minimal et liquidables à bref délai avec un effet négatif minimal sur les prix;

s) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 47, paragraphe 3, en ne déposant pas les instruments financiers fournis en tant que marges ou en tant que contributions au fonds de défaillance auprès d’opérateurs de systèmes de règlement de valeurs mobilières garantissant la protection totale de ces instruments financiers lorsqu’ils sont disponibles ou, à défaut, en n’ayant pas recours à d’autres dispositifs hautement sécurisés convenus avec des institutions financières agréées;

t) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 47, paragraphe 4, en réalisant des dépôts en espèces autrement qu’au moyen de dispositifs hautement sécurisés convenus avec des institutions financières agréées, ou en utilisant les systèmes permanents de dépôt des banques centrales ou d’autres moyens comparables prévus par les banques centrales;

u) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 47, paragraphe 5, en déposant des actifs auprès d’un tiers sans veiller à ce que les actifs appartenant aux membres compensateurs puissent être distingués des actifs lui appartenant et de ceux appartenant audit tiers grâce à des comptes aux libellés différents dans les livres du tiers ou à toute mesure équivalente assurant le même niveau de protection, ou en n’ayant pas accès rapidement aux instruments financiers en cas de besoin;

v) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 47, paragraphe 6, en investissant son capital ou les sommes résultant des exigences prévues aux articles 41, 42, 43 ou 44 dans ses propres valeurs mobilières ou celles de son entreprise mère ou de sa filiale;

w) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 48, paragraphe 1, en s’abstenant d’instituer des procédures détaillées à suivre lorsqu’un membre compensateur ne respecte pas les conditions de participation de la contrepartie centrale prévues à l’article 37 dans les délais et conformément aux procédures établies par elle, en ne définissant pas en détail les procédures à suivre au cas où la défaillance d’un membre compensateur n’est pas déclarée par elle ou ne procédant pas à un examen annuel de ces procédures;

x) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 48, paragraphe 2, en n’intervenant pas rapidement pour limiter les pertes et les pressions sur la liquidité en cas de défaillances de membres compensateurs et en ne veillant pas à ce que la liquidation des positions d’un membre compensateur ne perturbe pas ses activités et n’expose pas les membres compensateurs non défaillants à des pertes qu’ils ne peuvent anticiper ni maîtriser;

y) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 48, paragraphe 3, en s’abstenant d’informer rapidement l’AEMF, avant que les procédures en matière de défaillance ne soient déclarées ou déclenchées;

z) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 48, paragraphe 4, en ne vérifiant pas le caractère exécutoire de ses procédures en matière de défaillance et en ne prenant pas toutes les mesures raisonnables pour s’assurer qu’elle dispose des pouvoirs juridiques nécessaires pour liquider les positions propres du membre compensateur défaillant et transférer ou liquider les positions des clients du membre compensateur défaillant;

aa) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 49, paragraphe 1, en s’abstenant de réexaminer régulièrement les modèles et paramètres adoptés pour calculer ses exigences de marge, ses contributions au fonds de défaillance, ses exigences en matière de garanties (collateral) et autres mécanismes de maîtrise des risques, de soumettre ces modèles à des simulations de crise rigoureuses et fréquentes afin d’évaluer leur résilience dans des conditions de marché extrêmes mais plausibles, d’effectuer des contrôles a posteriori pour évaluer la fiabilité de la méthode adoptée, d’obtenir une validation indépendante, ou d’informer l’AEMF des résultats des contrôles effectués et d’obtenir leur validation avant d’apporter toute modification importante aux modèles et aux paramètres;

bb) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 49, paragraphe 2, en s’abstenant de vérifier régulièrement les aspects essentiels de ses procédures en matière de défaillance ou de prendre toutes les mesures raisonnables pour s’assurer que tous les membres compensateurs les comprennent et disposent des moyens nécessaires pour réagir à une défaillance;

cc) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 49, paragraphe 1 bis, en apportant des modifications importantes aux modèles et aux paramètres visés à l’article 49, paragraphe 1, avant l’obtention de la validation de l’AEMF à cet égard;

