Procédure : 2018/0172(COD)
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Cycle relatif au document : A8-0317/2018

Textes déposés :

A8-0317/2018

Débats :

PV 22/10/2018 - 17
CRE 22/10/2018 - 17
PV 27/03/2019 - 15
CRE 27/03/2019 - 15

Votes :

PV 24/10/2018 - 11.12
CRE 24/10/2018 - 11.12
Explications de votes
PV 27/03/2019 - 18.6
Explications de votes

Textes adoptés :

P8_TA(2018)0411
P8_TA(2019)0305

RAPPORT     ***I
PDF 1765kWORD 239k
11.10.2018
PE 623.714v02-00 A8-0317/2018

sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à la réduction de l’incidence sur l’environnement de certains produits en plastique

(COM(2018)0340 – C8-0218/2018 – 2018/0172(COD))

Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire

Rapporteure: Frédérique Ries

PROJET DE RÉSOLUTION LÉGISLATIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN
 ANNEXE: LISTE DES ENTITÉS OU PERSONNES AYANT APPORTÉ LEUR CONTRIBUTION À LA RAPPORTEURE
 AVIS de la commission des affaires économiques et monétaires
 AVIS de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie
 AVIS de la commission de l’agriculture et du développement rural
 AVIS de la commission de la pêche
 PROCÉDURE DE LA COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND
 VOTE FINAL PAR APPEL NOMINALEN COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND

PROJET DE RÉSOLUTION LÉGISLATIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN

sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à la réduction de l’incidence sur l’environnement de certains produits en plastique

(COM(2018)0340 – C8-0218/2018 – 2018/0172(COD))

(Procédure législative ordinaire: première lecture)

Le Parlement européen,

–  vu la proposition de la Commission au Parlement européen et au Conseil (COM(2018)0340),

–  vu l’article 294, paragraphe 2, et l’article 192, paragraphe 1, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, conformément auxquels la proposition lui a été présentée par la Commission (C8-0218/2018),

–  vu l’article 294, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,

–  vu l’avis du Comité économique et social européen,

–  vu l’avis du Comité des régions,

–  vu l’article 59 de son règlement intérieur,

–  vu le rapport de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire ainsi que les avis de la commission des affaires économiques et monétaires, de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie, de la commission de l’agriculture et du développement rural et de la commission de la pêche (A8-0317/2018),

1.  arrête la position en première lecture figurant ci-après;

2.  demande à la Commission de le saisir à nouveau si elle remplace, modifie de manière substantielle ou entend modifier de manière substantielle sa proposition;

3.  charge son Président de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission ainsi qu’aux parlements nationaux.

Amendement    1

Proposition de directive

Considérant 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

(1)  La grande fonctionnalité et le coût relativement faible du plastique font que ce matériau est de plus en plus omniprésent dans la vie de tous les jours. Son utilisation croissante dans des applications à courte durée de vie, qui ne sont pas conçues pour une réutilisation ou un recyclage dans des conditions économiquement efficaces, est telle que les modes de production et de consommation qui y sont associés sont devenus de plus en plus inefficaces et linéaires. Par conséquent, dans le contexte du plan d’action sur l’économie circulaire32, la Commission a conclu, dans la stratégie européenne sur les matières plastiques33, que le problème de l’augmentation constante de la production de déchets plastiques et de leur dispersion dans l’environnement, en particulier dans l’environnement marin, devait être résolu afin d’instaurer un cycle de vie réellement circulaire pour les plastiques.

(1)  La grande fonctionnalité et le coût relativement faible du plastique font que ce matériau est de plus en plus omniprésent dans la vie de tous les jours. La production mondiale de matières plastiques a fortement augmenté et a atteint 348 millions de tonnes en 2017. La part européenne de cette production représentait 18,5 % (64,4 millions de tonnes, en augmentation de 3,4 % par rapport à la production de l’année précédente). Son utilisation croissante dans des applications à courte durée de vie, qui ne sont pas conçues pour une réutilisation ou un recyclage dans des conditions économiquement efficaces, est telle que les modes de production et de consommation qui y sont associés sont devenus de plus en plus inefficaces et linéaires. Par conséquent, dans le contexte du plan d’action sur l’économie circulaire, la Commission a conclu, dans la stratégie européenne sur les matières plastiques, que le problème de l’augmentation constante de la production de déchets plastiques et de leur dispersion dans l’environnement, en particulier dans l’environnement marin, devait être résolu afin d’instaurer un cycle de vie réellement circulaire pour les plastiques et de réduire la quantité totale de plastique dans l’environnement. La stratégie européenne sur les matières plastiques constitue un premier pas timide vers une économie circulaire fondée sur la réduction, la réutilisation et le recyclage de tous les produits plastiques.

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32 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Boucler la boucle - Un plan d’action de l’Union européenne en faveur de l’économie circulaire» [COM (2015) 0614 final].

32 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Boucler la boucle - Un plan d’action de l’Union européenne en faveur de l’économie circulaire» [COM (2015) 0614 final].

33 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Une stratégie européenne sur les matières plastiques dans une économie circulaire» (COM (2018) 28 final).

33 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Une stratégie européenne sur les matières plastiques dans une économie circulaire» (COM (2018) 28 final).

Justification

Même s’il s’agit d’un problème mondial, l’Union européenne doit assumer ses responsabilités et devenir un leader mondial en matière de lutte contre les déchets marins.

Amendement    2

Proposition de directive

Considérant 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(1 bis)  Le plastique joue un rôle utile dans l’économie et fournit des applications essentielles dans de nombreux secteurs. Les matières plastiques sont notamment utilisées dans les emballages (40 %) et dans le secteur du bâtiment et de la construction (20 %). Il y a également une utilisation importante du plastique dans les secteurs de l’automobile, des équipements électriques et électroniques, de l’alimentaire et de l’agriculture. Néanmoins, les incidences négatives importantes de certains produits en plastique sur l’environnement, la santé et l’économie plaident en faveur de la mise en place d’un cadre juridique visant à réduire sensiblement ces effets négatifs, y compris par une restriction de la mise sur le marché de produits à usage unique particuliers pour lesquels des solutions de remplacement s’inscrivant plus fortement dans une logique d’économie circulaire sont aisément disponibles.

Amendement    3

Proposition de directive

Considérant 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

(2)  Les approches circulaires qui accordent la priorité aux produits réutilisables et aux systèmes de réutilisation conduiront à une réduction des déchets générés, et cette prévention est au sommet de la hiérarchie des déchets consacrée à l’article 4 de la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil34. De telles approches sont également conformes à l’objectif de développement durable des Nations Unies nº 1235 visant à garantir des modes de consommation et de production durables.

(2)  Les mesures prévues par la présente directive devraient poursuivre des approches circulaires qui accordent la priorité aux produits sûrs, non toxiques et réutilisables sans substances dangereuses et aux systèmes de réutilisation, sur tout produit à usage unique Toute mesure doit avant tout viser à réduire la quantité de déchets générés et à promouvoir la prévention des déchets, qui est au sommet de la hiérarchie des déchets consacrée à l’article 4 de la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil34. Les produits à usage unique ont un cycle de vie de courte durée et ont donc tendance à exercer un impact négatif sur le climat et l’environnement; il convient dès lors de privilégier la prévention et la réutilisation des produits permettant de réaliser d’importantes et de précieuses économies de CO2 et de matières premières. La présente directive permettra de contribuer à la réalisation de l’objectif de développement durable des Nations Unies nº 1235 visant à garantir des modes de consommation et de production durables.

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34 Directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO L 312 du 22.11.2008, p. 3).

34 Directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO L 312 du 22.11.2008, p. 3).

35 Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 2015.

35 Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 2015.

Amendement    4

Proposition de directive

Considérant 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

(3)  Les déchets marins sont de nature transfrontière et sont reconnus comme étant un problème mondial. La réduction des déchets marins est essentielle à la réalisation de l’objectif de développement durable des Nations Unies nº 14, qui appelle à la conservation et à l’utilisation durable des océans, des mers et des ressources marines pour le développement durable36. L’Union doit jouer son rôle dans la réduction des déchets marins et a vocation à fixer les normes au niveau mondial. Dans ce contexte, l’Union collabore avec des partenaires au sein de nombreuses instances internationales, telles que le G20, le G7 et les Nations unies, pour promouvoir une action concertée. L’initiative s’inscrit dans les efforts déployés par l’Union à cet effet.

(3)  Les déchets marins sont de nature transfrontière et sont reconnus comme étant un problème mondial. Leur volume est en hausse constante dans tous les océans du monde et ils portent atteinte à la santé des écosystèmes et tuent les animaux. La réduction des déchets marins est essentielle à la réalisation de l’objectif de développement durable des Nations Unies nº 14, qui vise la conservation et à l’utilisation durable des océans, des mers et des ressources marines pour le développement durable36. L’Union doit jouer son rôle dans la réduction des déchets marins, la prévention de leur production et une gestion plus efficace de ces déchets, et a vocation à fixer les normes au niveau mondial. Dans ce contexte, l’Union collabore avec des partenaires au sein de nombreuses instances internationales, telles que le G20, le G7 et les Nations unies, pour promouvoir une action concertée. L’initiative s’inscrit dans les efforts déployés par l’Union à cet effet.

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36 Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 2015.

36 Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 2015.

Amendement    5

Proposition de directive

Considérant 5

Texte proposé par la Commission

Amendement

(5)  Dans l’Union, 80 à 85 % des déchets marins, calculés à partir de comptages des déchets effectués sur les plages, sont en plastique, les articles en plastique à usage unique représentant 50 % et les articles liés à la pêche 27%. Les produits en plastique à usage unique comprennent une gamme variée de produits de consommation courante, à usage rapide, qui sont jetés après avoir été utilisés une seule fois dans le but pour lequel ils ont été fournis, sont rarement recyclés et sont susceptibles de devenir des déchets. Une part importante des engins de pêche mis sur le marché n’est pas collectée pour être traitée. Les produits en plastique à usage unique et les engins de pêche contenant des matières plastiques sont donc un problème particulièrement préoccupant dans le contexte des déchets marins et présentent un risque grave pour les écosystèmes marins, la biodiversité et, potentiellement, pour la santé humaine; en outre, ils sont préjudiciables aux activités telles que le tourisme, la pêche et la navigation.

(5)  Dans l’Union, 80 à 85 % des déchets marins, calculés à partir de comptages des déchets effectués sur les plages, sont en plastique, les articles en plastique à usage unique représentant 50 % et les articles liés à la pêche 27 %. Les produits en plastique à usage unique comprennent une gamme variée de produits de consommation courante, à usage rapide, qui sont jetés après avoir été utilisés une seule fois dans le but pour lequel ils ont été fournis, sont rarement recyclés et sont susceptibles de devenir des déchets. Une part importante des engins de pêche et du matériel d’aquaculture mis sur le marché n’est pas collectée pour être traitée. Les produits en plastique à usage unique et les engins de pêche contenant des matières plastiques et le matériel d’aquaculture que sont notamment, les casiers, les pièges, les flotteurs et les bouées, les filets, les cordages, les filins et les lignes sont donc un problème particulièrement préoccupant dans le contexte des déchets marins et présentent un risque grave pour les écosystèmes marins, la biodiversité ainsi que pour la santé humaine et animale; en outre, ils sont préjudiciables aux activités telles que le tourisme, la pêche et la navigation.

Amendement    6

Proposition de directive

Considérant 5 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(5 bis)  Le Conseil, lors de sa réunion du 25 juin 2018, a adopté des conclusions sur le thème «Mise en œuvre du plan d’action de l’UE en faveur de l’économie circulaire», soutenant clairement les actions entreprises aux niveaux européen et mondial pour restreindre l’utilisation des microplastiques ajoutés intentionnellement aux produits ainsi que l’utilisation des oxo-plastiques dans l’Union et les actions envisagées dans la stratégie sur les matières plastiques concernant la réduction des microplastiques provenant des textiles, des pneumatiques et des fuites de granulés de plastique de préproduction. L’Union prend déjà des mesures, étant donné qu’il existe un processus en cours au titre du règlement REACH, par lequel la Commission a demandé à l’Agence européenne des produits chimiques d’élaborer un dossier de restriction, au titre de l’annexe XV, concernant l’utilisation des microplastiques ajoutés intentionnellement aux produits de tout type destinés aux consommateurs ou aux professionnels.

Justification

Étant donné que de nombreux États membres ont déjà légiféré dans ce domaine, il est important que l’UE prenne des mesures, sur la base d’une évaluation de l’ECHA, et qu’elle propose, d’ici à 2020, une restriction concernant l’utilisation de microplastiques ajoutés intentionnellement aux produits destinés aux consommateurs ou aux professionnels.

Amendement    7

Proposition de directive

Considérant 5 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(5 ter)  L’Union devrait adopter une approche globale du problème des microplastiques et encourager tous les producteurs à limiter strictement les microplastiques issus de leurs préparations, en accordant une attention particulière aux fabricants de textiles et de pneumatiques, étant donné que les vêtements synthétiques et les pneus représentent 63 % des microplastiques qui se retrouvent directement dans l’environnement aquatique.

Justification

Bien que les microplastiques (c’est-à-dire les plastiques d’une taille inférieure à 5 mm) ne soient pas inclus dans le champ d’application et qu’ils soient traités par des mesures spécifiques dans le cadre de la stratégie sur les matières plastiques, il est important de préciser que l’Union européenne devrait adopter une approche globale à l’égard de ce problème, compte tenu de l’incidence des déchets plastiques marins sur l’environnement, la faune marine et la santé humaine.

Amendement    8

Proposition de directive

Considérant 6

Texte proposé par la Commission

Amendement

6.  La législation40 et les instruments politiques existants de l’Union prévoient des solutions réglementaires pour lutter contre les déchets marins. Plus précisément, les déchets plastiques sont soumis aux mesures et aux objectifs globaux de gestion des déchets de l’Union, tels que l’objectif de recyclage des déchets d’emballages plastiques41 et l’objectif récemment adopté dans le cadre de la stratégie sur les matières plastiques42, à savoir que tous les emballages plastiques soient recyclables d’ici à 2030. Cependant, les effets de ces dispositions législatives sur les déchets marins ne sont pas suffisants, et il existe des différences dans la portée et le niveau d’ambition des mesures nationales pour prévenir et réduire les déchets marins. En outre, certaines de ces mesures, en particulier les restrictions de commercialisation applicables aux produits en plastique à usage unique, peuvent créer des entraves aux échanges et fausser la concurrence dans l’Union.

(6)  Une gestion appropriée des déchets demeure essentielle pour prévenir les déchets (marins). La législation40 et les instruments politiques existants de l’Union prévoient des solutions réglementaires pour lutter contre les déchets marins. Plus précisément, les déchets plastiques sont soumis aux mesures et aux objectifs globaux de gestion des déchets de l’Union, tels que l’objectif de recyclage des déchets d’emballages plastiques41 et l’objectif récemment adopté dans le cadre de la stratégie sur les matières plastiques42, à savoir que tous les emballages plastiques soient recyclables d’ici à 2030. Cependant, les effets de ces dispositions législatives sur les déchets marins ne sont pas suffisants, et il existe des différences dans la portée et le niveau d’ambition des mesures nationales pour prévenir et réduire les déchets marins. En outre, certaines de ces mesures, en particulier les restrictions de commercialisation applicables aux produits en plastique à usage unique, peuvent créer des entraves aux échanges et fausser la concurrence dans l’Union.

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40 Directive 2008/98/CE, directive 2000/59/CE, directive 2000/60/CE, directive 2008/56/CE, règlement (CE) nº 1224/2009 du Conseil du 20 novembre 2009 instituant un régime communautaire de contrôle afin d’assurer le respect des règles de la politique commune de la pêche, modifiant les règlements (CE) nº 847/96, (CE) nº 2371/2002, (CE) nº 811/2004, (CE) nº 768/2005, (CE) nº 2115/2005, (CE) nº 2166/2005, (CE) nº 388/2006, (CE) nº 509/2007, (CE) nº 676/2007, (CE) nº 1098/2007, (CE) nº 1300/2008, (CE) nº 1342/2008 et abrogeant les règlements (CEE) nº 2847/93, (CE) nº 1627/94 et (CE) nº 1966/2006 (JO L 343 du 22.12.2009, p. 1).

40 Directive 2008/98/CE, directive 2000/59/CE, directive 2000/60/CE, directive 2008/56/CE, règlement (CE) nº 1224/2009 du Conseil du 20 novembre 2009 instituant un régime communautaire de contrôle afin d’assurer le respect des règles de la politique commune de la pêche, modifiant les règlements (CE) nº 847/96, (CE) nº 2371/2002, (CE) nº 811/2004, (CE) nº 768/2005, (CE) nº 2115/2005, (CE) nº 2166/2005, (CE) nº 388/2006, (CE) nº 509/2007, (CE) nº 676/2007, (CE) nº 1098/2007, (CE) nº 1300/2008, (CE) nº 1342/2008 et abrogeant les règlements (CEE) nº 2847/93, (CE) nº 1627/94 et (CE) nº 1966/2006 (JO L 343 du 22.12.2009, p. 1).

41 Directive 94/62/CE du Parlement européen et du Conseil du 20 décembre 1994 relative aux emballages et aux déchets d’emballages (JO L 365 du 31.12.1994, p. 10).

41 Directive 94/62/CE du Parlement européen et du Conseil du 20 décembre 1994 relative aux emballages et aux déchets d’emballages (JO L 365 du 31.12.1994, p. 10).

42 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Une stratégie européenne sur les matières plastiques dans une économie circulaire» (COM (2018) 28 final).

42 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Une stratégie européenne sur les matières plastiques dans une économie circulaire» (COM (2018) 28 final).

Justification

Il est important de souligner que la prévention des déchets commence par une bonne gestion du problème.

Amendement    9

Proposition de directive

Considérant 6 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(6 bis)  Il est important de favoriser la recherche et l’innovation dans le secteur de l’emballage pour asseoir la pérennité de la chaîne de valeur. Afin d’y parvenir, il convient de renforcer les mécanismes de financement prévus par les instruments européens de programmation dans le domaine de la R&D que sont notamment les programmes-cadres de recherche et d’innovation de l’Union (Horizon 2020 par exemple), et ce dans la perspective du prochain programme stratégique de recherche et d’innovation sur les matières plastiques.

Justification

Il convient de prévoir une aide et des moyens financiers appropriés pour la recherche et l’innovation dans le secteur de l’emballage si l’on veut atteindre les objectifs de la stratégie sur les matières plastiques.

Amendement    10

Proposition de directive

Considérant 7

Texte proposé par la Commission

Amendement

(7)  Afin de concentrer les efforts là où ils sont le plus nécessaires, la présente directive ne devrait couvrir que les produits en plastique à usage unique les plus répandus, qui représentent environ 86 % des plastiques à usage unique retrouvés sur les plages de l’Union.

(7)  Afin de concentrer les efforts là où ils sont le plus nécessaires, la présente directive ne devrait couvrir que les produits en plastique à usage unique les plus répandus ainsi que les engins de pêche. On estime que les produits en plastique à usage unique couverts par les mesures prévues par la présente directive représentent environ 86 % des plastiques à usage unique retrouvés sur les plages de l’Union.

Amendement    11

Proposition de directive

Considérant 7 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(7 bis)  La présente directive est sans préjudice des dispositions de la directive 94/62/CE en ce qui concerne les produits plastiques à usage unique qui sont considérés comme des emballages au sens de l’article 3, paragraphe 1, de ladite directive.

Justification

Une précision est nécessaire en ce qui concerne les emballages en plastique à usage unique qui sont couverts par la directive 94/62/CE.

Amendement    12

Proposition de directive

Considérant 7 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(7 ter)  Le rapport d’examen de la Commission doit préciser s’il est possible d’élargir le champ d’application de sorte à englober de manière générale les produits à usage unique.

Justification

L’examen doit étudier la possibilité de définir, pour les produits à usage unique, une démarche claire et cohérence intégrant l’approche en cycle de vie.

Amendement    13

Proposition de directive

Considérant 7 quater (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(7 quater)   La pollution et la contamination des sols par des produits en plastique de grande taille et par les morceaux ou micro-plastiques issus de leur décomposition est parfois non négligeable à l’échelle régionale ou locale. À l’échelle locale, elles peuvent même s’avérer considérables du fait de l’usage intensif des plastiques dans l’agriculture. Pour réduire les incidences des déchets plastiques sur l’environnement et la santé humaine et animale, la pollution plastique provenant des terres agricoles doit être étudiée en profondeur.

Amendement    14

Proposition de directive

Considérant 8 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(8 bis)  La fabrication des produits en plastique devrait tenir compte de leur entière durée de vie. L’écoconception des produits en plastique doit toujours tenir compte de la phase de production, de la recyclabilité et, éventuellement, de la réutilisabilité du produit. Les producteurs devraient être encouragés, le cas échéant, à utiliser des polymères uniques ou compatibles pour fabriquer leurs produits afin de simplifier le tri et d’améliorer la recyclabilité, en particulier dans le cas des emballages en plastique.

Amendement    15

Proposition de directive

Considérant 9

Texte proposé par la Commission

Amendement

(9) Afin de définir clairement la portée de la présente Directive, il convient de définir le terme de produit en plastique à usage unique. La définition devrait exclure les produits en plastique qui sont conçus, créés et mis sur le marché pour accomplir, pendant leur cycle de vie, plusieurs trajets ou rotations en étant rechargés ou réutilisés pour un usage identique à celui pour lequel ils ont été conçus.

(9)  Afin de définir clairement la portée de la présente Directive, il convient de définir le terme de produit en plastique à usage unique. La définition devrait inclure les produits jetables fabriqués entièrement ou en partie à partir de matières plastiques et conçus, créés ou mis sur le marché pour être utilisés une seule fois sur une courte période avant d’être mis au rebut et doivent donc exclure les produits en plastique conçus, créés et mis sur le marché pour accomplir, pendant leur cycle de vie, plusieurs trajets ou rotations en étant rechargés ou réutilisés pour un usage identique à celui pour lequel ils ont été conçus.

Amendement    16

Proposition de directive

Considérant 9 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(9 bis)  En conservant la valeur des produits et des matériaux aussi longtemps que possible et en produisant moins de déchets, l’économie de l’Union peut devenir plus compétitive et plus résiliente, tout en réduisant la pression sur les ressources précieuses et l’environnement.

Amendement    17

Proposition de directive

Considérant 10

Texte proposé par la Commission

Amendement

(10)  Les produits en plastique à usage unique devraient faire l’objet d’une ou plusieurs mesures, en fonction de différents facteurs, tels que la disponibilité d’une ou plusieurs solutions de substitution appropriées et plus durables, la possibilité de modifier les schémas de consommation et la mesure dans laquelle ces produits sont déjà couverts par la législation de l’Union existante.

(10)  Les produits en plastique à usage unique devraient faire l’objet d’une ou plusieurs mesures, en fonction de différents facteurs, tels que la disponibilité d’une ou plusieurs solutions de substitution appropriées et plus durables tenant compte de l’approche en cycle de vie, la possibilité de modifier les schémas de consommation et la mesure dans laquelle ces produits sont déjà couverts par la législation de l’Union existante.

Justification

Il est important que les mesures améliorent le bilan environnemental global en tenant compte de l’approche en cycle de vie.

Amendement    18

Proposition de directive

Considérant 11

Texte proposé par la Commission

Amendement

(11)  Pour certains produits en plastique à usage unique, aucune solution de remplacement appropriée et plus durable n’est encore disponible, et la consommation de la plupart de ces produits en plastique à usage unique devrait augmenter. Pour inverser cette tendance et promouvoir les efforts en vue de solutions plus durables, les États membres devraient être tenus de prendre les mesures nécessaires pour parvenir à une réduction significative de la consommation de ces produits, sans compromettre l’hygiène des denrées alimentaires ou la sécurité des aliments, les bonnes pratiques en matière d’hygiène, les bonnes pratiques de fabrication, l’information des consommateurs ou les exigences de traçabilité prévues par la législation alimentaire de l’Union44.

(11)  Pour certains produits en plastique à usage unique, aucune solution de remplacement appropriée et plus durable n’est encore disponible, et la consommation de la plupart de ces produits en plastique à usage unique devrait augmenter. Pour inverser cette tendance et promouvoir les efforts en vue de solutions sûres et durables,les États membres devraient être tenus de prendre les mesures nécessaires pour parvenir à une réduction durable et ambitieuse de la consommation de ces produits, comme cela est fait pour les sacs en plastique au titre de la directive 94/62/CE, telle que modifiée par la directive (UE) 2015/720 du Parlement européen et du Conseil43bis, sans préjudice de l’article 18 de la directive 94/62/CE et sans compromettre l’hygiène des denrées alimentaires ou la sécurité des aliments, les bonnes pratiques en matière d’hygiène, les bonnes pratiques de fabrication, l’information des consommateurs ou les exigences de traçabilité prévues par la législation alimentaire de l’Union44. Ces mesures devraient s’appliquer aux récipients pour aliments qui répondent à l’ensemble des critères suivants: les aliments en question sont destinés à la consommation immédiate, ils sont destinés à être consommés sans autre préparation et sont destinés à être consommés à partir du récipient. Les États membres devraient viser le niveau d’ambition le plus élevé possible pour ces mesures, qui devraient être proportionnées à la gravité du risque de voir se transformer en déchets ces différents produits et utilisations. Il convient que les États membres adoptent des objectifs nationaux pour quantifier les effets des mesures prises pour parvenir à une réduction ambitieuse et durable. Il convient que les États membres encouragent l’utilisation de produits à usages multiples et qui, après être devenus des déchets, se prêtent à la préparation en vue du réemploi et au recyclage, sans compromettre la libre circulation des marchandises dans le marché intérieur. Ces mesures devraient tenir compte des incidences des produits tout au long de leur cycle de vie, y compris si on les trouve dans l’environnement marin, et devraient respecter la hiérarchie des déchets.

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43bis Directive (UE) 2015/720 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2015 modifiant la directive 94/62/CE concernant la réduction de la consommation de sacs en plastique légers (JO L 115 du 6.5.2015, p. 11.).

44 Règlement (CE) nº 178/2002 établissant les principes généraux et les exigences de la législation alimentaire (JO L 31 du 1.2.2002, p.1-24), le règlement (CE) nº 852/2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires (JO L 139 du 30.4.2004, p.1-54), le règlement (CE) nº 1935/2004 relatif aux matériaux destinés à entrer en contact avec d’autres textes législatifs pertinents en matière de sécurité alimentaire, d’hygiène et d’étiquetage (JO L 338 du 13.11.2004, p. 4-17).

44 Règlement (CE) nº 178/2002 établissant les principes généraux et les exigences de la législation alimentaire (JO L 31 du 1.2.2002, p.1-24), le règlement (CE) nº 852/2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires (JO L 139 du 30.4.2004, p.1-54), le règlement (CE) nº 1935/2004 relatif aux matériaux destinés à entrer en contact avec d’autres textes législatifs pertinents en matière de sécurité alimentaire, d’hygiène et d’étiquetage (JO L 338 du 13.11.2004, p. 4-17).

Amendement    19

Proposition de directive

Considérant 11 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(11 bis)  Les filtres des produits du tabac sont les deuxièmes articles en plastique à usage unique les plus répandus. Bien que la part de marché des filtres en cellulose d’origine végétale pour les produits du tabac semble augmenter, l’acceptabilité des solutions de substitution disponibles n’est pas claire. En outre, l’énorme impact sur l’environnement des produits du tabac avec filtres ne peut être ignoré, étant donné que ces filtres peuvent se désagréger en petits morceaux de plastique. Les filtres de tabac usagés contiennent également de nombreuses substances chimiques qui sont toxiques pour l’environnement, dont au moins 50 sont des agents cancérogènes connus pour l’homme, ainsi que des métaux lourds pouvant se dégager du filtre et porter préjudice aux environnements terrestres, aériens et marins environnants. Afin de tenir compte de l’incidence sur l’environnement des déchets post-consommation, un large éventail de mesures sont nécessaires pour les produits du tabac dotés de filtres, allant d’une réduction de filtres jetables à usage unique contenant des matières plastiques à une responsabilité étendue du producteur afin de garantir l’élimination responsable et de couvrir les coûts de nettoyage des déchets. Afin de tenir compte des frais importants de collecte et de tri actuellement supportés par les contribuables, il convient que les régimes de responsabilité élargie des producteurs couvrent les coûts de nettoyage des déchets et les coûts des infrastructures appropriées de collecte des déchets. Dans le cadre de ces mesures, les États membres pourraient également créer des incitations en faveur d’une chaîne de récupération des mégots de cigarettes pour la collecte de l’acétate de cellulose, matière plastique qui représente 60 % de la composition des filtres à cigarettes, puis sa transformation en objets en matière plastique.

Justification

Jeté sur les routes, un mégot de cigarette met jusqu’à dix ou douze ans à se détériorer. Très instable, il finit aussi régulièrement dans les rivières qu’il contribue à polluer. À cet égard, il est tout à fait approprié d’étendre le principe du pollueur-payeur aux fabricants de cigarettes qui mettent sur le marché des produits dont les déchets sont très difficiles à recycler. Selon les chiffres fournis par la Commission européenne, les filtres des produits du tabac sont les deuxièmes articles en plastique à usage unique les plus polluants, après les bouteilles en plastique, qui contribuent aux déchets marins. Étant donné que les seules dispositions de la proposition de la Commission relatives aux fabricants de tabac concernent la responsabilité élargie des producteurs et les mesures de sensibilisation, la rapporteure pour avis souhaite aller plus loin et propose un large éventail de mesures, telles que des objectifs de réduction de la consommation de filtres des produits du tabac.

Amendement    20

Proposition de directive

Considérant 12

Texte proposé par la Commission

Amendement

(12)  Pour les autres produits en plastique à usage unique, des solutions de substitution appropriées et plus durables sont facilement disponibles. Afin de limiter l’incidence néfaste de ces produits sur l’environnement, les États membres devraient être tenus d’interdire leur mise sur le marché de l’Union. Ce faisant, l’utilisation de ces solutions de rechange facilement disponibles et plus durables et le recours à des solutions novatrices pour créer des modèles commerciaux plus durables, des solutions de rechange à la réutilisation et la substitution de matériaux seraient encouragées.

(12)  Pour les autres produits en plastique à usage unique, des solutions de substitution appropriées et plus durables sont facilement disponibles. Afin de limiter l’incidence néfaste de ces produits sur l’environnement, les États membres devraient être tenus d’interdire leur mise sur le marché de l’Union. Ce faisant, l’utilisation de ces solutions de rechange facilement disponibles et plus durables qui sont conformes aux normes et au droit de l’Union et le recours à des solutions novatrices pour créer des modèles commerciaux plus durables, des solutions de rechange à la réutilisation et la substitution de matériaux seraient encouragées conformément à la hiérarchie des déchets définie à l’article 4 de la directive 2008/98/CE. Les restrictions à la commercialisation instaurées par la présente directive devraient également couvrir les produits en plastique oxodégradable, étant donné que ce type de plastique ne se dégrade pas convenablement sur le plan biologique et contribue donc à la pollution en microplastiques dans l’environnement, n’est pas compostable, a une incidence négative sur le recyclage des plastiques conventionnels et n’apporte pas d’avantage environnemental avéré. Compte tenu de la prévalence élevée des déchets en polystyrène dans le milieu marin et de la disponibilité de produits de substitution, il y a lieu de limiter également les récipients pour aliments et pour boissons à usage unique à base de polystyrène expansé.

Amendement    21

Proposition de directive

Considérant 12 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(12 bis)  Pour les assiettes et couverts en plastique, même s’il existe des solutions de remplacement appropriées et plus durables, lorsque cela est dûment justifié et afin d’éviter tout risque dans la continuité de la fourniture de certains services sociaux, tels que la restauration dans les établissements scolaires et les services de soins de santé, il convient de prévoir une prolongation limitée dans le temps pour l’application de l’interdiction de leur mise sur le marché de l’Union.

Justification

Dans le but de parvenir à un compromis, la rapporteure maintient bien sûr le champ d’application de la directive en l’état, en particulier sur la liste des produits faisant l’objet d’une interdiction, mais elle prévoit une période de suppression progressive de deux ans pour les assiettes et couverts en plastique, jusqu’en 2023. Cela se fait conformément aux dispositions de la directive 2014/24/UE relative aux marchés publics et afin d’assurer la continuité de la fourniture de certains services sociaux, tels que la restauration dans les établissements scolaires et les services de soins de santé.

Amendement    22

Proposition de directive

Considérant 12 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(12 ter)  La directive 94/62/CE, telle que modifiée par la directive (UE) 2015/720, a prévu l’obligation pour la Commission de procéder, d’ici au 27 mai 2017, à une révision législative des mesures visant à réduire la consommation de sacs en plastique très légers, sur la base de l’évaluation de l’impact du cycle de vie. À ce jour, la Commission n’a pas procédé à cette révision. Étant donné que ces sacs en plastique sont très susceptibles de devenir des détritus et de contribuer à la pollution marine par les déchets, il y a lieu d’introduire des mesures visant à limiter leur mise sur le marché, sauf pour les utilisations strictement nécessaires. Les sacs en plastique très légers ne devraient pas être mis sur le marché comme emballages de denrées alimentaires en vrac, sauf lorsqu’ils sont exigés pour des raisons d’hygiène ou pour l’emballage des denrées alimentaires humides en vrac comme la viande crue, le poisson ou les produits laitiers. Pour les sacs en plastique très légers auxquels cette restriction de commercialisation ne s’applique pas, il convient que les dispositions existantes introduites par la directive (UE) 2015/720 restent applicables.

Amendement    23

Proposition de directive

Considérant 12 quater (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(12 quater)  Les mesures encourageant l’utilisation de solutions de substitution exemptes de plastique au sens de la présente directive ne sauraient amplifier les effets négatifs sur l’environnement ou le climat en rejetant par exemple une quantité plus importante de CO2 ou en exploitant de précieuses ressources. Sachant que de nombreuses solutions de substitution exemptes de plastique font intervenir des ressources naturelles, il est important de veiller à la durabilité de ces matériaux qui sont supposés trouver leur origine dans la bioéconomie. Eu égard à la hiérarchie des déchets, les mesures visées dans la présente directive, ainsi que leur mise en œuvre, doivent toujours privilégier la prévention ou la transition vers des produits réutilisables plutôt que des solutions de substitution à usage unique, même si elles ne contiennent pas de matières plastiques.

Amendement    24

Proposition de directive

Considérant 13

Texte proposé par la Commission

Amendement

(13)  Les bouchons et les couvercles, dont une partie importante est en plastique, provenant des récipients pour boissons figurent parmi les articles en plastique à usage unique les plus répandus sur les plages de l’Union. Aussi les récipients pour boissons qui sont des produits à usage unique et des emballages ne devraient-ils être mis sur le marché que s’ils satisfont à des exigences spécifiques de conception de produits réduisant considérablement la dispersion dans l’environnement de bouchons et de couvercles de récipients pour boissons. Pour les récipients pour boissons qui sont des produits et emballages en plastique à usage unique, cette exigence vient s’ajouter aux exigences essentielles portant sur la composition et le caractère réutilisable et valorisable, notamment recyclable, des emballages énumérées à l’annexe II de la directive 94/62/CEE. Afin de faciliter la conformité à cette exigence et garantir le bon fonctionnement du marché interne, il est nécessaire de mettre au point une norme harmonisée, adoptée conformément au règlement (UE) nº 1025/2012 du Parlement européen et du Conseil45, dont le respect devrait donner présomption de conformité à ces exigences. Il convient de prévoir suffisamment de temps pour l’élaboration d’une norme harmonisée et pour laisser aux producteurs le temps d’adapter leurs chaînes de production aux exigences en matière de conception.

(13)  Les bouchons et les couvercles en plastique provenant des récipients pour boissons figurent parmi les articles en plastique à usage unique les plus répandus sur les plages de l’Union. Aussi les récipients pour boissons qui sont des produits à usage unique et des emballages ne devraient-ils être mis sur le marché que s’ils satisfont à des exigences spécifiques de conception de produits réduisant considérablement la dispersion dans l’environnement de bouchons et de couvercles de récipients pour boissons et permettant d’augmenter les quantités recyclées. Pour les récipients pour boissons qui sont des produits et emballages en plastique à usage unique, cette exigence vient s’ajouter aux exigences essentielles portant sur la composition et le caractère réutilisable et valorisable, notamment recyclable, des emballages énumérées à l’annexe II de la directive 94/62/CEE. Afin de faciliter la conformité à cette exigence et garantir le bon fonctionnement du marché interne, il est nécessaire de mettre au point une norme harmonisée, adoptée conformément au règlement (UE) nº 1025/2012 du Parlement européen et du Conseil45, dont le respect devrait donner présomption de conformité à ces exigences. Il convient de prévoir suffisamment de temps pour l’élaboration d’une norme harmonisée et pour laisser aux producteurs le temps d’adapter leurs chaînes de production aux exigences en matière de conception. Afin de garantir l’utilisation circulaire des matières plastiques, il convient de s’assurer de la mise en œuvre des matériaux recyclés par le marché. Il convient donc d’introduire l’exigence d’une teneur minimale obligatoire en matières plastiques recyclées pour certains produits.

___________________

___________________

45 Règlement (UE) nº 1025/2012 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 relatif à la normalisation européenne, modifiant les directives 89/686/CEE et 93/15/CEE du Conseil ainsi que les directives 94/9/CE, 94/25/CE, 95/16/CE, 97/23/CE, 98/34/CE, 2004/22/CE, 2007/23/CE, 2009/23/CE et 2009/105/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la décision 87/95/CEE du Conseil et la décision nº 1673/2006/CE du Parlement européen et du Conseil (JO L 316 du 14.11.2012, p. 12).

45 Règlement (UE) nº 1025/2012 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 relatif à la normalisation européenne, modifiant les directives 89/686/CEE et 93/15/CEE du Conseil ainsi que les directives 94/9/CE, 94/25/CE, 95/16/CE, 97/23/CE, 98/34/CE, 2004/22/CE, 2007/23/CE, 2009/23/CE et 2009/105/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la décision 87/95/CEE du Conseil et la décision nº 1673/2006/CE du Parlement européen et du Conseil (JO L 316 du 14.11.2012, p. 12).

Amendement    25

Proposition de directive

Considérant 13 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(13 bis)  Dans le cadre de l’évaluation prévue à l’article 9, paragraphe 5, de la directive 94/62/CE, la Commission doit tenir compte des caractéristiques relatives des différents matériaux d’emballage, notamment des matériaux composites, en se fondant sur les analyses du cycle de vie; il convient ce faisant d’attacher une attention particulière à la prévention et à la circularité de la filière.

Justification

Solutions for attaching caps and lids to the bottles of carbonated drinks are not yet available on the market, given the specific requirements, including consumer safety, for the closures of such drinks. Additional time should therefore be given for the technical development of such solutions. The transition time should be long enough to allow for the development of the European standard as set out in this Article, and for a lead-in time to adopt production lines. Work on the European standard should start without any delay. In order to support the uptake of secondary raw materials and the functioning of the circular economy, a minimum level of recycled content should be established. Many players in the food and drinks sector have already committed to produce plastic bottles containing at least 25% of recycled plastics. It is important to support this commitment taken by the industry, which is directly involved in the overall solution to the major problem of marine litter. The changes to Article 6(1) and 6(2) are technical and aim at clarifying the scope of the Article.

Amendement    26

Proposition de directive

Considérant 13 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(13 ter)  La présence de substances chimiques dangereuses dans les serviettes hygiéniques, tampons et applicateurs de tampons doit être évitée dans l’intérêt de la santé des femmes. De même, la mise à disposition de solutions multiusages et économiquement viables est essentielle pour garantir aux femmes un plein accès à la vie sociale.

Amendement    27

Proposition de directive

Considérant 14

Texte proposé par la Commission

Amendement

(14)  Certains produits en plastique à usage unique se retrouvent dans l’environnement à la suite d’une élimination inappropriée dans les égouts ou d’autres rejets inappropriés dans l’environnement. Par conséquent, les produits en plastique à usage unique, qui sont souvent éliminés par les égouts ou par d’autres voies inappropriées, devraient être soumis à des exigences de marquage. Il importe que le marquage informe les consommateurs sur les possibilités appropriées d’élimination des déchets et/ou les possibilités d’élimination des déchets à éviter et/ou sur les incidences néfastes sur l’environnement de l’élimination inappropriée des déchets. La Commission devrait être habilitée à établir un format harmonisé pour le marquage et, le cas échéant, tester la perception du marquage proposé auprès de groupes représentatifs de consommateurs afin d’en garantir l’efficacité et la bonne compréhension.

(14)  Certains produits en plastique à usage unique se retrouvent dans l’environnement à la suite d’une élimination inappropriée dans les égouts ou d’autres rejets inappropriés dans l’environnement. Une élimination dans les égouts peut par ailleurs causer des dommages économiques importants aux réseaux d’assainissement en obstruant les pompes et en bloquant les conduites. Il n’est pas rare de constater un véritable manque d’information sur les propriétés matérielles de ces produits et sur leur élimination dans les règles de l’art. Par conséquent, les produits en plastique à usage unique, qui sont souvent éliminés par les égouts ou par d’autres voies inappropriées, devraient être soumis à des exigences de marquage et faire l’objet d’actions de sensibilisation. Il importe que le marquage informe les consommateurs sur les possibilités appropriées d’élimination des déchets et/ou les possibilités d’élimination des déchets à éviter, ainsi que sur les incidences néfastes sur l’environnement de l’élimination inappropriée des déchets, sur la présence de plastiques dans le produit et sur les possibilités de recyclage du produit. La Commission devrait être habilitée à établir un format harmonisé pour le marquage et, le cas échéant, tester la perception du marquage proposé auprès de groupes représentatifs de consommateurs afin d’en garantir l’efficacité et la bonne compréhension, et d’éviter les informations susceptibles d’induire en erreur; elle devrait également tenir compte des accords actuels conclus sur une base volontaire. En ce qui concerne les engins de pêche, les obligations de marquage adoptées en vertu du règlement (CE) n° 1224/2009 devrait s’appliquer. Les États membres devraient mettre en œuvre les directives volontaires de la FAO sur le marquage des équipements de pêche.

Justification

L’amendement proposé vise à informer, conformément à l’article 10, les consommateurs sur les dommages que causent aux réseaux d’assainissement les produits qui ne sont pas éliminés correctement.

Amendement    28

Proposition de directive

Considérant 15

Texte proposé par la Commission

Amendement

(15)  En ce qui concerne les produits en plastique à usage unique pour lesquels il n’existe pas de solutions de remplacement plus durables qui soient appropriées et immédiatement applicables, les États membres devraient également, conformément au principe du pollueur-payeur, introduire des régimes de responsabilité élargie pour couvrir les coûts de gestion et de nettoyage des déchets ainsi que les coûts des mesures de sensibilisation pour prévenir et réduire ces déchets.

(15)  En ce qui concerne les produits en plastique à usage unique pour lesquels il n’existe pas de solutions de remplacement plus durables qui soient appropriées et immédiatement applicables, les États membres devraient également, conformément au principe du pollueur-payeur, introduire des régimes de responsabilité élargie pour couvrir les coûts nécessaires de gestion et de nettoyage des déchets ainsi que les coûts des mesures de sensibilisation pour prévenir et réduire ces déchets ainsi que pour remédier aux comportements inappropriés des consommateurs. Ces coûts ne devraient pas excéder les coûts nécessaires à la fourniture de ces services de manière rentable et devraient être établis de manière transparente entre les acteurs concernés. Les coûts du nettoyage des déchets devraient être proportionnés et fondés sur des objectifs clairs, conformément à l’article 8 bis, paragraphe 1, de la directive 2008/98/CE. Ces objectifs devraient définir la portée et l’ampleur des activités de nettoyage visées par le régime de responsabilité élargie des producteurs, conformément aux obligations de prévention des déchets et des déchets marins, prévues par le droit de l’Union. Ces activités devraient par exemple englober la prévention et la collecte des déchets dans les rues, sur les marchés et dans les différents autres espaces publics, ainsi que lors des manifestations publiques, mais ne devraient pas comprendre les opérations telles que le nettoyage des mers et des océans, qui ne relèvent pas de la responsabilité des pouvoirs publics.

Amendement    29

Proposition de directive

Considérant 15 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(15 bis)  Les incitations économiques sont susceptibles d’influer les choix des consommateurs, d’encourager ou de décourager des habitudes de consommation données et donc être utilisées comme un outil efficace, en amont, pour réduire l’impact de certains plastiques sur l’environnement.

