Procédure : 2019/2028(BUD)
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Cycle relatif au document : A9-0017/2019

Textes déposés :

A9-0017/2019

Débats :

PV 22/10/2019 - 14
CRE 22/10/2019 - 14

Votes :

PV 23/10/2019 - 11.2
Explications de votes

Textes adoptés :

P9_TA(2019)0038

<Date>{15/10/2019}15.10.2019</Date>
<NoDocSe>A9‑0017/2019</NoDocSe> (<RefVer>Partie 1</RefVer>)
PDF 476kWORD 221k

<TitreType>RAPPORT</TitreType>

<Titre>relatif à la position du Conseil sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020</Titre>

<DocRef>(11734/2019 – C9-0119/2019 – 2019/2028(BUD))</DocRef>

Partie 1: Proposition de résolution


<Commission>{BUDG}Commission des budgets</Commission>

Rapporteures:  <Depute>Monika Hohlmeier (section III – Commission)</Depute>

 <Depute>Eider Gardiazabal Rubial (autres sections)</Depute>

PROPOSITION DE RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN
 AVIS de la commission des affaires étrangères
 AVIS de la commission du développement
 AVIS de la commission du contrôle budgétaire
 AVIS de la commission des affaires économiques et monétaires
 AVIS de la commission de l’emploi et des affaires sociales
 AVIS de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
 AVIS de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie
 AVIS DE LA COMMISSION DU MARCHÉ INTÉRIEUR ET DE LA PROTECTION DES CONSOMMATEURSDE LA COMMISSION DU MARCHÉ INTÉRIEUR ET DE LA PROTECTION DES CONSOMMATEURS
 AVIS de la commission des transports et du tourisme
 AVIS de la commission du développement régional
 AVIS de la commission de l’agriculture et du développement rural
 AVIS de la commission de la pêche
 AVIS de la commission de la culture et de l’éducation
 AVIS de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures
 AVIS de la commission des affaires constitutionnelles
 AVIS de la commission des droits de la femme et de l’égalité des genres
 LETTRE de la commission du commerce international
 INFORMATIONS SUR L’ADOPTION PAR LA COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND
 VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND

PROPOSITION DE RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN

relative à la position du Conseil sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020

(11734/2019 – C9-0119/2019 – 2019/2028(BUD))

Le Parlement européen,

 vu l’article 314 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,

 vu l’article 106 bis du traité instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique,

 vu la décision 2014/335/UE, Euratom du Conseil du 26 mai 2014 relative au système des ressources propres de l’Union européenne[1],

 vu le règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil du 18 juillet 2018 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union, modifiant les règlements (UE) n° 1296/2013, (UE) n° 1301/2013, (UE) n° 1303/2013, (UE) n° 1304/2013, (UE) n° 1309/2013, (UE) n° 1316/2013, (UE) n° 223/2014, (UE) n° 283/2014 et la décision n° 541/2014/UE, et abrogeant le règlement (UE, Euratom) n° 966/2012)[2],

 vu le règlement (UE, Euratom) nº 1311/2013 du Conseil du 2 décembre 2013 fixant le cadre financier pluriannuel pour la période 2014-2020[3] (ci-après dénommé «règlement CFP»),

 vu l’accord interinstitutionnel du 2 décembre 2013 entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission sur la discipline budgétaire, la coopération en matière budgétaire et la bonne gestion financière[4],

 vu sa résolution du 14 mars 2019 sur les orientations générales pour la préparation du budget 2020, Section III – Commission[5],

 vu sa résolution du 28 mars 2019 sur l’état prévisionnel des recettes et des dépenses du Parlement européen pour l’exercice 2020[6],

 vu le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020, adopté par la Commission le 5 juillet 2019 (COM(2019)0400) (ci-après le «projet de budget»),

 vu la position sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020, adoptée par le Conseil le 3 septembre 2019 et transmise au Parlement européen le 13 septembre 2019 (11734/2019 – C9-0119/2019),

 vu l’article 2, paragraphe 1, point c), de l’accord de Paris, ratifié par l’Union européenne le 5 octobre 2016,

 vu l’analyse panoramique de la Cour des comptes européenne intitulée «L'action de l’UE dans le domaine de l’énergie et du changement climatique» (2017),

 vu la communication de la Commission intitulée «Une planète propre pour tous – Une vision européenne stratégique à long terme pour une économie prospère, moderne, compétitive et neutre pour le climat» (COM(2018)0773),

 vu l’article 94 de son règlement intérieur,

 vu les avis des autres commissions concernées,

 vu le rapport de la commission des budgets (A9-0017/2019),

Section III

Vue d’ensemble

1. rappelle que, dans sa résolution du 14 mars 2019 sur les orientations générales pour la préparation du budget pour 2020, le Parlement a défini des priorités politiques claires pour ledit budget afin qu’il constitue une passerelle vers l’Europe de demain et apporte une valeur ajoutée européenne; réaffirme son ferme engagement en faveur de ces priorités et définit la position exposée ci-après afin de garantir un niveau de financement suffisant pour les respecter;

2. réaffirme que le budget pour 2020 devrait ouvrir la voie au cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027 et constituer un solide point de départ pour le déploiement de la nouvelle génération de programmes et de politiques de l’Union; rappelle en outre que 2020 sera la dernière année du CFP actuel et, par conséquent, la dernière occasion pour l’Union de tenir les engagements politiques qu’elle s’est fixés pour cette période, notamment pour atteindre l’objectif de l’Union en matière de climat, concrétiser les objectifs de développement durable des Nations unies (ODD) et réaliser le socle européen des droits sociaux; souligne, dans ce contexte, que le budget de l’Union doit évaluer et intégrer l’impact global des politiques de l’Union en matière d’égalité entre les femmes et les hommes (intégration de cette dimension dans le budget) et, dès lors, encourager la prise en compte de l’égalité entre les femmes et les hommes et de l’égalité des chances;

3. prend acte de la position du Conseil sur le projet de budget, qui a réduit les crédits d’engagement de 1,51 milliard d’EUR par rapport à la proposition de la Commission; estime que les réductions opérées par le Conseil sont en contradiction flagrante avec les priorités de l’Union, qu’elles ne sont pas justifiées par la capacité d’absorption et qu’elles annulent toutes les augmentations demandées et obtenues par le Parlement au cours des exercices budgétaires précédents; décide donc, par principe, de rétablir, pour toutes les lignes dont les crédits ont été revus à la baisse par le Conseil, le niveau des crédits figurant dans le projet de budget, tant pour les dépenses opérationnelles que pour les dépenses administratives, et de prendre comme point de départ le projet de budget pour faire valoir sa position;

4. est fermement convaincu qu’il est impératif de s’attaquer au changement climatique et de protéger l’environnement d’une façon qui encourage l’emploi, crée de nouveaux emplois, renforce la compétitivité, encourage le développement durable et garantit la prospérité sociale; souligne le rôle essentiel des technologies nouvelles et émergentes dans la réalisation de cet objectif; souligne que l’Union doit montrer l’exemple en inspirant d'autres pays du monde à investir davantage dans les dépenses liées au climat; se félicite des appels énergiques lancés par les dirigeants de l’Union lors du récent sommet des Nations unies sur le changement climatique ainsi que des engagements pris dernièrement par plusieurs États membres afin d’accroître leurs dépenses dans des domaines tels que l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et les infrastructures durables de transport et d’énergie; estime que ces déclarations doivent être suivies d'actions concrètes des États membres, y compris lors de leurs délibérations au sein du Conseil;

5.  rappelle les obligations de l’Union au titre de l’accord de Paris et l'engagement de l’Union à consacrer 20 % de ses dépenses à des actions liées au climat au cours de la période 2014-2020; relève que 21,0 % des crédits d'engagement proposés dans le projet de budget pour 2020 sont liés au climat et qu’au moins 3,5 milliards d’EUR supplémentaires devraient être affectés à des dépenses liées au climat pour pouvoir atteindre l’objectif de 20 %; déplore que, dans le CFP actuel, le budget de l’Union ne dispose que de moyens limités pour s’attaquer à lui seul aux défis climatiques et souligne que, dans ce domaine, les besoins d’investissement sont bien plus élevés et que la Commission les situe entre 175 et 290 milliards d’EUR par an;

6.  souligne que le budget pour 2020 devrait préparer l’Union à un objectif encore plus ambitieux de prise en compte du climat et de la biodiversité dans le cadre du CFP 2021-2027 afin de répondre aux attentes des citoyens européens; demande une méthode plus transparente, plus stricte et plus globale, définie conformément aux méthodes fixées à l’échelon international, ainsi que des indicateurs de performance réformés pour la définition et le suivi des dépenses liées au climat et à la biodiversité; espère une proposition concrète sur le pacte vert pour l’Europe, conformément aux orientations politiques exposées par la présidente élue de la prochaine Commission; rappelle, dans ce contexte, sa volonté ferme de réformer le système des ressources propres de l’Union, et notamment d’introduire un panier de ressources propres nouvelles mieux alignées sur les grandes priorités stratégiques de l’Union, dont la lutte contre le changement climatique;

7. propose par conséquent un budget pour 2020 qui réponde largement aux enjeux environnementaux et au changement climatique et qui compense autant que possible le retard accumulé dans la réalisation de l’objectif de 20 % de dépenses de l’Union liées au climat pour la période 2014-2020; propose de renforcer substantiellement, à savoir de plus de 2 milliards d’EUR par rapport au projet de budget, les lignes budgétaires de plusieurs rubriques – en particulier la sous-rubrique 1a –, lesquelles contribuent de manière importante à la réalisation de l’objectif de dépenses liées au climat; oriente précisément ces renforcements budgétaires vers les lignes qui ont un excellent taux d’exécution et la capacité opérationnelle d’absorber les crédits supplémentaires en 2020;

8. souligne que les jeunes demeurent une priorité absolue pour le budget de l’Union; rappelle, même s’il est incontestable que les taux de chômage des jeunes ont tendance à baisser dans l’Union, que l’absence de perspectives pour les jeunes constitue une véritable urgence sociale dans certaines parties de l’Union, avec de fortes disparités entre les États membres et les régions; décide par conséquent de renforcer l’initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ) au-delà du montant proposé par la Commission, afin également d’assurer une transition sans heurts vers le Fonds social européen Plus (FSE+) dans le prochain CFP;

9. renforce les ressources financières pour répondre aux futures demandes suscitées par Erasmus+, principal programme pour l’éducation et la formation, dont l’enseignement et la formation professionnels, la jeunesse et le sport en Europe; souligne qu’Erasmus+ est un grand programme phare de l’Union qui est largement connu des citoyens et qui a donné des résultats tangibles comportant une valeur ajoutée européenne incontestable; rappelle son engagement de tripler les crédits affectés à ce programme dans le CFP 2021-2027; souligne qu’il faut poursuivre et renforcer encore l'action préparatoire DiscoverEU en vue de son intégration programmée dans le programme Erasmus+ 2021-2027; demande qu’une attention particulière soit accordée aux actions de mobilité pour l’éducation des adultes, et notamment la population âgée, dans le programme Erasmus+

10. propose d’autres renforcements budgétaires axés sur d’autres lignes budgétaires liées aux priorités du Parlement, dans des domaines tels que les PME, la transition numérique, l’intelligence artificielle, la recherche sur le cancer, la coopération en matière de sécurité et de justice, les douanes, les migrations et la politique extérieure, dont l'aide humanitaire et l’aide au développement;

11. approuve globalement les états prévisionnels de la Commission portant sur les besoins budgétaires des agences décentralisées; estime, par conséquent, que toute réduction proposée par le Conseil compromettrait le bon fonctionnement des agences et ne leur permettrait pas de s’acquitter de leurs tâches; propose d’augmenter les crédits des agences qui seront chargées de missions supplémentaires ou qui font face à une augmentation de la charge de travail en raison de nouveaux enjeux;

12. conclut que, pour un financement suffisant des priorités urgentes précitées, et compte tenu des marges très étroites, voire inexistantes, de certaines rubriques en 2020, il y a lieu de mobiliser la totalité de l’instrument de flexibilité et de la marge globale pour les engagements ainsi que de mobiliser la marge pour imprévus et de veiller à ce qu’une partie de celle-ci reste disponible pour financer des imprévus susceptibles d’intervenir au cours du prochain exercice; rappelle par ailleurs que les flexibilités prévues dans le règlement CFP deviendront caduques à la fin de cette période;

13.  souligne qu’il faut réutiliser pleinement les dégagements pour la recherche visés à l’article 15, paragraphe 3, du règlement financier; déplore vivement le fait que le Conseil ait à nouveau rejeté l’application de cette disposition législative, que la Commission avait proposé d'activer partiellement dans le projet de budget; fait part de son intention d’insister sur sa position, qui reflète à la fois la lettre et l’esprit du règlement financier; compte résoudre cette question lors de la conciliation budgétaire de cette année; propose de réutiliser pleinement ces dégagements afin de renforcer les quatre lignes budgétaires du programme Horizon 2020 comptant le niveau le plus élevé d'activités de recherche liées au climat;

14. fixe le niveau global des crédits du budget pour 2020 (toutes sections) à 170 971 519 973 EUR en crédits d’engagement, soit une augmentation de 2 699 813 994 EUR par rapport au projet de budget; décide en outre de mettre à disposition un montant de 280 700 000 EUR en crédits d’engagement à la suite des dégagements effectués au titre de l’article 15, paragraphe 3, du règlement financier; fixe le niveau global des crédits du budget pour 2020 (toutes sections) à 159 146 168 195 EUR en crédits de paiement;

Sous-rubrique 1a – Compétitivité pour la croissance et l’emploi

15. souligne que le programme Horizon 2020 apporte une très forte valeur ajoutée européenne et contribue de manière essentielle au développement de la technologie verte et de l’innovation respectueuse du climat et de l’environnement, qui jettera les bases d’un avenir décarboné et qui soutiendra la transition vers une économie plus circulaire; souligne en outre l’importance du programme pour d’autres domaines importants de la recherche européenne, tels que la transition numérique, l’intelligence artificielle et la recherche sur le cancer; augmente donc de manière significative – 737,8 millions d’EUR en crédits d’engagement – les crédits alloués à Horizon 2020 par rapport au montant inscrit dans le projet de budget; en outre, conformément à l’article 15, paragraphe 3, du règlement financier, affecte aux lignes budgétaires d’Horizon 2020 les plus utiles pour les projets de recherche liés au climat la totalité du montant de 280,7 millions d’EUR de crédits d’engagement dégagés en 2018 à la suite de la non-exécution de projets de recherche, et invite la Commission à accorder une attention particulière à une répartition géographique équitable de ces crédits;

16. se dit convaincu que la lutte contre le cancer doit être une priorité absolue de l’Union et que des efforts importants doivent être faits en ce sens; souligne que la recherche sur le cancer constitue un pilier important de cette action; adopte dès lors une hausse des moyens financiers destinés à la recherche sur le cancer au titre des lignes budgétaires concernées d’Horizon 2020 qui ont par ailleurs affiché un taux d'exécution budgétaire très élevé; souligne qu’il faut que la recherche s'intensifie sans tarder dans ce domaine, compte tenu également des investissements plus importants qui devraient avoir lieu dans le prochain CFP;

17. rappelle que la place de leader de l’Europe dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) dépend des moyens affectés au développement et à la mise à l’essai de nouvelles technologies TIC ainsi que de l’aide accordée aux jeunes entreprises et aux entreprises technologiques pour accroître leurs capacités commerciales; rappelle, à cet égard, qu’il faut affecter des crédits supplémentaires aux établissements de recherche européens et aux PME européennes afin de développer et de faire progresser des technologies telles que les moteurs de recherche, les services de traduction et d'autres technologies de pointe similaires;

18. souligne le rôle fondamental du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) pour favoriser le développement stratégique d’un réseau transeuropéen qui soit hautement performant, durable et interconnecté dans toutes les domaines des infrastructures de transport, en particulier le réseau ferroviaire et les trains de nuit, ainsi que de l’énergie et des TIC, et qui contribue notablement à la transition vers une société respectueuse du climat; propose dès lors d’augmenter le financement du MIE-transports et du MIE-énergie d’un montant total de 545 millions d’EUR en crédits d’engagement par rapport au montant inscrit dans le projet de budget;

19. juge également nécessaire de renforcer d’autres priorités importantes de la sous-rubrique à l’examen; attire l’attention, à cet égard, sur les PME, qui sont une composante essentielle de l’économie de l’Union et jouent un rôle crucial dans la réalisation d’investissements d’excellente qualité et la création d’emplois dans tous les États membres; adopte, dans ce contexte, une hausse des crédits du programme COSME afin de stimuler encore la capacité du programme à promouvoir l'entrepreneuriat, notamment chez les femmes, et à améliorer la compétitivité et l'accès des entreprises de l'Union aux marchés, et demande qu’une attention particulière soit accordée à la transformation numérique des PME; rappelle que l’enveloppe proposée dans le projet de budget pour le programme COSME était inférieure à ce que prévoyait la programmation financière et adopte une hausse de 50 millions d’EUR en crédits d’engagement par rapport au projet de budget;

20. souligne que le programme Erasmus+ reste très apprécié et très prisé, que le nombre de candidatures dépasse largement les crédits disponibles et qu’il contribue à promouvoir un fort sentiment d’identité européenne commune; adopte par conséquent une hausse de 123,4 millions d’EUR en crédits d’engagement par rapport au projet de budget afin de faire remonter les faibles taux d'admission et de permettre à davantage de personnes de bénéficier de ce programme;

21.  propose une augmentation ciblée du niveau des crédits de l’Autorité européenne du travail (AET), de l’Agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne, de l’Agence de l'Union européenne pour les chemins de fer et de l’Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) ainsi que du niveau des crédits et du personnel de l’Agence du GNSS européen, de l’Organe des régulateurs européens des communications électroniques (ORECE) et de l’Agence de coopération des régulateurs de l'énergie (ACER);

22. augmente donc les crédits d’engagement de la sous-rubrique 1a de 1 503 766 221 EUR par rapport au projet de budget (hors projets pilotes et actions préparatoires), augmentation financée par la marge disponible et le recours aux instruments spéciaux; affecte également un montant de 280 700 000 EUR en crédits d’engagement à cette sous-rubrique à la suite des dégagements effectués au titre de l’article 15, paragraphe 3, du règlement financier;

Sous-rubrique 1b – Cohésion économique, sociale et territoriale

23. rappelle que la croissance durable et des investissements bien ciblés sont indispensables à la création d’emplois de qualité et à l’accroissement de la prospérité pour tous, et qu’il est donc nécessaire que les fonds structurels et les investissements soient utilisés à meilleur escient en vue de promouvoir la croissance inclusive, de réduire les inégalités et d’accélérer la convergence sociale ascendante;

24. déplore que le taux de chômage des jeunes, estimé à 14,2 % en avril 2019, reste inacceptable et demeure particulièrement grave dans certains États membres et régions de l’Union; estime important de renforcer l’employabilité des jeunes et leur capacité d’entreprendre tout en luttant contre les inégalités; est convaincu que la lutte contre le chômage passe par des efforts financiers importants; est déterminé à garantir des crédits supplémentaires pour le programme de l’IEJ au cours de la dernière année du CFP actuel; insiste sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de ce programme et d’en améliorer encore l’efficacité de sorte qu’il apporte une plus grande valeur ajoutée européenne aux politiques nationales de l’emploi; propose dès lors, pour l’IEJ, une augmentation de 363,3 millions d’EUR en crédits d’engagement par rapport au projet de budget;

25. augmente le financement de l’assistance technique afin de remédier à la complexité des procédures de gestion des projets, depuis la préparation des demandes jusqu’à la gestion financière et au suivi des incidences, qui fait obstacle, dans une très large mesure, à une meilleure absorption des «Fonds structurels»;

26. augmente les crédits d’engagement de la sous-rubrique 1b de 373 278 264 EUR par rapport au projet de budget (hors projets pilotes et actions préparatoires), augmentation financée par le recours aux instruments spéciaux;

Rubrique 2 – Croissance durable: ressources naturelles

27. relève avec inquiétude que 8,3 % seulement du total des engagements sont destinés à inverser le processus d’appauvrissement de la biodiversité, ce qui constitue le niveau le plus bas depuis 2015, et ce malgré l’existence d’un phénomène sans précédent d’extinction des espèces, dont le rythme ne cesse d’accélérer; demande que des ressources supplémentaires suffisantes soient affectées à la protection cohérente et à long terme de la biodiversité dans l’Union et que la traçabilité de ces ressources soit assurée; conformément à la priorité générale accordée à la lutte contre le changement climatique, l'accent est mis sur des augmentations substantielles de 233 millions d’EUR en crédits d’engagement sur les lignes budgétaires relatives au programme LIFE+ aux titres 7 et 34; attend de la Commission qu’elle garantisse la capacité d’absorption nécessaire pour une utilisation efficace de ces moyens supplémentaires et veille à une répartition géographique plus équitable de ces fonds respectueux de l’environnement, comme ce sera le cas pour les programmes du prochain CFP;

28. propose des augmentations indispensables dans certaines lignes budgétaires, en particulier pour le financement de mesures destinées à remédier aux conséquences de la peste porcine africaine dans plusieurs États membres; constate les graves retombées et le grand nombre de foyers enregistrés depuis le début de l’année 2019, ce qui a donné lieu à l’abattage de dizaines de milliers d’animaux; relève que des pays tiers ont investi dans la recherche en vue du développement d’un vaccin contre la PPA et considère que l’Union devrait faire de même, ce qui contribuerait à mettre fin à la propagation et à l’incidence de la PPA le plus rapidement possible;

29. rappelle que le montant des crédits du Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) devra encore être ajusté au regard des recettes affectées susceptibles d’être disponibles en 2020, ainsi que l’a fait savoir la Commission dans sa lettre rectificative;

30.  propose une augmentation ciblée des crédits et des effectifs de l’Agence européenne pour l’environnement;

31. en résumé, augmente les crédits d’engagement de 267,3 millions d’EUR à la rubrique 2 (à l’exclusion des projets pilotes et des actions préparatoires), qui seront financés grâce à la marge disponible sous le plafond; souligne qu’il ne devrait pas y avoir davantage de réductions du budget de l’agriculture, étant donné que le secteur agricole est fréquemment touché par des crises qui nécessitent une intervention budgétaire;

Rubrique 3 – Sécurité et citoyenneté

32. renforce, alors que le plafond est bien trop bas depuis le début du CFP actuel, le financement des priorités du Parlement dans les domaines de la sécurité intérieure, de la migration, des droits fondamentaux, du respect de l’état de droit, de la promotion de la non-discrimination et de l’égalité, et de la lutte contre la violence fondée sur le genre; s’oppose fermement aux restrictions apportées par le Conseil au Fonds pour la sécurité intérieure (FSI) et au Fonds «Asile, migration et intégration» (FAMI) et rejette la proposition du Conseil de transférer 400 millions d’euros de crédits d’engagement pour le FAMI vers une réserve dans l’attente de progrès dans la réforme du règlement Dublin III[7], étant donné que cela empêcherait les États membres situés en première ligne de bénéficier d’un soutien en vue de gérer la pression migratoire de manière humaine;

33. souligne qu’il est primordial d’investir dans des financements et des effectifs suffisants pour toutes les agences œuvrant dans les domaines de la migration, de la sécurité, du contrôle aux frontières et des droits fondamentaux, en particulier Europol, Eurojust, le Parquet européen, Frontex et l’Agence des droits fondamentaux (FRA); souligne que le Parquet européen doit disposer des moyens nécessaires pour pouvoir mener des enquêtes approfondies sur les activités criminelles transfrontalières et engager des poursuites en la matière;

34. invite la Commission à créer d’urgence un fonds destiné à soutenir les opérations de recherche et de sauvetage afin d’assurer une forte présence en Méditerranée;

35.  réaffirme sa volonté d’employer le budget de l’Union comme instrument permettant de lutter de manière efficace contre les inégalités existantes et de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, en particulier à travers l’augmentation des ressources affectées à l’objectif spécifique «Daphné» du programme «Droits, égalité et citoyenneté» et au développement humain dans le cadre de l’instrument de coopération au développement; insiste sur la nécessité de disposer de financements suffisants pour lutter contre la violence fondée sur le genre à l’égard des femmes et jeunes filles réfugiées et d’autres groupes vulnérables tels que les personnes LGBTQI+;

36. propose une augmentation de 10 % des crédits d’engagement pour les sous-programmes MEDIA et Culture du programme «Europe créative», afin de compenser leur sous-financement chronique et le faible taux d’aboutissement des candidatures; augmente également les crédits alloués aux actions multimédias, qui sont essentielles pour lutter contre la désinformation et promouvoir un journalisme indépendant;

37.  propose également une augmentation ciblée de la contribution de l’Union à l’Agence européenne des médicaments;

38. augmente par conséquent la rubrique 3 de 121 799 746 EUR en crédits d’engagement supplémentaires par rapport au projet de budget (à l’exclusion des projets pilotes et des actions préparatoires), à financer en recourant aux instruments spéciaux;

Rubrique 4 – L’Europe dans le monde

39. souligne que le budget de l’Union doit contribuer davantage aux mesures d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à celui-ci ainsi qu’à la diplomatie climatique dans les pays relevant de l’instrument de financement de la coopération au développement et du mécanisme de protection civile de l’Union; signale qu’il est possible, dans le cadre du budget de l’Union, de fournir une assistance financière pour la réduction des risques de catastrophes et de mobiliser des instruments financiers innovants, notamment le plan d’investissement extérieur de l’Union, pour soutenir l’élaboration et le financement de projets de développement liés au climat en Afrique;

40. propose d’accroître substantiellement le financement accordé aux pays des Balkans occidentaux au titre de l’instrument d’aide de préadhésion, en particulier pour le bon fonctionnement des institutions démocratiques, le respect de l’état de droit, la bonne gouvernance et la gestion des affaires publiques; souligne l’importance d’un financement significatif compte tenu des nombreux défis auxquels l’Union et les États membres devront faire face dans le voisinage européen pour soutenir les réformes politiques et l’alignement sur l’acquis dans les Balkans occidentaux;

41. rappelle que, compte tenu des menaces persistantes pour la sécurité et de la dégradation de la sécurité aux frontières orientales de l’Union ainsi que des réformes difficiles auxquelles sont confrontés les partenaires d’Europe orientale, il importe de prévoir un financement suffisant pour soutenir la prévention des crises et des conflits, la stabilité, la démocratie et l’instauration d’un climat de confiance et de multiplier les mesures de réduction de la pauvreté et de développement économique dans la région; rappelle en outre que les pays du voisinage méridional ont besoin d’un soutien financier supplémentaire, étant donné qu’ils subissent une pression énorme, suscitée notamment par les conflits en Syrie et en Libye, la montée de l’extrémisme et les mouvements de réfugiés et de migrants qui en découlent;

42. estime qu’il est nécessaire d’augmenter les crédits de la ligne budgétaire affectée à la communauté chypriote turque pour contribuer avec détermination au maintien et au renforcement de la mission du comité chypriote des personnes disparues, au bien-être des maronites désireux de se réinstaller ainsi qu’à celui des personnes enclavées, comme convenu dans le troisième accord de Vienne, et pour financer le comité technique bicommunautaire sur le patrimoine culturel et favoriser ainsi un climat de confiance et de réconciliation entre les deux communautés;

43. souligne qu’il incombe à l’Union de soutenir la protection de l’Arctique; rappelle l’importance d’investir dans une politique européenne plus cohérente en Arctique;

44. demande une augmentation des fonds alloués aux projets axés sur l’aide aux réfugiés vénézuéliens qui ont fui vers les pays voisins, y compris vers des territoires des États membres de l’Union dans les Caraïbes;

45. estime que, compte tenu des tentatives graves et récurrentes de la Turquie de compromettre la stabilité régionale, de son attitude agressive envers les États membres et de ses déficits dans les domaines de la démocratie, de l’état de droit et des droits fondamentaux, il est justifié de continuer à réduire les dotations accordées à la Turquie au titre de l’instrument d’aide de préadhésion; décide par conséquent de ne pas annuler les coupes décidées par le Conseil dans les fonds alloués à la Turquie, de réduire ce financement de 5 millions d’EUR supplémentaires et de mettre en réserve 100 millions d’EUR;

46. déplore le rôle limité joué par le Parlement dans la surveillance et la gouvernance de l’EUTF; juge indispensable que le Parlement soit en mesure de contrôler les activités du comité de gestion et demande à la Commission de fournir des informations détaillées sur les décisions prises au sein de ce comité et de veiller à ce que le Parlement soit représenté à ses réunions;

47. augmente la rubrique 4 de 257 217 394 EUR par rapport au projet de budget (à l’exclusion des projets pilotes et des actions préparatoires), à financer en recourant aux instruments spéciaux;

Rubrique 5 – Administration; autres rubriques – dépenses administratives et de soutien à la recherche

48. rétablit les montants du projet de budget pour les lignes de dépenses administratives, y compris les dépenses d’appui administratif et de soutien à la recherche aux rubriques 1 à 4; propose d’augmenter de 5,5 millions d’EUR les crédits d’engagement par rapport au projet de budget afin qu’une conférence sur la démocratie européenne et l’avenir de l’Europe puisse être organisée; affirme que cette conférence doit bénéficier de suffisamment d’autonomie dans son fonctionnement et que le Parlement doit s’y trouver associé sur un pied d’égalité avec les autres institutions européennes; souligne en outre que la conférence doit garantir la participation et l’engagement d’un large éventail de citoyens, y compris des jeunes;

Projets pilotes et actions préparatoires (PP/AP)

49. rappelle l’importance des projets pilotes et des actions préparatoires (PP-AP), en tant qu’instruments permettant de formuler les priorités politiques et de lancer de nouvelles initiatives susceptibles de déboucher sur des actions ou programmes permanents de l’Union; souligne, à cet égard, pour ceux parmi ces projets pilotes et actions préparatoires qui ouvrent la voie à de nouveaux programmes soutenus par l’actuel président de la Commission et par le Parlement, tels que le Fonds pour une transition juste, que la Commission devrait veiller avec une attention particulière à les mettre en œuvre sous une forme susceptible de recueillir le soutien le plus large possible du Parlement; après avoir procédé à une analyse approfondie de toutes les propositions et compte dûment tenu de l’évaluation par la Commission du respect des obligations juridiques et de leur applicabilité, adopte un ensemble équilibré de PP-AP reflétant les priorités politiques du Parlement; invite la Commission à mettre en œuvre rapidement les PP-AP et à rendre compte de leurs performances et de leurs résultats sur le terrain;