dd) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 50, paragraphe 1, en n’assurant pas le règlement de ses transactions en monnaie de banque centrale, lorsque cette monnaie est disponible et que cela est réalisable ou, en cas de non-utilisation de monnaie de banque centrale, en s’abstenant de prendre des mesures pour limiter strictement les risques de règlement en espèces;

ee) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 50, paragraphe 3, en n’éliminant pas le risque principal en recourant, dans la mesure du possible, à des mécanismes de règlement-livraison lorsqu’elle est tenue d’effectuer ou de recevoir des livraisons d’instruments financiers;

ff) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 50 bis ou l’article 50 ter en ne calculant pas KCCP comme indiqué dans ledit article ou en ne suivant pas les règles de calcul de KCCP figurant à l’article 50 bis, paragraphe 2, à l’article 50 ter et à l’article 50 quater;

gg) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 50 bis, paragraphe 3, en réalisant le calcul de KCCP moins d’une fois par trimestre ou moins fréquemment que ne le requiert l’AEMF conformément à l’article 50 bis, paragraphe 3;

hh) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 51, paragraphe 2, en ne jouissant pas d’un accès non discriminatoire à la fois aux données dont elle a besoin pour exercer ses fonctions en provenance d’une plateforme de négociation, à condition de respecter les exigences opérationnelles et techniques établies par ladite plateforme, et au système de règlement concerné;

ii) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 52, paragraphe 1, en concluant un accord d’interopérabilité sans remplir les exigences énoncées aux points a), b), c) et d) dudit paragraphe;

jj) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 53, paragraphe 1, en s’abstenant de distinguer, dans sa comptabilité, les actifs et les positions détenus pour le compte d’autres contreparties centrales avec lesquelles elle a conclu un accord d’interopérabilité;

kk) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 54, paragraphe 1, en concluant un accord d’interopérabilité sans l’approbation préalable de l’AEMF;

IV.  Infractions relatives à la transparence et à la disponibilité des informations:

a) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 38, paragraphe 1, en s’abstenant de rendre publics les prix et les frais de chaque service fourni séparément, y compris les remises et les rabais, ainsi que les conditions à remplir pour bénéficier de ces réductions;

b) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 38, paragraphe 1, en s’abstenant de communiquer à l’AEMF les informations sur les coûts et les recettes liés à ses services.

c) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 38, paragraphe 2, en s’abstenant d’informer les membres compensateurs et leurs clients des risques inhérents aux services fournis;

d) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 38, paragraphe 3, en s’abstenant de communiquer à ses membres compensateurs ou à l’AEMF les informations sur les prix utilisées pour calculer ses expositions en fin de journée vis-à-vis de ses membres compensateurs, ou de rendre publics les volumes des transactions compensées pour chaque catégorie d'instruments compensée par la contrepartie centrale, sous une forme agrégée;

f) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 38, paragraphe 4, en s’abstenant de rendre publiques les exigences opérationnelles et techniques liées aux protocoles de communication couvrant les formats de contenu et de message qu’elle utilise pour interagir avec des tiers, y compris lesdites exigences visées à l’article 7;

g) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 38, paragraphe 5, en s’abstenant de rendre public tout non-respect, par les membres compensateurs, des critères visés à l’article 37, paragraphe 1, ou des exigences énoncées à l’article 38, paragraphe 5, sauf lorsque l’AEMF estime que cette publication constituerait une menace pour la stabilité financière ou pour la confiance des marchés, perturberait gravement les marchés financiers ou causerait un préjudice disproportionné aux parties en cause;

h) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 39, paragraphe 7, en s’abstenant de rendre publics les niveaux de protection et les coûts associés aux différents niveaux de ségrégation qu’elle offre;

i) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 49, paragraphe 3, en s’abstenant de rendre publics les aspects essentiels concernant son modèle de gestion des risques ou les hypothèses retenues pour effectuer la simulation de crise visée à l’article 49, paragraphe 1;

j) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 50, paragraphe 2, en s’abstenant d’énoncer clairement ses obligations en ce qui concerne les livraisons d’instruments financiers, en précisant notamment si elle est tenue d’effectuer ou de recevoir la livraison d’un instrument financier ou si elle indemnise les participants pour les pertes subies au cours de la livraison;

k) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 50 quater, paragraphe 1, en s’abstenant de communiquer à ses membres compensateurs qui sont des établissements ou à leurs autorités compétentes les informations visées aux points a), b), c), d) et e) de l’article 50 quater, paragraphe 1.

