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Dezbateri
Marţi, 6 octombrie 2015 - Strasbourg Ediţie revizuită

3. Concluziile reuniunii informale a Consiliului European din 23 septembrie 2015 (dezbatere)
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  Der Präsident. – Als erster Punkt der Tagesordnung folgt die Aussprache über die Erklärungen des Europäischen Rates und der Kommission zu den Schlussfolgerungen der informellen Tagung des Europäischen Rates vom 23. September 2015 (2015/2859(RSP)).

Normalerweise würde ich jetzt dem Herrn Ratspräsidenten das Wort erteilen, aber er ist noch auf dem Weg in den Plenarsaal. Deshalb erteile ich jetzt dem Herrn Kommissionspräsidenten das Wort.

 
  
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  Jean-Claude Juncker, Präsident der Kommission. Herr Präsident! Es tut der Europäischen Kommission gut, anstelle des Ratsvorsitzenden das Wort zu ergreifen.

(Beifall)

Wir haben, sehr geehrter Herr Präsident, als Mitglied des Europäischen Rates am vergangenen 23. September das unsere dazu getan, damit wir uns in Sachen Migration und Flüchtlinge von der Stelle bewegen konnten.

Die Europäische Kommission – das ist Ihnen in lebhafter Erinnerung geblieben – hatte dem Rat schon im Mai diesbezüglich Vorschläge unterbreitet. Der Rat hat etwas längere Zeit gebraucht, um sich auf diese Vorschläge zu einigen. Wir hätten es als Kommission vorgezogen, wenn der Rat – vornehmlich der Innenminister – sich einvernehmlich auf eine solidarische Verteilung der Flüchtlinge in Europa hätte einigen können. Dies war angesichts widriger, vor allem innenpolitischer Zustände und Begebenheiten nicht möglich.

Dann haben wir – und das ist ja auch keine Katastrophe – uns an den europäischen Vertrag, seine Sinngebung, seine eindeutigen Festlegungen erinnert. Wir haben – wie ich das auch hier im Hause versprochen hatte – die Gemeinschaftsmethode zum Einsatz gebracht und mit Mehrheit im Rat der Innenminister entschieden. Dies ist eigentlich, interinstitutionell betrachtet und von der Arbeitsweise her gesehen, ein gutes Zeichen gewesen.

Ich begrüße ehrfürchtigst den Ratsvorsitzenden. Donald, möchtest du, oder darf ich weiter?

Also ich erfreue mich einer massiven Zärtlichkeitszuwendung des Europäischen Rates und bin dankbar dafür. Wir hätten eine einstimmige Entscheidungsfindung vorgezogen. Dies war nicht möglich, und deshalb die Gemeinschaftsmethode. Und das war – wie ich finde – richtig. Wir sollten jetzt nicht in diesen Sumpf der gegenseitigen Schuldzuweisungen eintauchen. Wir haben jetzt eine Entscheidung. Diese Entscheidung muss umgesetzt werden. Und wir tun das in aller gebotenen Schnelligkeit.

Nous avons agi, en tant que Commission, avec une célérité dont personne ne nous pensait capable. Il y a eu un Conseil européen le 23 septembre. Nous avons proposé aux institutions, et donc aux deux branches de l'autorité budgétaire, nos propositions y afférentes pour 2015 et 2016, ce que nous ferons dans les semaines à venir. Nous avons proposé aux deux branches de l'autorité budgétaire un montant budgétaire de 800 millions.

Je suis heureux que le Parlement européen, once again, ait fait savoir qu'il déciderait rapidement en commission, le 8, me semble-t-il, et en plénière le 15. Le Parlement européen se montre à la hauteur des tâches communes qui sont les nôtres. Il avait déjà donné son feu vert à la proposition de la Commission de répartir solidairement le nombre des réfugiés. Cela a, en fait, obligé le Conseil européen à faire de même. Imaginez un instant que le Conseil européen ait annulé la décision du Parlement...

Je vous suis donc reconnaissant, Monsieur le Président, ainsi qu'aux membres de cette assemblée d'avoir agi avec la rapidité qui caractérise les travaux de cette assemblée. Vous ferez de même sur les questions budgétaires puisqu'il s'agit d'augmenter les moyens de Frontex, les moyens d'Europol et les moyens du Bureau européen d'appui en matière d'asile.

Nous allons déployer, Commission et États membres, jusqu'à 600 fonctionnaires au cours des jours et des semaines à venir pour assister la Grèce en matière de protection des frontières extérieures. En déployant un nombre aussi important de collaborateurs en direction de la Grèce, nous doublons en fait le nombre des fonctionnaires qui travaillent à la DG HOME, comme on dit, la direction générale des affaires intérieures et de la justice. Je remercie les États membres qui participent à cette initiative et je voudrais encourager ceux qui ne l'ont pas encore fait, à suivre l'exemple des Autrichiens, des Allemands et d'autres.

Le président Tusk, vous-même, Monsieur le Président, et moi-même avons vu le président de la République turque, M. Erdogan. La Turquie fait un effort extraordinaire puisqu'elle abrite sur son territoire 2,2 millions de réfugiés venant notamment d'Iraq et de Syrie. Il est évident que nous avons besoin de la Turquie pour protéger nos frontières extérieures. La Commission fera le maximum pour venir en aide aux efforts appréciables de la République turque.

Nous ne pouvons pas seulement nous concentrer sur nos propres affaires internes, nous devons aussi faire face aux problèmes qui existent dans la périphérie de l'Europe. En fait, c'est le même problème. L'Union européenne et la Turquie doivent marcher ensemble et doivent développer, en harmonie, une même politique d'accueil, de protection et de suivi des malheureux qui viennent chez nous.

J'ai soumis au président turc, suite à un accord avec le président du Conseil européen et le Président du Parlement européen, un mémorandum sur la coopération qu'il s'agit d'instaurer entre la Turquie et l'Union européenne en matière de réfugiés. Nous allons rendre public ce document cet après-midi, à 15 heures. Je ne peux pas le faire maintenant parce que nous avons convenu avec nos amis turcs de le faire à 15 heures cet après-midi.

Nous accordons une attention particulière à la Grèce. Il faudra que 66 000 réfugiés et demandeurs d'asile grecs soient répartis dans les autres pays membres de l'Union européenne. J'ai délégué à Athènes le directeur général compétent pour les réformes structurelles en Grèce, M. Verwey, qui négocie sur place les programmes à mettre en œuvre par la Grèce. J'ai fait de même pour la Turquie. À partir de demain matin, des hauts fonctionnaires de la Commission seront présents à Ankara pour négocier le détail des arrangements avec la Turquie. De plus, j'ai demandé aux commissaires responsables – ils sont plusieurs, dont Frans Timmermans, qui ne le sait pas encore – de se rendre en Turquie pour négocier au plan politique avec les ministres turcs les arrangements que nous sommes en train de conclure avec les autorités turques.

Cette politique commune entre la Turquie et l'Union européenne, ce n'est pas une affaire qui concernerait exclusivement les fonctionnaires et les hauts fonctionnaires, bien qu'ils soient d'une extraordinaire compétence. Je crois qu'il faut, au sens noble du terme, politiser les négociations entre l'Union européenne et la Turquie. Évidemment, ces politiques ont un coût. J'observe, non pas avec inquiétude mais avec intérêt, un débat qui se déroule à l'heure actuelle en Europe pour savoir si oui ou non les coûts afférents devraient être soustraits à l'interprétation du Pacte de stabilité et de croissance. Le pacte de stabilité et de croissance, auquel nous avons adjoint, en l'enrichissant, une partie de lecture économique, permet de répondre à cette situation mais je ne voudrais pas que nous versions dans une irresponsabilité totale. Il faudra donc voir, sur la base d'une analyse que la Commission est en train d'entreprendre, si, sur une base ad hoc, certains pays peuvent se soustraire à une application sans nuance du pacte de stabilité et de croissance. Mais ne le faisons pas à la légère.

Aujourd'hui, nous discutons du coût de la politique qui concerne les réfugiés. Demain, nous pourrions, si nous n'y prenons garde, discuter d'autre chose. Mais la Commission, sur ce point, est ouverte non pas à toutes les aventures mais à toutes les suggestions.

Monsieur le Président, je répondrai à toutes les questions que vous me poserez après avoir écouté avec une attention soutenue le président du Conseil, que je salue parmi nous.

 
  
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  Donald Tusk, President of the European Council. Mr President, the real test for any community comes at a time of crisis. Just as we check our banks using stress tests, today life itself is using a dramatic migration stress test to check our community. And that is what the last European Council was about. You know its results. Allow me then to share a more general thought with you, especially as, in 10 days’ time, the next European Council will be dealing with the same problem.

Historical changes and threats on a large scale demand a sense of dignity and self-belief from every community, particularly now, when the whole world is focusing its attention on Europe and on its reaction to the wave of refugees. Europe is subject to increasingly scathing criticism, and our internal disagreements and mutual recriminations only help our opponents. Almost everyone in Europe has joined the chorus of critics, while very few defend its good name. In the United Nations, one could have the impression that Europe is the worst place in the world for refugees. Believe me, I felt isolated there when I defended Europe’s good reputation, trying to convince the audience that the truth about Europe is completely different.

Hundreds of thousands of refugees go to Europe because they know that our community is still the most open and tolerant of all. It is still we who respect international standards and conventions, and it is Europe where people – all people – are safer than anywhere else. Let us not let Europe become a scapegoat as a result of our quarrelling and blaming each other without restraint. Otherwise, before long, theocracies will start to lecture us on what religious tolerance means; dictators will tell us what democracy means; and those responsible for this massive exodus will tell us how to treat refugees. In fact, they are already doing this. There are countries which admit virtually no refugees but which are most vocal when it comes to urging Europe to show more openness. That is why we have to take care of our good name –together.

We keep talking about solidarity, about quotas and greater assistance for refugees on our soil, and for those who remain in camps in countries outside the EU. Let us remember, however, that solidarity requires mutual understanding and respect. Without solidarity among Member States, we will not be able to help others. It is our common obligation to assist refugees as well as to protect the EU’s external borders. Everyone must take up this obligation and at the same time, no one should be left alone with the burden. That is how I understand solidarity.

We have to respect commonly agreed rules. When someone says that they have no intention of observing European law, for example the Dublin Regulation or quotas, they undermine the essence of solidarity and our community. Observing rules will always mean sacrificing part of our interests. I would like to dedicate these words to the Hungarians and the Italians, to the Slovaks and the Greeks.

Let us have no illusions. Today, we have to count mainly on ourselves. The world around us does not intend to help Europe. Many of our neighbours have much bigger problems to tackle, and some look with satisfaction at our troubles. For us, refugees are specific people – individuals who expect our help. There are forces around us, however, for whom the wave of refugees is just dirty business or a political bargaining chip. We are slowly witnessing the birth of a new form of political pressure, and some even call it a kind of new hybrid war in which migratory waves have become a tool, a weapon against neighbours. This requires particular sensitivity and responsibility on our side.

Dear colleagues, you all know the notion of ethics of responsibility from the works of Weber – not Manfred but Max Weber. Today, the ethics of responsibility requires us to refrain from extremes. And by extremes I mean both, on the one hand, anti-immigration rhetoric and, on the other, inviting everyone who wishes to come, despite being unable to take them under our roof. We need to understand that today millions of potential refugees and migrants – not only from Syria but also from Africa, Afghanistan, Pakistan, Iraq and other places – are dreaming about Europe. For all refugees, easy access to Europe and lack of external borders have become, alongside the Willkommen-Politik, a magnet attracting them to us.

During my visits to the region, whoever I spoke to – presidents, or refugees in the camps, in Turkey, Jordan or Egypt – warned me of one thing: that a potential victory by Assad’s regime, which is more likely today because of Iran’s and Russia’s engagement in Syria, will result in the next migratory wave. Yesterday this message was confirmed by President Erdoğan. According to Turkish estimates, another three million potential refugees may come from Aleppo and its neighbourhood.

Declaring solidarity is always greeted with applause, but calling for responsibility and common sense hardly ever. Practising solidarity is a lot harder than preaching it. I am speaking as a decades-long practitioner.

This is why I ask you all to show responsibility and common sense. The first commandment today is the restoration of control on the EU’s external borders as a sine qua non of an effective, humanitarian and safe migratory policy. Tomorrow, in the European Parliament, you will hear Angela Merkel and François Hollande. We all know how much depends on them. In this crisis situation they have both demonstrated beautiful moral gestures which we all highly appreciate. Tomorrow, they must pass an even harder exam, an exam in responsibility for the protection of the European Community, and its external borders. Otherwise, they, and all of us, will become responsible for the re-emergence of walls and barriers on our internal borders, here in Europe.

We have to say it finally, loud and clear: Europe without its external borders equals Europe without Schengen. Europe without its external borders will become a breeding ground for fear in each and every one of us. And this will lead us, sooner rather than later, to a political catastrophe.

What ordinary people expect from politicians is, first and foremost, effectiveness and determination. If the leaders of mainstream politics do not realise this, people will start to look for different kinds of leadership, radical and ruthless, because what people want from their leaders above all is a guarantee of order and security for their own community. Either we will face up to the challenge, or others will take our place. The queue of political machos is quite long, but there is still time to stop them. And that depends entirely on us.

(Applause)

 
  
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  Manfred Weber, im Namen der PPE-Fraktion. Herr Präsident, Herr Kommissionspräsident, Herr Ratspräsident, liebe Kolleginnen und Kollegen! Ich möchte zunächst dem Ratspräsidenten für seine Anwesenheit herzlich danken. Es ist das erste Mal, dass der Ratspräsident auch nach einem informellen Rat zur Berichterstattung, zur Debatte ins Europäische Parlament kommt. Dafür sage ich ausdrücklich Danke.

Die Menschen sind verunsichert angesichts der Migrationsfrage – das spüren wir alle. Deswegen glaube ich – auch für meine Fraktion, die EVP –, dass wir den Menschen zunächst mal sagen müssen, dass wir auch in der Lage sind, Antworten zu geben. Wer hätte vor einem halben Jahr, vor einem Dreivierteljahr gedacht, dass heute im Mittelmeer europäische Schiffe – britische Schiffe, deutsche Schiffe – im Einsatz sind und gemeinsam mit Italien und Malta dort Leben retten? Wer hätte vor einem halben Jahr gedacht, dass es uns gelingt, einen Verteilmechanismus für 160 000 Flüchtlinge in der Europäischen Union auf den Weg zu bringen und zu beschließen, Solidarität zu praktizieren? Wer hätte gedacht, dass wir jetzt im Herbst beginnen, im Mittelmeer ein robustes Mandat in Kraft zu setzen, um uns nicht von den Schlepperbanden die Agenda diktieren zu lassen, sondern dass der Staat wieder die Verantwortung übernimmt? Und wer hätte gedacht, dass es im Europäischen Rat letzte Woche gelingt, deutlich mehr Geld auf den Tisch zu legen, um den Vereinten Nationen unter die Arme zu greifen und die Hilfe vor Ort zu organisieren? Es ist wichtig, dass wir auch über Erfolge reden, nicht nur über die Probleme, um das Vertrauen der Menschen in die Handlungsfähigkeit ihrer Vertreter zu gewinnen.