Paiements

50. attire l’attention sur la marge sans précédent de 20 067,6 millions d’EUR, somme restante sous le plafond des paiements dans le projet de budget, en raison du démarrage très tardif des programmes de la période 2014-2020 et de l’accumulation y afférente de paiements inutilisés, notamment à la sous-rubrique 1b; souligne la nécessité d’éviter une accumulation importante de demandes de paiement au début du prochain CFP qui pourrait entraîner une nouvelle crise des paiements dans le budget de l’Union, comme cela a été le cas durant la période actuelle, et pourrait empêcher le démarrage en bon ordre de la prochaine génération de programmes au cours de la période 2021-2027;

51. augmente par conséquent les paiements versés aux Fonds structurels et d’investissement européens d’un montant global de 3 milliards d’EUR, partant du principe que les États membres continueront d’accélérer l’exécution de leurs programmes opérationnels durant la dernière année de l’actuel CFP, et qu’ils respecteront mieux leurs propres prévisions; augmente le provisionnement du fonds de garantie de l’EFSI de 948 millions d’EUR afin d’avancer à 2020, sans incidence sur le budget, les tranches annuelles qui étaient jusqu’à présent programmées pour les années 2021 à 2023, c’est-à-dire à un moment où la pression sur les paiements devrait être plus élevée; enfin, augmente les crédits de paiement des lignes où les crédits d’engagement augmentent;

Autres sections

Section I — Parlement européen

52. rétablit les crédits fixés dans l’état prévisionnel après une analyse minutieuse et responsable des besoins du Parlement pour 2020 et adoptés à une large majorité par la plénière le 28 mars 2019 dans sa résolution susmentionnée; sait que l’article 314 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne autorise la Commission à adapter le projet d’état prévisionnel des autres institutions; exprime néanmoins sa surprise et sa profonde préoccupation face aux coupes opérées par la Commission dans le budget du Parlement, qui rompt avec la tradition de bonne coopération entre les deux institutions;

53. augmente deux lignes du projet de budget, en raison de nouveaux éléments pesant sur les indemnités transitoires pour le budget 2020, qu’il n’a pas été possible d’éviter, à savoir le taux plus élevé de non-réélection à la suite des élections européennes (63 % alors qu’une moyenne de 50 % a servi de base de calcul) et le report du Brexit au 31 octobre 2019; augmente également la ligne relative aux fondations politiques européennes, étant donné que leur travail est essentiel pour promouvoir la démocratie et lutter contre les fausses informations et la désinformation;

54. conformément à l’état prévisionnel adopté par le Parlement:

-  demande au Bureau de réfléchir à une solution technique permettant aux députés d’exercer leur droit de vote lorsqu’ils sont en congé de maternité, de paternité ou de maladie de longue durée;

- réitère son appel en faveur d’un processus décisionnel transparent dans le domaine de la politique immobilière; marque par conséquent son désaccord avec la pratique courante du «virement de ramassage» de fin d’exercice afin de contribuer aux projets immobiliers en cours, qui s’applique systématiquement aux mêmes chapitres, aux mêmes titres, et, souvent, exactement aux mêmes lignes budgétaires; considère que la politique immobilière devrait être financée de manière transparente à partir de lignes budgétaires qui lui sont consacrées;

-  rappelle qu’il a demandé au Bureau de prendre des mesures pour harmoniser complètement les taux des indemnités de déplacement entre les trois lieux de travail du Parlement entre les fonctionnaires, les autres agents et les assistants parlementaires accrédités à compter du 1er janvier 2020;

-  rappelle qu’il a demandé à la Conférence des présidents et au Bureau de réviser les dispositions d’exécution régissant les travaux des délégations et les missions en dehors de l’Union européenne; souligne qu’une telle révision devrait prendre en considération la possibilité pour les APA, sous certaines conditions, d’accompagner les députés lors de délégations et de missions officielles du Parlement;

-  invite le Secrétaire général à présenter rapidement les règles d’application afin de garantir les droits statutaires des APA, et ce pour éviter les interprétations divergentes et les inégalités actuelles qui empêchent le plein exercice de leurs fonctions, comme le prévoient les statuts des députés et des assistants;

-  demande la mise en œuvre intégrale des mesures recommandées par le Parlement dans sa résolution du 26 octobre 2017 sur la lutte contre le harcèlement et les abus sexuels dans l’Union européenne[8], à savoir la mise sur pied de formations sur la lutte contre le harcèlement pour tout le personnel et les députés, l’audit externe des deux comités actuels de lutte contre le harcèlement ainsi qu’une restructuration des deux comités en un comité indépendant de membres permanents composé de médecins et de juristes; demande des fonds complémentaires pour couvrir le coût du personnel supplémentaire chargé de traiter les affaires de harcèlement au Parlement, en réunissant dans un service unique le personnel spécialisé en médecine, psychologie, droit et gestion des ressources humaines, et pour couvrir les frais de justice et de santé des victimes de harcèlement, conformément à l’article 24 du statut des fonctionnaires;

-  demande de nouveau au Secrétaire général de présenter des estimations détaillées et une ventilation détaillée des coûts des travaux techniques préparatoires dans le bâtiment SPAAK en vue de sa rénovation, qui devraient s’élever à 12,4 millions d’EUR;

- recommande de recourir davantage à la visioconférence et à d’autres technologies afin de protéger l’environnement et d’économiser les ressources, notamment en diminuant les missions du personnel entre les trois lieux de travail;

Autres sections (sections IV-X)

55.  relève que le projet de budget reflète principalement l’état prévisionnel des différentes institutions relevant des autres sections du budget et correspond donc, à quelques exceptions près, à leurs besoins financiers; estime que les réductions proposées par le Conseil auraient donc un effet délétère sur le fonctionnement des institutions concernées et, par conséquent, sur la contribution essentielle qu’elles apportent au fonctionnement de l’Union; propose, à cet égard, de rétablir les montants du projet de budget dans presque tous les cas, y compris dans les tableaux des effectifs du Contrôleur européen de la protection des données et du Service européen pour l’action extérieure; conformément au «gentlemen’s agreement», ne modifie pas la lecture du Conseil relative au Conseil et au Conseil européen;

56. estime que, dans un nombre limité de cas et compte tenu des états prévisionnels des institutions, il est nécessaire d’augmenter les lignes budgétaires par rapport au projet de budget et de proposer des postes supplémentaires; suggère dès lors:

a) en ce qui concerne la Cour de justice et en raison de l’augmentation de sa charge de travail, de rétablir les 11 postes proposés par la Cour dans son état prévisionnel (7 AD et 4 AST) – postes que la Commission n’a pas fait figurer dans le projet de budget – et d’octroyer les crédits nécessaires au paiement des rémunérations et des indemnités;

b) en ce qui concerne le Comité économique et social européen et le Comité des régions, d’augmenter les crédits de certaines lignes par rapport au projet de budget, de manière à maintenir un niveau de crédits analogue à celui de l’exercice précédent;

c) en ce qui concerne le Médiateur européen, d’ajouter deux postes AD par rapport au projet de budget, et d’opérer des coupes mineures dans trois lignes budgétaires afin d’équilibrer les montants rétablis dans deux autres lignes;

o

o o

57. charge son Président de transmettre la présente résolution, assortie des amendements au projet de budget général, au Conseil, à la Commission, aux autres institutions et aux organes concernés ainsi qu’aux parlements nationaux.

 


 

AVIS de la commission des affaires étrangères (1.10.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020</Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteur pour avis: <Depute>Michael Gahler</Depute>

 

 

 

SUGGESTIONS

La commission des affaires étrangères invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1. relève avec inquiétude que les crédits d’engagement de la rubrique 4 (L’Europe dans le monde) ont diminué de plus d’un milliard d’euros, ce qui signifie que moins de moyens seront consacrés à l’action extérieure qu’au cours des trois années précédentes; estime que, dans le contexte international actuel, l’Union, en coopération avec ses États membres, doit assumer davantage de responsabilités, et non pas moins, et doit disposer des ressources financières nécessaires au regard des nombreux défis qui se posent dans le voisinage européen et au-delà; demande que la marge de la rubrique 4, qui s’élève à plus de 200 millions d’euros, soit attribuée, notamment à la résolution des crises, la prévention des conflits, la consolidation de la paix et la préparation aux crises;

2. estime qu’il est nécessaire d’augmenter une nouvelle fois le financement accordé aux pays des Balkans occidentaux au titre de l’instrument d’aide de préadhésion (IAP II), en particulier pour le bon fonctionnement des institutions démocratiques, le respect de l’état de droit, la bonne gouvernance et la gestion des affaires publiques; note que la Commission a recommandé l’ouverture de négociations d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine du Nord; souligne qu’il est important de tenir cette promesse et d’entamer les négociations d’adhésion dès 2019; désapprouve, à cet égard, la proposition de réduction des fonds destinés à soutenir les réformes politiques et l’alignement sur l’acquis dans les Balkans occidentaux, et demande au contraire leur augmentation substantielle;

3. constate que les dotations en faveur de la Turquie restent à un niveau réduit et estime que cela est justifié par les déficits graves et persistants dans les domaines de la démocratie, de l’état de droit et des droits fondamentaux en Turquie; invite la Commission à suivre de près la situation et, si elle le juge nécessaire, à moduler son soutien financier, tout en maintenant des liens avec les citoyens turcs; se félicite de l’attention accrue accordée au soutien à la société civile, notamment dans le domaine de la démocratie et de l’état de droit, ainsi qu’à la poursuite de la transition vers une gestion directe, et encourage la Commission à accélérer encore ce rééquilibrage;

4.  souligne la nécessité de privilégier la stabilité du voisinage oriental et méridional de l’Union; souligne en particulier la nécessité d’aider des pays stratégiques, tels que l’Ukraine, la Moldavie, la Tunisie et la Géorgie, lesquels ont tous réalisé des progrès considérables qui doivent être reconnus et soutenus; rappelle qu’il importe de maintenir un niveau élevé de soutien et d’engagement de l’Union en faveur d’un voisinage européen stable, tout en tenant compte de l’engagement des pays partenaires en faveur de leur vaste programme de réformes, en particulier dans les domaines de la démocratie, de l’état de droit et des droits de l’homme; rappelle en outre que, compte tenu des menaces persistantes pour la sécurité et de la dégradation des conditions de sécurité  aux frontières orientales de l’Union, il importe de continuer à stimuler la confiance des partenaires orientaux et d’apporter les fonds suffisants pour assurer la stabilité et renforcer la démocratie dans la région, notamment en ce qui concerne l’Ukraine et la situation de conflit persistante provoquée par la Russie en Ukraine orientale; préconise de renforcer et de faire plus largement connaître le rôle de la mission d’observation de l’Union en Géorgie, compte tenu de la recrudescence des agressions russes contre la Géorgie; souligne que, dans le cas de la Moldavie, l’Union devrait s’appuyer sur la dynamique politique et garantir une aide financière importante pour que les réformes démocratiques, économiques et sociales nécessaires puissent avoir lieu;

5. demande d’augmenter les fonds consacrés à la lutte contre les campagnes de désinformation qui menacent les processus démocratiques dans le voisinage de l’Union;

6. rappelle que les pays du voisinage méridional subissent une pression à cause des troubles dans la région, notamment les conflits en Syrie et en Libye, la montée de l’extrémisme et les mouvements de réfugiés et de migrants qui en résultent, et estime que de plus amples efforts et davantage de fonds consacrés aux mesures de confiance pourraient constituer un moyen de régler les problèmes actuels; demande de revenir sur les réductions budgétaires proposées pour les pays du voisinage méridional dans le cadre de l’instrument européen de voisinage (IEV); répète que les contributions de l’IEV à l’engagement en Syrie et au fonds fiduciaire de l’Union pour l’Afrique ne doivent pas se faire au détriment des priorités essentielles de l’IEV et demande que ces engagements supplémentaires soient entièrement compensés par des renforcements;

7.  se félicite des engagements pris lors de la troisième conférence de Bruxelles intitulée «Aide à apporter pour l’avenir de la Syrie et des pays de la région» et souligne qu’en plus des 560 millions d’euros qui seront alloués, l’Union doit s’impliquer de durablement et avec constance dans la région; rappelle les efforts déployés par les organisations qui se chargent de collecter des preuves en Syrie, et demande que les preuves des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par toutes les parties au conflit soient préservées en tant qu’éléments prioritaires essentiels;

8.  invite l’Union à renforcer son soutien à une solution viable à deux États, à l’Autorité palestinienne, à la société civile en Israël et en Palestine, ainsi qu’à  l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA); relève avec inquiétude les récentes allégations d’abus de pouvoir au sein de la direction de l’UNRWA et attend une enquête complète et transparente ainsi qu’un examen externe sur ces questions; demeure préoccupé par les actes incessants de destruction et de confiscation de l’aide humanitaire financée par l’Union en Cisjordanie;

9. demande le rétablissement du mandat du représentant spécial de l’Union européenne pour le sud de la Méditerranée, qui veille au dialogue entre l’Union européenne et la région et renforce la présence européenne;

10.  demande des financements accrus en faveur de l’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme (IEDDH); réaffirme son soutien sans faille aux défenseurs des droits de l’homme, en particulier à ceux qui sont le plus menacés, notamment au moyen du mécanisme de l’Union pour les défenseurs des droits de l’homme (ProtectDefenders.eu);

11. souligne la nécessité de soutenir et de protéger la communauté LGBTI+ dans le monde entier; demande l’allocation de fonds de l’Union pour soutenir les communautés LGBTI+ dans les pays où leurs droits sont menacés;

12.  souligne le rôle important des missions d’observation électorale (MOE) de l’Union dans le renforcement des institutions démocratiques et de la confiance du public dans les processus électoraux, favorisant ainsi la stabilité et renforçant d’autres objectifs de politique étrangère, notamment la consolidation de la paix; insiste sur l’importance d’un renforcement des MOE et d’une augmentation de leur financement; note que l’augmentation proposée doit s’attacher plus particulièrement à renforcer le soutien aux organisations locales de la société civile qui observent les élections, avec jusqu’à 25 % du budget total de l’IEDDH consacré au financement de MOE; encourage la Commission à favoriser une concurrence accrue entre les prestataires de services afin d’accroître l’efficacité et l’efficience;

13.  souligne qu’il importe de définir progressivement la politique commune de défense de l’Union et d’encourager l’affectation de crédits supplémentaires afin de garantir son application; réitère son ferme soutien au programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense (EDIDP) et se félicite du montant de 255 millions d’euros qui lui est alloué dans le projet de budget; rappelle le rôle important que doit jouer le Fonds européen de la défense (FED) dans les futurs budgets, notamment le prochain cadre financier pluriannuel; invite les États membres à recourir davantage à ces possibilités de financement;

14. réaffirme qu’à son sens, le financement des dépenses administratives et opérationnelles de l’Agence européenne de défense et de la coopération structurée permanente à partir du budget de l’Union est la seule option prévue par les traités;

15. estime que davantage de fonds devraient être consacrés à la prévention civile des conflits, à la médiation et aux efforts de réconciliation, en particulier dans le voisinage méridional et oriental de l’Union;

16. souligne les conséquences que le changement climatique aura sur l’action extérieure de l’Union; souligne la nécessité de conjuguer l’urgence climatique avec une augmentation sensible des fonds consacrés aux objectifs climatiques et à la diplomatie climatique;

17. souligne qu’il incombe à l’Union européenne de soutenir la protection de l’Arctique; rappelle l’importance d’investir dans une politique européenne plus cohérente en Arctique;

18. souligne la nécessité d’éradiquer les violences sexuelles et sexistes en luttant contre leur utilisation généralisée et systémique en tant qu’arme de guerre; demande que des fonds de l’Union soient utilisés pour aider les victimes de violences sexistes et pour soutenir, dans le monde entier, le droit des femmes à avorter en toute sécurité et en toute légalité;

19. demande une augmentation des fonds alloués aux projets axés sur l’aide aux réfugiés vénézuéliens qui ont fui vers les pays voisins, y compris vers des territoires des États membres de l’Union dans les Caraïbes;

20. est consterné par la faible proportion de femmes occupant des postes d’encadrement intermédiaire et supérieur au SEAE (respectivement 25 % et 13 %); invite le vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité à s’engager par écrit concernant la présence de femmes à des postes de direction, notamment l’objectif de 50 % de femmes parmi les chefs de délégation d’ici 2024;

21. souligne que les crises imprévues exigent, du point de vue budgétaire, de la souplesse et une certaine marge de manœuvre, et rappelle par conséquent la nécessité d’être prêt et apte à agir rapidement et efficacement en cas de besoin;

22. rappelle que le projet actuel de budget repose sur un budget auquel le Royaume-Uni contribuera pleinement tout au long de l’année 2020.


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

1.10.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

42

12

1

Membres présents au moment du vote final

Maria Arena, Petras Auštrevičius, Traian Băsescu, Phil Bennion, Lars Patrick Berg, Anna Bonfrisco, Reinhard Bütikofer, Fabio Massimo Castaldo, Włodzimierz Cimoszewicz, Tanja Fajon, Michael Gahler, Giorgos Georgiou, Nathan Gill, Raphaël Glucksmann, Klemen Grošelj, Bernard Guetta, Sandra Kalniete, Stelios Kouloglou, David Lega, Nathalie Loiseau, Antonio López-Istúriz White, Jaak Madison, Claudiu Manda, Thierry Mariani, David McAllister, Vangelis Meimarakis, Sven Mikser, Francisco José Millán Mon, Javier Nart, Demetris Papadakis, Tonino Picula, Giuliano Pisapia, Nacho Sánchez Amor, Isabel Santos, Sergei Stanishev, Hermann Tertsch, Idoia Villanueva Ruiz, Viola Von Cramon-Taubadel, Irina Von Wiese, Isabel Wiseler-Lima, Željana Zovko

Suppléants présents au moment du vote final

Attila Ara-Kovács, Vladimír Bilčík, Loucas Fourlas, Neena Gill, Markéta Gregorová, Roman Haider, Sergey Lagodinsky, Hannah Neumann, Bert-Jan Ruissen, Tineke Strik, Mick Wallace

Suppléants (art. 209, par. 7) présents au moment du vote final

Michael Bloss, Liudas Mažylis, Philippe Olivier

 


 

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL
EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

42

+

ECR

Hermann Tertsch

NI

Fabio Massimo Castaldo

PPE

Traian Băsescu, Vladimír Bilčík, Loucas Fourlas, Michael Gahler, Sandra Kalniete, David Lega, Antonio López-Istúriz White, David McAllister, Liudas Mažylis, Vangelis Meimarakis, Francisco José Millán Mon, Isabel Wiseler-Lima, Željana Zovko

RENEW

Petras Auštrevičius, Phil Bennion, Klemen Grošelj, Bernard Guetta, Nathalie Loiseau, Javier Nart, Irina Von Wiese

S&D

Attila Ara-Kovács, Maria Arena, Włodzimierz Cimoszewicz, Tanja Fajon, Neena Gill, Raphaël Glucksmann, Claudiu Manda, Sven Mikser, Demetris Papadakis, Tonino Picula, Giuliano Pisapia, Nacho Sánchez Amor, Isabel Santos

VERTS/ALE

Michael Bloss, Reinhard Bütikofer, Markéta Gregorová, Sergey Lagodinsky, Hannah Neumann, Tineke Strik, Viola Von Cramon-Taubadel

 

12

-

ECR

Bert-Jan Ruissen

GUE/NGL

Giorgos Georgiou, Stelios Kouloglou, Idoia Villanueva Ruiz, Mick Wallace

ID

Lars Patrick Berg, Anna Bonfrisco, Roman Haider, Jaak Madison, Thierry Mariani, Philippe Olivier

NI

Nathan Gill

 

1

0

S&D

Sergei Stanishev

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

 


 

 

 

AVIS de la commission du développement (9.10.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020 </Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteur pour avis: <Depute>Charles Goerens</Depute>

 

 

 

SUGGESTIONS

La commission du développement invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1. souligne qu’il est nécessaire que le budget général de l’Union européenne contribue de manière adéquate à la réalisation du programme de développement durable à l’horizon 2030 et de ses objectifs de développement durable (ODD) et à l’objectif d’éradication de la pauvreté, conformément aux article 3 et 21 du traité sur l’Union européenne et à l’article 208 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne; souligne que les ODD doivent constituer une priorité stratégique et que leur mise en œuvre doit transcender toutes les politiques intérieures et extérieures de l’Union européenne; rappelle que, d’après les Nations unies, la réalisation des ODD nécessitera entre 5 et 7 billions de dollars par an (dont entre 2,5 et 3 billions dans les pays en développement); souligne que pour être un acteur crédible sur la scène internationale, l’Union européenne doit jouer un rôle de premier plan dans la réalisation des ODD et donner une importance accrue à la cohérence des politiques au service du développement (CPD); souligne qu’il importe d’instaurer le dialogue ainsi que de créer les conditions d’une participation et d’une appropriation inclusives au niveau local, et de veiller à ce que l’aide de l’Union parvienne aux populations; souligne que les ODD sont interdépendants et indivisibles, mais attire l’attention sur le fait que l’ODD 3 sur la santé, l’ODD 4 sur l’éducation, l’ODD 5 sur l’égalité entre les sexes, l’ODD 13 sur l’action en faveur du climat et l’ODD 16 sur la paix, la justice et des institutions solides doivent être reflétés plus clairement dans le budget général de l’Union européenne pour 2020;

2. souligne que l’Union et ses États membres doivent honorer leur engagement commun, confirmé une nouvelle fois en 2015, de porter le montant de leur aide publique au développement (APD) à 0,7 % de leur RNB d’ici 2030; invite la Commission et les États membres à présenter un calendrier contraignant des augmentations progressives jusqu’à la réalisation de cet objectif; rappelle l’engagement collectif pris par l’Union de consacrer 0,20 % de son RNB à l’APD en faveur des pays les moins avancés (PMA); rappelle l’engagement pris par la Commission de consacrer au moins 20 % du total de son APD au développement humain et à l’inclusion sociale; souligne qu’il est nécessaire de promouvoir et de protéger la santé et les droits sexuels et génésiques;

3. rappelle ses préoccupations concernant l’utilisation des fonds de développement à d’autres fins que les objectifs de développement et souligne que le financement qui ne satisfait pas aux critères de l’APD doit provenir d’autres instruments que de l’instrument de financement de la coopération au développement (ICD); souligne qu’il importe de veiller à ce que les normes en matière de droits de l’homme soient respectées dans toutes les activités de coopération mises en place au titre de l’ICD et soutient que pour lutter efficacement contre la pauvreté sur le long terme, l’Union doit s’attaquer aux causes de la pauvreté et des inégalités; réaffirme son soutien à la budgétisation du Fonds européen de développement (FED) et insiste pour que soit instauré un contrôle parlementaire suffisant du financement de l’Union en faveur du développement;

4.  appelle de ses vœux l’adoption d’une approche fondée sur les résultats, l’application de mécanismes d’établissement de rapports, l’efficacité et le suivi des fonds alloués à l’aide au développement de l’Union européenne;

5. fait part de sa vive préoccupation à l’égard de l’utilisation qui est faite du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique (EUTF); fait observer en particulier que la priorité accordée au financement de la gestion de la migration et des frontières est souvent supprimée des objectifs de réduction de la pauvreté et de lutte contre les causes profondes de la migration et que cela entraîne des effets néfastes; estime, par exemple, qu’il est inapproprié d’utiliser cet instrument pour financer l’activité des garde-côtes libyens sans qu’il soit tenu compte des cas très graves de violation des droits de l’homme commis en Libye;

6. met l’accent sur une approche en matière de développement fondée sur les droits et le principe qui impose de ne laisser personne de côté; insiste pour que les politiques et programmes de l’Union permettent de garantir le respect des normes en matière de droits de l’homme et contribuent à lutter contre les inégalités et les discriminations persistantes, à l’échelle mondiale, fondées sur des facteurs tels que le revenu, l’appartenance ethnique, le sexe, l’âge, le handicap, la religion ou les convictions, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre; souligne qu’il est nécessaire d’œuvrer en faveur de la non-discrimination et de la protection des défenseurs des droits de l’homme;

7. déplore le rôle limité joué par le Parlement européen dans la surveillance et la gouvernance de l’EUTF; estime qu’il est particulièrement important que le Parlement soit en mesure de contrôler les activités du comité de gestion et demande à la Commission de fournir des informations détaillées sur les décisions prises au sein de ce comité et de veiller à ce que le Parlement européen soit représenté à ses réunions;

8. met l’accent sur la nécessité de faire progresser l’ODD 5 sur l’égalité entre les sexes et demande que des actions plus concrètes soient mises en place dans le cadre de la politique extérieure de l’Union, notamment des actions ciblées et des mesures en faveur de l’égalité des genres; met l’accent sur la nécessité de lutter contre la violence à l’encontre des femmes et des filles et de favoriser l’accès de celles-ci à la santé et aux droits sexuels et génésiques;

9. met l’accent sur l’ODD 16 et le soutien à la démocratie, à la bonne gouvernance et à l’état de droit; attire l’attention sur l’importance du soutien au dialogue, d’une appropriation inclusive au niveau local et de la création d’un environnement propice à la participation des citoyens; souligne l’importance que revêtent les jeunes et les femmes en tant qu’acteurs clés du changement; souligne qu’il est important d’intégrer les femmes dans les processus de rétablissement de la paix et de résolution des conflits;

10. souligne qu’il est important de soutenir les civils dans les zones de conflit et de reconstruire les sociétés au sortir de situations de conflit; attire l’attention sur la situation des groupes de minorités kurdes, yézidies et chrétiennes ainsi que d’autres minorités ethniques et religieuses au Moyen-Orient; souligne qu’il est important que l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) soit opérationnel et qu’il bénéficie d’un soutien suffisant en cette période de réduction du soutien apporté par d’autres acteurs mondiaux;

11. appuie la Commission dans sa volonté de préciser sa doctrine applicable en matière de coopération au développement avec les États qui enfreignent les principes inhérents à la politique extérieure de l’Union européenne;

12. estime que le budget de développement pour 2020 doit refléter de manière plus cohérente l’attention accordée par l’Union aux pays les moins avancés dans les domaines de l’éducation et de l’emploi des jeunes, des filles et des femmes qui subissent des violences à caractère sexiste et d’un accès à l’eau garanti à tous;

13. demande à la Commission de veiller à ce que le financement des activités d’adaptation au changement climatique et d’autres activités liées au climat dans les pays tiers complète le financement des activités mises en place dans le cadre des instruments de coopération au développement; fait observer que le changement climatique peut toucher plus durement les pays qui sont déjà vulnérables et pourrait entraîner un recul par rapport aux progrès réalisés en matière de lutte contre la pauvreté et la faim; se déclare préoccupé par le fait que le changement climatique puisse engendrer un nombre exponentiel de conséquences négatives qui conduiront à de nouvelles crises humanitaires, par exemple en déclenchant de nouveaux conflits ou guerres;

14. souligne qu’il importe de promouvoir la création d’un nombre plus important d’emplois décents et verts, conformément à l’ODD 8; attire l’attention sur les liens qui existent entre le commerce et le développement et demande à l’Union de mieux aider les pays à participer aux échanges internationaux et à en tirer pleinement parti; souligne qu’il importe de promouvoir le dialogue entre les partenaires sociaux et, à cet égard, met l’accent sur des initiatives telles que l’accord mondial sur le travail décent et la croissance inclusive; souligne qu’il importe de garantir les droits du travail dans les chaînes de valeur mondiales et de promouvoir un travail décent sur la base des normes de travail de l’Organisation internationale du travail (OIT);

15. estime qu’il est important de s’employer à régler les crises humanitaires ainsi que de donner la priorité à la prévention, à la capacité de résilience et à la coopération avec les parties intéressées, ce qui permettrait de remédier au manque de financements consacrés à l’action humanitaire au niveau mondial; attire l’attention sur le fait qu’il convient de renforcer la coopération entre les gouvernements, la société civile et le secteur privé; insiste sur la nécessité d’augmenter significativement les fonds affectés aux lignes budgétaires consacrées à l’aide humanitaire afin d’être en mesure de faire face à de nouveaux désastres et catastrophes, au lieu de ne couvrir que les crises en cours, tout en garantissant un financement suffisant pour renforcer la coopération au développement à long terme en faveur de sociétés fortes, résilientes et inclusives; fait observer qu’il est peu probable que le nombre de crises diminue et que celles-ci seront de plus en plus longues; souligne qu’il importe d’instaurer des liens de qualité entre l’aide humanitaire et la coopération au développement;

16. souligne qu’il importe de maintenir les crédits de paiement dans le chapitre consacré à l’aide humanitaire au moins au même niveau que les crédits d’engagement, afin d’éviter des retards de paiement susceptibles d’avoir des effets négatifs importants sur les personnes et les partenaires chargés de la mise en œuvre;

17. insiste sur le fait que l’Union ne peut revenir sur sa position en tant qu’acteur moteur du multilatéralisme et de la coopération mondiale et demande qu’une dotation financière suffisante soit allouée à la coopération au développement et à l’aide humanitaire dans le cadre du nouveau cadre financier pluriannuel (CFP);

 


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

8.10.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

20

2

2

Membres présents au moment du vote final

Hildegard Bentele, Dominique Bilde, Udo Bullmann, Ryszard Czarnecki, Gianna Gancia, Mónica Silvana González, Pierrette Herzberger-Fofana, György Hölvényi, Martin Horwood, Rasa Juknevičienė, Pierfrancesco Majorino, Lukas Mandl, Louis Stedman-Bryce, Marc Tarabella, Tomas Tobé, Chrysoula Zacharopoulou, Bernard Zimniok

Suppléants présents au moment du vote final

Manon Aubry, Stéphane Bijoux, Ellie Chowns, Ewa Kopacz, María Soraya Rodríguez Ramos, James Wells

Suppléants (art. 209, par. 7) présents au moment du vote final

Sándor Rónai

 


 

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

20

+

ECR

Ryszard Czarnecki

GUE/NGL

Manon Aubry

ID

Gianna Gancia

PPE

Hildegard Bentele, György Hölvényi, Rasa Juknevičienė, Ewa Kopacz, Lukas Mandl, Tomas Tobé

Renew

Stéphane Bijoux, Martin Horwood, María Soraya Rodríguez Ramos, Chrysoula Zacharopoulou

S&D

Udo Bullmann, Mónica Silvana González, Pierfrancesco Majorino, Sándor Rónai, Marc Tarabella