l) une contrepartie centrale de catégorie 2 enfreint l’article 50 quater, paragraphe 2, en communiquant les informations précitées à ceux de ses membres compensateurs qui sont des établissements moins d’une fois par trimestre ou moins fréquemment que ne le requiert l’AEMF conformément à l’article 50 quater, paragraphe 2.

V.  Infractions relatives aux obstacles entravant les activités de surveillance:

a) une contrepartie centrale enfreint l’article 25 quater, en ne fournissant pas de renseignements en réponse à une décision exigeant des renseignements adoptée en application de l'article 25 quater, paragraphe 2, ou en fournissant des renseignements inexacts ou trompeurs lorsqu’elle donne suite à une simple demande de renseignements de l’AEMF en application de l’article 25 quater, paragraphe 2 ou 3, ou à une décision de l’AEMF demandant que des renseignements soient fournis en application de l’article 25 quater, paragraphe 3;

b) une contrepartie centrale fournit des réponses inexactes ou trompeuses à des questions posées conformément à l’article 25 quinquies, paragraphe 1, point c), ou à l’article 25 quinquies, paragraphe 1, point d);

c) une contrepartie centrale de catégorie 2 ne se conforme pas dans le délai imparti à une mesure de surveillance imposée par une décision adoptée par l’AEMF conformément à l’article 25 quindecies;

d) une contrepartie centrale de catégorie 2 ne se soumet pas à une inspection sur place requise par une décision d’inspection arrêtée par l’AEMF conformément à l’article 25 sexies.»

1.  L’annexe IV suivante est ajoutée:

«ANNEXE IV

Liste des coefficients liés à des circonstances aggravantes et atténuantes pour l’application de l’article 25 octies, paragraphe 3

Les coefficients ci-après s’appliquent de manière cumulative aux montants de base visés à l’article 25 octies, paragraphe 2:

I.  Coefficients d’adaptation liés à des circonstances aggravantes:

a) si l’infraction a été commise de manière répétée, un coefficient de 1,1 est appliqué de manière cumulative, pour chaque fois qu’elle a été répétée;

b) si l’infraction a été commise pendant plus de six mois, un coefficient de 1,5 est appliqué;

c) si l’infraction a mis en évidence des faiblesses systémiques dans l’organisation de la contrepartie centrale, notamment en ce qui concerne ses procédures, ses systèmes de gestion ou ses dispositifs de contrôle interne, un coefficient de 2,2 est appliqué;

d) si l’infraction a un impact négatif sur la qualité des activités et des services de la contrepartie centrale, un coefficient de 1,5 est appliqué;

e) si l’infraction a été commise délibérément, un coefficient de 2 est appliqué;

f) si aucune mesure corrective n’a été prise depuis que l’infraction a été constatée, un coefficient de 1,7 est appliqué;

g) si les instances dirigeantes de la contrepartie centrale n’ont pas coopéré avec l’AEMF dans le cadre de ses enquêtes, un coefficient de 1,5 est appliqué.

II.  Coefficients d’adaptation liés à des circonstances atténuantes:

a) si l’infraction a été commise pendant moins de dix jours ouvrables, un coefficient de 0,9 est appliqué;

b) si les instances dirigeantes de la contrepartie centrale peuvent démontrer qu’elles ont pris toutes les mesures nécessaires pour prévenir l’infraction, un coefficient de 0,7 est appliqué;

c) si la contrepartie centrale a porté l’infraction à l’attention de l’AEMF rapidement, efficacement et complètement, un coefficient de 0,4 est appliqué;

d) si la contrepartie centrale a, de son plein gré, pris des mesures pour veiller à ce qu’une infraction similaire ne puisse pas être commise à l’avenir, un coefficient de 0,6 est appliqué.»