Das Zweite, was ich heute sagen will, ist, dass natürlich noch viele Baustellen offen sind. Für meine Fraktion möchte ich zum Ausdruck bringen, dass wir jetzt keinen Bedarf haben an neuen Ideen, sondern wir haben Bedarf an Umsetzung, an Implementierung und Vollzug. Da haben wir großen Bedarf. Die Kommission hat ein Paket vorgelegt, das die richtige Richtung beschreibt, und im Europäischen Parlament gibt es eine klare politische Rückendeckung für das Paket der Kommission unter Führung von Jean-Claude Juncker: Ja zu den Hotspots, Ja zur Hilfe an den Außengrenzen! Bitte, jetzt nicht reden, sondern machen! Ja zur Rückführung: Im letzten Jahr wurden zwei Drittel aller Flüchtlinge in Europa abgewiesen. Ja zur Rückführung von abgewiesenen Bewerbern! Nicht reden, sondern machen! Ja zu den sicheren Herkunftsstaaten. Alle Beitrittskandidaten, so wie die Kommission es vorgelegt hat, sollten als sichere Drittstaaten bezeichnet werden. Nicht reden, sondern machen! Deswegen: Implementierung, Umsetzung ist jetzt angesagt.

Ich möchte speziell zur Türkei noch ein Wort verlieren, weil gestern die Gespräche mit Präsident Erdoğan stattgefunden haben: Wir unterstützen die Einstufung der Türkei als sicheren Herkunftsstaat, wir unterstützen auch die gemeinsamen Grenzsicherungsaktivitäten, die gemacht werden, und natürlich auch die finanziellen Anstrengungen, die wir unternehmen wollen. Wir müssen aber auch zum Ausdruck bringen, dass wir Erdoğan und auch die Türkische Republik immer wieder an Prinzipien erinnern: Wenn ein Land Beitrittskandidat ist, dann erwarten wir die Umsetzung der Bürgerrechte im Inneren, dann erwarten wir auch von der Türkei einen ordentlichen Umgang mit den inneren Fragen, insbesondere im Kurdenkonflikt. Europa darf in dieser Frage nicht wegschauen, nur weil wir die Türkei jetzt als Partner brauchen.

Große Herausforderungen bedeuten, dass wir den Menschen Orientierung geben müssen. Ein Orientierungspunkt ist: Europa ist ein Kontinent der Humanität. Das Asylrecht steht in unserer Grundrechtecharta. Es ist dort verankert und steht nicht zur Disposition. Wir sind stolz auf unsere Grundwerte. Insofern gilt auch der Satz von Angela Merkel, dass wir als großer Kontinent das schaffen können.

Zum Zweiten: Flüchtlinge sind willkommen, aber sie sind auch gefordert. Es gibt kein Recht, sich einen Mitgliedstaat in der Europäischen Union auszusuchen, wo man hingeht. Es gibt die Pflicht, sich registrieren zu lassen, es gibt die Pflicht, sich in unserer Gesellschaftsordnung zu integrieren. Auch das muss man den Menschen, die zu uns kommen, klar signalisieren.

Und das Dritte: Der Staat muss Recht durchsetzen. Deswegen, Herr Ratspräsident, bin ich Ihnen für Ihre Ausführungen dankbar. Die Grenzsicherung, die Sicherung der Außengrenzen, dass Europa an der Grenze kontrolliert, wer auf diesen Kontinent kommt und wer eben auch abgewiesen wird, muss durchgeführt werden, auch mit technischen Maßnahmen. Der Staat muss Recht durchsetzen und muss auch in der Lage sein, zu kontingentieren und entsprechend für Rahmenbedingungen zu sorgen. Rahmenbedingungen, Orientierung, damit unsere Bürger Vertrauen haben.

Unsere Botschaft als EVP ist: Jetzt nicht weiter neue Ideen produzieren, sondern in die Tat umsetzen!

 
  
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  Gianni Pittella, a nome del gruppo S&D. Signor Presidente, onorevoli colleghi, sì, l'onorevole Weber ha ragione, pochi avrebbero creduto in questi risultati, ma tra quei pochi c'eravamo noi, noi del Parlamento europeo, noi della Commissione europea, perché noi queste cose le abbiamo dette in primavera e si è giunti ad una concretizzazione di queste cose in settembre, non è poca cosa il tempo. Le Istituzioni europee devono rispondere con celerità e con velocità, Presidente Tusk.

Ora bene, andiamo avanti e difendiamo quest'area. Io voglio essere europeo come campione dei diritti umani, non voglio trasformare questo essere in quello di un orso brutto e cattivo solo perché devo respingere i rifugiati. Facciamolo implementando le decisioni prese, con celerità, Presidente Tusk. Gli hotspot legati alla rilocalizzazione, la difesa delle frontiere esterne, la congiunzione tra sicurezza e accoglienza, la politica che stanno facendo le Istituzioni europee nei confronti della Turchia, del Libano, tutto ciò mi convince, va fatto, va realizzato.

Non confondiamo le responsabilità dei paesi che hanno remato e dei paesi che invece hanno portato sulle spalle tutto il carico, il fardello in questi anni. Finiamola con i simboli negativi che denotano soltanto l'incapacità di governare i problemi, filo spinato, muri, egoismi, odio. Tutto ciò è simbologia dell'incapacità di risolvere i problemi, i problemi si risolvono in modo positivo. Finiamola con questa fase e apriamo una nuova fase per non pregiudicare l'anima e il futuro dell'Europa.

 
  
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  Ryszard Antoni Legutko, on behalf of the ECR Group. Mr President, the UN High Commissioner said that 8 000 immigrants come to Europe every day. Mr Tusk mentioned, at one point, one million in the coming months. If those numbers are at least partly correct, it is clear that what the Commission and the Council have prepared for us is far from satisfactory. It is a stop-gap: it is certainly not a solution.

As usual we have had confused and confusing language, and the traditional share of bullying and invective against those who disagree. We have had disregard for laws that we ourselves established. Humanitarian arguments were mixed with political ones. Mr Timmermans, for example, went so far as to say that the reallocation scheme is good for our souls. Amazing – he really did say that! We have had elements of blackmail and typical euro-casuistry. The immigrants were invited and then disinvited. The Schengen procedures were abolished and then restored again. If this gigantic confusion is a reflection of the state the EU is in, then God help us!

What we did not have, however, is the long-term objective. What is the final state of affairs that we want to attain? The Council talked about the cultural and social criteria that are to be taken into account in immigration policies. I think this makes sense. I am afraid, however, that Europeans have built such a powerful system of taboos and inhibitions around the immigration question that there is not much hope for a rational debate. My safe prediction is that we will have more and more of the same.

 
  
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  Guy Verhofstadt, on behalf of the ALDE Group. Mr President, I would like to say bluntly to Mr Tusk that I am getting more and more fed up with the Council, not with him personally – be assured of that – but with the institution that he represents.

I am saying this is because, first of all, it has taken a very long time for an informal summit to be organised – because this crisis did not start a few days or a few weeks ago. Then, what was produced from this summit was a one-page statement. This is all that was produced from an informal summit of the European Council on the most important crisis Europe has faced in the last decade – a refugee crisis such as we have never seen before. One page: mainly repeating decisions about the 120 000 refugees that have already been taken by the Ministers for the Interior, and then also pledging EUR 1 billion in additional money.

I ask myself how many people from Syria have to die and how many additional people from Syria have to flee to Europe before the European Council takes a comprehensive, global approach to this refugee crisis, as is proposed by the Commission? It is not that you have nothing to work with. A few hours before the European Council, the Commission decided on a global package: including a new European asylum system no longer based on the Dublin Regulation; including a new European migration package in which we create one system, a blue-card system, in Europe – not 28 systems; and including, perhaps most importantly, a European border and coastguard proposal – that, by the way, Mr Tusk, the Ministers of the Interior refused to put in their conclusions on 11 September 2015. They did not talk about it.

So I am asking: what is needed? Why was it not possible for this European Council in its summit to decide on the package proposed by the Commission? Parliament has already backed this package. So what is happening? Why can the European Council not overcome these internal divisions? My proposal is very clear, namely that we – the Council and Parliament – should agree to a fast-track procedure for the Commission proposal: to adopt it as quickly as possible, as these procedures are there.

Secondly, my proposal concerns the external borders of Europe. Regarding this conflict in Syria, is it not time that the European Union – you the European Council, you Mr Tusk and Ms Mogherini – took an initiative? For the moment we are being pushed out. The Russians are taking action. What they are mainly doing is bombing – bombing civilians and citizens in Syria and the last of the remaining Free Syrian Army fighters. I do not know if there are many of them, but at the moment they are being killed by Russian bombs.

We are the ones who are facing the consequences of this refugee crisis, not the Russians or the Americans. They are talking about Syria, while we, who will face all the consequences of it, are not taking any initiative at European level for the moment. We actually have three different opinions within the Council about this. So take the initiative: call a summit and have 28 bilateral meetings, giving Ms Mogherini a full mandate and also enforcing no-fly safe zones.

The current situation is crazy. I hear people saying that it is not possible and that you need a mandate from the UN. No – apparently, to bomb Syrian citizens you do not need a mandate from the UN, but to protect Syrian citizens you need a mandate. Such an approach is completely crazy.

Finally, we also need a new donor conference. There is not enough money in these refugee camps. So, Mr Tusk, I am counting on you. The 28 Heads of State are not going to solve these problems. They are not capable of doing so, as they each represent only a nation. You represent a continent. Assume your responsibility.

(Applause)

 
  
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  José Blanco López (S&D). Señor Presidente, la obligación de un parlamentario europeo es estar en este debate y lamento profundamente que el señor Iglesias no esté en este debate, porque «quien mucho abarca, poco aprieta».

 
  
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  Philippe Lamberts, au nom du groupe Verts/ALE. Monsieur le Président Tusk, je vous ai écouté avec beaucoup d'attention et vous avez raison. Je crois que, comme Européens, nous devons rester fiers de ce que nous avons construit en Europe. Vous avez raison, même si l'Union européenne n'est pas parfaite, si notre état de droit reste encore en construction, si nos démocraties sont parfois chancelantes et doivent être renforcées et si notre prospérité est peu partagée. Mais si je devais choisir, c'est encore ici que je voudrais vivre, sans aucune hésitation, et ce n'est pas un hasard si beaucoup de réfugiés et de candidats à l'asile demandent à accéder à l'Union européenne.

Et vous avez raison: voir des théocraties nous donner des leçons de tolérance religieuse, voir des dictatures nous donner des leçons de démocratie, voir des pays qui ne prennent pas un seul réfugié nous donner des leçons d'accueil, c'est pour le moins osé.

Ce que je constate Monsieur Tusk, c'est que la plupart des pays auxquels vous faites allusion lorsque vous dites cela sont des alliés de l'Union européenne, et j'aimerais vous entendre dire à ces États tout ce que vous venez de nous dire. Or, lorsque vous avez vu hier Monsieur Erdogan, dont nous avons apparemment besoin, au moment où il met sous sa botte la presse et la justice et où il redémarre la guerre dans son propre pays, ces sujets n'ont pas été abordés. Je vous appelle donc à un petit peu de modestie sur ces sujets, même si, vous avez raison, nous devons être fiers d'être européens.

Vous avez dit qu'il faut éviter les extrêmes et, une fois de plus, je suis d'accord avec vous. Laissez-moi vous citer deux chiffres: l'Union européenne, c'est 23,7 % du produit intérieur brut mondial, on peut dire, à la grosse louche, de la richesse mondiale. Eh bien, les 160 000 réfugiés qu'à l'initiative de la Commission, vous avez accepté de répartir en Europe représentent 0,2 % des réfugiés du monde entier. Si on est proche d'un extrême, ce n'est en tout cas certainement pas l'extrême de la porte grande ouverte et donc, là aussi, je pense que l'Union européenne peut faire mieux.

Je voudrais vous inviter à suivre les recommandations de la Commission. Nous avons entendu le président Juncker, le vice-président Timmermans à plusieurs reprises à cette tribune, vous demander, demander aux États-membres de mettre en place une clef permanente de répartition des réfugiés. J'ai entendu les mêmes nous parler de mettre en place des chemins d'accès légaux en Europe pour mettre un terme au business mortel des passeurs.

J'ai enfin entendu les mêmes, et je les rejoins tout à fait, plaider pour la mise en place d'une politique européenne de l'asile et, là-dessus, des progrès considérables sont encore à réaliser. Quelques-uns ont été réalisés lors du Conseil, mais ce n'est qu'un début. Continuez donc le combat.

 
  
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  Fabio Massimo Castaldo, a nome del gruppo EFDD. Signor Presidente, onorevoli colleghi, francamente, dopo aver sentito i commenti a questo Consiglio informale resto basito. Qualcuno si compiace dei risultati raggiunti, non so in che realtà, in che mondo vive.

Questa crisi dei migranti con migliaia di morti, è la solita montagna che partorisce un topolino: 120 000 ulteriori migranti ripartiti vuol dire 20 giorni di transito a 6 000 persone di media al giorno, è niente. Siamo di fronte a una crisi di cecità volontaria dell'Europa, in cui ogni Stato fa finta di guardare dall'altra parte, mentre migliaia di persone passano sul suo territorio e le spinge in ogni modo ad andarsene il prima possibile. Qualcuno non le registra, qualcun altro usa il filo spinato, i gas lacrimogeni e le botte.

È una crisi di frontiere esterne come qualcuno ha detto? No signori! È qui una crisi di frontiere interne all'UE perché quando c'è un muro che da Budapest separa anche la Slovenia che è un membro appunto di Schengen, questa è una crisi di frontiere interne e il gioco dei governi ungherese, slovacco e rumeno è un gioco pericoloso, perché la solidarietà e la stabilità di tutti sono sacrificate all'interesse elettorale di pochi e anche quando si accoglie la Turchia, la si festeggia e si dimenticano le sofferenze del popolo curdo signori, perdiamo di credibilità.