Amendement    30

Proposition de directive

Considérant 16

Texte proposé par la Commission

Amendement

(16)  La grande partie du plastique provenant d’engins de pêche abandonnés, perdus et mis au rebut contenant des matières plastiques dans les déchets marins montre que les exigences légales existantes46 ne fournissent pas d’incitations suffisantes pour que ce matériel de pêche soit rapporté à terre afin d’être collecté et traité. Le système de taxes indirectes envisagé au titre de la législation de l’Union relative aux installations de réception portuaires pour le dépôt des déchets des navires dissuade les navires de rejeter leurs déchets en mer et garantit un droit de dépôt. Ce système devrait cependant être complété par d’autres mesures financières incitant les pêcheurs à rapporter leurs engins de pêche à terre afin d’éviter toute augmentation potentielle de la taxe indirecte sur les déchets. Étant donné que les composants en plastique des engins de pêche ont un fort potentiel de recyclage, les États membres devraient, conformément au principe du pollueur-payeur, élargir la responsabilité des producteurs d’engins de pêche contenant des matières plastiques afin de faciliter la collecte sélective des résidus d’engins de pêche et de financer une gestion saine de ces engins de pêche, en particulier le recyclage.

(16)  La grande partie du plastique provenant d’engins de pêche abandonnés, perdus et mis au rebut contenant des matières plastiques dans les déchets marins montre que les exigences légales existantes46 ne fournissent pas d’incitations suffisantes pour que ce matériel de pêche soit rapporté à terre afin d’être collecté et traité. En vertu du règlement (CE) no 1224/2009, si les engins de pêche perdus ne peuvent être récupérés, il incombe au capitaine du navire de pêche d’informer l’autorité compétente de l’État membre de son pavillon. Afin d’assurer un contrôle harmonisé, les données relatives aux engins de pêche perdus devraient être recueillies et enregistrées par les États membres et transmises chaque année à la Commission. Le système de taxes indirectes envisagé au titre de la législation de l’Union relative aux installations de réception portuaires pour le dépôt des déchets des navires dissuade les navires de rejeter leurs déchets en mer et garantit un droit de dépôt. Ce système devrait cependant être complété par d’autres mesures financières incitant les pêcheurs à rapporter leurs engins de pêche à terre afin d’éviter toute augmentation potentielle de la taxe indirecte sur les déchets. Étant donné que les composants en plastique des engins de pêche ont un fort potentiel de recyclage, les États membres devraient, conformément au principe du pollueur-payeur, élargir la responsabilité des producteurs d’engins de pêche contenant des matières plastiques afin de faciliter la collecte sélective des résidus d’engins de pêche et de financer une gestion saine de ces engins de pêche, en particulier le recyclage. Les États membres devraient adopter les mesures nécessaires pour garantir que les contributions financières versées par les producteurs d’engins de pêche contenant du plastique, dans le respect des obligations dérivant de la responsabilité des producteurs, soient modulées, en particulier en tenant compte du caractère durable, réparable, réutilisable et recyclable de ces engins de pêche.

___________________

___________________

46 Règlement (CE) nº 1224/2009 du Conseil, directive 2000/59/CE et directive 2008/98/CE.

46 Règlement (CE) nº 1224/2009 du Conseil, directive 2000/59/CE et directive 2008/98/CE.

Amendement    31

Proposition de directive

Considérant 16 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(16 bis)  Dans le cadre de la responsabilité élargie des producteurs d’engins de pêche contenant du plastique, les États membres devraient suivre, évaluer, collecter et recycler les engins de pêche pour atteindre les objectifs quantitatifs de collecte et de recyclage des engins de pêche contenant du plastique, fixés dans la présente directive.

Amendement    32

Proposition de directive

Considérant 17 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(17 bis)  Le problème des déchets plastiques provenant de l’agriculture devrait être abordé dans les plans stratégiques de la politique agricole commune (PAC) et la Commission devrait, le cas échéant, prévoir d’ici à 2023, dans le cadre d’une révision à mi-parcours, un nouveau critère de conditionnalité renforcée pour les déchets plastiques, et ce sous la forme d’une norme relative aux bonnes conditions agricoles et environnementales des terres. Les agriculteurs seraient alors tenus, en vertu du nouveau critère de conditionnalité, de se tourner vers une filière autorisée de gestion prenant en charge la collecte et le recyclage des plastiques et de conserver la preuve que les déchets plastiques ont été traités dans les règles de l’art.

Justification

La réglementation britannique de 2006 (pour l’Angleterre et le Pays de Galles, de 2005 pour l’Écosse) sur la gestion des déchets prévoit des exigences similaires. Elle étend à l’agriculture les contrôles en matière de gestion des déchets. Un des grands changements a consisté à interdire l’enfouissement et l’incinération des plastiques provenant de l’agriculture, notamment des ficelles lieuses, des films d’ensilage, des cuves d’atomiseurs ou des sacs de graines ou d’engrais. Les agriculteurs ont également l’obligation de se tourner vers une filière autorisée et fiable de gestion prenant en charge la collecte et le recyclage des plastiques et des autres déchets.

Amendement    33

Proposition de directive

Considérant 18

Texte proposé par la Commission

Amendement

(18)  Afin d’éviter les dépôts sauvages de déchets et d’autres formes inappropriées d’élimination de déchets marins contenant des matières plastiques, les consommateurs doivent être correctement informés des possibilités d’élimination des déchets les plus appropriées et/ou des possibilités d’élimination des déchets à éviter, des meilleures pratiques en matière d’élimination des déchets et des incidences sur l’environnement des mauvaises pratiques d’élimination, ainsi que de la teneur en matière plastique de certains produits en plastique à usage unique et des engins de pêche. Par conséquent, les États membres devraient être tenus de prendre des mesures de sensibilisation garantissant l’information des consommateurs. Les informations ne doivent contenir aucun contenu promotionnel encourageant l’utilisation de produits en plastique à usage unique. Les États membres devraient être en mesure de choisir les mesures les plus appropriées en fonction de la nature du produit ou de son utilisation. Les producteurs de produits en plastique à usage unique et d’engins de pêche contenant des matières plastiques devraient prendre en charge les coûts des mesures de sensibilisation au titre de l’obligation de responsabilité élargie des producteurs qui leur incombe.

(18)  Afin d’éviter les dépôts sauvages de déchets et d’autres formes inappropriées d’élimination de déchets marins contenant des matières plastiques, les consommateurs doivent être correctement informés des possibilités d’élimination des déchets les plus appropriées et/ou des possibilités d’élimination des déchets à éviter, des meilleures pratiques en matière d’élimination des déchets et des incidences sur l’environnement des mauvaises pratiques d’élimination, ainsi que de la teneur en matière plastique de certains produits en plastique à usage unique et des engins de pêche pour ainsi inciter le consommateur à éliminer de manière responsable et appropriée les déchets. Par conséquent, les États membres devraient être tenus de prendre des mesures de sensibilisation garantissant l’information des consommateurs. Cette information doit expliquer l’impact de l’élimination inappropriée des déchets sur le réseau d’assainissement. Les informations ne doivent contenir aucun contenu promotionnel encourageant l’utilisation de produits en plastique à usage unique. Les États membres devraient être en mesure de choisir les mesures les plus appropriées en fonction de la nature du produit ou de son utilisation. La lutte contre les déchets doit être menée conjointement par les autorités compétentes, les producteurs et les consommateurs. Les producteurs de produits en plastique à usage unique et d’engins de pêche contenant des matières plastiques devraient prendre en charge les coûts des mesures de sensibilisation au titre de l’obligation de responsabilité élargie des producteurs qui leur incombe. Les producteurs doivent être encouragés à mettre leur force marketing au service de la promotion et du développement d’une consommation et d’une utilisation durables et circulaires des produits.

Amendement    34

Proposition de directive

Considérant 18 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(18 bis)  Il incombe à la Commission, conformément à la législation de l’Union, d’aider les États membres à élaborer des stratégies et des plans pour réduire les déchets provenant d’engins de pêche en milieu marin, notamment par l’intermédiaire des subventions du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP). Ces efforts peuvent se traduire par des campagnes et des programmes de sensibilisation sur l’incidence desdits déchets sur les écosystèmes marins, des recherches sur la viabilité d’engins de pêche biodégradables/compostables, des projets éducatifs pour les pêcheurs et des programmes publics spécifiques pour nettoyer le milieu marin du plastique et autres objets.

Amendement    35

Proposition de directive

Considérant 20

Texte proposé par la Commission

Amendement

(20)  Les bouteilles de boisson qui sont des produits en plastique à usage unique figurent parmi les déchets marins les plus répandus sur les plages dans l’Union. Cette situation est due à la coexistence de systèmes de collecte sélective inefficaces et à la faible participation des consommateurs à ces systèmes. Il est nécessaire de promouvoir des systèmes de collecte sélective plus efficaces. Aussi conviendrait-il d’établir un objectif de collecte sélective minimal pour les bouteilles de boisson qui sont des produites en plastique à usage unique. Les États membres devraient être en mesure d’atteindre cet objectif minimal en fixant des objectifs de collecte distincts pour les bouteilles de boissons en plastique à usage unique dans le cadre des régimes de responsabilité élargie des producteurs ou en instaurant des systèmes de consigne/remboursement ou toute autre mesure jugée appropriée. Cela aurait des effets positifs directs sur le taux de collecte, la qualité des matières collectées et celle des matières recyclées, et ouvrirait des perspectives au secteur du recyclage et au marché des matières recyclées.

(20)  Les bouteilles de boisson (y compris bouchons ou couvercles) qui sont des produits en plastique à usage unique figurent parmi les déchets marins les plus répandus sur les plages dans l’Union. Cette situation est due à la coexistence de systèmes de collecte sélective inefficaces et à la faible participation des consommateurs à ces systèmes. Il est nécessaire de promouvoir des systèmes de collecte sélective plus efficaces. Aussi conviendrait-il d’établir des systèmes de collecte sélective plus performants, d’augmenter la production de contenus recyclés et, partant, d’établir un objectif de collecte sélective minimal pour les bouteilles de boisson qui sont des produites en plastique à usage unique. Les États membres devraient être en mesure d’atteindre cet objectif minimal en fixant des objectifs de collecte distincts pour les bouteilles de boissons en plastique à usage unique dans le cadre des régimes de responsabilité élargie des producteurs ou en instaurant des systèmes de consigne/remboursement ou toute autre mesure jugée appropriée. Cet objectif de collecte minimal devrait s’accompagner de l’exigence d’un taux minimum de contenu recyclé pour les bouteilles en plastique, afin de garantir que l’augmentation du plastique collecté conduise à une réutilisation ou à un recyclage, et donc à une réintroduction dans l’économie circulaire. Ces mesures auraient par conséquent des effets positifs directs sur le taux de collecte et de recyclage ainsi que sur la qualité des matières collectées et celle des matières recyclées, et ouvrirait de nouvelles perspectives au secteur du recyclage et au marché des matières recyclées. Les États membres devraient veiller à maintenir le bon fonctionnement des régimes de responsabilité élargie des producteurs quand ils mettent en œuvre les mesures visant à atteindre l’objectif minimal de collecte sélective. La Commission devrait établir des lignes directrices encadrant le fonctionnement des systèmes de consigne/remboursement pour les États membres qui souhaitent mettre en place de tels systèmes.

Amendement    36

Proposition de directive

Considérant 20 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(20 bis)  Aux termes de la directive 2008/92/CE, la «collecte séparée» est une collecte dans le cadre de laquelle un flux de déchets est conservé séparément en fonction de son type et de sa nature afin de faciliter un traitement spécifique. La directive (UE) 2018/851 du Parlement européen et du Conseil modifiant la directive 2008/98/CE relative aux déchets1bis relève que la collecte séparée pourrait être organisée sous la forme d’une collecte à domicile, de systèmes de dépôt et de réception ou d’autres modalités de collecte. Le point a) de l’article 10, paragraphe 3, de la directive 2008/98/CE prévoit une dérogation permettant la collecte conjointe de certains types de déchets, pour autant qu’elle n’affecte pas la qualité du recyclage ou d’autres types de valorisation des déchets, conformément à la hiérarchie des déchets, et qu’elle produise, à l’issue de ces opérations, un résultat de qualité comparable à celui obtenu au moyen d’une collecte séparée. La transposition de la présente directive devrait également prévoir cette dérogation.

 

_____________

 

1bis Directive (UE) 2018/851 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2018 modifiant la directive 2008/98/CE relative aux emballages et aux déchets d’emballages (JO L 150 du 14.6.2018, p. 109).

Amendement    37

Proposition de directive

Considérant 22

Texte proposé par la Commission

Amendement

(22)  En application du paragraphe 22 de l’accord interinstitutionnel entre le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne «mieux légiférer» du 13 avril 201648, la Commission devrait procéder à une évaluation de la présente directive. Cette évaluation devrait être fondée sur l’expérience acquise et sur les données recueillies au cours de la mise en œuvre de la présente directive et sur les données recueillies en vertu de la directive 2008/56/CE ou de la directive 2008/98/CE. L’évaluation devrait servir de base à l’examen d’éventuelles mesures supplémentaires et à une étude visant à déterminer si, compte tenu de la surveillance des déchets marins dans l’Union, l’annexe énumérant les produits en plastique à usage unique doit être réexaminée. L’évaluation devrait également examiner si les progrès scientifiques et techniques réalisés entre-temps, y compris le développement de matériaux biodégradables et la définition de critères ou d’une norme relative à la biodégradabilité des plastiques en milieu marin, tels que prévus dans la stratégie européenne sur les matières plastiques, permettent l’établissement d’une norme relative à la biodégradation de certains produits en plastique à usage unique en milieu marin. Cette norme inclurait une norme pour tester si, à la suite de la décomposition physique et biologique en milieu marin, les plastiques se décomposent complètement en dioxyde de carbone (CO2), en biomasse et en eau dans un délai suffisamment court pour que les plastiques ne soient pas nocifs pour la vie marine et ne conduisent pas à une accumulation de plastiques dans l’environnement. Si tel était le cas, les produits en plastique à usage unique conformes à cette norme pourraient être exemptés de l’interdiction de mise sur le marché. Alors que la stratégie européenne sur les matières plastiques envisage déjà une action dans ce domaine, elle reconnaît également les difficultés que pose la définition d’un cadre réglementaire pour les plastiques ayant des propriétés biodégradables en raison des différentes conditions marines qui règnent à travers les mers.

(22)  En application du paragraphe 22 de l’accord interinstitutionnel entre le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne «mieux légiférer» du 13 avril 201648, la Commission devrait procéder à une évaluation de la présente directive. Cette évaluation devrait être fondée sur l’expérience acquise et sur les données recueillies au cours de la mise en œuvre de la présente directive et sur les données recueillies en vertu de la directive 2008/56/CE ou de la directive 2008/98/CE. L’évaluation devrait servir de base à l’examen d’éventuelles mesures supplémentaires, notamment à la fixation, au niveau de l’Union, d’objectifs de réduction à l’horizon 2030 et pour les années suivantes, et à une étude visant à déterminer si, compte tenu de la surveillance des déchets marins dans l’Union, l’annexe énumérant les produits en plastique à usage unique doit être réexaminée.

___________________

___________________

48. JO L 123 du 12.5.2016, p. 1.

48. JO L 123 du 12.5.2016, p. 1.

Amendement    38

Proposition de directive

Considérant 23

Texte proposé par la Commission

Amendement

(23)  Il convient que les États membres déterminent le régime des sanctions applicables aux violations des dispositions de la présente directive et veillent à leur exécution. Ces sanctions devraient être efficaces, proportionnées et dissuasives.

(23)  Il convient que les États membres déterminent le régime des sanctions applicables aux violations des dispositions de la présente directive et veillent à leur exécution. Ces sanctions devraient être efficaces, proportionnées et dissuasives. Les consommateurs devraient aussi être encouragés ou sanctionnés en fonction de leurs comportements.

Amendement    39

Proposition de directive

Considérant 25

Texte proposé par la Commission

Amendement

(25)  Étant donné que les objectifs de la présente directive, à savoir prévenir et réduire l’impact sur l’environnement de certains produits en plastique à usage unique et des engins de pêche contenant des matières plastiques, favorisent la transition vers une économie circulaire, y compris la promotion de modèles commerciaux, de produits et de matériaux innovants, contribuant ainsi également au fonctionnement efficace du marché intérieur, ne peuvent être atteints de manière suffisante par les États membres, mais peuvent, en raison de l’ampleur et des effets de l’action, l’être mieux au niveau de l’Union, celle-ci peut adopter des mesures, conformément au principe de subsidiarité énoncé à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, la présente directive n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif,

(25)  Étant donné que les objectifs de la présente directive, à savoir prévenir et réduire l’impact sur l’environnement et la santé humaine de certains produits en plastique à usage unique et des engins de pêche et d’aquaculture contenant des matières plastiques, favorisent la transition vers une économie circulaire, y compris la promotion de modèles commerciaux, de produits et de matériaux innovants, contribuant ainsi également au fonctionnement efficace du marché intérieur, ne peuvent être atteints de manière suffisante par les États membres, mais peuvent, en raison de l’ampleur et des effets de l’action, l’être mieux au niveau de l’Union, celle-ci peut adopter des mesures, conformément au principe de subsidiarité énoncé à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, la présente directive n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif,

Justification

Il convient, dans ce considérant, de mentionner l’impact sur la santé humaine, qui figure à l’article 1 détaillant l’objectif de la directive à l’examen et qui est préalablement cité au considérant 5.

Amendement    40

Proposition de directive

Considérant 25 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(25 bis)  Sachant que le problème des déchets marins en plastique ne se circonscrit pas au milieu marin périphérique de l’Union et que d’importantes quantités de déchets marins en plastique peuvent être observées dans d’autres parties du monde, les États membres devraient veiller à que les exportations de déchets vers les pays tiers ne se traduisent pas par une augmentation des déchets marins plastiques sur la planète.

Amendement    41

Proposition de directive

Considérant 25 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(25 ter)  Les États membres peuvent également jouer un rôle important dans la réduction des déchets marins en partageant avec les pays tiers leur savoir-faire et leurs compétences dans la gestion durable des matériaux.

Justification

Les déchets marins sont un problème environnemental mondial. Partager le savoir-faire et l’expérience de l’Union peut contribuer à apporter une réponse à ce problème complexe.

Amendement    42

Proposition de directive

Considérant 25 quater (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(25 quater)  Les autorités publiques, notamment les institutions de l’Union, doivent montrer l’exemple.

Amendement    43

Proposition de directive

Article 1 – alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

La présente directive vise à prévenir et à réduire l’impact de certains produits en plastique sur l’environnement, en particulier le milieu aquatique, et sur la santé humaine ainsi qu’à promouvoir la transition vers une économie circulaire avec des modèles commerciaux, des produits et des matériaux innovants, contribuant ainsi au bon fonctionnement du marché intérieur.

La présente directive vise à prévenir et à réduire l’impact de certains produits en plastique sur l’environnement, en particulier sur la vie et le milieu aquatiques, et sur la santé humaine ainsi qu’à promouvoir la transition vers une économie circulaire avec des modèles commerciaux, des produits et des matériaux innovants et durables, contribuant ainsi au bon fonctionnement du marché intérieur.

Amendement    44

Proposition de directive

Article 2 – alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

La présente directive s’applique aux produits en plastique à usage unique figurant à l’annexe et aux engins de pêche contenant des matières plastiques.

La présente directive s’applique aux produits en plastique à usage unique figurant à l’annexe et aux engins de pêche et d’aquaculture contenant des matières plastiques.

Amendement    45

Proposition de directive

Article 1 – alinéa 1 – point 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

(1)  «plastique»: un matériau constitué d’un polymère au sens de l’article 3, paragraphe 5, du règlement (CE) nº 1907/2006, auquel peuvent avoir été ajoutés des additifs ou d’autres substances et qui peut fonctionner comme un élément structural principal de produits finaux, à l’exception des polymères naturels qui n’ont pas été chimiquement modifiés;

(1)  «plastique»: un matériau constitué d’un polymère au sens de l’article 3, paragraphe 5, du règlement (CE) nº 1907/2006, auquel peuvent avoir été ajoutés des additifs ou d’autres substances et qui fonctionne ou peut fonctionner comme un élément structural principal de produits finaux, à l’exception des polymères naturels qui n’ont pas été chimiquement modifiés;

Amendement    46

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

(2)  «produit plastique à usage unique»: un produit fabriqué entièrement ou partiellement à partir de plastique et qui n’est pas conçu, créé ni mis sur le marché pour accomplir, pendant son cycle de vie, de multiples trajets ou rotations en étant retourné au producteur pour être rechargé ou réutilisé pour un usage identique à celui pour lequel il a été conçu;

(2)  «produit plastique à usage unique»: un produit fabriqué entièrement ou partiellement à partir de plastique et qui est conçu, créé ou mis sur le marché pour être utilisé une seule fois sur une courte période avant d’être mis au rebut;

Amendement    47

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 2 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(2 bis)  «sacs en plastique très légers»: les sacs en plastique légers au sens de l’article 3, paragraphe 1, point c), de la directive 94/62/CE, d’une épaisseur inférieure à 15 microns.

Amendement    48

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

(3)  «engin de pêche»: tout élément ou toute pièce d’équipement qui est utilisé(e) dans le cadre de la pêche et l’aquaculture pour cibler ou capturer des ressources biologiques marines, ou qui flotte à la surface de la mer et est déployé(e) dans le but d’attirer et de capturer de telles ressources biologiques marines;

(3)  «engin de pêche»: tout élément ou toute pièce d’équipement qui est utilisé(e) dans le cadre de la pêche et l’aquaculture pour cibler, capturer ou garder pour l’élevage des ressources biologiques marines, ou qui flotte à la surface de la mer et est déployé(e) dans le but d’attirer, de capturer ou de garder de telles ressources biologiques marines;

Amendement    49

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

(4)  «déchet d’engin de pêche»: tout engin de pêche répondant à la définition de «déchet» qui figure dans la directive 2008/98/CE, y compris tous les composants, les substances ou les matériaux qui faisaient partie de l’engin de pêche ou qui y étaient attachés lors de sa mise au rebut;

(4)  «déchet d’engin de pêche»: tout engin de pêche répondant à la définition de «déchet» qui figure dans la directive 2008/98/CE, y compris tous les composants, les substances ou les matériaux qui faisaient partie de l’engin de pêche ou qui y étaient attachés lors de sa mise au rebut ou de sa perte;

Amendement    50

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 10

Texte proposé par la Commission

Amendement

(10)  «producteur»: toute personne physique ou morale qui, quelle que soit la technique de vente utilisée, y compris les contrats à distance au sens de la directive 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2011, place sur le marché des produits en plastique à usage unique et des engins de pêche contenant des matières plastiques, à l’exception des personnes qui exercent des activités de pêche au sens de l’article 4, paragraphe 28, du règlement (CE) nº 1380/2013 du Parlement européen et du Conseil51;

(10)  «producteur»: toute personne physique ou morale qui, à titre professionnel, met au point, fabrique, transforme, traite, vend ou importe, quelle que soit la technique de vente utilisée, y compris les contrats à distance au sens de la directive 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 201150, et qui, ce faisant, place sur le marché des produits en plastique à usage unique et des engins de pêche contenant des matières plastiques, à l’exception des personnes qui exercent des activités de pêche ou d’aquaculture au sens de l’article 4, paragraphes 25 et 28, du règlement (CE) nº 1380/2013 du Parlement européen et du Conseil51;

___________________

___________________

51 Règlement (UE) nº 1380/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 relatif à la politique commune de la pêche, modifiant les règlements (CE) nº 1954/2003 et (CE) nº 1224/2009 du Conseil et abrogeant les règlements (CE) nº 2371/2002 et (CE) nº 639/2004 du Conseil et la décision 2004/585/CE du Conseil (JO L 354 du 28.12.2013, p. 22).

51 Règlement (UE) nº 1380/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 relatif à la politique commune de la pêche, modifiant les règlements (CE) nº 1954/2003 et (CE) nº 1224/2009 du Conseil et abrogeant les règlements (CE) nº 2371/2002 et (CE) nº 639/2004 du Conseil et la décision 2004/585/CE du Conseil (JO L 354 du 28.12.2013, p. 22).

Amendement    51

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 11 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(11 bis)  «collecte séparée»: collecte séparée au sens de l’article 3, paragraphe 11, de la directive 2008/98/CE;

Amendement    52

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 13 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(13 bis)  «plastique biodégradable»: un plastique qui est de nature à pouvoir subir une dégradation physique, biologique telle qu’il se décompose finalement en dioxyde de carbone (CO2), en biomasse et en eau, selon les normes européennes applicables aux emballages valorisables par compostage et digestion anaérobie;

Justification

La définition proposée devrait être intégrée à l'article 3 de la directive afin de garantir la cohérence avec d'autres actes législatifs et la conformité avec les normes CEN. La définition de la biodégradation se fonde sur la définition de l'OCDE (glossaire de termes statistiques) et sur les définitions ISO (15270:2008; 17088). La définition du terme «plastique biodégradable» découle de celle du terme «biodégradation». Si un plastique biodégradable est certifié conforme aux normes européennes relatives au compostage industriel (EN 13432), il devrait être qualifié de compostable, et un message clair concernant son élimination devrait être communiqué au consommateur.

Amendement    53

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 14 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(14 bis)  «produits du tabac»: des produits du tabac au sens de l’article 2, point 4, de la directive 2014/40/UE.

Justification

Définition faisant référence à l’amendement introduisant cette catégorie de produit à l’article 4 de la directive sur la réduction de la consommation. Des solutions de remplacement viables sont disponibles et sont susceptibles de remplacer les filtres à base de cellulose contenant du plastique. Elles sont respectueuses de l’environnement et biodégradables. Elles n’ont cependant pas encore été adoptées par l’industrie du tabac.

Amendement    54

Proposition de directive

Article 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

Article 4

Article 4

Réduction de la consommation

Réduction de la consommation

1.  Les États membres prennent les mesures nécessaires pour parvenir à une réduction significative de la consommation des produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie A de l’annexe sur leur territoire au plus tard le ... [Six ans après la date limite de transposition de la présente directive].

1.  Les États membres prennent les mesures nécessaires pour parvenir au plus tard le ... [quatre ans après la date limite de transposition de la présente directive], à une réduction ambitieuse et soutenue de la consommation des produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie A de l’annexe sur leur territoire.

Ces mesures peuvent comporter des objectifs de réduction de la consommation nationale, des mesures garantissant que des produits de remplacement réutilisables sont mis à la disposition du consommateur final au point de vente, des instruments économiques assurant qu’aucun produit en plastique à usage unique n’est fourni gratuitement au point de vente au consommateur final. Ces mesures peuvent varier en fonction de l’impact environnemental des produits visés au premier alinéa.

Ces mesures peuvent comporter des mesures garantissant que des produits de remplacement réutilisables sont mis à la disposition du consommateur final au point de vente, des instruments économiques assurant qu’aucun produit en plastique à usage unique n’est fourni gratuitement au point de vente au consommateur final. Ces mesures peuvent varier en fonction de l’impact environnemental et du cycle de vie des produits visés au premier alinéa, notamment quand ils sont jetés.

 

Les États membres établissent des plans nationaux décrivant les mesures adoptées en vertu du présent paragraphe. Les États membres notifient ces plans à la Commission et les actualisent si nécessaire. La Commission peut émettre des recommandations sur ces plans.

 

Les États membres définissent des objectifs nationaux de réduction quantitative pour atteindre les objectifs fixés au premier alinéa du présent paragraphe. Ces objectifs sont adoptés d’ici au ... [date limite de transposition de la présente directive].

 

Les mesures adoptées en vertu du présent paragraphe sont proportionnées et non discriminatoires. Pour les produits visés par la directive 94/62/CE, ces mesures s’entendent sans préjudice de l’article 18 de ladite directive. Les États membres notifient ces mesures à la Commission conformément à la directive (UE) 2015/15351bis lorsque ladite directive l’exige.

2.  La Commission peut adopter un acte d’exécution définissant la méthode à appliquer pour calculer et vérifier la réduction significative de la consommation de produits en plastique à usage unique visée au paragraphe 1. Cet acte d’exécution est adopté conformément à la procédure d’examen visée à l’article 16, paragraphe 2.

2.  La Commission adopte un acte d’exécution définissant la méthode à appliquer pour calculer et vérifier la réduction ambitieuse et soutenue de la consommation de produits en plastique à usage unique visée au paragraphe 1 au plus tard le ... [12 mois après la date d’entrée en vigueur de la présente directive]. Cet acte d’exécution est adopté conformément à la procédure d’examen visée à l’article 16, paragraphe 2.

 

2 bis.  Les États membres prennent les mesures nécessaires pour arriver à une réduction soutenue de l’impact des produits du tabac sur l’environnement, notamment des filtres pour produits du tabac contenant des matières plastiques, en réduisant comme suit les déchets imputables à la consommation desdits filtres: de 50 % d’ici à 2025 et de 80 % d’ici à 2030 en se référant à la moyenne pondérée des produits du tabac avec filtres placés sur le marché entre 2014 et 2016.

 

_________________

 

1Bis Directive (UE) 2015/1535 du Parlement européen et du Conseil du 9 septembre 2015 prévoyant une procédure d’information dans le domaine des réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l’information (codification) (JO L 241 du 17.9.2015, p. 1).

Justification

The ambitious and sustained reductions shall be met within 4 years of transposition, i.e. in 2025 (assuming adoption of Directive in 2019). Member States shall adopt the necessary measures as part of the transposition of the Directive, as laid down in the Commission proposal. In order to ensure consistency and transparency of these measures, Member States should draw up plans where all relevant measures are summarised. In addition, in order to ensure that substantial efforts are made and to establish a benchmark for their reduction measures, Member States should establish their own quantitative targets reflecting the ambition level and the expected results of these measures. The timeline is set out as follows: The methodology for calculation and verification should be adopted by the Commission by 2020 (assuming adoption of Directive in 2019). The first reporting by Member States of data on the placing on the market of products covered by this Article will take place in the same year (see Article 13). Using the methodology, MS shall at the latest in 2021 define their national target that fulfils the objective of ambitious and sustained reductions, to be met by 2025. The review of the directive will take place in 2026 (5 years after transposition - see Article 15). In that review the Commission will assess the national targets and efforts until 2025 and if appropriate make a proposal for EU-wide targets.

Amendement    55

Proposition de directive

Article 6 – paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

1.  Les États membres veillent à ce que les produits en plastique à usage unique énumérés à l’annexe, partie C, et qui possèdent des bouchons et des couvercles constitués, pour une part significative, de matière plastique ne puissent être mis sur le marché que si leurs bouchons et couvercles restent attachés au récipient lors de la phase d’utilisation prévue du produit.

1.  Les États membres veillent à ce que les produits en plastique à usage unique énumérés à l’annexe, partie C, et qui possèdent des bouchons et des couvercles en plastique ne puissent être mis sur le marché que si leurs bouchons et couvercles restent attachés au récipient lors de la phase d’utilisation prévue du produit.

Amendement    56

Proposition de directive

Article 6 – paragraphe 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

1 bis.  Les États membres veillent à ce que, d'ici à 2025, les bouteilles pour boissons énumérées à la partie C de l’annexe ne puissent être mises sur le marché que si leur contenu recyclé s’élève au minimum à 35 % et qu’elles sont recyclables.

 

Au plus tard le 1er janvier 2022, la Commission adopte des actes d’exécution définissant la méthode à appliquer pour le calcul du contenu recyclé. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 16, paragraphe 2.

Amendement    57

Proposition de directive

Article 6 – paragraphe 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

2.  Aux fins du présent article, les bouchons et couvercles en métal dotés de scellés en plastique ne sont pas considérés comme des bouchons et couvercles constitués, pour une part significative, de matière plastique.

2.  Aux fins du présent article, les bouchons et couvercles en métal dotés de scellés en plastique ne sont pas considérés comme étant en plastique. Les récipients pour boissons en verre et en métal dotés de bouchons et couvercles en plastique ne sont pas couverts par le présent article.

Amendement    58

Proposition de directive

Article 6 – paragraphe 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

3.  La Commission demande aux organismes européens de normalisation d’élaborer des normes harmonisées relatives à l’exigence visée au paragraphe 1.

3.  Au plus tard le ... [trois mois après l’entrée en vigueur de la présente directive], la Commission demande aux organismes européens de normalisation d’élaborer des normes harmonisées relatives à l’exigence visée au paragraphe 1. Ces normes tiennent notamment compte de la nécessité de veiller à la solidité, la fiabilité et la sécurité indispensables des fermetures des récipients pour boissons, y compris celles utilisées pour les boissons gazeuses.

Amendement    59

Proposition de directive

Article 7

Texte proposé par la Commission

Amendement

Article 7

Article 7

Exigences en matière de marquage

Exigences en matière de marquage

1  Les États membres veillent à ce que chaque produit en plastique à usage unique énuméré dans la partie D de l’annexe mis sur le marché porte un marquage visible, nettement lisible et indélébile informant les consommateurs d’un ou de plusieurs des éléments suivants:

1  Les États membres veillent à ce que chaque emballage de vente des produits en plastique à usage unique énuméré dans la partie D de l’annexe mis sur le marché porte un marquage visible, nettement lisible et indélébile, à la fois sur l’emballage contenant plusieurs unités et celui de chaque unité emballée individuellement, informant les consommateurs des éléments suivants:

(a)  les solutions appropriées d’élimination des déchets pour le produit ou les moyens d’élimination des déchets à éviter pour ce produit,

(a)  les solutions appropriées d’élimination des déchets pour le produit et/ou les moyens d’élimination des déchets à éviter pour ce produit,

(b)  les effets néfastes sur l’environnement des dépôts sauvages de déchets ou de tout autre mode inapproprié d’élimination des déchets, ou

(b)  les effets néfastes sur l’environnement des dépôts sauvages de déchets ou de tout autre mode inapproprié d’élimination des déchets, et

(c)  la présence de matières plastiques dans le produit.

(c)  la présence de matières plastiques dans le produit.

 

Les États membres veillent à ce que chaque emballage de vente des produits en plastique à usage unique énumérés à l'annexe, partie D, mis sur le marché, à l’exception des produits du tabac avec filtres et filtres commercialisés pour être utilisés en combinaison avec des produits du tabac, porte un marquage visible, nettement lisible et indélébile, à la fois sur l’emballage contenant plusieurs unités et sur l’emballage de chaque unité emballée individuellement, informant les consommateurs de la recyclabilité du produit:

2.  La Commission adopte au plus tard le... [12 mois avant la date limite de transposition de la présente Directive] un acte d’exécution établissant les spécifications relatives au marquage visé au paragraphe 1. Cet acte d’exécution est adopté conformément à la procédure d’examen visée à l’article 16, paragraphe 2.

2.  La Commission adopte au plus tard le... [12 mois avant la date limite de transposition de la présente directive] un acte d’exécution établissant les spécifications relatives au marquage visé au paragraphe 1 et, ce faisant, tient compte des accords volontaires sectoriels existants et accorde une attention particulière à la nécessité d’éviter les informations qui induisent le consommateur en erreur. Cet acte d’exécution est adopté conformément à la procédure d’examen visée à l’article 16, paragraphe 2.

Justification

It is better that the sale packaging instead of on the product bears the marking (example: packaging of the wet wipes but not the wet wipe itself). The consumer should be informed about the availability of alternative in order to reduce the use of SUP. The consumer should also be informed about the recyclability of the products in order to develop responsible purchasing. Finally, the Commission need to take into account the sectorial agreement developed by the industry as it will favour a better information of the consumer as well as a clear and legible marking.

Amendement    60

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 2 – alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

En ce qui concerne les régimes établis en vertu du paragraphe 1, les États membres veillent à ce que les producteurs des produits plastiques à usage unique énumérés dans la partie E de l’annexe prennent en charge les coûts de collecte des déchets consistant en ces produits en plastique à usage unique, de leur transport et traitement ultérieurs, y compris les frais de nettoyage des déchets et les coûts des mesures de sensibilisation visées à l’article 10 en ce qui concerne ces produits.

En ce qui concerne les régimes établis en vertu du paragraphe 1, les États membres veillent à ce que les producteurs des produits plastiques à usage unique énumérés dans la partie E de l’annexe prennent en charge les coûts de collecte des déchets consistant en ces produits en plastique à usage unique, de leur transport et traitement ultérieurs, y compris les frais de nettoyage des déchets et les coûts des mesures de sensibilisation visées à l’article 10 en ce qui concerne ces produits. Les contributions financières versées par les producteurs pour se conformer à ses obligations ne doivent pas excéder les coûts nécessaires à la fourniture de ces services de manière rentable et sont établis de manière transparente entre les acteurs concernés.

Amendement    61

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 2 – alinéa 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

En ce qui concerne les coûts de nettoyage des déchets visés au premier alinéa, les États membres s’assurent que les contributions financières versées par les producteurs sont établies de manière proportionnée et sont modulés conformément à l’article 8 bis de la directive 2008/98/CE, et prennent en compte les coûts de nettoyage de chacun des produits ou groupes de produits. Les coûts sont limités aux activités exercées régulièrement par les autorités ou en leur nom, qui comprennent les activités de nettoyage dont l’objectif est de satisfaire aux obligations pertinentes en matière de prévention des déchets et de protection de l’environnement en vertu du droit de l’Union.

Amendement    62

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 2 – alinéa 1 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

La Commission élabore des lignes directrices, en consultation avec les États membres, sur la répartition des coûts de dépollution des déchets couverts par les systèmes de responsabilité élargie des producteurs.

Amendement    63

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 2 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

2 bis.  Les États membres veillent à ce que les régimes de responsabilité élargie des producteurs institués conformément au paragraphe 1 du présent article pour les filtres de produits du tabac contenant du plastique contribuent à la réalisation de l’objectif environnemental énoncé à l’article 4, paragraphe 2 bis, notamment en s’assurant que les producteurs de filtres de produits du tabac contenant du plastique couvrent les coûts de la collecte des déchets de ces produits, de leur transport et de leur traitement, y compris les coûts de nettoyage des déchets et les coûts des mesures de sensibilisation visées à l’article 10. Pour atteindre cet objectif, les États membres peuvent, en particulier, exiger des régimes de responsabilité élargie des producteurs qu’ils établissent des systèmes de collecte ou financent des infrastructures de collecte pour les filtres usagés, ou assurent la décontamination et le recyclage de ces filtres en créant une chaîne de valorisation des déchets.

Amendement    64

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

3.  Les États membres veillent à ce que des systèmes de responsabilité élargie du producteur soient établis pour les engins de pêche contenant du plastique qui sont mis sur le marché de l’Union, conformément aux dispositions relatives à la responsabilité élargie des producteurs prévues par la directive 2008/98/CE.

3.  Les États membres veillent à ce que des systèmes de responsabilité élargie du producteur soient établis pour les engins de pêche contenant du plastique qui sont mis sur le marché de l’Union, conformément aux dispositions relatives à la responsabilité élargie des producteurs prévues par la directive 2008/98/CE. Les États membres veillent, sur cette base, à parvenir à un taux de collecte annuel minimum d’engins de pêche contenant du plastique. À partir de 2025, le taux de collecte minimum est fixé à 50 % et calculé sur la base du poids total d’engins de pêche contenant des matières plastiques collectés au cours d’une année donnée dans l’État membre concerné et exprimé en pourcentage du poids moyen d’engins de pêche contenant des matières plastiques mis sur le marché dudit État membre au cours des trois années précédentes.

 

Ils veillent également à ce que ces régimes de responsabilité élargie des producteurs atteignent un objectif de recyclage d’au moins 15 % pour les engins de pêche contenant des matières plastiques d’ici à 2025. Pour atteindre cet objectif, les États membres peuvent en outre exiger des régimes de responsabilité élargie, notamment:

 

(a)  qu’ils modulent les contributions financières conformément à l’article 8 bis de la directive 2008/98/CE, afin de favoriser la mise sur le marché d’engins de pêche destinés à la réutilisation et au recyclage;

 

(b)  qu’ils établissent des systèmes de consigne pour encourager le retour des engins de pêche anciens, abandonnés ou inutilisables;

 

(c)  qu’ils comprennent des programmes de surveillance, de suivi et de notification;

Justification

This amendment backs the proposal of the Commission asking Member States to introduce extended producer responsibility (EPR) schemes for fishing gear containing plastic In order to ensure the most effective reduction of marine litter from this multiple use product. It is important to specify how the EPR scheme will be implemented, hence the following provisions are included: a separate collection target for fishing gear of 50% by 2025; the establishment of deposit-refund schemes except in small unmanned ports or in remotely located ports, and an acceptable recycling target of 15% for fishing gear by 2025. For example, Iceland's best practises has already achieved a recycling target for nets of 45% in 2006, estimated today at 85% of recovery for both nets and wires.

Amendement    65

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 4 – alinéa 2 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Sans préjudice des mesures techniques prévues par le règlement (CE) nº 850/981 bis du Conseil, la Commission demande aux organisations européennes de normalisation d’élaborer des normes harmonisées relatives à la conception circulaire des engins de pêche afin d’encourager la préparation en vue de la réutilisation et de faciliter la recyclabilité en fin de vie.

 

__________________

 

1 bis Règlement (CE) nº 850/98 du Conseil du 30 mars 1998 visant à la conservation des ressources de pêche par le biais de mesures techniques de protection des juvéniles d’organismes marins (JO L 125 du 27.4.1998, p. 1).

Justification

Les engins de pêche sont par définition conçus pour durer. À cet égard, il est essentiel d’établir des normes harmonisées à l’initiative de la Commission afin de faciliter le recyclage, en fin de vie, des engins de pêche mis sur le marché européen.

Amendement    66

Proposition de directive

Article 1 – alinéa 1 – partie introductive

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres prennent les mesures nécessaires pour collecter séparément, d’ici à 2025, une quantité de déchets de produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie F de l’annexe correspondant à 90 % en poids de ces produits en plastique à usage unique mis sur le marché au cours d’une année donnée. Pour atteindre cet objectif, les États membres peuvent notamment:

Les États membres prennent les mesures nécessaires pour collecter séparément, d’ici à 2025, une quantité de déchets de produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie F de l’annexe correspondant à 90 % en poids de ces produits en plastique à usage unique mis sur le marché au cours d’une année donnée et veillent à ce qu’ils soient recyclés. Pour atteindre cet objectif, les États membres peuvent notamment:

Amendement    67

Proposition de directive

Article 9 – alinéa 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Le premier alinéa s’applique sans préjudice de l’article 10, paragraphe 3, point a), de la directive 2008/98/CE.

Amendement    68

Proposition de directive

Article 9 – alinéa 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

La Commission élabore des lignes directrices, en consultation avec les États membres, sur le fonctionnement des systèmes de consigne.

Amendement    69

Proposition de directive

Article 10

Texte proposé par la Commission

Amendement

Article 10

Article 10

Mesures de sensibilisation

Mesures de sensibilisation

1.  Les États membres prennent des mesures pour donner aux consommateurs de produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie G de l’annexe et d’engins de pêche contenant des matières plastiques les informations suivantes:

1.  Les États membres prennent des mesures pour inciter l’adoption d’un comportement plus responsable et donner aux consommateurs de produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie G de l’annexe et d’engins de pêche contenant des matières plastiques les informations suivantes:

(a)  les systèmes de réutilisation disponibles et les options de gestion des déchets pour les produits et les engins de pêche contenant des matières plastiques, ainsi que les meilleures pratiques de gestion rationnelle des déchets appliquées conformément à l’article 13 de la directive 2008/98/CE;

(a)  les systèmes de réutilisation et de remplacement réutilisables disponibles et les options de gestion des déchets pour les produits et les engins de pêche contenant des matières plastiques, ainsi que les meilleures pratiques de gestion rationnelle des déchets appliquées conformément à l’article 13 de la directive 2008/98/CE;

(b)  les incidences sur l’environnement, et en particulier sur le milieu marin, des dépôts sauvages de déchets et autres formes d’élimination inappropriée de déchets provenant de ces produits et engins de pêche contenant du plastique.

(b)  les incidences sur l’environnement, et en particulier sur le milieu marin, des dépôts sauvages de déchets et autres formes d’élimination inappropriée de déchets provenant de ces produits et engins de pêche contenant du plastique;

 

(b bis)  les incidences sur le réseau d’assainissement des formes d’élimination inappropriée de déchets provenant de ces produits.

Amendement    70

Proposition de directive

Article 1 – alinéa 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les mesures prises par les États membres pour transposer et mettre en œuvre les articles 4 à 9 sont conformes à la législation de l’Union sur les denrées alimentaires de manière à ce que l’hygiène alimentaire et la sécurité alimentaire ne soient pas compromises.