(1)

  JO C 385 du 15.11.2017, p. 3.

(2)

  JO C 434 du 15.12.2017, p. 63.

(3)

* Amendements: le texte nouveau ou modifié est signalé par des italiques gras; les suppressions sont signalées par le symbole ▌.

(4)

  JO C 385 du 15.11.2017, p. 3.

(5)

  JO C 434 du 15.12.2017, p. 63.

(6)

  Position du Parlement européen du ... (JO ...) et décision du Conseil du ...

(7)

  Règlement (UE) nº 648/2012 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2012 sur les produits dérivés de gré à gré, les contreparties centrales et les référentiels centraux (JO L 201 du 27.7.2012, p. 1).

(8)

  Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) nº 648/2012 en ce qui concerne l’obligation de compensation, la suspension de l’obligation de compensation, les obligations de déclaration, les techniques d’atténuation des risques pour les contrats dérivés de gré à gré non compensés par une contrepartie centrale, l’enregistrement et la surveillance des référentiels centraux et les exigences applicables aux référentiels centraux, COM/2017/0208 final.

(9)

  Conformément au règlement (UE) nº 648/2012, l'AEMF fournit une liste des contreparties centrales de pays tiers reconnues et autorisées à ce titre à offrir des services et à exercer des activités dans l'Union. Ces contreparties centrales de pays tiers sont établies dans 15 pays couverts par des décisions d'équivalence adoptées par la Commission, à savoir l'Australie, Hong Kong, Singapour, le Japon, le Canada, la Suisse, la Corée du Sud, le Mexique, l'Afrique du Sud, les États-Unis (CFTC), le Brésil, les Émirats arabes unis, le Centre financier international de Dubaï (DIFC), l'Inde et la Nouvelle-Zélande.

(10)

  Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à un cadre pour le redressement et la résolution des contreparties centrales et modifiant les règlements (UE) nº 1095/2010, (UE) nº 648/2012 et (UE) 2015/2365. COM(2016) 856 final.

(11)

  Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil et à la Banque centrale européenne - Relever les défis liés aux infrastructures critiques des marchés financiers et poursuivre le développement de l'union des marchés des capitaux, Bruxelles, le 4.5.2017, COM(2017) 225 final.

(12)

  Communication sur l'«État de l’Union en 2016: Achever l’Union des marchés des capitaux — La Commission accélère les réformes», 14 septembre 2016.

(13)

  Consultation publique sur les activités des autorités européennes de surveillance, 21.3.2017 – 16.5.2017.

(14)

  Règlement (UE) nº 1024/2013 du Conseil du 15 octobre 2013 confiant à la Banque centrale européenne des missions spécifiques ayant trait aux politiques en matière de surveillance prudentielle des établissements de crédit (JO L 287 du 29.10.2013, p. 63).»


ANNEXE: LISTE DES ENTITÉS OU PERSONNES AYANT APPORTÉ LEUR CONTRIBUTION À LA RAPPORTEURE

La liste suivante est établie sur une base purement volontaire, sous la responsabilité exclusive de la rapporteure. La rapporteure a reçu des contributions des entités ou personnes suivantes pour l’élaboration du projet de rapport:

Entité et/ou personne

 

Chambre de commerce américaine: Financial services committee members

Association française de gestion: Virginie Buey, Virginie Gaborit, Pierre Garrault, Jean-Louis Laurens

 

Association pour les marchés financiers en Europe: Stephen Burton, Michael Cole-Fontayn

Autorité des marchés financiers: Patrice Aguesse, Claire Guillaumot, Isabelle Massonat

Banque d’Angleterre: David Bailey, Barry King, Zertasha Malik, Holly Snaith, Richard Spooner

Banque de France: Emmanuelle Assouan, Claudine Hurman, Ivan Odonnat, Francois Villeroy de Galhau,