Questa è l'Europa di oggi. Questa è l'Europa non del passo dopo passo, ma del muro dopo muro e le possibilità di cambiamento ci sono. Facciamo corridoi umanitari speciali, facciamo le vie legali, superiamo completamente Dublino. Quando si porterà sul tavolo questa revisione? Superiamo anche le politiche estere e commerciali di sfruttamento, un'azione decisa sui cambiamenti climatici. Signori, non bastano più i piccoli passi, servono scelte coerenti e coraggiose. Queste sono le scelte che dobbiamo fare. Queste sono le scelte che difendono il nostro buon nome, Presidente Tusk. Noi ci siamo e voi? Se non ora, quando?

 
  
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  Louis Aliot, au nom du groupe ENF. Monsieur le Président, chers collègues, il aura fallu plusieurs semaines et une photo horrible pour que la montagne Europe accouche de cette souris. Oui à l'aide aux pays qui font face à la crise des réfugiés à l'extérieur de l'Europe. Oui aussi à l'aide apportée aux pays qui font face aux frontières extérieures de l'Europe, comme nos amis italiens ou hongrois mais, de grâce, arrêtez de stigmatiser la Hongrie de M. Orbán qui, dans l'urgence, a dû réagir face à cette déferlante, alors que la cacophonie régnait au sein du Conseil.

Souvenez-vous que l'Autriche, en 1956, avait accueilli en quelques semaines 170 000 réfugiés qui fuyaient le communisme alors que l'Europe à vingt-huit n'est pas capable de prendre la moindre décision.

Comment ne pas voir que nous subissons, aujourd'hui, les conséquences de vos erreurs passées? Votre affiliation aveugle au nouvel ordre mondial de M. Bush a conduit à un nouveau désordre mondial en Iraq, en Syrie, en Libye, en Égypte, avec des drames humains abominables où des innocents perdent la vie tous les jours.

Notre organisation européenne ne fonctionne pas. Votre système est paralysé, sclérosé! Il n'y a, comme le disait le général de Gaulle, de réalité que dans la nation. Faites confiance aux nations, aux souverainetés et vous verrez alors que l'efficacité sera beaucoup plus importante.

 
  
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  Κωνσταντίνος Παπαδάκης (NI). Κύριε Πρόεδρε, με τις αποφάσεις της Συνόδου, η Ευρωπαϊκή Ένωση διατηρεί το μεγάλο όγκο προσφύγων και μεταναστών στην κόλαση των ιμπεριαλιστικών πολέμων, τη φωτιά των οποίων άναψαν η ίδια και οι σύμμαχοι της, το ΝΑΤΟ η Ευρωπαϊκή Ένωση και οι άλλοι ιμπεριαλιστές, με τους ανταγωνισμούς τους για τα συμφέροντα των μονοπωλίων.

Όσο για τους πρόσφυγες που απ' τα νύχια των κυκλωμάτων φτάνουν στα κέντρα επιλογής hot spots, τους κοιτούν στα δόντια και επιλέγονται μόνο οι απαραίτητοι για την καπιταλιστική αγορά εργασίας. Για τους υπόλοιπους, τους περισσότερους, η Ευρωπαϊκή Ένωση και κυβερνήσεις της αποφάσισαν καταστολή και απελάσεις.

Όσο για τον Κανονισμό του Δουβλίνου και τους άλλους μηχανισμούς καταστολής της Ευρωπαϊκής Ένωσης, τις δυνάμεις ταχείας επέμβασης, αυτοί ζουν, βασιλεύουν και ενισχύονται και οδηγούν σε νέες εκατόμβες νεκρών, μετατρέποντας σε σταθμό συγκέντρωσης προσφύγων την Ελλάδα.

Το ΚΚΕ καλεί το λαό, το εργατικό λαϊκό κίνημα, να δυναμώσει την αλληλεγγύη στους πρόσφυγες και μετανάστες, ενάντια στην πολιτική της Ευρωπαϊκής Ένωσης και να διεκδικήσει, ανάμεσα σε άλλα, την απευθείας μεταφορά τους από τα σημεία εισόδου στις χώρες τελικού προορισμού τους, με δαπάνες της Ευρωπαϊκής Ένωσης και του ΟΗΕ.

 
  
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  Esteban González Pons (PPE). Señor Presidente, los movimientos masivos de población van a ser el gran problema de Europa en los próximos veinte años. Por eso, necesitamos una política común de inmigración y refugio que atienda en primer lugar a las personas y que establezca un sistema de inmigración legal en Europa; que establezca, en segundo lugar, que sin seguridad exterior en las fronteras no pueden desaparecer las fronteras interiores; que, en tercer lugar, establezca la solidaridad entre los Estados miembros; que garantice la cooperación de los países de tránsito, como es el caso de Turquía; y, por último, que permita identificar a todos los que entran en la Unión Europea —igual que estamos identificados todos los que vivimos en la Unión Europea—, para que puedan recibir ayuda, para que puedan contar con nuestra solidaridad y también para garantizar la seguridad de todos.

Necesitamos una política común para un futuro que no va a ser fácil, porque no es solo Siria; después de Siria vendrán refugiados de muchísimas partes más.

Señor Presidente, se acerca el invierno —como decía el señor Timmermans el otro día en este Pleno— y cuando llegue el invierno se cerrarán muchas vías y habrá menos inmigración, habrá menos refugiados porque no podrán cruzar el mar. Desaparecerán de los telediarios. Y a muchos países les dará la sensación de que, como ya no los ven en televisión, no existen los refugiados. ¡Qué gran error en el que no podemos caer! No podemos aplazar el problema porque, si lo aplazamos, en primavera será peor. Las medidas existen, señor Tusk, haga que los Estados miembros las cumplan. Si sabemos lo que tenemos que hacer, ha llegado la hora de dejar de hablar y empezar a gestionar.

 
  
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  Tanja Fajon (S&D). Potrebovali smo na stotisoče beguncev na evropskih tleh. Koliko jih je umrlo, da se je Evropa prebudila? Dogovor o prerazporeditvi beguncev v Bruslju in drugi začrtani ukrepi so pozitiven signal. Se pa strinjam, da je trenutna situacija pomemben test. A ne bi rekla, da za sam obstoj Evropske unije, temveč za njen prihodnji razvoj, za novo smer, ki jo bo Unija morala začrtati, da bo ostala konkurenčno in privlačno območje.

V naslednjih mesecih bo jasno, kako se bodo države članice v praksi soočale z migracijskimi izzivi. Tu se bo dokaj hitro pokazalo, katere države upoštevajo temeljne principe evropskega povezovanja, katere pa so bolj nagnjene k žetvi hitrih dobičkov.

Ogledala sem si slovenske centre, Slovenija je dobro pripravljena in dobro je bilo tudi poskrbljeno za begunce.

Dejstvo je, da bo v Evropi v prihodnjih letih, mesecih prišlo do sprememb. A priliv migrantov ne bo vzrok za te spremembe, nasprotno. Verjamem, da bo ublažil demografske razmere, če bomo znali z migracijami upravljati.

Žal smo potrebovali obvezujoče ukrepe, da se je prebudila solidarnost. Ne potrebujemo in ne želimo pa si mej med našimi državami. Slovenski prebivalci se ne želijo še enkrat zbuditi ob žičnati ograji, kot se je to zgodilo pred dnevi na meji z Madžarsko. Šlo je menda za test, ampak za test, ki je med prebivalci zbudil precej nelagodja in grenkih občutkov.

Ne potrebujemo tudi novih nesoglasij in sporov, napetosti na Zahodnem Balkanu, čemur smo bili priča v zadnjih tednih: besedni boji, zapore mej so povzročili veliko gospodarsko škodo, predvsem pa vnesli nezaupanje in strah med ljudmi.

 
  
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  Roberts Zīle (ECR). Gribētu pateikties Padomes prezidentam Tusk kungam par atklāto valodu par jauno politisko spiedienu vai hibrīdkaru, ko mēs pieredzam no trešām valstīm pašlaik, un arī par to, ka galvenais akcents ir Eiropas Savienības ārējo robežu nosargāšana.

Savukārt Eiropas Komisijas priekšlikums, kura akcents bija uz kvotu sadali Eiropas Savienības iekšienē, faktiski noveda pie samērā negatīva pilsoņu vērtējuma Eiropas institūcijām, pie sašķeltas domas starp demokrātiski ievēlētām valdībām Eiropas Savienībā un galu galā noveda pie tā, ka arī bēgļi nebūs priecīgi, jo viņu sekundārā kustība Eiropas Savienības ietvaros no tās valsts, kur viņi tiks sadalīti, nav iespējama, kas faktiski noved pie diskriminējošas situācijas.

Un šeit es gribētu arī saņemt atbildi no Komisijas priekšsēdētāja par citu demokrātisku un politisku jautājumu – par to, ka vajadzētu jums, lai saglabātu kredibilitāti, dot ātru izmeklēšanas atbildi par neseno situāciju, kas varēja ietekmēt Katalonijas vēlēšanas, attiecībā uz spāņu valodu, jūsu atbildi pirms vēlēšanām.

 
  
  

PRESIDENZA DELL'ON. DAVID-MARIA SASSOLI
Vicepresidente

 
  
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  Ska Keller (Verts/ALE). Herr Präsident! Wir sollen also über die Erfolge reden. Okay. Aber wenn wir uns die einmal angucken: 160 000 umgesiedelte Flüchtlinge, von denen immer noch 8 000 fehlen, und jetzt ein bisschen mehr Geld für den UNHCR, nachdem der UNHCR schon seit Jahren nach mehr Geld fragt – dann wird irgendwie klar, dass diese Erfolge ganz, ganz klein und leider nur Stückwerk sind.

Wo ist denn die Ratsentscheidung für endlich legale Zugangsmöglichkeiten für Flüchtlinge, damit wir sie nicht länger den Schleppern überlassen? Wo ist die Entscheidung für eine tiefgreifende Dublin-Reform, und nicht nur bisschen Pflaster auf das alte System drauf?

Stattdessen scheinen die Mitgliedstaaten entschlossen zu sein, das Problem lieber bei anderen Staaten, in anderen Ländern, bei anderen Leuten zu lassen. Und da ist vor allem das Problem, dass wir gerade einen ganz, ganz gefährlichen Pakt mit der Türkei eingehen. Der Deal scheint zu sein: Erdoğan soll sich weiter um die Flüchtlinge kümmern, sie aufhalten, und dafür bekommt er keinerlei Kritik in Sachen Kurdenfrage, in Sachen Pressefreiheit und anderes.

Das, Herr Tusk, ist wirklich nicht das Europa, auf das wir stolz sein können.

 
  
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  Rolandas Paksas (EFDD). Ar milijardo eurų neatidėliotina parama gali išspręsti bėglių į Europą krizę? Manau, kad ne. Kol kas Europos žmonės nemato jokių konkrečių veiksmų, šalinančių Afrikos žmonių perkėlimo į Europą priežastis. Bandymų įveikti pasekmes rezultatas – antidemokratiška valstybių suverenumą ribojanti pabėgėlių padalinimo pagal kvotas politika. Ne ką mažesnė problema – kiauros išorinės Europos Sąjungos sienos, o savo vidines sienas užtverti bandančios valstybės skelbiamos vos ne Europos priešais. Valios primetimas valstybėms, kurios nesutinka su kvotų politika, yra tiesioginis kišimasis į jų suverenitetą ir nepriklausomybę.

Pabėgėlių antplūdis į Europą – tai ateities krizės užuomazgos. Galime ir privalome nuo jos apsiginti, tik turėkime pakankamai ryžto ir principingumo. Europa niekam ir už nieką nėra skolinga, ji atvira svečiams, bet ateinantiems prie paradinių durų, o ne į namus lipantiems per langą. Visuomenė laukia, kad mes pradėtume tuos namus ginti.

 
  
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  Harald Vilimsky (ENF). Herr Präsident! Angesichts dieser Ratssitzung zeigt sich für mich schon, dass erneut Totalversagen innerhalb der Europäischen Union festzustellen ist. Nach der Frage der Währungs- und Wirtschaftspolitik und den erfolglosen Griechenlandrettungen wird es jetzt überlagert durch die Flüchtlingspolitik. Und erneut zeigt sich Totalversagen der Europäischen Union, ihrer Einrichtungen und auch des gesamten Konstruktes der Europäischen Union.

Zuerst hat es geheißen: Wir nehmen sie alle. Da haben sich Millionen auf die Reise gemacht. Dann hat es geheißen: Nein, wir nehmen sie doch nicht alle. Nachdem das der Fall war, hat man versucht, Zwangsquoten quer durch Europa einzuführen, und man hat Ländern ihre Souveränität genommen und sie auch in Entscheidungen hereingeholt, in denen sie eigentlich gar nicht sein wollten. Und jetzt stehen wir vor der Situation, dass wir mit den Türken in einer erpresserischen Situation gelandet sind, was das Problem abermals nicht löst.

Ich sage daher: Um das Problem zu lösen, müssen wir erstens den Islamischen Staat bekämpfen. Ich begrüße hier, was die Russen gemeinsam mit den Amerikanern versucht haben, jetzt machen es leider nur die Russen. A: Bekämpfung des Islamischen Staates.

Zweitens: Schaffung sicherer Zonen auf der Arabischen Halbinsel, in Nordafrika, um die Menschen in der Region zu halten.

Drittens: Diesen Menschen in befriedeten Zonen in der Region Schutz und Hilfe zu geben, diesen Prozess zu begleiten, aber sie keinesfalls alle herein nach Europa zu holen, wie es die Sozialdemokraten, die Grünen und auch die Konservativen wollen. Das kann nicht funktionieren.

 
  
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  Bruno Gollnisch (NI). Monsieur le Président, le Conseil européen du 23 septembre a décidé d'accueillir 120 000 réfugiés, qualifiés peut-être hâtivement de réfugiés politiques, ce qui est certainement le cas pour quelques-uns, mais sans doute pas pour la majorité.

Je voudrais saisir cette occasion pour vous parler de deux vrais réfugiés politiques auxquels l'Europe n'accorde pas l'asile et dont les cas sont pourtant indiscutables. Il s'agit d'Edward Snowden et de Julian Assange.

Edward Snowden a été le révélateur des programmes de surveillance des États-Unis d'Amérique, parfaitement illégaux, parfaitement inconstitutionnels, s'exerçant à notre détriment. Eh bien, Edward Snowden n'a obtenu l'asile politique qu'à Moscou, en 2013. L'Italie, le Portugal, l'Espagne, la France ont fermé leur espace aérien à l'avion du président Evo Morales, de crainte que Snowden ne soit à bord.