Les mesures prises par les États membres pour transposer et mettre en œuvre les articles 4 à 9 sont conformes à la législation de l’Union sur les denrées alimentaires de manière à ce que l’hygiène alimentaire et la sécurité alimentaire ne soient pas compromises et au règlement (CE) nº 1935/2004 du Parlement européen et du Conseil1a. Les États membres encouragent l’utilisation, si possible, de solutions de remplacement durables et plus sûres au plastique pour les matériaux en contact avec les denrées alimentaires.

 

________________

 

1a Règlement (CE) nº 1935/2004 du Parlement européen et du Conseil du 27 octobre 2004 concernant les matériaux et objets destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires et abrogeant les directives 80/590/CEE et 89/109/CEE (JO L 338 du 13.11.2004, p. 4);

Justification

Le 28 novembre 2017, la Commission a publié une feuille de route en vue de la révision du règlement actuel concernant les matériaux destinés à entrer en contact avec les denrées alimentaires. Si le règlement est révisé au cours de deuxième trimestre de 2019, comme indiqué dans la feuille de route, une référence au présent règlement tiendra compte des nouveaux développements inclus dans le règlement potentiellement révisé.

Amendement    71

Proposition de directive

Article 11 – alinéa 2 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Les États membres veillent à ce que les exportations de matériaux de rebut vers des pays tiers ne viennent pas s’ajouter à des déchets en plastique marins ailleurs dans le monde.

Amendement    72

Proposition de directive

Article 12 – paragraphe 1 – partie introductive

Texte proposé par la Commission

Amendement

1.  Les États membres veillent à ce que les personnes physiques ou morales ou leurs associations, organisations ou groupements , selon la législation ou les pratiques nationales, aient accès à une procédure de recours devant une instance juridictionnelle ou un autre organe indépendant et impartial établi par la loi pour contester la légalité, quant au fond ou à la procédure, des décisions, des actes ou des omissions relatifs à l’application des articles 5, 6, 7 et 8 lorsque l’une des conditions suivantes est remplie:

1.  Les États membres veillent à ce que les personnes physiques ou morales ou leurs associations, organisations ou groupements, selon la législation ou les pratiques nationales, aient accès à une procédure de recours devant une instance juridictionnelle ou un autre organe indépendant et impartial établi par la loi pour contester la légalité, quant au fond ou à la procédure, des décisions, des actes ou des omissions relatifs à l’application des articles 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10 lorsque l’une des conditions suivantes est remplie:

Justification

There is no justification given for leaving out articles 4, 9 and 10

Amendement    73

Proposition de directive

Article 13

Texte proposé par la Commission

Amendement

Article 13

Article 13

Informations concernant le suivi de la mise en œuvre

Informations concernant le suivi de la mise en œuvre

1.  Sans préjudice de la directive 2003/4/CE du Parlement européen et du Conseil52 et de la directive 2007/2/CE du Parlement européen et du Conseil53, les États membres, assistés par l’Agence européenne pour l’environnement, établissent un ensemble de données contenant:

1.  Sans préjudice de la directive 2003/4/CE du Parlement européen et du Conseil52 et de la directive 2007/2/CE du Parlement européen et du Conseil53, les États membres, assistés par l’Agence européenne pour l’environnement, établissent un ensemble de données contenant:

(a)  les données relatives aux produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie A de l’annexe qui ont été mis sur le marché de l’Union chaque année, afin d’établir la baisse de la consommation conformément à l’article 4, paragraphe 1;

(a)  les données relatives aux produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie A de l’annexe qui ont été mis sur le marché de l’Union chaque année, afin d’établir la baisse de la consommation conformément à l’article 4, paragraphe 1;

 

(a bis)  les données relatives à la mise sur le marché et la collecte séparée des produits énumérés dans la partie F de l’annexe, afin de démontrer les progrès accomplis dans la réalisation de l’objectif fixé à l’article 9;

 

(a ter)  les données relatives aux produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie G de l’annexe qui sont mis sur le marché de l’Union chaque année, afin d’en surveiller la consommation dans l’Union;

 

(a quater)  les données relatives aux engins de pêche contenant du plastique mis sur le marché et aux déchets d’engins de pêche collectés et traités;

(b)  des informations sur les mesures prises par les États membres aux fins de l’article 4, paragraphe 1.

(b)  des informations sur les plans et les mesures adoptés par les États membres aux fins de l’article 4, paragraphe 1.

 

(b bis)  Les données sur les déchets marins, en particulier ceux provenant de produits relevant de la présente directive afin de surveiller les effets des mesures adoptées.

Les données visées au point a), premier alinéa, sont mises à jour chaque année dans les douze mois suivant la fin de l’année de référence pour laquelle elles sont collectées. Lorsque c’est possible, les services de données géographiques, tels que définis à l’article 3, paragraphe 4, de la directive 2007/2/CE, sont utilisés pour la présentation de ces séries de données.

Les données visées au point a), premier alinéa sont notifiées la première fois au plus tard le... [12 mois après l’entrée en vigueur de la présente directive]. Les données visées aux points a) à a quater) sont mises à jour chaque année dans les douze mois suivant la fin de l’année de référence pour laquelle elles sont collectées. Lorsque c’est possible, les services de données géographiques, tels que définis à l’article 3, paragraphe 4, de la directive 2007/2/CE, sont utilisés pour la présentation de ces séries de données.

2.  Les États membres veillent à ce que la Commission et l’Agence européenne pour l’environnement aient accès aux ensembles de données établis conformément au paragraphe 1.

2.   Les États membres veillent à ce que la Commission et l’Agence européenne pour l’environnement aient accès aux ensembles de données établis conformément au paragraphe 1.

3.  L’Agence européenne pour l’environnement publie et met à jour régulièrement, à l’échelle de l’Union, un aperçu général sur la base des données collectées par les États membres. Cette vue d’ensemble à l’échelle de l’Union inclut, le cas échéant, des indicateurs concernant les réalisations, les résultats et les effets de la présente directive, des cartes d’ensemble à l’échelle de l’Union et des rapports de synthèse des États membres.

3.   L’Agence européenne pour l’environnement publie et met à jour régulièrement, à l’échelle de l’Union, un aperçu général sur la base des données collectées par les États membres. Cette vue d’ensemble à l’échelle de l’Union inclut, le cas échéant, des indicateurs concernant les réalisations, les résultats et les effets de la présente directive, des cartes d’ensemble à l’échelle de l’Union et des rapports de synthèse des États membres.

4.  La Commission peut adopter des actes d’exécution établissant le format des ensembles de données, des informations et des données visées au paragraphe 1. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 16, paragraphe 2.

4.   La Commission adopte des actes d’exécution établissant le format des ensembles de données, des informations et des données visées au paragraphe 1. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 16, paragraphe 2.

___________________

___________________

52 Directive 2003/4/CE du Parlement européen et du Conseil du 28 janvier 2003 concernant l’accès du public à l’information en matière d’environnement et abrogeant la directive 90/313/CEE du Conseil (JO L 41 du 14.2.2003, p. 26).

52 Directive 2003/4/CE du Parlement européen et du Conseil du 28 janvier 2003 concernant l’accès du public à l’information en matière d’environnement et abrogeant la directive 90/313/CEE du Conseil (JO L 41 du 14.2.2003, p. 26).

53 Directive 2007/2/CE du Parlement européen et du Conseil du 14 mars 2007 établissant une infrastructure d’information géographique dans la Communauté européenne (INSPIRE) (JO L 108 du 25.4.2007, p. 1).

53 Directive 2007/2/CE du Parlement européen et du Conseil du 14 mars 2007 établissant une infrastructure d’information géographique dans la Communauté européenne (INSPIRE) (JO L 108 du 25.4.2007, p. 1).

Justification

Il est important que la notification des données soit aussi complète que possible afin de permettre l’évaluation des mesures et de leur efficacité.

Amendement    74

Proposition de directive

Article 15

Texte proposé par la Commission

Amendement

Article 15

Article 15

Évaluation et réexamen

Évaluation et réexamen

1.  La Commission procède à une évaluation de la présente directive au plus tard le... [six ans après la date limite de transposition de la présente directive]. L’évaluation se fondera sur les informations disponibles, conformément à l’article 13. Les États membres fournissent à la Commission toute information supplémentaire nécessaire aux fins de l’évaluation et de la préparation du rapport visé au paragraphe 2.

1.  La Commission procède à une évaluation de la présente directive au plus tard le... [cinq ans après la date limite de transposition de la présente directive]. L’évaluation se fondera sur les informations disponibles, conformément à l’article 13. Les États membres fournissent à la Commission toute information supplémentaire nécessaire aux fins de l’évaluation et de la préparation du rapport visé au paragraphe 2.

2.  La Commission présente au Parlement européen, au Conseil et au Comité économique et social européen un rapport sur les principales conclusions de l’évaluation réalisée conformément au paragraphe 1.

2.  La Commission présente au Parlement européen, au Conseil et au Comité économique et social européen un rapport sur les principales conclusions de l’évaluation réalisée conformément au paragraphe 1. Le rapport est accompagné, le cas échéant, d’une proposition législative. Cette proposition fixe, le cas échéant, des objectifs quantitatifs de réduction de la consommation contraignants au niveau de l’Union pour les produits figurant dans la partie A de l’annexe.

3.  Ce rapport doit également indiquer si:

3.   Ce rapport inclut:

(a)  l’annexe énumérant les produits en plastique à usage unique doit être révisée;

(a)  une évaluation de la nécessité d’un réexamen de l’annexe énumérant les produits en plastique à usage unique;

(b)  il est possible d’établir des objectifs quantitatifs contraignants de l’Union pour la réduction de la consommation, en particulier, des produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie A de l’annexe;

(b)  un étude de faisabilité en ce qui concerne la définition d’objectifs quantitatifs contraignants de l’Union pour la réduction de la consommation, en particulier, des produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie A de l’annexe; à cet égard, le rapport évalue la fixation d’objectifs exprimés en nombres absolus en fonction des niveaux de consommation et des réductions déjà réalisés dans les États membres;

 

(b bis)  une évaluation de l’évolution des matériaux utilisés pour les produits relevant de la présente directive et de l’innovation des nouveaux systèmes de livraison pour les options de réutilisation de ces produits; elle comprend une analyse globale du cycle de vie environnemental de ces matériaux et des solutions de remplacement qui en résultent;

(c)  des progrès scientifiques et techniques suffisants ont été réalisés et des critères ou une norme de biodégradabilité dans le milieu marin applicables aux produits en plastique à usage unique entrant dans le champ d’application de la présente directive et leurs substituts à usage unique ont été élaborés afin de déterminer quels produits n’ont plus besoin d’être soumis aux restrictions de mise sur le marché, le cas échéant.

 

Amendement    75

Proposition de directive

Article 17 – paragraphe 1 – alinéa 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Par dérogation au premier alinéa du présent paragraphe, les États membres mettent en vigueur les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour se conformer aux obligations en matière de notification visées à l’article 13, paragraphe 1, point a), au plus tard le ... [12 mois après de la date d’entrée en vigueur de la présente directive].

Amendement    76

Proposition de directive

Article 17 – paragraphe 1 – alinéa 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

Toutefois, les États membres appliquent les mesures nécessaires pour se conformer à l’article 5 et à l’article 7, paragraphe 1, à partir du... [2 ans après l’entrée en vigueur de la présente directive] et à l’article 6, paragraphe 1, à partir du [3 ans après l’entrée en vigueur de la présente directive].

Toutefois, les États membres appliquent les mesures nécessaires pour se conformer à l’article 5 et à l’article 7, paragraphe 1, à partir du... [2 ans après l’entrée en vigueur de la présente directive] et à l’article 6, paragraphe 1, à partir du ... [3 ans après l’entrée en vigueur de la présente directive], à l’exception des mesures nécessaires pour se conformer à l’obligation visée à l’article 6 relative aux récipients pour boissons gazeuses, que les États membres appliquent à partir du ... [5 ans après l’entrée en vigueur de la présente directive].

Amendement    77

Proposition de directive

Article 17 – paragraphe 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

2.  Les États membres communiquent à la Commission le texte des dispositions essentielles de droit interne qu’ils adoptent dans le domaine régi par la présente directive.

2.  Les États membres communiquent à la Commission le texte des dispositions de droit interne qu’ils adoptent dans le domaine régi par la présente directive. La Commission vérifie que ces dispositions ne sont pas source d’obstacles injustifiés au fonctionnement du marché unique.

Amendement    78

Proposition de directive

ANNEXE I – partie A

Texte proposé par la Commission

Amendement

Produits en plastique à usage unique visés à l’article 4 relatif à la réduction de la consommation

Produits en plastique à usage unique visés à l’article 4 relatif à la réduction de la consommation

 

  Gobelets pour boissons, y compris leurs bouchons et couvercles

–  Récipients pour aliments, c’est-à-dire les récipients tels que des boîtes, avec ou sans couvercle, utilisés pour contenir des aliments destinés à être consommés immédiatement dans le récipient soit sur place, soit à emporter sans autre préparation, tels que les récipients pour aliments utilisés pour l’alimentation rapide, à l’exception des récipients pour boissons, des assiettes, des sachets et des emballages contenant de la nourriture

–  Récipients pour aliments, c’est-à-dire les récipients tels que des boîtes, avec ou sans couvercle, utilisés pour contenir des aliments destinés à être consommés immédiatement dans le récipient soit sur place, soit à emporter sans autre préparation, tels que les récipients pour aliments utilisés pour l’alimentation rapide, à l’exception des récipients pour boissons, des assiettes, des sachets et des emballages contenant de la nourriture

 

La vente d’aliments dans un récipient pour une portion d’une personne ou dans un récipient fourni avec des couverts indique que les aliments en question sont destinés à être consommés immédiatement à même le récipient alimentaire.

 

Le concept d’une préparation complémentaire englobe des opérations, telles que réchauffer, ajouter de l’eau bouillante, laver, couper en tranches et découper.

 

Exemples de récipients alimentaires en plastique à usage unique relevant des parties A, E et G de la présente annexe:

 

  Récipients pour l’alimentation rapide, tels que des boîtes pour les repas et des boîtes pour les salades contenant des aliments à consommer froids

 

  Récipients pour l’alimentation rapide, tels que des boîtes pour les repas et des boîtes pour les salades destinées aux aliments à consommer chauds, sauf si les aliments doivent être réchauffés par le consommateur après l’achat du produit

 

  Boîtes à burgers, boîtes à sandwiches, boîtes à wraps

 

  Récipients alimentaires pour une portion d’une personne destinés aux aliments frais ou transformés, tels que des fruits, des légumes, des desserts et des glaces, vendus à l’unité

 

Exemples de récipients alimentaires en plastique qui ne sont pas à usage unique relevant des parties A, E et G de la présente annexe:

 

  Récipients alimentaires contenant des aliments secs ou vendus froids qui exigent une préparation complémentaire

 

  Récipients contenant des aliments en quantités supérieures à une portion d’une personne

 

  Récipients alimentaires pour une portion d’une personne vendus à plus d’une unité

–  Gobelets pour boissons

 

Amendement    79

Proposition de directive

ANNEXE I – partie B – tiret 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Couverts (fourchettes, couteaux, cuillères, baguettes),

—  Couverts (fourchettes, couteaux, cuillères, baguettes), à l’exception, jusqu’en 2023, des couverts fournis dans les établissements d’enseignement ou les établissements de santé dans le cadre de marchés publics1 bis au sens de l’article 2, point 8, de la directive 2014/24/UE, passés avant le 31 décembre 2018.

 

___________________

 

1 bis «marchés publics de fournitures», des marchés publics ayant pour objet l’achat, la prise en crédit-bail, la location ou la location-vente, avec ou sans option d’achat, de produits. Un marché public de fournitures peut comprendre, à titre accessoire, des travaux de pose et d’installation;

Amendement    80

Proposition de directive

ANNEXE I – partie B – tiret 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Assiettes

—  Assiettes, à l’exception, jusqu’en 2023, des assiettes fournies dans les établissements d’enseignement ou les établissements de santé dans le cadre de marchés publics1 a au sens de l’article 2, point 8, de la directive 2014/24/UE, passés avant le 31 décembre 2018.

 

___________________

 

1 bis «marchés publics de fournitures», des marchés publics ayant pour objet l’achat, la prise en crédit-bail, la location ou la location-vente, avec ou sans option d’achat, de produits. Un marché public de fournitures peut comprendre, à titre accessoire, des travaux de pose et d’installation;

Amendement    81

Proposition de directive

ANNEXE I – partie B – tiret 6

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Tiges destinées à être fixées, en tant que support, à des ballons, à l’exception des ballons utilisés pour des usages et applications industriels ou professionnels et non destinés à être distribués aux consommateurs, et les mécanismes de ces tiges

—  Tiges destinées à être fixées, en tant que support, à des ballons, à l’exception des ballons utilisés pour des usages et applications industriels ou professionnels et non destinés à être distribués aux consommateurs, à l’exclusion des mécanismes de ces tiges

Amendement    82

Proposition de directive

ANNEXE I – partie B – tiret 6 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

  Sacs de transport en plastique très légers, sauf si des raisons d’hygiène l’exigent ou pour emballer des aliments en vrac humides

Amendement    83

Proposition de directive

ANNEXE I – partie B – tiret 6 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

  Produits en plastique oxo-biodégradable

Amendement    84

Proposition de directive

ANNEXE I – partie B – tiret 6 quater (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

  Récipients pour aliments et pour boissons en polystyrène expansé, utilisés pour contenir des aliments destinés à être consommés immédiatement à même le récipient soit sur place, soit à emporter sans autre préparation

Justification

All these additional market restriction for products are coherent with the current EU legislation in force or political statement from the European Parliament. For e.g. the European Parliament has just called, on Thursday 13 of September 2018, for a complete EU ban on oxo-degradable plastic by 2020, as this type of plastic negatively affects the recycling of conventional plastic and fails to deliver a proven environmental benefit. Furthermore, the proposal to add a ban of some applications of expanded polystyrene (EPS) in the SUP proposal is justified by the fact that polystyrene, in its various sizes, appears in rank 1, 3, 13, 28 and 53 of the plastic waste most commonly found on European beaches, according to the Commission's classification in its impact assessment (Part II, pages 31 and 32). That is more than 31% of all plastics found on European beaches. Clearly, European legislators must find a way to address and to limit this source of marine litter, which the Commission has not done in its proposal.

Amendement    85

Proposition de directive

ANNEXE I – partie C – tiret 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Récipients pour boissons, c’est-à-dire les contenants utilisés pour contenir des liquides, tels que des bouteilles pour boissons, et leurs bouchons et couvercles

—  Récipients pour boissons, cʼest-à-dire les contenants utilisés pour contenir des liquides, tels que des bouteilles pour boissons, et leurs bouchons et couvercles, à lʼexception des récipients destinés et utilisés pour lʼalimentation à des fins médicales spéciales sous forme liquide au sens de l’article , point g), du règlement (UE) nº 609/2013

Amendement    86

Proposition de directive

ANNEXE I – partie D – tiret 3 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

  Produits du tabac avec filtres et filtres commercialisés pour être utilisés en combinaison avec des produits du tabac

Justification

Cigarette butts have a severe negative impact on the environment. For example, one cigarette butt can pollute between 500 and 1000 litres of water. By including tobacco products in this Annex, the consumers would be better informed on the environmental impact of cigarettes. Regarding the inclusion of packets and wrappers, these items are ranked fourth in terms of beach counts and therefore stronger measures are needed. There is currently not enough consumer awareness about the presence of plastic in beverage cups and the correct waste disposal of them. Therefore, the consumer should be informed about appropriate waste disposal of these products and their negative impact on the environment.

Amendement    87

Proposition de directive

ANNEXE I – partie D – tiret 3 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

  Paquets et emballages en matériaux souples contenant des aliments destinés à être consommés immédiatement à partir du paquet ou de l’emballage, sans autre préparation

Justification

Cigarette butts have a severe negative impact on the environment. For example, one cigarette butt can pollute between 500 and 1000 litres of water. By including tobacco products in this Annex, the consumers would be better informed on the environmental impact of cigarettes. Regarding the inclusion of packets and wrappers, these items are ranked fourth in terms of beach counts and therefore stronger measures are needed. There is currently not enough consumer awareness about the presence of plastic in beverage cups and the correct waste disposal of them. Therefore, the consumer should be informed about appropriate waste disposal of these products and their negative impact on the environment.

Amendement    88

Proposition de directive

ANNEXE I – partie D – tiret 3 quater (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

  Gobelets pour boissons

Justification

Cigarette butts have a severe negative impact on the environment. For example, one cigarette butt can pollute between 500 and 1000 litres of water. By including tobacco products in this Annex, the consumers would be better informed on the environmental impact of cigarettes. Regarding the inclusion of packets and wrappers, these items are ranked fourth in terms of beach counts and therefore stronger measures are needed. There is currently not enough consumer awareness about the presence of plastic in beverage cups and the correct waste disposal of them. Therefore, the consumer should be informed about appropriate waste disposal of these products and their negative impact on the environment.

Amendement    89

Proposition de directive

ANNEXE I – partie E – tiret 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

–  Gobelets pour boissons

–  Gobelets pour boissons, y compris leurs bouchons et couvercles

Amendement    90

Proposition de directive

ANNEXE I – partie F – tiret 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Bouteilles pour boissons

—  Bouteilles de boissons, y compris leur bouchons et couvercles

EXPOSÉ DES MOTIFS

Contexte

«L’Âge du plastique», sans avoir vocation ni prétention à faire œuvre d’historien, c’est peut-être comme cela que la rapporteure pourrait qualifier notre époque.

Inventé au milieu du XIXe siècle, le plastique est produit en masse depuis le début des années 1950, et de façon exponentielle ces quinze dernières années: plus de huit milliards de tonnes en l'espace d'à peine 65 ans(1) générant plus de six milliards de tonnes de déchets, un chiffre effarant.

Cette société du «tout jetable» transforme nos océans en ultime poubelle. Les matières plastiques, pour la moitié à usage unique, pour un quart des engins de pêche, sont responsables de 85 % de la pollution marine, soit 15 600 tonnes de plastiques jetables polluant les eaux européennes chaque année, 26 600 tonnes quand on y ajoute les équipements de pêche(2).

En Europe, chaque année, 150 000 tonnes de plastique sont déversées en mer(3). Au niveau mondial, la situation est encore plus alarmante comme en attestent les huit millions de tonnes rejetées chaque année dans les océans.

Si nous n'agissons pas, en 2050, il y aura davantage de plastiques que de poissons dans nos océans. Toute la faune marine est touchée (tortues, oiseaux, cétacés, poissons, crustacés) et ingurgite du plastique, avec des conséquences délétères sur sa survie et encore indéterminées pour ce qui est de la santé humaine.

La Commission donne l’impulsion

Un constat qui, contrairement au changement climatique, est manifeste, et a conduit, le 28 mai dernier, la Commission européenne à publier sa proposition législative sur les plastiques à usage unique (PUU).

Une batterie de mesures est mise en place, qui s’appuie sur les initiatives de certains États membres ou régions, qu’elle vient compléter, dépasser et harmoniser en s’intégrant dans une approche communautaire globale, à savoir la directive (UE) 2015/720 sur la réduction de la consommation de sacs en plastique légers, la stratégie pour les matières plastiques, le plan d’action pour l’économie circulaire et la législation révisée en matière de déchets.

La Commission cible les dix principales sources de macroplastiques trouvées dans les mers et sur les plages européennes, qui représentent 70 % des déchets marins.

Un défi d’ampleur mondiale exigeant des mesures ambitieuses et graduelles 

– interdire les plastiques à usage unique au niveau de l’Union quand il existe des solutions de remplacement. Neuf produits sont concernés: les couverts (fourchettes, couteaux, cuillères, baguettes) et les assiettes, les coton‑tiges, les pailles, les touillettes et les tiges pour ballons (article 5).

– laisser aux États membres le choix des instruments pour réduire nettement la consommation des plastiques à usage unique pour lesquels des solutions de remplacement sont en cours de développement: récipients alimentaires et gobelets pour boissons (article 4). Un système qui a fait ses preuves avec l’interdiction programmée des sacs en plastique légers d’une épaisseur de 50 microns ou moins(4).

– s’assurer qu’au moins 90 % des bouteilles pour boisson seront collectées d’ici à 2025 (article 9)

– élargir le système de responsabilité du producteur (article 8) à toutes les catégories de produits entrant dans le champ d’application, à l’exception des serviettes hygiéniques, tampons et applicateurs de tampons. Cette responsabilité accrue couvrira les coûts financiers de la collecte, du nettoyage de la pollution, et les mesures de sensibilisation du public (article 10).

– prévoir des exigences de marquage/étiquetage pour trois catégories de produits: serviettes hygiéniques et tampons, lingettes humides et ballons en plastique (article 7).

La Commission estime que la directive aura des retombées positives sur l’environnement et l’économie. Elle permettra d’éviter des dommages environnementaux qui sinon s’élèveraient d’ici à 2030(5) à 22 milliards d’euros, et aux consommateurs d’économiser jusqu’à 6,5 milliards(6) d’euros, par rapport au coût d’adaptation pour les producteurs qui serait, lui, de 3,2 milliards d’euros(7). Seul le scénario minimaliste (option 2a) se limitant à des actions volontaires des industriels et des campagnes d’information entraînerait des pertes d’emplois(8). En revanche, entre 30 000 et 50 000 emplois pourraient être créés selon les autres scénarios envisagés, qui mettent davantage l’accent sur l’innovation(9).

Les priorités de la rapporteure

La rapporteure accueille très favorablement cette proposition ambitieuse de la Commission, totalement en phase avec l’opinion publique: Les Européens considèrent à 95 % qu’il est urgent d’agir en ce qui concerne les plastiques à usage unique(10).

La rapporteure aurait néanmoins souhaité que la Commission aille plus loin dans le suivi des enseignements de sa propre analyse d’impact. Elle souhaite par ailleurs que soit publiée l’étude de la société de consultance Eunomia sur laquelle est basée l’analyse d’impact.

1.  Déterminer à terme des objectifs chiffrés de réduction d’utilisation des récipients alimentaires et gobelets pour boissons: deux produits pour lesquels des solutions de remplacement sont déjà disponibles sur le marché. En l’absence de données pertinentes émanant des États membres, la rapporteure a néanmoins privilégié un calendrier adapté. La directive de 2015 «sacs en plastique légers» qui prévoit des mesures harmonisées de réduction, dans une fourchette de 2 à 3 ans suivant la transposition en droit national, sert de référence.

La rapporteure estime qu’en l’occurrence une période de quatre ans serait suffisante pour permettre aux États membres de fixer des objectifs de réduction précis sur leur territoire pour les produits visés à l’article 4.

2.  Collecte sélective des bouteilles en plastique

La rapporteure ne se satisfait pas complètement de la rédaction de l’article 9, qui vise la collecte sélective des bouteilles en plastique. Ces dernières sont, avec leurs bouchons, la première catégorie des plastiques jetables trouvés en mer (1/5e des plastiques à usage unique).

Alors que le débat s’intensifie dans certains États membres sur la mise en place d’une consigne généralisée sur les bouteilles en plastique, la rapporteure souhaite laisser les options plus ouvertes. Les États membres doivent pouvoir choisir le système le plus efficace pour que cet objet prenne une valeur marchande et inciter les consommateurs à le rapporter ou à faire le tri à domicile.

C’est aussi un produit hautement recyclable, pour lequel la Commission fixe un objectif de collecte à atteindre de 90 % d’ici à 2025. La rapporteure propose d’ajouter à l’exigence de bouchons et couvercles attachés au récipient, qui est prévue à l’article 6, une mesure de contenu recyclé minimum de 25 % dans la production de bouteilles en plastique pour 2025, comme s’y est engagé le secteur.

3.  Suivre les recommandations de l’OMS sur les cigarettes avec filtre en plastique

Les filtres de cigarettes en plastique sont aussi un sujet de préoccupation de la rapporteure. Ils se placent au deuxième rang des plastiques polluants couramment déversés sur les plages européennes. Elle propose d’ajouter un nouvel article 4 bis: «Réduction des déchets de produits du tabac après consommation».

Il y est précisé, outre l’application du régime de responsabilité élargie pour les producteurs de tabac, que les États membres doivent établir des objectifs de réduction de filtres en plastique dans les cigarettes de 50 % d’ici à 2025 et 80 % d’ici à 2030(11).

Les États membres devraient également s’engager à mettre en place un système de collecte des mégots. En outre, ils seraient bien avisés de s’inspirer du modèle italien et de prévoir des amendes dissuasives pour les fumeurs qui jettent leurs mégots de cigarettes sur le sol ou dans les égouts.

4.  La rapporteure estime que la Commission va trop loin en revanche en matière de «Responsabilité élargie du producteur» (REP), prévue à l’article 8.

Elle reconnaît qu’il s’agit d’un instrument important de politique environnementale et partage l’ambition de la Commission de compléter les mesures déjà existantes dans la législation sur les déchets. Cependant, elle constate, en référence à l’article 8, paragraphe 1, de la directive-cadre 2008/98/CE, que cette responsabilité ne couvre en aucun cas le coût du nettoyage des mers et plages. La directive 2018/852/CE relative aux emballages et aux déchets d’emballage établit que des régimes de responsabilité élargie des producteurs doivent être mis en place pour les emballages au plus tard le 31 décembre 2024, soit trois ans plus tard que la date fixée dans la présente proposition. Autant d’éléments qui interpellent la rapporteure, pour qui le régime de responsabilité élargie des producteurs doit rester proportionnel.

5.  Inclusion des sacs plastiques ultralégers

Votre rapporteure propose d’ajouter à la liste des produits de l’article 5 soumis à restriction les sacs plastiques de moins de 15 microns non couverts par la directive (UE) 2015/720 sur la réduction de la consommation de sacs en plastique légers.

La rapporteure estime, au vu de l’évolution rapide des modes de consommation dans la plupart des États membres, où les sacs plastiques sont devenus payants au point de vente, qu’un signal clair d’interdiction devrait être donné pour la catégorie des sacs plastiques ultralégers, avec une exception pour ceux remplissant une fonction hygiénique.

6.  Les engins de pêche sont un autre sujet sur lequel la rapporteure souhaite voir des modifications apportées. Elle constate que si certaines dispositions communautaires(12) prévoient déjà de traiter la pollution due aux filets et autres outils abandonnés ou perdus en mer, l’absence de contrôle effectif des pertes d’engins de pêche au niveau de l’UE laisse le problème entier. Plus de 30 % des déchets provenant des bateaux de pêche et de plaisance, qui devraient être ramenés aux ports, ne le sont pas et finissent probablement en mer(13). La rapporteure trouve logique l’application du système de responsabilité élargie aux producteurs d’appareils de pêche.

Elle propose d’ajouter à l’article 8, paragraphe 3, un objectif de recyclage de 15 %, car comme tout matériel robuste, les engins de pêche ont un fort potentiel de réutilisation et doivent donc être ramenés au port. Un objectif réaliste au regard des meilleures pratiques , notamment en Islande, où l’objectif de recyclage de 45 % fixé en 2006 atteint désormais 85 % de récupération des lignes et des filets.(14)

L’ambition globale de la rapporteure s’inscrit dans la lignée des prises de position des scientifiques et ministres rencontrés pour préparer la rédaction de son rapport: l'avenir du plastique, produit miracle devenu trop polluant, est scellé. Il sera loin des mers et des océans.

(1)

R. Geyer, J. Jambeck, K. Lavender, University study, «Production, use, and fate of all plastics ever made», Science Advances, Vol. 3, nº 7, 2017.

(2)

Commission européenne, document de travail des services de la Commission, analyse d’impact – Reducing Marine Litter: action on single use plastics and fishing gear, SWD(2018) 254 final, 28 mai 2018, partie 1, p. 10.

(3)

Ibid., partie 1, p. 10.

(4)

En vertu de l’article 4, paragraphe 1 bis, point b), de la directive 2015/720 du 29 avril 2015 modifiant la directive 94/62/CE en ce qui concerne la réduction de la consommation de sacs en plastique légers: «au 31 décembre 2018, aucun sac en plastique léger n’est fourni gratuitement dans les points de vente de marchandises ou de produits, sauf si des instruments d’une efficacité égale sont mis en œuvre».

(5)

Commission européenne, «Plastique à usage unique: nouvelles règles de l’UE pour réduire les déchets marins», communiqué de presse, 28 mai 2018.

(6)

Analyse d’impact, op. cit., partie 1, p. 60.

(7)

Ibid., partie 1, p. 60.

(8)

Ibid., partie 1, p. 60.

(9)

Ibid., partie 1, p. 60.

(10)

Ibid., partie 1, p. 6.

(11)

Rapport de l’OMS intitulé “Tobacco and its environmental impact: an overview”, 2017.

(12)

L’article 48 du règlement (CE) nº 1224/2009 instituant un régime communautaire de contrôle de la pêche prévoit que le capitaine d’un navire de pêche doit signaler dans les 24 heures à l’autorité compétente de l’État membre de son pavillon toute perte d’engins de pêche.

(13)

Analyse d’impact, op. cit., p. 12.

(14)

http://iswa2015.org/assets/files/downloads/marine_litter3.pdf


ANNEXE: LISTE DES ENTITÉS OU PERSONNES AYANT APPORTÉ LEUR CONTRIBUTION À LA RAPPORTEURE

La liste suivante est établie sur une base purement volontaire, sous la responsabilité exclusive de la rapporteure. La rapporteure a reçu des contributions des entités ou personnes suivantes pour l’élaboration [du projet de rapport / du rapport, préalablement à son adoption en commission]:

Entité et/ou personne

Bureau européen de l’environnement

ClientEarth

Edana

Essenscia

EurEau

European Plastics Converters (EuPC)

Extended Producer Responsibility Alliance (EXPRA)

FoodDrinkEurope

Fostplus

Frans Timmermans, Premier Vice-président de la Commission européenne chargé de l’Amélioration de la législation, des Relations inter-institutionnelles, de l’État de droit et de la Charte des droits fondamentaux.

Friends of the Earth Europe

Go4Circle

Institut belge de l’Emballage

Jyrki Katainen, Vice-président de la Commission européenne

chargé des Emplois, de la Croissance, des Investissements et de la Compétitivité

Karmenu Vella, Commissaire européen à l’environnement, aux affaires maritimes et à la pêche

Nestlé S.A.

Pack2Go Europe

Petcore Europe

Philippe De Backer, Secrétaire d’État belge à la Lutte contre la fraude sociale, à la Protection de la vie privée et à la Mer du Nord, adjoint à la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique

Plastics Europe

Plastics Recyclers Europe

Représentation permanente de l’Autriche auprès de l’Union européenne

Rethink Plastic Alliance

Seas at risk

Sky

Suez S.A.

Surfrider Foundation Europe

Tetra Pack International S.A.

Zero Waste Europe


AVIS de la commission des affaires économiques et monétaires (26.9.2018)

à l’intention de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire

sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à la réduction de l’incidence sur l’environnement de certains produits en plastique

(COM(2018)0340 – C8-0218/2018 – 2018/0172(COD))

Rapporteure pour avis: Barbara Kappel

JUSTIFICATION SUCCINCTE

L’initiative relative au plastique à usage unique s’inscrit dans le cadre plus général du programme en faveur de l’économie circulaire et abordera les incitations économiques à réduire les déchets marins. Elle se penchera notamment sur les externalités négatives générées par les produits en plastique à usage unique. Les externalités sont les effets non compensés des décisions économiques sur des tiers. Elles ne font pas partie du processus de prise de décision du celui qui en est à l’origine. Du point de vue économique, elles constituent une forme de défaillance du marché et peuvent nécessiter une intervention de l’État.

La prévention et la réduction des déchets marins provenant d’articles en plastique à usage unique (APUU) et d’engins de pêche contenant des matières plastiques complètent les mesures spécifiques sur les microplastiques envisagées dans le cadre de la stratégie de l’Union sur les matières plastiques. Après le problème des sacs en plastique en 2015, 10 APUU et engins de pêche («macroplastiques») ont été identifiés comme représentant 70 % des déchets marins en Europe. Il est important que l’Union européenne et ses États membres réagissent de manière adéquate pour lutter contre la pollution des déchets marins en réduisant le volume de plastique qui se retrouve sur les plages et dans les océans, tout en mettant davantage l’accent sur le contexte plus large de la transition vers une économie circulaire.

Les déchets marins constituent un problème mondial qui dépasse largement les frontières de l’Union et seul un accord mondial permettra de relever pleinement le défi auquel notre planète est confrontée. Comme le montrent les études, 20 pays produisent 80 % des déchets marins et aucun d’eux n’est membre de l’Union. La rapporteure pour avis demande donc d’adopter une approche mondiale pour lutter contre la pollution par les matières plastiques et demande instamment que les mesures nécessaires soient prises à l’échelle du G7 et du G20, et que les objectifs de développement durable des Nations unies soient mis en en œuvre.

Le secteur financier devrait aider les entreprises à investir davantage dans des solutions durables, avant que les gouvernements ne recourent à des mesures politiques. La rapporteure pour avis estime préférable d’adopter une approche fondée sur des normes plus strictes permettant d’éliminer naturellement certains produits polluants du marché, tout en favorisant la R&D et l’innovation dans des produits recyclables, biodégradables ou inoffensifs fabriqués à moindre coût. Ces nouvelles normes devraient être mises en œuvre dans un délai raisonnable afin de garantir que les PME, qui forment la grande majorité des 50 000 entreprises de transformation de matières plastiques de l’Union, puissent adapter leur modèle économique.

La Commission estime que ses propositions, à savoir l’interdiction de certains APUU, l’introduction d’objectifs de réductions, la responsabilité élargie des producteurs, les mesures de conception des produits et les mesures incitant les pêcheurs à rapporter leurs engins à terre, permettraient d’économiser 2,6 millions de tonnes d’équivalent CO2 et d’éviter des dommages environnementaux équivalant à 11 milliards d’euros. Le coût de mise en conformité des entreprises serait de deux milliards d’euros et la gestion des déchets aurait un coût de 510 millions d’euros. Les consommateurs économiseraient ainsi quelque 6,5 milliards d’euros tandis qu’un système de consigne ou équivalent leur coûterait 1,4 milliard d’euros en plus. La Commission estime que le coût supplémentaire pour le secteur de la pêche s’élèverait à 0,16 % des recettes dans le meilleur des cas. Toutefois, la Commission ne fournit pas de données chiffrées sur les coûts de mise en œuvre de la responsabilité élargie du producteur s’ils étaient entièrement transférés au consommateur final.

La lutte contre les déchets marins ouvre des perspectives économiques. Les entreprises peuvent accroître leur compétitivité par l’innovation et la R&D en contribuant à une économie décarbonée à basse consommation de ressources. Investir dans la prévention des déchets marins et dans des matériaux, produits et modèles commerciaux alternatifs durables peut aider à créer des emplois et à renforcer les compétences techniques et scientifiques. Bien que l’initiative visant à réduire les APUU soit accueillie favorablement, il est nécessaire d’adopter une approche équilibrée pour garantir la proportionnalité.

AMENDEMENTS

La commission des affaires économiques et monétaires invite la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, compétente au fond, à prendre en considération les amendements suivants:

Amendement    1

Proposition de directive

Considérant -1 (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(-1)  La prospérité économique de l’Union est indissociable de la durabilité environnementale à long terme. Augmenter la durabilité des modèles économiques des États membres peut offrir de nouvelles possibilités d’innovation, de compétitivité et de création d’emplois.

Amendement    2

Proposition de directive

Considérant -1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(-1 bis)   Les défis liés au traitement des déchets plastiques peuvent constituer une occasion pour l’industrie européenne de devenir un leader mondial en apportant des solutions pour la transition vers une économie circulaire.

Amendement    3

Proposition de directive

Considérant 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

(3)  Les déchets marins sont de nature transfrontière et sont reconnus comme étant un problème mondial. La réduction des déchets marins est essentielle à la réalisation de l’objectif de développement durable des Nations Unies nº 14, qui appelle à la conservation et à l’utilisation durable des océans, des mers et des ressources marines pour le développement durable36. L’Union doit jouer son rôle dans la réduction des déchets marins et a vocation à fixer les normes au niveau mondial. Dans ce contexte, l’Union collabore avec des partenaires au sein de nombreuses instances internationales, telles que le G20, le G7 et les Nations unies, pour promouvoir une action concertée. L’initiative s’inscrit dans les efforts déployés par l’Union à cet effet.

(3)  Les déchets marins sont de nature transfrontière et sont reconnus comme étant un problème mondial. La prévention et la gestion des déchets plastiques sont surtout fructueuses et efficaces lorsqu’elles ont lieu au travers de la coopération internationale et utilisent une approche basée sur des données scientifiquement validées. La réduction des déchets marins est essentielle à la réalisation de l’objectif de développement durable des Nations Unies nº 14, qui appelle à la conservation et à l’utilisation durable des océans, des mers et des ressources marines pour le développement durable36. L’Union doit jouer son rôle dans la réduction des déchets marins et a vocation à fixer les normes au niveau mondial. Dans ce contexte, l’Union devrait donner effet à sa collaboration, notamment avec les principaux pays pollueurs, et avec des partenaires à l’échelon international, comme le G20, le G7 et les Nations unies, pour promouvoir une action concertée. L’initiative s’inscrit dans les efforts déployés par l’Union pour réduire les déchets en vue d’une économie durable et circulaire.

__________________

__________________

36 Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 2015.

36 Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 2015.

Amendement    4

Proposition de directive

Considérant 7

Texte proposé par la Commission

Amendement

(7)  Afin de concentrer les efforts là où ils sont le plus nécessaires, la présente directive ne devrait couvrir que les produits en plastique à usage unique les plus répandus, qui représentent environ 86 % des plastiques à usage unique retrouvés sur les plages de l’Union.

(7)  Afin de concentrer les efforts là où ils sont le plus nécessaires, la présente directive devrait couvrir les produits en plastique à usage unique les plus largement répandus, qui représentent environ 86 % des plastiques à usage unique retrouvés sur les plages de l’Union, ainsi que les engins de pêche. La transition vers une économie circulaire nécessitera une réduction de l’utilisation globale de plastique à usage unique.

Amendement    5

Proposition de directive

Considérant 7 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(7 bis)  La présente directive est sans préjudice des dispositions de la directive 94/62/CE en ce qui concerne les produits en plastique à usage unique qui sont considérés comme des emballages au sens de l’article 3, paragraphe 1, de la directive 94/62/CE.

Justification

Une précision est nécessaire en ce qui concerne les emballages en plastique à usage unique qui sont couverts par la directive 94/62/CE.

Amendement    6

Proposition de directive

Considérant 8

Texte proposé par la Commission

Amendement

(8)  Les produits en plastique à usage unique peuvent être fabriqués à partir d’un large éventail de matières plastiques. Les plastiques sont généralement définis comme des matériaux polymères auxquels peuvent avoir été ajoutés des additifs. Cependant, cette définition pourrait également s’appliquer à certains polymères naturels. Les polymères naturels non modifiés ne devraient pas répondre à cette définition puisqu’ils existent naturellement dans l’environnement. Par conséquent, il convient d’adapter la définition du terme «polymère» figurant à l’article 3, paragraphe 5, du règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil43 et de formuler une définition distincte aux fins de la présente directive. Les matières plastiques fabriquées avec des polymères naturels modifiés et les matières plastiques fabriquées à partir de matières premières d’origine biologique, fossiles ou synthétiques ne sont pas d’origine naturelle et devraient donc relever de la présente directive. La définition adaptée des plastiques devrait donc s’appliquer aux articles en caoutchouc à base de polymères et aux plastiques d’origine biologique et biodégradables, qu’ils soient dérivés de la biomasse et/ou destinés à se biodégrader avec le temps. Certains matériaux polymères ne sont pas capables de fonctionner en tant que composant structurel principal de matières finales et de produits, tels que les revêtements polymères, les peintures, les encres et les adhésifs. Ces matériaux ne devraient pas relever de la présente directive et ne devraient donc pas être couverts par la définition.