Verts/ALE

Ellie Chowns, Pierrette Herzberger-Fofana

 

2

-

NI

Louis Stedman-Bryce, James Wells

 

2

0

ID

Dominique Bilde, Bernhard Zimniok

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

 

 

 


 

 

 

AVIS de la commission du contrôle budgétaire (26.9.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020 </Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteure pour avis: <Depute>Corina Crețu</Depute>

 

 

SUGGESTIONS

La commission du contrôle budgétaire invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

Gestion financière

1. rappelle que l’article 247, paragraphe 1, point c), du règlement financier impose à la Commission de communiquer tous les ans au Parlement européen et au Conseil, le 31 juillet au plus tard, un ensemble intégré de rapports financiers et de rapports sur la responsabilité, notamment des prévisions à long terme concernant les entrées et les sorties futures au cours des cinq années à venir;

2. insiste sur le fait que ces rapports analysent l’incidence des engagements sur le volume de l’arriéré de paiements d’un cadre financier pluriannuel (CFP) donné;

Fiches de programme pour les dépenses opérationnelles accompagnant le budget

3. se félicite des fiches de programme pour les dépenses opérationnelles accompagnant le budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020 (budget 2020), qui fournissent des informations sur chacun des programmes de dépenses, conformément à l’article 41, paragraphe 3, point h), du règlement financier;

4. salue le fait que les fiches de programme 2020 font référence à la réalisation d’objectifs politiques transversaux tels que la lutte contre le changement climatique et la prise en compte systématique des questions de biodiversité; se félicite que la Commission présente également les programmes de dépenses qui contribuent à la réalisation des priorités de la stratégie Europe 2020 et mette en lumière les initiatives les plus récentes et les plus à propos participant, bien que souvent de manière indirecte et non quantifiable, à la réalisation des objectifs de développement durable dans le cadre de la politique de coopération et de développement;

5. demande à la commission des budgets, en coordination avec les commissions sectorielles du Parlement, de favoriser une culture véritablement axée sur les résultats pour optimiser l’utilisation des fonds, déterminer les raisons qui expliquent les résultats insuffisants de certains programmes et favoriser l’adoption de mesures visant à améliorer l’absorption et la performance;

Rapports de performance

6. rappelle que le cadre de performance actuel des programmes figurant dans les fiches de programme comprend plus de 700 indicateurs mesurant les résultats atteints au regard de 60 objectifs généraux et de plus de 220 objectifs spécifiques;

7. se demande pourquoi la Commission utilise deux ensembles d’objectifs et d’indicateurs pour mesurer la performance de la gestion financière: d’une part, les directeurs généraux de la Commission évaluent la réalisation des objectifs définis dans le plan de gestion en se fondant sur les objectifs et indicateurs de leurs rapports annuels d’activité, et, d’autre part, la Commission mesure la performance des programmes de dépenses par l’intermédiaire des fiches de programme pour les dépenses opérationnelles annexées au projet de budget; invite la Commission à établir ses rapports sur la base d’un ensemble unique d’objectifs et d’indicateurs;

8. regrette que la Commission n’ait pas expliqué, dans ses rapports de performance, de quelle manière elle a utilisé les informations sur la performance dans son processus décisionnel;

9. demande à la Commission:

a) de rationaliser la communication d’informations sur la performance:

 en réduisant encore le nombre des objectifs et des indicateurs qu’elle utilise dans ses différents rapports sur la performance et en privilégiant ceux qui mesurent le mieux la performance du budget de l’Union;

 en présentant les informations financières de manière à ce qu’elles puissent être comparées à celles concernant la performance, de sorte que le lien entre dépenses et performance soit clair;

b) d’indiquer comment les informations sur la performance concernant le budget de l’Union ont été utilisées dans le processus décisionnel;

c) d’élaborer des méthodes de traitement pour les grandes quantités de données générées par les rapports sur la performance, dans le but de donner une image à jour, juste et fidèle des réalisations; insiste sur la nécessité d’utiliser les rapports sur la performance pour prendre des mesures correctives lorsque les objectifs des programmes ne sont pas atteints;

d) de trouver un meilleur équilibre en matière de communication d’informations sur la performance en présentant clairement les informations sur les principales difficultés qu’il reste à surmonter;

Absorption rapide

10. invite la Commission à améliorer la précision des prévisions de paiements, à s’appuyer sur les enseignements tirés de la période de programmation précédente afin de résorber les arriérés de paiement et d’éviter que ceux-ci n’aient des répercussions négatives sur le prochain CFP, ainsi qu’à présenter le plan d’action visant à réduire l’arriéré de paiements au cours de la période couverte par le CFP 2021-2027;

11. demande à la Commission d’apporter aux autorités nationales des États membres une assistance technique adéquate pour leur permettre d’absorber les montants alloués;

12. souligne que le budget de l’Union ne doit pas être déficitaire et que la hausse des arriérés de paiements représente en fait une dette financière;

Changement climatique

13. rappelle l’engagement de l’Union européenne de consacrer 20% de son budget au climat; invite la Commission à développer la recherche, le développement et l’innovation afin d’atteindre cet objectif de 20 %;

Migrations, frontières et droits de l’homme

14. invite la Commission à définir, à des fins de gestion et d’information, des modalités d’enregistrement des dépenses budgétaires de l’Union qui permettent de faire état de tous les financements relatifs aux réfugiés et aux questions migratoires, ainsi qu’à la future politique de l’Union en matière de gestion des flux migratoires et d’intégration;

Horizon 2020

15. rappelle que le programme Horizon 2020 bénéficie du soutien politique des États membres; relève que la recherche constitue une forme d’investissement direct pour une croissance intelligente, durable et inclusive favorable à l’emploi; estime que l’adoption d’un budget ambitieux est indispensable pour permettre à l’Union de jouer un rôle moteur dans le domaine scientifique afin de répondre aux enjeux auxquelles est confrontée la société en matière d’emploi, de transition énergétique, de transition numérique ainsi que de recherche médicale et pharmaceutique;

16. rappelle que toute crise migratoire comporte un volet humanitaire, qui implique nécessairement des mesures d’urgence; invite la Commission à trouver des moyens pour répondre rapidement à la crise migratoire et aux situations humanitaires sous-jacentes;

17. invite la Commission à allouer des moyens plus importants aux États membres se trouvant en première ligne de la crise des migrants et des réfugiés pour leur permettre de répondre plus efficacement à cette crise migratoire;

18. réaffirme qu’il convient d’allouer une ligne budgétaire distincte à l’objectif du programme spécifique «Daphné», qui fait partie du programme «Droits, égalité et citoyenneté», pour témoigner de l’engagement de l’Union dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles; plaide pour l’augmentation des ressources allouées à cette ligne budgétaire et la compensation de la diminution des fonds consacrés à l’objectif du programme «Daphné» sur la période 2014-2020; suggère que la dotation budgétaire du nouveau Fonds pour la justice, les droits et les valeurs, qui englobe également le programme «Droits, égalité et citoyenneté», soit revue à la hausse dans le nouveau CFP; préconise de consentir des efforts durables pour mieux faire connaître les subventions qui peuvent être octroyées dans le cadre de l’objectif spécifique «Daphné», ainsi que d’adopter des mesures pour alléger les procédures administratives y afférentes;

Sécurité et défense

19. demande à la Commission de prévoir une rubrique distincte pour la sécurité et la défense afin de renforcer la transparence des contrôles;

20. attire l’attention sur le fait que l’important développement de certaines agences, tel que le prévoit par exemple le CFP 2021-2027 pour Frontex, comporte des risques budgétaires et organisationnels notables; demande instamment, aux fins de gestion de ce risque budgétaire, d’élaborer un programme détaillé et échelonné de développement, lequel ferait l’objet de rapports et de contrôles, conformément à la base juridique approuvée pour le prochain CFP, qui servira à déterminer et à justifier les dispositions budgétaires au cours des prochaines années;

Instruments financiers et fonds fiduciaires

21. insiste, de concert avec la Cour des comptes, sur la nécessité de présenter des rapports plus détaillés sur les instruments financiers, et invite la Commission à présenter des informations précises et complètes sur les instruments financiers en gestion partagée après la clôture qui indiquent les montants restitués au budget de l’Union et ceux qui restent dans les États membres;

22. souligne que l’aide aux pays tiers s’appuie de plus en plus souvent sur d’autres modèles de financement, tels que les fonds fiduciaires et la facilité en faveur des réfugiés en Turquie, ce qui accentue la complexité des structures financières existantes;

23. fait observer que la mutualisation de ressources provenant du Fonds européen de développement, du budget de l’Union et d’autres bailleurs de fonds dans des fonds fiduciaires ne devrait pas avoir pour conséquence que les fonds destinés à la politique de développement et de coopération ne soient pas affectés aux objectifs initiaux de celle-ci, tels que l’éradication de la pauvreté et la défense des droits fondamentaux;

24. souligne que les fonds fiduciaires devraient uniquement être créés lorsque leur utilisation est justifiée et que l’action à mener ne peut pas l’être par d’autres canaux de financement existants; invite en outre la Commission à envisager, conformément au principe d’unité du budget, de mettre fin aux fonds fiduciaires qui ne réussissent pas à attirer des contributions d’autres bailleurs de fonds ou qui ne présentent pas une valeur ajoutée par rapport aux instruments externes «traditionnels» de l’Union;

25. estime que le meilleur moyen pour assurer le bon fonctionnement des fonds fiduciaires de l’Union et rendre compte de leur mise en œuvre est de les gérer de manière transparente dans le cadre du budget général de l’Union;

Parquet européen

26. insiste sur la nécessité de doter le Parquet européen de ressources financières et humaines suffisantes; relève que le Parquet européen doit être opérationnel dès le mois de novembre 2020; souligne l’importance d’une répartition des tâches claire et d’une bonne coordination entre le Parquet européen et l’Office européen de lutte antifraude (OLAF);

27. rappelle l’importance de l’Initiative pour l’emploi des jeunes pour ce qui est de favoriser leur participation et leur intégration dans le marché de l’emploi;

28. relève que dans le projet de budget 2020, la contribution de l’Union s’élève au total à 8 372 000 d’euros;

29. rappelle l’importance d’allouer des moyens financiers et des effectifs suffisants à l’OLAF, à Europol et à Eurojust, afin de garantir qu'ils disposent des moyens de coopérer efficacement avec le Parquet européen et de mener à bien leur mission commune de protection des intérêts financiers de l’Union; s’inquiète, à cet égard, de la diminution du personnel dont l’OLAF fait état dans son rapport annuel 2018, dans un contexte où sa charge de travail structurelle a augmenté.


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

25.9.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

24

2

1

Membres présents au moment du vote final

Matteo Adinolfi, Olivier Chastel, Caterina Chinnici, Lefteris Christoforou, Corina Crețu, Tamás Deutsch, Raffaele Fitto, Daniel Freund, Isabel García Muñoz, Cristian Ghinea, Michael Heaver, Monika Hohlmeier, Joachim Kuhs, Claudiu Manda, Tsvetelina Penkova, Markus Pieper, Sabrina Pignedoli, Petri Sarvamaa, Angelika Winzig, Lara Wolters, Tomáš Zdechovský

Suppléants présents au moment du vote final

Katalin Cseh, Derk Jan Eppink, Mikuláš Peksa, Ramona Strugariu, Viola Von Cramon-Taubadel, Lucia Vuolo

 


 

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

24

+

ID

NI

EPP

Renew

S&D

Verts/ALE

Matteo Adinolfi, Joachim Kuhs, Lucia Vuolo

Sabrina Pignedoli

Lefteris Christoforou, Tamás Deutsch, Monika Hohlmeier, Markus Pieper, Petri Sarvamaa, Angelika Winzig, Tomáš Zdechovský

Olivier Chastel, Katalin Cseh, Cristian Ghinea, Ramona Strugariu

Caterina Chinnici, Corina Crețu, Isabel García Muñoz, Claudiu Manda, Tsvetelina Penkova, Lara Wolters

Daniel Freund, Mikuláš Peksa, Viola Von Cramon-Taubadel

 

2

-

ECR

NI

Derk Jan Eppink

Michael Heaver

 

1

0

ECR

Raffaele Fitto

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

 

 

 


 

 

 

AVIS de la commission des affaires économiques et monétaires (6.9.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020</Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteur pour avis: <Depute>Siegfried Mureşan</Depute>

 

 

 

SUGGESTIONS

La commission des affaires économiques et monétaires invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1. demande que le budget 2020 contribue à la réalisation des priorités définies dans le cadre du Semestre européen, à savoir la réalisation d’investissements publics et privés de qualité, par exemple dans les jeunes entreprises et les PME, et les réformes qui renforcent la compétitivité ainsi que la croissance durable, solidaire et axée sur la cohésion, tout en respectant la mise en œuvre du pacte de stabilité et de croissance ainsi que de ses dispositions en matière de flexibilité; rappelle qu’il importe de continuer à garantir la stabilité macrofinancière et des finances publiques saines, de mettre en œuvre de réformes structurelles équilibrées, d’approfondir et de renforcer le marché unique, y compris son volet numérique, ainsi que d’achever l’Union économique et monétaire (UEM);

2. estime que le budget de l’Union doit continuer à soutenir la reprise économique dans l’Union, ainsi qu’à fournir des ressources suffisantes pour relever les défis de nature transnationale, comme le changement climatique et la migration;

3. insiste sur l’importance d’affecter des ressources suffisantes à la coordination et à la surveillance des politiques macroéconomiques, à la lutte contre la criminalité financière et le blanchiment de capitaux ainsi qu’au respect du cadre de gouvernance économique, tout comme d’informer de manière transparente les citoyens de l’Union desdites mesures et de les y sensibiliser; rappelle qu’il est nécessaire d’améliorer en permanence la qualité des informations présentées en ligne ainsi que l’éventail des langues dans lesquelles elles sont présentées, de manière à ce qu’elles tiennent davantage compte des questions fréquemment posées par les citoyens;

4. insiste sur la nécessité de stimuler un développement et une croissance économiques durables et socialement équilibrés, tout en tenant compte du changement climatique et de la durabilité, en poursuivant les réformes structurelles visant à moderniser les économies européennes et en facilitant l’accès des PME au financement, notamment dans le respect des priorités budgétaires y afférentes;

5. demande en outre que le budget contribue à la réalisation des priorités politiques relatives à l’achèvement de l’union des marchés des capitaux, y compris la promotion d’un climat favorable aux investissements qui permettra d’améliorer l’accès au financement pour les acteurs du marché, en particulier les PME et les jeunes entreprises;

6. demande que les autorités européennes de surveillance (AES) soient dotées de moyens financiers et humains suffisants au vu des missions et des compétences qui leur ont été récemment attribuées telles qu’elles découlent de l’adoption de la révision du règlement instituant les AES (2017/0230 (COD)); souligne que les AES devraient continuer d’accroître leur efficacité, notamment en luttant contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et en surveillant les activités de crédit non bancaire, sans néanmoins compromettre la qualité de leur travail, en mettant l’accent sur la réévaluation permanente des méthodes de travail et sur l’utilisation efficace et transparente des ressources humaines et financières; souligne qu’il importe de promouvoir l’équilibre hommes‑femmes, en particulier au niveau des administrateurs des AES; insiste sur le fait qu’aux fins d’une utilisation prudente de leurs budgets, les AES doivent continuer de s’en tenir aux tâches et au mandat qui leur ont été assignés par le législateur européen et ne doivent pas chercher à élargir ce mandat, dans le plein respect, entre autres, des principes de proportionnalité et de subsidiarité dans leurs activités quotidiennes; souligne que les AES doivent prendre des dispositions suffisantes pour être en mesure de réagir rapidement aux conséquences potentielles d’un Brexit dur;

7. fait valoir que le financement des entités comptables et des autorités fiscales doit se poursuivre, notamment pour les soutenir dans la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, et que ces entités devraient rendre compte au Parlement européen; s’inquiète, par conséquent, de la proposition du Conseil visant à réduire les dépenses de personnel au sein de la direction générale européenne chargée des questions fiscales, alors que la mise en œuvre de la législation récemment adoptée doit faire l’objet d’un suivi et qu’une nouvelle réforme fiscale internationale est en cours au niveau du G20 et du Cadre inclusif; insiste sur l’importance d’un financement suffisant pour permettre à la Commission européenne de procéder à une évaluation appropriée des normes en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux par les États membres et les pays tiers;

8. souligne l’importance de la responsabilité et de la transparence des organismes qui reçoivent un financement.


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

4.9.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

39

12

2

Membres présents au moment du vote final

Gunnar Beck, Stefan Berger, Gilles Boyer, Cristian-Silviu Buşoi, Derk Jan Eppink, Engin Eroglu, Markus Ferber, Jonás Fernández, Frances Fitzgerald, José Manuel García-Margallo y Marfil, Luis Garicano, Sven Giegold, Neena Gill, José Gusmão, Enikő Győri, Eero Heinäluoma, Danuta Maria Hübner, Stasys Jakeliūnas, Herve Juvin, Othmar Karas, Billy Kelleher, Ondřej Kovařík, Georgios Kyrtsos, Aušra Maldeikienė, Costas Mavrides, Csaba Molnár, Luděk Niedermayer, Dimitrios Papadimoulis, Piernicola Pedicini, Lídia Pereira, Dragoş Pîslaru, Luisa Porritt, Jake Pugh, Evelyn Regner, Antonio Maria Rinaldi, Alfred Sant, Joachim Schuster, Pedro Silva Pereira, Ernest Urtasun, Inese Vaidere, Johan Van Overtveldt, Stéphanie Yon-Courtin, Marco Zanni

Suppléants présents au moment du vote final

Gerolf Annemans, Manon Aubry, Carmen Avram, Niels Fuglsang, Eugen Jurzyca, Margarida Marques, Siegfried Mureşan, Ville Niinistö, Irene Tinagli

Suppléants (art. 200, par. 2) présents au moment du vote final

Alice Kuhnke

 


 

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

39

+

PPE

Stefan Berger, Cristian-Silviu Buşoi, Markus Ferber, Frances Fitzgerald, José Manuel García-Margallo y Marfil, Danuta Maria Hübner, Othmar Karas, Georgios Kyrtsos, Aušra Maldeikienė, Siegfried Mureşan, Luděk Niedermayer, Lídia Pereira, Inese Vaidere

RENEW

Gilles Boyer, Engin Eroglu, Luis Garicano, Billy Kelleher, Ondřej Kovařík, Dragoş Pîslaru, Luisa Porritt, Stéphanie Yon-Courtin

S&D

Carmen Avram, Jonás Fernández, Niels Fuglsang, Neena Gill, Eero Heinäluoma, Margarida Marques, Costas Mavrides, Csaba Molnár, Evelyn Regner, Alfred Sant, Joachim Schuster, Pedro Silva Pereira, Irene Tinagli

Verts/ALE

Sven Giegold, Stasys Jakeliūnas, Alice Kuhnke, Ville Niinistö, Ernest Urtasun

 

12

-

ECR

Derk Jan Eppink, Eugen Jurzyca

GUE/NGL

Manon Aubry, José Gusmão, Dimitrios Papadimoulis

ID

Gerolf Annemans, Gunnar Beck, Herve Juvin, Antonio Maria Rinaldi, Marco Zanni

NI

Jake Pugh

PPE

Enikő Győri

 

2

0

ECR

Johan Van Overtveldt

NI

Piernicola Pedicini

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

 


 

 

 

AVIS de la commission de l’emploi et des affaires sociales (27.9.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020</Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteure pour avis: <Depute>Lucia Ďuriš Nicholsonová</Depute>

 

 

 

SUGGESTIONS

La commission de l’emploi et des affaires sociales invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1. rappelle que des politiques sociales et de l’emploi efficaces et bien réfléchies doivent prendre en compte les défis posés par des facteurs socio-économiques, par la démographie et par l’automatisation ainsi que ceux posés par l’engagement de l’Union en faveur de la décarbonation, et que ces politiques devraient s’accompagner de stratégies d’investissement bien ciblées et rester une condition préalable importante à la croissance durable, laquelle est un facteur déterminant pour la création d’emplois de qualité, la réduction des inégalités et l’accélération de la convergence et de la cohésion sociales;

2. se félicite de l’évolution des politiques dans le domaine de l’emploi et des affaires sociales au cours de la 8e législature, mais souligne que les initiatives politiques, pour devenir opérationnelles, doivent s’accompagner d’un financement adéquat, approprié et en temps voulu;

3. souligne que le budget 2020 devrait contribuer à la réalisation des objectifs de la stratégie Europe 2020 dans le domaine social et de l’emploi; relève que ces objectifs semblent pouvoir être réalisés en ce qui concerne le taux d’emploi mais qu’ils sont encore loin d’être atteints pour ce qui est de la réduction du nombre de personnes exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, en particulier alors que de plus en plus de travailleurs sont menacés par la pauvreté;

4. insiste, en outre, sur la nécessité d’harmoniser progressivement l’orientation stratégique des politiques et des programmes de l’Union avec les objectifs de développement durable et les principes sociaux prévus par le socle européen des droits sociaux, lequel devrait être pleinement intégré aux dispositions des programmes de financement de l’Union et du Semestre européen;

5. insiste, à cet égard, sur la nécessité de mettre en place des réformes politiques globales et des approches intégrées visant à renforcer l’inclusion sociale et à lutter contre le chômage des jeunes et le chômage de longue durée, ainsi qu’à répondre à la question souvent négligée de l’employabilité des personnes âgées et des handicapés;

6. souligne, dans ce contexte, qu’il importe d’allouer des ressources adéquates aux programmes et aux initiatives dans le cadre du cadre financier pluriannuel (CFP) 2014‑2020 qui visent à promouvoir la croissance inclusive, à lutter contre le chômage, la pauvreté et l’exclusion sociale, à réduire les inégalités et à accélérer la convergence sociale, notamment les programmes et initiatives destinés aux personnes les plus défavorisées de la société;

7. souligne qu’il importe que ces programmes et initiatives bénéficient d’un niveau de financement suffisant en 2020, et ce jusqu’à l’entrée en vigueur de la prochaine phase de programmation du CFP;

8. s’oppose, par conséquent, aux réductions de la programmation budgétaire pour les lignes 04 01 01, 04 01 02 01, 04 01 03, 04 03 02 01, 04 03 12, 04 03 13, 08 02 03 06 et 13 08 01;

9. rappelle également qu’il est indispensable de trouver un juste équilibre entre crédits d’engagement et crédits de paiement pour permettre à ces programmes et à ces initiatives de réaliser leur plein potentiel;

10. souligne que la participation et l’implication des travailleurs dans les affaires de l’entreprise ont une incidence positive non négligeable sur leur productivité, leur santé et leur bien-être, sur la qualité de l’emploi et sur le niveau des salaires; souligne, en outre, que les lignes budgétaires dédiées au dialogue social dans l’Union sont essentielles pour renforcer l’implication des partenaires sociaux, par exemple dans le Semestre européen et dans la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux; demande dès lors une augmentation des crédits en ce qui concerne les relations du travail et le dialogue social;

11. insiste sur l’importance de la responsabilité budgétaire et de la hiérarchisation des priorités lorsqu’il s’agit d’assurer une bonne utilisation des deniers publics pour les citoyens de l’Union, notamment en mettant davantage l’accent sur une élaboration des politiques fondée sur des données factuelles et en accordant une attention particulière aux disparités sociales, régionales et territoriales;

12. estime que le principe de la valeur ajoutée européenne devrait à l’avenir être le fondement de toutes les dépenses; souligne que le financement de l’Union devrait dès lors correspondre à un modèle de budget public basé sur la performance dans lequel chaque ligne budgétaire s’accompagne d’objectifs et de résultats mesurables; insiste, à cet égard, sur l’importance de la responsabilisation et de la transparence des organismes qui bénéficient de financements de l’Union;

13. reconnaît le rôle essentiel que jouent le Fonds social européen (FSE), l’initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ), le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM), le programme de l’Union européenne pour l’emploi et l’innovation sociale (EaSI) et le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD), et rappelle que ces fonds devraient créer des synergies qui contribuent à réduire les divergences et les inégalités sociales afin de garantir qu’aucun groupe cible n’est laissé pour compte dans ce processus; met en garde contre le fait que toute réduction du budget alloué à ces domaines pourrait affecter l’efficacité de ces politiques et la réalisation de leurs objectifs;

14. souligne à cet égard qu’il convient de tenir compte des réalités des petits États membres ou des régions éloignées, y compris les régions ultrapériphériques visées à l’article 349 du traité FUE; met l’accent, à cet égard, sur la nécessité d’améliorer l’accès aux fonds dans les pays et territoires d’outre-mer, dont les ressources et l’expertise administratives sont limitées en raison de leur statut particulier et de leur taille; estime en particulier que le FEM doit refléter les réalités des petits marchés du travail et des marchés des petits États membres, notamment en ce qui concerne les demandes impliquant des PME, et lorsque les licenciements et les suppressions d’emplois ont de fortes répercussions sur les taux d’emploi et sur l’économie locale ou régionale;

15. souligne que les actions mises en œuvre au titre de ces fonds et programmes devraient toujours aboutir à des mesures stratégiques assorties d’objectifs clairement définis, et que l’efficacité et l’efficience des dépenses sont tout aussi importantes que le niveau global des plafonds budgétaires; insiste, à cet égard, sur l’importance d’une culture véritablement axée sur les résultats de façon à optimiser l’utilisation des fonds, à analyser les raisons pour lesquelles les résultats de certains programmes laissent à désirer et à promouvoir des mesures d’amélioration;

16. reconnaît, dans ce domaine, les efforts déployés pour améliorer la transparence et l’accessibilité des procédures de demande de financement dans le budget 2020;

17. invite la Commission et les États membres à faire preuve de la flexibilité nécessaire quant à la mise en œuvre des programmes de l’Union en 2020, notamment le FEM, afin de compenser les conséquences du retrait du Royaume-Uni de l’Union sur les travailleurs et les entités établies dans les États membres; se félicite, à cet égard, de la proposition de la Commission de modifier le champ d’application de l’actuel programme du FEG afin de venir en aide aux travailleurs licenciés à la suite des perturbations causées par le retrait du Royaume-Uni de l’Union;

18. prend acte de la future intégration, à compter de 2021, de l’actuel FSE, de l’initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ), du FEAD, du programme EaSI et du Programme européen dans le domaine de la santé dans le cadre du FSE+; réaffirme sa position en faveur de l’augmentation du budget du FSE+, qui passerait à 120 457 000 000 EUR en prix courants au titre du CFP 2021-2027; invite la Commission à présenter les informations financières et les affectations budgétaires de manière à ce que les chiffres relatifs au FSE+ et les sous-rubriques de ces programmes puissent être comparés aux enveloppes actuelles; s’oppose à la diminution substantielle (de 5 millions d’EUR) proposée par le Conseil pour l’axe «PROGRESS» de l’EaSI pour 2020, et propose que son enveloppe budgétaire soit au moins équivalente à celle proposée par la Commission; souligne, à cet égard, que toutes les révisions législatives et budgétaires devraient être fondées sur des données factuelles et sur la compréhension de leurs incidences, qu’elles devraient se conformer au programme pour une meilleure réglementation, exiger des évaluations des résultats quantifiables et comparables plutôt que de simples évaluations des résultats, et être fondées sur l’ensemble des recommandations de la Cour des comptes européenne à ce sujet;

19. souligne, dans le contexte des contraintes budgétaires actuelles, qu’il sera essentiel d’utiliser au mieux le budget général 2020, notamment s’agissant de politiques à même d’encourager une croissance économique durable et la création d’emplois de qualité, telles que des politiques en faveur du développement des compétences, l’enseignement et la formation professionnels (EFP), des politiques et des mesures de renforcement des compétences et de reconversion professionnelle visant à soutenir les marchés du travail qui fonctionnent bien, et une meilleure adaptation aux changements démographiques, en particulier grâce à une intégration accrue sur le marché du travail des groupes vulnérables et défavorisés, notamment les personnes âgées et les personnes handicapées, et par la mise en œuvre de mesures en faveur de l’intégration et de la réduction de la pauvreté; note que la commission de l’emploi et des affaires sociales a proposé plusieurs projets pilotes (PP) et actions préparatoires (AP) visant les groupes socialement exclus;

20. encourage vivement les investissements dans l’adoption de nouvelles technologies dans tous les secteurs de l’économie et de la production industrielle, en portant une attention particulière aux programmes visant spécifiquement à accélérer la transition en temps opportun de la main-d’œuvre et à diminuer les effets secondaires potentiellement néfastes d’une telle transition, tels que le chômage structurel, l’augmentation des inégalités de revenu ou les disparités régionales et territoriales; prend acte, à cet égard, du rôle joué par les instruments de l’Union pour soutenir les entreprises et les travailleurs dans la transition vers une économie numérique et plus verte;

21. réaffirme l’importance de l’EFP à l’ère de la numérisation; invite la Commission à étudier plus avant les possibilités de soutenir les programmes d’enseignement et de formation professionnels, en particulier dans les domaines du développement logiciel et de l’informatique.