Il en va de même pour Julian Assange, prisonnier de l'ambassade étrangère dans laquelle il se trouve à Londres, l'ambassade d'Équateur, qui est surveillée jour et nuit par Scotland Yard, ce qui a coûté à ce jour aux contribuables britanniques 6 millions de livres.

Honte à cette Europe soumise, à cette Europe couchée, à cette Europe vassale! Liberté pour Snowden, liberté pour Assange!

 
  
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  Jan Olbrycht (PPE). Panie Przewodniczący! Europa jest na zakręcie, w bardzo trudnym momencie, i zarówno treść pana wystąpienia, jak i sposób jego przedstawienia wskazują na niezwykłą powagę sytuacji. I wskazują również nam posłom do Parlamentu Europejskiego, że sytuacja jest bardzo trudna wewnątrz Rady Europejskiej. W związku z czym jest to dla nas sygnał, że coś trzeba zmieniać w mechanizmach funkcjonowania Unii Europejskiej. Dramatyczny ton pana wystąpienia wskazuje na to, że nie można tak dalej kontynuować.

Chciałbym w związku z czym zapytać pana przewodniczącego, w jaki sposób pan widzi dzisiaj debatę prowadzoną na temat podziału kompetencji. Tak naprawdę, czym mają się zająć dzisiaj państwa członkowskie same? Czym mają się zająć państwa członkowskie razem? Czym ma się zajmować Rada Europejska? Na ile decyzje, które zapadają – a jest przecież debata w Europie – mieszczą się w ramach traktatu, a na ile wykraczają poza rozwiązania traktatowe?

Jest to moment, w którym Unia musi sprawdzić sposób swojego funkcjonowania, jeżeli rzeczywiście sytuacja, o której pan mówi w taki sposób, jest tak skomplikowana.

(Mówca zgodził się odpowiedzieć na pytanie zadane przez podniesienie niebieskiej kartki (art. 162 ust. 8 Regulaminu))

 
  
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  Bill Etheridge (EFDD), blue-card question. My question is very simple. I wonder if you could help me understand – who are these people who were talking today, and what has happened? Everyone is talking about changing. We must have external borders, we must have controls, and we must make sure that we do not get overwhelmed with all these migrants coming in. Who are these people? Are they the same ones who have unfailingly voted through everything, saying that we should allow more and more people to come here and encourage the flow? Do you think they are the same people? Could you help me to identify who on earth is talking today?

 
  
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  Jan Olbrycht (PPE), odpowiedź na pytanie zadane przez podniesienie niebieskiej kartki. Panie Pośle! Nie wiem, nie wiem, kim są ci ludzie. Tych ludzi trzeba sprawdzić. Nie ma prostych odpowiedzi. Gdyby proste odpowiedzi były, my nie mielibyśmy dzisiejszej debaty. Najpierw ich trzeba zatrzymać, potem trzeba ich sprawdzić, potem trzeba ich ewentualnie przyjąć, jeżeli są prawdziwymi uciekinierami, a jeżeli nie są prawdziwymi uciekinierami, trzeba próbować ich odesłać, jeżeli jest taka możliwość. W związku z czym – nie wiem, czy to Pana satysfakcjonuje – ale myślę, że nie ma takich prostych odpowiedzi.

 
  
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  Enrique Guerrero Salom (S&D). Señor Presidente, la semana pasada viajé al Líbano y a Jordania en el seno de una delegación de mi grupo político y como ponente permanente del Parlamento Europeo para acción humanitaria. Nos reunimos con la Agencia de las Naciones Unidas para los Refugiados, con la Agencia de las Naciones Unidas para los Refugiados Palestinos, con Unicef, nos reunimos también con las organizaciones civiles, con miembros de las autoridades —singularmente, con el presidente del Parlamento libanés— y también tuvimos acceso a los campos de refugiados de Burj el-Barajneh y de Za'atri. Entre ambos campos hay ciento veinte mil refugiados. En solo dos campos —uno en el Líbano y otro en Jordania— hay la misma cantidad de refugiados por la que estamos discutiendo en la Unión Europea.

El conjunto de recomendaciones que adquirí en estas reuniones se puede resumir en las siguientes: que Europa trabaje, se implique en la solución a la guerra de Siria. Si la guerra de Siria llega a Damasco o si se invierte la situación y triunfa el régimen, habrá millones de refugiados, muchos de ellos peleando por alcanzar las costas europeas. Que tratemos de mantener la solidaridad con el Líbano y Jordania. Si se produce un colapso en esos países, se colapsará también la situación de millones de refugiados que se adaptan y se refugian en ellos. Que nos impliquemos en evitar la tercera Intifada que se está gestionando en estos momentos. Que tratemos de mostrar la solidaridad efectiva del Parlamento Europeo y de las instituciones europeas y, por último, que demos educación a los niños que están en los campos de refugiados. Sin educación para estos niños, los padres no tienen otra alternativa que tratar de alcanzar nuestras fronteras.

(El orador acepta responder a una pregunta formulada con arreglo al procedimiento de la «tarjeta azul» (artículo 162, apartado 8, del Reglamento))

 
  
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  David Coburn (EFDD), blue-card question. Mr Guerrero Salom, would you agree with me that, rather than dragging people across Europe, it would be better for the European Union to be persuading the Kuwaitis and the Saudis to build good, proper camps on the borders of Syria and Turkey? Would that not be a sensible solution, rather than dragging people across Europe, creating resentment and other problems? Surely that must be a better way of doing it. Would you agree with me, sir?

 
  
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  Enrique Guerrero Salom (S&D), pregunta de «tarjeta azul». Señor Coburn, hay pocas cosas en las que yo puedo imaginar estar de acuerdo con usted. Pero quiero señalarle que lo que debatimos es qué es lo que hacemos nosotros, no qué es lo que deben hacer otros. La obligación está en nuestro campo. Los refugiados llegan a nuestros países y somos nosotros los que tenemos que dar una solución a este problema. Luego se la pediremos a otros.

 
  
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  Ulrike Trebesius (ECR). Herr Präsident! Eine Migrationswelle überrollt Europa. Nach Zeitungsmeldungen erwartet allein Deutschland in diesem Jahr 1,5 Millionen Migranten. Diese Zahl pulverisiert alle bisherigen Schätzungen und zeigt, dass die Situation vollständig außer Kontrolle geraten ist. Beim Treffen der Innenminister und Staatschefs vor anderthalb Wochen wurde noch über eine Quote von 160 000 Menschen für ganz Europa verhandelt. Über welche Zahlen sprechen wir nächste Woche oder nächsten Monat?

Frau Merkels „Wir schaffen das“ zeigt den völligen Realitätsverlust der deutschen Kanzlerin. Nein, die Kommunen schaffen das nicht. Die Verwaltungen brechen unter der Last zusammen, die ehrenamtlichen Helfer geraten an ihre Grenzen, und der deutschen Willkommenskultur scheinen die bunten Luftballons auszugehen. Die Grenzen müssen geschlossen werden, und es müssen eindeutige Signale an die Migranten gesendet werden, dass Europa nicht alle aufnehmen kann.

Bereits heute werden die meisten Flüchtlingslager in der Region vom UNHCR betrieben. Dass die Mittel hier aufgestockt werden, halte ich für sehr sinnvoll. Damit muss allen Politikern in der EU klar sein, dass die Flüchtlinge dort auch sicher sind und keinen Anspruch auf eine Weiterreise nach Europa haben.

(Die Rednerin ist damit einverstanden, eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“ gemäß Artikel 162 Absatz 8 der Geschäftsordnung zu beantworten.)

 
  
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  Liisa Jaakonsaari (S&D), sinisen kortin kysymys. Te puhuitte pakolaisista ikään kuin luonnonvoimista, aalloista ja vyöryistä. Kyllä pakolaiset ovat ihmisiä. Mainitsitte Saksan. Eikö olisi aika oikeastaan kiittää rouva Merkeliä ja Saksaa siitä, että heillä on tämä iso asia paremmin hallussa kuin monilla muilla mailla? Siellä yritetään organisoida työtä, pankkikortteja, asuntoja ja toivottaa tervetulleeksi. Löytäkää tästä asiasta edes jotain myönteistä.

 
  
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  Ulrike Trebesius (ECR), Antwort auf eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“. Sie sagen, dass wir Frau Merkel dankbar sein sollten. Aber Frau Merkel hätte dies vielleicht mit ihrem Volk besprechen sollen: Sie hat Deutschland nie gefragt, ob die Deutschen hinter ihrer Einladung stehen. Und ich glaube, das ist etwas, was einfach behandelt werden muss.

 
  
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  Jean Lambert (Verts/ALE). Mr President, many people today have talked about solutions, but we know those are going to be long-term. In the meantime, we have a situation we have to manage. So I welcome the increase in funding for the UNHCR and the World Food Programme, but I think it is really shocking that so many Member States last year cut their support for the World Food Programme, so that we are seeing people in the region concerned living on half a dollar a day.

Those Member States – particularly those that have not been willing to join in the solidarity programme – should hang their heads in shame about the additional suffering they are causing. One has to ask whether those concerned would stay if they were trying to live on that and support their family.

I would also agree with many of those who spoke on Turkey. It is not a safe third country for Kurds and we should be supporting the Kurds in the area of Rojava, and in Turkey itself, because they are part of the solution.

Lastly, I think we have a challenge about putting into operation the decisions taken. If we are talking about rules and are making it clear to people that there are rules, then can we make sure we have staff on the ground and information in relevant languages, and that the asylum process starts at the moment of arrival, not a few days afterwards once people have been spoken to by Frontex and various other organisations.

(The speaker agreed to take a blue-card question under Rule 162(8))

 
  
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  Maria Grapini (S&D), întrebare adresată în conformitate cu procedura „cartonașului albastru”. Domnule președinte, stimată colegă, sigur că este o situație de urgență și cu toții suntem de acord că trebuie să ajutăm oamenii, pentru că suntem oameni. Întrebarea mea este: nu credeți că atât Comisia, cât și Consiliul trebuie să explice foarte clar cum se rezolvă cauza, pentru a putea crește încrederea europenilor în preluarea acestor oameni care se află în suferință? Eu nu am înțeles de la Comisie și de la Consiliu cum rezolvă cauza acestor situații create.

 
  
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  Jean Lambert (Verts/ALE), blue-card answer. That is a valid question. We are not hearing much about what is happening to establish peace on the ground, and to actually deal with some of the other underlying issues – questions about democracy and questions about how we are tackling climate change in the region, which is certainly a contributory factor to the instability. Indeed, as was pointed out earlier, we are not really looking at how to have a consistent policy towards governments which actually oppress – and are even bombing – their own people.

 
  
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  Petr Mach (EFDD). Pane předsedající, já tady od vás všech, kteří horujete pro přerozdělování migrantů, slyším, jak jste morálně nadřazení a jak barbarské jsou země, které kvóty odmítají. Ale co to je za morálku? Vy chcete být morální na účet druhých, vždyť vynucená solidarita, to není žádná skutečná solidarita.

Vy nejprve rozvrátíte Sýrii, Libyi, pak vábíte migranty do Evropy a pak se o ně chcete dělit. Pak vlastně bezohledným hlasováním v Radě, které není nic než diktát, prosazujete přerozdělování lidí. Ale každá akce vyvolává reakci a já pevně věřím, že volby v Polsku dopadnou tak, že příští polská vláda bude stát spolu s Českou republikou, Maďarskem, Slovenskem a dalšími pevně proti těm permanentním kvótám.

 
  
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  Janice Atkinson (ENF). Mr President, Mr Tusk refers to all migrants as refugees. They are not. Some are, but most are not. They are economic migrants.

Last Saturday, hundreds of migrants at Calais again tried to enter the UK illegally. With the risk of criminals and jihadi terrorists slipping across our porous borders, I fear the safety of the British people is at risk yet again. According to Eurotunnel, we are now seeing left-wing British anarchists stirring up trouble in the migrant camps. Please, French authorities, do us all a favour and deal with them in your own unique way of crowd control. While you are doing this, could I remind you that the migrants cutting the fences are criminals, the migrants breaking into lorries are criminals, and the migrants storming the tunnel are criminals?

Why are the Calais authorities and the French Government failing to stop this? They can do so under the Dublin Agreement by arresting, detaining and deporting. Hungary’s Viktor Orbán shows leadership by taking the appropriate measures. He is being a good European, entering into the solidarity that is so often spoken about in this Parliament. Other countries should follow his example. The majority of the leaders in this place give out open invitations. Is it any wonder the migrants come?

To end this crisis it is crucial to start upholding the Dublin rules and to take back full control of our borders.

 
  
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  Alain Lamassoure (PPE). Monsieur le Président, Messieurs les Présidents, la démonstration est faite: laissés à eux-mêmes, les États membres, même les plus importants, même ceux qui ont préféré rester en dehors de Schengen, sont incapables de gérer le problème migratoire. Les solutions retenues dans la panique ici et là se partagent entre le dérisoire, le ridicule et parfois l'odieux.

Aujourd'hui, il y a deux erreurs à ne pas commettre.

La première serait de croire que l'exode, dont l'Europe est la destination, prend sa source dans la guerre civile en Syrie et s'achèvera avec elle. Voilà des années que d'Afrique, du Moyen-Orient, d'Asie, des dizaines de milliers de jeunes hommes, parfois des familles entières tentent leur chance en risquant leur vie. Avant la route des Balkans, il y a eu le canal de Sicile. Auparavant, il y avait eu les Canaries et il y a toujours aujourd'hui Ceuta et Melilla. Les flux migratoires vont être une donnée permanente de ce siècle. L'espoir ou le désespoir jette sur les routes ceux qui ne voient pas d'avenir chez eux.

La deuxième erreur serait de considérer que la répartition des demandeurs d'asile, finalement décidée dans la douleur, va régler le problème. Ce n'est que l'esquisse du début du commencement d'une politique globale de l'asile et de l'immigration et d'une politique étrangère appropriée dont toute l'Europe a besoin. La Commission a raison de commencer à en jeter les bases. Le Conseil européen commettrait une grave erreur en ne menant pas l'exercice jusqu'au bout.

 
  
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  Sylvie Guillaume (S&D). Tout le monde est d'accord pour reconnaître que le Conseil du 23 septembre, tout comme le Conseil JAI de la veille, a permis de franchir, même si ça a été dans la douleur, certaines étapes importantes concernant l'action en tant qu'Union dans la crise des réfugiés, mais il faut que cette réponse s'inscrive dans le cadre d'un processus beaucoup plus long et beaucoup plus complet. En effet, les réunions à répétition ne doivent pas nous faire perdre de vue l'essentiel. S'il est impératif d'agir et d'agir vite, car la situation humanitaire l'exige, il faut dans le même temps, s'assurer de perspectives à moyen et long termes.

