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 Texte intégral 
Débats
Mercredi 8 juillet 2015 - Strasbourg Edition révisée

Situation au Yémen (débat)
MPphoto
 

  Michèle Alliot-Marie, au nom du groupe PPE. Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, le Yémen cristallise effectivement aujourd'hui la plupart des tensions et des rivalités qui existent au Moyen-Orient. Le Golfe Persique pourrait y perdre son équilibre géostratégique, comme vous l'avez souligné. Les déséquilibres dans le Golfe pourraient eux aussi avoir des répercussions sur l'ensemble du Moyen-Orient et dans les pays proches du Golfe d'Aden. Qui peut penser que cette déstabilisation n'aurait pas d'effet sur notre propre situation, sur le plan économique, sécuritaire ou culturelle?

L'Union européenne ne peut donc se désintéresser de ce qui se passe dans ce pays, certes lointain, très mal connu – je l'ai constaté à de nombreuses reprises –,  parce que cela peut aussi avoir des répercussions sur nous. Aujourd'hui, l'Arabie Saoudite, ainsi que huit pays arabes, Bahreïn, l'Égypte, la Jordanie, le Koweït, le Maroc, le Qatar, le Soudan et les Émirats, soutenus par la communauté occidentale, mènent, pour la première fois, une opération militaire conjointe pour s'opposer aux rebelles houtis et au groupe "État islamique". Il faut souligner que c'est la première fois que ces pays qui connaissent souvent des rivalités entre eux se trouvent aujourd'hui coalisés dans la même action.

Pour autant, nous avons bien conscience, comme vous, que l'action militaire ne peut suffire au rétablissement d'un équilibre national, politique et sécuritaire à long terme, tellement essentiel à la stabilité régionale. Il ne faut pas oublier en effet que les pays du Golfe sont nos premiers alliés dans la lutte contre le groupe "État islamique" et contre le terrorisme.

Je vous pose donc la question suivante, que fait l'Union européenne, par elle-même, pour participer à la restauration de la stabilité au Yémen? Il ne s'agit pas simplement d'appuyer telle ou telle initiative. Parce que nous ne sommes pas soupçonnables d'avoir des intérêts financiers ou autres dans la région, nous avons une possibilité d'agir auprès des parties.

Que fait également l'Union européenne pour soutenir efficacement les populations civiles qui sont les premières victimes de tout conflit armé? Avez-vous aussi l'intention de prendre des initiatives afin d'améliorer la situation des femmes dans ce pays, dont on parle peu et qui ont pourtant le statut probablement le plus rétrograde au monde.

 
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