22. souligne, même s’il est incontestable que les taux de chômage des jeunes ont tendance à baisser dans l’Union, que le manque de perspectives d’avenir pour les jeunes constitue une véritable urgence sociale dans certaines parties de l’Union, avec de fortes disparités entre les États membres et les régions, et que les jeunes sont toujours exposés davantage au risque de pauvreté et d’exclusion sociale et économique; insiste sur le fait que cette situation requiert des solutions innovantes et ciblées, pouvant être rapidement mises en œuvre, afin d’apporter des améliorations concrètes à court terme; attend, dès lors, de la Commission et des États membres qu’ils fassent de la lutte contre le chômage des jeunes leur priorité, ce dont le budget 2020 devrait tenir compte;

23. réaffirme, par conséquent, l’importance des fonds et autres instruments qui encouragent des mesures de lutte contre les inégalités et le chômage des jeunes, notamment la garantie pour la jeunesse, l’IEJ, le FSE et Erasmus+;

24. insiste en particulier sur le rôle de l’IEJ dans la lutte contre le chômage des jeunes, et prend acte de la proposition de la Commission d’augmenter le budget de l’IEJ de 116 millions d’euros en 2020; estime, toutefois, que cette somme est insuffisante; appelle donc de ses vœux une augmentation des crédits de paiement de l’IEJ à hauteur de 600 millions d’EUR;

25. salue, de même, l’engagement pris par la présidente désignée de la Commission Ursula von der Leyen dans ses orientations politiques pour le renforcement de la garantie pour la jeunesse de façon à en faire un instrument permanent bénéficiant d’un budget plus élevé et faisant l’objet de rapports réguliers;

26. déplore le fait que, dans l’Union, plus d’un quart des enfants soient menacés de pauvreté ou d’exclusion sociale;

27. attend la publication d’une étude de faisabilité sur la garantie pour l’enfance, qui devrait servir de base à la mise en œuvre d’autres activités, et invite la Commission à tenir pleinement compte des propositions d’exécution des AP relatives à la garantie pour l’enfance, adoptées dans les budgets annuels 2017, 2018 et 2019, qui bénéficient d’un niveau de financement qui permettra de lancer une véritable phase expérimentale de la garantie pour l’enfance au cours de la prochaine période de programmation 2021-2027;

28. salue à cet égard l’engagement pris par la présidente désignée de la Commission Ursula von der Leyen dans ses orientations politiques de créer la garantie européenne pour l’enfance afin de veiller à ce que tout enfant menacé par la pauvreté ou l’exclusion sociale dans l’Union ait accès aux droits les plus fondamentaux que sont les soins de santé et l’éducation;

29. insiste sur la nécessité de promouvoir l’inclusion sociale des enfants vulnérables et, en particulier, de remédier à l’exclusion sociale des enfants roms, notamment en favorisant leur accès à l’école; note qu’un PP constituerait un instrument approprié pour répondre à cette question;

30. insiste sur l’importante contribution des agences au traitement d’un large éventail de questions touchant à l’emploi, aux affaires sociales et à la collecte des données; souligne que leurs tâches évoluent et ne cessent de s’élargir et qu’elles doivent, de ce fait, disposer des ressources nécessaires pour pouvoir remplir leurs missions et livrer les meilleurs résultats possible à l’appui des objectifs législatifs et stratégiques de l’Union; demande, par conséquent, que les nouvelles tâches confiées aux agences et la performance globale de ces dernières fassent l’objet d’une évaluation approfondie, dans le seul but de garantir des dotations budgétaires appropriées et efficaces;

31. prend acte de la création de l’Autorité européenne du travail (AET), qui devrait commencer à fonctionner en 2019; souligne la nécessité de veiller à ce que suffisamment de ressources financières soient affectées à sa mise en place; insiste sur le fait que ce financement ne peut être réalisé par un redéploiement des fonds alloués aux autres agences opérant dans le domaine de l’emploi et des affaires sociales et à d’autres lignes budgétaires, et que l’AET, en tant que nouvel organisme, requiert des ressources nouvelles pour garantir son bon fonctionnement. souligne notamment que l’entrée en vigueur de l’AET ne devrait pas se traduire par une diminution des ressources et des capacités d’EURES, lequel joue un rôle primordial en ce qu’il facilite la mobilité de la main-d’œuvre des citoyens de l’Union et propose services et partenariats aux demandeurs d’emploi et aux employeurs, aux services publics de l’emploi, aux partenaires sociaux et aux collectivités locales; met ainsi en avant la nécessité de maintenir des lignes budgétaires claires et distinctes pour l’AET et l’EURES;

32. rappelle que les PP et les AP, s’ils sont préparés de façon rigoureuse, sont des outils très utiles pour lancer de nouvelles activités et politiques dans les domaines de l’emploi, notamment l’amélioration de l’emploi des jeunes, et de l’intégration sociale, et qu’ils pourraient être utilisés pour la collecte de données et d’éléments factuels dans le but d’améliorer les futures politiques de l’emploi de l’Union; note que plusieurs idées de la commission de l’emploi et des affaires sociales ont été mises en œuvre avec succès par le passé sous forme de PP ou d’AP; invite l’autorité budgétaire à inclure, dans le budget 2020, les huit PP et AP proposés par la commission, qui portent sur l’inclusion sociale de groupes particulièrement vulnérables (les Roms, en particulier les enfants roms, les jeunes défavorisés, les ménages à faible revenu, les personnes âgées), le chômage des jeunes, la santé et la sécurité au travail, et le salaire minimum; encourage la pleine utilisation des marges disponibles au titre de chaque rubrique;

33. note qu’il est essentiel que le Parlement soit tenu régulièrement informé des différentes étapes de la mise en œuvre par la Commission des PPs et des AP, notamment avec une évaluation adéquate des résultats et de leur valeur ajoutée pour les citoyens de l’Union; souligne qu’il importe que la Commission adopte une approche transparente lors de l’évaluation des PP et des AP.


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

24.9.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

42

9

1

Membres présents au moment du vote final

Atidzhe Alieva-Veli, Abir Al-Sahlani, Gabriele Bischoff, Vilija Blinkevičiūtė, Jane Brophy, Sylvie Brunet, David Casa, Leila Chaibi, Estrella Durá Ferrandis, Lucia Ďuriš Nicholsonová, Rosa Estaràs Ferragut, Nicolaus Fest, Loucas Fourlas, Cindy Franssen, Chiara Gemma, Helmut Geuking, Elisabetta Gualmini, Alicia Homs Ginel, France Jamet, Radan Kanev, Stelios Kympouropoulos, Katrin Langensiepen, Elena Lizzi, Radka Maxová, Lefteris Nikolaou-Alavanos, Matthew Patten, Sandra Pereira, Kira Marie Peter-Hansen, Alexandra Louise Rosenfield Phillips, Dragoş Pîslaru, Manuel Pizarro, Dennis Radtke, Elżbieta Rafalska, Guido Reil, Daniela Rondinelli, Mounir Satouri, Monica Semedo, Beata Szydło, Eugen Tomac, Romana Tomc, Yana Toom, Nikolaj Villumsen, Marianne Vind, Maria Walsh, Tatjana Ždanoka, Tomáš Zdechovský

Suppléants présents au moment du vote final

Alex Agius Saliba, José Gusmão, Jeroen Lenaers, Pierfrancesco Majorino, Anne Sander, Birgit Sippel

 


 

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL
EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

42

+

ECR

Lucia Ďuriš Nicholsonová, Helmut Geuking, Elżbieta Rafalska, Beata Szydło

NI

Chiara Gemma, Daniela Rondinelli

PPE

David Casa, Rosa Estaràs Ferragut, Loucas Fourlas, Cindy Franssen, Radan Kanev, Stelios Kympouropoulos, Jeroen Lenaers, Dennis Radtke, Anne Sander, Eugen Tomac, Romana Tomc, Maria Walsh, Tomáš Zdechovský

RENEW

Abir Al-Sahlani, Atidzhe Alieva-Veli, Jane Brophy, Sylvie Brunet, Radka Maxová, Dragoş Pîslaru, Monica Semedo, Yana Toom

S&D

Alex Agius Saliba, Gabriele Bischoff, Vilija Blinkevičiūtė, Estrella Durá Ferrandis, Elisabetta Gualmini, Alicia Homs Ginel, Pierfrancesco Majorino, Manuel Pizarro, Birgit Sippel, Marianne Vind

Verts/ALE

Katrin Langensiepen, Kira Marie Peter-Hansen, Alexandra Louise Rosenfield Phillips, Mounir Satouri, Tatjana Ždanoka

 

9

-

GUE/NGL

Leila Chaibi, José Gusmão, Sandra Pereira, Nikolaj Villumsen

ID

Nicolaus Fest, France Jamet, Elena Lizzi, Guido Reil

NI

Lefteris Nikolaou-Alavanos

 

1

0

NI

Matthew Patten

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 


 

 

 

 

AVIS de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (5.9.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020</Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteur pour avis: <Depute>Pascal Canfin</Depute>

 

 

 

SUGGESTIONS

La commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1. fait remarquer que 21 % du total des engagements du projet de budget 2020 sont liés au climat; déplore le fait que, selon la tendance actuelle, ce taux n’atteindrait que 19,7 % du budget de l’Union pour la période couverte par le cadre financier pluriannuel (CFP) actuel, alors que l’objectif convenu en 2014 visait un taux d’«au moins 20 %» sur la période 2014-2020; souligne que, selon la Commission, 3,5 milliards d’euros de dépenses supplémentaires en matière de climat seront nécessaires pour atteindre, dans le cadre du budget 2020, cet objectif de 20 %; souligne qu’il convient de tout mettre en œuvre pour atteindre l’objectif global du budget de l’Union d’ici la fin de l’année 2020; appelle de nouveau de ses vœux une intégration plus ambitieuse des enjeux climatiques, à hauteur de 40 %, alors que le Parlement avait demandé un niveau de 30 % dans sa résolution de novembre 2018, la mise en œuvre d’une méthode améliorée de suivi et d’évaluation de l’action pour le climat dans le cadre du prochain CFP, ainsi que leur alignement sur l’accord de Paris et sur les objectifs de l’Union en matière de climat; insiste sur le fait que le prochain CFP devrait se fonder sur une méthode rigoureuse, établie selon des modèles éprouvés à l’international, afin d’assurer un suivi du financement de l’action pour le climat et d’éviter le risque de surestimation de cette dernière; estime que l’intégration d’une perspective écologique dans le prochain CFP est essentielle à la mise en œuvre des objectifs de l’Union en matière de climat;

2. relève avec inquiétude que 8,3 % seulement du total des engagements sont destinés à inverser le processus d’appauvrissement de la biodiversité, ce qui constitue le niveau le plus bas depuis 2015, et ce malgré l’existence d’un phénomène sans précédent d’extinction des espèces, dont le rythme ne cesse d’accélérer; demande que des ressources supplémentaires suffisantes soient affectées à la protection cohérente et à long terme de la biodiversité dans l’Union et que la traçabilité de ces ressources soit assurée; insiste sur le fait que le prochain CFP devrait se fonder sur une méthode rigoureuse, établie selon des modèles éprouvés à l’international, afin d’assurer un suivi de la biodiversité et d’éviter le risque de surestimation des actions qui s’y rapportent;

3. estime notamment qu’en cette dernière année du CPF actuel, il convient d’élaborer un budget ambitieux en ce qui concerne les programmes relatifs à l’action pour le climat et à la protection de la biodiversité afin de faciliter la transition vers le prochain CFP, dont le lancement devrait être ralenti le temps que les nouveaux programmes deviennent pleinement opérationnels;

4. invite l’Union à allouer des fonds suffisants à la mise en œuvre pleine et efficace du futur pacte vert européen;

5. souligne, en outre, dans le contexte des orientations politiques pour la prochaine Commission européenne lancées par la présidente élue de la Commission, qu’il est absolument urgent d’accélérer la réduction des émissions;

6. souligne, conformément au programme de développement durable à l’horizon 2030 et aux engagements pris par l’Union et ses États membres au sein de l’Assemblée générale des Nations unies, la nécessité de doter le budget 2020 de ressources suffisantes pour la mise en œuvre des objectifs de développement durable;

7. prend acte de l’augmentation de 21,5 millions d’euros en crédits d’engagement pour le programme LIFE (+ 3,9 %); est convaincu que le budget du programme LIFE pour l’année 2020 (529,6 millions d’euros) est insuffisant; demande une augmentation considérable de ce budget, de façon à anticiper les exigences du Parlement européen, qui souhaite doubler les fonds alloués au programme LIFE dans le cadre du CFP de l’après-2020, et à s’y conformer; regrette vivement que ce programme ne représente que 0,3 % du projet de budget 2020;

8. se félicite de l’attribution au nouveau programme RescEU d’un montant de 156,2 millions d’euros visant à améliorer la réponse de celui-ci aux tremblements de terre, aux feux de friches, aux incendies de forêt et à d’autres catastrophes naturelles; souligne l’importance d’instruments tels que le mécanisme de protection civile de l’Union et du Fonds du solidarité dans la gestion des catastrophes naturelles et la prise en compte des dégâts infligés à l’environnement;

9. prend acte de la proposition d’affecter 69,7 millions d’euros en crédits d’engagement (+ 2 %) et 64,2 millions d’euros en crédits de paiement (+ 4,7 %) à la santé; regrette que cela ne représente que 0,04 % du projet de budget 2020 et 1,9 % de la rubrique 3 (en engagements);

10. souligne qu’il convient d’allouer, dans le cadre du budget, des ressources suffisantes à l’élaboration et à la mise en œuvre du futur plan européen de lutte contre le cancer; insiste sur le fait que ce plan est essentiel à la promotion et à l’amélioration de la prévention, de la recherche, de l’accès à l’innovation et de la réintégration;

11. prend acte de la proposition d’affecter 280,0 millions d’euros en crédits d’engagement (- 3,3 %) et 244,7 millions d’euros en crédits de paiement (2,3 %) aux denrées alimentaires et aliments pour animaux; regrette que cela ne représente que 0,17 % du projet de budget 2020 et 7,5 % de la rubrique 3 (en engagements);

12. prend acte de la proposition d’affecter 156,2 millions d’euros en crédits d’engagement (+ 4,4 %) et 77,0 millions d’euros en crédits de paiement (- 5,7 %) au mécanisme de protection civile de l’Union, qui est l’une des pierres angulaires de la solidarité dans l’Union;

13. remarque que les postes permanents et temporaires autorisés au titre du projet de budget 2020 restent inchangés par rapport au budget 2019 en ce qui concerne le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC) et l’Agence européenne des médicaments (EMA), alors que leur nombre augmente pour l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) (+ 34 postes à la suite de la révision de la législation alimentaire générale), l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) (+ 1 poste) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) (+ 2 postes); souligne que, le cas échéant, des moyens humains et financiers supplémentaires doivent être alloués à ces agences afin qu’elles puissent accomplir leur mandat et exécuter leurs missions et de façon à favoriser une démarche scientifique dans l’Union; souligne qu’une meilleure coordination entre les agences optimiserait leurs travaux, ainsi que l’utilisation des fonds publics;

14. invite la Commission à mettre en œuvre rapidement les projets pilotes et les actions préparatoires;

15. rappelle qu’il convient d’aligner les projets pilotes et les actions préparatoires sur les objectifs climatiques et de les financer comme il se doit tout au long de leur cycle de vie afin qu’ils libèrent leur plein potentiel et préparent le terrain en vue de l’adoption de nouvelles mesures.


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

4.9.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

60

10

0

Membres présents au moment du vote final

Bartosz Arłukowicz, Margrete Auken, Simona Baldassarre, Marek Paweł Balt, Aurelia Beigneux, Monika Beňová, Malin Björk, Delara Burkhardt, Cristian-Silviu Buşoi, Pascal Canfin, Sara Cerdas, Mohammed Chahim, Nathalie Colin-Oesterlé, Miriam Dalli, Seb Dance, Esther de Lange, Marco Dreosto, Eleonora Evi, Agnès Evren, Fredrick Federley, Pietro Fiocchi, James Alexander Glancy, Andreas Glück, Catherine Griset, Jytte Guteland, Teuvo Hakkarainen, Pär Holmgren, Jan Huitema, Yannick Jadot, Petros Kokkalis, Athanasios Konstantinou, Ewa Kopacz, Joanna Kopcińska, Peter Liese, Sylvia Limmer, Javi López, César Luena, Liudas Mažylis, Anthea McIntyre, Aileen McLeod, Tilly Metz, Silvia Modig, Alessandra Moretti, Ljudmila Novak, Grace O’Sullivan, Rory Palmer, Jutta Paulus, Rovana Plumb, Jessica Polfjärd, Frédérique Ries, Sándor Rónai, Rob Rooken, Silvia Sardone, Christine Schneider, Günther Sidl, Nicolae Ştefănuță, Nils Torvalds, Edina Tóth, Véronique Trillet-Lenoir, Caroline Voaden, Alexandr Vondra, Mick Wallace, Michal Wiezik, Anna Zalewska

Suppléants présents au moment du vote final

Michael Bloss, Christophe Hansen, Lídia Pereira, Susana Solís Pérez, Nikolaj Villumsen

 


VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

60

+

ECR

Pietro Fiocchi, Joanna Kopcińska, Alexandr Vondra, Anna Zalewska

GUE/NGL

Malin Björk, Petros Kokkalis, Silvia Modig, Nikolaj Villumsen, Mick Wallace

NI

Eleonora Evi, Athanasios Konstantinou

PPE

Bartosz Arłukowicz, Cristian-Silviu Buşoi, Nathalie Colin-Oesterlé, Agnès Evren, Christophe Hansen, Ewa Kopacz, Esther de Lange, Peter Liese, Liudas Mažylis, Ljudmila Novak, Lídia Pereira, Jessica Polfjärd, Christine Schneider, Edina Tóth, Michal Wiezik

RENEW

Pascal Canfin, Catherine Chabaud, Fredrick Federley, Andreas Glück, Jan Huitema, Frédérique Ries, Susana Solís Pérez, Nicolae Ştefănuță, Nils Torvalds, Véronique Trillet-Lenoir, Caroline Voaden

S&D

Marek Paweł Balt, Monika Beňová, Delara Burkhardt, Sara Cerdas, Mohammed Chahim, Miriam Dalli, Seb Dance, Jytte Guteland, Javi López, César Luena, Alessandra Moretti, Rory Palmer, Rovana Plumb, Sándor Rónai, Günther Sidl

Verts/ALE

Margrete Auken, Michael Bloss, Pär Holmgren, Yannick Jadot, Aileen McLeod, Tilly Metz, Grace O'Sullivan, Jutta Paulus

 

10

-

ECR

Anthea McIntyre, Rob Rooken

ID

Simona Baldassarre, Aurelia Beigneux, Marco Dreosto, Catherine Griset, Teuvo Hakkarainen, Sylvia Limmer, Silvia Sardone

NI

James Alexander Glancy

 

0

0

 

 

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

 


 

 

 

 

AVIS de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (26.9.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020</Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteure pour avis: <Depute> Adina-Ioana Vălean </Depute>

 

 

 

SUGGESTIONS

La commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1. regrette que le budget proposé par la Commission pour la rubrique 1a soit inférieur de 474,6 millions d’euros au plafond, bien que les programmes concernés soient sursouscrits et puissent facilement absorber des fonds supplémentaires; souligne l’importance capitale des programmes de la rubrique 1a pour stimuler la croissance économique fondée sur l’innovation et contribuer à la transition vers une société respectueuse du climat, conformément à l’accord de Paris;

2. souligne l’importance d’occuper un rôle moteur en matière d’innovation et de favoriser la recherche incrémentale et de rupture dans le domaine des technologies de pointe afin d’atteindre les objectifs politiques de l’Union; rejette dès lors les coupes réalisées par le Conseil pour un montant total de 747,4 millions d’euros à la rubrique 1a, dont 424,9 millions d’euros pour le cadre stratégique commun pour la recherche et l’innovation, en particulier dans les lignes budgétaires consacrées au renforcement de la recherche en matière de technologies futures et émergentes et au renforcement des infrastructures de recherche européennes, notamment les infrastructures en ligne et le leadership en matière de TIC, 28 millions d’euros pour le volet TIC du mécanisme pour l’interconnexion en Europe et 20 millions d’euros pour COSME, ce qui risque de mettre à mal les efforts de l’Union visant à créer de la croissance durable et des emplois de haute qualité, ainsi que les efforts consentis par l’Union pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies et pour parvenir à une économie à émissions nettes nulles de gaz à effet de serre en 2050, en ne laissant personne pour compte;

3. estime qu’un budget ambitieux pour la rubrique 1a est nécessaire, particulièrement au cours de la dernière année du CFP, afin de faire le lien avec le prochain CFP, dans lequel tous les nouveaux programmes auront besoin de temps avant d’être pleinement opérationnels, ainsi qu’afin de garantir le parfait fonctionnement de ces programmes pour qu’ils continuent à contribuer à la réalisation des priorités politiques de l’Union;

4. demande donc un niveau de crédits d’engagement atteignant le plafond pour la rubrique 1a, ainsi que l’utilisation de tous les instruments de flexibilité disponibles en vertu du règlement CFP et de la disposition spécifique relative à la réutilisation de fonds désengagés pour les projets de recherche, établie par le règlement financier, afin de garantir un niveau de crédits d’engagement aussi élevé que possible pour le budget 2020;

5. rappelle que la recherche et de l’innovation jouent un rôle important pour répondre aux enjeux de société et contribuer au développement durable; relève l’excès de souscriptions pour plusieurs programmes, notamment Horizon 2020 et COSME, qui s’est traduit par un taux d’acceptation moindre des demandes de financement au titre d’Horizon 2020 par rapport au CFP précédent, ce qui signifie que bien plus de projets de grande qualité dans le domaine de la recherche et de l’innovation pourraient être soutenus moyennant un financement suffisant de la part de l’Union; souligne que ce problème doit être résolu par un budget plus ambitieux pour 2020 et par le renforcement des complémentarités avec d’autres fonds de l’Union, instruments financiers, programmes nationaux et investissements privés; estime que le financement de la recherche et de l’innovation de l’Union devrait particulièrement venir en aide aux régions concernées par une forte défaillance du marché et une absence de réponse aux grands enjeux de société; estime, par conséquent, que des crédits dégagés devraient être reconstitués, conformément à l’article 15, paragraphe 3, du règlement financier; réaffirme qu’un montant minimal de 120 millions d’euros aux prix de 2018 doit être attribué à Horizon Europe dans le cadre du prochain CFP;

6. souligne que les PME constituent une partie essentielle de l’économie de l’Union en cela qu’elles fournissent un grand nombre d’emplois au sein de l’Union; estime qu’il est nécessaire de créer un environnement favorable aux PME et de soutenir les groupements et les réseaux de PME; se félicite, par conséquent, de l’accroissement de l’instrument dédié aux PME; constate avec préoccupation les coupes réalisées par le Conseil sur les mesures visant à accroître l’innovation dans les PME, ce qui envoie des signaux contradictoires aux entreprises de l’Union;

7. insiste sur le fait qu’il importe d’atteindre les objectifs du marché unique du numérique si l’on veut renforcer la transition numérique de l’Union et l’insertion numérique de l’économie, du secteur public et des citoyens européens; reconnaît, à cet égard, l’importance d’initiatives comme WiFi4EU; déplore les coupes proposées par le Conseil pour cette initiative;

8. insiste sur la nécessité de réformer le secteur européen de la mobilité pour parvenir à des transports durables, propres et compétitifs dans l’Union, afin de préparer l’industrie automobile à répondre aux besoins à l’avenir et d’atteindre nos objectifs en matière de climat; insiste, par conséquent, sur la nécessité de disposer de financements suffisants pour les programmes visant à la réalisation de ces objectifs, comme Horizon 2020, le MIE-Transports et l’entreprise commune «Piles à combustible et Hydrogène 2»; s’inquiète, par conséquent, des répercussions des coupes proposées par le Conseil sur la réalisation d’un système de transport de l’Union efficace en matière de ressources, respectueux de l’environnement, sûr et fluide;

9. regrette fortement que le budget proposé par la Commission soit, une fois de plus, bien inférieur à ce que demande l’ACER, ce qui risque de mettre en péril le fonctionnement de l’ACER et sa capacité à réaliser ses tâches en matière de surveillance et de transparence du marché et a fortiori les tâches supplémentaires qui lui ont été attribuées par des actes législatifs récents;

10. réaffirme que les investissements dans la recherche et l’innovation doivent être revus à la hausse afin d’améliorer l’accès aux connaissances, de promouvoir le développement social et de relever la qualité du niveau de vie;

11. sollicite donc, pour toutes les agences relevant de sa compétence (ACER, ORECE, ENISA et GSA), un niveau de crédits et du personnel correspondant aux demandes desdites agences; insiste pour que les ressources financières et humaines soient augmentées en fonction de l’accroissement des tâches des agences concernées, en vue de l’adoption de nouveaux actes législatifs et en prévision des rôles et responsabilités futurs; constate que la GSA est confrontée à l’émergence de nouveaux défis liés à la sécurité et à d’autres domaines sensibles pour lesquels l’externalisation risque de réduire la sécurité et l’efficacité en matière de coût et d’entraîner une perte d’expertise; estime qu’il convient, dès lors, de recruter et de conserver des experts hautement spécialisés;

12. rappelle l’engagement pris par le Parlement, le Conseil et la Commission, dans une déclaration commune annexée au règlement (UE) 2017/1953 du Parlement européen et du Conseil[9], visant à garantir un financement global pour la promotion de la connectivité internet dans les communautés locales à hauteur de 120 millions d’euros sur une période de trois ans afin que cette initiative soit une véritable réussite européenne, au bénéfice des communautés locales et des citoyens; souligne à cet égard qu’à la suite de deux appels à candidatures, plus de 23 000 municipalités dans l’ensemble de l’Union se sont inscrites sur le portail WiFi4EU et que 6 200 municipalités ont déjà reçu des coupons WiFi4EU, ce qui prouve le succès de l’initiative;

13. demande des fonds supplémentaires pour accélérer le développement et le déploiement de technologies plus propres ainsi que pour faciliter une transition équitable dans les régions charbonnières et à forte intensité de carbone afin de contribuer à la réalisation des engagements pris par l’Union dans le cadre de l’accord de Paris, notamment en poursuivant les projets pilotes et actions préparatoires existant et en en initiant de nouveaux; réitère la proposition du Parlement européen d’établir le fonds pour une transition équitable au sein du cadre financier pluriannuel 2021-2027 afin de pallier les incidences sociales, socio-économiques et environnementales sur les travailleurs et les communautés ébranlés par la transition vers une économie non dépendante du charbon et du carbone; souligne la nécessité d’apporter un soutien continu aux régions charbonnières et à forte intensité de carbone de l’Union, afin qu’elles soient prêtes à bénéficier d’un nouveau fonds pour une transition énergétique équitable;

14. souligne que la recherche et l’innovation contribuent fortement à stimuler le développement durable et rappelle que l’Union et ses États membres se sont engagés à remplir les ODD; salue l’estimation de la Commission selon laquelle les dépenses consacrées à la lutte contre le changement climatique atteindront 21 % du budget 2020; rappelle que ces efforts doivent être intensifiés; regrette que la proposition de budget pour Horizon 2020 ne soit très probablement pas à même de remplir les objectifs fixés en matière de dépenses liées au climat et à la durabilité, et ce pour la totalité du CFP actuel; réitère l’idée selon laquelle, en vertu des engagements pris par l’Union dans le cadre de l’accord de Paris, les dépenses liées au climat devraient être suffisamment augmentées; rappelle dans ce contexte le principe de «primauté de l’efficacité énergétique» qui a été adopté, ainsi que l’objectif visant à ce que l’Union soit la championne des énergies renouvelables;

15. demande des crédits supplémentaires pour le mécanisme pour l’interconnexion en Europe, notamment pour ses volets énergie durable et TIC, afin de garantir l’achèvement de l’union de l’énergie, la connexion des marchés isolés et l’élimination des goulets d’étranglement subsistants, ainsi qu’un réseau énergétique de l’Union apte à affronter l’avenir;

16. est fortement préoccupé par l’incertitude persistante concernant le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne; souligne que des précautions financières sont nécessaires dans l’éventualité où la contribution du Royaume-Uni au budget 2020 serait nulle ou partielle; invite, par conséquent, tous les autres États membres à intervenir et à compenser dans sa totalité la contribution du Royaume-Uni, dans la mesure où les programmes traversent actuellement leur phase finale et les bénéficiaires de fonds de l’Union doivent avoir la certitude que l’Union respectera ses engagements.

17. souligne que l’incapacité de l’Union à tenir ses engagements juridiques et politiques en matière de crédits de paiement nuirait gravement à sa crédibilité et aurait de fortes répercussions négatives sur la confiance dans la capacité des institutions de l’Union à remplir leur rôle; précise que cet aspect est encore exacerbé par le fait que l’Union approche de la fin du CFP en cours et qu’il y a donc lieu de progresser rapidement dans la mise en œuvre des programmes pluriannuels.