C'est pourquoi j'aurai 3 questions à poser à la Commission et au Conseil.

La politique migratoire devient très opérationnelle sous l'effet de l'urgence mais, au-delà des choix actuels, la question se pose de l'extension de ce mouvement. Autrement dit, doit-on et veut-on mieux communautariser nos décisions et nos pratiques en la matière?

Deuxième interrogation: les mesures opérationnelles posent évidemment la question du financement sur le court, le moyen et le long terme. Et là, c'est la question du budget européen qui s'impose. Pensez-vous qu'on puisse continuer à développer nos politiques avec le budget européen actuel?

Enfin, s'agissant de la dimension extérieure, l'idée qui est promue est celle de fixer les personnes en quête de protection internationale dans les pays tiers, mais quelle sera l'étape d'après?

La création de zones sous bannière européenne dans les pays tiers pour identifier les candidats potentiels? Je souhaiterais à connaître vos réponses sur tout cela.

(L'oratrice accepte de répondre à une question "carton bleu" (article 162, paragraphe 8, du règlement))

 
  
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  Kristina Winberg (EFDD), fråga (”blått kort”). Du och ditt parti är ju för att tvångsfördela de här 160 000 migranterna. Då ställer jag frågan till dig: När kvoten är slut för dessa 160 000 migranter som har tagit sig över Medelhavet och riskerat sina liv, finns det 500 000 till som kvoten inte räcker till. Vad har du och ditt parti tänkt göra med de 500 000? Det skulle jag vilja ha svar på.

 
  
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  Sylvie Guillaume (S&D), réponse "carton bleu". Madame Winberg a sûrement eu l'occasion de participer à plusieurs réunions de la commission LIBE, au sein de laquelle, je crois, mon groupe n'a jamais varié de position, en considérant, en l'occurrence, qu'il faut traiter l'urgence actuelle tout en intégrant la politique que nous menons en ce moment dans quelque chose de plus large et, effectivement, de long terme. C'est-à-dire qu'il faut à la fois traiter la source de nos difficultés actuelles en discutant avec les pays concernés et agir en matière d'intégration. De ce point de vue, oui, Madame, nous différons totalement des politiques d'intégration que vous préconisez puisque vous n'en préconisez aucune.

 
  
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  Richard Sulík (ECR). Herr Präsident! Noch im Sommer hat man für dieses Jahr mit 800 000 Flüchtlingen in Deutschland gerechnet. Eine aktuelle Schätzung lautet auf 1,5 Millionen. Die Differenz von 700 000 geht auf das Konto von Angela Merkel und ihrer unverantwortlichen und vernichtenden Politik. Frau Merkel hat das Dublin-Abkommen außer Kraft gesetzt und verstößt gegen das deutsche Grundgesetz. Das darf sie nicht!

Die meisten Menschen, die kommen, sind Wirtschaftsmigranten und keine Kriegsflüchtlinge. Wer vier oder fünf sichere Länder durchquert, flüchtet vor keinem Krieg. Es ist eine Illusion zu glauben, dass diese Migranten für die deutschen Renten arbeiten werden. Dafür ist der deutsche Mindestlohn eine viel zu große Barriere. Deutschland kann hauptsächlich nur Sozialleistungen anbieten.

Frau Merkel hat offensichtlich vergessen, wer sie gewählt hat und wen sie beschützen soll. Es ist höchste Zeit, aufzuwachen und diese Invasion zu stoppen. Australien hat es vorgemacht.

 
  
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  Eva Joly (Verts/ALE). Monsieur le Président, l'Union européenne n'existe pas. L'Union, telle que je la conçois, que je la souhaite, unie, solidaire et généreuse n'existe pas.

C'est cela que je retiens de ce pathétique Conseil du 23 septembre. Je retiens que, lorsque le Parlement européen vote à une large majorité pour un mécanisme provisoire de relocalisation, que le président de la Commission et ses équipes œuvrent sans relâche pour que ce soit ensemble et solidaires que les États membres répondent dignement à la crise des réfugiés, les États membre, eux, se comportent comme des boutiquiers, rechignent, calculent, marchandent et même menacent.

Les solutions, nous les connaissons en partie, mes collègues les auront rappelées. Elles nécessitent surtout du courage et de la volonté politique.

Après la crise grecque, la crise des réfugiés écorne un peu plus le rêve européen. Mesdames et messieurs les chefs d'État ou de gouvernement, ne poussez pas plus encore les citoyens européens dans les bras des extrêmes.

Cessez de brader les idéaux et l'espoir que représente l'Union européenne, ressaisissez-vous!

(L'oratrice accepte de répondre à une question "carton bleu" (article 162, paragraphe 8, du règlement)).

 
  
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  James Carver (EFDD), blue-card question. Madam Joly, you say that the European Union will never exist on the basis that you hope it will exist, and does that not underline the problem of this utopian fantasy? Does that not underline how the 28 EU Member States – whether you people here like it or not – will always have their best national interests at heart? Do you agree with me that actually this is really, if you are being honest, a failed plan?

 
  
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  Eva Joly (Verts/ALE), réponse "carton bleu". Monsieur, la crise des réfugiés est la conséquence du chaos du monde et la conséquence de nos politiques étrangères, ou plutôt de notre absence de politique étrangère. Nous devons gérer l'immédiat. Nous devons gérer l'urgence. Comme l'a dit ma collègue, la honte, c'est que les États membres ont réduit leur participation, leur aide au développement et que les fonds de l'aide humanitaire d'urgence sont à sec. Le programme alimentaire humanitaire n'a plus les moyens de nourrir les gens dans les camps. C'est cela la honte.

 
  
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  Vicky Maeijer (ENF). Voorzitter, op dictatoriale wijze heeft Brussel besloten om de Europese Unie om te vormen tot één groot asielzoekerscentrum en met de herverdeling van duizenden gelukszoekers is de doos van Pandora geopend. Merkels open uitnodiging is niet ingetrokken. Integendeel, het feest moet nog beginnen, want meer dan 600 000 asielzoekers zijn dit jaar al illegaal Europa binnengekomen en de enige bijdrage die al deze zogenaamde Syrische wetenschappers tot nu toe leveren, bestaat uit een toename aan verkrachtingen en vechtpartijen.

Gelukkig wordt het democratisch verzet in de Europese Unie tegen de verkwanseling van vrijheid, veiligheid en toekomst met de dag groter, want 66% van de Nederlanders vindt dat Nederland geen vluchtelingen meer moet opnemen. Een meerderheid van de Duitsers maakt zich ondertussen zorgen over de enorme toestroom. Oostenrijkers kiezen massaal voor de FPÖ en dus tegen de massale immigratie. Voorzitter, genoeg is genoeg. Opvang enkel nog in de regio. Geen enkele asielzoeker meer erbij. Onze grenzen moeten dicht. Dat is de enige manier om deze asieltsunami te stoppen.

(De spreker is bereid een "blauwe kaart"-vraag te beantwoorden (artikel 162, lid 8 van het Reglement)).

 
  
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  Miguel Urbán Crespo (GUE/NGL), pregunta de «tarjeta azul». Llama la atención la ligereza con la que se habla en esta sala de «plaga», de «tsunami», de «invasión». Ustedes lo que están fomentando es la xenofobia institucional y el racismo hacia la gente que viene huyendo de la miseria y de las bombas. No son tan beligerantes cuando se obliga a los países a acatar las políticas de austeridad, pero, cuando se habla simplemente de solidaridad, de acogida y de derechos humanos, ustedes hablan de plaga.

¿No creen realmente que lo que están haciendo es destruir la Europa de los valores y construir una Europa de la xenofobia?

 
  
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  Vicky Maeijer (ENF), "blauwe kaart"-antwoord. Die commentaren over racisme en xenofobie laat ik aan u. Hebt u enig idee waar Nederland ligt? Ik kan u vertellen, dat ligt niet naast Turkije en ook niet aan de Middellandse Zee. Als al deze asielzoekers op zoek zouden zijn naar veiligheid dan waren ze al in minstens tig landen veilig voordat ze zich in Nederland melden. Want weet u, mijnheer, ze zijn niet op zoek naar veiligheid. Ze zijn op zoek naar een gratis huis, gratis geld en gratis zorg en ik vind het dan ook stuitend dat u willens en wetens onze eigen inwoners opzadelt met deze enorme catastrofe.

 
  
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  Μανώλης Κεφαλογιάννης (PPE). Κύριε Πρόεδρε, δεν υπάρχει αμφιβολία ότι η Ευρωπαϊκή Ένωση είναι αποδέκτης τεράστιου αριθμού μεταναστών και προσφύγων. Η διπλή αυτή κρίση είναι πρόβλημα ευρωπαϊκό και χρειάζεται ευρωπαϊκή προσέγγιση, αλληλεγγύη και υπευθυνότητα. Είναι, επομένως, επιτακτική η ανάγκη στήριξης στα κράτη μέλη πρώτης γραμμής, όπως είναι η Ελλάδα, η Ιταλία, η Μάλτα. Είναι επιτακτική η ανάγκη της παροχής τεχνικής και οικονομικής βοήθειας στις χώρες εισόδου, παροχής ανθρωπιστικής βοήθειας σε μετανάστες και πρόσφυγες.

Ο φούρναρης από την Κω, νησί της ανατολικής Ευρώπης –είχε αναφερθεί o πρόεδρος Juncker στην περίπτωσή του– είναι χαρακτηριστική των αρχών και των αξιών της Ευρωπαϊκής Ένωσης, των λαών της Ευρώπης. Η λύση δεν είναι εύκολη. Η Ευρώπη πρέπει να δράσει προληπτικά, να στρέψει την προσοχή της στις χώρες διέλευσης, όπως παραδείγματος χάρη, η Τουρκία. Να στρέψει την προσοχή της στις χώρες προέλευσης των μεταναστών, και βεβαίως, σε επιχειρησιακό επίπεδο, χρειάζεται καλύτερη επιτήρηση των συνόρων, εντοπισμός των παράνομων κυκλωμάτων των μεταναστών και η ενίσχυση της Frontex.

Η Ευρωπαϊκή Ένωση και θέλει και μπορεί να αντιμετωπίσει με επιτυχία αυτή τη μεγάλη πρόκληση. Έχουμε εμπιστοσύνη σε σας, κύριε Juncker και κύριε Tusk. Πιστεύουμε ότι η Ευρώπη, και σ' αυτή τη μεγάλη κρίση, θα κάνει αυτό που πρέπει να κάνει, με βάση την ιστορία και τις αρχές.

(Ο ομιλητής δέχεται να απαντήσει σε ερώτηση με γαλάζια κάρτα (άρθρο 162 παράγραφος 8 του Κανονισμού)

 
  
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  Kazimierz Michał Ujazdowski (ECR), pytanie zadane przez podniesienie niebieskiej kartki. – Chciałem zadać pytanie panu posłowi Lamassoure, ale ponieważ mój ostatni głos był również kompetentny i pozbawiony emocji to chciałbym zapytać, czy europejskie rozwiązanie (...). Jak najbardziej tak, jak najbardziej tak, tak, to jest jakiś błąd (...).

(Przewodniczący odebrał mówcy głos)

 
  
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  Presidente. – Mi scusi, siccome avevamo capito con i nostri servizi che Lei voleva fare una domanda all'onorevole Kefalogiannis, mi dispiace ma abbiamo detto che c'è una blue card a oratore.

 
  
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  Patrizia Toia (S&D). Signor Presidente, onorevoli colleghi, con il Consiglio di settembre il vero lavoro è cominciato e ora va attuato molto concretamente, molto rapidamente: hotspot, identificazione, esame rapido delle domande, ricollocazione e rimpatri devono funzionare insieme perché tutto questo è collegato. Ci vuole una regia europea efficace e rispettosa dei diritti e dell'umanità di persone così cariche di sofferenza.

Presidente Juncker, non ho domande per ora. La ringrazio per la determinazione, la convinzione con cui Lei ha agito, continui, la prego. Al Presidente Tusk con molto rispetto, ma senza fargli sconti per l'alta responsabilità che ha, chiediamo un ruolo più deciso e più incisivo per convincere tutto il Consiglio che Lei guida a quella responsabilità e quella solidarietà – Lei ne ha parlato nel suo intervento – che però non c'è stata e tocca a Lei far fare passi avanti al Consiglio.

Non mi è piaciuto, Le devo dire, un certo tono salomonico del suo discorso in cui Lei ha distribuito qua e là un po' di responsabilità e ha messo sullo stesso piano paesi come l'Italia e la Grecia con paesi che non citerò, ma che alzano muri, fanno leggi che danno da tre a cinque anni di carcere per chi trovano e non danno un bell'esempio di quell'Europa che Lei giustamente ha difeso all'ONU. Allora io Le chiedo, siccome si sente dire le responsabilità dell'Italia, noi tra Schengen e la vita abbiamo scelto di salvare e di non restare con le braccia incrociate, di salvare bambini, donne e uomini come Lei e come me.

 
  
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  István Ujhelyi (S&D). Elnök Úr, az Európai Nemzetek Közössége, az Unió, azért jött létre, hogy évszázadok háborúskodása, nacionalista önzése az európai országok egymással való véres versenyfutása véget érjen, és egy elmélyült, együttműködő érdek- és értékközösséggé váljunk. Egy ilyen 500 milliós Uniónak nem lehet probléma az a menekült válság, amivel most szembe kell nézni. Abban az esetben, ha egészséges ez az Unió. De látjuk, hogy beteg most ez a szervezetrendszer. És ha beteg a szervezetrendszer, akkor könnyebben legyőzhető a vírusok által, és van egy vírus, ami bizony bekerült az intézményrendszerbe, ez újra az egyes politikai akarnokoknak, az egyes kormányfőknek az önzése, a belpolitikai játszmák lejátszása. Ezért kérdezem Juncker urat, hogy hol van az a jelentés, amit szeptemberre ígértek nekünk, amit júniusban fogadtunk el, például a magyar kormányzat demokráciaellenes és Európa-ellenes intézkedései miatt. Hozzáteszem még Elnök Úr egy fél pillanatra, hogy Magyarországnak nem csak az Orbán kormány az arca, amit Önök láthattak a televíziókon keresztül, hanem azon sok-sok ezer, tízezer embernek is, civilként, önkéntesként segítették a menekülteket, köztük sokan itt ülnek a karzaton, nekik mutassák meg, hogy van Európának jövője.

(A felszólaló hozzájárul egy „kékkártyás” kérdés megválaszolásához (az eljárási szabályzat 162. cikkének (8) bekezdése).)