(8)  Les produits en plastique à usage unique peuvent être fabriqués à partir d’un large éventail de matières plastiques. Les plastiques sont généralement définis comme des matériaux polymères auxquels peuvent avoir été ajoutés des additifs. Cependant, cette définition pourrait également s’appliquer à certains polymères naturels. Les polymères naturels non modifiés ne devraient pas répondre à cette définition puisqu’ils existent naturellement dans l’environnement. Par conséquent, il convient d’adapter la définition du terme «polymère» figurant à l’article 3, paragraphe 5, du règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil43 et de formuler une définition distincte aux fins de la présente directive. Les matières plastiques fabriquées avec des polymères naturels modifiés et les matières plastiques fabriquées à partir de matières premières d’origine biologique, fossiles ou synthétiques ne sont pas d’origine naturelle et devraient donc relever de la présente directive. La définition adaptée des plastiques devrait donc s’appliquer aux articles en caoutchouc à base de polymères et aux plastiques d’origine biologique et biodégradables, qu’ils soient dérivés de la biomasse et/ou destinés à se biodégrader avec le temps. Certains matériaux polymères ne sont pas capables de fonctionner en tant que composant structurel principal de matières finales et de produits, tels que les revêtements, garnitures ou couches polymères, les peintures, les encres et les adhésifs. Ces matériaux ne devraient pas relever de la présente directive et ne devraient donc pas être couverts par la définition.

_________________

_________________

43 Règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), instituant une agence européenne des produits chimiques, modifiant la directive 1999/45/CE et abrogeant le règlement (CEE) nº 793/93 du Conseil et le règlement (CE) nº 1488/94 de la Commission ainsi que la directive 76/769/CEE du Conseil et les directives 91/155/CEE, 93/67/CEE, 93/105/CE et 2000/21/CE de la Commission (JO L 396 du 30.12.2006, p. 1).

43 Règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), instituant une agence européenne des produits chimiques, modifiant la directive 1999/45/CE et abrogeant le règlement (CEE) nº 793/93 du Conseil et le règlement (CE) nº 1488/94 de la Commission ainsi que la directive 76/769/CEE du Conseil et les directives 91/155/CEE, 93/67/CEE, 93/105/CE et 2000/21/CE de la Commission (JO L 396 du 30.12.2006, p. 1).

Amendement    7

Proposition de directive

Considérant 11

Texte proposé par la Commission

Amendement

(11)  Pour certains produits en plastique à usage unique, aucune solution de remplacement appropriée et plus durable n’est encore disponible, et la consommation de la plupart de ces produits en plastique à usage unique devrait augmenter. Pour inverser cette tendance et promouvoir les efforts en vue de solutions plus durables, les États membres devraient être tenus de prendre les mesures nécessaires pour parvenir à une réduction significative de la consommation de ces produits, sans compromettre l’hygiène des denrées alimentaires ou la sécurité des aliments, les bonnes pratiques en matière d’hygiène, les bonnes pratiques de fabrication, l’information des consommateurs ou les exigences de traçabilité prévues par la législation alimentaire de l’Union44.

(11)  Pour certains produits en plastique à usage unique, aucune solution de remplacement appropriée et plus durable n’est encore disponible, et la consommation de la plupart de ces produits en plastique à usage unique devrait augmenter. Pour promouvoir les efforts en vue de solutions plus durables, les États membres devraient être tenus de prendre les mesures nécessaires pour parvenir à une réduction significative de la consommation de ces produits, comme cela est fait pour les sacs en plastique au titre de la directive 94/62/CE, et sans préjudice de l’article 18 de la directive 94/62/CE, sans compromettre l’hygiène des denrées alimentaires ou la sécurité des aliments, les bonnes pratiques en matière d’hygiène, les bonnes pratiques de fabrication, l’information des consommateurs ou les exigences de traçabilité prévues par la législation alimentaire de l’Union44. Les États membres devraient encourager l’utilisation de produits réutilisables, appropriés pour une économie circulaire, sans compromettre la libre circulation des marchandises dans le marché intérieur et sans distorsion de concurrence entre les producteurs de l’Union et ceux des pays tiers. Toutes les mesures visant à réduire de manière significative la consommation des produits en plastique à usage unique devraient être proportionnées aux objectifs de la présente directive. Ces mesures devraient tenir compte des incidences des produits tout au long de leur cycle de vie.

__________________

__________________

 

43 bis Directive 94/62/CE, du 20 décembre 1994, relative aux emballages et aux déchets d’emballage, JO L 365 du 31.12.1994, p. 10-23.

44 Règlement (CE) nº 178/2002 établissant les principes généraux et les exigences de la législation alimentaire (JO L 31 du 1.2.2002, p.1-24), le règlement (CE) nº 852/2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires (JO L 139 du 30.4.2004, p.1-54), le règlement (CE) nº 1935/2004 relatif aux matériaux destinés à entrer en contact avec d’autres textes législatifs pertinents en matière de sécurité alimentaire, d’hygiène et d’étiquetage (JO L 338 du 13.11.2004, p. 4-17).

44 Règlement (CE) nº 178/2002 établissant les principes généraux et les exigences de la législation alimentaire (JO L 31 du 1.2.2002, p.1-24), le règlement (CE) nº 852/2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires (JO L 139 du 30.4.2004, p.1-54), le règlement (CE) nº 1935/2004 relatif aux matériaux destinés à entrer en contact avec d’autres textes législatifs pertinents en matière de sécurité alimentaire, d’hygiène et d’étiquetage (JO L 338 du 13.11.2004, p. 4-17).

Amendement    8

Proposition de directive

Considérant 11 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(11 bis)  Les États membres devraient être tenus, conformément à la directive 94/62/CE, de signaler à la Commission tout projet de mesure lié aux emballages avant de l’adopter, de manière à vérifier s’il est susceptible de créer des obstacles au fonctionnement du marché intérieur.

Justification

Il est important d’assurer la cohérence entre la directive 94/62/CE, en particulier l’article 16 (Notification) et l’article 18 (Liberté de mise sur le marché), et la présente directive, lorsqu’il est question d’emballages en plastique à usage unique, et de préserver le marché intérieur des emballages.

Amendement    9

Proposition de directive

Considérant 14

Texte proposé par la Commission

Amendement

(14)  Certains produits en plastique à usage unique se retrouvent dans l’environnement à la suite d’une élimination inappropriée dans les égouts ou d’autres rejets inappropriés dans l’environnement. Par conséquent, les produits en plastique à usage unique, qui sont souvent éliminés par les égouts ou par d’autres voies inappropriées, devraient être soumis à des exigences de marquage. Il importe que le marquage informe les consommateurs sur les possibilités appropriées d’élimination des déchets et/ou les possibilités d’élimination des déchets à éviter et/ou sur les incidences néfastes sur l’environnement de l’élimination inappropriée des déchets. La Commission devrait être habilitée à établir un format harmonisé pour le marquage et, le cas échéant, tester la perception du marquage proposé auprès de groupes représentatifs de consommateurs afin d’en garantir l’efficacité et la bonne compréhension.

(14)  Certains produits en plastique à usage unique se retrouvent dans l’environnement à la suite d’une élimination inappropriée dans les égouts ou d’autres rejets inappropriés dans l’environnement. Par conséquent, les produits en plastique à usage unique, qui sont souvent éliminés par les égouts ou par d’autres voies inappropriées, devraient être soumis à des exigences de marquage. Il importe que le marquage informe les consommateurs sur les possibilités appropriées d’élimination des déchets et/ou les possibilités d’élimination des déchets à éviter et/ou sur les incidences néfastes sur l’environnement de l’élimination inappropriée des déchets. La Commission devrait être habilitée à établir un format harmonisé pour le marquage, par exemple un logo, et, le cas échéant, tester la perception du marquage proposé auprès de groupes représentatifs de consommateurs afin d’en garantir l’efficacité et la bonne compréhension. Au cours de ce processus, la Commission devrait tenir compte des accords volontaires sectoriels qui ont déjà été adoptés à cette fin. Par ailleurs, les États membres peuvent édicter des règles imposant des amendes et des pénalités dissuasives qui s’appliqueraient aux personnes responsables du rejet des déchets dans l’environnement.

Amendement    10

Proposition de directive

Considérant 15

Texte proposé par la Commission

Amendement

(15)  En ce qui concerne les produits en plastique à usage unique pour lesquels il n’existe pas de solutions de remplacement plus durables qui soient appropriées et immédiatement applicables, les États membres devraient également, conformément au principe du pollueur-payeur, introduire des régimes de responsabilité élargie pour couvrir les coûts de gestion et de nettoyage des déchets ainsi que les coûts des mesures de sensibilisation pour prévenir et réduire ces déchets.

(15)  En ce qui concerne les produits en plastique à usage unique pour lesquels il n’existe pas de solutions de remplacement plus durables qui soient appropriées et immédiatement applicables, les États membres devraient également, conformément au principe du pollueur-payeur, introduire des régimes de responsabilité élargie pour couvrir les coûts nécessaires de gestion des déchets conformément aux articles 8 et 8 bis de la directive 2008/98/CE et à l’article 7 de la directive 94/62/CE ainsi que les coûts des mesures de sensibilisation pour prévenir et réduire ces déchets.

Justification

La lutte contre les déchets sauvages devrait être menée par les autorités compétentes, les producteurs et les consommateurs. On ne résoudra pas le problème des déchets en mettant les frais de nettoyage à la charge des producteurs mais en amenant les consommateurs à changer de comportement, et pour cela, il faut éduquer les consommateurs et faire appliquer la législation existante. Il est bien plus efficace d’éviter les déchets.

Amendement    11

Proposition de directive

Considérant 15 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(15 bis)  Il convient d’assurer une mise en œuvre uniforme des mesures de responsabilité élargie des producteurs, afin d’éviter les distorsions de concurrence sur le marché intérieur.

Amendement    12

Proposition de directive

Considérant 15 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(15 ter)  Les incitations économiques peuvent influer sur les choix des consommateurs, encourager ou décourager des habitudes de consommation données et donc être utilisées comme un outil efficace, en amont, pour réduire l’impact de certains plastiques sur l’environnement.

Amendement    13

Proposition de directive

Considérant 16

Texte proposé par la Commission

Amendement

(16)  La grande partie du plastique provenant d’engins de pêche abandonnés, perdus et mis au rebut contenant des matières plastiques dans les déchets marins montre que les exigences légales existantes46 ne fournissent pas d’incitations suffisantes pour que ce matériel de pêche soit rapporté à terre afin d’être collecté et traité. Le système de taxes indirectes envisagé au titre de la législation de l’Union relative aux installations de réception portuaires pour le dépôt des déchets des navires dissuade les navires de rejeter leurs déchets en mer et garantit un droit de dépôt. Ce système devrait cependant être complété par d’autres mesures financières incitant les pêcheurs à rapporter leurs engins de pêche à terre afin d’éviter toute augmentation potentielle de la taxe indirecte sur les déchets. Étant donné que les composants en plastique des engins de pêche ont un fort potentiel de recyclage, les États membres devraient, conformément au principe du pollueur-payeur, élargir la responsabilité des producteurs d’engins de pêche contenant des matières plastiques afin de faciliter la collecte sélective des résidus d’engins de pêche et de financer une gestion saine de ces engins de pêche, en particulier le recyclage.

(16)  La grande partie du plastique provenant d’engins de pêche abandonnés, perdus et mis au rebut contenant des matières plastiques dans les déchets marins montre que les exigences légales existantes46 ne fournissent pas d’incitations suffisantes pour que ce matériel de pêche soit rapporté à terre afin d’être collecté et traité. Le système de taxes indirectes envisagé au titre de la législation de l’Union relative aux installations de réception portuaires pour le dépôt des déchets des navires dissuade les navires de rejeter leurs déchets en mer et garantit un droit de dépôt. Ce système n’est cependant pas suffisamment efficace pour que les pêcheurs rapportent leurs engins de pêche à terre. Étant donné que les composants en plastique des engins de pêche ont un fort potentiel de recyclage, les États membres devraient, conformément au principe du pollueur-payeur, élargir la responsabilité des producteurs d’engins de pêche contenant des matières plastiques afin de financer une gestion saine de ces engins de pêche, en particulier le recyclage. De plus, la Commission et les États membres devraient collaborer pour créer des mécanismes de réduction des déchets liés aux engins de pêche et pour faciliter la collecte séparée des déchets liés aux engins de pêche.

__________________

__________________

46 Règlement (CE) nº 1224/2009 du Conseil, directive 2000/59/CE et directive 2008/98/CE.

46 Règlement (CE) nº 1224/2009 du Conseil, directive 2000/59/CE et directive 2008/98/CE.

Amendement    14

Proposition de directive

Considérant 18

Texte proposé par la Commission

Amendement

(18)  Afin d’éviter les dépôts sauvages de déchets et d’autres formes inappropriées d’élimination de déchets marins contenant des matières plastiques, les consommateurs doivent être correctement informés des possibilités d’élimination des déchets les plus appropriées et/ou des possibilités d’élimination des déchets à éviter, des meilleures pratiques en matière d’élimination des déchets et des incidences sur l’environnement des mauvaises pratiques d’élimination, ainsi que de la teneur en matière plastique de certains produits en plastique à usage unique et des engins de pêche. Par conséquent, les États membres devraient être tenus de prendre des mesures de sensibilisation garantissant l’information des consommateurs. Les informations ne doivent contenir aucun contenu promotionnel encourageant l’utilisation de produits en plastique à usage unique. Les États membres devraient être en mesure de choisir les mesures les plus appropriées en fonction de la nature du produit ou de son utilisation. Les producteurs de produits en plastique à usage unique et d’engins de pêche contenant des matières plastiques devraient prendre en charge les coûts des mesures de sensibilisation au titre de l’obligation de responsabilité élargie des producteurs qui leur incombe.

(18)  Afin d’éviter les dépôts sauvages de déchets et d’autres formes inappropriées d’élimination de déchets marins contenant des matières plastiques, les consommateurs doivent être correctement informés des possibilités d’élimination des déchets les plus appropriées et/ou des possibilités d’élimination des déchets à éviter, des meilleures pratiques en matière d’élimination des déchets et des incidences sur l’environnement des mauvaises pratiques d’élimination, ainsi que de la teneur en matière plastique de certains produits en plastique à usage unique et des engins de pêche. Par conséquent, les États membres devraient être tenus de prendre des mesures de sensibilisation, y compris des campagnes d’éducation dans les écoles, garantissant l’information des consommateurs afin de les encourager à modifier leur comportement et à participer plus activement à la prévention des déchets. Les États membres devraient être en mesure de choisir les mesures les plus appropriées en fonction des conditions régionales, de la nature du produit ou de son utilisation. Il convient de veiller attentivement à ce qu’aucune distorsion de concurrence ne se produise entre les producteurs intérieurs de produits en plastique à usage unique et d’engins de pêche contenant des matières plastiques et les concurrents de pays tiers qui sont autorisés à vendre leurs produits sur le marché unique. Les producteurs de produits en plastique à usage unique et d’engins de pêche contenant des matières plastiques devraient participer aux mesures de sensibilisation dans le cadre de leur responsabilité sociale. Les producteurs ne sont pas tenus de couvrir les coûts de ces campagnes de sensibilisation. La lutte contre les déchets devrait être menée conjointement par les autorités compétentes, les producteurs et les consommateurs.

Amendement    15

Proposition de directive

Considérant 22

Texte proposé par la Commission

Amendement

(22)  En application du paragraphe 22 de l’accord interinstitutionnel entre le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne «mieux légiférer» du 13 avril 201648, la Commission devrait procéder à une évaluation de la présente directive. Cette évaluation devrait être fondée sur l’expérience acquise et sur les données recueillies au cours de la mise en œuvre de la présente directive et sur les données recueillies en vertu de la directive 2008/56/CE ou de la directive 2008/98/CE. L’évaluation devrait servir de base à l’examen d’éventuelles mesures supplémentaires et à une étude visant à déterminer si, compte tenu de la surveillance des déchets marins dans l’Union, l’annexe énumérant les produits en plastique à usage unique doit être réexaminée. L’évaluation devrait également examiner si les progrès scientifiques et techniques réalisés entre-temps, y compris le développement de matériaux biodégradables et la définition de critères ou d’une norme relative à la biodégradabilité des plastiques en milieu marin, tels que prévus dans la stratégie européenne sur les matières plastiques, permettent l’établissement d’une norme relative à la biodégradation de certains produits en plastique à usage unique en milieu marin. Cette norme inclurait une norme pour tester si, à la suite de la décomposition physique et biologique en milieu marin, les plastiques se décomposent complètement en dioxyde de carbone (CO2), en biomasse et en eau dans un délai suffisamment court pour que les plastiques ne soient pas nocifs pour la vie marine et ne conduisent pas à une accumulation de plastiques dans l’environnement. Si tel était le cas, les produits en plastique à usage unique conformes à cette norme pourraient être exemptés de l’interdiction de mise sur le marché. Alors que la stratégie européenne sur les matières plastiques envisage déjà une action dans ce domaine, elle reconnaît également les difficultés que pose la définition d’un cadre réglementaire pour les plastiques ayant des propriétés biodégradables en raison des différentes conditions marines qui règnent à travers les mers.

(22)  En application du paragraphe 22 de l’accord interinstitutionnel entre le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne «mieux légiférer» du 13 avril 201648, la Commission devrait procéder à une évaluation de la présente directive. Cette évaluation devrait être fondée sur l’expérience acquise et sur les données recueillies au cours de la mise en œuvre de la présente directive et sur les données recueillies en vertu de la directive 2008/56/CE ou de la directive 2008/98/CE. L’évaluation devrait servir de base à l’examen d’éventuelles mesures supplémentaires et à une étude visant à déterminer si, compte tenu de la surveillance des déchets marins dans l’Union, l’annexe énumérant les produits en plastique à usage unique doit être réexaminée. L’évaluation devrait également examiner si les progrès scientifiques et techniques réalisés entre-temps, y compris le développement de matériaux biodégradables et la définition de critères ou d’une norme relative à la biodégradabilité des plastiques en milieu marin, tels que prévus dans la stratégie européenne sur les matières plastiques, permettent l’établissement d’une norme relative à la biodégradation de certains produits en plastique à usage unique en milieu marin. Cette norme inclurait une norme pour tester si, à la suite de la décomposition physique et biologique en milieu marin, les plastiques se décomposent complètement en dioxyde de carbone (CO2), en biomasse et en eau dans un délai suffisamment court pour que les plastiques ne soient pas nocifs pour la vie marine et ne conduisent pas à une accumulation de plastiques dans l’environnement. Si tel était le cas, les produits en plastique à usage unique conformes à cette norme pourraient être exemptés de l’interdiction de mise sur le marché. Alors que la stratégie européenne sur les matières plastiques envisage déjà une action dans ce domaine, elle reconnaît également les difficultés que pose la définition d’un cadre réglementaire pour les plastiques ayant des propriétés biodégradables en raison des différentes conditions marines qui règnent à travers les mers. L’évaluation devrait également analyser l’impact économique sur les secteurs les plus touchés par la présente directive, y compris les coûts de mise en conformité.

__________________

__________________

48 JO L 123 du 12.5.2016, p. 1.

48 JO L 123 du 12.5.2016, p. 1.

Amendement    16

Proposition de directive

Article 1 – alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

La présente directive vise à prévenir et à réduire l’impact de certains produits en plastique sur l’environnement, en particulier le milieu aquatique, et sur la santé humaine ainsi qu’à promouvoir la transition vers une économie circulaire avec des modèles commerciaux, des produits et des matériaux innovants, contribuant ainsi au bon fonctionnement du marché intérieur.

La présente directive vise à prévenir et à réduire de manière significative l’impact de certains produits en plastique sur l’environnement, en particulier le milieu aquatique, et sur la santé humaine ainsi qu’à renforcer le rôle moteur de l’Union pour promouvoir la transition vers une économie circulaire avec des modèles commerciaux, des produits et des matériaux non toxiques, innovants et durables, contribuant ainsi au bon fonctionnement du marché intérieur.

Amendement    17

Proposition de directive

Article 4 – paragraphe 1 – alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres prennent les mesures nécessaires pour parvenir à une réduction significative de la consommation des produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie A de l’annexe sur leur territoire au plus tard le... [six ans après la date limite de transposition de la présente directive].

Les États membres prennent les mesures nécessaires, sans préjudice de l’article 18 de la directive 94/62/CE, pour parvenir à une réduction significative de la consommation des produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie A de l’annexe sur leur territoire au plus tard le... [quatre ans après la date limite de transposition de la présente directive].

Amendement    18

Proposition de directive

Article 1 – paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

1.  Les États membres veillent à ce que des régimes de responsabilité élargie du producteur soient établis pour tous les produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie E de l’annexe qui sont mis sur le marché de l’Union, conformément aux dispositions relatives à la responsabilité élargie des producteurs prévues par la directive 2008/98/CE.

1.  Les États membres mettent en place des régimes de responsabilité élargie du producteur pour tous les produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie E de l’annexe qui sont mis sur le marché de l’Union, pour autant qu’aucune distorsion de concurrence n’en découle et que le traitement appliqué aux produits importés et aux produits fabriqués sur le marché intérieur ait le même effet sur les prix du marché. Le respect des dispositions relatives à la responsabilité élargie des producteurs prévues par la directive 2008/98/CE est assuré.

Amendement    19

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 2 – alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

En ce qui concerne les régimes établis en vertu du paragraphe 1, les États membres veillent à ce que les producteurs des produits plastiques à usage unique énumérés dans la partie E de l’annexe prennent en charge les coûts de collecte des déchets consistant en ces produits en plastique à usage unique, de leur transport et traitement ultérieurs, y compris les frais de nettoyage des déchets et les coûts des mesures de sensibilisation visées à l’article 10 en ce qui concerne ces produits.

En ce qui concerne les régimes établis en vertu du paragraphe 1, les États membres veillent à ce que les producteurs des produits plastiques à usage unique énumérés dans la partie E de l’annexe prennent en charge les coûts de collecte nécessaires des déchets consistant en ces produits en plastique à usage unique, de leur transport et traitement ultérieurs, au sens des articles 8 et 8 bis de la directive 2008/98/CE, y compris les frais de nettoyage des déchets et les coûts des mesures de sensibilisation visées à l’article 10 en ce qui concerne ces produits.

Justification

La lutte contre les déchets devrait être menée par les autorités compétentes, les producteurs et les consommateurs. On ne résoudra pas le problème des déchets en mettant les frais de nettoyage à la charge des producteurs mais en amenant les consommateurs à changer de comportement, et pour cela, il faut éduquer les consommateurs et faire appliquer la législation existante. Il est bien plus efficace d’éviter les déchets.

Amendement    20

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 4 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

4 bis.  La Commission publie des orientations concernant la mise en œuvre de toute mesure, y compris la répartition des coûts, relative à la responsabilité élargie des producteurs, conformément au présent article.

Amendement    21

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 4 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

4 ter.  L’autorité compétente veille à ce que les coûts mis à la charge des producteurs conformément à leur responsabilité élargie soient proportionnés et communiqués aux entités concernées, sur une base régulière et d’une manière accessible et transparente.

Amendement    22

Proposition de directive

Article 9 – alinéa 1 – point b

Texte proposé par la Commission

Amendement

(b)  définir des objectifs de collecte sélective pour les régimes pertinents de responsabilité élargie des producteurs.

(b)  définir des objectifs de collecte sélective pour les régimes pertinents de responsabilité élargie des producteurs, ou

Amendement    23

Proposition de directive

Article 9 – alinéa 1 – point b bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(b bis) mettre en place des systèmes de collecte des déchets qui se sont avérés efficaces et qu’ils jugent appropriés pour atteindre les objectifs.

Amendement    24

Proposition de directive

Article 10 – alinéa 1 – alinéa 1 (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Les États membres peuvent, entre autres, introduire des mesures de sensibilisation, le cas échéant. Ces mesures de sensibilisation pourraient, par exemple, avoir lieu dans des écoles ou dans des entreprises.

Amendement    25

Proposition de directive

Article 11 – titre

Texte proposé par la Commission

Amendement

Coordination des mesures

Coordination des mesures entre les États membres

Amendement    26

Proposition de directive

Article 11 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Article 11 bis

 

Coordination des actions au niveau international

 

En coopération avec les États membres, la Commission s’efforce de coordonner les mesures permettant de réduire l’impact de certains produits en plastique sur l’environnement et de soutenir la transition vers des modèles économiques durables au niveau international.

Amendement    27

Proposition de directive

Article 15 – paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

1.  La Commission procède à une évaluation de la présente directive au plus tard le... [six ans après la date limite de transposition de la présente directive]. L’évaluation se fondera sur les informations disponibles, conformément à l’article 13. Les États membres fournissent à la Commission toute information supplémentaire nécessaire aux fins de l’évaluation et de la préparation du rapport visé au paragraphe 2.

1.  La Commission procède à une évaluation de la présente directive au plus tard le... [cinq ans après la date limite de transposition de la présente directive]. L’évaluation se fondera sur les informations disponibles, conformément à l’article 13. Les États membres fournissent à la Commission toute information supplémentaire nécessaire aux fins de l’évaluation et de la préparation du rapport visé au paragraphe 2.

Amendement    28

Proposition de directive

Article 15 – paragraphe 3 – point c bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(c bis)  les incidences économiques sur les secteurs les plus touchés par la présente directive et si les incidences économiques et les coûts de mise en conformité correspondent aux projections de l’analyse d’impact de la Commission.

Amendement    29

Proposition de directive

Article 15 – paragraphe 3 – point c ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(c ter)  la mise en œuvre de la présente directive a, de quelque manière que ce soit, nui à la compétitivité des secteurs qui sont les plus touchés par la présente proposition, par comparaison avec leurs concurrents non établis dans l’Union européenne.

Amendement    30

Proposition de directive

Annexe I – partie D – tiret 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

-  Lingettes humides, c’est-à-dire lingettes pré-imbibées pour usages corporels, domestiques et industriels

-  Lingettes humides, c’est-à-dire lingettes pré-imbibées pour usages corporels, domestiques et industriels et déchets de papier toilette pré-imbibé.

Amendement    31

Proposition de directive

Annexe I – partie D – tiret 3 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Produits du tabac avec filtres et filtres commercialisés pour être utilisés en combinaison avec des produits du tabac.

Justification

Les mégots de cigarette sont à la deuxième place des articles les plus trouvés sur les plages et un seul mégot pollue au minimum 500 litres d’eau. Dès lors, il est très important que les consommateurs soient conscients de ce qui se passe lorsqu’ils jettent des cigarettes dans la rue.

PROCÉDURE DE LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Titre

Réduction de l’incidence sur l’environnement de certains produits en plastique

Références

COM(2018)0340 – C8-0218/2018 – 2018/0172(COD)

Commission compétente au fond

       Date de l’annonce en séance

ENVI

11.6.2018

 

 

 

Avis émis par

       Date de l’annonce en séance

ECON

5.7.2018

Rapporteur(e) pour avis

       Date de la nomination

Barbara Kappel

20.6.2018

Examen en commission

3.9.2018

24.9.2018

 

 

Date de l’adoption

24.9.2018

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

25

19

1

Membres présents au moment du vote final

Pervenche Berès, Markus Ferber, Jonás Fernández, Giuseppe Ferrandino, Sven Giegold, Roberto Gualtieri, Brian Hayes, Gunnar Hökmark, Barbara Kappel, Philippe Lamberts, Werner Langen, Sander Loones, Bernd Lucke, Olle Ludvigsson, Ivana Maletić, Marisa Matias, Gabriel Mato, Bernard Monot, Luděk Niedermayer, Stanisław Ożóg, Pirkko Ruohonen-Lerner, Anne Sander, Martin Schirdewan, Molly Scott Cato, Pedro Silva Pereira, Ernest Urtasun, Marco Valli, Tom Vandenkendelaere, Miguel Viegas, Steven Woolfe, Marco Zanni, Esther de Lange

Suppléants présents au moment du vote final

Doru-Claudian Frunzulică, Ramón Jáuregui Atondo, Rina Ronja Kari, Jeppe Kofod, Marcus Pretzell, Romana Tomc, Lieve Wierinck, Roberts Zīle, Sophia in ‘t Veld

Suppléants (art. 200, par. 2) présents au moment du vote final

Jo Leinen, Julia Pitera, Virginie Rozière, Sabine Verheyen

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINALEN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

25

+

ALDE

Sophia in ‘t Veld, Lieve Wierinck

ECR

Sander Loones, Bernd Lucke, Stanisław Ożóg, Roberts Zīle

EFDD

Bernard Monot, Marco Valli

ENF

Barbara Kappel, Marcus Pretzell, Marco Zanni

NI

Steven Woolfe

PPE

Markus Ferber, Brian Hayes, Gunnar Hökmark, Esther de Lange, Werner Langen, Ivana Maletić, Gabriel Mato, Luděk Niedermayer, Julia Pitera, Anne Sander, Romana Tomc, Tom Vandenkendelaere, Sabine Verheyen

19

-

ECR

Pirkko Ruohonen-Lerner

GUE/NGL

Rina Ronja Kari, Marisa Matias, Martin Schirdewan, Miguel Viegas

S&D

Pervenche Berès, Jonás Fernández, Giuseppe Ferrandino, Doru-Claudian Frunzulică, Roberto Gualtieri, Ramón Jáuregui Atondo, Jeppe Kofod, Jo Leinen, Olle Ludvigsson, Virginie Rozière, Pedro Silva Pereira

VERTS/ALE

Sven Giegold, Philippe Lamberts, Molly Scott Cato

1

0

VERTS/ALE

Ernest Urtasun

Légende des signes utilisés:

+  :  pour

-  :  contre

0  :  abstention


AVIS de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (27.9.2018)

à l’intention de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire

sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à la réduction de l’incidence sur l’environnement de certains produits en plastique

(COM(2018)0340 – C8-0218/2018 – 2018/0172(COD))

Rapporteure pour avis: Barbara Kappel

JUSTIFICATION SUCCINCTE

La prévention et la réduction des déchets marins issus d’article en plastique à usage unique (APUU) et d’éléments en plastique du matériel de pêche complètent les mesures spécifiques axées sur les microplastiques envisagées dans le cadre de la stratégie de l’Union sur les matières plastiques. Après le problème des sacs plastique en 2015, 10 APUU et matériels de pêche («macroplastiques») ont été identifiés comme constitutifs de 70 % des déchets marins en Europe. L’Union européenne doit prendre les mesures nécessaires pour lutter contre la pollution des déchets marins en réduisant le volume de plastique qui se retrouve sur les plages et dans les océans et en s’efforçant d’accélérer le passage à économie circulaire.

Les déchets marins sont un problème qui dépasse largement les frontières de l’Union et seul un accord mondial permettra de relever pleinement le défi auquel notre planète est confrontée. Comme le montrent les études, 20 pays produisent 80 % des déchets marins et aucun d’eux n’est membre de l’Union. La rapporteure demande donc d’adopter une approche globale pour lutter contre la pollution par les matières plastiques et demande instamment que les mesures nécessaires soient prises à l’échelle du G7 et du G20, et que les objectifs de développement durable des Nations unies soient mis en en œuvre. Les bailleurs de fonds et créanciers internationaux devraient en outre concentrer leur engagement sur des mesures visant à réduire les déchets marins en ciblant les programmes de gestion des déchets et l’économie circulaire.

Il est par ailleurs essentiel de sensibiliser les consommateurs pour parvenir à réduire efficacement les APUU. La rapporteure est convaincue que les campagnes de sensibilisation et l’éducation du public donneront des résultats durables en ce qui concerne les mesures imposées aux États membres et à l’industrie.

La Commission estime que ses propositions, à savoir l’interdiction de certains APUU, l’introduction d’objectifs de réductions, la responsabilité élargie des producteurs, les mesures de conception des produits et les mesures incitant les pêcheurs à déposent leur matériel usagé dans des installations d’élimination ou de recyclage des déchets permettraient d’économiser 2,6 millions de tonnes équivalent CO2 et d’éviter des dommages environnementaux équivalant à 11 milliards d’euros. Le coût de mise en conformité des entreprises serait de deux milliards d’euros et la gestion des déchets aurait un coût de 510 millions d’euros. Les consommateurs économiseraient ainsi quelque 6,5 milliards d’euros tandis qu’un système de consigne ou équivalent leur coûterait 1,4 milliards d’euros. La Commission estime que le coût supplémentaire pour le secteur de la pêche s’élèvera à 0,16 % des recettes dans le meilleur des cas. Toutefois, la Commission ne chiffre pas ce que coûtera le transfert au consommateur final de la responsabilité élargie du producteur.

La rapporteure tient à souligner que, d’une manière générale, le retrait total du marché de certains produits devrait toujours être une option de dernier recours. Il est en effet préférable d’adopter des normes plus strictes permettant d’éliminer naturellement certains produits polluants du marché, tout en favorisant la R&D et l’innovation liées à des produits recyclables, biodégradables ou inoffensifs fabriqués à moindre coût. Ces nouvelles normes devraient être mises en œuvre dans un délai raisonnable afin de garantir que les PME, qui forment la grande majorité des 50 000 entreprises de transformation de matières plastiques de l’Union, puissent adapter leur modèle économique.

La lutte contre les déchets marins ouvre des perspectives économiques. Les entreprises peuvent accroître leur compétitivité par l’innovation et la R&D en contribuant à une économie décarbonée à basse consommation de ressources. Investir dans la prévention des déchets marins et dans les matériaux, produits et modèles commerciaux alternatifs durables peut aider à créer des emplois et à renforcer les compétences techniques et scientifiques. Bien que l’initiative visant à réduire les APUU soit accueillie favorablement, il est nécessaire d’adopter une approche équilibrée pour garantir la proportionnalité.

AMENDEMENTS

La commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie invite la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, compétente au fond, à prendre en considération les amendements suivants:

Amendement    1

Proposition de directive

Visa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 192, paragraphe 1,

vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 192, paragraphe 1, ainsi que son article 114 pour ce qui est des emballages au sens de l’article 3, paragraphe 1, de la directive 94/62/CE;

Amendement    2

Proposition de directive

Considérant 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

(1)  La grande fonctionnalité et le coût relativement faible du plastique font que ce matériau est de plus en plus omniprésent dans la vie de tous les jours. Son utilisation croissante dans des applications à courte durée de vie, qui ne sont pas conçues pour une réutilisation ou un recyclage dans des conditions économiquement efficaces, est telle que les modes de production et de consommation qui y sont associés sont devenus de plus en plus inefficaces et linéaires. Par conséquent, dans le contexte du plan d’action sur l’économie circulaire32, la Commission a conclu, dans la stratégie européenne sur les matières plastiques33, que le problème de l’augmentation constante de la production de déchets plastiques et de leur dispersion dans l’environnement, en particulier dans l’environnement marin, devait être résolu afin d’instaurer un cycle de vie réellement circulaire pour les plastiques.

(1)  La grande fonctionnalité et le coût relativement faible du plastique font que ce matériau est de plus en plus omniprésent dans la vie de tous les jours. Son utilisation croissante dans des applications à courte durée de vie, qui ne sont pas conçues pour une réutilisation ou un recyclage dans des conditions économiquement efficaces, est telle que les modes de production et de consommation qui y sont associés sont devenus de plus en plus inefficaces et linéaires. Par conséquent, dans le contexte du plan d’action sur l’économie circulaire32, la Commission a conclu, dans la stratégie européenne sur les matières plastiques33, que le problème de l’augmentation constante de la production de déchets plastiques et de leur dispersion dans l’environnement, en particulier dans l’environnement marin, devait être résolu afin d’instaurer un cycle de vie réellement circulaire pour les plastiques. Toute nouvelle initiative dans le secteur des matières plastiques doit être fondée sur la législation européenne récemment adoptée en matière d’économie circulaire, être pleinement compatible avec cette législation et s’intégrer dans le système ainsi établi.

__________________

__________________

32 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Boucler la boucle - Un plan d’action de l’Union européenne en faveur de l’économie circulaire» [COM (2015) 0614 final].

32 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Boucler la boucle - Un plan d’action de l’Union européenne en faveur de l’économie circulaire» [COM (2015) 0614 final].

33 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Une stratégie européenne sur les matières plastiques dans une économie circulaire» (COM (2018) 28 final).

33 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Une stratégie européenne sur les matières plastiques dans une économie circulaire» (COM (2018) 28 final).

Amendement    3

Proposition de directive

Considérant 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(1 bis)  La législation de l’UE en matière de déchets récemment adoptée, en particulier la directive 2008/98/UE, la directive 94/62/UE et la directive 1999/31/UE, a défini un système complexe de statistiques sur la collecte et le recyclage des déchets, des objectifs clairs pour le recyclage de certains flux de déchets, y compris le plastique, et une hiérarchie des déchets. Elle a également identifié des mesures d’incitation à la transition vers une économie plus circulaire, une utilisation accrue des matériaux recyclés, des obligations imposées aux producteurs dans le cadre des exigences minimales en matière de responsabilité élargie des producteurs. L’objectif de la présente directive n’est pas de remplacer ce régime mais de le compléter par des mesures visant à lutter contre le problème spécifique des déchets marins.

Amendement    4

Proposition de directive

Considérant 1 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(1 ter)  La prospérité économique de l’Union est indissociable de la durabilité environnementale à long terme. Augmenter la durabilité des modèles économiques des États membres peut offrir de nouvelles possibilités d’innovation, de compétitivité et de création d’emplois.

Amendement    5

Proposition de directive

Considérant 1 quater (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(1 quater)  Les défis liés au traitement des déchets plastiques peuvent constituer une occasion pour l’industrie européenne de devenir un leader mondial en apportant des solutions pour la transition vers une économie circulaire.

Amendement    6

Proposition de directive

Considérant 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

(2)  Les approches circulaires qui accordent la priorité aux produits réutilisables et aux systèmes de réutilisation conduiront à une réduction des déchets générés, et cette prévention est au sommet de la hiérarchie des déchets consacrée à l’article 4 de la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil34.De telles approches sont également conformes à l’objectif de développement durable des Nations Unies nº 1235 visant à garantir des modes de consommation et de production durables

(2)  Les approches circulaires qui accordent la priorité aux produits réutilisables et aux systèmes de réutilisation, ainsi qu’à la recyclabilité des produits, conduiront à une réduction des déchets générés, et cette prévention est au sommet de la hiérarchie des déchets consacrée à l’article 4 de la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil34. De telles approches sont également conformes à l’objectif de développement durable des Nations Unies nº 1235 visant à garantir des modes de consommation et de production durables.

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34 Directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO L 312 du 22.11.2008, p. 3).

34 Directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO L 312 du 22.11.2008, p. 3).

35 Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 2015.

35 Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 2015.

Amendement    7

Proposition de directive

Considérant 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

(3)  Les déchets marins sont de nature transfrontière et sont reconnus comme étant un problème mondial. La réduction des déchets marins est essentielle à la réalisation de l’objectif de développement durable des Nations Unies nº 14, qui appelle à la conservation et à l’utilisation durable des océans, des mers et des ressources marines pour le développement durable36. L’Union doit jouer son rôle dans la réduction des déchets marins et a vocation à fixer les normes au niveau mondial. Dans ce contexte, l’Union collabore avec des partenaires au sein de nombreuses instances internationales, telles que le G20, le G7 et les Nations unies, pour promouvoir une action concertée. L’initiative s’inscrit dans les efforts déployés par l’Union à cet effet.

(3)  150 millions de tonnes de plastiques et de microplastiques se sont accumulées dans les mers et les océans du globe, causant de graves dommages à la faune et à la flore marines, au climat et à la biodiversité mondiale; Les déchets marins sont de nature transfrontière et sont reconnus comme étant un problème mondial. La réduction des déchets marins est essentielle à la réalisation de l’objectif de développement durable des Nations unies nº 14, qui appelle à la conservation et à l’utilisation durable des océans, des mers et des ressources marines pour le développement durable36. L’Union doit jouer son rôle dans la réduction des déchets marins et a vocation à fixer les normes au niveau mondial, tout en préservant un environnement concurrentiel équitable pour son industrie. Dans ce contexte, l’Union devrait chercher à obtenir des engagements de ses partenaires à l’échelon international, tels que le G20, le G7 et les Nations unies, pour promouvoir une action concertée. L’initiative s’inscrit dans les efforts déployés par l’Union pour réduire les déchets en vue d’une économie durable.

__________________

__________________

36 Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 2015.

36 Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 2015.

Amendement    8

Proposition de directive

Considérant 3 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(3 bis)  Malgré les efforts déployés par l’UE dans le domaine de la diplomatie et de la coopération internationale en matière de climat, la situation dans certains pays tiers est toujours alarmante. L’UE doit intensifier ses efforts de coopération internationale dans le domaine de la protection de l’environnement. L’UE doit jouer son rôle de facilitatrice et de pionnière de la politique environnementale et de la gestion des déchets. L’Union doit s’efforcer de faire circuler les expériences, de diffuser les connaissances et les technologies permettant de lutter contre la pollution des matières plastiques et de permettre un échange de bonnes pratiques en matière de protection et de nettoyage de l’environnement aquatique, et en matière de prévention de la pollution plastique.

Amendement    9

Proposition de directive

Considérant 5

Texte proposé par la Commission

Amendement

(5)  Dans l’Union, 80 à 85 % des déchets marins, calculés à partir de comptages des déchets effectués sur les plages, sont en plastique, les articles en plastique à usage unique représentant 50 % et les articles liés à la pêche 27%. Les produits en plastique à usage unique comprennent une gamme variée de produits de consommation courante, à usage rapide, qui sont jetés après avoir été utilisés une seule fois dans le but pour lequel ils ont été fournis, sont rarement recyclés et sont susceptibles de devenir des déchets. Une part importante des engins de pêche mis sur le marché n’est pas collectée pour être traitée. Les produits en plastique à usage unique et les engins de pêche contenant des matières plastiques sont donc un problème particulièrement préoccupant dans le contexte des déchets marins et présentent un risque grave pour les écosystèmes marins, la biodiversité et, potentiellement, pour la santé humaine; en outre, ils sont préjudiciables aux activités telles que le tourisme, la pêche et la navigation.

(5)  Dans l’Union, 80 à 85 % des déchets marins, calculés à partir de comptages des déchets effectués sur les plages, sont en plastique, les articles en plastique à usage unique représentant 50 % et les articles liés à la pêche 27%. Les produits en plastique à usage unique comprennent une gamme variée de produits de consommation courante, à usage rapide, qui sont jetés après avoir été utilisés une seule fois dans le but pour lequel ils ont été fournis, sont rarement recyclés et sont susceptibles de devenir des déchets. Une part importante des engins de pêche mis sur le marché n’est pas collectée pour être traitée. Les produits en plastique à usage unique et les engins de pêche contenant des matières plastiques sont donc un problème particulièrement préoccupant dans le contexte des déchets marins et présentent un risque grave pour les écosystèmes marins, la biodiversité et, potentiellement, pour la santé humaine et animale; ils sont en outre préjudiciables aux activités telles que le tourisme, la pêche et la navigation, notamment pour les régions côtières et insulaires.

Amendement    10

Proposition de directive

Considérant 6

Texte proposé par la Commission

Amendement

(6)  La législation40 et les instruments politiques existants de l’Union prévoient des solutions réglementaires pour lutter contre les déchets marins. Plus précisément, les déchets plastiques sont soumis aux mesures et aux objectifs globaux de gestion des déchets de l’Union, tels que l’objectif de recyclage des déchets d’emballages plastiques41 et l’objectif récemment adopté dans le cadre de la stratégie sur les matières plastiques42, à savoir que tous les emballages plastiques soient recyclables d’ici à 2030. Cependant, les effets de ces dispositions législatives sur les déchets marins ne sont pas suffisants, et il existe des différences dans la portée et le niveau d’ambition des mesures nationales pour prévenir et réduire les déchets marins. En outre, certaines de ces mesures, en particulier les restrictions de commercialisation applicables aux produits en plastique à usage unique, peuvent créer des entraves aux échanges et fausser la concurrence dans l’Union.

(6)  La législation40 et les instruments politiques existants de l’Union prévoient des solutions réglementaires pour lutter contre les déchets marins. Plus précisément, les déchets plastiques sont soumis aux mesures et aux objectifs globaux de gestion des déchets de l’Union, tels que l’objectif de recyclage des déchets d’emballages plastiques41 et l’objectif récemment adopté dans le cadre de la stratégie sur les matières plastiques42, à savoir que tous les emballages plastiques soient recyclables d’ici à 2030.

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40 Directive 2008/98/CE, directive 2000/59/CE, directive 2000/60/CE, directive 2008/56/CE, règlement (CE) nº 1224/2009 du Conseil du 20 novembre 2009 instituant un régime communautaire de contrôle afin d’assurer le respect des règles de la politique commune de la pêche, modifiant les règlements (CE) nº 847/96, (CE) nº 2371/2002, (CE) nº 811/2004, (CE) nº 768/2005, (CE) nº 2115/2005, (CE) nº 2166/2005, (CE) nº 388/2006, (CE) nº 509/2007, (CE) nº 676/2007, (CE) nº 1098/2007, (CE) nº 1300/2008, (CE) nº 1342/2008 et abrogeant les règlements (CEE) nº 2847/93, (CE) nº 1627/94 et (CE) nº 1966/2006 (JO L 343 du 22.12.2009, p. 1).