Blackrock: Stephen Fisher, Carey Evans

Brunswick Group: Michael Feuerstein

CEPS: Karel Lannoo

Chicago Mercantile Exchange (CME) : Sunil Cutinho, Sean Downey, Emily Hendrix, Simon Turek

City Bank: Slawomir Sikora

City UK: John Mac Farlane

City of London: Jeremy Browne

Commerzbank: Martin Zielke

The Depository Trust and Clearing Corporation (DTCC): Ann Schuman, Michalis Sotiropoulos, Mark Wetjen

Deutsche Bank: Jürgen Feil, Arthur Marquis, Nina Schindler, Katharina Wolf

Deutsche Börse: Niels Brab, Claire Bravard, Alexandra Hachmeister

Eurex: Thomas Book, Niels Brab, Matthias Graulich, Erik Müller

Association européenne des banques publiques: Filip Chraska, Thorsten Guthke

Association européenne des chambres de compensation à contrepartie centrale: Chiara Bergamaschi, Rafael Plata

Banque centrale européenne: Marguerite Connell, Benoit Coeure, Stephanie.Bergbauer, Corinna Freund, Jean-Francois Jamet, Pierre Marmara, Yves Mersch, Panagiotis Papapaschalis, Clement Rouveyrol

 

Autorité européenne des marchés financiers: Giampiero Carla, Steven Maijoor, Jakub Michalik, Maud Thimon

Fédération des bourses de valeurs européennes: Richard Fenner

Fédération bancaire française: Taha Bousmaha, Philippe de Soumagnat, Benjamin Quatre

German fund managers association (BVI) : Felix Ertl, Rudolf Siebel

Intercontinental Exchange (ICE) : Nicolas Kügler, Finbarr Hutcheson

KPDW CCP: Slawomir Panasiuk, Marcin Truchanowicz, Karolina Ziolkowska

London Clearing House (LCH): Julien Jardelot, Daniel Maguire, Corentine Poilvet-Clediere, Nikhil Rathi

Association des banquiers luxembourgeois et Association luxembourgeoise des fonds d'investissement: Marc-André Bechet, Antoine Kremer, Gilles Pierre

 

FIA: Walt Lukken, Jackie Mesa, Corinna Schempp, Simon Puleston Jones

Association internationale des swaps et dérivés (ISDA): Roger Cogan, Ulrich Karl

International Regulatory Strategy Group: Mark Hoban

Moody’s: Nigel Phipps

Japan Center for International Finance: Jutaro Kaneko

NASDAQ: Erica Brown, Julia Haglind, Hans-Ole Jochumsen,

Nomura Bank: Yuji Nakata

SIX-clear: Matthias Heer, Urs Wieland

État de Hesse: Mark Weinmeister, Robert Möhrle

Union Investment: Andreas Illenseer

Commission de régulation des bourses de commerce américaines: John Behnam, Chris Giancarlo, Brian Quintenz, Eric Pan, Tracey Wingate

Trésor américain: Corrado Camera, Lawrence Norton, Rebekah Goshorn-Jurata

Chambre de commerce des États-Unis: Thomas Quaadman, Samantha DeZur, Sean Downey, Giovanni Campi

Les entités suivantes ont organisé des présentations auxquelles Mme Hübner a participé et lors desquelles elle a présenté ses travaux sur la surveillance des contreparties centrales:

APCO, Association des banques allemandes, Association for Financial Markets in Europe (AFME), Chambre de commerce britannique, Eurofi, European Parliamentary Financial Services Forum (EPFSF), Financial Future, Fleishmann Hillard, Linklaters, QED.