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

25.9.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

54

6

6

Membres présents au moment du vote final

François Alfonsi, Nicola Beer, François-Xavier Bellamy, Michael Bloss, Manuel Bompard, Paolo Borchia, Marc Botenga, Markus Buchheit, Klaus Buchner, Carlo Calenda, Andrea Caroppo, Maria Da Graça Carvalho, Katalin Cseh, Ciarán Cuffe, Josianne Cutajar, Pilar del Castillo Vera, Martina Dlabajová, Christian Ehler, Valter Flego, Niels Fuglsang, Jens Geier, Nicolás González Casares, Christophe Grudler, András Gyürk, Henrike Hahn, Robert Hajšel, Ivo Hristov, Ivars Ijabs, Eva Kaili, Seán Kelly, Łukasz Kohut, Andrius Kubilius, Miapetra Kumpula-Natri, Thierry Mariani, Marisa Matias, Eva Maydell, Joëlle Mélin, Iskra Mihaylova, Dan Nica, Ville Niinistö, Mauri Pekkarinen, Markus Pieper, Sara Skyttedal, Maria Spyraki, Jessica Stegrud, John David Edward Tennant, Grzegorz Tobiszowski, Patrizia Toia, Evžen Tošenovský, Isabella Tovaglieri, Adina-Ioana Vălean, Henna Virkkunen, Pernille Weiss, Carlos Zorrinho

Suppléants présents au moment du vote final

Rasmus Andresen, Marco Dreosto, Giorgos Georgiou, Klemen Grošelj, Alicia Homs Ginel, Adam Jarubas, Janusz Lewandowski, Jutta Paulus, Dominique Riquet, Massimiliano Salini, Edina Tóth

Suppléants (art. 200, par. 2) présents au moment du vote final

Hannes Heide

 


VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

54

+

ECR

Evžen Tošenovský

ID

Thierry Mariani, Joëlle Mélin

PPE

François-Xavier Bellamy, Maria Da Graça Carvalho, Pilar del Castillo Vera, Christian Ehler, András Gyürk, Adam Jarubas, Seán Kelly, Andrius Kubilius, Janusz Lewandowski, Eva Maydell, Markus Pieper, Massimiliano Salini, Sara Skyttedal, Maria Spyraki, Edina Tóth, Adina-Ioana Vălean, Henna Virkkunen, Pernille Weiss

RENEW

Nicola Beer, Katalin Cseh, Martina Dlabajová, Valter Flego, Klemen Grošelj, Christophe Grudler, Ivars Ijabs, Iskra Mihaylova, Mauri Pekkarinen, Dominique Riquet

S&D

Carlo Calenda, Josianne Cutajar, Niels Fuglsang, Jens Geier, Nicolás González Casares, Robert Hajšel, Hannes Heide, Alicia Homs Ginel, Ivo Hristov, Eva Kaili, Łukasz Kohut, Miapetra Kumpula-Natri, Dan Nica, Patrizia Toia, Carlos Zorrinho

Verts/ALE

François Alfonsi, Rasmus Andresen, Michael Bloss, Klaus Buchner, Ciarán Cuffe, Henrike Hahn, Ville Niinistö, Jutta Paulus

 

6

-

ECR

Jessica Stegrud

ID

Paolo Borchia, Andrea Caroppo, Marco Dreosto, Isabella Tovaglieri

NI

John David Edward Tennant

 

6

0

ECR

Grzegorz Tobiszowski

GUE/NGL

Manuel Bompard, Marc Botenga, Giorgos Georgiou, Marisa Matias

ID

Markus Buchheit

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

 


 

 

 

 

AVIS DE LA COMMISSION DU MARCHÉ INTÉRIEUR ET DE LA PROTECTION DES CONSOMMATEURSDE LA COMMISSION DU MARCHÉ INTÉRIEUR ET DE LA PROTECTION DES CONSOMMATEURS (3.9.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020</Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteure pour avis: <Depute>Svenja Hahn</Depute>

SUGGESTIONS

La commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1. note, pour ce qui est de la procédure budgétaire, que les attributions de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs (IMCO) couvrent les lignes budgétaires des titres 2 (marché intérieur, industrie, entrepreneuriat et PME), 14 (fiscalité et union douanière) et 33 (justice et consommateurs);

2. souligne que le marché intérieur reste une des plus grandes et des plus tangibles réalisations de l’Union européenne, qui procure des avantages aux entreprises, notamment aux micro- et petites entreprises, aux consommateurs et aux citoyens de toute l’Europe; il convient que le budget 2020 donne la priorité à l’approfondissement du marché unique, à la diminution des charges administratives qui entravent la libre circulation des biens, des capitaux, des services et de la main-d'œuvre, ainsi qu’au développement du marché unique numérique, pour que les entreprises de l’Union restent compétitives et que les consommateurs restent protégés dans toute l’Union; relève, dans ce contexte, l’importance de surveiller de manière systématique les évolutions dans ce domaine afin de détecter les problèmes émergents et de formuler des recommandations politiques pour le développement du marché unique numérique;

3. souligne l’importance du marché intérieur des services; demande à l’Union d’engager un financement supplémentaire pour l’achèvement du marché unique des services et pour favoriser le développement de services nouveaux et innovants;

4. demande que le budget 2020 contribue à la réalisation des priorités définies dans le cadre du Semestre européen, à savoir réaliser des investissements de haute qualité et des réformes dans le but de renforcer la compétitivité et la productivité des entreprises, notamment les micro- et petites entreprises, et d’approfondir le marché unique ainsi que de développer le marché unique numérique;

5. constate avec satisfaction que, dans son projet de budget, la Commission a octroyé des crédits suffisants à la plupart des grandes priorités de la commission IMCO, notamment pour le marché intérieur des biens et des services, le soutien aux petites et moyennes entreprises (PME), la protection des consommateurs et la compétitivité, et invite le Conseil et le Parlement à approuver ces dotations dans le budget 2020;

6. se félicite de l’augmentation des crédits pour le «fonctionnement et le développement du marché intérieur des biens et des services» (ligne budgétaire 02 03 01), aux fins de la surveillance des marchés et de la mise en place du réseau de l’Union pour la conformité des produits, ainsi que pour «améliorer l’accès au financement pour les PME» (ligne budgétaire 02 02 02) et pour les «dépenses d’appui pour la COSME» (ligne budgétaire 02 01 04 01), ces trois mesures étant capitales pour stimuler la croissance économique dans l’Union; regrette vivement la réduction par le Conseil des lignes budgétaires 02 03 01 et 02 02 02;

7. relève à cet égard que les PME sont un élément essentiel de l’économie de l’Union et qu'elles jouent un rôle vital pour la création d’emplois dans toute l’Union; considère qu’il est nécessaire de créer et de promouvoir un environnement d’affaires favorable aux PME; souligne que l’amélioration de l’accès des PME au financement reste donc une grande priorité de la commission IMCO pour le budget 2020;

8. souligne que le programme pour la compétitivité des entreprises et des petites et moyennes entreprises (COSME) est un outil essentiel pour encourager la culture de l’entrepreneuriat, soutenir les PME existantes et garantir la compétitivité, la durabilité et la croissance; demande en particulier le renforcement de l’accélérateur (instrument destiné aux PME) du Conseil européen de l’innovation, car il fournit un soutien décisif à des PME qui proposent des idées radicalement nouvelles et des solutions innovantes commercialisables; estime que le budget de l’Union et son soutien à l’accès au financement renforcent l’esprit d’entreprise dans l’Union et sont un outil essentiel pour rendre les jeunes pousses, les microentreprises et les PME plus compétitives et plus innovantes;

9. souligne l’importance d’une politique de consommation solide et efficacement mise en œuvre, qui soit prévisible, qui protège les consommateurs et lutte contre les pratiques commerciales déloyales dans les transactions hors ligne et en ligne, qui permette aux entreprises de fournir leurs biens et leurs services en toute confiance dans l’ensemble du marché intérieur, et qui garantisse la surveillance du marché ainsi que le respect et l’application du droit de l’Union et du droit national, tout en limitant à son minimum la charge bureaucratique pour les PME; relève que des difficultés persistent en matière de protection des consommateurs, tant dans le domaine physique que numérique, et qu’il est donc capital d’intensifier les efforts d’éducation et de sensibilisation des consommateurs et des citoyens;

10. se réjouit de la majoration des crédits de paiement pour «préserver l’intérêt des consommateurs et améliorer leur sécurité et leur information» (ligne budgétaire 33 04 01), car l’amélioration des droits des consommateurs et de la sensibilisation à ces droits est importante pour renforcer la confiance des consommateurs dans le marché intérieur et dans la capacité de l’Union à générer des avantages tangibles;

11. insiste sur l’importance de financer correctement la transition vers l’automatisation complète des opérations douanières, dans l’intérêt d’une plus grande efficacité pour les entreprises européennes, d’une concurrence loyale et d’une protection plus rationnelle des consommateurs; considère qu’il est indispensable à cette fin d’accroître le financement du programme Douane 2020 – qui inclut des mécanismes de coopération permettant aux autorités douanières et aux agents des douanes de l’Union d’échanger des informations et les meilleures pratiques – ainsi que de garantir le financement de l’acquisition et de l’entretien d’équipements de contrôle douanier efficaces et à jour;

12. rappelle que la Commission et les États membres ont déjà pris du retard par rapport au calendrier de mise en œuvre du code des douanes de l’Union, et regrette donc fermement la réduction des crédits destinés à «soutenir le fonctionnement et la modernisation de l’Union douanière» (ligne budgétaire 14 02 01), car elle risque d’entraîner des retards supplémentaires, de mettre en péril l’amélioration de l’efficacité des contrôles douaniers dans toute l’Union et d’entraver le fonctionnement du marché intérieur; rappelle que la mise en œuvre complète et uniforme du code est indispensable à une meilleure protection des citoyens et des intérêts financiers de l’Union, et que la douane électronique est une politique prioritaire pour l’amélioration du fonctionnement du marché intérieur;

13. relève que l’exercice 2020 est le dernier de l’actuel cadre financier pluriannuel (CFP) et demande par conséquent à la Commission de faire pleinement usage, dans le budget de cet exercice, des marges disponibles du CFP en faveur des domaines d’activité qui relèvent des compétences de la commission IMCO;

14. souligne l’importance du plein respect par la Commission des recommandations de la Cour des comptes européenne, dans l’intérêt d’un budget plus efficace et qui apporte plus de valeur aux citoyens européens;

15. demande à la Commission de financer tous les projets pilotes et toutes les actions préparatoires que la commission IMCO a approuvés.

 


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

3.9.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

38

6

0

Membres présents au moment du vote final

Alex Agius Saliba, Andrus Ansip, Pablo Arias Echeverría, Alessandra Basso, Adam Bielan, Hynek Blaško, Vlad-Marius Botoş, Markus Buchheit, Dita Charanzová, David Cormand, Petra De Sutter, Dinesh Dhamija, Carlo Fidanza, Alexandra Geese, Svenja Hahn, Virginie Joron, Eugen Jurzyca, Arba Kokalari, Marcel Kolaja, Andrey Kovatchev, Maria Manuel Leitão Marques, Morten Løkkegaard, Adriana Maldonado López, Antonius Manders, Beata Mazurek, Leszek Miller, Brian Monteith, Dan-Ştefan Motreanu, Kris Peeters, Anne-Sophie Pelletier, Christel Schaldemose, Andreas Schwab, Tomislav Sokol, Ivan Štefanec, Róża Thun und Hohenstein, Kim Van Sparrentak, Marion Walsmann, Marco Zullo

Suppléants présents au moment du vote final

Clara Aguilera, Claudia Gamon, Lucy Elizabeth Harris, John Howarth

Suppléants (art. 200, par. 2) présents au moment du vote final

Delara Burkhardt, Predrag Fred Matić

 


 

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL

EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

38

+

ECR

Adam Bielan, Carlo Fidanza, Eugen Jurzyca, Beata Mazurek

GUE/NGL

Anne-Sophie Pelletier

NI

Marco Zullo

PPE

Pablo Arias Echeverría, Arba Kokalari, Andrey Kovatchev, Antonius Manders, Dan-Ştefan Motreanu, Kris Peeters, Andreas Schwab, Tomislav Sokol, Ivan Štefanec, Róża Thun und Hohenstein, Marion Walsmann

RENEW

Andrus Ansip, Vlad-Marius Botoş, Dita Charanzová, Dinesh Dhamija, Claudia Gamon, Svenja Hahn, Morten Løkkegaard

S&D

Alex Agius Saliba, Clara Aguilera, Delara Burkhardt, John Howarth, Maria Manuel Leitão Marques, Adriana Maldonado López, Predrag Fred Matić, Leszek Miller, Christel Schaldemose

VERTS/ALE

David Cormand, Petra De Sutter, Alexandra Geese, Marcel Kolaja, Kim Van Sparrentak

 

6

-

ID

Alessandra Basso, Hynek Blaško, Markus Buchheit, Virginie Joron

NI

Lucy Elizabeth Harris, Brian Monteith

 

0

0

 

 

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

 

 


 

 

 

AVIS de la commission des transports et du tourisme (26.9.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020</Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteur pour avis: <Depute>Daniel Freund</Depute>

 

 

 

SUGGESTIONS

La commission des transports et du tourisme invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1. prend acte du projet de budget proposé par la Commission dans le domaine des transports; déplore les coupes aveugles demandées par le Conseil; insiste pour que le secteur européen des transports se voie allouer un budget ambitieux qui tienne compte des défis émergents et des priorités politiques actuelles en lien avec la politique des transports de l’Union;

2. estime que le moment est venu d’une refonte plus fondamentale du financement des transports de l’Union en vue de mettre en place un secteur des transports à zéro émission nette d’ici 2050 et de garantir un alignement complet sur l’accord de Paris et sur les objectifs de développement durable; souligne l’extrême importance d’un financement élevé et d’une utilisation efficiente des fonds, axée sur les résultats, dans le cadre du volet consacré aux transports dans le programme Horizon 2020, ainsi que dans le contexte des programmes et des entreprises communes visant à atteindre ces objectifs; met en évidence l’importance des projets et des programmes mis en œuvre dans les domaines de la décarbonation et du passage au numérique, et demande qu’ils soient dûment financés et que la priorité leur soit accordée; exhorte la Commission à encourager la transition numérique en matière de logistique; considère que cette refonte doit tenir pleinement compte des besoins des groupes sociaux et des régions vulnérables afin que cette transition s’opère de manière juste et sans discriminations; ajoute que le financement doit contribuer à améliorer la connectivité et l’efficacité des transports;

3. souligne que la politique des transports de l’Union est essentielle à la durabilité économique, sociale et environnementale et que, par conséquent, la priorité devrait être donnée à la qualité et à la durabilité des projets, ainsi qu’à leur utilité pour les citoyens et les entreprises, plutôt qu’à leur quantité ou à leur taille; signale que la politique de l’Union en matière de transports nécessite un financement adéquat et suffisant pour garantir la croissance, l’emploi et la compétitivité en Europe, y compris dans les zones géographiques les plus isolées, l’augmentation des investissements dans la recherche et l’innovation, et la cohésion sociale et territoriale; rappelle que la transversalité entre les stratégies politiques, les budgets et les procédures administratives doit être renforcée pour une meilleure efficacité des grands projets d’infrastructures;

4. souligne le rôle fondamental de la politique et des investissements de l’Union en faveur des transports dans la promotion et le renforcement de la cohésion territoriale, sociale et économique de l’Union et dans la garantie de l’accessibilité territoriale et de l’interconnectivité de toutes les régions de l’Union, y compris les régions éloignées, ultrapériphériques, insulaires, périphériques, montagneuses et transfrontalières, ainsi que les zones dépeuplées et faiblement peuplées;

5. rappelle que les investissements publics dans le transport routier, ferroviaire, aérien et maritime influent positivement sur le marché intérieur et l’économie européenne, appelée à devenir la première économie mondiale;

6. souligne que la politique de l’Union européenne en matière d’infrastructures de transport doit veiller à une meilleure intégration des trois aspects ci-après:

- l’interconnectivité entre les corridors, le réseau global et les connexions transfrontalières doit être une priorité,

- l’intermodalité devrait jeter les fondements de toute décision relative aux projets élaborés dans ce domaine, et

- l’interopérabilité doit être une condition pour le cofinancement des projets de transport;

7. réaffirme que l’accord provisoire sur le règlement établissant le programme InvestEU[10] contient une disposition générale, applicable à tous les financements liés au transport, garantissant que «les projets incompatibles avec la réalisation des objectifs en matière de climat ne sont pas admissibles au bénéfice de l’aide» et que les opérations de financement et d’investissement «sont examinées afin de déterminer si elles ont un impact environnemental, climatique ou social et, dans l’affirmative, font l’objet d’un test de durabilité environnementale, sociale et environnementale»; rappelle que le fonds InvestEU devrait soutenir les investissements contribuant à une plus grande cohésion économique, territoriale et sociale dans l’Union européenne et que, pour optimiser les répercussions et la valeur ajoutée du système de soutien financier de l’Union, il convient de développer «au maximum les synergies entre les programmes de l’Union concernés dans des domaines tels que les transports, l’énergie et la numérisation»;

8. souligne qu’au-delà de son rôle clé dans la mise en œuvre du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) et d’InvestEU, il est essentiel que la révision de la politique des transports de la Banque européenne d’investissement (BEI), prévue en 2020, ouvre la voie à une refonte plus profonde du financement des transports de la Banque; rappelle que, sur la période 2007-2018, la BEI a accordé des prêts pour un montant total d’environ 140 milliards d’euros aux fins de projets de transport, dont 80 % avaient trait à des infrastructures routières[11]; invite la BEI à rendre compte au Parlement, en temps utile, de toutes les étapes de la révision de sa politique de transport;

9. souligne le rôle fondamental du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) dans la promotion du développement d’un réseau transeuropéen de transport (RTE-T) qui soit hautement performant, durable et interconnecté dans les domaines des infrastructures de transport, énergétiques et de services numériques; réaffirme que l’achèvement rapide du RTE-T contribuera considérablement à la cohésion socioéconomique et territoriale de l’Union, ainsi qu’à la réalisation de ses objectifs en matière de décarbonation; souligne que le MIE est crucial pour investir dans la croissance durable à long terme, l’innovation, la cohésion, la compétitivité et la création d’emplois dans l’Union;

10. estime que les dépenses du MIE dans le domaine des transports peuvent être améliorées en augmentant la part des financements en faveur des modes de transport à émissions nulles; rappelle que le MIE est un instrument financier vital revêtant une importance capitale pour le secteur des transports, et que la planification à court et à long termes des dépenses devrait reposer sur une démarche orientée vers les résultats et avoir pour objet de créer de la valeur ajoutée européenne, en particulier eu égard au développement et à l’achèvement des réseaux central et global du réseau transeuropéen de transport; se félicite de l’approche de la Commission visant à cofinancer le rétablissement des liaisons ferroviaires régionales transfrontalières qui ont été démantelées ou abandonnées[12], et encourage les États membres, les régions transfrontalières et la Commission à intensifier ces projets ascendants, qui contribuent à la réouverture des frontières au sein de l’Union, lorsque ces frontières existent toujours; invite la Commission à augmenter de manière significative le montant réservé dans le cadre de la ligne budgétaire du MIE pour financer le rétablissement des liaisons ferroviaires régionales manquantes qui ont été démantelées ou abandonnées, en tenant compte en priorité des régions géographiquement défavorisées; prie la Commission de tenir compte des divergences qui restent importantes entre les diverses infrastructures de transport présentes dans l’Union; souligne que l’électrification de l’infrastructure ferroviaire doit être intensifiée et un déploiement plus rapide du système européen de gestion du trafic ferroviaire (ERTMS) est requis; estime que le budget du MIE devrait également financer des mesures de réduction des nuisances sonores causées par le fret ferroviaire afin de garantir un système de transport de marchandises durable et efficace; estime que le MIE devrait mieux intégrer et valoriser le transport maritime; demande que la part de financements destinée au MIE soit conservée lors de la répartition des fonds disponibles alloués aux transports;

11. demande à la Commission de présenter, avant fin 2019, une évaluation de la mise en œuvre de l’ensemble des projets sous-traités, y compris un état des lieux et des prévisions concernant l’achèvement de ces projets, ainsi que des propositions d’utilisation de toutes les dépenses prévues, dont des suggestions de réaffectation des fonds;

12. rappelle que les fonds de la politique de cohésion destinés aux infrastructures de transport devraient répondre à l’objectif de cohésion économique, sociale et territoriale prévu par les traités; met l’accent sur l’importance des stratégies décentralisées, et souligne que la connectivité et l’accessibilité des zones rurales demeurent un problème qu’il est urgent de résoudre; exprime son inquiétude face au peu d’attention prêtée au transfert modal dans le cadre de l’utilisation du Fonds européen de développement régional (FEDER) et du Fonds de cohésion (FC); souligne qu’il est nécessaire de procéder à la décarbonation des fonds européens en relation avec le secteur des transports également; recommande d’augmenter les investissements dans le vélo et la marche; réitère sa demande, formulée de longue date, en faveur de la transparence dans le financement accordé par l’Union au secteur des transports, en particulier pour ce qui est des ressources dont la gestion est partagée; invite la Commission à mettre à disposition des informations exhaustives sur les projets de transport ayant reçu un financement au titre du FEDER et du Fonds de cohésion;

13. prie la Commission de soumettre, avant la fin de l’année, une évaluation de l’utilisation des fonds européens alloués au titre du MIE, du Fonds de cohésion et du Fonds européen de développement régional à des projets de transport, y compris du degré de conformité de cet emploi avec les stratégies élaborées en matière de transport et avec les conditions ex ante définies dans les accords de partenariat;

14. demande à la Commission de fournir, avant fin 2019, une évaluation de l’état d’avancement des dépenses des sommes affectées à des instruments financiers, ainsi que des prévisions concernant le niveau définitif d’absorption de ces aides et des propositions à appliquer aux fins d’un épuisement complet de celles-ci, y compris des suggestions de redéploiement vers d’autres lignes budgétaires du MIE;

15. demande à la Commission de présenter une évaluation de l’utilisation des fonds alloués au déploiement du système européen de nouvelle génération pour la gestion du trafic aérien (SESAR), un état des lieux, les mesures qui seront prises à l’avenir et les contributions des projets financés par ces sommes à la mise en œuvre du SESAR dans les États membres;

16. invite la Commission à soutenir la revitalisation de trains de nuit européens confortables, qui constituent une alternative réaliste et durable aux vols de courte distance ou aux longs trajets en voiture; invite la Commission à explorer les différentes combinaisons possibles du cofinancement du réseau EuroVelo et du réseau ferroviaire dans son ensemble;

17. estime que le transport maritime est une alternative au «tout routier» et considère que la directive(UE) 2016/802 du Parlement européen et du Conseil[13] bis fixant les limites de la teneur en soufre des combustibles marins aura pour effet de renforcer la durabilité de ce mode de transport et qu’il y a encore des marges de progression pour sa décarbonisation; constate que les ports européens sont des nœuds multimodaux et des portes d’entrée pour plus de 90 % des marchandises importées par l’Union; invite la Commission à mieux valoriser et financer ce mode de transport;

18. souligne que la numérisation des transports peut les transports de l’Union plus accessibles, plus innovants, plus interconnectés et plus durables; rappelle à la Commission l’importance d’élaborer une nouvelle stratégie de l’Union qui fasse figurer en tête des priorités une transition équitable et une réadaptation professionnelle des salariés dont le poste devient obsolète en raison de la numérisation des transports;

19. insiste, compte tenu du nombre toujours très élevé de morts et de blessés causés par des accidents de la circulation, et de la nouvelle directive sur la gestion de la sécurité des infrastructures routières, qui prévoit que «les États membres veillent à ce que les besoins des usagers de la route vulnérables soient pris en compte», pour que la Commission et les États membres accordent davantage d’importance au financement de la sécurité des passagers dans les différents moyens de transport et mettent l’accent sur la sécurité des usagers de la route vulnérables, tels que les piétons, les personnes handicapées, les cyclistes et les autres utilisateurs de micro-mobilité, ainsi que sur le transfert modal vers des moyens de transport plus sûrs et plus propres, comme le transport ferroviaire; invite la Commission à fournir aux États membres l’assistance technique et administrative dont ils ont besoin pour prendre les mesures adéquates de maintenance des routes existantes qu’ils établissent dans leur plan exhaustif de transport, afin d’accroître la qualité et la sécurité des routes;

20. considère que le financement du transport urbain devrait mieux s’articuler avec les plans de mobilité urbaine durable (PMUD) pour stimuler la transformation de la mobilité urbaine; demande que ces plans de mobilité urbaine favorisent la multimodalité entre les différents modes de transport durables grâce à des formules d’équilibre socioéconomiques qui garantissent la non-discrimination entre les citoyens européens;

21. souligne que les systèmes de mobilité urbaine doivent contribuer à réduire la durée de trajet des navetteurs (domicile-travail-domicile), à garantir l’interopérabilité, à accroître l’attractivité des transports publics aux yeux des citoyens et à réduire la prévalence des transports individuels, apportant ainsi leur concours à la durabilité environnementale et climatique ainsi qu’au développement de la société; considère que, face à la diversité des modes de transport public des zones métropolitaines de l’Union (dans certains cas caractérisées par des systèmes de transport épars et une billetterie chaotique, ce qui augmente leur coût d’utilisation), le budget 2020 doit cibler les problèmes liés à la complexité de la billetterie des transports publics, en encourageant l’adoption d’un plan d’action pour la mise en place d’un système de billetterie unique et multimodale;

22. demande un cadre de financement pleinement transparent et davantage de transparence dans les évaluations de projets, en accordant une attention particulière à la participation des citoyens, de la société civile et des organisations non gouvernementales à la prise de décision et en suivant le développement des grands projets ayant un volume d’investissement total supérieur à un milliard d’euros; est d’avis que les financements devraient porter avant tout sur les objectifs qui garantissent une réelle valeur ajoutée pour les États membres, en particulier au niveau social et environnemental;

23. rappelle que les investissements publics dans les infrastructures sont particulièrement exposés à la corruption; souligne l’importance de garantir une procédure d’appel d’offres transparente et compétitive pour les projets d’infrastructures de transport à grande échelle financés par l’Union; insiste pour que les pouvoirs adjudicateurs et les soumissionnaires de ces grands projets concluent des pactes d’intégrité en vertu desquels des tiers contrôlent le respect de leurs engagements en matière de bonnes pratiques et de transparence; rappelle que les États membres sont responsables en premier lieu de l’instauration d’un système de gestion destiné à garantir la réalisation efficiente et effective des projets d’investissement, et demande instamment à la Commission de leur apporter l’aide administrative et technique nécessaire pour faciliter la mise en œuvre des projets; est d’avis qu’il convient également de tenir compte des conditions sociales des travailleurs dans les procédures d’appel d’offres; rappelle qu’à l’heure actuelle, l’ensemble du secteur des transports éprouve des difficultés à recruter du personnel et que, pour résoudre ce problème de pénurie de ressources humaines, les conditions de travail doivent être améliorées;

24. estime que les analyses coûts-avantages des projets de transport ne doivent plus être axées sur des analyses économiques à court terme, mais sur une compréhension globale de tous les coûts externes à court et à long termes, en s’inspirant de la récente étude sur les externalités et l’internalisation des coûts commandée par la Commission, qui a révélé que le montant global des coûts externes des transports est estimé à près de 1 000 milliards d’euros par an[14].

25. demande à la Commission d’adopter une démarche davantage orientée vers les résultats, d’avoir pour objectif de créer de la valeur ajoutée européenne et de mieux se concentrer sur les objectifs politiques dans la fixation des critères de sélection des projets pilotes et des actions préparatoires, et rappelle l’importance de leur bonne mise en œuvre;

26. réaffirme la nécessité d’une Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne qui soit forte et dispose du niveau approprié de financement pour garantir la sûreté et la sécurité des citoyens européens et pour jouer un rôle moteur au niveau mondial à cet égard (face, par exemple, aux enjeux des nouvelles technologies, des cybermenaces et du brouillage des systèmes globaux de navigation par satellite), ainsi que pour garantir la viabilité environnementale des transports aériens et s’élever au rang de modèle dans ce domaine, en améliorant l’empreinte écologique (réduction du bruit et des émissions, décarbonation, économie circulaire) et en favorisant la protection de l’environnement (mesures d’atténuation), le développement de technologies innovantes et durables (drones, avions électriques et hybrides, combustibles durables pour aviation), la mise en place d’un programme de label écologique et la mobilité multimodale (interconnexion des infrastructures ferroviaires et aéroportuaires, par exemple);

27. regrette que l’augmentation des tâches confiées aux organes de l’Union chargés des transports (l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne, l’Agence européenne pour la sécurité maritime et l’Agence ferroviaire européenne) n’ait pas été prise en considération dans le budget 2020, et estime qu’il convient de tenir compte des besoins croissants de ces entités en ressources financières et humaines, afin de garantir l’exécution de l’intégralité de leurs missions; rappelle que, d’après un avis émis par la Cour des comptes, il est possible de réduire les coûts du budget de l’Union en centralisant les activités de l’Agence ferroviaire européenne (AFE) dans un seul et même lieu;

28. souligne l’importance des projets qui encouragent le tourisme, secteur qui contribue grandement au PIB des États membres et a une  incidence économique sur la croissance, la compétitivité, l’emploi et le développement social; regrette que le budget ne tienne pas compte du secteur du tourisme en tant que secteur stratégique à part entière et réitère sa demande de création, dans le prochain cadre budgétaire, d’un financement spécifique, dans le cadre d’une ligne budgétaire distincte, exclusivement consacré au tourisme; souligne que les États membres se heurtent à des problèmes communs dans le secteur du tourisme, à savoir la gestion de crises, la concurrence de pays tiers, la viabilité des activités touristiques, l’aide aux populations locales et isolées ainsi que la transition vers une économie à zéro émission de carbone, et que des politiques européennes communes apporteraient une vraie valeur ajoutée.