40 Directive 2008/98/CE, directive 2000/59/CE, directive 2000/60/CE, directive 2008/56/CE, règlement (CE) nº 1224/2009 du Conseil du 20 novembre 2009 instituant un régime communautaire de contrôle afin d’assurer le respect des règles de la politique commune de la pêche, modifiant les règlements (CE) nº 847/96, (CE) nº 2371/2002, (CE) nº 811/2004, (CE) nº 768/2005, (CE) nº 2115/2005, (CE) nº 2166/2005, (CE) nº 388/2006, (CE) nº 509/2007, (CE) nº 676/2007, (CE) nº 1098/2007, (CE) nº 1300/2008, (CE) nº 1342/2008 et abrogeant les règlements (CEE) nº 2847/93, (CE) nº 1627/94 et (CE) nº 1966/2006 (JO L 343 du 22.12.2009, p. 1).

41 Directive 94/62/CE du Parlement européen et du Conseil du 20 décembre 1994 relative aux emballages et aux déchets d’emballages (JO L 365 du 31.12.1994, p. 10).

41 Directive 94/62/CE du Parlement européen et du Conseil du 20 décembre 1994 relative aux emballages et aux déchets d’emballages (JO L 365 du 31.12.1994, p. 10).

42 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Une stratégie européenne sur les matières plastiques dans une économie circulaire» (COM (2018) 28 final).

42 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Une stratégie européenne sur les matières plastiques dans une économie circulaire» (COM (2018) 28 final).

Amendement    11

Proposition de directive

Considérant 7

Texte proposé par la Commission

Amendement

(7)  Afin de concentrer les efforts là où ils sont le plus nécessaires, la présente directive ne devrait couvrir que les produits en plastique à usage unique les plus répandus, qui représentent environ 86 % des plastiques à usage unique retrouvés sur les plages de l’Union.

(7)  Afin de concentrer les efforts là où ils sont le plus nécessaires, la présente directive devrait couvrir les produits en plastique à usage unique les plus répandus, qui représentent environ 86 % des plastiques à usage unique retrouvés sur les plages de l’Union, ainsi que les engins de pêche qui causent des dégâts considérables sous forme de pollution marine. Gardant à l’esprit la transition vers une économie circulaire, les États membre doivent au demeurant s’efforcer de réduire globalement la consommation de produits et emballages à usage unique. Ce faisant, elle doit éviter toute discrimination.

Amendement    12

Proposition de directive

Considérant 8

Texte proposé par la Commission

Amendement

(8)  Les produits en plastique à usage unique peuvent être fabriqués à partir d’un large éventail de matières plastiques. Les plastiques sont généralement définis comme des matériaux polymères auxquels peuvent avoir été ajoutés des additifs. Cependant, cette définition pourrait également s’appliquer à certains polymères naturels. Les polymères naturels non modifiés ne devraient pas répondre à cette définition puisqu’ils existent naturellement dans l’environnement. Par conséquent, il convient d’adapter la définition du terme «polymère» figurant à l’article 3, paragraphe 5, du règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil43 et de formuler une définition distincte aux fins de la présente directive. Les matières plastiques fabriquées avec des polymères naturels modifiés et les matières plastiques fabriquées à partir de matières premières d’origine biologique, fossiles ou synthétiques ne sont pas d’origine naturelle et devraient donc relever de la présente directive. La définition adaptée des plastiques devrait donc s’appliquer aux articles en caoutchouc à base de polymères et aux plastiques d’origine biologique et biodégradables, qu’ils soient dérivés de la biomasse et/ou destinés à se biodégrader avec le temps. Certains matériaux polymères ne sont pas capables de fonctionner en tant que composant structurel principal de matières finales et de produits, tels que les revêtements polymères, les peintures, les encres et les adhésifs. Ces matériaux ne devraient pas relever de la présente directive et ne devraient donc pas être couverts par la définition.

(8)  Les produits en plastique à usage unique peuvent être fabriqués à partir d’un large éventail de matières plastiques. Les plastiques sont généralement définis comme des matériaux polymères auxquels peuvent avoir été ajoutés des additifs. Cependant, cette définition pourrait également s’appliquer à certains polymères naturels. Les polymères naturels non modifiés ne devraient pas répondre à cette définition puisqu’ils existent naturellement dans l’environnement. C’est ainsi qu’il convient d’adapter la définition du terme «polymère» figurant à l’article 3, paragraphe 5, du règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil43 et de formuler une définition distincte aux fins de la présente directive. Les matières plastiques fabriquées avec des polymères naturels modifiés et les matières plastiques fabriquées à partir de matières premières d’origine biologique, fossiles ou synthétiques ne sont pas d’origine naturelle et devraient donc relever de la présente directive. La définition adaptée des plastiques devrait donc s’appliquer aux articles en caoutchouc à base de polymères et aux plastiques d’origine biologique et biodégradables, qu’ils soient dérivés de la biomasse et/ou destinés à se biodégrader avec le temps. Certains matériaux polymères ne sont pas capables de fonctionner en tant que composant structurel principal de matières finales et de produits, tels que les revêtements polymères, les peintures, les encres et les adhésifs. Ces matériaux ne devraient pas relever de la présente directive et ne devraient donc pas être couverts par la définition.

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43 Règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), instituant une agence européenne des produits chimiques, modifiant la directive 1999/45/CE et abrogeant le règlement (CEE) nº 793/93 du Conseil et le règlement (CE) nº 1488/94 de la Commission ainsi que la directive 76/769/CEE du Conseil et les directives 91/155/CEE, 93/67/CEE, 93/105/CE et 2000/21/CE de la Commission (JO L 396 du 30.12.2006, p. 1).

43 Règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), instituant une agence européenne des produits chimiques, modifiant la directive 1999/45/CE et abrogeant le règlement (CEE) nº 793/93 du Conseil et le règlement (CE) nº 1488/94 de la Commission ainsi que la directive 76/769/CEE du Conseil et les directives 91/155/CEE, 93/67/CEE, 93/105/CE et 2000/21/CE de la Commission (JO L 396 du 30.12.2006, p. 1).

Amendement    13

Proposition de directive

Considérant 8 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(8 bis)  Il convient d’établir une définition partagée des matières plastiques biodégradables et compostables.

Amendement    14

Proposition de directive

Considérant 8 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(8 ter)  La fabrication des produits en plastique devrait tenir compte de leur entière durée de vie. L’écoconception d’un produit en plastique doit toujours tenir compte de la phase de production, de la recyclabilité et, éventuellement, de la réutilisabilité du produit. Les producteurs devraient être encouragés, le cas échéant, à utiliser des polymères uniques ou compatibles pour fabriquer leurs produits afin de simplifier le tri et d’améliorer la recyclabilité, en particulier dans le cas des emballages en plastique.

Amendement    15

Proposition de directive

Considérant 10

Texte proposé par la Commission

Amendement

(10)  Les produits en plastique à usage unique devraient faire l’objet d’une ou plusieurs mesures, en fonction de différents facteurs, tels que la disponibilité d’une ou plusieurs solutions de substitution appropriées et plus durables, la possibilité de modifier les schémas de consommation et la mesure dans laquelle ces produits sont déjà couverts par la législation de l’Union existante.

(10)  Les produits en plastique à usage unique devraient faire l’objet d’une ou plusieurs mesures, en fonction de différents facteurs, tels que la disponibilité d’une ou plusieurs solutions de substitution appropriées, plus durables et économiquement viables, la possibilité de modifier les schémas de consommation et la mesure dans laquelle ces produits sont déjà couverts par la législation de l’Union existante. Les mesures proposées devraient toujours tenir compte de l’analyse du cycle de vie (ACV), afin d’éviter des solutions à mi-parcours ayant une incidence encore plus négative dans d’autres domaines de l’environnement ou de l’économie, comme par exemple remplacer les matières plastiques par des matériaux similaires produits à partir de biomatériaux sans procéder à une évaluation claire de la biodégradabilité de ces matériaux, notamment de leur biodégradabilité en milieu aquatique. La présente directive est sans préjudice des dispositions de la directive 94/62/CE en ce qui concerne les produits en plastique à usage unique qui sont considérés comme des emballages au sens de l’article 3, paragraphe 1, de ladite directive 94/62/CE.

Amendement    16

Proposition de directive

Considérant 10 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(10 bis)  Relève que, afin d’opérer la sortir de l’économie «fossile» et du point de vue du climat, les produits en plastique biologique sont une alternative plus durable que les plastiques à base de composés fossiles. Il convient donc d’encourager les incitations à substituer les matériaux fossiles par des matériaux biologiques. Ceci est cohérent avec les objectifs de l’économie circulaire, de la stratégie pour la bioéconomie et de la stratégie sur les matières plastiques. La Commission devrait envisager, dans une future proposition de mesure, d’inclure des incitations à la substitution et, par exemple, dans une révision de la directive sur les marchés publics (directive 2014/24/UE), de prévoir des critères pour les plastiques, sur la base de leur composition, de leur niveau de recyclabilité et de leur dangerosité.

Justification

La règlementation dans sa version actuelle reste vague sur la situation des plastiques biologiques. Il convient de reconnaître et d’encourager les avantages des matériaux biologiques pour la production de plastique, en particulier leurs effets positifs en tant qu’alternative plus durable aux plastiques à base de polymères et leur rôle pour réduire la dépendance aux matières premières fossiles.

Amendement    17

Proposition de directive

Considérant 11

Texte proposé par la Commission

Amendement

(11)  Pour certains produits en plastique à usage unique, aucune solution de remplacement appropriée et plus durable n’est encore disponible, et la consommation de la plupart de ces produits en plastique à usage unique devrait augmenter. Pour inverser cette tendance et promouvoir les efforts en vue de solutions plus durables, les États membres devraient être tenus de prendre les mesures nécessaires pour parvenir à une réduction significative de la consommation de ces produits, sans compromettre l’hygiène des denrées alimentaires ou la sécurité des aliments, les bonnes pratiques en matière d’hygiène, les bonnes pratiques de fabrication, l’information des consommateurs ou les exigences de traçabilité prévues par la législation alimentaire de l’Union44.

(11)  Pour certains produits en plastique à usage unique, aucune solution de remplacement appropriée et plus durable n’est encore disponible, et la consommation de la plupart de ces produits en plastique à usage unique devrait augmenter. Pour inverser cette tendance et avancer sur la voie de solutions plus durables, les États membres devraient être tenus de prendre les mesures nécessaires pour parvenir à une réduction significative de la consommation de ces produits, sans compromettre l’hygiène des denrées alimentaires ou la sécurité des aliments, les bonnes pratiques en matière d’hygiène, les bonnes pratiques de fabrication, l’information des consommateurs ou les exigences de traçabilité prévues par la législation alimentaire de l’Union44. La réduction de la consommation globale de produits à usage unique est un élément essentiel de la transition vers une économie circulaire.

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44 Règlement (CE) nº 178/2002 établissant les principes généraux et les exigences de la législation alimentaire (JO L 31 du 1.2.2002, p.1-24), le règlement (CE) nº 852/2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires (JO L 139 du 30.4.2004, p.1-54), le règlement (CE) nº 1935/2004 relatif aux matériaux destinés à entrer en contact avec d’autres textes législatifs pertinents en matière de sécurité alimentaire, d’hygiène et d’étiquetage (JO L 338 du 13.11.2004, p. 4-17).

44 Règlement (CE) nº 178/2002 établissant les principes généraux et les exigences de la législation alimentaire (JO L 31 du 1.2.2002, p.1-24), le règlement (CE) nº 852/2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires (JO L 139 du 30.4.2004, p.1-54), le règlement (CE) nº 1935/2004 relatif aux matériaux destinés à entrer en contact avec d’autres textes législatifs pertinents en matière de sécurité alimentaire, d’hygiène et d’étiquetage (JO L 338 du 13.11.2004, p. 4-17).

Amendement    18

Proposition de directive

Considérant 12

Texte proposé par la Commission

Amendement

(12)  Pour les autres produits en plastique à usage unique, des solutions de substitution appropriées et plus durables sont facilement disponibles. Afin de limiter l’incidence néfaste de ces produits sur l’environnement, les États membres devraient être tenus d’interdire leur mise sur le marché de l’Union. Ce faisant, l’utilisation de ces solutions de rechange facilement disponibles et plus durables et le recours à des solutions novatrices pour créer des modèles commerciaux plus durables, des solutions de rechange à la réutilisation et la substitution de matériaux seraient encouragées.

(12)  Pour les autres produits en plastique à usage unique, des solutions de substitution appropriées et plus durables sont facilement disponibles. Afin de limiter l’incidence néfaste de ces produits sur l’environnement, les États membres devraient être tenus d’interdire ou de limiter la mise sur le marché de l’Union de produits contenant des substances et des matériaux pour lesquels il existe des alternatives durables, sauf s’ils répondent à la norme de biodégradabilité fixée au niveau de l’Union suite au rapport d’évaluation de la Commission, comme le mentionne l’article 15, paragraphe 3, point c) de la présente directive. Ce faisant, l’utilisation de ces solutions de rechange facilement disponibles et plus durables et le recours à des solutions novatrices pour créer des modèles commerciaux plus durables, des solutions de rechange à la réutilisation et la substitution de matériaux seraient encouragées. Il convient d’établir des critères spécifiques pour l’analyse du cycle de vie desdites alternatives et de vérifier si elles répondent aux exigences actuellement remplies par les produits en matières plastiques à usage unique, sont conformes à la législation de l’Union en matière de déchets et garantissent une meilleure durabilité.

Amendement    19

Proposition de directive

Considérant 12 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(12 bis)  La directive 94/62/CE, telle que modifiée par la directive (UE) 2015/720, a prévu l’obligation pour la Commission de procéder, d’ici mai 2017, à une révision législative des mesures visant à réduire la consommation de sacs en plastique très légers, sur la base de l’évaluation de l’impact du cycle de vie. À ce jour, la Commission n’a pas procédé à cette révision. Étant donné que ces sacs en plastique sont très susceptibles de devenir des déchets, il y a lieu d’introduire des mesures visant à limiter leur mise sur le marché, sauf pour les utilisations strictement nécessaires. Les sacs en plastique très légers ne devraient pas être mis sur le marché comme emballages de denrées alimentaires en vrac, sauf lorsqu’ils sont exigés pour des raisons d’hygiène et dans ce cas, seuls les sacs biodégradables et compostables seraient utilisés, notamment pour l’emballage des aliments humides tels que la viande crue, le poisson ou les produits laitiers. Pour les sacs en plastique très légers auxquels cette restriction de commercialisation ne s’applique pas, les dispositions existantes introduites par la directive (UE) 2015/720 restent applicables.

Amendement    20

Proposition de directive

Considérant 12 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(12 ter)  Conformément à la hiérarchie de gestion des déchets, les États membres devraient prendre des mesures pour encourager les produits réutilisables en remplacement des plastiques à usage unique, notamment en instaurant des objectifs, des incitations économiques, des actions de sensibilisation et en garantissant une large disponibilité des produits de remplacement réutilisables.

Amendement    21

Proposition de directive

Considérant 13 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(13 bis)  En ce qui concerne le rapport 2016 du PNUE, la Commission demande aux organismes européens de normalisation d’élaborer une norme de biodégradabilité marine. 

Amendement    22

Proposition de directive

Considérant 14

Texte proposé par la Commission

Amendement

(14)  Certains produits en plastique à usage unique se retrouvent dans l’environnement à la suite d’une élimination inappropriée dans les égouts ou d’autres rejets inappropriés dans l’environnement. Par conséquent, les produits en plastique à usage unique, qui sont souvent éliminés par les égouts ou par d’autres voies inappropriées, devraient être soumis à des exigences de marquage. Il importe que le marquage informe les consommateurs sur les possibilités appropriées d’élimination des déchets et/ou les possibilités d’élimination des déchets à éviter et/ou sur les incidences néfastes sur l’environnement de l’élimination inappropriée des déchets. La Commission devrait être habilitée à établir un format harmonisé pour le marquage et, le cas échéant, tester la perception du marquage proposé auprès de groupes représentatifs de consommateurs afin d’en garantir l’efficacité et la bonne compréhension.

(14)  Certains produits en plastique à usage unique se retrouvent dans l’environnement à la suite d’une élimination inappropriée dans les égouts ou d’autres rejets inappropriés dans l’environnement. Par conséquent, les produits en plastique à usage unique, qui sont souvent éliminés par les égouts ou par d’autres voies inappropriées, devraient être soumis à des exigences de marquage. Il importe que le marquage informe les consommateurs sur les possibilités appropriées d’élimination des déchets et/ou les possibilités d’élimination des déchets à éviter et/ou sur les incidences néfastes sur l’environnement de l’élimination inappropriée des déchets. En coopération avec les États membres, la Commission devrait tenir compte des accords sectoriels volontaires adoptés pour établir des règles claires en matière d’étiquetage afin d’informer les consommateurs, par exemple au moyen d’un logo, du caractère recyclable ou non d’un produit. La Commission devrait être habilitée à établir un format harmonisé pour le marquage, qui tienne compte des spécificités des États membres, et, le cas échéant, tester la perception du marquage proposé auprès de groupes représentatifs de consommateurs afin d’en garantir l’efficacité et la bonne compréhension. Le marquage doit être placé de manière visible sur l’emballage des produits qui sont vendus à l’utilisateur final.

Amendement    23

Proposition de directive

Considérant 15

Texte proposé par la Commission

Amendement

(15)  En ce qui concerne les produits en plastique à usage unique pour lesquels il n’existe pas de solutions de remplacement plus durables qui soient appropriées et immédiatement applicables, les États membres devraient également, conformément au principe du pollueur-payeur, introduire des régimes de responsabilité élargie pour couvrir les coûts de gestion et de nettoyage des déchets ainsi que les coûts des mesures de sensibilisation pour prévenir et réduire ces déchets.

(15)  En ce qui concerne les produits en plastique à usage unique pour lesquels il n’existe pas de solutions de remplacement plus durables qui soient appropriées et immédiatement applicables, les États membres devraient également, conformément au principe du pollueur-payeur, introduire des régimes de responsabilité élargie pour couvrir les coûts de gestion et de nettoyage des déchets ainsi que les coûts des mesures de sensibilisation pour prévenir et réduire ces déchets. En ce qui concerne les produits en plastique à usage unique pour lesquels il n’existe pas de solutions de remplacement plus durables qui soient appropriées et immédiatement applicables, les États membres devraient également, conformément au principe du pollueur-payeur, introduire des régimes de responsabilité élargie pour couvrir les coûts de gestion des déchets, conformément aux articles 8 et 8 bis de la directive 2008/98/CE et à l’article 7 de la directive 94/62/CE, ainsi que les coûts de nettoyage des déchets et celui des mesures de sensibilisation pour prévenir et réduire leur production. Ce faisant, le chaîne complète des consommateurs doit être prise en compte et les producteurs ne peuvent être considérés comme responsables du mauvais comportement des consommateurs. La responsabilité partagée devrait s’appliquer.

Amendement    24

Proposition de directive

Considérant 15 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(15 bis)  Il n’existe à l’heure actuelle aucune norme scientifique en matière de biodégradabilité marine à l’échelle de l’Union, il est donc urgent que la Commission demande au Comité européen de normalisation d’élaborer une norme distincte en la matière.

Amendement    25

Proposition de directive

Considérant 18 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(18 bis)  Conformément à la hiérarchie de gestion des déchets, les États membres doivent mettre l’accent sur l’information en ce qui concerne les produits réutilisables en remplacement des plastiques à usage unique.

Amendement    26

Proposition de directive

Considérant 19

Texte proposé par la Commission

Amendement

(19)  La directive 2008/98/CE fixe des exigences minimales générales pour les régimes de responsabilité élargie des producteurs. Ces exigences devraient s’appliquer aux régimes de responsabilité élargie des producteurs établis par la présente directive. Toutefois, la présente directive établit des exigences supplémentaires en matière de responsabilité élargie des producteurs, par exemple l’obligation pour les producteurs de certains produits en plastique à usage unique de prendre en charge les coûts de nettoyage des déchets.

(19)  La directive 2008/98/CE fixe des exigences minimales générales pour les régimes de responsabilité élargie des producteurs. Ces exigences devraient s’appliquer aux régimes de responsabilité élargie des producteurs établis par la présente directive. Toutefois, la présente directive établit des exigences supplémentaires en matière de responsabilité élargie des producteurs, par exemple l’obligation pour les producteurs de certains produits en plastique à usage unique de prendre en charge les coûts des mesures de sensibilisation et d’information des consommateurs en ce qui concerne l’élimination appropriée des déchets et l’impact des dépôts sauvages de déchets sur l’environnement. Le principe de responsabilité partagée devrait s’appliquer, ainsi qu’une meilleure coopération de tous les secteurs concernés, notamment des producteurs, des consommateurs et de la sphère publique.

Amendement    27

Proposition de directive

Considérant 20

Texte proposé par la Commission

Amendement

(20)  Les bouteilles de boisson qui sont des produits en plastique à usage unique figurent parmi les déchets marins les plus répandus sur les plages dans l’Union. Cette situation est due à la coexistence de systèmes de collecte sélective inefficaces et à la faible participation des consommateurs à ces systèmes. Il est nécessaire de promouvoir des systèmes de collecte sélective plus efficaces. Aussi conviendrait-il d’établir un objectif de collecte sélective minimal pour les bouteilles de boisson qui sont des produites en plastique à usage unique. Les États membres devraient être en mesure d’atteindre cet objectif minimal en fixant des objectifs de collecte distincts pour les bouteilles de boissons en plastique à usage unique dans le cadre des régimes de responsabilité élargie des producteurs ou en instaurant des systèmes de consigne/remboursement ou toute autre mesure jugée appropriée. Cela aurait des effets positifs directs sur le taux de collecte, la qualité des matières collectées et celle des matières recyclées, et ouvrirait des perspectives au secteur du recyclage et au marché des matières recyclées.

(20)  Les bouteilles de boisson qui sont des produits en plastique à usage unique figurent parmi les déchets marins les plus répandus sur les plages dans l’Union. Cette situation est due à la coexistence de systèmes de collecte sélective inefficaces et à la faible participation des consommateurs à ces systèmes. Il est nécessaire de promouvoir des systèmes de collecte sélective plus efficaces et il incombe aux États membres d’établir le système de collecte le plus efficace et le plus adapté pour réaliser les objectifs fixés dans la directive 2008/98/CE et la directive 94/62/UE. Une meilleure collecte et des taux de recyclage plus élevés pourraient bénéficier du soutien de mesures d’écoconception, par exemple en encourageant les producteurs à utiliser des polymères uniques ou des polymères compatibles ou en instaurant d’autres mesures pour encourager les producteurs à utiliser des matériaux durables. Cela aura des effets positifs sur le taux de collecte, la qualité des matières collectées et celle des matières recyclées, et ouvrirait des perspectives au secteur du recyclage et au marché des matières recyclées.

Amendement    28

Proposition de directive

Considérant 20 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(20 bis)  Les États membres devraient envisager l’introduction d’un contenu recyclé obligatoire pour certains produits en plastique afin de soutenir les taux de recyclage et de commercialiser les matériaux recyclés. Il conviendrait à cet égard de soutenir les synergies industrielles, puisque les déchets d’un secteur pourraient constituer une ressource précieuse pour un autre. Les États membres devraient jouer leur rôle pour soutenir de telles synergies et inciter les producteurs à agir de manière volontaire dans le domaine de la prévention des déchets, de la gestion des déchets et de la lutte contre la pollution.

Amendement    29

Proposition de directive

Considérant 22

Texte proposé par la Commission

Amendement

(22)  En application du paragraphe 22 de l’accord interinstitutionnel entre le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne «mieux légiférer» du 13 avril 201648, la Commission devrait procéder à une évaluation de la présente directive. Cette évaluation devrait être fondée sur l’expérience acquise et sur les données recueillies au cours de la mise en œuvre de la présente directive et sur les données recueillies en vertu de la directive 2008/56/CE ou de la directive 2008/98/CE. L’évaluation devrait servir de base à l’examen d’éventuelles mesures supplémentaires et à une étude visant à déterminer si, compte tenu de la surveillance des déchets marins dans l’Union, l’annexe énumérant les produits en plastique à usage unique doit être réexaminée. L’évaluation devrait également examiner si les progrès scientifiques et techniques réalisés entre-temps, y compris le développement de matériaux biodégradables et la définition de critères ou d’une norme relative à la biodégradabilité des plastiques en milieu marin, tels que prévus dans la stratégie européenne sur les matières plastiques, permettent l’établissement d’une norme relative à la biodégradation de certains produits en plastique à usage unique en milieu marin. Cette norme inclurait une norme pour tester si, à la suite de la décomposition physique et biologique en milieu marin, les plastiques se décomposent complètement en dioxyde de carbone (CO2), en biomasse et en eau dans un délai suffisamment court pour que les plastiques ne soient pas nocifs pour la vie marine et ne conduisent pas à une accumulation de plastiques dans l’environnement. Si tel était le cas, les produits en plastique à usage unique conformes à cette norme pourraient être exemptés de l’interdiction de mise sur le marché. Alors que la stratégie européenne sur les matières plastiques envisage déjà une action dans ce domaine, elle reconnaît également les difficultés que pose la définition d’un cadre réglementaire pour les plastiques ayant des propriétés biodégradables en raison des différentes conditions marines qui règnent à travers les mers.

(22)  En application du paragraphe 22 de l’accord interinstitutionnel entre le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne «mieux légiférer» du 13 avril 201648, la Commission devrait procéder à une évaluation de la présente directive. Cette évaluation devrait être fondée sur l’expérience acquise et sur les données recueillies au cours de la mise en œuvre de la présente directive et sur les données recueillies en vertu de la directive 2008/56/CE ou de la directive 2008/98/CE. L’évaluation devrait servir de base à l’examen d’éventuelles mesures supplémentaires et à une étude visant à déterminer si, compte tenu de la surveillance des déchets marins dans l’Union, l’annexe énumérant les produits en plastique à usage unique doit être réexaminée. L’évaluation devrait également examiner si les progrès scientifiques et techniques réalisés entre-temps, y compris le développement de matériaux biodégradables et la définition de critères ou d’une norme relative à la biodégradabilité des plastiques en milieu marin, tels que prévus dans la stratégie européenne sur les matières plastiques, permettent l’établissement d’une norme relative à la biodégradation de certains produits en plastique et engins de pêche à usage unique en milieu marin. Cette norme inclurait une norme pour tester si, à la suite de la décomposition physique et biologique en milieu marin, les plastiques se décomposent complètement en dioxyde de carbone (CO2), en biomasse et en eau dans un délai suffisamment court pour que les plastiques ne soient pas nocifs pour la vie marine et ne conduisent pas à une accumulation de plastiques dans l’environnement. Si tel était le cas, les produits en plastique et les engins de pêche à usage unique conformes à cette norme pourraient être exemptés de l’interdiction de mise sur le marché. Alors que la stratégie européenne sur les matières plastiques envisage déjà une action dans ce domaine, elle reconnaît également les difficultés que pose la définition d’un cadre réglementaire pour les plastiques ayant des propriétés biodégradables en raison des différentes conditions marines qui règnent à travers les mers.

_________________

_________________

48 JO L 123 du 12.5.2016, p. 1.

48 JO L 123 du 12.5.2016, p. 1.

Justification

Afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir les déchets marins, nous avons toujours besoin d’une évaluation globale en ce qui concerne les progrès techniques et scientifiques des produits susceptibles de toucher le compartiment marin.

Amendement    30

Proposition de directive

Considérant 23

Texte proposé par la Commission

Amendement

(23)  Il convient que les États membres déterminent le régime des sanctions applicables aux violations des dispositions de la présente directive et veillent à leur exécution. Ces sanctions devraient être efficaces, proportionnées et dissuasives.

(23)  Il convient que les États membres déterminent le régime des sanctions applicables aux violations des dispositions de la présente directive et veillent à leur exécution. Ces sanctions devraient être efficaces, proportionnées et dissuasives. Les consommateurs devraient aussi être encouragés ou sanctionnés en fonction de leurs comportements.

Amendement    31

Proposition de directive

Considérant 25 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(25 bis)  Il importe de favoriser, par le soutien à la recherche et à l’innovation, notamment dans le cadre du programme Horizon Europe, les investissements vers des solutions circulaires et efficaces dans l’utilisation des ressources, telles que des options de prévention et de conception, une diversification des matières premières et des technologies de recyclage innovantes comme le recyclage chimique et moléculaire, ainsi que l’amélioration du recyclage mécanique; souligne le potentiel d’innovation des jeunes pousses à cet égard; plaide en faveur de la mise au point d’un programme stratégique de recherche et d’innovation sur la circularité des matériaux, en accordant une attention particulière aux matières plastiques et aux matériaux contenant du plastique, outre les emballages; fait observer qu’un financement adéquat sera nécessaire pour contribuer à mobiliser des investissements privés; souligne que les partenariats public-privé peuvent contribuer à accélérer la transition vers une économie circulaire;

Amendement    32

Proposition de directive

Considérant 25 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(25 ter)  La promotion de la recherche et de l’innovation est un outil nécessaire une condition préalable pour parvenir à une chaîne de valeur plus durable au sein du secteur des emballages. À cette fin, il semble souhaitable de renforcer les mécanismes de financement dans le contexte des outils de programmation de l’UE en matière de R&D, comme les programmes cadres pour la recherche et l’innovation de l’UE (à savoir Horizon 2020) en vue du programme stratégique à venir de recherche et d’innovation sur les matières plastiques.

 

Cet amendement devrait être inséré comme nouveau considérant, sans préférence d’emplacement.)

Justification

La recherche et l’innovation sont les piliers d’une économie durable. Dans ce contexte, il est nécessaire d’allouer un soutien et des ressources adaptés à la recherche et à l’innovation dans le secteur des emballages pour aider les secteurs industriels concernés dans leur mission de réalisation des objectifs fixés dans la stratégie sur les matières plastiques.

Amendement    33

Proposition de directive

Article 1 – alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

La présente directive vise à prévenir et à réduire l’impact de certains produits en plastique sur l’environnement, en particulier le milieu aquatique, et sur la santé humaine ainsi qu’à promouvoir la transition vers une économie circulaire avec des modèles commerciaux, des produits et des matériaux innovants, contribuant ainsi au bon fonctionnement du marché intérieur.

La présente directive vise à renforcer le rôle moteur de l’Union dans la prévention et la réduction notable de l’impact de certains produits en plastique sur l’environnement, en particulier le milieu aquatique, et sur la santé humaine ainsi qu’à promouvoir la transition vers une économie circulaire par la réduction de la consommation de produits à usage unique et la promotion de modèles commerciaux, de produits et de matériaux durables et innovants, contribuant ainsi au bon fonctionnement du marché intérieur.

Amendement    34

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

(1)  «plastique»: un matériau constitué d’un polymère au sens de l’article 3, paragraphe 5, du règlement (CE) nº 1907/2006, auquel peuvent avoir été ajoutés des additifs ou d’autres substances et qui peut fonctionner comme un élément structural principal de produits finaux, à l’exception des polymères naturels qui n’ont pas été chimiquement modifiés;

(1)  «plastique»: un matériau constitué d’un polymère au sens de l’article 3, paragraphe 5, du règlement (CE) nº 1907/2006, auquel peuvent avoir été ajoutés des additifs ou d’autres substances et qui fonctionne comme l’élément structurel principal de produits finaux, à l’exception des polymères naturels qui n’ont pas été chimiquement modifiés et des revêtements, peintures, encres et adhésifs polymères, qui ne sont pas capables d’agir en tant que composant structurel principal de matières finales et de produits;

Amendement    35

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(1 bis)  «bioplastiques biodégradables et compostables» et à haute teneur en matières premières renouvelables, conformément à la norme européenne UNI EN 13432 et à la directive 94/62/CE relative aux emballages et aux déchets d’emballages, qui permettent d’optimiser la gestion des biodéchets, de réduire l’impact environnemental et de contribuer au développement de systèmes efficaces procurant des avantages significatifs tout au long du cycle de production-consommation-élimination des déchets.

Justification

Ces matériaux obtenus à partir de diverses technologies utilisant des amidons, des celluloses, des huiles végétales et de leur combinaison, sont réalisés dans le cadre d’une filière intégrée qui applique un modèle de bioéconomie visant la régénération territoriale et l’innovation sur les sites industriels.

Amendement    36

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 1 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(1 ter)  «revêtement»: matériaux ou objet composé d’une ou de plusieurs couches non autoporteuses fabriquées à partir de plastique, défini à l’article 3, paragraphe 1, de cette législation, appliqué sur un matériau ou un objet afin de lui conférer des propriétés particulières ou d’améliorer ses performances techniques;

Justification

Aux fins de la présente directive et pour assurer une interprétation commune des États membres et le bon fonctionnement du marché unique de l’Union, la définition de revêtement dans la présente directive devrait être clairement fondée sur la définition déjà en place dans le règlement de la Commission (UE) 2018/213 modifiant le règlement (UE) n° 10/2011 sur les plastiques.

Amendement    37

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 2 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(2 bis)  «sacs en plastique très légers»: les sacs en plastique d’une épaisseur inférieure à 15 microns.

Justification

Les sacs en plastique très légers devraient être définis sur la base de leur épaisseur uniquement. Des alternatives sont déjà disponibles pour les denrées alimentaires en vrac, ainsi, il n’est pas correct d’exiger des sacs en plastique très légers à des fins d’hygiène ou d’emballage d’aliments en vrac. La référence à la définition de l’article 3 de la directive 94/62/CE n’est donc pas adaptée.

Amendement    38

Proposition de directive

Article 4 – paragraphe 1 – alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres prennent les mesures nécessaires pour parvenir à une réduction significative de la consommation des produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie A de l’annexe sur leur territoire au plus tard le... [six ans après la date limite de transposition de la présente directive].

Les États membres prennent les mesures nécessaires pour parvenir à une réduction significative de la consommation des produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie A de l’annexe sur leur territoire au plus tard le... [six ans après la date limite de transposition de la présente directive]. Ils évaluent les incidences sociales, économiques et environnementales de l’adoption de plans nationaux visant à atteindre ces objectifs de réduction, y compris les objectifs quantitatifs spécifiques, les incitations spéciales pour les secteurs concernés et les mesures adoptées. Les plans nationaux sont soumis à la Commission et mis à jour le cas échéant. La Commission peut émettre des recommandations sur les plans adoptés.

Amendement    39

Proposition de directive

Article 4 – paragraphe 1 – alinéa 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

Ces mesures peuvent comporter des objectifs de réduction de la consommation nationale, des mesures garantissant que des produits de remplacement réutilisables sont mis à la disposition du consommateur final au point de vente, des instruments économiques assurant qu’aucun produit en plastique à usage unique n’est fourni gratuitement au point de vente au consommateur final. Ces mesures peuvent varier en fonction de l’impact environnemental des produits visés au premier alinéa.

Ces mesures peuvent comporter des objectifs de réduction de la consommation nationale, des mesures garantissant que des produits de remplacement réutilisables sont mis à la disposition du consommateur final au point de vente, notamment par le financement de la recherche en faveur de solutions circulaires et par des synergies avec les fonds européens de recherche et d’investissement, des instruments économiques assurant qu’aucun produit en plastique à usage unique n’est fourni gratuitement au point de vente au consommateur final. Ces mesures peuvent varier en fonction des spécificités nationales et de l’impact environnemental ou sanitaire des produits visés au premier alinéa. Les mesures prises par les entreprises sur la base du volontariat sont souhaitables et devraient être priorisées et encouragées.

Amendement    40

Proposition de directive

Article 7 – paragraphe 1 – point c

Texte proposé par la Commission

Amendement

(c)  la présence de matières plastiques dans le produit.

supprimé

Justification

La présence de plastiques n’est pas une information pertinente car le plastique n’est pas une substance à éliminer ou contre laquelle il faut mettre en garde.

Amendement    41

Proposition de directive

Article 7 – paragraphe 2 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

2 bis.  Les récipients pour boissons avec des boissons gazeuses dont exclus du champ d’application du présent article.

Amendement    42

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 2 – alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

En ce qui concerne les régimes établis en vertu du paragraphe 1, les États membres veillent à ce que les producteurs des produits plastiques à usage unique énumérés dans la partie E de l’annexe prennent en charge les coûts de collecte des déchets consistant en ces produits en plastique à usage unique, de leur transport et traitement ultérieurs, y compris les frais de nettoyage des déchets et les coûts des mesures de sensibilisation visées à l’article 10 en ce qui concerne ces produits.

En ce qui concerne les régimes établis en vertu du paragraphe 1, les États membres veillent à ce que les producteurs des produits plastiques à usage unique énumérés dans la partie E de l’annexe prennent en charge les coûts de collecte des déchets consistant en ces produits en plastique à usage unique, de leur transport et traitement ultérieurs, tels que définis aux articles 8 et 8 bis de la directive 2008/98/CE, y compris les coûts des mesures de sensibilisation visées à l’article 10 en ce qui concerne ces produits.

Amendement    43

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 2 – alinéa 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

Pour les produits en plastique à usage unique qui sont des emballages, les exigences énoncées dans le présent paragraphe complètent les exigences concernant les régimes de responsabilité élargie des producteurs prévues dans les directives 94/62/CEE et 2008/98/CE.

Pour les produits en plastique à usage unique qui sont des emballages, les exigences énoncées dans le présent paragraphe s’appliquent sans préjudice des exigences concernant les régimes de responsabilité élargie des producteurs prévues dans les directives 94/62/CE et 2008/98/CE.

Amendement    44

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 2 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

2 bis.  La Commission, au plus tard 18 mois après l’adoption de la présente directive, adopte des actes délégués en conformité avec l’article [XXX] pour définir les principaux éléments des régimes de la responsabilité élargie du producteur visés aux paragraphes 1 et 2 du présent article, produit par produit. Ces principaux éléments comportent les méthodes pour la répartition des responsabilités, le calcul des coûts et la définition d’autres éléments spécifiques conformément aux exigences minimales instituées par la directive 2008/98/CE. Le cas échéant, les exigences de la directive 94/62/CEE devraient aussi être pris en compte.

Amendement    45

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 2 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

2 ter.  Les États membres adoptent les régimes de la responsabilité élargie du producteur visés aux paragraphes 1 et 2 du présent article au plus tard [18 mois] après l’adoption des actes délégués de la Commission mentionnés au paragraphe 2 bis du présent article.

Amendement    46

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 4 – alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

En ce qui concerne les régimes établis en vertu du paragraphe 3, les États membres veillent à ce que les fabricants d’engins de pêche contenant des matières plastiques prennent en charge les coûts de collecte des engins de pêche contenant des matières plastiques qui ont été déposés dans des installations portuaires adéquates conformément au droit de l’Union sur les installations de réception portuaires ou dans d’autres systèmes de collecte équivalents qui ne relèvent pas du droit de l’Union sur les installations de réception portuaires, ainsi que les coûts de leur transport et traitement ultérieurs. Les producteurs supportent également les coûts des mesures de sensibilisation visées à l’article 10 concernant les engins de pêche contenant des matières plastiques.

En ce qui concerne les régimes établis en vertu du paragraphe 3, les États membres veillent à ce que les fabricants d’engins de pêche contenant des matières plastiques prennent en charge les coûts supplémentaires de collecte des engins de pêche contenant des matières plastiques qui ont été déposés dans des installations portuaires adéquates conformément au droit de l’Union sur les installations de réception portuaires ou dans d’autres systèmes de collecte équivalents qui ne relèvent pas du droit de l’Union sur les installations de réception portuaires, ainsi que les coûts de leur transport et traitement ultérieurs. Les producteurs supportent également les coûts des mesures de sensibilisation visées à l’article 10 concernant les engins de pêche contenant des matières plastiques.

Amendement    47

Proposition de directive

Article 8 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Article 8 bis

 

Exercice de la délégation

 

1. Le pouvoir d’adopter des actes délégués conféré à la Commission est soumis aux conditions fixées au présent article.

 

2. Le pouvoir d’adopter les actes délégués visés aux articles [XXX] est conféré à la Commission pour une période de cinq ans à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente directive. La délégation de pouvoir est tacitement prorogée pour des périodes d’une durée identique, sauf si le Parlement européen ou le Conseil s’oppose à cette prorogation trois mois au plus tard avant la fin de chaque période.

 

3. La délégation de pouvoir visée aux articles [XXX] peut être révoquée à tout moment par le Parlement européen ou le Conseil. La décision de révocation met fin à la délégation de pouvoir qui y est précisée. La révocation prend effet le jour suivant celui de la publication de ladite décision au Journal officiel de l’Union européenne ou à une date ultérieure qui est précisée dans ladite décision. Elle ne porte pas atteinte à la validité des actes délégués déjà en vigueur.

 

4. Aussitôt qu’elle adopte un acte délégué, la Commission le notifie au Parlement européen et au Conseil simultanément.

 

5. Un acte délégué adopté en vertu des articles [XXX] n’entre en vigueur que si le Parlement européen ou du Conseil n’a pas exprimé d’objections dans un délai de deux mois à compter de la notification de cet acte au Parlement européen et au Conseil ou si, avant l’expiration de ce délai, le Parlement européen et le Conseil ont tous deux informé la Commission de leur intention de ne pas exprimer d’objections. Ce délai est prolongé de deux mois à l’initiative du Parlement européen ou du Conseil.

Amendement    48

Proposition de directive

Article 9 – alinéa 1 – partie introductive

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres prennent les mesures nécessaires pour collecter séparément, d’ici à 2025, une quantité de déchets de produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie F de l’annexe correspondant à 90 % en poids de ces produits en plastique à usage unique mis sur le marché au cours d’une année donnée. Pour atteindre cet objectif, les États membres peuvent notamment:

Les États membres prennent les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs de collecte de plastique et d’emballages en plastique comme le prévoient les directives 2009/98/CE et 94/62/CE. Pour atteindre cet objectif, les États membres peuvent notamment:

Amendement    49

Proposition de directive

Article 9 – alinéa 1 – point a

Texte proposé par la Commission

Amendement

(a)  établir des systèmes de consigne, ou

(a)  établir des systèmes de consigne, ou des systèmes de collecte automatisés qui tiennent compte des conditions locales et régionales, ou

Amendement    50

Proposition de directive

Article 9 – alinéa 1 – point b

Texte proposé par la Commission

Amendement

(b)  définir des objectifs de collecte sélective pour les régimes pertinents de responsabilité élargie des producteurs.

(b)  définir des objectifs de collecte sélective pour les régimes pertinents de responsabilité élargie des producteurs, ou

Amendement    51

Proposition de directive

Article 9 – alinéa 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(c bis) nouveau: par toute autre mesure, par exemple celles énumérées à l’annexe de la directive 2008/98/UE, jugées appropriées par les États membres.

Amendement    52

Proposition de directive

Article 9 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Article 9 bis

 

La Commission élabore des lignes directrices relatives aux exigences minimum pour la mise en place de systèmes de consigne.

Amendement    53

Proposition de directive

Article 10 – alinéa 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Les États membres prennent des mesures destinées à communiquer aux consommateurs de produits en matières plastiques à usage unique énumérés dans l’annexe, partie B, les éléments justifiant les restrictions visant leur mise sur le marché avant qu’elles n’entrent en vigueur.

Amendement    54

Proposition de directive

Article 10 – alinéa 1 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Il est conseillé aux États membres d’instaurer un dispositif d’incitation des consommateurs et de sanction des mauvais comportement.

Amendement    55

Proposition de directive

Article 11 – titre

Texte proposé par la Commission

Amendement

Coordination des mesures

Coordination des mesures entre les États membres

Amendement    56

Proposition de directive

Article 11 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Article 11 bis

 

Coordination des actions au niveau international

 

En coopération avec les États membres, la Commission s’efforce de coordonner les mesures permettant de réduire l’impact de certains produits en plastique sur l’environnement et de soutenir la transition vers des modèles économiques durables au niveau international.

Amendement    57

Proposition de directive

Article 15 – paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

1.  La Commission procède à une évaluation de la présente directive au plus tard le... [six ans après la date limite de transposition de la présente directive]. L’évaluation se fondera sur les informations disponibles, conformément à l’article 13. Les États membres fournissent à la Commission toute information supplémentaire nécessaire aux fins de l’évaluation et de la préparation du rapport visé au paragraphe 2.