PROCÉDURE DE LA COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND

Titre

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) nº 1095/2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité européenne des marchés financiers) et modifiant le règlement (UE) nº 648/2012 en ce qui concerne les procédures d’agrément des contreparties centrales et les autorités qui y participent, ainsi que les conditions de reconnaissance des contreparties centrales des pays tiers

Références

COM(2017)0331 – C8-0191/2017 – 2017/0136(COD)

Date de la présentation au PE

13.6.2017

 

 

 

Commission compétente au fond

       Date de l'annonce en séance

ECON

11.9.2017

 

 

 

Commissions saisies pour avis

       Date de l'annonce en séance

BUDG

11.9.2017

ITRE

11.9.2017

JURI

11.9.2017

AFCO

11.9.2017

Avis non émis

       Date de la décision

BUDG

29.6.2017

ITRE

11.10.2017

JURI

12.7.2017

AFCO

11.9.2017

Rapporteurs

       Date de la nomination

Danuta Maria Hübner

6.7.2017

 

 

 

Examen en commission

10.10.2017

21.2.2018

24.4.2018

 

Date de l'adoption

16.5.2018

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

45

4

5

Membres présents au moment du vote final

Gerolf Annemans, Burkhard Balz, Hugues Bayet, Pervenche Berès, Thierry Cornillet, Esther de Lange, Markus Ferber, Jonás Fernández, Giuseppe Ferrandino, Sven Giegold, Neena Gill, Roberto Gualtieri, Brian Hayes, Danuta Maria Hübner, Cătălin Sorin Ivan, Petr Ježek, Wolf Klinz, Georgios Kyrtsos, Philippe Lamberts, Werner Langen, Sander Loones, Bernd Lucke, Olle Ludvigsson, Ivana Maletić, Gabriel Mato, Costas Mavrides, Alex Mayer, Bernard Monot, Luděk Niedermayer, Stanisław Ożóg, Sirpa Pietikäinen, Pirkko Ruohonen-Lerner, Anne Sander, Alfred Sant, Martin Schirdewan, Molly Scott Cato, Pedro Silva Pereira, Peter Simon, Theodor Dumitru Stolojan, Kay Swinburne, Paul Tang, Ramon Tremosa i Balcells, Ernest Urtasun, Marco Valli, Tom Vandenkendelaere, Marco Zanni

Suppléants présents au moment du vote final

Andrea Cozzolino, Ramón Jáuregui Atondo, Paloma López Bermejo, Thomas Mann, Joachim Starbatty, Romana Tomc, Lieve Wierinck

Suppléants (art. 200, par. 2) présents au moment du vote final

Agnieszka Kozłowska-Rajewicz

Date du dépôt

25.5.2018


VOTE FINAL PAR APPEL NOMINALEN COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND

45

+

ALDE

Thierry Cornillet, Petr Ježek, Wolf Klinz, Ramon Tremosa i Balcells, Lieve Wierinck

ECR

Sander Loones, Bernd Lucke, Stanisław Ożóg, Pirkko Ruohonen-Lerner, Joachim Starbatty

PPE

Burkhard Balz, Markus Ferber, Brian Hayes, Danuta Maria Hübner, Agnieszka Kozłowska-Rajewicz, Georgios Kyrtsos, Esther de Lange, Werner Langen, Ivana Maletić, Thomas Mann, Gabriel Mato, Luděk Niedermayer, Sirpa Pietikäinen, Anne Sander, Theodor Dumitru Stolojan, Romana Tomc, Tom Vandenkendelaere

S&D

Hugues Bayet, Pervenche Berès, Andrea Cozzolino, Jonás Fernández, Giuseppe Ferrandino, Roberto Gualtieri, Cătălin Sorin Ivan, Ramón Jáuregui Atondo, Olle Ludvigsson, Costas Mavrides, Alfred Sant, Pedro Silva Pereira, Peter Simon, Paul Tang

VERTS/ALE

Sven Giegold, Philippe Lamberts, Molly Scott Cato, Ernest Urtasun

4

-

ECR

Kay Swinburne

ENF

Gerolf Annemans, Bernard Monot, Marco Zanni

5

0

EFDD

Marco Valli

GUE/NGL

Paloma López Bermejo, Martin Schirdewan

S&D

Neena Gill, Alex Mayer

Légende des signes utilisés:

+  :  pour

-  :  contre

0  :  abstention

Dernière mise à jour: 1 juin 2018Avis juridique