ANNEXE: LISTE DES ENTITÉS OU PERSONNES
AYANT APPORTÉ LEUR CONTRIBUTION AU RAPPORTEUR POUR AVIS

 

 

 

 

Entité et/ou personne

Fédération européenne pour le Transport et l'Environnement - 58744833263-19

 

 

Communauté européenne du rail et des compagnies d’infrastructure- 7574621118-27

 

 

 

 


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

24.9.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

35

6

3

Membres présents au moment du vote final

Andris Ameriks, José Ramón Bauzá Díaz, Izaskun Bilbao Barandica, Marco Campomenosi, Ciarán Cuffe, Johan Danielsson, Andor Deli, Anna Deparnay-Grunenberg, Ismail Ertug, Gheorghe Falcă, Giuseppe Ferrandino, Mario Furore, Isabel García Muñoz, Jens Gieseke, Kateřina Konečná, Elena Kountoura, Julie Lechanteux, Bogusław Liberadzki, Peter Lundgren, Benoît Lutgen, Marian-Jean Marinescu, Tilly Metz, Caroline Nagtegaal, Bill Newton Dunn, Jan-Christoph Oetjen, Philippe Olivier, Tomasz Piotr Poręba, Dominique Riquet, Sven Schulze, Vera Tax, Cristian Terheş, Barbara Thaler, István Ujhelyi, Petar Vitanov, Lucia Vuolo, Roberts Zīle, Kosma Złotowski

Suppléants présents au moment du vote final

Paolo Borchia, Gina Dowding, Ilhan Kyuchyuk, Ljudmila Novak, Andrey Novakov, Anne-Sophie Pelletier, Catherine Rowett

 


 

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

35

+

GUE/NGL

Kateřina Konečná, Elena Kountoura, Anne-Sophie Pelletier

NI

Mario Furore

PPE

Andor Deli, Gheorghe Falcă, Jens Gieseke, Benoît Lutgen, Marian-Jean Marinescu, Ljudmila Novak, Andrey Novakov, Sven Schulze, Barbara Thaler

RENEW

José Ramón Bauzá Díaz, Izaskun Bilbao Barandica, Ilhan Kyuchyuk, Caroline Nagtegaal, Bill Newton Dunn, Jan-Christoph Oetjen, Dominique Riquet

S&D

Andris Ameriks, Johan Danielsson, Ismail Ertug, Giuseppe Ferrandino, Isabel García Muñoz, Bogusław Liberadzki, Vera Tax, Cristian Terheş, István Ujhelyi, Petar Vitanov

Verts/ALE

Ciarán Cuffe, Anna Deparnay-Grunenberg, Gina Dowding, Tilly Metz, Catherine Rowett

 

6

-

ECR

Peter Lundgren

ID

Paolo Borchia, Marco Campomenosi, Julie Lechanteux, Philippe Olivier, Lucia Vuolo

 

3

0

ECR

Tomasz Piotr Poręba, Roberts Zīle, Kosma Złotowski

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

 

 

 


 

 

 

AVIS de la commission du développement régional (7.10.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020</Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteur pour avis: <Depute>Younous Omarjee</Depute>

 

 

 

SUGGESTIONS

La commission du développement régional invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1. rappelle que la cohésion est l’un des objectifs de l’Union fixés à l’article 3 du traité sur l’Union européenne, qu’elle est définie à l’article 174 du traité FUE et qu’elle relève d’une compétence partagée entre l’Union et les États membres; souligne que la politique de cohésion est l’une des plus importantes de l’Union et qu’elle est sa principale politique d’investissement public, avec un budget de 351,8 milliards d’euros pour le CFP 2014-2020, soit un tiers du CFP, et qu’elle devrait le rester dans le cadre du prochain CFP, sans qu’il y ait de nouvelles réductions du budget, et que les nouvelles initiatives de l’Union doivent s’accompagner de nouvelles ressources financières adéquates et être examinées dans le cadre de la procédure de codécision;

2. fait remarquer que la politique de cohésion repose sur un dispositif de solidarité dont l’objectif, tel que formulé par le traité, consiste à promouvoir et à soutenir le développement harmonieux de l’ensemble des États membres et des régions, qu’elle encourage la coopération interrégionale et qu’elle vise à réduire les disparités économiques, sociales et territoriales entre les régions de l’Union et à garantir qu’aucune d’entre elles n’est laissée pour compte, en tenant compte des défis démographiques; est d’avis que la politique de cohésion est un facteur de croissance et de création d’emplois dans toute l’Union et qu’elle met en œuvre les principaux objectifs et priorités de l’Union, notamment en matière de climat et d’énergie ainsi que pour une croissance économique intelligente, durable et inclusive; fait observer que l’additionnalité peut contribuer à une utilisation équilibrée des fonds structurels en combinaison avec l’ensemble des autres sources disponibles, y compris les instruments financiers;

3. constate avec satisfaction qu’il n’y a plus de besoins de paiement pour la période 2007-2013 et que l’exécution des paiements s’est améliorée, et salue le fait que l’accroissement du taux de sélection des projets ait atteint sa vitesse de croisière et que le rythme de sélection des projets sur le terrain a enfin rattrapé et dépassé les niveaux de la période de programmation précédente, avec un taux de 83 % en septembre 2019; constate toutefois de grandes disparités entre les États membres par rapport à ce taux et invite la Commission à aider davantage les États membres en retard sur les autres à améliorer leurs résultats;

4. prend acte de l’augmentation de 2,5 % des crédits d’engagement pour la sous-rubrique 1b dans le projet de budget 2020 par rapport au budget 2019 de l’Union, tandis que les crédits de paiement dans leur ensemble ont augmenté de 6,4 %;

5. invite le Conseil et la Commission à tirer les enseignements de cette période de programmation et à éviter toute autre nouvelle crise de la balance des paiements et des retards de paiement à l’avenir; attire l’attention sur le fait que le démarrage tardif des programmes et de la mise en œuvre a provoqué l’accumulation des demandes de paiement;

6. souligne que les régions ultrapériphériques visées à l’article 349 du traité FUE bénéficient de mesures spécifiques, notamment dans le cadre de la politique de cohésion quant aux conditions d’accès aux fonds, nécessaires et indispensables pour promouvoir leur développement durable et ainsi réaliser les objectifs de développement durable compte tenu de leur situation économique et sociale, du fort impact structurel de leur éloignement géographique et de leur exposition particulière aux effets liés au changement climatique;

7. rappelle que la politique de cohésion est l’un des principaux instruments permettant de répondre aux priorités définies dans le projet de budget pour 2020 de la Commission; souligne le retour sur investissement que présente la politique de cohésion puisque chaque euro investi en rapporte 2,74 en croissance et en création d’emplois;

8. réaffirme que, pour atteindre les objectifs de la politique de cohésion, les autorités régionales, locales, urbaines et autres doivent coopérer et établir un dialogue avec les organisations de la société civile, y compris les universités, les organisations de défense de l’environnement et les groupes représentant la diversité sur le plan de l’appartenance ethnique, de la religion, de l’âge, du handicap, de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre;

9. rappelle que la politique de cohésion est un instrument utile pour favoriser l’accueil et l’intégration des migrants et insiste sur le fait que le budget de l’Union pour 2020 devrait contribuer à relever les défis liés à la migration dans un esprit de solidarité;

10. appelle de ses vœux un exercice de reprogrammation pour l’initiative pour l’emploi des jeunes, à la suite de l’accord dégagé lors de la procédure budgétaire 2019 en faveur de l’augmentation significative du niveau des crédits d’engagement; insiste sur l’importance de financer des mesures spécifiques visant à limiter l’exode des jeunes des régions moins développées;

11. s’inquiète des conséquences d’un éventuel Brexit sans accord et plus particulièrement des retombées négatives éventuelles sur la politique de cohésion et les régions transfrontalières; souligne l’importance des négociations du prochain CFP et demande instamment dans ce contexte que les répercussions budgétaires du Brexit sur la politique de cohésion soient limitées le plus possible;

12. réaffirme l’importance de renforcer la capacité administrative des autorités locales et régionales, puisque cette capacité est un élément essentiel pour la préparation et la bonne mise en œuvre des projets sur le terrain;

13. constate que l’exercice 2020 est le dernier de la période couverte par le CFP actuel et souligne dès lors l’importance d’une préparation et d’une adaptation harmonieuse en ce qui concerne la nouvelle période de financement;

14. s’inquiète de ce que l’objectif de 20 % de dépenses en faveur du climat dans le cadre du budget de l’Union pour le CFP 2014-2020 ne soit pas atteint et invite instamment la Commission à augmenter sensiblement le pourcentage des dépenses en faveur du climat pour 2020; demande aux États membres et aux régions de tenir dûment compte de la contribution majeure de la politique de cohésion aux investissements dans la protection du climat et à la réalisation de l’objectif de l’Union en matière de dépenses en faveur du climat et souligne par ailleurs la nécessité de combler le manque budgétaire pour le climat de 3,5 milliards d’euros, d’éviter de dépenser l’argent public pour les carburants fossiles et de se recentrer davantage sur la lutte contre le changement climatique afin de respecter l’accord de Paris;

15. estime qu’il convient de soutenir suffisamment les actions ciblant tout particulièrement les aspects de la santé et de l’environnement, qui pourraient aussi découler des exigences relatives à la transition énergétique, comme le démantèlement des centrales nucléaires; rappelle qu’il est nécessaire de décarboner les 41 régions dépendantes du charbon en favorisant la reconversion professionnelle et le renforcement des compétences des travailleurs du secteur du charbon et de veiller à une transition équitable vers une économie durable grâce à l’instauration d’un fonds pour une transition équitable permettant de prévoir des ressources suffisantes dans le budget afin de garantir une transition juste et équitable vers une économie « zéro carbone » d’ici à 2050;

16. note, en ce qui concerne les transferts au bénéfice du mécanisme pour l’interconnexion en Europe, que 2020 sera la deuxième année au cours de laquelle de nouveaux préfinancements pourront être demandés pour des actions entamées en 2014, 2015 ou 2016, et la dernière année pour la réaffectation des ressources non utilisées;

17. souligne que la politique de cohésion ne devrait pas subir de transferts susceptibles de mettre en péril la capacité des fonds structurels et d’investissement à atteindre leurs objectifs;

18. note que le financement du programme d’appui à la réforme structurelle sera couvert grâce à la mobilisation de la marge globale pour les engagements; signale que les augmentations des financements ne devraient pas se faire au détriment de la politique de cohésion; rappelle que les nouvelles initiatives de l’Union devraient être financées par de nouvelles ressources supplémentaires et ne pas se faire au détriment des politiques de longue date de l’Union; relève que la politique de cohésion et la gouvernance économique pourraient viser des objectifs différents et que les réformes devraient tenir dûment compte des incidences territoriales;

19. déplore la baisse des crédits du fonds de cohésion par rapport à la précédente période de programmation et met en garde contre le risque de creuser les écarts de développement en ce qui concerne les infrastructures de base, en particulier les infrastructures de transport; appelle de ses vœux des mécanismes budgétaires plus souples afin de faciliter la réaffectation de financements vers des investissements supplémentaires dans les infrastructures de base, en particulier les infrastructures du RTE-T, qui sont un vecteur majeur d’inclusion économique, sociale et territoriale au niveau de l’Union dans les États membres en retard de développement par rapport aux autres;

20. invite la Commission et les États membres à garantir une utilisation transparente, équitable et responsable des ressources de l’Union.


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

2.10.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

38

0

1

Membres présents au moment du vote final

Mathilde Androuët, Pascal Arimont, Adrian-Dragoş Benea, Isabel Benjumea Benjumea, Tom Berendsen, Stéphane Bijoux, Franc Bogovič, Andrea Cozzolino, Corina Crețu, Rosa D’Amato, Tamás Deutsch, Francesca Donato, Jill Evans, Raffaele Fitto, Cristian Ghinea, Mircea-Gheorghe Hava, Krzysztof Hetman, Manolis Kefalogiannis, Ondřej Knotek, Constanze Krehl, Elżbieta Kruk, Naomi Long, Cristina Maestre Martín De Almagro, Pedro Marques, Martina Michels, Andżelika Anna Możdżanowska, Andrey Novakov, Younous Omarjee, Alessandro Panza, Tsvetelina Penkova, Caroline Roose, André Rougé, Susana Solís Pérez, Monika Vana, Julie Ward

Suppléants présents au moment du vote final

Ciarán Cuffe, Barbara Ann Gibson, Tomislav Sokol, Maria Spyraki

 


 

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL
EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

38

+

ECR

Raffaele Fitto, Elżbieta Kruk, Andżelika Anna Możdżanowska

GUE/NGL

Martina Michels, Younous Omarjee

ID

Mathilde Androuët, Francesca Donato, Alessandro Panza, André Rougé

NI

Rosa D'Amato

PPE

Pascal Arimont, Isabel Benjumea Benjumea, Tom Berendsen, Franc Bogovič, Mircea-Gheorghe Hava, Krzysztof Hetman, Manolis Kefalogiannis, Andrey Novakov, Tomislav Sokol, Maria Spyraki

RENEW

Stéphane Bijoux, Cristian Ghinea, Barbara Ann Gibson, Ondřej Knotek, Naomi Long, Susana Solís Pérez

S&D

Adrian-Dragoş Benea, Andrea Cozzolino, Corina Crețu, Constanze Krehl, Cristina Maestre Martín De Almagro, Pedro Marques, Tsvetelina Penkova, Julie Ward

VERTS/ALE

Ciarán Cuffe, Jill Evans, Caroline Roose, Monika Vana

 

0

-

 

 

 

1

0

PPE

Tamás Deutsch

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

 


 

 

 

 

AVIS de la commission de l’agriculture et du développement rural (6.9.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>relatif à la position du Conseil sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020</Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteur pour avis: <Depute>Paolo De Castro</Depute>

 

 

 

SUGGESTIONS

La commission de l’agriculture et du développement rural invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1. prend acte des 59 994 millions d’EUR en engagements et des 58 014,3 millions d’EUR en paiements proposés par la Commission dans le projet de budget 2020 pour la rubrique 2, dans lequel les crédits du Fonds européen agricole de garantie sont en légère augmentation par rapport au budget 2019 et sont portés à 43 531,8 millions d’EUR en engagements (+0,8 %) et à 43 501,7 millions d’EUR en paiements (0,9 %); regrette vivement que les crédits du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) soient réduits à 14 708,7 millions d’EUR en engagements (-0,1 %) et à 13 141,2 millions d’EUR en paiements (-0,1 %) par rapport au budget 2019, principalement en raison d’une stagnation de la durée nominale du Feader en tant que telle et d’une forte diminution des dépenses d’appui;

2. insiste pour que toute recette versée au budget de l’Union en raison de recettes affectées ou de remboursements dus à des irrégularités dans le domaine de l’agriculture lors des années précédentes soit maintenue à la rubrique 2;

3. demande instamment qu’il n’y ait pas davantage de réductions du budget de l’agriculture, notamment parce que le secteur agricole est fréquemment touché par des crises qui nécessitent une intervention budgétaire;

4. constate que l’exercice 2020 est le dernier de la période couverte par le cadre financier pluriannuel actuel et souligne dès lors l’importance d’une préparation et d’une adaptation harmonieuse en ce qui concerne la nouvelle période de financement, durant laquelle il convient de garantir un niveau de vie correct aux agriculteurs;

5. s’inquiète vivement des conséquences budgétaires d’un Brexit sans accord et, vu l’impératif pour les agriculteurs de planifier leur activité, s’oppose fermement à toute réduction des dotations au titre de la politique agricole commune en 2020 dans l’éventualité où aucun accord ne serait conclu entre l’Union et le Royaume-Uni;

6. souligne que le budget de l’Union doit être conforme aux objectifs de l’accord de Paris adopté en décembre 2015 dans le cadre de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques;

7. rejette la réduction des crédits proposée par la Commission pour les organisations de producteurs dans le secteur des fruits et légumes (- 14,6 millions d’EUR), qui pourrait avoir une incidence négative sur la contribution, pourtant croissante, de ces organisations au rééquilibrage du pouvoir de négociation dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire, étant donné que les agriculteurs seront touchés de plein fouet; estime, à cet égard, que la Commission devrait veiller à ce que les paiements en faveur de ce secteur ne soient pas réduits; regrette l’absence de crédits affectés au secteur de la viande de volaille et propose d’allouer des fonds à la section «Autres mesures pour les viandes porcines, les volailles, les œufs, l’apiculture et les autres produits animaux» en soutien au secteur de la volaille frappé par des distorsions commerciales déloyales imposées par l’Ukraine;

8. déplore que rien ne vienne compenser la réduction des crédits proposée par la Commission pour les producteurs de fruits et légumes dans l’Union, un secteur qui traverse une crise grave due à des agents phytophages ou pathologiques, tels que le virus de la Tristeza des oranges, le Dessèchement des citrons, Tuta absoluta qui touche les tomates et Xylella fastidiosa les oliviers; demande, par conséquent, en dépit des réductions de crédits, qu’il soit envisagé un plan de financement destiné aux agrumes afin de soutenir les coûts de reconversion des plantations d’agrumes et des oliveraies actuelles grâce à l’introduction de variétés plus résistantes des mêmes espèces végétales permettant une véritable relance de ce secteur;

9. se félicite de la proposition de la Commission d’allouer 50 millions d’EUR aux «Autres mesures pour la viande bovine» afin de soutenir le secteur de la viande bovine en Irlande en cas de difficultés sur le marché liées au retrait potentiel du Royaume-Uni de l’Union; souligne que le retrait du Royaume-Uni de l’Union aura également des retombées négatives notables dans plusieurs secteurs agricoles de l’Union; demande à la Commission de proposer un plan de soutien fondé sur une analyse d’impact en bonne et due forme, secteur par secteur et État membre par État membre, et destiné à l’ensemble des secteurs agricoles susceptibles d’être touchés par le retrait du Royaume-Uni de l’Union et de l’étendre aux membres touchés en fonction de leur degré d’exposition; considère que, pour être efficace, ce plan doit prévoir des mesures structurelles visant à renforcer l’organisation de ces secteurs et à promouvoir la diversification des flux commerciaux;

10. est d’avis que l’accord commercial entre l’Union et le Mercosur créera une pression supplémentaire pour ces secteurs agricoles et demande, en conséquence, à la Commission de présenter en détail d’ici la fin de 2019 le contenu du plan de soutien de l’Union d’un milliard d’EUR annoncé le 28 juin 2019, dont l’objectif est de permettre aux secteurs agricoles vulnérables de surmonter les retombées négatives potentielles dudit accord, dans l’éventualité où il serait ratifié;

11. souligne l’inefficacité budgétaire, à savoir que des secteurs vulnérables sont soutenus alors que, dans le même temps, ils sont exposés à une concurrence accrue et aux risques d’instabilité du marché, notamment par les accords bilatéraux de libre-échange; constate en outre l’érosion à long terme des ressources propres traditionnelles dans le budget de l’Union, notamment imputables à la baisse des droits de douane qui découle des accords de libre-échange;

12. prend acte de la proposition de la Commission de soutenir les agriculteurs grâce à un appui financier d’un milliard d’EUR en cas de perturbation du marché résultant de l’accord commercial de l’Union avec le Mercosur; insiste sur le fait que ces fonds ne devraient pas provenir d’une ligne budgétaire agricole existante, quelle qu’elle soit;

13. s’inquiète de la crise actuelle dans le secteur sucrier depuis la suppression du système de quotas et de l’annonce récente de la fermeture de huit fabriques dans l’Union; déplore le manque de fonds alloués pour soutenir ce secteur; considère qu’en l’absence d’intervention des pouvoirs publics, les acteurs privés doivent être autorisés à prendre des initiatives privées sur une base volontaire afin de réguler la production; propose dans ce contexte que la Commission évalue, compte tenu de la nouvelle saison de production, la possibilité d’appliquer des mesures sans incidences sur le budget, comme le prévoit l’article 222 du règlement (UE) nº 1308/2013[15] du Parlement européen et du Conseil autorisant les producteurs, leurs organisations ou leurs organisations interprofessionnelles reconnues à conclure des accords collectifs en vue du retrait du marché, de l’entrepososage ou de la réduction de leur production de manière concertée;

14. se félicite que la Commission propose d’augmenter les financements en faveur de mesures de promotion, ce qui confirme l’efficacité des améliorations apportées par la dernière réforme; est d’avis que la Commission devrait continuer à renforcer les campagnes de promotion afin d’ouvrir de nouveaux marchés pour les produits de qualité, sachant que les mesures de promotion sont cruciales pour accroître la part des exportations de l’Union sur tous les marchés du monde;

15. déplore que les agriculteurs, notamment dans le secteur du lait et des produits laitiers confronté à des difficultés persistantes sur le marché en raison de l’interdiction d’importation russe portant sur une série de produits agricoles de l’Union européenne (ci-après l’«embargo russe»), ne bénéficient d’aucune mesure;

16. rappelle qu’au cours des cinq dernières années, les secteurs agricoles européens ont subi les effets de l’embargo russe; souligne que toute nouvelle incidence sur les flux commerciaux agricoles liée au retrait du Royaume-Uni de l’Union pourrait occasionner de nouvelles perturbations, et sollicite des crédits supplémentaires en faveur de mesures exceptionnelles en fonction des besoins;

17. estime que l’Union peut contribuer de manière déterminante à promouvoir des habitudes alimentaires saines, en particulier auprès des enfants, et considère donc essentiel de tirer pleinement parti des plafonds pour les programmes de l’Union dans les écoles et d’élaborer d’autres programmes en faveur d’une consommation durable dans la réglementation actuelle; invite de ce fait les États membres à renforcer leurs programmes nationaux de manière à garantir la pleine utilisation des allocations maximales disponibles (250 millions d’EUR) en établissant des programmes moins bureaucratiques;

18. se félicite de l’augmentation du soutien apporté à la recherche et à l’innovation axées sur l’approvisionnement en aliments sûrs et de qualité ainsi que sur la sécurité alimentaire; souligne qu’il est essentiel que les fonds destinés à la recherche dans le secteur agroalimentaire, notamment ceux provenant du budget Horizon 2020, restent entièrement disponibles en tant que tels afin de stimuler l’innovation et les solutions intelligentes, notamment grâce à la recherche agroécologique, qui intègre une approche agro-écosystèmique, dans les secteurs agricole et du développement rural; souligne l’importance de l’applicabilité pratique des résultats au niveau des exploitations et du rôle des services de vulgarisation agricole; souligne que la politique en matière de recherche devrait garantir la cohérence avec les objectifs politiques concernant l’environnement, le climat, la biodiversité, la santé et le bien-être; estime qu’elle devrait également encourager et soutenir les initiatives adaptées aux besoins des petites exploitations ne profitant pas d’économies d’échelle pour leur permettre de bénéficier des nouvelles technologies; souligne la nécessité de renforcer le lien entre recherche et pratique, grâce à la participation des producteurs primaires et à la diffusion des connaissances et des bonnes pratiques;

19. exhorte la Commission à fournir un soutien financier suffisant afin de recourir davantage aux solutions intelligentes et innovantes dans le secteur agricole, compte tenu des effets bénéfiques avérés pour l’environnement et de la nécessité de rendre l’agriculture plus efficace; considère que l’agriculture de précision et l’utilisation du numérique devraient être analysées plus avant et promues;

20. vu que l’Union reste vulnérable aux épidémies animales et végétales, regrette la coupe de 60 % dans les crédits alloués au Fonds pour les mesures d’urgence liées à la santé animale et végétale;

21. constate avec une profonde inquiétude les graves retombées de la propagation de la peste porcine africaine (PPA) dans plusieurs États membres et les nombreux foyers enregistrés depuis le début de l’année 2019; se dit préoccupé du fait que de grandes exploitations porcines ont été touchées, ce qui a donné lieu à l’abattage de milliers d’animaux; déplore dès lors l'insuffisance des crédits affectés à la prévention de la PPA et à la lutte contre cette maladie, soulignant que, dans le budget de l’Union pour l’année 2019, 28 millions d’EUR ont été alloués à cette fin; souligne qu’il serait opportun de prévoir au moins une allocation similaire dans le budget de l’Union pour l’année 2020; prend acte du fait que les pays tiers ont investi dans la recherche pour mettre au point un vaccin contre la PPA; est d’avis que l’Union devrait investir dans la recherche et le développement d’un vaccin, ce qui permettrait de mettre fin à la propagation et à l’apparition de la PPA le plus rapidement possible;

22. encourage les États membres à renforcer les aides à l’installation destinées aux jeunes agriculteurs, conformément à l’objectif d’une meilleure contribution au renouvellement générationnel des agriculteurs dans l’Union;

23. souligne l’importance des engagements et des dépenses en matière de développement rural en faveur de mesures agroenvironnementales et de l’économie rurale en général, notamment l’importance des initiatives qui ciblent et soutiennent les jeunes agriculteurs;

24. salue l’effort financier déployé en faveur de nouveaux projets pilotes qui sont essentiels à la réflexion sur la future PAC, à savoir des projets visant à mettre au point une boîte à outils sur les pratiques de lutte intégrée contre les ennemis des cultures, à favoriser les «villages intelligents» et à mettre en place un programme opérationnel dans le secteur de l’élevage;

25. demande le maintien des crédits en faveur des programmes POSEI au niveau maximum prévu par la législation européenne, insiste sur l’importance des programmes renforçant la résilience des agriculteurs et souligne la situation de fragilité économique des régions ultrapériphériques, qui continuent de souffrir fortement de la crise.


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

4.9.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

39

5

1

Membres présents au moment du vote final

Mazaly Aguilar, Álvaro Amaro, Eric Andrieu, Attila Ara-Kovács, Carmen Avram, Adrian-Dragoş Benea, Benoît Biteau, Mara Bizzotto, Daniel Buda, Matt Carthy, Asger Christensen, Dacian Cioloș, Ivan David, Paolo De Castro, Jérémy Decerle, Diane Dodds, Herbert Dorfmann, Luke Ming Flanagan, Dino Giarrusso, Martin Häusling, Martin Hlaváček, Krzysztof Jurgiel, Jarosław Kalinowski, Elsi Katainen, Gilles Lebreton, Norbert Lins, Marlene Mortler, Ulrike Müller, Juozas Olekas, Sheila Ritchie, Bronis Ropė, Bert-Jan Ruissen, Anne Sander, Petri Sarvamaa, Annie Schreijer-Pierik, Veronika Vrecionová, Sarah Wiener, Juan Ignacio Zoido Álvarez

Suppléants présents au moment du vote final

Atidzhe Alieva-Veli, Franc Bogovič, Lena Düpont, Estrella Dura Ferrandis, Ivo Hristov, Jan Huitema, Anthea McIntyre, Joëlle Mélin, Tilly Metz, Daniela Rondinelli, Christine Schneider, Marc Tarabella, Irène Tolleret

 


VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

39

+

ECR

Mazaly Aguilar, Krzysztof Jurgiel, Anthea McIntyre, Veronika Vrecionová

GUE/NGL

Matt Carthy, Luke Ming Flanagan

ID

Mara Bizzotto, Gilles Lebreton, Joëlle Mélin

NI

Diane Dodds, Dino Giarrusso

PPE

Álvaro Amaro, Franc Bogovič, Daniel Buda, Herbert Dorfmann, Lena Düpont, Jarosław Kalinowski, Norbert Lins, Marlene Mortler, Anne Sander, Petri Sarvamaa, Annie Schreijer-Pierik, Juan Ignacio Zoido Álvarez

Renew

Asger Christensen, Dacian Cioloș, Jérémy Decerle, Martin Hlaváček, Elsi Katainen, Ulrike Müller, Sheila Ritchie

S&D

Eric Andrieu, Attila Ara-Kovács, Carmen Avram, Adrian-Dragoş Benea, Paolo De Castro, Estrella Dura Ferrandis, Ivo Hristov, Juozas Olekas, Marc Tarabella

 

5

-

Verts/ALE

Benoît Biteau, Martin Häusling, Tilly Metz, Bronis Ropė, Sarah Wiener

 

1

0

ID

Ivan David

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

 


 

 

 

AVIS de la commission de la pêche (5.9.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020</Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteur pour avis: <Depute>Chris Davies</Depute>

 

 

 

SUGGESTIONS

La commission de la pêche invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1. rappelle que des mesures financières adéquates sont nécessaires pour garantir la viabilité du secteur de la pêche; souligne que seul un budget suffisant permet d’atteindre les objectifs de la PCP; souligne que ce budget se trouve principalement concentré à la section III et au titre 11: «Affaires maritimes et pêche»; rappelle que le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) ainsi que les contributions obligatoires aux organisations régionales de gestion des pêches et accords de pêche durable concentrent l’essentiel du budget;

2. souligne qu’il conviendrait d’atteindre un équilibre entre priorités environnementales et stabilité socio-économique afin de mettre en place une économie bleue durable, en particulier en ce qui concerne les communautés qui dépendent de la petite pêche côtière;

3. souligne que les objectifs fondamentaux de la PCP doivent concilier la viabilité d’un secteur économique stratégique pour l’Union européenne et la nécessité de préserver les écosystèmes marins en développant une pêche durable du point de vue économique et environnemental;

4. estime que des efforts importants ont été réalisés pour disposer d’une meilleure connaissance scientifique des ressources biologiques marines, mais que, même si les connaissances se sont améliorées, elles sont encore loin d’être optimales pour fournir une évaluation adéquate; estime qu’il faut donc augmenter les crédits de l’Union destinés aux organismes internationaux de recherche scientifique et aux organismes de recherche scientifique des États membres afin d’améliorer encore l’évaluation des stocks; de renforcer la connaissance du milieu marin notamment par l’étude des impacts du dérèglement climatique et des pollutions sur les ressources halieutiques; plus largement estime nécessaire de favoriser la contribution des pêcheurs à la connaissance du milieu marin, notamment par le financement d’instruments de mesure embarqués;

5. souligne que plus de la moitié de l’approvisionnement de l’Union en produits de la pêche provient des eaux internationales et des zones économiques exclusives de pays tiers; souligne que la promotion, par l’Union, d’une pêche durable dans les eaux des pays tiers est essentielle pour la flotte de l’Union et la prospérité des communautés côtières de l’Union européenne et des pays tiers, la conservation des ressources halieutiques et du milieu marin, l’essor des entreprises locales, l’emploi généré par la pêche, les activités de transformation et le commerce, ainsi que la contribution de la pêche à la sécurité alimentaire; rappelle l’importance stratégique des accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable et, plus largement, la dimension extérieure de la PCP; estime que des dispositions budgétaires adéquates et fiables doivent être calculées dans le budget de l’exercice 2020 et que le budget actuel ne doit pas subir de baisse afin de respecter les obligations découlant des accords de pêche internationaux et d’assurer la participation de l’Union aux organisations régionales de gestion des pêches;

6. rappelle que l’Union européenne est partie à des accords internationaux comme l’accord de Paris et les objectifs de développement durable des Nations unies, notamment l’objectif nº 14 sur la conservation et l’exploitation durable des océans, des mers et des ressources marines aux fins du développement durable, et qu’elle doit respecter ses engagements lors de l’élaboration de ses politiques, y compris la PCP;

7. rappelle que la PCP a notamment pour objectif de contribuer à garantir la sécurité alimentaire de l’Union; rappelle qu’une part importante des produits de la pêche consommés dans l’Union sont importés; souligne que l’aquaculture revêt une importance croissante dans la réalisation de cet objectif ainsi que pour la réduction de la dépendance de l’Union aux importations des produits de la pêche;

8. souligne que le budget 2020 devrait accorder une importance toute particulière aux moyens financiers nécessaires au secteur de la pêche lors de la mise en œuvre des mesures d’obligation de débarquement;

9. rappelle l’importance de la flotte côtière et de la petite flotte artisanale; souligne que ce secteur représente près de 75 % de tous les navires de pêche immatriculés dans l’Union et près de la moitié des emplois du secteur de la pêche, et qu’il constitue donc un facteur important non seulement sur le plan économique mais aussi sur le plan social pour de nombreuses populations côtières; relève que les opérateurs de la petite pêche côtière sont dépendants de la bonne santé des stocks de poissons, qui constituent leur principale source de revenus;

10. insiste sur l'importance de la dimension sociale et économique de la pêche pour les communautés locales et pour certaines régions maritimes, comme les régions côtières et insulaires, particulièrement dépendantes de la pêche; rappelle que les pêcheries de ces régions sont souvent pénalisées par des coûts supplémentaires et des contraintes naturelles permanentes, et qu’elles devraient donc bénéficier d’un soutien supplémentaire;

11. invite la Commission et les États membres à aider les économies locales dépendantes de la pêche à se diversifier dans d’autres activités maritimes telles que le tourisme, la conservation du milieu marin, la collecte de données et la recherche, et à donner une plus grande valeur à leurs activités de pêche, par exemple en fournissant les incitations nécessaires;

12. fait observer que l’adoption des plans pluriannuels actuels et la mise en œuvre de nouvelles mesures techniques permettant de parvenir à un niveau de pêche durable exigent de solides mesures de contrôle soutenues par un financement suffisant;

13. rappelle l’importance vitale de mesures socio-économiques pour accompagner les décisions de gestion visant la réduction des activités de pêche, afin de maintenir des niveaux adéquats de durabilité;

14. souligne que l’Agence européenne de contrôle des pêches (AECP) joue un rôle primordial dans la coordination et la mise en œuvre de la PCP et que, dès lors, le financement devrait être maintenu à ses niveaux actuels;

15. insiste sur le problème des déchets plastiques marins; estime que des efforts supplémentaires devraient être consentis et que des ressources adéquates devraient être réservées afin de garantir la mise en œuvre des mesures pertinentes relatives à la réduction de l’incidence des produits plastiques dans les mers;

16. attire l’attention sur l’intention que le Royaume-Uni a actuellement de quitter l’Union, qui aura un impact sur la mise en œuvre du FEAMP 2014-2020; souligne qu’avec le Brexit, il faudrait accorder une importance extrême à l’établissement d’un nouveau cadre financier et budgétaire pour la période 2021-2027; estime qu’un degré élevé de flexibilité supplémentaire est nécessaire dans le budget de l’Union afin de faire face à une telle situation; fait observer que le Brexit ne saurait en aucun cas entraîner une baisse des fonds par rapport au FEAMP actuel (2014-2020); demande au contraire que le budget 2021-2027 soit augmenté afin que les opérateurs soient en mesure d’affronter les conséquences importantes du Brexit;

17. souligne que, six ans après l’adoption du Fonds actuels, le niveau de mise en œuvre du FEAMP 2014-2020 est très bas et que la Commission et les États membres doivent accélérer les procédures de gestion et de contrôle, ainsi qu’alléger les démarches administratives, afin que le secteur puisse bénéficier de ses avantages pleinement et en temps utile;

18. attire l’attention sur la nécessité d’augmenter le financement destiné aux conseils consultatifs, compte tenu de leur engagement plus fort, en vertu de l’article 18 du règlement (UE) nº°1380/2013, envers les politiques de régionalisation, qui occupent une place plus importante dans les plans de gestion pluriannuels ainsi que dans le nouveau règlement sur les «mesures techniques»;

19. rappelle le rôle joué par les pêcheurs en tant que «gardiens de la mer» et invite la Commission à affecter des financements suffisants à des mesures visant à promouvoir une combinaison d’activités de pêche et de protection de l’environnement, par exemple la collecte de plastique en mer, le prélèvement d’échantillons d’eau ou l’accueil de chercheurs à bord, de manière à réduire davantage l’impact sur les stocks.