1.  La Commission procède à une évaluation de la présente directive au plus tard le... [quatre ans après la date limite de transposition de la présente directive]. L’évaluation se fondera sur les informations disponibles, conformément à l’article 13. Les États membres fournissent à la Commission toute information supplémentaire nécessaire aux fins de l’évaluation et de la préparation du rapport visé au paragraphe 2.

Amendement    58

Proposition de directive

Article 15 – paragraphe 3 – point c

Texte proposé par la Commission

Amendement

(c)  des progrès scientifiques et techniques suffisants ont été réalisés et des critères ou une norme de biodégradabilité dans le milieu marin applicables aux produits en plastique à usage unique entrant dans le champ d’application de la présente directive et leurs substituts à usage unique ont été élaborés afin de déterminer quels produits n’ont plus besoin d’être soumis aux restrictions de mise sur le marché, le cas échéant.

(c)  des progrès scientifiques et techniques suffisants ont été réalisés et des critères ou une norme européenne de biodégradabilité dans le milieu marin applicables aux produits en plastique à usage unique entrant dans le champ d’application de la présente directive et leurs substituts à usage unique ont été élaborés afin de déterminer quels produits n’ont plus besoin d’être soumis à la réduction de consommation.

Amendement    59

Proposition de directive

Article 17 – paragraphe 1 – alinéa 2 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Toutefois, pour les microentreprises et les petites et moyennes entreprises telles que définies par la Commission au moment de l’entrée en vigueur, les États membres appliquent les mesures nécessaires pour se conformer à l’article 5 et à l’article 7, paragraphe 1, à partir du... [3 ans après l’entrée en vigueur de la présente directive] et les mesures nécessaires pour se conformer à l’article 6, paragraphe 1, à partir du... [4 ans après l’entrée en vigueur de norme harmonisée visée à l’article 6, paragraphe 3, de la présente directive].

Amendement    60

Proposition de directive

Article 17 – paragraphe 1 – alinéa 2 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Les États membres adoptent les régimes de responsabilité élargie du producteur nécessaires pour se mettre en conformité avec les paragraphes 1 et 2 de l’article 8, conformément aux disposition de cet article.

Amendement    61

Proposition de directive

Annexe I – partie A – intertitre 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Lingettes humides, c’est-à-dire lingettes pré-imbibées pour usages corporels, domestiques et industriels,

Amendement    62

Proposition de directive

Annexe I – partie A – tiret 2 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Bouteilles de boissons

Amendement    63

Proposition de directive

Annexe I – partie B

Texte proposé par la Commission

Amendement

  Produits en plastique à usage unique visés à l’article 5 relatif à la restriction à la mise sur le marché

supprimé

– Bâtonnets de coton-tige, à l’exception des écouvillons destinés et utilisés à des fins médicales

 

– Couverts (fourchettes, couteaux, cuillères, baguettes),

 

– Assiettes

 

– Pailles, à l’exception des pailles destinées et utilisées à des fins médicales

 

– Bâtonnets mélangeurs pour boissons

 

– Tiges destinées à être fixées, en tant que support, à des ballons, à l’exception des ballons utilisés pour des usages et applications industriels ou professionnels et non destinés à être distribués aux consommateurs, et les mécanismes de ces tiges

 

Justification

Conformément au principe de proportionnalité, les restrictions ne doivent s’appliquer qu’en dernier ressort. La Commission doit accorder la priorité à la collecte et à la gestion appropriées des déchets car cela constitue la meilleure solution pour éviter le dépôt sauvage de déchets. En outre, les restrictions introduites dans le présent amendement n’ont pas été prévues dans l’AII, et n’ont pas été prises en compte lors des consultations publiques.

Amendement    64

Proposition de directive

Annexe I – partie D – tiret 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

  Ballons, à l’exception des ballons utilisés pour des usages et applications industriels ou professionnels, non destinés à être distribués aux consommateurs

supprimé

Justification

Voir article 7

Amendement    65

Proposition de directive

Annexe I – partie D – tiret 3 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Couches jetables

Amendement    66

Proposition de directive

Annexe I – partie F – tiret 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Couches jetables

PROCÉDURE DE LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Titre

Réduction de l’incidence sur l’environnement de certains produits en plastique

Références

COM(2018)0340 – C8-0218/2018 – 2018/0172(COD)

Commission compétente au fond

       Date de l’annonce en séance

ENVI

11.6.2018

 

 

 

Avis émis par

       Date de l’annonce en séance

ITRE

11.6.2018

Rapporteur(e) pour avis

       Date de la nomination

Barbara Kappel

25.6.2018

Examen en commission

3.9.2018

 

 

 

Date de l’adoption

24.9.2018

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

27

12

6

Membres présents au moment du vote final

Bendt Bendtsen, Jonathan Bullock, Jerzy Buzek, Cristian-Silviu Buşoi, Angelo Ciocca, Jakop Dalunde, Christian Ehler, Igor Gräzin, Rebecca Harms, Barbara Kappel, Jeppe Kofod, Zdzisław Krasnodębski, Christelle Lechevalier, Janusz Lewandowski, Paloma López Bermejo, Tilly Metz, Nadine Morano, Morten Helveg Petersen, Carolina Punset, Julia Reda, Paul Rübig, Massimiliano Salini, Sven Schulze, Neoklis Sylikiotis, Dario Tamburrano, Evžen Tošenovský, Vladimir Urutchev, Henna Virkkunen, Lieve Wierinck, Hermann Winkler, Flavio Zanonato, Carlos Zorrinho, Anna Záborská, Pilar del Castillo Vera

Suppléants présents au moment du vote final

Amjad Bashir, Michał Boni, Françoise Grossetête, Gunnar Hökmark, Benedek Jávor, Werner Langen, Olle Ludvigsson, Marisa Matias, Markus Pieper, Pavel Telička

Suppléants (art. 200, par. 2) présents au moment du vote final

Bernd Kölmel

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINALEN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

27

+

ALDE

Igor Gräzin, Morten Helveg Petersen, Carolina Punset, Pavel Telička, Lieve Wierinck

ECR

Amjad Bashir, Zdzisław Krasnodębski, Evžen Tošenovský

ENF

Angelo Ciocca, Barbara Kappel

PPE

Bendt Bendtsen, Michał Boni, Cristian-Silviu Buşoi, Jerzy Buzek, Pilar del Castillo Vera, Christian Ehler, Gunnar Hökmark, Werner Langen, Janusz Lewandowski, Nadine Morano, Markus Pieper, Paul Rübig, Sven Schulze, Vladimir Urutchev, Henna Virkkunen, Hermann Winkler, Anna Záborská

12

-

ECR

Bernd Kölmel

EFDD

Dario Tamburrano

ENF

Christelle Lechevalier

GUE/NGL

Paloma López Bermejo, Marisa Matias, Neoklis Sylikiotis

PPE

Françoise Grossetête

VERTS/ALE

Jakop Dalunde, Rebecca Harms, Benedek Jávor, Tilly Metz, Julia Reda

6

0

EFDD

Jonathan Bullock

PPE

Massimiliano Salini

S&D

Jeppe Kofod, Olle Ludvigsson, Flavio Zanonato, Carlos Zorrinho

Légende des signes utilisés:

+  :  pour

-  :  contre

0  :  abstention


AVIS de la commission de l’agriculture et du développement rural (3.10.2018)

à l’intention de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire

sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à la réduction de l’incidence sur l’environnement de certains produits en plastique

(COM(2018)0340 – C8-0218/2018 – 2018/0172(COD))

Rapporteur pour avis: Bronis Ropė

JUSTIFICATION SUCCINCTE

L’objectif de la directive, tel que défini à l’article premier, est de «réduire l’impact de certains produits plastiques sur l’environnement, en particulier l’environnement aquatique, et sur la santé humaine».

Dès lors, il nous a semblé utile, eu égard au champ de compétences de notre commission, de nous pencher sur les aspects de la pollution par le plastique plus spécifiquement liés à l’agriculture, même s’ils présentent un caractère plutôt local ou régional. La proposition de la Commission pour réduire la pollution par les plastiques à usage unique s’appuie sur une analyse d’impact qui couvre les principaux types de pollution produite par les macro-déchets plastiques polluants qui deviennent des déchets marins et calcule un niveau moyen de l’Union. La proposition de directive s’intéresse tout particulièrement à cette question.

Tout d’abord, il convient de préciser que le plastique qui se retrouve dans les champs ou dans l’écosystème agricole peut être ingéré par des animaux ou passer dans les écosystèmes aquatiques et finir ainsi dans le milieu marin. De la même manière, les plastiques qui se retrouvent dans le sol finissent par se décomposer ou se dégrader sous l’action des biotes du sol. Ces morceaux plus petits, y compris les micro-plastiques, se retrouvent ensuite dans les eaux souterraines et passent alors parfois dans les écosystèmes d’eau douce, puis de là dans les écosystèmes marins. Or, cette chaîne de pollution n’est pas prise en compte dans l’approche adoptée par l’analyse d’impact, qui se concentre sur les déchets marins et les produits de grande taille.

Deuxièmement, certains types de pollution par le plastique sont propres à certaines régions ou localités, car ils sont liés à une utilisation spécifique des sols qui repose sur l’utilisation de plastiques agricoles. Certaines pratiques ou infrastructures locales viennent parfois aggraver ce phénomène. Par exemple, de nombreux agriculteurs et producteurs rencontrent des difficultés pour recycler les films plastiques de paillage, souvent refusés par les installations de recyclage s’ils sont souillés.

Enfin, il convient de signaler que l’approche adoptée dans la proposition de la Commission prévoit des mesures de sensibilisation auprès des consommateurs, c’est-à-dire, dans notre exemple, des utilisateurs tels que les agriculteurs. Ces mesures peuvent prendre la forme de campagnes d’information sur l’élimination et le recyclage des plastiques agricoles, les exigences en matière de marquage, la responsabilité élargie des producteurs de plastique, etc. L’avantage de ce type de mesures est qu’elles n’entraînent pas nécessairement de charges administratives supplémentaires déraisonnables ou coûteuses.

AMENDEMENTS

La commission de l’agriculture et du développement rural invite la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, compétente au fond, à prendre en considération les amendements suivants:

Amendement    1

Proposition de directive

Visa 4 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

- vu la communication de la Commission du 16 janvier 2018 intitulée «Une stratégie européenne sur les matières plastiques dans une économie circulaire» (COM (2018)28),

Amendement    2

Proposition de directive

Considérant 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

(1)  La grande fonctionnalité et le coût relativement faible du plastique font que ce matériau est de plus en plus omniprésent dans la vie de tous les jours. Son utilisation croissante dans des applications à courte durée de vie, qui ne sont pas conçues pour une réutilisation ou un recyclage dans des conditions économiquement efficaces, est telle que les modes de production et de consommation qui y sont associés sont devenus de plus en plus inefficaces et linéaires. Par conséquent, dans le contexte du plan d’action sur l’économie circulaire32, la Commission a conclu, dans la stratégie européenne sur les matières plastiques33, que le problème de l’augmentation constante de la production de déchets plastiques et de leur dispersion dans l’environnement, en particulier dans l’environnement marin, devait être résolu afin d’instaurer un cycle de vie réellement circulaire pour les plastiques.

(1)  La grande disponibilité reconnue et le coût relativement faible du plastique font que ce matériau est de plus en plus omniprésent dans la vie de tous les jours. Son utilisation croissante dans des applications à courte durée de vie, qui ne sont pas conçues pour une réutilisation ou un recyclage dans des conditions économiquement efficaces, est telle que les modes de production et de consommation qui y sont associés sont devenus de plus en plus inefficaces et linéaires. Par conséquent, dans le contexte du plan d’action sur l’économie circulaire32, la Commission a conclu, dans la stratégie européenne sur les matières plastiques33, que le problème de l’augmentation constante de la production de déchets plastiques et de leur dispersion dans l’environnement, en particulier les déchets qui, même s’ils ne proviennent pas d’une zone à proximité de la mer, ont une incidence négative sur l’environnement marin, devait être résolu afin d’instaurer un cycle de vie réellement circulaire pour les plastiques.

__________________

__________________

32 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Boucler la boucle - Un plan d’action de l’Union européenne en faveur de l’économie circulaire» [COM(2015)0614 final].

32 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Boucler la boucle Un plan d’action de l’Union européenne en faveur de l’économie circulaire» (COM(2015)0614 final).

33 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Une stratégie européenne sur les matières plastiques dans une économie circulaire» (COM(2018)28 final).

33 Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «Une stratégie européenne sur les matières plastiques dans une économie circulaire» (COM(2018)0028 final).

Amendement    3

Proposition de directive

Considérant 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

(3)  Les déchets marins sont de nature transfrontière et sont reconnus comme étant un problème mondial. La réduction des déchets marins est essentielle à la réalisation de l’objectif de développement durable des Nations Unies nº 14, qui appelle à la conservation et à l’utilisation durable des océans, des mers et des ressources marines pour le développement durable36. L’Union doit jouer son rôle dans la réduction des déchets marins et a vocation à fixer les normes au niveau mondial. Dans ce contexte, l’Union collabore avec des partenaires au sein de nombreuses instances internationales, telles que le G20, le G7 et les Nations unies, pour promouvoir une action concertée. L’initiative s’inscrit dans les efforts déployés par l’Union à cet effet.

(3)  Les déchets marins sont de nature transfrontière et sont reconnus comme étant un problème mondial. Leur volume est en hausse constante dans tous les océans du monde et ils portent atteinte à la santé des écosystèmes et tuent les animaux. La réduction des déchets marins est essentielle à la réalisation de l’objectif de développement durable des Nations Unies nº 14, qui vise la conservation et à l’utilisation durable des océans, des mers et des ressources marines pour le développement durable36. L’Union doit jouer son rôle dans la réduction des déchets marins, la prévention de leur production et une gestion plus efficace de ces déchets, et a vocation à fixer les normes au niveau mondial. Dans ce contexte, l’Union collabore avec des partenaires au sein de nombreuses instances internationales, telles que le G20, le G7 et les Nations unies, pour promouvoir une action concertée. L’initiative s’inscrit dans les efforts déployés par l’Union à cet effet.

_________________

_________________

36 Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 2015.

36 Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 2015.

Amendement    4

Proposition de directive

Considérant 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

(4)  Conformément aux accords multilatéraux37 et à la législation de l’Union en matière de déchets38, les États membres sont tenus d’assurer une bonne gestion des déchets pour prévenir et réduire les déchets marins provenant de sources terrestres et maritimes. Conformément à la législation de l’Union sur l’eau39, les États membres sont également tenus de lutter contre les déchets marins lorsqu’ils compromettent la réalisation d’un bon état écologique de leurs eaux marines, notamment en tant que contribution à l’objectif de développement durable des Nations Unies nº 14.

(4)  Conformément aux accords multilatéraux37 et à la législation de l’Union en matière de déchets38, les États membres sont tenus d’assurer une bonne gestion des déchets pour prévenir et réduire les déchets marins provenant de sources terrestres et maritimes. Conformément à la législation de l’Union sur l’eau39, les États membres sont également tenus de lutter contre les déchets marins pour veiller à ce que leurs propriétés et leur quantité ne nuisent pas aux eaux marines, notamment en tant que contribution à l’objectif de développement durable des Nations Unies nº 14.

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37 Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), Convention sur la prévention de la pollution des mers résultant de l’immersion de déchets et d’autres matières 1972 (Convention de Londres) et son Protocole de 1996 (Protocole de Londres), Annexe V de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination.

37 Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), Convention sur la prévention de la pollution des mers résultant de l’immersion de déchets et d’autres matières 1972 (Convention de Londres) et son Protocole de 1996 (Protocole de Londres), Annexe V de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination.

38 Directive 2008/98/CE et directive 2000/59/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2000 sur les installations de réception portuaires pour les déchets d’exploitation des navires et les résidus de cargaison (JO L 332 du 28.12.2000, p. 81).

38 Directive 2008/98/CE et directive 2000/59/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2000 sur les installations de réception portuaires pour les déchets d’exploitation des navires et les résidus de cargaison (JO L 332 du 28.12.2000, p. 81).

39 Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour l’action communautaire dans le domaine de l’eau (JO L 327 du 22.12.2000, p. 1) et la Directive 2008/56/CE du Parlement européen et du Conseil du 17 juin 2008 établissant un cadre pour l’action communautaire dans le domaine de la politique environnementale marine (Directive-cadre «stratégie pour le milieu marin») (JO L 164 25.6.2008, p. 19).

39 Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour l’action communautaire dans le domaine de l’eau (JO L 327 du 22.12.2000, p. 1) et la Directive 2008/56/CE du Parlement européen et du Conseil du 17 juin 2008 établissant un cadre pour l’action communautaire dans le domaine de la politique environnementale marine (Directive-cadre «stratégie pour le milieu marin») (JO L 164 du 25.6.2008, p. 19).

Amendement    5

Proposition de directive

Considérant 5

Texte proposé par la Commission

Amendement

(5)  Dans l’Union, 80 à 85 % des déchets marins, calculés à partir de comptages des déchets effectués sur les plages, sont en plastique, les articles en plastique à usage unique représentant 50 % et les articles liés à la pêche 27 %. Les produits en plastique à usage unique comprennent une gamme variée de produits de consommation courante, à usage rapide, qui sont jetés après avoir été utilisés une seule fois dans le but pour lequel ils ont été fournis, sont rarement recyclés et sont susceptibles de devenir des déchets. Une part importante des engins de pêche mis sur le marché n’est pas collectée pour être traitée. Les produits en plastique à usage unique et les engins de pêche contenant des matières plastiques sont donc un problème particulièrement préoccupant dans le contexte des déchets marins et présentent un risque grave pour les écosystèmes marins, la biodiversité et, potentiellement, pour la santé humaine; en outre, ils sont préjudiciables aux activités telles que le tourisme, la pêche et la navigation.

(5)  Dans l’Union, 80 à 85 % des déchets marins, calculés à partir de comptages des déchets effectués sur les plages, sont en plastique, les articles en plastique à usage unique représentant 50 % et les articles liés à la pêche 27 %. Les produits en plastique à usage unique comprennent une gamme variée de produits de consommation courante, à usage rapide, qui sont jetés après avoir été utilisés une seule fois dans le but pour lequel ils ont été fournis, sont rarement éliminés correctement du fait de l’absence de systèmes fonctionnels de réutilisation ou de recyclage, et deviennent donc des déchets. Une part importante des engins de pêche mis sur le marché n’est pas collectée pour être traitée. Les produits en plastique à usage unique et les engins de pêche contenant des matières plastiques sont donc un problème particulièrement préoccupant, étant donné qu’ils contribuent aux déchets marins et présentent un risque grave pour la santé animale et donc les écosystèmes marins et leur biodiversité à l’échelle mondiale, d’autant plus qu’ils ont un effet potentiellement toxique sur les organismes et peuvent être un substrat pour les pathogènes, contribuant ainsi à la transmission de maladies. Il présentent en outre des risques potentiels pour la santé humaine et sont préjudiciables aux activités telles que le tourisme, la pêche et la navigation, en dépit de la législation de l’Union en vigueur sur l’utilisation de matières plastiques dans les emballages alimentaires.

Amendement    6

Proposition de directive

Considérant 5 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(5 bis)  Il convient que l’Union européenne adopte une stratégie intégrale pour lutter contre le problème des micro-plastiques et encourage tous les producteurs à limiter la quantité de micro-plastiques primaires dans leurs produits, ainsi qu’à limiter de manière stricte la quantité de produits se décomposant en micro-plastiques secondaires qui passe dans le sol ainsi que dans les écosystèmes d’eau douce et, de là, dans les écosystèmes marins.

Amendement    7

Proposition de directive

Considérant 7

Texte proposé par la Commission

Amendement

(7)  Afin de concentrer les efforts là où ils sont le plus nécessaires, la présente directive ne devrait couvrir que les produits en plastique à usage unique les plus répandus, qui représentent environ 86 % des plastiques à usage unique retrouvés sur les plages de l’Union.

(7)  Afin de concentrer les efforts là où ils sont le plus nécessaires, la présente directive devrait couvrir uniquement les catégories de produits en plastique à usage unique les plus répandues, énumérées dans l’annexe, qui représentent environ 86 % des plastiques à usage unique retrouvés sur les plages et dans les eaux côtières, les engins de pêche qui causent des dégâts non négligeables sous forme de pollution marine, ainsi que les plastiques agricoles les plus utilisés dans l’Union.

Amendement    8

Proposition de directive

Considérant 7 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(7 bis)  Les sources de pollution par le plastique varient considérablement d’une région à l’autre. Dans certaines régions, d’autres produits en plastique contribuent très largement à la production de déchets marins, comme le montre le suivi effectué au titre de la directive-cadre «stratégie pour le milieu marin» et par la société civile. Dans ces régions, il convient d’exiger des États membres qu’ils adoptent des mesures spécifiques pour lutter contre les autres sources de pollution par le plastique qui sont importantes au niveau national ou local. Par exemple, en ce qui concerne les plastiques utilisés dans l’agriculture, la pêche et d’autres activités économiques d’extérieur, il existe des problèmes de pollution des sols, de faible taux de recyclage et d’élimination inappropriée. Des facteurs de type économique ou liés aux infrastructures existantes existent notamment au niveau local, qui empêchent la collecte et le recyclage de ces plastiques. Ces plastiques, en particulier les produits plastiques utilisés dans le secteur agricole, devraient être acceptés sans obstacles inutiles par les installations de recyclage ou d’élimination et devraient être mieux conçus afin de pouvoir être recyclés ou éliminés plus facilement. Les États membres devraient échanger de bonnes pratiques pour améliorer l’efficacité et l’efficience des systèmes de recyclage du plastique et pour réduire la production de déchets en amont, actuellement à l’origine de coûts supplémentaires pour les agriculteurs.

Amendement    9

Proposition de directive

Considérant 7 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(7 ter)   En outre, la pollution et la contamination des sols par des produits en plastique de grande taille et par les morceaux ou micro-plastiques issus de leur décomposition sont parfois non négligeables à l’échelle régionale ou locale. À l’échelle locale, elles peuvent même s’avérer considérables du fait de l’usage intensif des plastiques dans l’agriculture. Pour réduire les incidences des déchets plastiques sur l’environnement et la santé humaine et animale, la pollution plastique provenant des terres agricoles doit être étudiée en profondeur.

Amendement    10

Proposition de directive

Considérant 7 quater (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(7 quater)  Alors que les produits plastiques utilisés dans le secteur agricole ne représentent qu’un faible pourcentage du volume total du plastique utilisé et de la production de déchets plastiques, leur utilisation demeure concentrée dans certaines zones géographiques. Par ailleurs, les différents types de produits plastiques utilisés en agriculture présentent une composition très homogène, ce qui confère au flux de déchets correspondant un grand intérêt pour le recycleur. À l’heure actuelle, une grande partie de ces plastiques utilisés en agriculture sont enfouis dans le sol ou brûlés dans les champs, voire rejetés in situ, ou terminent dans des décharges. Cette pratique représente un danger imminent de contamination irréversible des sols et de dégradation des caractéristiques des sols, et est donc susceptible de constituer une menace pour la sécurité des aliments. Le brûlage rejette des substances dangereuses, notamment des perturbateurs endocriniens et des substances carcinogènes. La présente directive doit donc englober la majorité des produits plastiques à usage unique utilisés dans le secteur agricole des différents États membres.

Amendement    11

Proposition de directive

Considérant 8

Texte proposé par la Commission

Amendement

(8)  Les produits en plastique à usage unique peuvent être fabriqués à partir d’un large éventail de matières plastiques. Les plastiques sont généralement définis comme des matériaux polymères auxquels peuvent avoir été ajoutés des additifs. Cependant, cette définition pourrait également s’appliquer à certains polymères naturels. Les polymères naturels non modifiés ne devraient pas répondre à cette définition puisqu’ils existent naturellement dans l’environnement. Par conséquent, il convient d’adapter la définition du terme «polymère» figurant à l’article 3, paragraphe 5, du règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil43 et de formuler une définition distincte aux fins de la présente directive. Les matières plastiques fabriquées avec des polymères naturels modifiés et les matières plastiques fabriquées à partir de matières premières d’origine biologique, fossiles ou synthétiques ne sont pas d’origine naturelle et devraient donc relever de la présente directive. La définition adaptée des plastiques devrait donc s’appliquer aux articles en caoutchouc à base de polymères et aux plastiques d’origine biologique et biodégradables, qu’ils soient dérivés de la biomasse et/ou destinés à se biodégrader avec le temps. Certains matériaux polymères ne sont pas capables de fonctionner en tant que composant structurel principal de matières finales et de produits, tels que les revêtements polymères, les peintures, les encres et les adhésifs. Ces matériaux ne devraient pas relever de la présente directive et ne devraient donc pas être couverts par la définition.

(8)  Les produits en plastique à usage unique peuvent être fabriqués à partir d’un large éventail de matières plastiques. Les plastiques sont généralement définis comme des matériaux polymères auxquels peuvent avoir été ajoutés des additifs. Cependant, cette définition pourrait également s’appliquer à certains polymères naturels. Les polymères naturels non modifiés ne devraient pas répondre à cette définition puisqu’ils existent naturellement dans l’environnement. Par conséquent, il convient d’adapter la définition du terme «polymère» figurant à l’article 3, paragraphe 5, du règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil43 et de formuler une définition distincte aux fins de la présente directive. Les matières plastiques fabriquées avec des polymères naturels modifiés et les matières plastiques fabriquées à partir de matières premières d’origine biologique, fossiles ou synthétiques ne sont pas d’origine naturelle et devraient donc relever de la présente directive. La définition adaptée des plastiques devrait donc s’appliquer aux articles en caoutchouc à base de polymères et aux plastiques d’origine biologique et biodégradables, qu’ils soient dérivés de la biomasse et/ou destinés à se biodégrader avec le temps. Certains matériaux polymères ne sont pas capables de fonctionner en tant que composant structurel principal de matières finales et de produits, tels que les revêtements, garnitures ou couches polymères, les peintures, les encres et les adhésifs. Ces matériaux ne devraient pas relever de la présente directive et ne devraient donc pas être couverts par la définition.

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43 Règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), instituant une agence européenne des produits chimiques, modifiant la directive 1999/45/CE et abrogeant le règlement (CEE) nº 793/93 du Conseil et le règlement (CE) nº 1488/94 de la Commission ainsi que la directive 76/769/CEE du Conseil et les directives 91/155/CEE, 93/67/CEE, 93/105/CE et 2000/21/CE de la Commission (JO L 396 du 30.12.2006, p. 1).

43 Règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), instituant une agence européenne des produits chimiques, modifiant la directive 1999/45/CE et abrogeant le règlement (CEE) nº 793/93 du Conseil et le règlement (CE) nº 1488/94 de la Commission ainsi que la directive 76/769/CEE du Conseil et les directives 91/155/CEE, 93/67/CEE, 93/105/CE et 2000/21/CE de la Commission (JO L 396 du 30.12.2006, p. 1).

Justification

Les revêtements, les garnitures et les couches polymères confèrent des fonctionnalités hygiéniques et alimentaires aux articles multimatériaux multicouches et ne peuvent pas, en soi, jouer le rôle de composants structurels principaux de matériaux ou articles finis; ils ne peuvent pas non plus être utilisés comme composant structurel principal en l’absence d’autres matériaux. La définition des «matières plastiques» au sens de la directive à l’examen doit s’aligner sur la définition retenue dans le règlement (UE) nº 10/2011/CE.

Amendement    12

Proposition de directive

Considérant 8 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(8 bis)  Si l’on entend abandonner l’économie basée sur les ressources fossiles et s’inscrire dans une perspective de lutte contre le changement climatique, les plastiques biologiques durables constituent une solution plus durable que les plastiques d’origine fossile. Ce changement s’inscrit aussi dans le droit fil des objectifs de l’économie circulaire, de la stratégie bioéconomique et de celle sur les matières plastiques. Dès lors, il y a lieu d’encourager les mesures incitatives visant à remplacer les matériaux d’origine fossile par des matériaux d’origine biologique. La Commission devrait envisager, dans ses futures propositions politiques, d’inclure des mesures incitant à un tel remplacement et prévoir, par exemple, à l’occasion d’une révision de la directive sur les marchés publics (directive 2014/24/UE), des critères applicables aux plastiques fondés sur leur composition, leur degré de recyclabilité et leur dangerosité.

Justification

Le règlement tel qu’il est libellé actuellement demeure imprécis sur la situation des plastiques d’origine biologique. L’utilisation de matériaux d’origine biologiques pour la production de plastiques devrait être encouragée et ses avantages devraient être reconnus, sachant qu’ils constituent une solution plus durable que les plastiques à base de polymères et réduisent la dépendance à l’égard des matières premières fossiles.

Amendement    13

Proposition de directive

Considérant 9

Texte proposé par la Commission

Amendement

(9)  Afin de définir clairement la portée de la présente Directive, il convient de définir le terme de produit en plastique à usage unique. La définition devrait exclure les produits en plastique qui sont conçus, créés et mis sur le marché pour accomplir, pendant leur cycle de vie, plusieurs trajets ou rotations en étant rechargés ou réutilisés pour un usage identique à celui pour lequel ils ont été conçus.

(9)  Afin de définir clairement la portée de la présente directive, il convient de définir le terme «produit en plastique à usage unique» comme un produit conçu et mis sur le marché en vue d’une seule et unique utilisation pour une courte durée. La définition devrait exclure les produits en plastique qui sont conçus, créés et mis sur le marché pour accomplir, pendant leur cycle de vie, plusieurs trajets ou rotations en étant rechargés ou réutilisés pour un usage identique à celui pour lequel ils ont été conçus.

Amendement    14

Proposition de directive

Considérant 9 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(9 bis)  En conservant la valeur des produits et des matériaux aussi longtemps que possible et en produisant moins de déchets, l’économie de l’Union européenne peut devenir plus compétitive et plus résiliente, tout en réduisant la pression sur de précieuses ressources et sur l’environnement.

Amendement    15

Proposition de directive

Considérant 10

Texte proposé par la Commission

Amendement

(10)  Les produits en plastique à usage unique devraient faire l’objet d’une ou plusieurs mesures, en fonction de différents facteurs, tels que la disponibilité d’une ou plusieurs solutions de substitution appropriées et plus durables, la possibilité de modifier les schémas de consommation et la mesure dans laquelle ces produits sont déjà couverts par la législation de l’Union existante.

(10)  Les produits en plastique à usage unique devront faire l’objet d’une ou plusieurs mesures, en fonction de différents facteurs, tels que la disponibilité d’une ou plusieurs solutions de substitution appropriées et plus durables, la possibilité de modifier les schémas de consommation et la mesure dans laquelle ces produits sont déjà couverts par la législation de l’Union existante, en tenant compte notamment des incidences environnementales et économiques du choix de matériaux de substitution, en particulier dans le secteur agricole.

Justification

Amendement visant à mettre en évidence l’incidence possible de l’utilisation de produits agricoles et biodégradables en tant que matières premières de substitution.

Amendement    16

Proposition de directive

Considérant 12

Texte proposé par la Commission

Amendement

(12)  Pour les autres produits en plastique à usage unique, des solutions de substitution appropriées et plus durables sont facilement disponibles. Afin de limiter l’incidence néfaste de ces produits sur l’environnement, les États membres devraient être tenus d’interdire leur mise sur le marché de l’Union. Ce faisant, l’utilisation de ces solutions de rechange facilement disponibles et plus durables et le recours à des solutions novatrices pour créer des modèles commerciaux plus durables, des solutions de rechange à la réutilisation et la substitution de matériaux seraient encouragées.

(12)  Pour les autres produits en plastique à usage unique, des solutions de substitution appropriées et plus durables sont facilement disponibles. Afin de limiter l’incidence néfaste de ces produits sur l’environnement, les États membres devraient être tenus d’interdire leur mise sur le marché de l’Union. Cette interdiction doit s’appliquer à certains types de plastique particuliers et notamment à l’ensemble des plastiques oxodégradables qui ne se décomposent pas sans poser de risque et qui, dès lors, ne présentent pas d’avantage en termes d’environnement. Ce faisant, l’utilisation de ces solutions de rechange facilement disponibles et plus durables et le recours à des solutions novatrices pour créer des modèles commerciaux plus durables, des solutions compostables de rechange à la réutilisation et la substitution de matériaux seraient encouragées.

Justification

Dans le domaine agricole, par exemple, les films de paillage peuvent être oxodégradables et contaminer le sol alors qu’ils sont réputés se dégrader sans danger.

Amendement    17

Proposition de directive

Considérant 12 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(12 bis)  La directive 94/62/CE, telle que modifiée par la directive (UE) 2015/720/CE, prévoyait, à son article 20 bis, paragraphe 3, que la Commission procède, au plus tard en mai 2017, à un réexamen de la législation relative aux mesures permettant de réduire la consommation de sacs en plastique très légers, sur la base d’une évaluation des conséquences en termes de cycle de vie. Or, la Commission n’a pas procédé à ce réexamen. Il y a lieu de prévoir des mesures visant à limiter la mise sur le marché des sacs en plastique très légers [un an après l’entrée en vigueur de la présente directive] car ce type de sac est facilement jeté.

Justification

L’article 20 bis, paragraphe 3, de la directive (UE) 2015/720 exigeait que la Commission présente, le 27 mai 2017 au plus tard, un rapport examinant les incidences, en termes de cycle de vie, des différentes solutions permettant de réduire la consommation de sacs en plastique très légers et, le cas échéant, présente une proposition législative. Or, la Commission n’a pas respecté ce délai. Dès lors, et afin d’éviter de perdre davantage de temps, la directive à venir devrait également s’attaquer au problème des sacs en plastique très légers et en interdire la mise sur le marché.

Amendement    18

Proposition de directive

Considérant 12 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(12 ter)  Le remplacement ou la restriction des produits en plastique couverts par la présente directive doit avoir lieu au cours d’une période de transition appropriée et de manière à ne pas compromettre la viabilité économique, sociale et environnementale de la production et de la mise sur le marché du nouveau produit considéré comme produit de substitution, en particulier si cela est susceptible d’avoir des conséquences négatives pour la recherche et la production des matières premières nécessaires à sa production.

Justification

Amendement visant à mettre en évidence l’incidence possible de l’utilisation de produits agricoles et biodégradables en tant que matières premières de substitution.

Amendement    19

Proposition de directive

Considérant 12 quater (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(12 quater)  La Commission élaborera, au plus tard le 31 décembre 2019, un catalogue fixant des critères spécifiques qui permettront d’établir si les solutions de substitution mentionnées répondent aux exigences actuellement remplies par les applications plastiques à usage unique, si elles sont conformes à la législation en vigueur en matière de déchets et si elles garantissent effectivement une durabilité accrue.

Justification

Il convient de vérifier que les solutions mentionnées répondent aux exigences que remplissent actuellement les produits en plastique à usage unique, en particulier ceux qui sont en contact avec des aliments ou des boissons, et qu’ils garantiront, par ailleurs, une plus grande durabilité. Ces solutions doivent non seulement être évaluées en fonction de critères spécifiques, mais également en tenant compte de la législation applicable, notamment concernant les matériaux en contact avec des denrées alimentaires, REACH, ou la recyclabilité (directive-cadre sur les déchets / directive relative aux emballages et aux déchets d’emballages).

Amendement    20

Proposition de directive

Considérant 14

Texte proposé par la Commission

Amendement

(14)  Certains produits en plastique à usage unique se retrouvent dans l’environnement à la suite d’une élimination inappropriée dans les égouts ou d’autres rejets inappropriés dans l’environnement. Par conséquent, les produits en plastique à usage unique, qui sont souvent éliminés par les égouts ou par d’autres voies inappropriées, devraient être soumis à des exigences de marquage. Il importe que le marquage informe les consommateurs sur les possibilités appropriées d’élimination des déchets et/ou les possibilités d’élimination des déchets à éviter et/ou sur les incidences néfastes sur l’environnement de l’élimination inappropriée des déchets. La Commission devrait être habilitée à établir un format harmonisé pour le marquage et, le cas échéant, tester la perception du marquage proposé auprès de groupes représentatifs de consommateurs afin d’en garantir l’efficacité et la bonne compréhension.

(14)  Certains produits en plastique à usage unique se retrouvent dans l’environnement à la suite d’une élimination inappropriée dans les égouts ou d’autres rejets inappropriés dans l’environnement. Par conséquent, les produits en plastique à usage unique, qui sont souvent éliminés par les égouts ou par d’autres voies inappropriées, devraient être soumis à des exigences de marquage. Il importe que le marquage informe les consommateurs sur les possibilités appropriées d’élimination des déchets et/ou les possibilités d’élimination des déchets à éviter et/ou sur les incidences néfastes sur l’environnement de l’élimination inappropriée des déchets. Parallèlement, le contenu des étiquettes devrait sensibiliser les consommateurs aux risques que les déchets plastiques font courir à l’environnement. La Commission devrait être habilitée à établir un format harmonisé pour le marquage et, le cas échéant, tester la perception du marquage proposé auprès de groupes représentatifs de consommateurs afin d’en garantir l’efficacité et la bonne compréhension.

Amendement    21

Proposition de directive

Considérant 17 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(17 bis)  Étant donné que les régions ultrapériphériques sont les plus touchées par le problème des déchets marins, en particulier les plastiques, et compte tenu des possibilités insuffisantes de recyclage dont elles disposent, du fait qu’elles sont confrontées à des quantités énormes de plastiques rejetés par la mer ou résultant de la consommation locale, il conviendrait de créer un fonds européen pour les aider à nettoyer leur zone maritime et à miser, par ailleurs, sur la prévention de l’utilisation de plastiques.

Amendement    22

Proposition de directive

Considérant 17 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(17 ter)  Les États membres doivent veiller à renforcer le respect des obligations de collecte sélective des déchets, notamment des déchets plastiques provenant de l’agriculture. Ils doivent également réfléchir à inscrire, à l’annexe III du règlement relatif aux plans stratégiques de la PAC, une conditionnalité liée au traitement des déchets plastiques.

Justification

La réglementation britannique de 2006 (pour l’Angleterre et le Pays de Galles, de 2005 pour l’Écosse) sur la gestion des déchets prévoit des exigences similaires. Elle étend à l’agriculture les contrôles en matière de gestion des déchets. Un des grands changements a consisté à interdire l’enfouissement et l’incinération des plastiques provenant de l’agriculture, notamment des ficelles lieuses, des films d’ensilage, des cuves d’atomiseurs ou des sacs de graines ou d’engrais. Les agriculteurs ont également l’obligation de se tourner vers une filière autorisée et fiable de gestion prenant en charge la collecte et le recyclage des plastiques et des autres déchets.

Amendement    23

Proposition de directive

Considérant 17 quater (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(17 quater)  Le règlement relatif aux plans stratégiques de la PAC doit s’intéresser au problème des déchets plastiques provenant de l’agriculture et la Commission européenne doit, le cas échéant, prévoir d’ici à 2023, dans le cadre d’une révision à mi-parcours, un nouveau critère de conditionnalité renforcée pour les déchets plastiques, et ce sous la forme d’une norme relative aux bonnes conditions agricoles et environnementales des terres. Les agriculteurs seraient alors tenus, en vertu du nouveau critère de conditionnalité, de se tourner vers une filière autorisée de gestion prenant en charge la collecte et le recyclage des plastiques et de conserver la preuve que les déchets plastiques ont été traités dans les règles de l’art.

Justification

La réglementation britannique de 2006 (pour l’Angleterre et le Pays de Galles, de 2005 pour l’Écosse) sur la gestion des déchets prévoit des exigences similaires. Elle étend à l’agriculture les contrôles en matière de gestion des déchets. Un des grands changements a consisté à interdire l’enfouissement et l’incinération des plastiques provenant de l’agriculture, notamment des ficelles lieuses, des films d’ensilage, des cuves d’atomiseurs ou des sacs de graines ou d’engrais. Les agriculteurs ont également l’obligation de se tourner vers une filière autorisée et fiable de gestion prenant en charge la collecte et le recyclage des plastiques et des autres déchets.

Amendement    24

Proposition de directive

Considérant 20

Texte proposé par la Commission

Amendement

(20)  Les bouteilles de boisson qui sont des produits en plastique à usage unique figurent parmi les déchets marins les plus répandus sur les plages dans l’Union. Cette situation est due à la coexistence de systèmes de collecte sélective inefficaces et à la faible participation des consommateurs à ces systèmes. Il est nécessaire de promouvoir des systèmes de collecte sélective plus efficaces. Aussi conviendrait-il d’établir un objectif de collecte sélective minimal pour les bouteilles de boisson qui sont des produites en plastique à usage unique. Les États membres devraient être en mesure d’atteindre cet objectif minimal en fixant des objectifs de collecte distincts pour les bouteilles de boissons en plastique à usage unique dans le cadre des régimes de responsabilité élargie des producteurs ou en instaurant des systèmes de consigne/remboursement ou toute autre mesure jugée appropriée. Cela aurait des effets positifs directs sur le taux de collecte, la qualité des matières collectées et celle des matières recyclées, et ouvrirait des perspectives au secteur du recyclage et au marché des matières recyclées.

(20)  Les bouteilles de boisson qui sont des produits en plastique à usage unique figurent parmi les déchets marins les plus répandus sur les plages dans l’Union. Cette situation est due à la coexistence de systèmes de collecte sélective inefficaces et à la faible participation des consommateurs à ces systèmes, mais également aux propriétés physiques et chimiques du plastique, qui le rendent résistant à la décomposition et signifient donc que les produits plastiques restent dans l’environnement pendant des décennies ou des siècles une fois jetés. Il est nécessaire de promouvoir des systèmes de collecte sélective plus efficaces. Aussi conviendrait-il d’établir un objectif de collecte sélective minimal pour les bouteilles de boisson qui sont des produites en plastique à usage unique. Les États membres devraient être en mesure d’atteindre cet objectif minimal en fixant des objectifs de collecte distincts pour les bouteilles de boissons en plastique à usage unique dans le cadre des régimes de responsabilité élargie des producteurs ou en instaurant des systèmes de consigne/remboursement ou toute autre mesure jugée appropriée. Cela aurait des effets positifs directs sur le taux de collecte, la qualité des matières collectées et celle des matières recyclées, et ouvrirait des perspectives au secteur du recyclage et au marché des matières recyclées.

Justification

Les produits qui ne sont pas en plastique et échappent à la collecte sélective sont moins persistants et davantage susceptibles de se décomposer, et dès lors moins susceptibles de se retrouver sur les plages ou de polluer les océans.

Amendement    25

Proposition de directive

Considérant 20 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(20 bis)  Dans ce cadre, il est essentiel de coopérer et d’harmoniser davantage les systèmes de recyclage des déchets entre les États membres afin d’éviter que le commerce transfrontalier n’ait des retombées négatives sur l’environnement.

Amendement    26

Proposition de directive

Considérant 22 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(22 bis)  Il est toutefois essentiel de souligner que la biodégradation ne saurait être une option de fin de vie délibérée. Toutefois, dans les faits, il est inévitable que des produits plastiques se retrouvent dans la nature. C’est pourquoi, pour certaines applications, il est préférable de prévoir des produits qui puissent se décomposer rapidement grâce à l’action des micro-organismes, plutôt que des produits qui demeureront là pendant des siècles sans se désintégrer. Cela n’exclut pas que tout soit mis en œuvre pour favoriser des systèmes de réemploi et de recyclage. 

Amendement    27

Proposition de directive

Considérant 23

Texte proposé par la Commission

Amendement

(23)  Il convient que les États membres déterminent le régime des sanctions applicables aux violations des dispositions de la présente directive et veillent à leur exécution. Ces sanctions devraient être efficaces, proportionnées et dissuasives.

(23)  Il convient que les États membres déterminent le régime des sanctions applicables aux violations des dispositions de la présente directive et veillent à ce qu’elles soient effectivement portées à l’attention des producteurs et exécutées. Ces sanctions devraient être efficaces, proportionnées et dissuasives.

Amendement    28

Proposition de directive

Considérant 24 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(24 bis)  Il convient en outre que la Commission intègre, avec les informations que l’Agence européenne pour l’environnement doit fournir, les résultats de l’étude d’une norme européenne de biodégradabilité en mer scientifiquement acceptée par le Comité européen de normalisation (CEN), couvrant à la fois les produits figurant à l’annexe de la directive et les substituts proposés, conformément à l’article 15.