 
  
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  Krisztina Morvai (NI), Kékkártyás kérdés. Ujhelyi képviselő társam Szegedről érkezett. Segítené-e az Európai Parlament döntéshozatalát a migráns válság, vagy migrációs válság körében azzal, hogy ismerteti, hogy a Szeged környéki lakosoknak – Szeged, Ásotthalom és a többi – milyen problémákat, nehézségeket jelentett eddig a tömeges bevándorlás, a tömeges illegális határátlépés. Úgy gondolom, hogy az Ön közvetlen, helyből érkező képviselői tapasztalata sokat segíthet a jó döntések meghozatalában.

 
  
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  István Ujhelyi (S&D), Kékkártyás válasz. Valóban, én 12 éven keresztül annak a városnak és térségének voltam választott parlamenti képviselője, ahonnan most a legszörnyűbb képsorokat láthatta a világ a menekültek érkezéséről, ahol elkezdte az Orbán-kormány a szögesdrótkerítést felhúzni, ott van az én házam ettől néhány kilométerre. És tájékoztatom Képviselő Asszony, és ezt Ön is pontosan jól tudja, hogy Magyarország és a magyar társadalom ezt a problémát nem így vette volna, ha ebből a magyar kormány nem készít, nem csinál egy uszító politikai hadjáratot belpolitikai okokból. Az Önök szélsőséges pártja és az egyre radikálisabb, egyre önzőbb szélsőséges Fidesz, amelyik ezt a problémát, és Magyarországnak ezt a rossz arcát kreálta. Kérem, térjenek vissza a humánumhoz és a szolidaritáshoz.

 
  
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  Ana Gomes (S&D). Não, Presidente Tusk, a fortaleza Europa que parece querer não vai proteger os europeus. Os governos no Conselho estão há muito tempo em negação e por isso falham no acolhimento solidário ao afluxo de refugiados, adiam a abertura de vias legais e seguras, para não continuarmos a alimentar o negócio dos traficantes, e falham no combate político, ideológico, diplomático e militar. Há causas da crise, há guerra na Síria, caos na Líbia, o Estado Islâmico em expansão. Julgam agora que podem conter o êxodo despejando baldes de dinheiro na vizinhança em vez de ao menos garantirem que há escolas para crianças e jovens nos campos de refugiados.

Estão a enganar os europeus com reações nacionalistas que fragmentam a União e impedem a ação interna e externa coordenada, violam os princípios e valores da União, e fazem o jogo dos terroristas que querem arrasar a democracia e os direitos humanos. Os desafios com que estamos confrontados só se vencem com convergência estratégica, partilha e sinergias de recursos e de capacidades, política externa e de segurança e defesa comuns. Parem de as boicotar no Conselho. Precisamos de mais união e não de mais muros.

(A oradora aceita responder a uma pergunta segundo o procedimento "cartão azul", nos termos do artigo 162.º, n.º 8, do Regimento)

 
  
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  Ivo Vajgl (ALDE), Vprašanje, postavljeno z dvigom modrega kartončka. Spoštovana kolegica, midva se ukvarjava precej z mednarodnimi problemi.

Tukaj je veliko ugibanja o tem, zakaj bežijo ljudje. Večina ljudi beži pred nasiljem in vojno. Mislim, da to mora vsakomur biti jasno, vsaj ko gre za Sirijo.

A se vam ne zdi, da je zdaj trenutek, ko bi morala Evropa obnoviti svoj... svojo obvezo do miru in učinkoviteje zastopati to, da se tudi mednarodni problemi morajo predvsem reševati na miren način? Dati je treba miru šanso.

 
  
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  Ana Gomes (S&D), blue-card answer. You are right, colleague, but that is exactly why I ask governments to stop boycotting the common foreign and security policy and the common security and defence policy in the European Council. We need them. We need to act strategically. Only by being coordinated can we make the difference: for example, to end the war in Syria – rather than making it worse, as that would be a victory for Assad – and actually act in support of those who are on the ground fighting Islamic State, for instance the Peshmerga in northern Iraq, whom we are not helping at all, or only in a fragmented and uncoordinated way, thus failing our own citizens. We are failing the security and defence of our own citizens by not addressing the root causes of what makes people flee, be it in Syria, be it in Eritrea or elsewhere.

 
  
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  Κώστας Μαυρίδης (S&D). Κύριε Πρόεδρε, το ανθρωπιστικό πρόβλημα είναι, πρωτίστως, η διάσωση των ανθρωπίνων ζωών, αλλά μπορεί κάποιος να διανοηθεί ασφάλεια και προστασία γι' αυτούς τους φιλήσυχους πληθυσμούς, ενόσω δεν υπάρχει εκρίζωση πρώτα απ' όλα του ISIS; και αυτό απευθύνεται και στον κύριο Tusk, ειδικά προσωπικά, για τα σχόλια που έκανε προηγουμένως.

Η ευρωπαϊκή μας συνείδηση μας επιβάλλει να βοηθήσουμε τους πρόσφυγες, αλλά πρέπει να βοηθήσουμε να σταματήσουν να υπάρχουν πρόσφυγες και αυτό δεν μπορεί να γίνει χωρίς εκρίζωση του ISIS. Απεχθάνομαι τον Assad, αλλά έχουμε προτεραιότητες. Ο Erdoğan που επισκέπτεται τώρα τις Βρυξέλλες, καταδιώκει τον Τύπο, τους πολιτικούς του αντιπάλους, βομβαρδίζει τον κουρδικό πληθυσμό, συνεχίζει την παράνομη κατοχή ευρωπαϊκού εδάφους στην Κύπρο, αλλά κρίνουμε εδώ ότι για υπέρτερους λόγους τον έχουμε ανάγκη. Μιας και βρίσκεται στις Βρυξέλλες, αντί τις συναλλαγές που κάνουμε μαζί του, τουλάχιστον ζητήστε του να σταματήσει να βομβαρδίζει τους Κούρδους.

Μια τελευταία φράση: αυτό που μας διαφοροποιεί, εμάς στην Ευρώπη, είναι τα συμφέροντά μας, είναι και οι αξίες μας.

(Χειροκροτήματα)

 
  
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  Tonino Picula (S&D). Gospodine predsjedniče, gospodine Juncker, predstavljajući svoj program rekli ste kako Europska unija ima 29 članica. Prostor 29. članice nije imaginaran jer ga čine nezaposleni i obespravljeni Europljani. Danas tim nesretnim skupinama slobodno možemo dodati i ‒ izbjeglice.

U današnjem svijetu nema više lokalnih ili regionalnih kriza; sve krize danas imaju

potencijal globalne krize. Ova kriza izbjegličkoj Europi to itekako potvrđuje. Europska unija je očito unutar sebe podijeljena oko ovog problema. Samo pet članica prihvaća oko sedamdeset posto izbjeglica. Kriza nas je stavila pod velik pritisak i time što je istaknula kako europske institucije funkcioniraju dobro u uobičajenim uvjetima, ali loše i sporo reagiraju na iznenadne probleme.

Na primjer, Hrvatska je jedina članica Europske unije koja je izložena tisućama izbjeglica, a da istovremeno nije i dio Schenghenske zone. Umjesto solidarnosti suočeni smo s političkim harassmentom, bodljikavom žicom i militarizacijom granice od strane druge članice EU-a.

Sve se, dakle, svodi na pitanje u kakvoj vrsti društva želimo živjeti i kakvu sliku o sebi Europska unija želi u svijetu.

 
  
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  Pablo Iglesias (GUE/NGL). Señor Presidente, se me revuelve el estómago al escuchar algunas afirmaciones en esta Cámara. Que se hable de «plaga», que se hable de «invasión», que se mezclen inmigración y terrorismo, o inmigración y seguridad, me parece que es una ofensa a esta Cámara y a la democracia. Quien habla así de seres humanos solamente merece una calificación y, aunque sea una palabra fuerte, lo voy a decir: son ustedes basura, los que se refieren así a los seres humanos que huyen de la miseria y de la guerra.

Por otra parte, creo que la respuesta a esos planteamientos propios de la basura es ligeramente hipócrita. Nadie dice aquí que la política exterior europea en los últimos quince años ha contribuido a echar gasolina sobre los conflictos. Nadie dice aquí que Europa se ha gastado más dinero en elevar muros que en ayudar a los refugiados. Nadie dice aquí que precisamente la abolición del Protocolo de Dublín —si los refugiados pudieran pedir asilo en los países de tránsito, lo que en este momento no pueden pedir—habría impedido que viéramos imágenes como la de un niño muerto en la playa.

Creo que frente a la basura hace falta algo menos de hipocresía.

(El orador acepta responder a una pregunta formulada con arreglo al procedimiento de la «tarjeta azul» (artículo 162, apartado 8, del Reglamento))

 
  
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  Gilles Lebreton (ENF), question "carton bleu". Cher collègue, je suis quand même surpris que vous traitiez d'ordures certains de vos collègues dans cet hémicycle. Le sujet est trop important pour qu'on s'envoie comme cela des quolibets à la tête.

Vous ne pouvez pas nier que cette immigration est massive. Par son ampleur, elle dépasse tout ce qu'on pouvait craindre. Ce n'est donc pas faire preuve forcément de racisme ou de xénophobie que de s'en inquiéter. Je vous demande si, au-delà de vos insultes, vous ne pensez pas que les États ont quelques raisons de s'inquiéter de ce qui se passe. On peut comprendre que les États s'efforcent de diminuer le flot de réfugiés et je crois que l'Union européenne – je vous demande si c'est votre avis – devrait également faire des efforts en ce sens pour essayer de fixer ces flots de réfugiés dans leur pays d'origine en leur venant en aide sur place et non pas en créant un appel d'air, comme l'a fait Mme Merkel.

 
  
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  Pablo Iglesias (GUE/NGL), respuesta de «tarjeta azul». Señoría, es usted europeo y, quizás, abuelo suyos —como abuelos míos— tuvieron la mala suerte de verse obligados a abandonar su país y llamaría basura a todo aquel que se refiriera a su abuelo o al mío como una «plaga» o como una «invasión».

Si tenemos un problema migratorio en Europa, eso tiene que ver con la política exterior de nuestros Estados, y creo que alentar los sentimientos más repugnantes de egoísmo frente a poblaciones que solamente están huyendo de la miseria no aporta nada a la Europa democrática que deberíamos estar construyendo.

 
  
 

Procedura "catch-the-eye"

 
  
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  Franc Bogovič (PPE). Evropi ni potrebno, da prevzame odgovornost in krivdo za begunski problem. Evropa ni povzročila te krize, Evropa je danes del rešitve tega problema, zato Evropa ni bolna. In v Evropi so tudi različne razmere v različnih državah, zato jih je potrebno tudi spoštovati, na ta način z resno odgovorno retoriko tudi govoriti v tem domu.

Begunska kriza je nastala zaradi padca diktatorskih režimov v Libiji, Iraku, destabilizacije Sirije. In po padcu teh režimov so prišli na oblast ekstremisti, ki ne spoštujejo niti človeškega življenja, ne spoštujejo niti tisočletne zgodovine. Zato je problem tam in s tem problemom se je potrebno najprej soočiti in urediti razmere v teh državah in z usklajeno akcijo tudi vzpostaviti mir v teh državah.

Na drugi strani se moramo zavedati, da bomo imeli begunsko krizo tudi v prihodnosti, kajti demografija Afrike je tista, ki jo bo povzročila. Zato moramo imeti trajnostne rešitve. V tem trenutku pa moramo poskrbeti za tiste, ki so danes na evropskih tleh, in jim pomagati v tej težki situaciji.

 
  
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  Michela Giuffrida (S&D). Signor Presidente, onorevoli colleghi, subito dopo la decisione del Consiglio europeo del 23 settembre tanto sofferta quanto più volte rimandata, mi sono chiesta cosa noi avremmo più potuto dire, come avremmo potuto spiegare ai cittadini dell'Europa e a chi crede ancora nei valori dell'Unione se non si fosse arrivati a quella conclusione.

Più e più volte questo Parlamento si era espresso a larga maggioranza e l'approccio e le determinazioni a cui si è arrivati sono per noi solo un primo passo, perché un nuovo corso sulle politiche d'immigrazione, un processo che porti avanti azioni concrete e forti che prendano atto dell'irreversibile cambiamento geopolitico che genera i flussi migratori non è più differibile. Adesso non si torna indietro, anzi si va avanti compatti.

Il processo di integrazione che riguarda i rifugiati induca ad una riflessione però tutta interna all'Unione, prima l'indifferenza poi la dura opposizione di certi paesi ci faccia pensare e ci porti a prendere le azioni conseguenti. Le dichiarazioni del Presidente Juncker sullo stato dell'Unione hanno sottolineato che nell'Unione manca l'unione.

 
  
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  Νότης Μαριάς (ECR). Κύριε Πρόεδρε, χιλιάδες πρόσφυγες κατακλύζουν τη Νότια Ευρώπη και κυρίως την Ελλάδα που δεν αντέχει άλλους πρόσφυγες και παράνομους μετανάστες. Μέχρι σήμερα, έχουν εισέλθει στην πατρίδα μας πάνω από 260.000 πρόσφυγες. Ο κόμπος, λοιπόν, έχει φτάσει στο χτένι και πρέπει άμεσα να ληφθούν μέτρα.

Πρώτον, ανάληψη πρωτοβουλιών για την εμπέδωση της ειρήνης στη Μέση Ανατολή και τη Βόρεια Αφρική. Δεύτερον, να διαμηνυθεί στην Τουρκία ότι πρέπει να σταματήσει να εμπορεύεται την αγωνία των προσφύγων και να σταματήσει να υποθάλπει τα δουλεμπορικά κυκλώματα. Τρίτον, να καταργηθεί το Δουβλίνο ΙΙΙ που μετατρέπει την Ελλάδα σε αποθήκη ψυχών. Τέταρτον, καθιέρωση της ρήτρας κατανομής προσφύγων σε όλα τα κράτη μέλη της Ευρωπαϊκής Ένωσης, ανάλογα με το ΑΕΠ, την έκταση και τον πληθυσμό κάθε κράτους μέλους. Πέμπτον, να ενισχυθεί οικονομικά η Ελλάδα, για καλύτερη φύλαξη των ευρωπαϊκών συνόρων.

Τέλος, πρέπει να αντιληφθούν όλοι ότι η διαφύλαξη των ελληνικών συνόρων είναι αποκλειστική αρμοδιότητα της Ελλάδας και τα κυριαρχικά μας δικαιώματα προστασίας των ελληνικών συνόρων δεν πρόκειται να τα εκχωρήσουμε στην Τουρκία ή στην Ευρωπαϊκή Ένωση.