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

4.9.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

25

0

1

Membres présents au moment du vote final

Clara Aguilera, Christian Allard, Pietro Bartolo, Izaskun Bilbao Barandica, Rosanna Conte, Richard Corbett, Rosa D’Amato, Chris Davies, Filip De Man, Diane Dodds, João Ferreira, Søren Gade, Niclas Herbst, France Jamet, Predrag Fred Matić, Francisco José Millán Mon, Nosheena Mobarik, Grace O’Sullivan, Annie Schreijer-Pierik, Ruža Tomašić, Peter van Dalen, Theodoros Zagorakis

Suppléants présents au moment du vote final

Catherine Chabaud, Nicolás Gonzalez Casares, Ivo Hristov, Brian Monteith, June Alison Mummery, Manuel Pizarro, Caroline Roose, Raffaele Stancanelli, Maria Walsh

 


 

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL
EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

25

+

ECR

Nosheena Mobarik, Ruža Tomašić

ID

Filip De Man, France Jamet

NI

Rosa D'Amato, Diane Dodds

PPE

Peter van Dalen, Niclas Herbst, Francisco José Millán Mon, Annie Schreijer-Pierik, Maria Walsh, Theodoros Zagorakis

RENEW

Izaskun Bilbao Barandica, Catherine Chabaud, Chris Davies, Søren Gade

S&D

Clara Aguilera, Pietro Bartolo, Richard Corbett, Nicolás Gonzalez Casares, Ivo Hristov, Predrag Fred Matić

VERTS/ALE

Christian Allard, Grace O'Sullivan, Caroline Roose

 

0

-

 

 

 

1

0

GUE/NGL

João Ferreira

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

 

 

 


 

 

 

AVIS de la commission de la culture et de l’éducation (2.10.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020 </Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteure pour avis: <Depute>Petra Kammerevert</Depute>

 

 

 

SUGGESTIONS

La commission de la culture et de l’éducation invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1. rappelle que le programme Erasmus + constitue un investissement stratégique, principalement en faveur de la jeune génération européenne, qu’il a pour but de soutenir les possibilités en matière d’éducation et de formation à travers l’Europe, qu’il contribue à renforcer la cohésion sociale et la création d’un sentiment d’identité européenne et qu’il revêt par conséquent une importance capitale pour l’avenir de l’Union; insiste sur le fait qu’Erasmus + est l’un des programmes de l’Union les mieux connus, alors même qu’il est doté d’un budget relativement faible, à savoir 1,8 % du CFP actuel; réaffirme qu’il est absolument crucial d’accroître substantiellement le budget alloué à Erasmus + afin qu’il réponde mieux à la forte demande à l’égard du programme, évidente au vu du nombre de candidatures reçues, qui dépasse largement le financement disponible; appelle par conséquent à une augmentation de 10 % du financement de toutes les lignes budgétaires relatives à Erasmus + dans le projet de budget 2020, afin de faire remonter les faibles taux d’admission et d’offrir à davantage de personnes la possibilité de bénéficier du programme; renouvelle le soutien du Parlement au triplement du budget alloué au programme Erasmus + dans le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) et confirme son intention de défendre cette augmentation;

2. proteste vigoureusement contre la proposition du Conseil de réduire le budget d’«Europe créative», ce qui nuirait encore à l’objectif de ce programme qui soutient les secteurs européens de la culture et de la création, favorisant ainsi un sentiment d’identité européenne, la cohésion sociale, l’emploi et la croissance; souligne que le niveau de financement doit correspondre aux ambitions du programme et rappelle que celui-ci manque constamment de moyens; s’oppose par conséquent aux baisses de financement et demande que les lignes budgétaires relatives à «Europe créative» dans le projet de budget 2020 soient augmentées de 10 %, afin d’intensifier les efforts visant à soutenir les secteurs de la culture et de la création; renouvelle le soutien du Parlement au doublement du budget alloué à «Europe créative» dans le prochain CFP et confirme son intention de défendre cette augmentation; invite la Commission à continuer de soutenir une offre multilingue de programmes télévisés culturels européens de qualité dans toute l’Europe grâce à «Europe créative»;

3. observe que l’accord interinstitutionnel sur le financement du corps européen de solidarité a été respecté et qu’un budget suffisant pour le bon fonctionnement du programme a été alloué; constate que le volet bénévolat du programme a suscité un fort intérêt auprès des participants et des organisations; 

4. souligne l’importance du programme «L’Europe pour les citoyens» pour améliorer la compréhension de l’Union par la population et alimenter un sentiment de citoyenneté; regrette par conséquent les coupes budgétaires proposées par le Conseil; souhaite le rétablissement et la consolidation des lignes budgétaires correspondantes afin de stimuler l’engagement civique et la participation démocratique; souligne que le prochain programme «L’Europe pour les citoyens» devra être suffisamment financé dans le prochain CFP pour la période 2021-2027, même s’il rentre dans le cadre du programme «Citoyens, égalité, droits et valeurs»; estime que l’éducation en matière de citoyenneté européenne et mondiale devrait être encore renforcée, afin de fournir les informations nécessaires pour que les citoyens comprennent le cadre institutionnel de l’Union et s’engagent activement pour faire face aux grands enjeux mondiaux et aux évolutions socio-politiques actuelles dans le monde;

5. invite la Commission à profiter de l’attention suscitée par l’Année européenne du patrimoine culturel en 2018 pour mettre en place une stratégie à long terme cohérente et durable pour la promotion et la sauvegarde du patrimoine culturel en Europe, y compris grâce à la recherche, et à allouer le financement nécessaire à cet effet en 2020 et au-delà; suggère à cet égard que des financements spécifiques soient mis à disposition au moyen des programmes pertinents du CFP;

6. se réjouit du soutien apporté à des infrastructures et à des projets relatifs à la culture et à l’éducation dans le cadre de nombreux programmes et instruments de l’Union, notamment des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI), du Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI) et d’Horizon 2020; invite une nouvelle fois la Commission à favoriser des synergies cohérentes entre les programmes de l’Union – tels qu’Horizon 2020, le mécanisme pour l’interconnexion en Europe, Erasmus +, le programme de l’Union européenne pour l’emploi et l’innovation sociale, «Europe créative», le programme pour la compétitivité des entreprises et pour les petites et moyennes entreprises, les Fonds ESI et l’EFSI – afin de renforcer le soutien aux projets relatifs à l’éducation, à la jeunesse, au sport, à la culture et à la création; insiste sur le fait que ces synergies ne doivent pas être interprétées comme une approbation par le Parlement de redéploiements ou de coupes budgétaires;

7. invite la Commission à s’intéresser également aux territoires d’outre-mer des États membres, qui comptent plus de cinq millions de citoyens européens, sachant que la composante sportive du programme Erasmus + a été couronnée de succès; appelle de ses vœux, à cet égard, des lignes budgétaires réalistes et adaptées pour le volet relatif au sport dans le CFP pour la période 2021-2027, notamment en faveur de réunions transnationales dans le cadre du programme Erasmus + Sport;

8. invite la Commission à améliorer sa communication externe et ses initiatives visant à se rapprocher des citoyens, afin de lutter contre les fausses informations et la désinformation ainsi que de favoriser la connaissance des activités de l’Union; souligne l’importance des actions multimédia pour encourager le multilinguisme et l’émergence d’une sphère publique européenne commune; constate que les sociétés européennes ont besoin d’un journalisme fort et indépendant qui leur présente des informations dans une perspective européenne; prie donc instamment la Commission de garantir et d’augmenter le financement des actions multimédia dans le projet de budget 2020; appelle de ses vœux, à cet égard, une augmentation de 5 % de la ligne budgétaire concernant les actions multimédia dans le projet de budget 2020, afin de garantir le travail crucial du réseau Euranet + jusqu’au terme du CFP; exhorte de surcroît la Commission à renforcer la transparence et le respect des règles en matière de reddition des comptes dans l’utilisation des crédits budgétaires pour les actions multimédia, notamment en créant des lignes budgétaires spécifiques relatives aux différentes initiatives, et à réexaminer l’ensemble du budget alloué aux actions multimédia;

9. s’inquiète des conclusions de l’étude de cas rapide de la Cour des comptes européenne concernant Euronews, qui souligne qu’Euronews est à présent détenu à 85 % par le secteur privé et seulement à 15 % par des organismes de radiodiffusion de l’Union et de pays tiers ainsi que par des autorités publiques locales, que le soutien financier que l’Union apporte à Euronews manque de transparence et ne respecte pas les règles en matière de reddition de comptes, que les mécanismes de suivi et d’évaluation ne sont pas suffisamment solides et qu’Euronews reste inaccessible à la plupart des citoyens européens; estime particulièrement préoccupant le constat selon lequel, à la suite de la révision de 2018 du règlement financier, qui ne fait plus référence à la notion d’organismes poursuivant un but d’intérêt général pour l’Union, les subventions à Euronews sont octroyées au titre de l’article 195, premier alinéa, points c) et f), du règlement financier (organismes se trouvant dans une situation de monopole de fait/ayant une compétence technique spécifique) et non de l’article 180 (actions destinées à promouvoir la réalisation d’un objectif d’une politique de l’Union/organismes poursuivant un objectif qui s’inscrit dans le cadre d’une politique de l’Union et la soutient), ce qui laisse penser qu’Euronews ne poursuit plus un but d’intérêt général pour l’Union; à la lumière de ce qui précède, prie instamment la Commission de lever toutes les inquiétudes manifestées par la Cour des comptes lors de son suivi des fonds accordés à Euronews et de réévaluer son approche dans la coopération avec Euronews; demande en outre, si le contrat-cadre avec Euronews est prolongé au-delà de l’année 2020, que sa durée ne dépasse pas deux ans; encourage également la Commission à étudier de nouveaux moyens de fournir au public européen des informations indépendantes et complètes sur les affaires européennes, compte tenu des avancées technologiques et des changements survenus dans les habitudes des consommateurs; invite donc la Commission à investir dans un éventail de moyens d’information variés, dont Euronews pourrait faire partie;

10. insiste sur le potentiel des projets-pilotes et des actions préparatoires; estime que l’évaluation préalable des projets pilotes et des actions préparatoires par la Commission laisse aux commissions parlementaires saisies pour avis très peu de temps pour se pencher sur les appréciations et observations; regrette en outre que, dans certains cas, les appréciations et observations transmises par la Commission ne soient pas entièrement objectives et semblent avoir été influencées par des préférences institutionnelles ou personnelles; rappelle que l’incapacité à mettre en place un projet-pilote ou une action préparatoire au sein de la Commission ne peut jamais justifier une faible note d’évaluation; invite par conséquent la Commission à envisager la révision de la procédure d’évaluation préalable afin que la commission parlementaire dispose d’un délai suffisant pour examiner les résultats des évaluations préalables effectuées par la Commission; prie en outre la Commission de fournir un retour d’informations sur la mise en œuvre des projets-pilotes et des actions préparatoires des commissions parlementaires, en mettant l’accent sur les projets qui ont été des succès et sur ceux qui ont échoué.


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

1.10.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

25

4

1

Membres présents au moment du vote final

Asim Ademov, Isabella Adinolfi, Christine Anderson, Andrea Bocskor, Judith Bunting, Gianantonio Da Re, Laurence Farreng, Claire Fox, Romeo Franz, Catherine Griset, Irena Joveva, Petra Kammerevert, Niyazi Kizilyürek, Ryszard Antoni Legutko, Predrag Fred Matić, Dace Melbārde, Shaffaq Mohammed, Niklas Nienaß, Peter Pollák, Domènec Ruiz Devesa, Andrey Slabakov, Massimiliano Smeriglio, Michaela Šojdrová, Sabine Verheyen, Julie Ward, Salima Yenbou, Milan Zver

Suppléants présents au moment du vote final

Isabel Benjumea Benjumea, Ibán García Del Blanco, Iuliu Winkler

 


 

 

 VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

25

+

ECR

Ryszard Antoni Legutko, Dace Melbārde, Andrey Slabakov

GUE/NGL

Niyazi Kizilyürek

NI

Isabella Adinolfi

PPE

Asim Ademov, Isabel Benjumea Benjumea, Andrea Bocskor, Peter Pollák, Michaela Šojdrová, Sabine Verheyen, Iuliu Winkler, Milan Zver

RENEW

Judith Bunting, Laurence Farreng, Irena Joveva, Shaffaq Mohammed

S&D

Ibán García Del Blanco, Petra Kammerevert, Predrag Fred Matić, Massimiliano Smeriglio, Julie Ward

Verts/ALE

Romeo Franz, Niklas Nienaß, Salima Yenbou

 

4

-

ID

Christine Anderson, Gianantonio Da Re, Catherine Griset

NI

Claire Fox

 

1

0

S&D

Domènec Ruiz Devesa

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

 


 

 

 

AVIS de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (9.9.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020</Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteure pour avis: <Depute>Gwendoline Delbos-Corfield</Depute>

 

 

 

SUGGESTIONS

La commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1. prend acte de la diminution globale de 15,4 % des crédits d’engagement pour le Fonds «Asile, migration et intégration» (soit une baisse de 172 millions d’euros) par rapport à l’exercice 2019; déplore la réduction de 29,5 %, par rapport à l’exercice 2019, des crédits d’engagement visant à renforcer et à développer le régime d’asile européen commun (RAEC) et à améliorer le partage des responsabilités entre les États membres; reconnaît néanmoins que les crédits d’engagement restent nettement supérieurs au niveau fixé dans le budget 2018 et constate que la diminution est, du moins en partie, liée au fait que la réforme du règlement de Dublin a été bloquée en raison de l’inertie politique du Conseil; rappelle qu’il est essentiel d’appliquer des normes élevées d’asile dans l’Union et de fournir une capacité financière suffisante pour soutenir l’accueil, la mise à l’abri et l’intégration des demandeurs d’asile et des migrants dans les États membres, des stratégies de retour et des programmes de réinstallation efficaces, le bon fonctionnement des examens des demandes d’asile, l’exécution des décisions concernant les demandes d’asile, ainsi que pour répondre aux besoins d’aide d’urgence des États membres qui accueillent un grand nombre de demandeurs d’asile et/ou de premiers arrivants; relève que le budget du Fonds «Asile, migration et intégration» ne comprend aucune réserve financière visant à financer la législation réformée de Dublin et les nouveaux systèmes de réinstallation de l’Union au cas où ceux-ci seraient adoptés en 2020; propose de prévoir un montant de réserve destiné aux dispositions temporaires de débarquement dans l’Union et de relocalisation des personnes ayant fait l’objet d’un sauvetage en Méditerranée; suggère, afin de débloquer des ressources financières, que le Fonds fiduciaire pour l’Afrique et les programmes régionaux de développement et de protection pour l’Afrique du Nord, qui soutiennent en premier lieu les politiques externes de l’Union, soient financés sous la rubrique IV du budget de l’Union («L’Europe dans le monde») et non par le Fonds «Asile, migration et intégration», qui relève de la rubrique III («Sécurité et citoyenneté»); rappelle l’importance de la cohérence entre les actions entreprises dans le cadre de la rubrique III et de la rubrique IV;

2. invite la Commission à augmenter le nombre de lignes budgétaires au titre du Fonds «Asile, migration et intégration» afin de favoriser une plus grande transparence quant à la manière dont les ressources financières du Fonds sont affectées aux différents objectifs de celui-ci; demande, en particulier, une séparation claire entre les dépenses liées à l’amélioration des stratégies de retour justes et les dépenses concernant la migration légale et l’intégration effective des ressortissants de pays tiers;

3. rappelle qu’il faut affecter suffisamment de ressources du budget de l’Union au renforcement de la dimension extérieure de la migration et à une protection adéquate des frontières extérieures de l’Union;

4. met en avant le faible montant destiné à l’aide d’urgence dans le cadre du Fonds pour la sécurité intérieure (FSI) (8,5 millions d’euros); demande à la Commission de réévaluer attentivement ce montant dans une perspective plus réaliste qui tienne compte des besoins éventuels des États membres en matière d’aide d’urgence au titre du FSI, aux fins, par exemple, de la gestion d’incidents liés à la sécurité;

5. demande un financement plus important pour le programme «L’Europe pour les citoyens», compte tenu du rôle fondamental qu’il joue pour renforcer le démos européen et sa citoyenneté;

6. prend acte de l’augmentation des crédits d’engagement pour les agences JAI, telles que le Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO) (41,5 %), le corps européen de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) (34,6 %), l’Agence de l’Union européenne pour la formation des services répressifs (CEPOL) (14 %), l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) (7,7 %), l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) (5,4 %), Eurojust (5,2 %) et Europol (2,1 %), par rapport au budget 2019; se félicite de l’augmentation globale des fonds disponibles au titre du programme «Justice»; déplore toutefois la diminution de 23,6 % des engagements pour le volet «Faciliter et soutenir la coopération judiciaire en matière civile et pénale»;

7. relève qu’à la suite de l’adoption du nouveau mandat de Frontex, le budget de l’agence a augmenté de 34,8 % (soit de 108 millions d’euros) en 2020, ce qui représente de loin la progression la plus importante concernant le budget des agences JAI; rappelle que la Cour des comptes a indiqué, dans sa décharge au Parlement pour l’exercice 2017, que les États membres ont surestimé les besoins financiers de Frontex en 2017; prend acte de l’objectif consistant à doter Frontex de ressources humaines supplémentaires (10 000 garde-frontières d’ici à 2027) et du fait que le nombre de décès en mer continue d’augmenter compte tenu de l’absence d’actifs de recherche et de sauvetage en Méditerranée; suggère que ces nouvelles ressources servent aussi à sauver des vies en mer; invite la Commission à créer d’urgence un fonds destiné à soutenir les opérations de recherche et de sauvetage afin d’assurer une forte présence en Méditerranée; déplore l’écart important entre les crédits d’engagement alloués à Frontex en 2020 (420 millions d’euros) et le montant accordé à l’EASO (133 millions d’euros); demande que l’EASO soit transformé en une agence décentralisée à part entière de l’Union dotée d’un mandat considérablement renforcé et estime que son budget et ses effectifs devraient être revus à la hausse afin de permettre à l’agence d’exécuter correctement les tâches qui lui ont été confiées; prend acte de la diminution de 6,1 % des crédits d’engagement du FSI (soit une baisse de 32,6 millions d’euros) par rapport à 2019; rappelle qu’il est nécessaire d’apporter un soutien dans le domaine de la coopération policière et judiciaire en matière pénale;

 8. salue l’augmentation de 70,5 % des crédits d’engagement du Parquet européen; réaffirme que le Parquet européen joue un rôle essentiel dans l’instruction et la poursuite des cas de fraude impliquant les fonds de l’Union et rappelle la nécessité de lui allouer des ressources financières suffisantes pour qu’il soit pleinement opérationnel avant décembre 2020; demande à la Commission d’étudier plus avant les besoins financiers générés par une extension du rôle du Parquet européen au terrorisme transfrontière, conformément à sa communication du 12 septembre 2018;

9. regrette que la Commission n’ait pas répondu favorablement aux demandes budgétaires d’Europol et d’Eurojust et ait proposé de réduire en 2020 les crédits d’Europol de 33,5 millions d’euros et ceux d’Eurojust de 3,7 millions d’euros par rapport à leurs objectifs financiers; souligne que cette diminution pourrait avoir une incidence sur les activités opérationnelles des deux agences; relève que l’appui d’Europol est crucial dans les enquêtes communes menées dans l’Union et que l’agence joue un rôle de premier plan dans la lutte contre la criminalité organisée; soutient la mise en œuvre de la stratégie 2020+ d’Europol, qui vise à renforcer le soutien opérationnel et les capacités d’analyse d’Europol dans l’intérêt des États membres, et propose de nouveaux investissements dans des domaines majeurs de la criminalité, tels que la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité financière; prend acte que la diminution de 18,7 % des crédits d’engagement d’eu-LISA (soit une baisse de 55 millions d’euros) correspond à l’achèvement du processus de développement du système d’enregistrement des entrées et des sorties; réaffirme qu’il faut apporter un soutien financier suffisant aux agences JAI ainsi que les effectifs et les formations nécessaires pour leur permettre de mener à bien, en toute transparence, les missions qui leur sont confiées, et de lutter contre la grande criminalité transfrontière dans le plein respect des droits fondamentaux;

10. se félicite du montant alloué au Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) (19 millions d’euros); note que plus de 30 % de ce montant sont utilisés pour assurer le secrétariat du CEPD; insiste sur le fait que le CEPD doit disposer de ressources budgétaires et humaines suffisantes pour qu’il s’acquitte des missions supplémentaires découlant de la mise en œuvre du nouveau cadre de l’Union pour la protection des données (RGPD) en toute indépendance; souligne par conséquent que le budget alloué correspond au strict minimum;

11. est préoccupé par le fait que le projet de budget de la Commission pour le CEPOL (déficit de financement de 1,5 million d’euros) ne permette pas au CEPOL de répondre comme il se doit aux besoins des États membres en matière d’éducation et de formation pour les services répressifs au sein de l’Union et dans son voisinage; regrette que le CEPOL ne bénéficie pas d’un financement suffisant pour faire face aux nouveaux défis liés aux nouveaux systèmes d’information, tels que le SIS II, et qu’il ne puisse pas dispenser de formation aux agents des services répressifs dans des domaines tels que la corruption et la fraude aux droits d’accise, alors qu’il ressort de l’évaluation des besoins stratégiques de formation de l’Union que ces formations sont nécessaires aux fins de l’application de la loi au niveau de l’Union; souligne que le CEPOL a dû refuser 54 demandes valables et légitimes de formation des États membres dans les domaines du commandement des services répressifs, de l’immigration illégale, des crimes de haine et du blanchiment de capitaux en raison de restrictions budgétaires; insiste sur le fait que la demande budgétaire du CEPOL (12 millions d’euros) pour 2020 est nécessaire pour répondre à la demande croissante des États membres, en particulier dans les domaines de la cybercriminalité et de la numérisation; souligne que la confiance, les réseaux et l’échange d’informations entre les services répressifs par-delà les frontières pourraient encore être améliorés en ajoutant un nouveau volet d’un mois à l’actuel programme d’échange du CEPOL et en proposant des visites d’étude à Europol et des programmes d’échange entre les agents opérationnels des États membres et le personnel d’Europol; que cela nécessiterait toutefois de doter le CEPOL de ressources financières et humaines supplémentaires;

12. relève l’augmentation du recrutement d’«agents temporaires» par rapport aux «agents contractuels» au sein des agences de l’Union; estime que le caractère sensible des informations accessibles au personnel des agences relevant du domaine de la justice et des affaires intérieures nécessite une politique stricte de confidentialité, notamment au niveau du recrutement et de la gestion du personnel;

13. encourage la Commission à renforcer, grâce à des fonds spécifiques, le soutien qu’elle apporte au journalisme d’investigation, notamment transfrontière, et à la liberté des médias, qui contribuent, entre autres, à la prévention et à la répression de la criminalité et à la sensibilisation des citoyens de l’Union;

14. rappelle qu’il soutient la lutte contre les pratiques discriminatoires, la violence fondée sur le genre et les crimes de haine et qu’il œuvre en faveur des programmes défendant la pleine jouissance des droits, l’égalité et la justice; souligne le rôle important joué par les crédits dépensés pour les instruments de lutte contre les discriminations et les programmes de soutien à l’égalité visant à faire respecter les droits des minorités, un accent particulier étant mis sur les droits des femmes, des personnes âgées, des personnes handicapées et des personnes LGBTQI+;

15. invite la Commission, le Conseil et les États membres à mettre en œuvre la budgétisation sensible au genre dans toutes les dépenses publiques, en particulier dans le cadre de la planification, de la négociation, de la mise en œuvre et de la réévaluation du prochain cadre financier pluriannuel (CFP); souligne que l’engagement à préserver la mise en avant et la protection de l’égalité des genres et des droits des femmes et des filles dans le cadre de la procédure budgétaire 2020 est essentiel; insiste dès lors pour que la dimension de genre soit intégrée dans toutes les lignes budgétaires et que les principes ci-après soient respectés: 1) responsabilité et transparence dans la planification budgétaire; 2) renforcement de la participation sensible au genre dans le processus budgétaire; et 3) défense de l’égalité entre les hommes et les femmes et des droits des femmes;

16. demande que des financements durables et appropriés soient réservés aux actions à l’appui d’une mise en œuvre effective de la convention d’Istanbul et de la directive sur les droits des victimes, éléments essentiels de la législation relative à la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, ainsi que pour l’octroi d’un soutien adéquat aux victimes, la création d’un cadre juridique complet et la mise en place d’une démarche pour lutter contre la violence fondée sur le genre, l’organisation de campagnes de sensibilisation et l’établissement d’une infrastructure d’État adéquate pour lutter contre de telles violences;

17. déplore le fait qu’il n’y ait eu aucun progrès notable pour ce qui est du suivi des engagements politiques de haut niveau de l’Union et des engagements juridiques en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes et de l’intégration de la dimension de genre dans le processus budgétaire et les décisions en matière de dépenses depuis 2015, et souligne qu’il est révélateur à ce titre que l’égalité entre les hommes et les femmes n’ait été prise en compte ni dans l’examen à mi-parcours du CFP 2014-2020, ni dans la proposition de la Commission pour le CFP 2021-2027.

 


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

5.9.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

46

10

4

Membres présents au moment du vote final

Malik Azmani, Katarina Barley, Pernando Barrena Arza, Pietro Bartolo, Vladimír Bilčík, Vasile Blaga, Saskia Bricmont, Jorge Buxadé Villalba, Damien Carême, Caterina Chinnici, Clare Daly, Anna Júlia Donáth, Lena Düpont, Cornelia Ernst, Sylvie Guillaume, Balázs Hidvéghi, Antony Hook, Evin Incir, Sophia in ‘t Veld, Marina Kaljurand, Fabienne Keller, Peter Kofod, Moritz Körner, Alice Kuhnke, Jeroen Lenaers, Juan Fernando López Aguilar, Magid Magid, Roberta Metsola, Claude Moraes, Nadine Morano, Javier Moreno Sánchez, Maite Pagazaurtundúa, Kostas Papadakis, Nicola Procaccini, Paulo Rangel, Terry Reintke, Ralf Seekatz, Michal Šimečka, Birgit Sippel, Sylwia Spurek, Tineke Strik, Ramona Strugariu, Annalisa Tardino, Dragoş Tudorache, Milan Uhrík, Tom Vandendriessche, Bettina Vollath, Jadwiga Wiśniewska, Javier Zarzalejos

Suppléants présents au moment du vote final

Bartosz Arłukowicz, Gwendoline Delbos-Corfield, Claire Fox, Raphaël Glucksmann, Lívia Járóka, Kris Peeters, Anne-Sophie Pelletier, Sabrina Pignedoli, Loránt Vincze, Maria Walsh, Juan Ignacio Zoido Álvarez

 


 

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

46

+

NI

Sabrina Pignedoli

PPE

Bartosz Arłukowicz, Vladimír Bilčík, Vasile Blaga, Lena Düpont, Balázs Hidvéghi, Lívia Járóka, Jeroen Lenaers, Roberta Metsola, Kris Peeters, Paulo Rangel, Ralf Seekatz, Loránt Vincze, Maria Walsh, Javier Zarzalejos, Juan Ignacio Zoido Álvarez

RENEW

Malik Azmani, Anna Júlia Donáth, Antony Hook, Sophia in 't Veld, Fabienne Keller, Moritz Körner, Maite Pagazaurtundúa, Michal Šimečka, Ramona Strugariu, Dragoş Tudorache

S&D

Katarina Barley, Pietro Bartolo, Caterina Chinnici, Raphaël Glucksmann, Sylvie Guillaume, Evin Incir, Marina Kaljurand, Juan Fernando López Aguilar, Claude Moraes, Javier Moreno Sánchez, Birgit Sippel, Sylwia Spurek, Bettina Vollath

Verts/ALE

Saskia Bricmont, Damien Carême, Gwendoline Delbos-Corfield, Alice Kuhnke, Magid Magid, Terry Reintke, Tineke Strik

 

10

-

GUE/NGL

Pernando Barrena Arza, Clare Daly, Cornelia Ernst, Anne-Sophie Pelletier

ID

Peter Kofod, Annalisa Tardino, Tom Vandendriessche

NI

Claire Fox, Kostas Papadakis, Milan Uhrík

 

4

0

ECR

Jorge Buxadé Villalba, Nicola Procaccini, Jadwiga Wiśniewska

PPE

Nadine Morano

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 


 

 

 

AVIS de la commission des affaires constitutionnelles (4.9.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020 </Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteur pour avis: <Depute>Antonio Tajani</Depute>

 

 

SUGGESTIONS

La commission des affaires constitutionnelles invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

1. se réjouit de la proposition d’augmenter le financement des actions de communication de 1,9 % en crédits d’engagement et de 2,2 % en crédits de paiement par rapport au budget 2019. Il faut encourager la communication avec les citoyens afin de permettre un large débat public et la participation des citoyens au débat sur l’avenir de l’Europe; rappelle les avantages démontrés par des consultations similaires avec des citoyens déjà organisées dans des États membres de l’Union;

2. se félicite par conséquent de la proposition d’augmenter le financement de la communication des représentations de la Commission, des dialogues avec les citoyens et des actions de partenariat de 8,8 % en crédits d’engagement et de 7,9 % en crédits de paiement; regrette toutefois la position du Conseil visant à réduire le financement des activités de communication;

3. souligne la nécessité de poursuivre les efforts en vue de la lutte contre les fausses informations et la désinformation, en finançant ces activités à un niveau suffisant et en garantissant une coopération interinstitutionnelle appropriée;

4. salue la proposition d’augmenter le financement du programme «L’Europe pour les citoyens» (ligne budgétaire 18 04 01 01) de 3,1 % en crédits d’engagement, mais déplore la baisse de 3,8 % en crédits de paiement; désapprouve la volonté du Conseil de réduire de 4,4 % les crédits d’engagement prévus pour ce programme, étant donné son importance institutionnelle pour la promotion d’une Union démocratique; se réjouit de l’augmentation du financement du programme «Droits, égalité et citoyenneté» (ligne budgétaire 33 02 01) de 5,3 % en crédits d’engagement et de 21,3 % en crédits de paiement, mais regrette la position du Conseil visant à réduire les crédits d’engagement de 3,5 %; se félicite de l’allocation d’une somme spécifique à la ligne budgétaire pour l’initiative citoyenne européenne (ICE);

5. souligne la nécessité de doter le secrétariat commun du registre de transparence de moyens administratifs et financiers suffisants et adéquats afin qu’il puisse remplir les tâches qui lui incombent, étant donné qu’il joue un rôle important pour veiller à ce que les activités des représentants d’intérêts soient justes et transparentes;

6. invite la Commission à présenter les propositions nécessaires pour financer la conférence proposée sur l’avenir de l’Europe; affirme que cette conférence doit bénéficier de suffisamment d’autonomie dans son fonctionnement et que le Parlement doit s’y trouver associé sur un pied d’égalité avec les autres institutions européennes; souligne en outre que la conférence doit garantir la participation et l’engagement d’un large éventail de citoyens, y compris des jeunes;

7. estime que l’Union doit renforcer la confiance des citoyens dans le budget de l’Union et sa valeur ajoutée ainsi que leurs connaissances en la matière, en fournissant une analyse budgétaire pour chaque nouveau programme et nouvelle tâche en termes d’économies réalisées au niveau national et de valeur ajoutée générée au niveau de l’Union; est convaincu qu’en agissant de la sorte, nous pouvons gagner le soutien des citoyens de l’Union et des États membres, changer l’état d’esprit vis-à-vis des contributions au budget de l’Union et contribuer à faire avancer le projet européen.