Justification

À ce jour, il n’existe pas de normes communes sur le niveau de biodégradabilité en mer des produits relevant de la directive et des solutions de substitution évoquées, mais qui ne sont pas explicitement mentionnées dans la mesure. Il est nécessaire d’avoir comme point de départ des normes communes sur le niveau de biodégradabilité des produits et d’envisager des solutions de substitution communes, pour que l’Agence de l’environnement puisse utiliser ces données pour ses rapports.

Amendement    29

Proposition de directive

Considérant 25

Texte proposé par la Commission

Amendement

(25)  Étant donné que les objectifs de la présente directive, à savoir prévenir et réduire l’impact sur l’environnement de certains produits en plastique à usage unique et des engins de pêche contenant des matières plastiques, favorisent la transition vers une économie circulaire, y compris la promotion de modèles commerciaux, de produits et de matériaux innovants, contribuant ainsi également au fonctionnement efficace du marché intérieur, ne peuvent être atteints de manière suffisante par les États membres, mais peuvent, en raison de l’ampleur et des effets de l’action, l’être mieux au niveau de l’Union, celle-ci peut adopter des mesures, conformément au principe de subsidiarité énoncé à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, la présente directive n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif,

(25)  Étant donné que les objectifs de la présente directive, à savoir prévenir et réduire l’impact sur l’environnement et la santé humaine de certains produits en plastique à usage unique et des engins de pêche contenant des matières plastiques, favorisent la transition vers une économie circulaire, y compris la promotion de modèles commerciaux, de produits et de matériaux innovants, contribuant ainsi également au fonctionnement efficace du marché intérieur, ne peuvent être atteints de manière suffisante par les États membres, mais peuvent, en raison de l’ampleur et des effets de l’action, l’être mieux au niveau de l’Union, celle-ci peut adopter des mesures, conformément au principe de subsidiarité énoncé à l’article 5 du traité sur l’Union européenne. Conformément au principe de proportionnalité tel qu’énoncé audit article, la présente directive n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif,

Justification

Conforme à l’article premier, qui reconnaît que les incidences sur la santé humaine sont une préoccupation.

Amendement    30

Proposition de directive

Article 1 – paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

1. La présente directive vise à prévenir et à réduire l’impact de certains produits en plastique sur l’environnement, en particulier le milieu aquatique, et sur la santé humaine ainsi qu’à promouvoir la transition vers une économie circulaire avec des modèles commerciaux, des produits et des matériaux innovants, contribuant ainsi au bon fonctionnement du marché intérieur.

1. La présente directive vise à prévenir et à réduire la présence des plastiques, y compris les micro-plastiques, dans l’environnement, en particulier les écosystèmes aquatiques et terrestres, ainsi que l’impact de ces plastiques sur l’environnement et sur la santé humaine et animale, et à promouvoir la transition vers une économie non toxique et circulaire avec des modèles commerciaux innovants et des produits et des matériaux non toxiques, en encourageant les bonnes pratiques pour la réduction des déchets plastiques et en contribuant au bon fonctionnement du marché intérieur.

Amendement    31

Proposition de directive

Article 2 – alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

La présente directive s’applique aux produits en plastique à usage unique figurant à l’annexe et aux engins de pêche contenant des matières plastiques.

La présente directive s’applique particulièrement aux produits en plastique à usage unique figurant à l’annexe et aux engins de pêche contenant une part importante de matières plastiques.

Amendement    32

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

1)  «plastique»: un matériau constitué d’un polymère au sens de l’article 3, paragraphe 5, du règlement (CE) nº 1907/2006, auquel peuvent avoir été ajoutés des additifs ou d’autres substances et qui peut fonctionner comme un élément structural principal de produits finaux, à l’exception des polymères naturels qui n’ont pas été chimiquement modifiés;

1)  «plastique»: un matériau constitué d’un polymère au sens de l’article 3, paragraphe 5, du règlement (CE) nº 1907/2006, auquel peuvent avoir été ajoutés des additifs ou d’autres substances et qui fonctionne comme l’élément structural principal de produits finaux, à l’exception des polymères naturels qui n’ont pas été chimiquement modifiés et des revêtements, peintures, encres et adhésifs polymères, qui ne peuvent pas fonctionner comme l’élément structural principal de matières finales et de produits;

Justification

Aux fins de la présente directive et pour assurer une interprétation commune par les États membres et un bon fonctionnement du marché unique européen, il y a lieu de définir clairement le champ d’application du terme «plastique» au sens de la présente directive pour éviter des interprétations divergentes.

Amendement    33

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

1 bis)  «revêtement»: une ou plusieurs couches non autoporteuses fabriquées à partir de plastique, selon la définition figurant à l’article 3, paragraphe 1, de la présente directive, appliquées sur un matériau ou un objet afin de lui conférer des propriétés particulières ou d’améliorer ses performances techniques;

Justification

Aux fins de la présente directive et afin de garantir une interprétation commune par les États membres et le bon fonctionnement du marché unique de l’Union européenne, il convient de définir clairement la notion de «revêtement» dans la présente directive sur la base de la définition déjà en vigueur dans le règlement (UE) nº 2018/213 de la Commission et modifiant le règlement sur le plastique 10/2011.

Amendement    34

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

2)  «produit plastique à usage unique»: un produit fabriqué entièrement ou partiellement à partir de plastique et qui n’est pas conçu, créé ni mis sur le marché pour accomplir, pendant son cycle de vie, de multiples trajets ou rotations en étant retourné au producteur pour être rechargé ou réutilisé pour un usage identique à celui pour lequel il a été conçu;

2)  «produit plastique à usage unique»: un produit conçu, créé ou mis sur le marché pour être utilisé une seule fois, pendant une courte période, et dont il a été constaté, sur la base d’une méthodologie harmonisée, qu’il représente une part non négligeable des déchets trouvés dans le milieu marin au sein de l’Union;

Justification

Il est essentiel de définir clairement les termes «à usage unique» afin d’éviter toute confusion dans la mise en œuvre de la directive. Il est également essentiel de lier cette définition aux déchets marins afin que les objets récupérés soient ceux qui constituent la plus grande part de ces déchets. Appliquer une méthode harmonisée pour l’identification des articles trouvés dans l’environnement est dès lors essentiel pour garantir des conditions de concurrence équitable dans l’ensemble de l’Union.

Amendement    35

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 2 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

2 bis)  «produit plastique»: un produit qui est composé essentiellement de plastique;

Amendement    36

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 2 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

2 bis)  «produit plastique utilisé dans le secteur agricole»: toute pièce ou tout équipement en matière plastique ou tout emballage en plastique d’un produit utilisé dans le but d’améliorer la productivité d’une surface agricole1 bis;

 

_________________

 

1 bis Le terme «surface agricole» s’entend ici au sens de la définition figurant dans le règlement (UE) n° 1307/2013 (ou dans le [règlement relatif aux plans stratégiques relevant de la PAC]).

Amendement    37

Proposition de directive

Article 4 – paragraphe 1 – alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres prennent les mesures nécessaires pour parvenir à une réduction significative de la consommation des produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie A de l’annexe sur leur territoire au plus tard le... [six ans après la date limite de transposition de la présente directive].

Les États membres prennent les mesures nécessaires pour parvenir à une réduction réelle de la fourniture et de la consommation des produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie A de l’annexe sur leur territoire au plus tard le ... [trois ans après la date limite de transposition de la présente directive].

Amendement    38

Proposition de directive

Article 4 – paragraphe 1 – alinéa 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

Ces mesures peuvent comporter des objectifs de réduction de la consommation nationale, des mesures garantissant que des produits de remplacement réutilisables sont mis à la disposition du consommateur final au point de vente, des instruments économiques assurant qu’aucun produit en plastique à usage unique n’est fourni gratuitement au point de vente au consommateur final. Ces mesures peuvent varier en fonction de l’impact environnemental des produits visés au premier alinéa.

Ces mesures comportent des objectifs de réduction de la consommation nationale, des mesures garantissant que des produits de remplacement réutilisables, tels que des produits en bois ou en verre réutilisables consignés, sont mis à la disposition du consommateur final au point de vente, des instruments économiques assurant qu’aucun produit en plastique à usage unique n’est fourni gratuitement au point de vente au consommateur final, ou des restrictions à la mise sur le marché, ainsi que des mesures visant à sensibiliser les consommateurs et à leur permettre de recycler les emballages en plastique. Ces mesures peuvent varier en fonction de l’impact environnemental des produits visés au premier alinéa, et en fonction de l’existence de capacités de collecte sélective et de recyclage de ces produits.

Amendement    39

Proposition de directive

Article 4 – paragraphe 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

2. La Commission peut adopter un acte d’exécution définissant la méthode à appliquer pour calculer et vérifier la réduction significative de la consommation de produits en plastique à usage unique visée au paragraphe 1. Cet acte d’exécution est adopté conformément à la procédure d’examen visée à l’article 16, paragraphe 2.

2. La Commission adopte un acte d’exécution définissant la méthode à appliquer pour calculer et vérifier la réduction significative de la fourniture et de la consommation de produits en plastique à usage unique visées au paragraphe 1. Cet acte d’exécution est adopté conformément à la procédure d’examen visée à l’article 16, paragraphe 2, dans un délai de deux ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente directive.

Amendement    40

Proposition de directive

Article 5 – alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres interdisent la mise sur le marché des produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie B de l’annexe.

Les États membres interdisent la mise sur le marché des produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie B de l’annexe, en accordant une attention toute particulière à la restauration à grande échelle dans les organismes publics, promeuvent les produits de substitution déjà disponibles et contribuent au développement de produits de substitution par des projets de recherche.

Amendement    41

Proposition de directive

Article 6 – paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

1. Les États membres veillent à ce que les produits en plastique à usage unique énumérés à l’annexe, partie C, et qui possèdent des bouchons et des couvercles constitués, pour une part significative, de matière plastique ne puissent être mis sur le marché que si leurs bouchons et couvercles restent attachés au récipient lors de la phase d’utilisation prévue du produit.

1. Les États membres veillent à ce que les produits en plastique à usage unique énumérés à l’annexe, partie C, et qui possèdent des bouchons et des couvercles constitués, pour une part significative, de matière plastique ne puissent être mis sur le marché que si leurs bouchons et couvercles restent attachés au récipient lors de la phase d’utilisation prévue du produit, sauf dans les cas où il est dûment prouvé que cela aurait des retombées négatives sur la sécurité des aliments et l’hygiène des denrées alimentaires contenues dans ces récipients.

Amendement    42

Proposition de directive

Article 6 – paragraphe 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

2.  Aux fins du présent article, les bouchons et couvercles en métal dotés de scellés en plastique ne sont pas considérés comme des bouchons et couvercles constitués, pour une part significative, de matière plastique.

supprimé

Amendement    43

Proposition de directive

Article 7 – paragraphe -1 (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-1.   Compte tenu de leur nature, les produits énumérés dans la partie D de l’annexe doivent faire l’objet d’un marquage afin d’en décourager l’élimination incorrecte dans les déversoirs d’orage.

Amendement    44

Proposition de directive

Article 7 – paragraphe 1 – partie introductive

Texte proposé par la Commission

Amendement

1.  Les États membres veillent à ce que chaque produit en plastique à usage unique énuméré dans la partie D de l’annexe mis sur le marché porte un marquage visible, nettement lisible et indélébile informant les consommateurs d’un ou de plusieurs des éléments suivants:

1.  Les États membres veillent à ce que chaque produit en plastique à usage unique énuméré dans la partie D de l’annexe mis sur le marché porte un marquage visible, nettement lisible et indélébile informant les consommateurs des éléments suivants:

 

Amendement    45

Proposition de directive

Article 7 – paragraphe 1 – point b

Texte proposé par la Commission

Amendement

b) les effets néfastes sur l’environnement des dépôts sauvages de déchets ou de tout autre mode inapproprié d’élimination des déchets, ou

b) les effets néfastes sur l’environnement des dépôts sauvages de déchets ou de tout autre mode inapproprié d’élimination des produits à usage unique, et

Amendement    46

Proposition de directive

Article 7 – paragraphe 1 – point c

Texte proposé par la Commission

Amendement

c) la présence de matières plastiques dans le produit.

c) le fait qu’il s’agit d’un produit contenant du plastique.

Amendement    47

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

1.  Les États membres veillent à ce que des régimes de responsabilité élargie du producteur soient établis pour tous les produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie E de l’annexe qui sont mis sur le marché de l’Union, conformément aux dispositions relatives à la responsabilité élargie des producteurs prévues par la directive 2008/98/CE.

1.  Les États membres veillent à ce que des régimes de responsabilité élargie du producteur ou des mesures soient établis pour tous les produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie E de l’annexe qui sont mis sur le marché de l’Union, conformément aux dispositions relatives à la responsabilité élargie des producteurs prévues par la directive 2008/98/CE.

Amendement    48

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

1 bis.  Ces régimes sont mis en place en toute transparence et les coûts sont partagés entre les acteurs concernés. Les producteurs contribuent aux mesures de sensibilisation et de soutien à la recherche de produits de remplacement et de manières de prolonger la durée de vie des produits. La Commission publie des lignes directrices, en consultation avec les États membres, sur la répartition des coûts de dépollution des déchets couverts par le présent article, dans le respect du principe de proportionnalité.

Amendement    49

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

2.  En ce qui concerne les régimes établis en vertu du paragraphe 1, les États membres veillent à ce que les producteurs des produits plastiques à usage unique énumérés dans la partie E de l’annexe prennent en charge les coûts de collecte des déchets consistant en ces produits en plastique à usage unique, de leur transport et traitement ultérieurs, y compris les frais de nettoyage des déchets et les coûts des mesures de sensibilisation visées à l’article 10 en ce qui concerne ces produits.

2.   En ce qui concerne les régimes établis en vertu du paragraphe 1, les États membres veillent à ce que les producteurs des produits plastiques à usage unique énumérés dans la partie E de l’annexe prennent en charge l’ensemble des coûts associés à la collecte des déchets consistant en ces produits en plastique à usage unique, de leur transport et traitement ultérieurs, y compris les frais de nettoyage des déchets et les coûts des mesures de sensibilisation visées à l’article 10 en ce qui concerne ces produits.

Amendement    50

Proposition de directive

Article 9 – alinéa 1 – partie introductive

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres prennent les mesures nécessaires pour collecter séparément, d’ici à 2025, une quantité de déchets de produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie F de l’annexe correspondant à 90 % en poids de ces produits en plastique à usage unique mis sur le marché au cours d’une année donnée. Pour atteindre cet objectif, les États membres peuvent notamment:

Les États membres prennent les mesures nécessaires pour collecter séparément, d’ici à 2025, une quantité de déchets de produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie F de l’annexe correspondant à 90 % en poids de ces produits en plastique à usage unique mis sur le marché au cours d’une année donnée. Pour atteindre cet objectif, les États membres veillent notamment à:

Amendement    51

Proposition de directive

Article 9 – alinéa 1 – point a

Texte proposé par la Commission

Amendement

a)  établir des systèmes de consigne, ou

a)  établir des systèmes de consigne, et

Amendement    52

Proposition de directive

Article 9 – alinéa 1 – point b

Texte proposé par la Commission

Amendement

b) définir des objectifs de collecte sélective pour les régimes pertinents de responsabilité élargie des producteurs.

b) définir des objectifs de collecte sélective pour les régimes pertinents de responsabilité élargie des producteurs. Cela comprend l’établissement de points de collecte sélective pour les déchets de produits plastiques des catégories et matériaux les plus courants selon les zones géographiques et/ou les saisons, et en particulier les déchets de produits plastiques utilisés dans le secteur agricole. Les objectifs sont calculés de sorte à être proportionnels à la durée d’utilisation des produits.

Amendement    53

Proposition de directive

Article 10 – alinéa 1 – partie introductive

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres prennent des mesures pour donner aux consommateurs de produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie G de l’annexe et d’engins de pêche contenant des matières plastiques les informations suivantes:

Les États membres prennent des mesures pour donner aux consommateurs de produits en plastique à usage unique relevant de la présente directive et d’engins de pêche contenant des matières plastiques les informations suivantes:

Amendement    54

Proposition de directive

Article 10 – alinéa 1 – point b

Texte proposé par la Commission

Amendement

b)  les incidences sur l’environnement, et en particulier sur le milieu marin, des dépôts sauvages de déchets et autres formes d’élimination inappropriée de déchets provenant de ces produits et engins de pêche contenant du plastique.

b)  les incidences des plastiques, micro-plastiques compris, sur l’environnement et la santé humaine et animale, et en particulier sur le milieu marin et le sol, résultant notamment de dépôts sauvages de déchets et d’autres formes d’élimination inappropriée de déchets provenant de ces produits et engins de pêche contenant du plastique.

Amendement    55

Proposition de directive

Article 10 – alinéa 1 – point b bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

b bis)  La priorité est accordée aux mesures de sensibilisation portant sur la réduction de l’utilisation du plastique et des produits qui contiennent des micro-plastiques.

Amendement    56

Proposition de directive

Article 10 – alinéa 1 – point b ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

b ter)  Les États membres prennent également des mesures pour éviter d’encourager le recours à des produits à courte durée de vie ou l’élimination prématurée de produits, pour inciter les producteurs à mettre au point des matières plastiques plus recyclables, pour renforcer l’efficacité des processus de recyclage et pour pister et éliminer les substances dangereuses et les contaminants présents dans les plastiques recyclés.

Amendement    57

Proposition de directive

Article 10 – alinéa 1 – point b quater (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

b quater)  La Commission et les États membres, ainsi que le demande la résolution du Parlement européen du 4 juillet 2017 sur une durée de vie plus longue des produits, aident les collectivités locales, les entreprises et les associations à mener des campagnes de sensibilisation des consommateurs sur l’augmentation de la durée de vie des produits, notamment en fournissant des informations sur les conseils pour une élimination responsable.

Amendement    58

Proposition de directive

Article 12 – paragraphe 1 – partie introductive

Texte proposé par la Commission

Amendement

1.  Les États membres veillent à ce que les personnes physiques ou morales ou leurs associations, organisations ou groupements, selon la législation ou les pratiques nationales, aient accès à une procédure de recours devant une instance juridictionnelle ou un autre organe indépendant et impartial établi par la loi pour contester la légalité, quant au fond ou à la procédure, des décisions, des actes ou des omissions relatifs à l’application des articles 5, 6, 7 et 8 lorsque l’une des conditions suivantes est remplie:

1.  Les États membres veillent à ce que les personnes physiques ou morales ou leurs associations, organisations ou groupements, selon la législation ou les pratiques nationales, aient accès à une procédure de recours devant une instance juridictionnelle ou un autre organe indépendant et impartial établi par la loi pour contester la légalité, quant au fond ou à la procédure, des décisions, des actes ou des omissions relatifs à l’application des articles 4, 5, 6, 7, 8 et 9 lorsque l’une des conditions suivantes est remplie:

Amendement    59

Proposition de directive

Article 13 – paragraphe 1 – point a

Texte proposé par la Commission

Amendement

a) les données relatives aux produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie A de l’annexe qui ont été mis sur le marché de l’Union chaque année, afin d’établir la baisse de la consommation conformément à l’article 4, paragraphe 1;

a) les données relatives aux produits en plastique à usage unique énumérés dans les parties A et B de l’annexe qui ont été mis sur le marché de l’Union chaque année, afin d’établir la baisse de la consommation conformément à l’article 4, paragraphe 1;

Amendement    60

Proposition de directive

Article 13 – paragraphe 1 – point b

Texte proposé par la Commission

Amendement

b) des informations sur les mesures prises par les États membres aux fins de l’article 4, paragraphe 1.

b) des informations sur les mesures prises par les États membres aux fins de l’article 4, paragraphe 1, et de l’article 5.

Amendement    61

Proposition de directive

Article 13 – paragraphe 1 – alinéa 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les données visées au point a), premier alinéa, sont mises à jour chaque année dans les douze mois suivant la fin de l’année de référence pour laquelle elles sont collectées. Lorsque c’est possible, les services de données géographiques, tels que définis à l’article 3, paragraphe 4, de la directive 2007/2/CE, sont utilisés pour la présentation de ces séries de données.

Les données visées aux points a), premier alinéa, sont mises à jour chaque année dans les douze mois suivant la fin de l’année de référence pour laquelle elles sont collectées. Lorsque c’est possible, les services de données géographiques, tels que définis à l’article 3, paragraphe 4, de la directive 2007/2/CE, sont utilisés pour la présentation de ces séries de données.

Amendement    62

Proposition de directive

Article 13 – paragraphe 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

3.  L’Agence européenne pour l’environnement publie et met à jour régulièrement, à l’échelle de l’Union, un aperçu général sur la base des données collectées par les États membres. Cette vue d’ensemble à l’échelle de l’Union inclut, le cas échéant, des indicateurs concernant les réalisations, les résultats et les effets de la présente directive, des cartes d’ensemble à l’échelle de l’Union et des rapports de synthèse des États membres.

3.  L’Agence européenne pour l’environnement publie et met à jour régulièrement, à l’échelle de l’Union, un aperçu général sur la base des données collectées par les États membres. Cette vue d’ensemble à l’échelle de l’Union inclut, le cas échéant, des indicateurs concernant les réalisations pour chaque État membre, les résultats et les effets de la présente directive, des cartes d’ensemble à l’échelle de l’Union et des rapports de synthèse des États membres.

Amendement    63

Proposition de directive

Article 15 – paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

1.  La Commission procède à une évaluation de la présente directive au plus tard le... [six ans après la date limite de transposition de la présente directive]. L’évaluation se fondera sur les informations disponibles, conformément à l’article 13. Les États membres fournissent à la Commission toute information supplémentaire nécessaire aux fins de l’évaluation et de la préparation du rapport visé au paragraphe 2.

1.  La Commission procède à une évaluation de la présente directive au plus tard le... [trois ans après la date limite de transposition de la présente directive]. L’évaluation se fondera sur les informations disponibles, conformément à l’article 13. Les États membres fournissent à la Commission toute information supplémentaire nécessaire aux fins de l’évaluation et de la préparation du rapport visé au paragraphe 2.

Amendement    64

Proposition de directive

Article 15 – paragraphe 3 – point c

Texte proposé par la Commission

Amendement

c)  des progrès scientifiques et techniques suffisants ont été réalisés et des critères ou une norme de biodégradabilité dans le milieu marin applicables aux produits en plastique à usage unique entrant dans le champ d’application de la présente directive et leurs substituts à usage unique ont été élaborés afin de déterminer quels produits n’ont plus besoin d’être soumis aux restrictions de mise sur le marché, le cas échéant.

c)  des progrès scientifiques et techniques suffisants ont été réalisés et des critères ou une norme européenne de biodégradabilité dans le milieu marin applicables aux produits en plastique à usage unique entrant dans le champ d’application de la présente directive et leurs substituts à usage unique ont été élaborés afin de déterminer quels produits n’ont plus besoin d’être soumis aux restrictions de mise sur le marché ou de consommation, le cas échéant.

Amendement    65

Proposition de directive

Annexe I – partie A – tiret 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Récipients pour aliments, c’est-à-dire les récipients tels que des boîtes, avec ou sans couvercle, utilisés pour contenir des aliments destinés à être consommés immédiatement dans le récipient soit sur place, soit à emporter sans autre préparation, tels que les récipients pour aliments utilisés pour l’alimentation rapide, à l’exception des récipients pour boissons, des assiettes, des sachets et des emballages contenant de la nourriture

—  Récipients pour aliments, c’est-à-dire les récipients tels que des boîtes, avec ou sans couvercle, utilisés pour contenir des aliments destinés à être consommés immédiatement dans le récipient soit sur place, soit à emporter sans autre préparation, tels que les récipients pour aliments utilisés pour l’alimentation rapide, à l’exception des récipients pour boissons, des assiettes, des sachets et des emballages contenant des denrées alimentaires fraîches à usage domestique, viande comprise, en l'absence d’un produit de substitution sûr

Amendement    66

Proposition de directive

Annexe I – partie A – tiret 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Gobelets pour boissons

—  Gobelets pour boissons, couvercles compris

Amendement    67

Proposition de directive

Annexe I – partie A – tiret 2 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Caissettes en plastique à usage unique pour l’emballage et le transport de produits agricoles et de la pêche

Amendement    68

Proposition de directive

Annexe I – partie A – tiret 2 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Bouteilles de boissons

Amendement    69

Proposition de directive

Annexe I – partie B – tiret 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Couverts (fourchettes, couteaux, cuillères, baguettes),

—  Couverts (fourchettes, couteaux, cuillères, baguettes), sauf dans les systèmes en circuit fermé où la collecte, la réutilisation et/ou le recyclage sont pleinement garantis

Amendement    70

Proposition de directive

Annexe I – partie B – tiret 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Assiettes

—  Assiettes, sauf dans les systèmes en circuit fermé où la collecte, la réutilisation et/ou le recyclage sont pleinement garantis

Amendement    71

Proposition de directive

Annexe I – partie B – tiret 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Pailles, à l’exception des pailles destinées et utilisées à des fins médicales

—  Pailles, à l’exception des pailles destinées et utilisées à des fins médicales ainsi que des pailles attachées aux récipients à boisson et indissociables de ceux-ci

Amendement    72

Proposition de directive

Annexe I – partie B – tiret 6 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Polystyrène dans toutes ses applications, sauf lorsqu’il peut être prouvé que, pour une application précise, ce matériau est le plus bénéfique du point de vue environnemental et sociétal et à condition qu’il soit collecté à des fins de traitement des déchets

Amendement    73

Proposition de directive

Annexe I – partie B – tiret 6 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Plastiques oxodégradables dans toutes leurs applications

Amendement    74

Proposition de directive

Annexe I – partie B – tiret 6 quater (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Emballages alimentaires, ou matériaux en contact avec des aliments, contenant du plastique qui contribuent à la contamination des sols par les micro-plastiques lors du compostage ou de la fermentation génératrice de biogaz, tels que les sachets de thé en plastique ou imprégnés de plastique

Amendement    75

Proposition de directive

Annexe I – partie B – tiret 6 quinquies (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Sacs en plastique très légers au sens de la directive (UE) 2015/720, à l’exception de ceux utilisés à des fins d’hygiène pour la viande fraîche, le poisson frais et les produits laitiers frais

Amendement    76

Proposition de directive

Annexe I – partie B – tiret 6 sexies (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Emballage primaire de sucreries et de gâteaux emballés séparément

Amendement    77

Proposition de directive

Annexe I – partie B – tiret 6 septies (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Bâtonnets de sucreries et de sucettes

Amendement    78

Proposition de directive

Annexe I – partie B – tiret 6 octies (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Emballage primaire de fruits et de légumes qui n’est pas nécessaire à la préservation du produit

Amendement    79

Proposition de directive

Annexe I – partie C – tiret 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Récipients pour boissons, c’est-à-dire les contenants utilisés pour contenir des liquides, tels que des bouteilles pour boissons, et leurs bouchons et couvercles

—  Récipients pour boissons, c’est-à-dire les contenants utilisés pour contenir des liquides, tels que des bouteilles pour boissons, y compris leur étiquettes, bouchons et couvercles, ainsi que les contenants pour salades, yaourts et fruits à usage unique ayant un couvercle en plastique

Amendement    80

Proposition de directive

Annexe I – partie D – tiret 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Lingettes humides, c’est-à-dire lingettes pré-imbibées pour usages corporels, domestiques et industriels

—  Lingettes humides, c’est-à-dire lingettes pré-imbibées pour usages corporels, domestiques et industriels, contenant du plastique

Amendement    81

Proposition de directive

Annexe I – partie D – tiret 3 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Produits plastiques utilisés dans le secteur agricole, lorsqu’il est déterminé qu’ils constituent une source significative, au niveau local ou national, de pollution plastique dans l’environnement et lorsque le taux de collecte est inférieur à 90 %

Amendement    82

Proposition de directive

Annexe I – partie E – tiret 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Récipients pour aliments, c’est-à-dire les récipients tels que des boîtes, avec ou sans couvercle, utilisés pour contenir des aliments destinés à être consommés immédiatement dans le récipient soit sur place, soit à emporter sans autre préparation, tels que les récipients pour aliments utilisés pour l’alimentation rapide, à l’exception des récipients pour boissons, des assiettes, des sachets et des emballages contenant de la nourriture

Récipients pour aliments, c’est-à-dire les récipients tels que des boîtes, avec ou sans couvercle, conçus pour et destinés à être remplis au point de vente, utilisés pour contenir des aliments destinés à être consommés immédiatement dans le récipient soit sur place, soit à emporter sans autre préparation, tels que les récipients pour aliments utilisés pour l’alimentation rapide, à l’exception des récipients pour boissons, des assiettes, des sachets et des emballages contenant de la nourriture

Amendement    83

Proposition de directive

Annexe I – partie E – tiret 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Récipients pour boissons, c’est-à-dire les contenants utilisés pour contenir des liquides, tels que des bouteilles pour boissons, et leurs bouchons et couvercles

—  Récipients pour boissons, c’est-à-dire les contenants utilisés pour contenir des liquides, tels que des bouteilles pour boissons, y compris leurs étiquettes, bouchons et couvercles

Amendement    84

Proposition de directive

Annexe I – partie E – tiret 4 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Bouchons et couvercles contenant du plastique

Amendement    85

Proposition de directive

Annexe I – partie E – tiret 6

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Lingettes humides, c’est-à-dire lingettes pré-imbibées pour usages corporels, domestiques et industriels

—  Lingettes humides, c’est-à-dire lingettes pré-imbibées pour usages corporels, domestiques et industriels, contenant du plastique

Amendement    86

Proposition de directive

Annexe I – partie E – tiret 8 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

  Produits plastiques utilisés dans le secteur agricole, comme les films de protection des cultures, les films de paillage et d’ensilage, les tuyaux d’irrigation et de drainage, les sacs ou récipients à intrants, lorsqu’il est déterminé qu’ils constituent une source significative, au niveau local ou national, de pollution plastique dans l’environnement

Amendement    87

Proposition de directive

Annexe I – partie E – tiret 8 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Caissettes en plastique à usage unique pour l’emballage et le transport de produits agricoles et de la pêche

Amendement    88

Proposition de directive

Annexe I – partie F – tiret 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

-  Produits plastiques utilisés dans le secteur agricole, lorsqu’il est déterminé qu’ils constituent une source significative, au niveau local ou national, de pollution plastique dans l’environnement, y compris les déchets tels que les films de protection des cultures, films de paillage et d’ensilage, filets anti-grêle ou anti-nuisibles, tuyaux d’irrigation et de drainage, sacs ou récipients à intrants, ficelles lieuses, tuyaux d’irrigation, emballages d’engrais et de produits agrochimiques

Amendement    89

Proposition de directive

Annexe I – partie G – tiret 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

—  Récipients pour boissons, c’est-à-dire les contenants utilisés pour contenir des liquides, tels que des bouteilles pour boissons, et leurs bouchons et couvercles

—  Récipients pour boissons, c’est-à-dire les contenants utilisés pour contenir des liquides, tels que des bouteilles pour boissons, y compris leurs étiquettes, bouchons et couvercles

Amendement    90

Proposition de directive

Annexe I – partie G – tiret 9 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

  Produits plastiques utilisés dans le secteur agricole, lorsqu’il est déterminé qu’ils constituent une source significative, au niveau local ou national, de pollution plastique dans l’environnement

PROCÉDURE DE LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Titre

Réduction de l’incidence sur l’environnement de certains produits en plastique

Références

COM(2018)0340 – C8-0218/2018 – 2018/0172(COD)

Commission compétente au fond

       Date de l’annonce en séance

ENVI

11.6.2018

 

 

 

Avis émis par

       Date de l’annonce en séance

AGRI

5.7.2018

Rapporteur(e) pour avis

       Date de la nomination

Bronis Ropė

10.7.2018

Date de l’adoption

1.10.2018

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

37

3

3

Membres présents au moment du vote final

John Stuart Agnew, Clara Eugenia Aguilera García, Eric Andrieu, Richard Ashworth, Daniel Buda, Nicola Caputo, Matt Carthy, Jacques Colombier, Michel Dantin, Paolo De Castro, Albert Deß, Diane Dodds, Jørn Dohrmann, Herbert Dorfmann, Norbert Erdős, Luke Ming Flanagan, Karine Gloanec Maurin, Esther Herranz García, Jan Huitema, Martin Häusling, Peter Jahr, Ivan Jakovčić, Jarosław Kalinowski, Philippe Loiseau, Mairead McGuinness, Nuno Melo, Giulia Moi, Ulrike Müller, James Nicholson, Maria Noichl, Marijana Petir, Bronis Ropė, Maria Lidia Senra Rodríguez, Czesław Adam Siekierski, Tibor Szanyi, Marco Zullo

Suppléants présents au moment du vote final

Franc Bogovič, Michela Giuffrida, Elsi Katainen, Anthea McIntyre, Momchil Nekov, Molly Scott Cato, Vladimir Urutchev, Thomas Waitz

Suppléants (art. 200, par. 2) présents au moment du vote final

Renata Briano

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINALEN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

37

+

ALDE

Jan Huitema, Ivan Jakovčić, Elsi Katainen, Ulrike Müller

ECR

Zbigniew Kuźmiuk, Anthea McIntyre, James Nicholson

GUE/NGL

Matt Carthy, Luke Ming Flanagan, Maria Lidia Senra Rodríguez

NI

Diane Dodds

PPE

Richard Ashworth, Franc Bogovič, Daniel Buda, Michel Dantin, Albert Deß, Herbert Dorfmann, Norbert Erdős, Esther Herranz García, Peter Jahr, Jarosław Kalinowski, Nuno Melo, Marijana Petir, Czesław Adam Siekierski, Vladimir Urutchev

S&D

Clara Eugenia Aguilera García, Eric Andrieu, Nicola Caputo, Paolo De Castro, Michela Giuffrida, Karine Gloanec Maurin, Momchil Nekov, Maria Noichl, Tibor Szanyi

Verts/ALE

Bronis Ropė, Molly Scott Cato, Thomas Waitz

3

-

EFDD

John Stuart Agnew

ENF

Jacques Colombier, Philippe Loiseau

3

0

ECR

Jørn Dohrmann

EFDD

Giulia Moi, Marco Zullo

Légende des signes utilisés:

+  :  pour

-  :  contre

0  :  abstention


AVIS de la commission de la pêche (25.9.2018)

à l’intention de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire

sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à la réduction de l’incidence sur l’environnement de certains produits en plastique

(COM(2018)0340 – C8-0218/2018 – 2018/0172(COD))

Rapporteure pour avis: Renata Briano

JUSTIFICATION SUCCINCTE

La proposition de la Commission a pour objectif de prévenir et de réduire l’incidence négative sur l’environnement, en particulier l’environnement marin, de certains produits en plastique, conformément à la stratégie de l’Union européenne sur les matières plastiques et au cadre plus général de la transition vers une économie circulaire. Le déversement de déchets plastiques dans les mers constitue un problème mondial, qu’il convient dès lors d’affronter au moyen d’actions à différents niveaux et d’une meilleure coordination des efforts internationaux.

La présente initiative se concentre sur dix articles en plastique à usage unique et sur les engins de pêche contenant des matières plastiques. Ces produits ont été choisis sur la base des comptages des déchets retrouvés sur les plages, en utilisant également les données recueillies dans le cadre de la directive-cadre «stratégie pour le milieu marin». Deux cent soixante-seize plages européennes ont été surveillées, pour un total de 679 recensements et 355 671 articles observés. Les comptages ont révélé qu’environ la moitié de tous les déchets retrouvés sur les plages proviennent d’articles en plastique à usage unique, contre 27 % provenant de matériel de pêche.

Le déversement de déchets plastiques dans les mers a une incidence négative sur les ressources biologiques marines, en particulier sur les ressources les plus sensibles, et sur les milieux que celles-ci habitent. Les déchets portent par conséquent atteinte aux activités de pêche, la perte nette pour la flotte européenne étant estimée entre 70 et 350 millions d’euros par an. S’ajoute à cela un risque pour la santé humaine, étant donné que le plastique, en se décomposant, se retrouve dans la chaîne alimentaire et donc dans nos assiettes.

En premier lieu, la rapporteure pour avis considère que les pêcheurs ont un rôle fondamental à jouer pour affronter le problème du déversement des déchets plastiques dans les mers. Les initiatives en matière de «pêche aux déchets», également financées par le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), illustrent un nouveau paradigme dans lequel le pêcheur fait partie de la solution et non plus du problème. Il convient donc de promouvoir des actions adéquates en faveur de la reconnaissance et de la valorisation du rôle des pêcheurs comme des «gardiens de la mer».

En ce qui concerne les engins de pêche, la proposition introduit des régimes de responsabilité élargie des producteurs ainsi que des mesures de sensibilisation. Les régimes de responsabilité élargie des producteurs garantiront une meilleure gestion des déchets d’engins de pêche, en couvrant les coûts du traitement de ces déchets et des mesures de sensibilisation. La rapporteure considère que ces régimes doivent être intégrés à un prix modulé qui favorise la mise sur le marché d’engins de pêche conçus pour être durables, réutilisables et recyclables, conformément à la législation de l’Union en matière de déchets. Les composants en plastique des engins de pêche ont en effet un fort potentiel de recyclage, qui n’est actuellement pas exploité.

Les régimes de responsabilité élargie des producteurs pour les engins de pêche intègrent les mesures prévues dans la proposition relative aux installations de réception portuaires pour le dépôt des déchets des navires (COM (2018)33), en réduisant les coûts financiers à la charge des ports et, par conséquent, des opérateurs du secteur de la pêche. Il est donc crucial qu’une cohérence soit assurée entre les deux directives. Pour ce faire, il convient avant tout d’harmoniser la terminologie, étant donné que la présente proposition introduit la définition de déchet d’engin de pêche, tandis que la proposition sur les installations portuaires fait référence aux engins de pêche hors d’usage, qui ne sont en revanche pas définis. Il convient en outre de s’assurer que tous les ports où les navires de pêche peuvent accoster soient dotés d’installations adaptées afin de garantir la réception et le traitement des déchets pêchés de manière passive pendant les activités de pêche et que, conformément au principe du pollueur-payeur, les opérateurs du secteur de la pêche ne soient pas soumis à des coûts supplémentaires pour ces opérations. De cette manière, les pêcheurs seront d’autant plus incités à rapporter à terre les déchets des engins de pêche ainsi que les déchets pêchés de manière passive. Enfin, les régimes de responsabilité élargie des producteurs couvriront également les coûts de gestion des déchets provenant des matériaux en plastique utilisés pour l’aquaculture, qui sont en revanche exclus, du moins partiellement, des mesures proposées pour les installations portuaires. Dans ce cas également, la rapporteure estime qu’il est nécessaire que la cohérence entre les deux propositions soit assurée.

La proposition de la Commission intègre également le règlement (CE) nº 1224/2009 instituant un régime communautaire de contrôle pour la pêche, qui comprend certaines mesures, aussi bien préventives que correctives, pour réduire l’incidence des engins de pêche perdus en mer. La révision, actuellement en cours, du règlement sur le contrôle, devra donc prendre en considération les objectifs de cette initiative.

Enfin, en ce qui concerne l’innovation et la recherche de matériaux alternatifs, la rapporteure pour avis estime qu’il serait opportun que l’Union adopte une définition claire aussi bien concernant le plastique biodégradable que le plastique biologique, ainsi que des normes harmonisées sur la biodégradabilité, en particulier en milieu marin, et sur les propriétés de compostage, afin de mettre en place un cadre juridique clair et uniforme.

AMENDEMENTS

La commission de la pêche invite la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, compétente au fond, à prendre en considération les amendements suivants:

Amendement    1

Proposition de directive

Considérant 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(1 bis)  Afin d'agir correctement pour combattre les déchets plastiques dans le milieu marin, il faut également aborder la question des déchets plastiques sur le sol marin et dans le milieu aquatique en général ainsi que la question des microplastiques.

Amendement    2

Proposition de directive

Considérant 3 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(3 bis)  Les États membres sont parties à la convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (convention Marpol) et devraient s’attacher à mettre pleinement en œuvre ses dispositions.

Amendement    3

Proposition de directive

Considérant 3 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(3 ter)  Des estimations indiquent que 80 % des déchets marins sont en plastique et microplastique et que 20 à 40 % de ces déchets plastiques sont générés en partie par les activités humaines en mer, notamment celles des navires commerciaux et de croisière, le reste provenant d’activités terrestres. Selon une étude récente de la FAO, environ 10 % de ces déchets sont issus d’engins de pêche perdus ou abandonnés. Les engins de pêche perdus ou abandonnés sont une des sources des déchets plastiques marins et l’on estime que 94 % du plastique qui aboutit dans les océans se dépose sur les fonds marins, d’où la possibilité de mobiliser le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) afin d’encourager les pêcheurs à participer aux programmes de pêche des déchets marins, par exemple en leur offrant des mesures d’incitation financière ou matérielle. Le rejet en milieu marin de grandes quantités de plastique porte non seulement atteinte au développement durable des stocks halieutiques, aux ressources biologiques marines, en particulier aux ressources sensibles, et aux milieux qui les abritent, mais aussi à l’activité de pêche, notamment en raison des coûts supplémentaires liés au nettoyage des filets et au traitement des déchets collectés; en ce qui concerne la pêche artisanale, cette incidence se fait davantage sentir, notamment du point de vue économique. Comme les déchets marins ont une incidence transfrontière, la Commission devrait intensifier son action, en coopération avec les pays tiers, pour empêcher la production de déchets marins et encourager une bonne gestion des déchets.

Amendement    4

Proposition de directive

Considérant 4 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(4 bis)  La résolution nº 11 de l'Assemblée des Nations Unies pour l'environnement du Programme des Nations Unies pour l'environnement, adoptée lors de la session du 23 au 27 mai 2016 «constate que la présence de déchets plastiques et de microplastiques dans le milieu marin augmente rapidement et constitue une sérieuse préoccupation de dimension planétaire, à laquelle il faut répondre d’urgence à l’échelle mondiale en adoptant une approche fondée sur le cycle de vie des produits». Il convient de tenir compte du lien entre les microplastiques et les plastiques à usage unique et les engins de pêche, étant donné que ces plastiques peuvent se décomposer en microplastiques et causer des dégâts. Des études ont démontré la présence significative de microplastiques dans l’environnement marin et ont prouvé que ceux-ci peuvent être ingérés par des animaux marins et entrer dans la chaîne alimentaire1. Les mesures prévues par la présente directive pour réduire les incidences de certains plastiques comportent dès lors des avantages certains du point de vue de la protection de la santé et de l'environnement. L’Union devrait adopter une approche globale du problème des microplastiques et encourager tous les producteurs à limiter strictement les microplastiques issus de leurs préparations, en accordant une attention particulière aux fabricants de textiles et de pneumatiques, étant donné que les vêtements synthétiques et les pneus représentent 63 % des microplastiques qui se retrouvent directement dans l’environnement marin.

 

_________________

 

1 Groupe scientifique de l’EFSA sur les contaminants de la chaîne alimentaire (groupe CONTAM), 2016. Déclaration sur la présence de microplastiques et de nanoplastiques dans les aliments, en particulier pour les produits de la mer.

Amendement    5

Proposition de directive

Considérant 5

Texte proposé par la Commission

Amendement

(5)  Dans l'Union, 80 à 85 % des déchets marins, calculés à partir de comptages des déchets effectués sur les plages, sont en plastique, les articles en plastique à usage unique représentant 50 % et les articles liés à la pêche 27%. Les produits en plastique à usage unique comprennent une gamme variée de produits de consommation courante, à usage rapide, qui sont jetés après avoir été utilisés une seule fois dans le but pour lequel ils ont été fournis, sont rarement recyclés et sont susceptibles de devenir des déchets. Une part importante des engins de pêche mis sur le marché n'est pas collectée pour être traitée. Les produits en plastique à usage unique et les engins de pêche contenant des matières plastiques sont donc un problème particulièrement préoccupant dans le contexte des déchets marins et présentent un risque grave pour les écosystèmes marins, la biodiversité et, potentiellement, pour la santé humaine; en outre, ils sont préjudiciables aux activités telles que le tourisme, la pêche et la navigation.