 
  
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  Maite Pagazaurtundúa Ruiz (ALDE). Señor Presidente, señor Tusk, a usted le preocupa estar solo por los pasillos de las Naciones Unidas defendiendo el buen nombre de la Unión Europea. A nosotros lo que nos horroriza es que por los caminos de distintos países se mueran niños y se mueran ancianos.

Es narcisismo de políticos de salón preocuparse por el buen nombre de la Unión Europea cuando cometemos un error tras otro. No el Parlamento, que ha avisado desde hace mucho tiempo de lo que estaba pasando; no la Comisión, que ha avisado de cómo realizar un plan global y común. Señor Tusk, me estoy refiriendo a usted. Ustedes han fallado en el Consejo. Y nos ha anunciado la ética de la responsabilidad de Weber; siempre se anuncia eso cuando se va a traicionar algo muy muy grave.

Ya sabemos, señor Tusk, que le interesan las fronteras exteriores. No le van a interesar ni la solidaridad en la que cimentamos la Unión Europea ni nuestros valores ni aquello que nos llama a la eficacia. Desgraciadamente así es.

 
  
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  Κώστας Χρυσόγονος (GUE/NGL). Κύριε πρόεδρε, συζητούμε για πολλοστή φορά, στην αίθουσα αυτή για το προσφυγικό πρόβλημα, ως εάν η προσφυγοποίηση των ανθρώπων να ήταν ένα φυσικό φαινόμενο, όπως η ηλιοφάνεια ή η βροχή. Δεν είναι φυσικό φαινόμενο, είναι αποτέλεσμα των πολέμων και για τους πολέμους αυτούς, ιδίως για τον πόλεμο στη Συρία, που διαρκεί ήδη τέσσερα και πλέον χρόνια, συνυπαιτιότητα έχουν και οι κυβερνήσεις δυτικών κρατών, τόσο των Ηνωμένων Πολιτειών, όσο και ορισμένων μεγάλων ευρωπαϊκών κρατών που δεν μπορούν να απαλλαγούν από την έμμονη ιδέα, ότι πρέπει να επιβάλουν σε όλο τον κόσμο, ακόμα και εκτός της Δύσης, καθεστώτα της αρεσκείας τους.

Είναι φανερό ότι η προσπάθεια της Δύσης να ενισχύσει τη συριακή αντιπολίτευση, για να ανατρέψει το καθεστώς Assad, έχει αποτύχει και έχει οδηγήσει στην ενίσχυση και στο θέριεμα του φαινομένου του ισλαμικού κράτους. Πρέπει να αντιληφθούμε ότι δεν υπάρχει λύση στη Συρία χωρίς τον Assad, και να προχωρήσουμε ρεαλιστικά, για να ξεριζώσουμε το ισλαμικό κράτος, για να σταματήσει η προσφυγοποίηση.

 
  
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  Ulrike Lunacek (Verts/ALE). Herr Präsident, Herr Kommissionspräsident, Herr Ratspräsident, meine Damen und Herren! Es war tatsächlich eine gute Entscheidung am 23. September, dass der Rat der Innenminister und Innenministerinnen beschlossen hat, Flüchtlinge in alle Länder der EU aufzuteilen. Diese Mehrheitsentscheidungen sind interinstitutionell ein gutes Zeichen, ein Zeichen der Solidarität. Aber jetzt gehören sie umgesetzt.

Es braucht eine Koalition der Menschlichkeit, die für die Menschen – die Frauen, die Männer, die Kinder –, die vor den Fassbomben von Assad und vor dem IS flüchten, tatsächlich Realität werden muss. Merkel hat das ja gesagt: Wir schaffen das. In diesem Sinne ist es notwendig, Dublin abzuschaffen, legale Zugangswege zu schaffen, menschenwürdige Aufnahmezentren und nicht Abschiebegefängnisse, wie sie der Frontex-Chef jetzt fordert.

Es erstaunt mich schon auch, dass Herr Erdoğan jetzt hofiert wird und sein autoritäres Verhalten kein Thema mehr ist – Gezi-Park, Kurden, Journalisten etc. Herr Tusk, was wir von Ihnen als Ratspräsident brauchen, ist, dass Sie den Regierungen sagen: Wir brauchen eine Politik des Mutes und nicht der Angst, eine Willkommenspolitik gegen die Hetze von Populisten, egal ob sie CSU, Fidesz, Front National oder FPÖ heißen.

 
  
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  Kristina Winberg (EFDD). Herr talman! Jag vet inte, jag är väldig chockad. Det känns som att om ni lever i en bubbla i denna kammare. Är det ingen som har sett vad som händer ute i verkligheten? Här pratar ni om solidaritet. För mig är solidaritet när det svider i hjärtat när jag hör att World Food Programme har fått dra ner på hjälp till de människor som verkligen behöver det. Man kan ju räkna ihop ett plus ett vad det beror på, nämligen att mycket av biståndspengarna som skulle gå till de mest behövande går till att finansiera den massinvandring som vi ser i dag.

I mitt land, Sverige, pratar man ju ofta om integration – jag fick ju ett svar här på min blåkortsfråga att ”vi ska integrera alla som kommer”. Sverige har hållit på med detta projekt i många år, och det har aldrig lyckats. Vi har alltså upp till 200 utanförskapsområden, 55 s.k. no-go-zoner. Det är rena katastrofen. Vi har inte ens bostäder. Vi har inte jobb till dem. Kan ni då tänka er att Sverige nu funderar på att bygga sitt första flyktingläger? Vi har dessutom vinter och minus 20 grader.

 
  
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  Zoltán Balczó (NI). Elnök Úr, Jean-Claude Juncker bizottsági elnök sajnálkozik, hogy a Belügyminiszterek Tanácsában kvóta ügyben nem született egyhangú döntés, és hozzáteszi, ennek belpolitikai okai vannak. Igen, belpolitikai, mert vannak olyan kormányok, amelyek figyelembe veszik az állampolgárok akaratát. A francia külügyminiszter minősíthetetlen módon támadta Magyarországot a határok megvédéséért. 56 ezer válaszadóból Franciaországban 88% egyetértett a kerítésépítéssel. Donald Tusk pedig a legnagyobb kihívásnak az Európa hírnév megvédését tekinti. Európa a világon a legnyitottabb, legtoleránsabb társadalom. Nem ez a kihívás, a kihívás az európai identitás és kultúrának a megvédése. Ha Önök demokraták, akkor együtt tegyük lehetővé az uniós népszavazás intézményét, és nézzük meg, hogy ebben a súlyos kérdésben vajon mi az európai népakarat.

 
  
 

Fine della procedura "catch-the-eye"

 
  
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  Jean-Claude Juncker, président de la Commission. Monsieur le Président, mes chers collègues, il est vrai que l'Europe ne peut pas accueillir sur son territoire toute la misère du monde, mais il est vrai aussi que l'Europe, toute l'Europe, doit s'occuper de la misère du monde. Nous ne pouvons pas être neutres, immobiles, sans réflexe, lorsque les injustices se multiplient et lorsque des événements graves se passent ailleurs sur notre planète.

Il est vrai que nous devons combattre les origines, les sources du problème de la migration, et certains le font. Je voudrais rendre ici hommage aux pays membres de l'Union européenne qui n'ont pas diminué leur aide au développement. Ils sont peu nombreux. Je voudrais rendre ici hommage à ceux qui ont l'intention de corriger vers le haut leur aide au développement. Je voudrais critiquer ici les États membres de l'Union européenne qui ont réduit leur contribution à l'aide humanitaire. Je voudrais critiquer ceux qui ont réduit leur contribution au fonds de l'alimentation géré par les Nations unies. Je voudrais critiquer ici les États membres qui ont réduit leur contribution servant à faire fonctionner le Haut Commissariat pour les réfugiés.

Si on parle des origines, il faut aussi parler de ceux qui ont contribué à augmenter la masse des problèmes qui, en fait, poussent les malheureux de ce monde à venir en Europe. Pour tout dire, et je le redis ici, en fait, nous devrions être fiers que ceux qui sont malheureux se dirigent vers l'Europe parce que l'Europe, à leurs yeux, est un endroit où il fait mieux vivre qu'ailleurs. Pourquoi ne vont-ils pas en Russie? Pourquoi ne vont-ils pas en Chine? Pourquoi ne vont-ils pas aux États-Unis? Pourquoi ne vont-ils pas dans les pays du Golfe? Faudrait-il, maintenant, que nous nous excusions d'être aux yeux de la planète entière l'endroit où il fait mieux vivre? Nous devrions en être fiers! Mais il est vrai que nous devons gérer l'afflux massif des réfugiés et nous sommes en train de le faire.

La bonne réponse au problème de la migration ne consiste pas à construire des murs. Les réfugiés, parce que malheureux, trouveront toujours un moyen d'accès vers le territoire européen. Toujours. Par conséquent, construire des murs ne résoudra pas le problème. Mais ceux qui construisent ces murs devraient au moins être attentifs au langage qui accompagne leur œuvre architecturale. Il ne faut pas oublier que les mots parlent à ceux qui les entendent.

Pourquoi disons-nous, sans que des protestations s'élèvent, que les réfugiés sont des réfugiés économiques? Comment le savez-vous? Il y a ceux qui fuient leur pays parce qu'ils sont persécutés. Alors, ne mélangeons pas les catégories. Oui, il y a des réfugiés économiques. Est-ce que vous ne le seriez pas si vous viviez dans les circonstances qui sont les leurs? Oui, il est vrai qu'ils n'ont pas le droit de rester en Europe. Mais ne parlons pas de ces malheureux comme s'il s'agissait de hordes barbares, de gangsters et de bandes organisées. Ce n'est pas le cas. Ce sont tous des malheureux.

(Applaudissements)

J'ai dit que la construction de murs n'était pas une bonne réponse. J'ajoute: pourquoi est-ce que certains pensent pouvoir ériger des murs entre les pays membres de l'Union européenne? Pourquoi la construction de murs entre États membres de l'Union européenne ne gêne-t-elle plus? Il est tout de même invraisemblable qu'en 2015, certains gouvernements construisent des murs à l'intérieur de l'Union européenne. Qu'est-ce que cela veut dire? C'est la fin de l'Europe! Si tout le monde faisait ainsi, ce serait la fin de l'Europe. Il faut, sans se gêner, critiquer ouvertement les gouvernements qui ont recours à ce genre de génie architectural.

Certains d'entre vous critiquent l'Union européenne parce qu'elle n'aurait pas été à même de prendre des décisions. Je rappelle ici, Monsieur le Président, que le Conseil européen a eu lieu le 23 septembre et que le Parlement votera, le 15 octobre, le budget qui accompagne les décisions du Conseil européen. Jamais – et je sais de quoi je parle –, jamais décision ne fut prise avec autant de célérité que cette fois-ci. Le Conseil, la Commission et le Parlement peuvent en être fiers. Si nous étions toujours aussi rapides, l'Europe se trouverait dans un bien meilleur état.

Vous critiquez les États membres, oui, mais vous dites toujours l'Union européenne. Ce n'est pas correct. Ne dites pas l'Europe, l'Europe, l'Europe... Ne dites pas l'Union européenne, ne dites pas Tusk ou Juncker, dites les États membres. Certains États membres ne sont pas à même de prendre les décisions qu'il faudrait qu'ils prennent. Alors, ne critiquez pas l'Europe mais critiquez les États membres qui nous empêchent d'agir.

(Applaudissements)

Et ne critiquez surtout pas mon ami Tusk. Je suis tout de même témoin du déroulement des séances du Conseil européen. Si certains États membres empêchent le président du Conseil européen d'avancer avec la rapidité qu'il voudrait, il ne faut pas critiquer le président du Conseil, qui fait tout pour faire avancer les choses. Critiquez plutôt les États membres qui l'en empêchent.

De plus, nous devrions toujours revenir sur un sujet important. Je me sens très interpellé par le fait que le facteur religieux ou le facteur philosophique retrouve en Europe une importance qui ne lui revient pas. Il ne faut pas dire qu'on admet seulement sur son territoire des chrétiens. Il ne faut pas dire qu'on n'aime pas voir évoluer sur son territoire des croyants d'une autre obédience. Ce n'est pas l'Europe! L'Europe, c'est le continent de la tolérance. Il ne faut pas avoir de tolérance à l'égard de l'intolérance. Il faut combattre l'intolérance; il faut le dire à chaque instant.

Über die Türkei will ich gern noch ein Wort sagen: Wer gibt einigen hier das Recht, zu sagen, wir hätten mit Herrn Erdoğan gestern ein Kaffeekränzchen abgehalten? Wir haben uns sehr bemüht, mit der Türkei ein Einvernehmen in Sachen Flüchtlinge herzustellen. Das ist ultrawichtig, nicht nur für Griechenland, sondern für Gesamteuropa. Aber wir haben natürlich auch über andere Fragen geredet. Denken Sie wirklich, dass wir mit Herrn Erdoğan Händchen gehalten hätten? Natürlich haben wir – im Übrigen auch der Präsident des Parlamentes – die Probleme angesprochen, die uns voneinander unterscheiden. Aber ich bin trotzdem der Auffassung, die Türkei gehört auf die Liste der sicheren Länder. Diejenigen, die denken, dem sollte nicht so sein, sollen die Schlussfolgerungen aus ihren Anträgen ziehen. Wenn die Türkei nicht auf die Liste der sicheren Länder gehört, wie einige denken, dann muss hier der Antrag gestellt werden, die Beitrittsverhandlungen mit der Türkei abzubrechen. Solange wir aber auch auf die türkische Mithilfe angewiesen sind und solange die Türkei auch auf ein harmonisches gemeinsames Handeln mit der Europäischen Union angewiesen ist und solange die Beitrittsverhandlungen nicht gestoppt werden, solange gehört auch die Türkei auf die Liste der sicheren Länder. Aber denken Sie nicht, dass wir mit Herrn Erdoğan nur Freundlichkeiten ausgetauscht hätten.

Trotzdem bin ich der Türkei dankbar – das muss man hier doch einmal feststellen –, dass sie 2,2 Millionen Flüchtlinge auf ihrem Territorium beherbergt.

(Beifall)

Wer sind wir denn, dass wir denken, dies wäre keine große Anstrengung? Wir haben uns darauf verständigt, 160 000 Menschen in Europa solidarisch auf die Mitgliedstaaten zu verteilen. Die Türkei hat 2,2 Millionen Flüchtlinge aufgenommen, vom Libanon und von Jordanien ganz zu schweigen, wo die prozentualen Zahlen noch wesentlich deftiger ausfallen.