 


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

3.9.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

21

3

0

Membres présents au moment du vote final

Martina Anderson, Gerolf Annemans, Catherine Bearder, Gabriele Bischoff, Damian Boeselager, Richard Corbett, Pascal Durand, Daniel Freund, Charles Goerens, Maria Grapini, Brice Hortefeux, Laura Huhtasaari, Giuliano Pisapia, Paulo Rangel, Antonio Maria Rinaldi, Domènec Ruiz Devesa, Antonio Tajani, László Trócsányi, Guy Verhofstadt, Loránt Vincze

Suppléants présents au moment du vote final

Vladimír Bilčík, Gwendoline Delbos-Corfield, Othmar Karas, Miapetra Kumpula-Natri

 


 

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

21

+

GUE/NGL

Martina Anderson

PPE

Vladimír Bilčík, Brice Hortefeux, Othmar Karas, Paulo Rangel, Antonio Tajani, László Trócsányi, Loránt Vincze

RENEW

Catherine Bearder, Pascal Durand, Charles Goerens, Guy Verhofstadt

S&D

Gabriele Bischoff, Richard Corbett, Maria Grapini, Miapetra Kumpula Natri, Giuliano Pisapia, Domènec Ruiz Devesa

VERTS/ALE

Damian Boeselager, Gwendoline Delbos-Corfield, Daniel Freund

 

3

-

ID

Gerolf Annemans, Laura Huhtasaari, Antonio Maria Rinaldi

 

0

0

 

 

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 


 

 

 

 

AVIS de la commission des droits de la femme et de l’égalité des genres (2.10.2019)

<CommissionInt>à l’intention de la commission des budgets</CommissionInt>


<Titre>sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020</Titre>

<DocRef>(2019/2028(BUD))</DocRef>

Rapporteure pour avis: <Depute>Frances Fitzgerald</Depute>

 

 

 

SUGGESTIONS

La commission des droits de la femme et de l’égalité des genres invite la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions suivantes:

A. considérant que l’égalité entre les femmes et les hommes est l’une des valeurs sur lesquelles repose l’Union et que l’article 8 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne dispose que pour toutes ses actions, l’Union cherche à éliminer les inégalités, et à promouvoir l’égalité, entre les hommes et les femmes, et qu’il requiert donc que l’égalité entre les femmes et les hommes soit intégrée dans toutes les politiques et prise en considération à tous les niveaux de la procédure budgétaire par l’intégration de cette dimension dans les politiques et dans l’établissement du budget; qu’il est essentiel à la crédibilité du Parlement et des autres institutions européennes que leurs procédures budgétaire et de décharge internes soient cohérentes avec leurs actions extérieures dans le domaine de la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes;

B. considérant que les budgets ne sont pas neutres du point de vue du genre et qu’il est par conséquent nécessaire de les établir dans un objectif clair de lutte contre les discriminations et afin que les femmes et les hommes en bénéficient de manière égale; 

C. considérant que l’Union s’est engagée à mettre en œuvre les objectifs de développement durable, parmi lesquels l’objectif 5 concernant l’égalité entre les femmes et les hommes;

D. considérant que le Parlement a à plusieurs reprises demandé que le programme «Droits, égalité et citoyenneté» bénéficie d’un financement suffisant et qu’un maximum de visibilité soit donné à l’objectif spécifique «Daphné» de ce programme; qu’il a plaidé pour la poursuite de toutes ces actions de lutte contre la violence à l’égard des femmes, en consacrant une enveloppe budgétaire indépendante à cet objectif au titre du programme «Droits et valeurs» du cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027 également;

E. considérant que les femmes sont encore insuffisamment représentées sur le marché du travail ainsi que dans la vie publique et politique, et qu’elles consacrent bien plus de temps que les hommes aux activités non rémunérées que sont le travail domestique et la garde des enfants;

F. considérant que l’un des objectifs de la proposition de projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020 est de continuer à appuyer l’investissement stratégique et la croissance durable en vue de soutenir la cohésion économique et de créer des emplois, en particulier pour les jeunes, les personnes âgées et les personnes handicapées; qu’à cet égard, il importe de s’attacher également à intensifier la participation des femmes, y compris les femmes LGBTI, sur le marché du travail, notamment en investissant dans des infrastructures et des services publics permettant de concilier vie professionnelle et vie privée ainsi qu’en accroissant leur potentiel dans tous les secteurs de l’économie, notamment l’économie numérique, les technologies de l’information et de la communication (TIC) et les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STIM), ainsi que dans l’accès à des postes de direction, et à réduire les écarts en matière d’emploi et de rémunération entre les femmes et les hommes;

G. considérant que la numérisation a des effets considérables sur le marché du travail, notamment sur la création de nouvelles perspectives d’emploi et de formes d’organisation du travail plus flexibles, telles que le télétravail, qui pourraient permettre tant aux femmes qu’aux hommes de mieux concilier vie professionnelle et vie privée;

H. considérant que l’égalité entre les femmes et les hommes est l’un des objectifs fondamentaux de l’Union, qui demeure pourtant gravement sous-financé; que l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes a constaté en 2019 que seul 1 % des Fonds structurels et d’investissement de l’Union européenne a été réservé à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes dans le cadre du budget 2020 de l’Union européenne; que les inégalités entre les femmes et les hommes ainsi que la discrimination fondée sur le sexe ont de lourdes conséquences économiques pour les femmes et la société; que, d’après les estimations de la Banque mondiale, environ 145 000 milliards d’euros ont été perdus en termes de valeur du capital humain en raison des inégalités de rémunération entre les hommes et les femmes; et que, selon le constat établi par ONU Femmes en 2016, les violences domestiques coûtent environ 33 milliards de dollars américains par an en Angleterre et au pays de Galles seulement;

1. demande fermement une nouvelle fois que l’égalité entre les femmes et les hommes soit promue, en soutenant l’intégration des questions d’égalité entre les hommes et les femmes et la budgétisation selon le genre à tous les niveaux de la procédure budgétaire, y compris lors de la finalisation des négociations sur le prochain CFP, et que les dépenses budgétaires soient utilisées de manière efficace pour lutter contre les inégalités existantes et promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, y compris les personnes LGBTI; rappelle que la budgétisation selon le genre est une méthode qui doit être appliquée à toutes les lignes budgétaires de l’Union; rappelle qu’il importe d’attribuer davantage de ressources à l’égalité entre les femmes et les hommes pour réaliser des progrès majeurs et souligne, à cet égard, la nécessité d’améliorer l’acheminement et le suivi des financements de l’Union européenne, en particulier concernant les États membres qui enfreignent l’état de droit et dans lesquels un recul des droits des femmes est constaté;

2. souligne que l’égalité entre les hommes et les femmes dans l’élaboration du budget doit devenir partie intégrante de la procédure budgétaire, et ce dans toutes les lignes budgétaires, et pas seulement dans les programmes dont l’incidence du point de vue du genre est plus flagrante, afin que les dépenses budgétaires deviennent un outil efficace de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes;

3. rappelle que l’intégration de la dimension de genre dans l’élaboration des budgets n’est qu’une dimension de la stratégie plus vaste d’intégration générale de ce principe et insiste sur l’importance d’appliquer cette intégration de la dimension de genre à toutes les étapes du cycle d’élaboration des politiques;

4. rappelle qu’une des conditions de l’intégration effective de la dimension de genre dans l’élaboration des budgets est de prévoir des lignes budgétaires indépendantes dédiées à des actions ciblées liées aux objectifs en matière d’égalité entre les femmes et les hommes; demande de nouveau, par conséquent, qu’une ligne budgétaire distincte soit également dédiée à l’objectif du programme «Droits, égalité et citoyenneté» visant à promouvoir l’égalité des genres et à faire avancer l’intégration de la dimension de genre dans toutes les politiques;

5. déplore que, ces dernières années, les dépenses de l’Union européenne consacrées à la lutte contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des jeunes filles n’aient cessé de diminuer, et demande de nouveau que les ressources affectées à l’objectif spécifique «Daphné» soient augmentées dans le cadre de l’actuel programme «Droits, égalité et citoyenneté» et que cette augmentation soit maintenue dans le programme «Droits et valeurs»; demande qu’un financement suffisant soit disponible pour les actions visant à lutter tant contre la violence à l’égard des femmes et des jeunes filles, y compris les mutilations génitales féminines, que contre la traite des êtres humains, notamment à des fins d’exploitation sexuelle, dans le cadre de la mise en œuvre effective de la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique; demande à la Commission de soutenir les programmes et les mesures luttant spécifiquement contre le harcèlement, y compris le harcèlement sexuel;

6. invite les États membres à ratifier sans plus attendre la convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre les violences à l’égard des femmes et la violence domestique, eu égard en particulier au rôle que joue la convention dans la protection des femmes et des jeunes filles contre la violence ainsi qu’aux répercussions économiques de cette violence sur les victimes et les sociétés; demande que les fonds de l’Union réservés à ces questions soient utilisés pour préparer la mise en œuvre de la convention d’Istanbul, ou consolider les efforts en vue de son application, dans les États membres;

7. souligne la nécessité de poursuivre toutes les actions visant à prévenir et à combattre toutes les formes de violence à l’égard des femmes dans le cadre du programme qui remplacera le programme «Droits, égalité et citoyenneté» dans le prochain CFP, en consacrant une enveloppe budgétaire indépendante à la lutte contre les violences sexistes à l’égard des femmes et en veillant particulièrement à la lutte contre la traite des êtres humains et l’exploitation sexuelle, ainsi qu’à la lutte contre la culture de l’honneur et les violences commises au nom de l’honneur;

8. insiste sur la nécessité de prévoir des financements spécifiques destinés à soutenir les femmes et les jeunes filles les plus vulnérables de notre société, en particulier les femmes handicapées, les femmes réfugiées et celles qui sont victimes de traite et d’abus; appuie à cet égard l’augmentation des crédits d’engagement et de paiement des deux volets du programme «Droits, égalité et citoyenneté»;

9. insiste sur la nécessité de renforcer les dotations budgétaires qui soutiennent l’accès des femmes aux droits et à la santé sexuels et génésiques, tant au sein de l’Union qu’en dehors de celle-ci, étant donné que cet accès est de plus en plus menacé;

10. demande à l’Union de soutenir les organisations et les militants qui œuvrent en faveur des droits des femmes, ainsi que leur travail, et d’améliorer leur représentation au sein des processus décisionnels européens;

11. demande à nouveau d’attribuer davantage de ressources au titre des Fonds structurels européens pour faire respecter les droits économiques et sociaux des femmes, notamment en adoptant des mesures visant à accroître la participation des femmes sur le marché du travail ainsi qu’en investissant dans des services publics de soins de santé de qualité;

12. souligne l’importance d’utiliser les Fonds structurels et d’investissement européens, notamment le Fonds européen de développement régional (FEDER) et le Fonds social européen (FSE), pour promouvoir l’emploi des femmes, y compris en finançant des structures d’accueil abordables et de qualité;

13. préconise l’allocation de crédits destinés à soutenir l’entrepreneuriat féminin et l’indépendance économique des femmes et à encourager et garantir l’accès des femmes à des formations professionnelles spécialisées, à des prêts abordables et au financement sur fonds propres par l’intermédiaire de programmes et de fonds de l’Union, tels que COSME, Horizon 2020 et le FSE, afin d’optimiser la participation des femmes sur le marché du travail, en particulier les mères célibataires, les proches aidantes et les femmes retournant sur le marché du travail après une longue absence de manière à accroître leur capacité d’insertion professionnelle; préconise, en ce qui concerne ces fonds, qui devraient être dotés de suffisamment de ressources, de soutenir la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes à travers l’éducation et les soins de santé, l’intégration accrue d’une dimension de genre et l’objectif d’atteindre la parité hommes-femmes dans chaque programme;

14. observe avec inquiétude le faible nombre d’étudiantes inscrites dans les domaines des technologies de l’information et de la communication et rappelle la nécessité de rétablir le budget proposé par la Commission dans ce domaine; estime qu’afin de supprimer cette différence, des financements suffisants sont nécessaires pour améliorer l’enseignement, soutenir les femmes entrepreneures dans le secteur numérique et multiplier les campagnes d’information;

15. souligne la nécessité de résorber la fracture numérique qui contribue aux fortes disparités entre les femmes et les hommes sur le marché du travail en allouant des fonds à l’éducation et à la formation ainsi qu’au soutien des femmes exerçant une activité indépendante;

16. souligne la nécessité d’allouer des fonds destinés à inciter les femmes à s’intéresser à l’économie numérique et aux secteurs tels que les TIC et les STIM, ainsi qu’à les soutenir dans ces domaines;

17. insiste sur l’importance d’accorder un financement suffisant à l’initiative pour l’emploi des jeunes, pour lutter contre le taux de chômage très élevé parmi les jeunes; demande que l’égale participation des filles et des jeunes femmes aux mesures couvertes par cette initiative soit assurée et qu’une attention particulière soit portée à la qualité des offres de formation et d’emploi qui leur sont destinées, en particulier dans l’économie numérique, les TIC et les STIM, secteurs où les femmes sont largement sous-représentées tant en matière d’éducation et de formation que d’emploi, ce qui donne lieu à une fracture numérique entre les femmes et les hommes; estime que des mesures comme l’initiative pour l’emploi des jeunes doivent contribuer non seulement à aider les jeunes à accéder au marché du travail, mais aussi à promouvoir l’emploi de qualité; affirme qu’une attention particulière doit être accordée au financement de formations de qualité sur des questions telles que le sexisme, le harcèlement sexuel, le harcèlement moral et les discours de haine, et ce en encourageant une participation égale des filles, des jeunes femmes, des garçons et des jeunes hommes;

18. rappelle qu’une proportion très importante des réfugiés et des demandeurs d’asile qui entrent dans l’Union sont des femmes et des enfants; souligne que l’intégration de l’égalité entre les femmes et les hommes dans les politiques figure également parmi les principes fondateurs du Fonds «Asile, migration et intégration», et appelle une nouvelle fois à tenir également compte de la dimension de genre dans les politiques en matière de migration et d’asile en prévoyant des financements destinés à prévenir la violence sexiste et à garantir l’accès aux soins de santé et de santé génésique ainsi que le respect des droits en la matière;

19. souligne qu’il est essentiel de réserver une enveloppe budgétaire suffisante au développement humain pour pouvoir atteindre les objectifs de développement durable (ODD) du Programme 2030, parmi lesquels l’ODD 5; rappelle que l’Union s’est engagée à investir 20 % de l’aide publique au développement dans le développement humain, et demande que des crédits suffisants soient alloués au développement humain en vue de soutenir les mesures et les projets visant à éradiquer la pauvreté des femmes et des enfants, à favoriser une meilleure intégration sur le marché du travail, à éliminer les inégalités salariales entre les hommes et les femmes, à lutter contre la violence à l’égard des femmes, des enfants et des jeunes et à améliorer l’accès à la santé, en ce compris la santé et les droits sexuels et génésiques, et la fourniture de ces soins, l’éducation, l’égalité des genres et la protection sociale, au titre du programme concernant les biens publics mondiaux et les défis qui les accompagnent;

20. demande que la part du budget consacrée à la lutte contre les mutilations génitales féminines continue d’être allouée dans le cadre de programmes d’action extérieure, y compris au titre de l’instrument de coopération au développement.

21. souligne qu’au cours de la dernière décennie, avec le déclenchement de la crise économique et financière, les inégalités économiques et sociales, sur le marché du travail et entre les hommes et les femmes se sont accentuées dans et entre les États membres; rappelle le rôle important de l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes dans la sensibilisation à l’ampleur et aux causes de l’inégalité entre les sexes dans l’Union et demande que le budget, le personnel et l’indépendance de l’Institut soient dotés de moyens suffisants, ce qui garantirait le bon fonctionnement de ce dernier et la réalisation de projets ambitieux; appelle également de ses vœux l’augmentation de la ligne budgétaire «Promouvoir la non-discrimination et l’égalité»;

22. fait observer que l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes a constaté en 2019 que la prise en compte de la dimension de genre est traitée comme une question ayant une faible incidence sur le contenu réel des programmes de financement; demande par conséquent que des mesures solides et globales soient adoptées pour intensifier les efforts visant à tenir compte de la dimension de genre, y compris en plaçant un accent renouvelé sur la promotion des principes d’obligation de rendre des comptes et de transparence dans la programmation budgétaire ainsi qu’en renforçant la participation sensible au genre dans le processus budgétaire;

23. recommande, en particulier, l’augmentation de dotations qui permettent, par des programmes adéquats, d’encourager la protection de la maternité, de la parentalité et de la petite enfance; demande, en ce sens, que la santé maternelle et infantile bénéficie d’une importance particulière dans le budget 2020 de l’Union européenne; recommande également que les fonds pour la défense, la promotion et le soutien de la lactation et de l’allaitement maternel soient garantis, contribuant ainsi à la réalisation de l’objectif défini par l’Organisation mondiale de la santé d’assurer que, jusqu’à 2025, le taux mondial de l’allaitement maternel exclusif dans les six premiers mois de la vie du nourrisson soit d’un minimum de 50 %, objectif qui exige, entre autres mesures, l’adéquation de la durée et de la rémunération des congés de maternité et de paternité;

24. demande que des crédits budgétaires ciblent les besoins spécifiques de différents groupes de femmes confrontés à un large éventail de difficultés économiques, parmi lesquelles, mais sans s’y limiter, la précarité menstruelle chez les jeunes filles, l’insuffisance de ressources des retraitées vivant seules et l’écart de retraite entre les hommes et les femmes, les activités de soins non rémunérées et la pauvreté en temps des mères et des proches aidantes ainsi que l’exclusion socioéconomique et la discrimination professionnelle des femmes noires, asiatiques ou issues de minorités ethniques.


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION
PAR LA COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l’adoption

30.9.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

19

5

1

Membres présents au moment du vote final

Christine Anderson, Annika Bruna, Belinda De Lucy, Frances Fitzgerald, Jackie Jones, Sandra Pereira, Pina Picierno, Samira Rafaela, Elżbieta Rafalska, Evelyn Regner, María Soraya Rodríguez Ramos, Christine Schneider, Elissavet Vozemberg-Vrionidi

Suppléants présents au moment du vote final

Isabella Adinolfi, Lena Düpont, Lina Gálvez Muñoz, Marina Kaljurand, Elena Kountoura, Alessandra Moretti, Alexandra Louise Rosenfield Phillips, Pernille Weiss

Suppléants (art. 209, par. 7) présents au moment du vote final

Mazaly Aguilar, Enikő Győri, Pär Holmgren, Kathleen Van Brempt

 


VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

19

+

PPE

Lena Düpont, Frances Fitzgerald, Christine Schneider, Pernille Weiss, Elissavet Vozemberg-Vrionidi

S&D

Lina Gálvez Muñoz, Jackie Jones, Marina Kaljurand, Alessandra Moretti, Pina Picierno, Evelyn Regner, Kathleen Van Brempt

RE

Samira Rafaela, María Soraya Rodríguez Ramos

Verts/ALE

Pär Holmgren, Alexandra Louise Rosenfield Phillip

GUE/NGL

Elena Kountoura, Sandra Pereira

NI

Isabella Adinolfi

 

5

-

ID

Christine Anderson, Annika Bruna

ECR

Mazaly Aguilar, Elżbieta Rafalska

NI

Belinda De Lucy

 

1

0

PPE

Enikő Győri

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

 

 


 

 

LETTRE de la commission du commerce international

M. Johan Van Overtveldt

Président

Commission des budgets

BRUXELLES

Objet: <Titre>Avis sur le projet de budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2020 – toutes sections</Titre> <DocRef>COM(2019)0400 – C9-0000/2019 – 2019/2028(BUD) </DocRef>

Monsieur le Président,

Dans le cadre de la procédure en objet, la commission du commerce international a décidé de soumettre un avis à votre commission. Au cours de sa réunion du 24 septembre 2019, elle a décidé de transmettre cet avis sous forme de lettre.

Lors de cette même réunion, elle a examiné la question et décidé d’inviter la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions reproduites ci-après.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Bernd Lange

SUGGESTIONS

1. insiste sur le fait que la mise en œuvre du programme ambitieux de l’Union en matière commerciale exige des ressources suffisantes; souligne par conséquent que la DG Commerce devrait se voir octroyer un financement suffisant pour garantir la négociation et la conclusion rapides d’accords commerciaux et assurer un suivi approprié de la mise en œuvre des accords conclus et de la législation commerciale et que, par ailleurs, une dotation suffisante devrait être allouée au nouveau procureur commercial européen afin de lui permettre d’exercer cette nouvelle fonction efficacement; maintient que la DG Commerce doit bénéficier d’une dotation budgétaire suffisante pour mettre en œuvre le règlement sur le filtrage des investissements directs étrangers dès son entrée en vigueur en octobre 2020;

 

2. souligne qu’outre son rôle premier, qui est de favoriser une croissance économique mutuellement bénéfique ainsi qu’un développement durable, notamment en assurant un meilleur accès aux marchés et en créant des règles internationales en matière d’investissement, la politique commerciale constitue un outil essentiel de la politique étrangère de l’Union qui peut contribuer à promouvoir les valeurs de l’Union sur la scène internationale, notamment en ce qui concerne le respect des droits de l’homme, l’égalité entre les hommes et les femmes, la protection du climat, l’état de droit et la mise en œuvre des normes internationales du travail, et, par ailleurs, à garantir la réalisation des ODD à l’échelle mondiale, notamment en incitant nos partenaires commerciaux à placer les droits sociaux et la durabilité au cœur de leurs politiques économiques; demande dès lors instamment que soit prévu un financement suffisant pour assurer un suivi adéquat et réaliser des évaluations intermédiaires et ex post, avec des données ventilées par sexe, ainsi que pour veiller à ce que les pays tiers respectent leurs engagements;

 

3. souligne que l’acceptation de la politique commerciale de l’Union passe par un engagement actif de celle-ci auprès des parties concernées et de la société civile; souligne par conséquent que davantage de ressources devraient être consacrées à la communication sur la politique commerciale, aux dialogues avec les citoyens, aux services d’aide (helpdesk) et à l’assistance aux PME et aux consommateurs ainsi qu’aux groupes consultatifs internes, soit les principaux instruments permettant d’assurer la participation effective de la société civile à l’application et au suivi des chapitres relatifs au développement durable figurant dans les accords commerciaux, qui constituent un élément essentiel de l’architecture commerciale;

 

4. demande que les fonds disponibles soient pleinement utilisés pour soutenir l’internationalisation des PME, la priorité devant être accordée aux États membres qui ont pris du retard, et pour leur permettre de participer à la prise de décision en matière de politique commerciale;

 

5. souligne le rôle essentiel joué par les parlements dans les discussions sur la politique commerciale mondiale; observe que la conférence parlementaire de l’OMC constitue un outil précieux dans ce contexte, qui nécessite un financement adéquat pour atteindre les résultats escomptés; souligne par conséquent que, comme en 2019, il convient de doter le Parlement européen de ressources suffisantes pour lui permettre de participer à ce forum et de mettre à disposition les infrastructures requises pour les activités de la conférence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


INFORMATIONS SUR L’ADOPTION PAR LA COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND

Date de l’adoption

14.10.2019

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

26

8

0

Membres présents au moment du vote final

Rasmus Andresen, Clotilde Armand, Anna Bonfrisco, Jonathan Bullock, Olivier Chastel, Lefteris Christoforou, David Cormand, José Manuel Fernandes, Eider Gardiazabal Rubial, Valentino Grant, Valerie Hayer, Monika Hohlmeier, John Howarth, Moritz Körner, Joachim Kuhs, Zbigniew Kuźmiuk, Ioannis Lagos, Hélène Laporte, Pierre Larrouturou, Janusz Lewandowski, Margarida Marques, Jan Olbrycht, Henrik Overgaard Nielsen, Karlo Ressler, Nils Torvalds, Nils Ušakovs

Suppléants présents au moment du vote final

Eero Heinäluoma, Fabienne Keller, Aušra Maldeikienė, Jake Pugh

Suppléants (art. 209, par. 7) présents au moment du vote final

Agnes Jongerius, Anne-Sophie Pelletier, Viola Von Cramon-Taubadel, Javier Zarzalejos

 


 

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND

26

+

ECR

Zbigniew Kuźmiuk

NI

Ioannis Lagos

PPE

Lefteris Christoforou, José Manuel Fernandes, Monika Hohlmeier, Janusz Lewandowski, Ausra Maldeikiene, Jan Olbrycht, Karlo Ressler, Javier Zarzalejos

RENEW

Clotilde Armand, Olivier Chastel, Valerie Hayer, Fabienne Keller, Moritz Körner, Nils Torvalds

S&D

Eider Gardiazabal Rubial, Eero Heinäluoma, John Howarth, Agnes Jongerius, Pierre Larrouturou, Margarida Marques, Nils Ušakovs

VERTS/ALES

Rasmus Andresen, David Cormand, Viola Von Cramon-Taubadel

 

8

-

GUE/NGL

Anne-Sophie Pelletier

ID

Anna Bonfrisco, Valentino Grant, Joachim Kuhs, Hélène Laporte

NI

Jonathan Bullock, Henrik Overgaard Nielsen, Jake Pugh

 

0

0

 

 

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

[1]  JO L 168 du 7.6.2014, p. 105.

[2]  JO L 193 du 30.7.2018, p. 1.

[3]  JO L 347 du 20.12.2013, p. 884.

[4]  JO C 373 du 20.12.2013, p. 1.

[5]  Textes adoptés de cette date, P8_TA(2019)0210.

[6]  Textes adoptés de cette date, P8_TA(2019)0326.

[7] Règlement (UE) nº 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale présentée dans l’un des États membres par un ressortissant d’un pays tiers ou un apatride (JO L 180 du 29.6.2013, p. 31).

[8] Textes adoptés de cette date, P8_TA(2017)0417.

[9]  Règlement (UE) 2017/1953 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2017 modifiant les règlements (UE) nº 1316/2013 et (UE) nº 283/2014 en ce qui concerne la promotion de la connectivité internet dans les communautés locales (JO L 286 du 1.11.2017, p. 1).

[10] Résolution législative du Parlement européen du jeudi 18 avril 2019 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant le programme InvestEU (COM(2018)0439 – C8-0257/2018 – 2018/0229(COD)).

[11] «Roads connecting European regions», Audit preview, Cour des comptes européenne, p. 9. Disponible en anglais à l’adresse suivante: https://www.eca.europa.eu/Lists/ECADocuments/AP19_08/AP_CONNECTING_ROADS_EN.pdf

[12] Analyse complète des connexions ferroviaires transfrontalières existantes et des chaînons manquants aux frontières intérieures de l’Union européenne (https://ec.europa.eu/regional_policy/sources/docgener/studies/pdf/cb_rail_connections_en.pdf)

[13] Directive (UE) 2016/802 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 concernant une réduction de la teneur en soufre de certains combustibles liquides (JO L 132 du 21.5.2016, p. 58).

[14] Étude sur la tarification de l’infrastructure de transport durable et l’internalisation des coûts de transport (https://ec.europa.eu/transport/themes/sustainable-transport/internalisation-transport-external-costs_en).

[15]Règlement (UE) n° 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 portant organisation commune des marchés des produits agricoles et abrogeant les règlements (CEE) n° 922/72, (CEE) n° 234/79, (CE) n° 1037/2001 et (CE) n° 1234/2007 du Conseil (JO L 347 du 20.12.2013, p. 671).

Dernière mise à jour: 21 octobre 2019Avis juridique