(5)  Dans l'Union, 80 à 85 % des déchets marins, calculés à partir de comptages des déchets effectués sur les plages, sont en plastique, les articles en plastique à usage unique représentant 50 % et les articles liés à la pêche 27%. Les produits en plastique à usage unique comprennent une gamme variée de produits de consommation courante, à usage rapide, qui sont jetés après avoir été utilisés une seule fois dans le but pour lequel ils ont été fournis, sont rarement recyclés et deviennent des déchets. Une part importante des engins de pêche mis sur le marché n'est pas collectée pour être traitée. Les produits en plastique à usage unique et les engins de pêche contenant des matières plastiques et des microplastiques sont donc un problème particulièrement préoccupant dans le contexte des déchets marins et présentent un risque grave pour les écosystèmes marins, le développement durable des stocks halieutiques, la biodiversité et, potentiellement, pour la santé humaine; en outre, ils sont préjudiciables aux activités telles que le tourisme, la pêche professionnelle et de loisir, et la navigation, surtout dans les régions côtières et ultrapériphériques.

Amendement    6

Proposition de directive

Considérant 6 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(6 bis)  Le phénomène de la pêche fantôme se produit lorsque des filets de pêche, madragues ou lignes non biodégradables, perdus ou abandonnés capturent, piègent, blessent, affament et entraînent la mort de la faune et de la flore marines; ce phénomène est imputable à la perte et à l’abandon d’engins de pêche. Le règlement (CE) n°1224/20009 impose le marquage des engins ainsi que la notification et la récupération des engins perdus. C’est ainsi que certains pêcheurs ramènent au port, de leur propre initiative, des filets perdus repêchés en mer.

Amendement    7

Proposition de directive

Considérant 7

Texte proposé par la Commission

Amendement

(7)  Afin de concentrer les efforts là où ils sont le plus nécessaires, la présente directive ne devrait couvrir que les produits en plastique à usage unique les plus répandus, qui représentent environ 86 % des plastiques à usage unique retrouvés sur les plages de l'Union.

(7)  Afin de concentrer les efforts là où ils sont le plus nécessaires, la présente directive devrait couvrir les produits en plastique à usage unique les plus largement répandus, qui représentent environ 86 % des plastiques à usage unique retrouvés sur les plages de l'Union, ainsi que les engins de pêche. La transition vers une économie circulaire nécessitera une réduction de l'utilisation globale de plastique à usage unique.

Amendement    8

Proposition de directive

Considérant 8

Texte proposé par la Commission

Amendement

(8)  Les produits en plastique à usage unique peuvent être fabriqués à partir d’un large éventail de matières plastiques. Les plastiques sont généralement définis comme des matériaux polymères auxquels peuvent avoir été ajoutés des additifs. Cependant, cette définition pourrait également s'appliquer à certains polymères naturels. Les polymères naturels non modifiés ne devraient pas répondre à cette définition puisqu'ils existent naturellement dans l’environnement. Par conséquent, il convient d'adapter la définition du terme «polymère» figurant à l'article 3, paragraphe 5, du règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil43 et de formuler une définition distincte aux fins de la présente directive. Les matières plastiques fabriquées avec des polymères naturels modifiés et les matières plastiques fabriquées à partir de matières premières d'origine biologique, fossiles ou synthétiques ne sont pas d'origine naturelle et devraient donc relever de la présente directive. La définition adaptée des plastiques devrait donc s'appliquer aux articles en caoutchouc à base de polymères et aux plastiques d'origine biologique et biodégradables, qu'ils soient dérivés de la biomasse et/ou destinés à se biodégrader avec le temps. Certains matériaux polymères ne sont pas capables de fonctionner en tant que composant structurel principal de matières finales et de produits, tels que les revêtements polymères, les peintures, les encres et les adhésifs. Ces matériaux ne devraient pas relever de la présente directive et ne devraient donc pas être couverts par la définition.

(8)  Les produits en plastique à usage unique peuvent être fabriqués à partir d’un large éventail de matières plastiques. Les plastiques sont généralement définis comme des matériaux polymères auxquels peuvent avoir été ajoutés des additifs. Cependant, cette définition pourrait également s'appliquer à certains polymères naturels. Les polymères naturels non modifiés ne devraient pas répondre à cette définition puisqu'ils existent naturellement dans l’environnement. Par conséquent, il convient d'adapter la définition du terme «polymère» figurant à l'article 3, paragraphe 5, du règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil43 et de formuler une définition distincte aux fins de la présente directive. Les matières plastiques fabriquées avec des polymères naturels modifiés et les matières plastiques fabriquées à partir de matières premières d'origine biologique, fossiles ou synthétiques ne sont pas d'origine naturelle et devraient donc relever de la présente directive. La définition adaptée des plastiques devrait donc s'appliquer aux articles en caoutchouc à base de polymères et aux plastiques d'origine biologique et biodégradables, qu'ils soient dérivés de la biomasse et/ou destinés à se biodégrader avec le temps. Certains matériaux polymères ne sont pas capables de fonctionner en tant que composant structurel principal de matières finales et de produits, tels que les revêtements, garnitures ou couches polymères, les peintures, les encres et les adhésifs. Ces matériaux ne devraient pas relever de la présente directive et ne devraient donc pas être couverts par la définition.

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43 Règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 concernant l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), instituant une agence européenne des produits chimiques, modifiant la directive 1999/45/CE et abrogeant le règlement (CEE) nº 793/93 du Conseil et le règlement (CE) nº 1488/94 de la Commission ainsi que la directive 76/769/CEE du Conseil et les directives 91/155/CEE, 93/67/CEE, 93/105/CE et 2000/21/CE de la Commission (JO L 396 du 30.12.2006, p. 1).

43 Règlement (CE) nº 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 concernant l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), instituant une agence européenne des produits chimiques, modifiant la directive 1999/45/CE et abrogeant le règlement (CEE) nº 793/93 du Conseil et le règlement (CE) nº 1488/94 de la Commission ainsi que la directive 76/769/CEE du Conseil et les directives 91/155/CEE, 93/67/CEE, 93/105/CE et 2000/21/CE de la Commission (JO L 396 du 30.12.2006, p. 1).

Amendement    9

Proposition de directive

Considérant 11

Texte proposé par la Commission

Amendement

(11)  Pour certains produits en plastique à usage unique, aucune solution de remplacement appropriée et plus durable n'est encore disponible, et la consommation de la plupart de ces produits en plastique à usage unique devrait augmenter. Pour inverser cette tendance et promouvoir les efforts en vue de solutions plus durables, les États membres devraient être tenus de prendre les mesures nécessaires pour parvenir à une réduction significative de la consommation de ces produits, sans compromettre l’hygiène des denrées alimentaires ou la sécurité des aliments, les bonnes pratiques en matière d’hygiène, les bonnes pratiques de fabrication, l'information des consommateurs ou les exigences de traçabilité prévues par la législation alimentaire de l’Union44.

(11)  Pour certains produits en plastique à usage unique, aucune solution de remplacement appropriée et plus durable n'est encore disponible, et la consommation de la plupart de ces produits en plastique à usage unique devrait augmenter. Pour inverser cette tendance et promouvoir les efforts en vue de solutions plus durables, les États membres devraient être tenus de prendre les mesures nécessaires pour parvenir à une réduction significative de la consommation de ces produits, sans compromettre l’hygiène des denrées alimentaires ou la sécurité des aliments, les bonnes pratiques en matière d’hygiène, les bonnes pratiques de fabrication, l'information des consommateurs ou les exigences de traçabilité prévues par la législation alimentaire de l’Union44. Les États membres devraient viser le niveau d’ambition le plus élevé possible pour ces mesures, qui devraient être proportionnées à la gravité du risque de voir se transformer en déchets marins ces différents produits et utilisations couverts par l’objectif de réduction global.

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44 Règlement (CE) nº 178/2002 établissant les principes généraux et les exigences de la législation alimentaire (JO L 31 du 1.2.2002, p.1-24), le règlement (CE) nº 852/2004 relatif à l'hygiène des denrées alimentaires (JO L 139 du 30.4.2004, p.1-54), le règlement (CE) nº 1935/2004 relatif aux matériaux destinés à entrer en contact avec d'autres textes législatifs pertinents en matière de sécurité alimentaire, d'hygiène et d'étiquetage (JO L 338 du 13.11.2004, p. 4-17).

44 Règlement (CE) nº 178/2002 établissant les principes généraux et les exigences de la législation alimentaire (JO L 31 du 1.2.2002, p.1-24), le règlement (CE) nº 852/2004 relatif à l'hygiène des denrées alimentaires (JO L 139 du 30.4.2004, p.1-54), le règlement (CE) nº 1935/2004 relatif aux matériaux destinés à entrer en contact avec d'autres textes législatifs pertinents en matière de sécurité alimentaire, d'hygiène et d'étiquetage (JO L 338 du 13.11.2004, p. 4-17).

Justification

Il convient de souligner que les États membres sont de facto libres de cibler leurs mesures et que celles-ci doivent être proportionnées à la gravité du risque de transformation en déchets marins et que les cas les plus graves doivent être les priorités.

Amendement    10

Proposition de directive

Considérant 12

Texte proposé par la Commission

Amendement

(12)  Pour les autres produits en plastique à usage unique, des solutions de substitution appropriées et plus durables sont facilement disponibles. Afin de limiter l’incidence néfaste de ces produits sur l'environnement, les États membres devraient être tenus d’interdire leur mise sur le marché de l’Union. Ce faisant, l'utilisation de ces solutions de rechange facilement disponibles et plus durables et le recours à des solutions novatrices pour créer des modèles commerciaux plus durables, des solutions de rechange à la réutilisation et la substitution de matériaux seraient encouragées.

(12)  Pour les autres produits en plastique à usage unique, des solutions de substitution appropriées et plus durables sont facilement disponibles. Afin de limiter l’incidence néfaste de ces produits sur l’environnement, en particulier sur l'environnement marin, les États membres devraient être tenus d’interdire leur mise sur le marché de l’Union. Ce faisant, l'utilisation de ces solutions de rechange facilement disponibles et plus durables et le recours à des solutions novatrices pour créer des modèles commerciaux plus durables, des solutions de rechange à la réutilisation et la substitution de matériaux seraient encouragées. Il convient d’établir des critères spécifiques pour déterminer si lesdites alternatives répondent aux exigences actuellement remplies par les produits en plastique à usage unique, sont conformes à la législation de l’Union en matière de déchets et garantissent une meilleure durabilité.

Amendement    11

Proposition de directive

Considérant 12 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(12 bis)  Il convient d’établir une définition claire aussi bien du plastique biodégradable que du plastique biologique, ainsi que des normes harmonisées sur le contenu biologique, sur la biodégradabilité (en particulier sur la biodégradabilité marine) et sur les propriétés de compostage, afin de clarifier toute équivoque et incompréhension existantes en la matière.

Amendement    12

Proposition de directive

Considérant 14

Texte proposé par la Commission

Amendement

(14)  Certains produits en plastique à usage unique se retrouvent dans l'environnement à la suite d'une élimination inappropriée dans les égouts ou d'autres rejets inappropriés dans l'environnement. Par conséquent, les produits en plastique à usage unique, qui sont souvent éliminés par les égouts ou par d'autres voies inappropriées, devraient être soumis à des exigences de marquage. Il importe que le marquage informe les consommateurs sur les possibilités appropriées d'élimination des déchets et/ou les possibilités d'élimination des déchets à éviter et/ou sur les incidences néfastes sur l'environnement de l'élimination inappropriée des déchets. La Commission devrait être habilitée à établir un format harmonisé pour le marquage et, le cas échéant, tester la perception du marquage proposé auprès de groupes représentatifs de consommateurs afin d'en garantir l'efficacité et la bonne compréhension.

(14)  Certains produits en plastique à usage unique se retrouvent dans l'environnement à la suite d'une élimination inappropriée dans les égouts ou d'autres rejets inappropriés dans l'environnement. Par conséquent, les produits en plastique à usage unique, qui sont souvent éliminés par les égouts ou par d'autres voies inappropriées, devraient être soumis à des exigences de marquage. Il importe que le marquage informe les consommateurs sur les possibilités appropriées d'élimination des déchets et/ou les possibilités d'élimination des déchets à éviter et/ou sur les incidences néfastes sur l'environnement de l'élimination inappropriée des déchets. La Commission devrait être habilitée à établir un format harmonisé pour le marquage et, le cas échéant, tester la perception du marquage proposé auprès de groupes représentatifs de consommateurs afin d'en garantir l'efficacité et la bonne compréhension. En ce qui concerne les engins de pêche, les obligations de marquage adoptées en vertu du règlement (CE) n° 1224/2009 s’appliquent. Les États membres mettent en œuvre les directives volontaires de la FAO sur le marquage des équipements de pêche.

Amendement    13

Proposition de directive

Considérant 15

Texte proposé par la Commission

Amendement

(15)  En ce qui concerne les produits en plastique à usage unique pour lesquels il n'existe pas de solutions de remplacement plus durables qui soient appropriées et immédiatement applicables, les États membres devraient également, conformément au principe du pollueur-payeur, introduire des régimes de responsabilité élargie pour couvrir les coûts de gestion et de nettoyage des déchets ainsi que les coûts des mesures de sensibilisation pour prévenir et réduire ces déchets.

(15)  En ce qui concerne les produits en plastique à usage unique pour lesquels il n'existe pas, à l'heure actuelle, de solutions de remplacement plus durables qui soient appropriées et immédiatement applicables, les États membres devraient également, conformément au principe du pollueur-payeur, introduire des régimes de responsabilité élargie pour couvrir les coûts de gestion et de nettoyage des déchets ainsi que les coûts des mesures de sensibilisation pour prévenir et réduire ces déchets. Il convient d'utiliser des systèmes de consigne ainsi que les fonds disponibles du FEAMP pour soutenir les initiatives de pêche aux déchets et les opérations de récupération des engins de pêche perdus, mis au rebut ou abandonnés.

Amendement    14

Proposition de directive

Considérant 15 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(15 bis)  Une multitude de déchets sont déversés en mer chaque jour depuis la terre ferme ou les bateaux, et une grande partie de ces déchets sont des déchets plastiques (bouteilles et sacs, entre autres).

Amendement    15

Proposition de directive

Considérant 16

Texte proposé par la Commission

Amendement

16.  La grande partie du plastique provenant d’engins de pêche abandonnés, perdus et mis au rebut contenant des matières plastiques dans les déchets marins montre que les exigences légales existantes1 ne fournissent pas d’incitations suffisantes pour que ce matériel de pêche soit rapporté à terre afin d’être collecté et traité. Le système de taxes indirectes envisagé au titre de la législation de l’Union relative aux installations de réception portuaires pour le dépôt des déchets des navires dissuade les navires de rejeter leurs déchets en mer et garantit un droit de dépôt. Ce système devrait cependant être complété par d’autres mesures financières incitant les pêcheurs à rapporter leurs engins de pêche à terre afin d’éviter toute augmentation potentielle de la taxe indirecte sur les déchets. Étant donné que les composants en plastique des engins de pêche ont un fort potentiel de recyclage, les États membres devraient, conformément au principe du pollueur-payeur, élargir la responsabilité des producteurs d’engins de pêche contenant des matières plastiques afin de faciliter la collecte sélective des résidus d’engins de pêche et de financer une gestion saine de ces engins de pêche, en particulier le recyclage.

16.  La grande partie du plastique provenant d’engins de pêche abandonnés, perdus ou mis au rebut et de déchets pêchés de manière passive au cours des activités habituelles de pêche contenant des matières plastiques dans les déchets marins montre que les exigences légales1 existantes ne fournissent pas d’incitations suffisantes pour que ce matériel de pêche et ces déchets pêchés de manière passive soient rapportés à terre afin d’être collectés et traités. En vertu du règlement (CE) no 1224/2009, si les engins de pêche perdus ne peuvent être récupérés, le capitaine du navire de pêche en informe l’autorité compétente de l’État membre de son pavillon. Néanmoins, le règlement (CE) n° 1224/2009 n’organise pas le suivi systématique des pertes d’engins de pêche et la mise en oeuvre des obligations de signalement demeure faible. La révision dudit règlement devrait donc prévoir des mesures complémentaires visant à renforcer la capacité de récupération d'engins perdus et la capacité de signalement et, en particulier, les données relatives aux engins de pêche perdus devraient être recueillies et enregistrées par les États membres et transmises chaque année à la Commission. En outre, le système de taxes indirectes envisagé au titre de la législation de l’Union relative aux installations de réception portuaires pour le dépôt des déchets des navires dissuade les navires de rejeter leurs déchets en mer et garantit un droit de dépôt. Ce système devrait cependant être complété par d’autres mesures financières incitant les pêcheurs à rapporter leurs engins de pêche et les déchets pêchés de manière passive à terre, de même que les engins de pêche perdus ou mis au rebut, afin d’éviter toute augmentation potentielle de la taxe indirecte sur les déchets. Le dépôt des déchets pêchés de manière passive ne devrait pas entraîner de coûts supplémentaires pour les pêcheurs. Étant donné que les composants en plastique des engins de pêche ont un fort potentiel de recyclage, les États membres devraient, conformément au principe du pollueur-payeur, élargir la responsabilité des producteurs d’engins de pêche contenant des matières plastiques afin de faciliter la collecte sélective des résidus d’engins de pêche et de financer une gestion saine de ces engins de pêche, en particulier le recyclage ainsi que les opérations de récupération des engins de pêche perdus, mis au rebut ou abandonnés. Ces systèmes devraient prévoir des contributions financières modulées pour les engins de pêche conçus pour le réemploi et le recyclage, conformément aux exigences de la directive 2008/98/CE, et devraient être complétés par un objectif de collecte des déchets d'engins de pêche. Outre ces initiatives, les États membres devraient mener des actions pour promouvoir la mise au point d'engins de pêche conçus dans des matériaux plus durables et plus respectueux de l'environnement.

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1 Règlement (CE) nº 1224/2009 du Conseil, directive 2000/59/CE et directive 2008/98/CE.

1 Règlement (CE) nº 1224/2009 du Conseil, directive 2000/59/CE et directive 2008/98/CE.

Amendement    16

Proposition de directive

Considérant 17 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(17 bis)  Si les pêcheurs eux-mêmes, ainsi que les producteurs artisanaux d'engins de pêche contenant du plastique, ne devraient pas être couverts par la responsabilité élargie des producteurs, il convient toutefois d'envisager de promouvoir l'utilisation d'engins de pêche de remplacement, fabriqués à partir de matériaux respectueux de l'environnement, ne contenant pas de plastique.

Amendement    17

Proposition de directive

Considérant 18

Texte proposé par la Commission

Amendement

(18)  Afin d’éviter les dépôts sauvages de déchets et d’autres formes inappropriées d’élimination de déchets marins contenant des matières plastiques, les consommateurs doivent être correctement informés des possibilités d’élimination des déchets les plus appropriées et/ou des possibilités d’élimination des déchets à éviter, des meilleures pratiques en matière d’élimination des déchets et des incidences sur l’environnement des mauvaises pratiques d’élimination, ainsi que de la teneur en matière plastique de certains produits en plastique à usage unique et des engins de pêche. Par conséquent, les États membres devraient être tenus de prendre des mesures de sensibilisation garantissant l'information des consommateurs. Les informations ne doivent contenir aucun contenu promotionnel encourageant l'utilisation de produits en plastique à usage unique. Les États membres devraient être en mesure de choisir les mesures les plus appropriées en fonction de la nature du produit ou de son utilisation. Les producteurs de produits en plastique à usage unique et d'engins de pêche contenant des matières plastiques devraient prendre en charge les coûts des mesures de sensibilisation au titre de l'obligation de responsabilité élargie des producteurs qui leur incombe.

(18)  Afin d’éviter les dépôts sauvages de déchets et d’autres formes inappropriées d’élimination de déchets marins contenant des matières plastiques, les consommateurs doivent être correctement informés des possibilités d’élimination des déchets les plus appropriées et/ou des possibilités d’élimination des déchets à éviter, des meilleures pratiques en matière d’élimination des déchets et des incidences sur l’environnement des mauvaises pratiques d’élimination, ainsi que de la teneur en matière plastique de certains produits en plastique à usage unique et des engins de pêche, et des solutions de remplacement déjà disponibles sur le marché. Par conséquent, les États membres devraient être tenus de prendre des mesures de sensibilisation garantissant l'information des consommateurs. Les informations ne doivent contenir aucun contenu promotionnel encourageant l'utilisation de produits en plastique à usage unique. Les États membres devraient être en mesure de choisir les mesures les plus appropriées en fonction de la nature du produit ou de son utilisation. Les producteurs de produits en plastique à usage unique et d'engins de pêche contenant des matières plastiques devraient prendre en charge les coûts des mesures de sensibilisation au titre de l'obligation de responsabilité élargie des producteurs qui leur incombe.

Amendement    18

Proposition de directive

Considérant 18 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(18 bis)  La Commission est tenue, conformément à la législation de l’Union, d’aider les États membres à élaborer des stratégies et des plans pour réduire les déchets provenant d’engins de pêche en milieu marin, notamment par l’intermédiaire des subventions du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP). Ces efforts peuvent se traduire par des campagnes et des programmes de sensibilisation sur l’incidence desdits déchets sur les écosystèmes marins, des recherches sur la viabilité d’engins de pêche biodégradables/compostables, des projets éducatifs pour les pêcheurs et des programmes publics spécifiques pour nettoyer le milieu marin du plastique et autres objets.

Amendement    19

Proposition de directive

Considérant 19

Texte proposé par la Commission

Amendement

(19)  La directive 2008/98/CE fixe des exigences minimales générales pour les régimes de responsabilité élargie des producteurs. Ces exigences devraient s'appliquer aux régimes de responsabilité élargie des producteurs établis par la présente directive. Toutefois, la présente directive établit des exigences supplémentaires en matière de responsabilité élargie des producteurs, par exemple l'obligation pour les producteurs de certains produits en plastique à usage unique de prendre en charge les coûts de nettoyage des déchets.

(19)  La directive 2008/98/CE fixe des exigences minimales générales pour les régimes de responsabilité élargie des producteurs. Ces exigences devraient s'appliquer aux régimes de responsabilité élargie des producteurs établis par la présente directive. Toutefois, la présente directive établit des exigences supplémentaires en matière de responsabilité élargie des producteurs, par exemple l'obligation pour les producteurs de certains produits en plastique à usage unique de prendre en charge les coûts de nettoyage des déchets. En ce qui concerne les engins de pêche, les États membres devraient adopter les mesures nécessaires pour garantir que les contributions financières versées par les producteurs d’engins de pêche contenant du plastique, dans le respect des obligations dérivant de la responsabilité des producteurs, soient modulées, en particulier en tenant compte du caractère durable, réparable, réutilisable et recyclable de ces engins de pêche mis sur le marché.

Amendement    20

Proposition de directive

Considérant 20 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(20 bis)  Il convient de considérer comme un élément clé de la stratégie de l'Union en matière de plastique la sensibilisation aux déchets produits par les plastiques à usage unique et les engins de pêche et aux lourdes conséquences pour l'environnement, car cela incitera les citoyens à agir pour contribuer à réduire les déchets plastiques. Les États membres devraient prendre des mesures pour sensibiliser la population à ce problème mais aussi aux aides financières disponibles pour y faire face, et faciliter l'échange de bonnes pratiques entre les différentes communautés et les différents réseaux.

Amendement    21

Proposition de directive

Considérant 22

Texte proposé par la Commission

Amendement

(22)  En application du paragraphe 22 de l’accord interinstitutionnel entre le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne «mieux légiférer» du 13 avril 20161, la Commission devrait procéder à une évaluation de la présente directive. Cette évaluation devrait être fondée sur l'expérience acquise et sur les données recueillies au cours de la mise en œuvre de la présente directive et sur les données recueillies en vertu de la directive 2008/56/CE ou de la directive 2008/98/CE. L'évaluation devrait servir de base à l'examen d'éventuelles mesures supplémentaires et à une étude visant à déterminer si, compte tenu de la surveillance des déchets marins dans l'Union, l'annexe énumérant les produits en plastique à usage unique doit être réexaminée. L'évaluation devrait également examiner si les progrès scientifiques et techniques réalisés entre-temps, y compris le développement de matériaux biodégradables et la définition de critères ou d’une norme relative à la biodégradabilité des plastiques en milieu marin, tels que prévus dans la stratégie européenne sur les matières plastiques, permettent l’établissement d’une norme relative à la biodégradation de certains produits en plastique à usage unique en milieu marin. Cette norme inclurait une norme pour tester si, à la suite de la décomposition physique et biologique en milieu marin, les plastiques se décomposent complètement en dioxyde de carbone (CO2), en biomasse et en eau dans un délai suffisamment court pour que les plastiques ne soient pas nocifs pour la vie marine et ne conduisent pas à une accumulation de plastiques dans l'environnement. Si tel était le cas, les produits en plastique à usage unique conformes à cette norme pourraient être exemptés de l'interdiction de mise sur le marché. Alors que la stratégie européenne sur les matières plastiques envisage déjà une action dans ce domaine, elle reconnaît également les difficultés que pose la définition d'un cadre réglementaire pour les plastiques ayant des propriétés biodégradables en raison des différentes conditions marines qui règnent à travers les mers.

(22)  En application du paragraphe 22 de l’accord interinstitutionnel entre le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne «mieux légiférer» du 13 avril 20161, la Commission devrait procéder à une évaluation de la présente directive. Cette évaluation devrait être fondée sur l'expérience acquise et sur les données recueillies au cours de la mise en œuvre de la présente directive et sur les données recueillies en vertu de la directive 2008/56/CE ou de la directive 2008/98/CE. L'évaluation devrait servir de base à l'examen d'éventuelles mesures supplémentaires et à une étude visant à déterminer si, compte tenu de la surveillance des déchets marins dans l'Union, l'annexe énumérant les produits en plastique à usage unique doit être réexaminée. L’évaluation devrait également examiner si les progrès scientifiques et techniques réalisés entre-temps, y compris le développement de matériaux biodégradables et la définition de critères ou d’une norme relative à la biodégradabilité des plastiques en milieu marin, tels que prévus dans la stratégie européenne sur les matières plastiques, permettent l’établissement d’une norme relative à la biodégradation de certains produits en plastique à usage unique ou des engins de pêche contenant du plastique en milieu marin. Cette norme inclurait une norme pour tester si, compte tenu des conditions de décomposition physique et biologique en milieu marin, les plastiques se décomposent complètement en dioxyde de carbone (CO2), en biomasse et en eau dans un délai suffisamment court pour que les plastiques ne soient pas nocifs pour la vie marine et ne conduisent pas à une accumulation de plastiques dans l'environnement. Si tel était le cas, les produits en plastique à usage unique conformes à cette norme pourraient être exemptés de l'interdiction de mise sur le marché. Alors que la stratégie européenne sur les matières plastiques envisage déjà une action dans ce domaine, elle reconnaît également les difficultés que pose la définition d'un cadre réglementaire pour les plastiques ayant des propriétés biodégradables en raison des différentes conditions marines qui règnent à travers les mers.

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1 JO L 123 du 12.5.2016, p. 1.

1 JO L 123 du 12.5.2016, p. 1.

Amendement    22

Proposition de directive

Considérant 25 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(25 bis)  Conformément à la législation de l’Union en matière de déchets, la Commission et les États membres sont tenus de soutenir des plans de collecte des déchets en milieu marin, si possible avec la participation des embarcations de pêche, et d’assurer que les installations portuaires soient adaptées à la réception et au traitement de ces déchets, en particulier au recyclage; les mêmes mesures incitatives prévues pour encourager les pêcheurs à rapporter à terre les engins de pêche devraient s'appliquer de la même manière pour encourager à rapporter les déchets qui ont été pêchés de manière passive ainsi que les déchets pêchés dans le cadre d'initiatives de pêche aux déchets; les exigences imposées aux installations portuaires devraient être proportionnées et ne pas imposer une charge administrative excessive aux petits ports dépourvus de personnel ou situés dans des régions éloignées, notamment ceux situés dans des îles éloignées.

Amendement    23

Proposition de directive

Article 1 – alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

La présente directive vise à prévenir et à réduire l’impact de certains produits en plastique sur l’environnement, en particulier le milieu aquatique, et sur la santé humaine ainsi qu’à promouvoir la transition vers une économie circulaire avec des modèles commerciaux, des produits et des matériaux innovants, contribuant ainsi au bon fonctionnement du marché intérieur.

La présente directive vise à ce que l’Union joue son rôle dans la résolution du problème mondial des déchets marins dus aux matières plastiques, en prévenant et en réduisant l’impact de certains produits en plastique sur l’environnement, en particulier le milieu aquatique, et sur la santé humaine ainsi qu’en favorisant la transition vers une économie circulaire avec des modèles commerciaux, des produits et des matériaux innovants, contribuant ainsi à un fonctionnement plus efficace et plus durable du marché intérieur.

Justification

L’objectif de la proposition devrait être plus visible: l’Union européenne a une part relativement modeste dans la production de déchets marins dans le monde, car elle consomme environ 16 % des matières plastiques à usage unique au niveau mondial. Toutefois, elle peut jouer un rôle important en trouvant la solution et en créant un cercle vertueux en donnant l’exemple.

Amendement    24

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

(3)  «engin de pêche»: tout élément ou toute pièce d’équipement qui est utilisé(e) dans le cadre de la pêche et l’aquaculture pour cibler ou capturer des ressources biologiques marines, ou qui flotte à la surface de la mer et est déployé(e) dans le but d’attirer et de capturer de telles ressources biologiques marines;

(3)  «engin de pêche»: tout élément ou toute pièce d’équipement qui est utilisé(e) dans le cadre de la pêche et l’aquaculture pour cibler, capturer ou garder pour l’élevage des ressources biologiques marines, ou qui flotte à la surface de la mer et est déployé(e) dans le but d’attirer, de capturer ou de garder de telles ressources biologiques marines;

Amendement    25

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

(4)  «déchet d'engin de pêche»: tout engin de pêche répondant à la définition de «déchet» qui figure dans la directive 2008/98/CE, y compris tous les composants, les substances ou les matériaux qui faisaient partie de l'engin de pêche ou qui y étaient attachés lors de sa mise au rebut;

(4)  «déchet d'engin de pêche»: tout engin de pêche répondant à la définition de «déchet» qui figure dans la directive 2008/98/CE, y compris tous les composants, les substances ou les matériaux qui faisaient partie de l'engin de pêche ou qui y étaient attachés lors de sa mise au rebut ou de sa perte;

Amendement    26

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 4 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(4 bis)  «déchets pêchés de manière passive», les déchets qui sont recueillis dans les filets au cours des opérations de pêche;

Amendement    27

Proposition de directive

Article 3 – alinéa 1 – point 10

Texte proposé par la Commission

Amendement

(10)  «producteur»: toute personne physique ou morale qui, quelle que soit la technique de vente utilisée, y compris les contrats à distance au sens de la directive 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 201150, place sur le marché des produits en plastique à usage unique et des engins de pêche contenant des matières plastiques, à l'exception des personnes qui exercent des activités de pêche au sens de l’article 4, paragraphe 28, du règlement (CE) nº 1380/2013 du Parlement européen et du Conseil51;

(10)  «producteur»: toute personne physique ou morale qui, quelle que soit la technique de vente utilisée, y compris les contrats à distance au sens de la directive 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 201150, place sur le marché des produits en plastique à usage unique et des engins de pêche contenant des matières plastiques, à l'exception des personnes qui exercent des activités de pêche ou d’aquaculture au sens de l’article 4, paragraphes 25 et 28, du règlement (CE) nº 1380/2013 du Parlement européen et du Conseil51;

_________________

_________________

50 Directive 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs, modifiant la directive 93/13/CEE du Conseil et la directive 1999/44/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 85/577/CEE du Conseil et la directive 97/7/CE du Parlement européen et du Conseil (JO L 304 du 22.11.2011, p. 64-88).

50 Directive 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs, modifiant la directive 93/13/CEE du Conseil et la directive 1999/44/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 85/577/CEE du Conseil et la directive 97/7/CE du Parlement européen et du Conseil (JO L 304 du 22.11.2011, p. 64-88).

51 Règlement (UE) nº 1380/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 relatif à la politique commune de la pêche, modifiant les règlements (CE) nº 1954/2003 et (CE) nº 1224/2009 du Conseil et abrogeant les règlements (CE) nº 2371/2002 et (CE) nº 639/2004 du Conseil et la décision 2004/585/CE du Conseil (JO L 354 du 28.12.2013, p. 22).

51 Règlement (UE) nº 1380/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 relatif à la politique commune de la pêche, modifiant les règlements (CE) nº 1954/2003 et (CE) nº 1224/2009 du Conseil et abrogeant les règlements (CE) nº 2371/2002 et (CE) nº 639/2004 du Conseil et la décision 2004/585/CE du Conseil (JO L 354 du 28.12.2013, p. 22).

Amendement    28

Proposition de directive

Article 7

Texte proposé par la Commission

Amendement

1.  Les États membres veillent à ce que chaque produit en plastique à usage unique énuméré dans la partie D de l’annexe mis sur le marché porte un marquage visible, nettement lisible et indélébile informant les consommateurs d'un ou de plusieurs des éléments suivants:

1.  Les États membres veillent à ce que chaque produit en plastique à usage unique énuméré dans la partie D de l’annexe et que chaque engin de pêche contenant du plastique mis sur le marché porte un marquage visible, nettement lisible et indélébile informant les consommateurs des éléments suivants:

(a)  les solutions appropriées d'élimination des déchets pour le produit ou les moyens d'élimination des déchets à éviter pour ce produit,

(a)  les solutions appropriées d'élimination des déchets pour le produit ou les moyens d'élimination des déchets à éviter pour ce produit,

(b)  les effets néfastes sur l'environnement des dépôts sauvages de déchets ou de tout autre mode inapproprié d'élimination des déchets, ou

(b)  les effets néfastes sur l'environnement des dépôts sauvages de déchets ou de tout autre mode inapproprié d'élimination des déchets, etc.

(c)  la présence de matières plastiques dans le produit.

(c)  la présence de matières plastiques dans le produit et, le cas échéant, la disponibilité de produits alternatifs dont les caractéristiques de fonctionnement sont similaires.

2.  La Commission adopte au plus tard le... [12 mois avant la date limite de transposition de la présente Directive] un acte d'exécution établissant les spécifications relatives au marquage visé au paragraphe 1. Cet acte d’exécution est adopté conformément à la procédure d’examen visée à l’article 16, paragraphe 2.

2.  La Commission adopte au plus tard le... [12 mois avant la date limite de transposition de la présente Directive] un acte d'exécution établissant les spécifications relatives au marquage visé au paragraphe 1. Cet acte d’exécution est adopté conformément à la procédure d’examen visée à l’article 16, paragraphe 2.

 

3.  Sans préjudice du paragraphe 1, les obligations de marquage adoptées en vertu du règlement (CE) n° 1224/2009 s’appliquent également aux engins de pêche.

Amendement    29

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

3.  Les États membres veillent à ce que des systèmes de responsabilité élargie du producteur soient établis pour les engins de pêche contenant du plastique qui sont mis sur le marché de l'Union, conformément aux dispositions relatives à la responsabilité élargie des producteurs prévues par la directive 2008/98/CE.

3.  Les États membres veillent à ce que des systèmes de responsabilité élargie du producteur soient établis pour les engins de pêche contenant du plastique qui sont mis sur le marché de l'Union, conformément aux dispositions relatives à la responsabilité élargie des producteurs prévues par la directive 2008/98/CE. Les États membres veillent à ce que ces régimes de responsabilité élargie des producteurs atteignent un niveau de collecte et de recyclage plus élevé pour les engins de pêche. À cette fin, les États membres exigent des régimes de responsabilité élargie, notamment:

 

(a)  qu’ils comprennent des programmes de surveillance, de suivi et de notification;

 

(b)  qu’ils couvrent les opérations de récupération.

Amendement    30

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 3 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

3 bis.  Les États membres peuvent également mettre en place des systèmes de consignes pour encourager le retour des engins de pêche anciens, abandonnés ou instables, modulés afin de tenir compte du risque de perte accidentelle de l’engin de pêche ou de ses parties.

Amendement    31

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 3 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

3 ter.  Les États membres adoptent les mesures nécessaires pour garantir que les contributions financières versées par les producteurs d’engins de pêche contenant du plastique, dans le respect des obligations dérivant de la responsabilité des producteurs, soient modulées, en particulier en tenant compte du caractère durable, réparable, réutilisable et recyclable des engins de pêche que les producteurs mettent sur le marché.

Amendement    32

Proposition de directive

Article 8 – paragraphe 3 quater (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

3 quater.  Les États membres appliquent également des incitations financières complémentaires pour encourager les pêcheurs à rapporter à terre leurs déchets d'engins de pêche, ainsi que tout autre déchet plastique collecté en mer. Les États membres suppriment, dans la mesure du possible, toute charge et tout obstacle inutile de nature juridique, financière et administrative s’opposant à la collecte et au débarquement par les pêcheurs de déchets d'engins de pêche et de déchets plastiques.

Amendement    33

Proposition de directive

Article 9 – alinéa 1 – point b bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(b bis)  promouvoir la mise en place d'un programme public spécifique visant à débarrasser les fonds marins des déchets plastiques et autres objets;

Amendement    34

Proposition de directive

Article 9 – alinéa 1 – point b ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(b ter)  mettre en place un système de signalement numérique obligatoire dans toute l'Union pour permettre aux navires de pêche de signaler toute perte d'engins en mer, afin d'étayer les actions de récupération.

Amendement    35

Proposition de directive

Article 9 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Article 9 bis

 

Mécanismes incitatifs

 

1.  Les États membres incluent dans les programmes opérationnels financés par le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) un soutien financier à l'élaboration d'un plan d'action, en coopération avec les organisations de producteurs, les associations d'armateurs, les organismes publics, les organisations de défense de l'environnement et tous les acteurs concernés du secteur. Seront incluses ainsi des mesures d'appui à la récupération de déchets et d'engins en mer, ainsi qu'à l'amélioration des infrastructures de traitement des déchets et des processus de gestion à bord des navires et dans les ports.

 

2.  Les États membres mettent en place, dans les ports, un système de dépôt, de récupération et de retour des filets de pêche qui est inclus dans le plan d'action élaboré au titre du paragraphe 1.

 

3.  Les États membres mettent en place, dans les ports, un système de contrôle et d'enregistrement des filets qui est inclus dans le plan d'action élaboré au titre du paragraphe 1.

 

4.  Les États membres prévoient un appui à la R&D visant à mettre au point des filets à meilleur traçabilité et moins polluants, appui qui prend la forme de mécanismes incitatifs destinés aux entreprises fabriquant des engins de pêche. Cela couvre notamment les investissements dans la mise au point de nouveaux matériaux plus respectueux de l'environnement.

Justification

Comme rappelé au considérant 16, il est nécessaire de mettre en place des mécanismes incitatifs pour que les différents acteurs adhèrent à une culture de protection du milieu marin, dans le but de réduire progressivement la quantité de déchets marins et de parvenir à éliminer la perte de filets en mer.

Amendement    36

Proposition de directive

Article 9 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Article 9 ter

 

Déchets pêchés de manière passive

 

1.  Les États membres adoptent des plans nationaux proportionnés afin de garantir que tous les ports où peuvent accoster des navires de pêche, excepté les petits ports dépourvus de personnel ou situés dans des régions éloignées, surtout les ports des îles éloignées, soient en mesure d’assurer la collecte et le traitement ultérieur des déchets pêchés de manière passive au cours des activités habituelles de pêche, afin d’encourager la collecte sélective, la réutilisation et le recyclage de ces déchets.

 

2.  Ces plans sont conformes aux lignes directrices énoncées dans la recommandation OSPAR 2016/01 relative à la réduction des déchets maritimes par la mise en œuvre d’initiatives de pêche aux déchets.

 

3.  Outre les ressources mises à leur disposition par le FEAMP, les États membres peuvent établir et alimenter un fonds national pour soutenir la collecte des déchets pêchés de manière passive par les navires de pêche. Ce fonds peut être utilisé pour assurer le fonctionnement des initiatives de pêche aux déchets, y compris la mise à disposition d’installations de stockage des déchets à bord, la surveillance des déchets pêchés de manière passive, la formation, la promotion de la participation volontaire à l’initiative, les coûts du traitement des déchets et la prise en charge des coûts du personnel nécessaire au fonctionnement de ces régimes.

Amendement    37

Proposition de directive

Article 10 – alinéa 1 – partie introductive

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les États membres prennent des mesures pour donner aux consommateurs de produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie G de l’annexe et d'engins de pêche contenant des matières plastiques les informations suivantes:

Les États membres prennent des mesures pour donner à tous les acteurs concernés, notamment au secteur de la pêche, aux communautés de pêcheurs et aux consommateurs de produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie G de l’annexe et d'engins de pêche contenant des matières plastiques les informations suivantes:

Amendement    38

Proposition de directive

Article 10 – alinéa 1 – point a

Texte proposé par la Commission

Amendement

(a)  les systèmes de réutilisation disponibles et les options de gestion des déchets pour les produits et les engins de pêche contenant des matières plastiques, ainsi que les meilleures pratiques de gestion rationnelle des déchets appliquées conformément à l’article 13 de la directive 2008/98/CE;

(a)  l'existence de produits de remplacement réutilisables, de systèmes de réutilisation et d'options de gestion des déchets pour les produits et les engins de pêche contenant des matières plastiques, ainsi que les meilleures pratiques de gestion rationnelle des déchets appliquées conformément à l’article 13 de la directive 2008/98/CE;

Amendement    39

Proposition de directive

Article 10 – alinéa 1 – point b bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(b bis)  les programmes de sensibilisation aux incidences des déchets plastiques et microplastiques sur le milieu marin et aux manières d'éviter que ces déchets se retrouvent dans la mer.

Amendement    40

Proposition de directive

Article 10 – alinéa 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

Les États membres veillent à ce que tous les acteurs concernés, notamment ceux du secteur de la pêche, bénéficient d'orientations qui leur permettent de prendre les mesures nécessaires pour réduire les déchets issus d'engins de pêche contenant du plastique.

Amendement    41

Proposition de directive

Article 13 – titre

Texte proposé par la Commission

Amendement

Informations concernant le suivi de la mise en œuvre

Informations concernant le suivi de la mise en œuvre et les obligations en matière de communication

Amendement    42

Proposition de directive

Article 13 – paragraphe 1 – alinéa 1 – point a bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(a bis)  des estimations des quantités de déchets marins provenant de produits relevant de la présente directive afin de surveiller les effets des mesures prises;

Amendement    43

Proposition de directive

Article 13 – paragraphe 3 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

3 bis.  Les États membres communiquent à la Commission, pour chaque année civile, les données relatives aux engins de pêche contenant du plastique mis sur le marché et aux déchets d’engins de pêche collectés et traités. Les données sont communiquées dans le format établi par la Commission conformément au paragraphe 4.

 

La première période de référence commence lors de la première année civile complète qui suit l’adoption de l’acte d’exécution établissant le format de communication, conformément aux dispositions du paragraphe 4.

Amendement    44

Proposition de directive

Article 13 – paragraphe 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

4.  La Commission peut adopter des actes d’exécution établissant le format des ensembles de données, des informations et des données visées au paragraphe 1. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 16, paragraphe 2.

4.  La Commission adopte des actes d’exécution établissant le format des ensembles de données, des informations et des données visés aux paragraphes 1 et 3 bis. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 16, paragraphe 2.

Amendement    45

Proposition de directive

Article 15 – paragraphe 3 – point b bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(b bis)  une amélioration suffisante du niveau de recyclage des engins de pêche s'est produite et si l'introduction d'objectifs quantitatifs s'avère nécessaire pour garantir des progrès satisfaisants à l'avenir;

Amendement    46

Proposition de directive

Article 15 – paragraphe 3 – point b ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

 

(b ter)  des objectifs quantitatifs contraignants peuvent être définis au niveau de l’Union pour le recyclage des engins de pêche contenant du plastique;

Amendement    47

Proposition de directive

Article 15 – paragraphe 3 – point c

Texte proposé par la Commission

Amendement

(c)  des progrès scientifiques et techniques suffisants ont été réalisés et des critères ou une norme de biodégradabilité dans le milieu marin applicables aux produits en plastique à usage unique entrant dans le champ d’application de la présente directive et leurs substituts à usage unique ont été élaborés afin de déterminer quels produits n’ont plus besoin d’être soumis aux restrictions de mise sur le marché, le cas échéant.

(c)  des progrès scientifiques et techniques suffisants ont été réalisés et des critères ou une norme de biodégradabilité dans le milieu marin applicables aux produits en plastique à usage unique ou aux engins de pêche contenant du plastique entrant dans le champ d’application de la présente directive et leurs substituts ont été élaborés afin de déterminer quels produits n’ont plus besoin d’être soumis aux restrictions de mise sur le marché, le cas échéant.

PROCÉDURE DE LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Titre

Réduction de l’incidence sur l’environnement de certains produits en plas