Also: Ein bisschen Bescheidenheit täte uns manchmal gut. Wir sind am Anfang eines langen Prozesses, und deshalb brauchen wir ein permanentes System der Umverteilung in Europa, und deshalb brauchen wir auch eine Legalisierung der Einwanderung nach Europa.

Ich komme aus einem kleinen Land – Luxemburg, für die, die es nicht wissen sollten. Ich bin aufgewachsen mit jungen Italienern, mit vielen Portugiesen. Luxemburg gehört zu den reichsten Ländern der Europäischen Union. Ohne Portugiesen und ohne Italiener wäre dieses kleine Land nicht das geworden, was es geworden ist. Einwanderung bringt Reichtum!

 
  
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  Donald Tusk, President of the European Council. Mr President, first of all I would like to thank Jean-Claude Juncker for his support. We are here in Parliament to be criticised and I am not here to be applauded: it is our job. Of course we have to be tough if we want to be politicians, and I think that in this context everything must be clear.

Thank you, Members, for the discussion. I think after this discussion we are fully aware that this issue is still dividing Europeans – at Member State level and also here in the European Parliament – and I can understand why. At the same time, I feel that today the chance for having a more common approach is much greater than it was a few weeks ago. I have no illusions and I have no doubts: nothing in this matter is easy, firstly because the scale of this issue is bigger than ever before, and that is why it is full of emotion – and not only in this House.

First of all I would like to underline that the issue today, because of its scale, is absolutely unique. That is why nothing is easy. Today we are talking about almost 70 million displaced people in the world, and almost all of them are around us. In Africa and Eurasia, there are 70 million.

When it comes to Afghans, for example, we have almost three million Afghans on their way to other countries. They are today in Pakistan, in Iran, in Iraq and in Turkey. Some of them, three million, are already in Europe. We have to be aware that, maybe not for all of them, but for sure for the majority of them, Europe is or can be the final destination. We have about eight million internally displaced people in Syria. There are three million Syrians in Turkey, Jordan and Iraq. There are hundreds of thousands of potential refugees from Yemen.

This is why nothing is easy in this case. This is why some of us in Europe are so nervous. This is why we feel something like fear, and I can understand why, because this is something new. For sure it is not a new problem but this scale, this new exodus, is something new, and some Member States have no experience with this kind of problem. That is why emotions are running so high.

I cannot agree with the thesis that the majority of refugees are social migrants. First of all, it is impossible today to distinguish between refugees and migrants because, in fact, all of them are escaping war, poverty and hunger – at the same time – from Afghanistan, from Syria and from other countries. This is why the situation is really difficult for us, because we have to treat almost all of them as potential asylum seekers.

The second reason why nothing is easy in this case is because this new conflict in Syria – the war in Syria – could very possibly transform into a global conflict as a result of the engagement of some global powers in Syria today. I have no doubt that the current situation is bad enough to provoke a new wave of refugees from Syria. As I mentioned in my first speech here, the current estimate is that about three million new Syrian refugees are on their way today from Aleppo and the neighbourhood of Aleppo.

Thirdly, the situation is also difficult because we have no convenient partners around us. I have no doubt that we have to cooperate with other countries, for example Turkey. I can fully understand why some of us are very critical or sceptical when it comes to Turkey but, on the other hand, if we want to cope with this problem we have to consider Turkey as an absolutely key partner in this project. Do we want to lecture Turkey today or do we want Turkey on board to tackle the refugee problem?

I know this is a dramatic dilemma, but today we have to solve this dilemma and our opinion, the opinion of the European institutions, is that we have to try to cooperate with Turkey because we have no other option. As you know, we have more difficult partners around us than Turkey. Turkey is not easy, but it is definitely the best possible partner when it comes to our neighbourhood in the south and in the east.

It is obvious to me that we, and of course also the Member States, have to engage. That is why I am absolutely sure that our next European Council will be dedicated to this issue, and I hope that the discussion today here in Parliament will also be a real inspiration for some leaders and for some Member States – and I am sure that you know what I mean.

Było jeszcze pytanie od eurodeputowanego z Polski, kolegi Olbrychta, co możemy zrobić wspólnie, a co osobno, jako państwa członkowskie, w tej sprawie. Jedna sprawa wydaje się dzisiaj oczywista: żadne państwo w Europie samodzielnie nie poradzi sobie z przyjęciem i utrzymaniem uchodźców, stąd kontrowersyjna, ale konieczna idea wzajemnej pomocy, relokacji. I równocześnie dzisiaj widać, że żadne państwo graniczne nie może sobie samo poradzić z takim napływem emigrantów, z jakim mamy do czynienia dzisiaj.

Jedna i druga sprawa wymaga solidarnego i moim zdaniem wspólnotowego podejścia, a nie wzajemnego oskarżania się. Dlatego najwyższy czas, aby pomyśleć o wspólnej odpowiedzialności europejskiej za ochronę granicy zewnętrznej. Dzisiaj widać wyraźnie, że ten ciężar – bo to jest dzisiaj wyjątkowy ciężar i wyjątkowa odpowiedzialność – przekracza możliwości któregokolwiek z państw członkowskich z osobna. To jest prawdziwa rewolucja w myśleniu, ale uważam, że powinniśmy tę rewolucję przeprowadzić, to znaczy Europa jako wspólnota powinna przejąć istotną część odpowiedzialności za ochronę granic zewnętrznych, w tym za organizację tak trudnych projektów jak hot spoty czy obozy dla uchodźców, wtedy, kiedy to konieczne wewnątrz Europy, ale także poprzez pomoc dla organizowania takich punktów na zewnątrz Europy. I to jest, moim zdaniem, bardzo poważny temat dla nas wszystkich: tu w Parlamencie, w Radzie Europejskiej i w innych instytucjach.

 
  
  

IN THE CHAIR: ANTONIO TAJANI
Vice-President

 
  
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  President. – President Tusk, President Juncker, thank you very much for your speeches, but much more for your engagement on this very difficult issue.

 
  
 

La discussione è chiusa.

 
  
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  Miriam Dalli (S&D), bil-miktub. Għall-ewwel darba l-pajjiżi tal-Unjoni Ewropea taw sinjal politiku li jridu jibdew jindirizzaw l-issue tal-immigrazzjoni anke jekk ma kienx hemm unanimità mill-pajjiżi kollha. Ilna għal ħafna snin naraw pajjiżi jiffaċċjaw id-dħul ta’ immigranti waħedhom bi ftit li xejn għajnuna mingħand pajjiżi oħra. Din m’hijiex is-solidarjetà li suppost nemmnu fiha. Irrid nara Unjoni Ewropea aktar ambizzjuża. Unjoni Ewropea li taħseb biex tindirizza din l-issue b’mod globali. Din mhijiex problema tal-Unjoni Ewropea waħedha u ma tistax tkun solvuta mill-Unjoni Ewropea waħedha. L-Unjoni Ewropea trid tagħmel il-parti tagħha imma għandna bżonn stati oħra, kontinenti oħra biex anke huma jagħtu l-kontribut tagħhom. Dan nistgħu nagħmluh biss b’diskussjoni aperta u onesta. Hemm bżonn ta’ diskussjonijiet ma’ pajjiżi terzi, inklużi l-pajjiżi li bħalissa qed iżommu ammonti kbar ta’ refuġjati bħat-Turkija, il-Libanu u l-Ġordan. Irridu nagħtu l-appoġġ tagħna lil dawn il-pajjiżi għaliex jekk wieħed minn dawn il-pajjiżi jikkrolla, is-sitwazzjoni tkun ferm agħar milli hi. Ara ma naħsbux li l-problema tieqaf mas-Sirja. Hemm il-Libja, l-Afganistan u l-Iraq. Hemm bżonn ta’ diskussjoni miftuħa mal-Unjoni Afrikana, mal-Lega Għarbija u man-Nazzjonijiet Uniti fost oħrajn. Nemmen li l-Unjoni Ewropea għandha l-potenzjal li tkun hi li tibda d-diskussjoni bejn stati differenti li jistgħu jagħmlu differenza.

 
  
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  Ivan Jakovčić (ALDE), napisan. Zaključci neformalnog sastanka Europskog vijeća prošloga rujna doprinijeli su koraku naprijed u rješavanju migrantske krize. Međutim, taj korak naprijed nije dovoljan korak. Kako bismo našli rješenje moramo priznati dvije stvari: da je veličina izbjegličkog vala u EU svih iznenadila i; da postoje vrlo velike razlike među zemljama članicama. Kako je realno da izbjeglički val neće ubrzo prestati moramo stvoriti trajni sustav rješenja prihvata izbjeglica.

Svakako moramo učiniti sve da se problem izbjeglica rješava prvenstveno u stabiliziranju stanja u zemljama odakle migranti dolaze. Također, moramo pomoći svima zemljama koje sudjeluju u toj krizi: Turskoj, Libanonu i Jordanu. Važno je da EU stane i uz Srbiju i Makedoniju kako bi i te zemlje pomogle naporima EU.

 
  
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  Benedek Jávor (Verts/ALE), írásban. Egyfelől jó hír, hogy az Európai Tanács rendkívüli ülésének döntése nyomán megmaradt a menekültek iránti, és tagországok közötti európai szolidaritás, másfelől sajnálatos, hogy ez a szolidaritás kicsit látszólagos, hiszen az a 120.000 fős kvóta, aminek az elosztásában a tagországok megállapodtak, töredéke annak, amire ténylegesen szükség van.

Történelmi hiba ugyanakkor, hogy néhány ország, közöttük Magyarország ellenezte az egyezséget. A magyar kormány mind határainknál, mind a tárgyalóasztaloknál megkérdőjelezte a szolidaritást és az együttműködést, és szembement az alapvető humanitárius kötelezettségekkel. Mindez aláásta Magyarország jó hírnevét, de sajnos hosszú távon a társadalom nyitottságára és segítőkészségére is negatív hatással lehet folyamatos ellenségkeresésével és negatív propagandájával. Szerencsére van másik Magyarország is: a társadalom jelentős része megmozdult, példát mutatott, sok polgár és civil szervezet nyújtott segítő kezet a menekülteknek.

Hasonló példamutatásra és határozott fellépésre van szükség Európában. Nem csak kvóták kellenek, hanem új, a dublini rendszert felváltó átfogó menekültpolitika is, miközben megvédjük a schengeni vívmányokat. A határok megfelelő védelmét és a menekültek regisztrálását úgy kell megoldani, hogy közben a tagországok maradéktalanul eleget tudjanak tenni emberi jogi és humanitárius kötelezettségeiknek, és biztosítsák az európai polgárok szabad mozgását.

Mindeközben az Európai Uniónak segítséget kell nyújtania a szíriai konfliktus megoldásában, és a környező országokba menekültek helyben történő támogatásában is.

 
  
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  Danuta Jazłowiecka (PPE), na piśmie. Obecnie każdy kraj członkowski albo doświadcza bezpośrednio skutków tego procesu, albo jest nim realnie zagrożony. Należy cieszyć się, że Rada Europejska zaczęła spoglądać na ten problem całościowo. Podjęte decyzje polityczne dotyczą nie tylko mechanizmu relokacji uchodźców, ale również zwiększenia szczelności granic zewnętrznych czy zwiększenia pomocy w regionach, skąd pochodzą migrujące osoby.

Międzynarodowe organizacje wskazują, iż pomoc w miejscach konfliktu bądź w państwach ościennych jest często tańsza i bardziej skuteczna niż finansowanie wsparcia dla uchodźców przybywających do Europy. Obawiam się jednak, że suma miliarda euro może nie być wystarczająca.

W konkluzjach Rady zabrakło natomiast konkretnych decyzji w związku z polityką powrotów. Europy nie stać na przyjęcie wszystkich chętnych do zamieszkania na naszym kontynencie – należy oddzielić uchodźców od migrantów ekonomicznych, a tych ostatnich odsyłać z powrotem. Szacuje się, iż spośród około miliona osób, które przybędą do Europy w tym roku, ponad połowa to imigranci ekonomiczni. To pokazuje skalę kolejnego wyzwania, przed którym stoją państwa członkowskie.

Kilka tygodni temu Jeffrey Sachs zapytał, kiedy Unia Europejska rozwiąże cztery najważniejsze problemy: kryzys w Grecji, napływ imigrantów, kryzys ukraińsko-rosyjski, pomoc Afryce? Na jakim etapie zaawansowania są prace rozwiązujące te cztery problemy?

 
  
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  Ivan Štefanec (PPE), písomne. Oceňujem, že hlavy štátov jasne vyjadrili snahu riešiť problém utečencov tam, kde vzniká. Bez zvýšenia humanitárnej pomoci v tureckých a jordánskych táboroch, posilnenia ochrany vonkajších hraníc Európskej únia a v neposlednom rade účinného zásahu proti Islamskému štátu sa príliv migrantov zastaviť nepodarí. Zároveň je aj našou spoločnou povinnosťou pomôcť ľuďom, ktorí utekajú pred vojnou a násilím.

 
  
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  Tibor Szanyi (S&D), írásban. Az ülés eredményeként értékelem, hogy az Európát történelmi kihívás elé állító menekültválság közös kezelését sikerült legalább felvázolni az állam- és kormányfőknek. Ezúttal sem sikerült viszont kialakítani a végrehajtáshoz szükséges egységet, mert néhány vezető – mindenekelőtt a magyar kormányfő – e drámai helyzetben is önös politikai érdekeit helyezi előtérbe, aláásva a közös EU-megoldást. Ráadásul bebizonyosodott, hogy bár a zárt ajtók mögötti egyeztetés adott esetben hatékonyabb, de nagy hátránya, hogy a külső kommunikációban visszaélésekre adhat alkalmat az erre hajlamos, inkorrekt politikusoknak. Orbán a szeptember 23-i találkozóról azt próbálja elhitetni – sajnos nem sikertelenül – hazai politikai közönségével, hogy a tagállamok vezetői az ő javaslatai alapján tárgyaltak, s az Unió általános tehetetlensége közepette a megoldást elősegítő intézkedéseket az ő nyomására hozták meg.

Fontosnak tartom, hogy az EiT tagjai, és elsősorban Tusk elnök úr ismerje fel ennek veszélyeit a magyar és az egész európai közvélemény befolyásolása szempontjából, s a legszélesebb nyilvánosság előtt álljon ki a menekülteket és az EU-t egyaránt lejárató nyilatkozatok ellen. Sürgető az EP feladata is: amint a S&D felelősségre vonta a pártcsalád elveivel szemben nyilatkozó szlovák kormányfőt, úgy az EPP-től is elvárható, hogy végre határozottan lépjen fel Orbán bomlasztó, EU-ellenes és embertelen politikájával szemben.

 
Notă juridică