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Kolmapäev, 25. november 2015 - Strasbourg Uuendatud versioon

7. Äsjased terrorirünnakud Pariisis (arutelu)
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  Der Präsident. – Als erster Punkt der Tagesordnung folgt die Aussprache über die Erklärungen des Rates und der Kommission zu den jüngsten Terroranschlägen in Paris (2015/2972(RSP)).

 
  
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  Nicolas Schmit, président en exercice du Conseil. – Monsieur le Président, Monsieur le Président de la Commission, Mesdames et Messieurs les députés, vous venez de rappeler ce nouvel acte barbare qui a été commis à Tunis et je pense que le Conseil vous rejoint absolument dans la condamnation de ce lâche attentat et nous exprimons toute notre sympathie, toutes nos pensées au peuple tunisien courageux.

De la même manière, je voudrais réitérer nos pensées de sympathie qui vont aux victimes, à leurs familles, à la ville de Paris et à toutes les autres victimes du terrorisme, et vous en avez parlé. Nous avons aujourd'hui, plus que jamais, besoin de solidarité dans l'action face à ce fléau que représente le terrorisme.

Une action décidée, capable de défendre nos libertés, nos valeurs, mais aussi la sécurité de nos concitoyens. Nous avons besoin d'une coopération européenne la plus large et la plus intense possible, et elle doit associer tous ceux qui sont prêts à s'engager avec nous dans cette lutte implacable contre ceux qui sèment la terreur, en tuant aveuglément. Jamais nous n'avons eu autant besoin d'une Europe forte et décidée, capable d'agir de façon rapide, coordonnée et solide.

La présidence, après les attentats de Paris, a aussitôt convoqué un Conseil "Justice et affaires intérieures" extraordinaire le 20 novembre, à l'issue duquel des actions ambitieuses ont été décidées. Le Conseil a décidé de confirmer son engagement dans le cadre de la lutte antiterroriste en mettant l'accent sur des mesures opérationnelles. Il est primordial de mobiliser toutes les énergies pour obtenir des résultats et rendre nos sociétés plus sûres. Permettez-moi, à présent, de vous détailler les mesures adoptées.

Concernant le PNR, le Conseil vise à aboutir rapidement à la mise en place de ce dispositif à l'échelon européen. La présidence espère pouvoir parvenir à un accord avec le Parlement lors du prochain trilogue et nous sommes pleinement conscients de l'importance, pour vous, de conclure les négociations sur le paquet de protection des données. La présidence répète son engagement, en vue de finaliser aussi les négociations avant la fin de l'année.

S'agissant du trafic des armes à feu, le Conseil s'efforce de lutter plus efficacement contre les trafics d'armes illégales, au sein de l'Union européenne, en s'appuyant sur des textes révisés et des opérations menées dans le cadre de ce qu'on appelle le cycle politique de l'Union européenne pour lutter contre la grande criminalité internationale organisée. La présidence entamera, dès cette semaine, les discussions sur la proposition de révision de la directive sur les armes à feu, que la Commission vient de présenter.

En ce qui concerne le renforcement des contrôles aux frontières extérieures, les États membres s'engagent à mettre immédiatement en œuvre les contrôles systématiques et coordonnés nécessaires aux frontières extérieures, y compris sur les personnes jouissant du droit à la libre circulation. Le terroriste du musée juif de Bruxelles avait un passeport européen, les terroristes qui ont agi à Paris en janvier, à Copenhague et à nouveau à Paris le 13 novembre disposaient, pour certains d'entre eux, de passeports européens. J'invite le Parlement à prendre en compte cette réalité et les attentes de nos concitoyens.

Une modernisation des systèmes de contrôle aux frontières des États membres de l'espace Schengen sera mise en œuvre d'ici mars 2016. En ce qui concerne les ressortissants des pays tiers, les États membres procéderont à l'enregistrement systématique, y compris au relevé d'empreintes digitales, des ressortissants de pays tiers entrant dans l'espace Schengen, et effectueront des contrôles de sécurité systématiques en utilisant les bases de données pertinentes.

Enfin, les États membres renforceront les contrôles aux frontières extérieures les plus exposées, notamment en déployant, lorsque la situation l'exige, des équipes d'intervention rapide aux frontières et des agents de police pour que le filtrage et les contrôles de sécurité soient réalisés de manière systématique.

En ce qui concerne l'échange d'informations, le Conseil s'engage à mettre en œuvre une série d'actions visant à utiliser les outils mis en place au maximum de leurs capacités et à permettre une coopération la plus efficace possible. Les États membres veilleront ainsi à ce que les autorités nationales introduisent systématiquement, dans la base de données SIS II, les données concernant tous les combattants terroristes étrangers présumés.

Le Conseil se félicite de la mise en place du centre européen de lutte contre le terrorisme au sein d'Europol, le 1er janvier prochain. Le nouveau règlement Europol, sur lequel nous espérons parvenir à un accord sans tarder, devrait être cohérent avec le mandat et les objectifs du centre, y compris l'unité de signalement des contenus sur internet. Les États membres détacheront, auprès du centre, des experts en matière de lutte contre le terrorisme afin de constituer une unité renforcée de soutien aux enquêtes transfrontières capable d'apporter rapidement un soutien global aux enquêteurs, en cas d'incident terroriste majeur dans l'Union européenne.

Le Conseil invite la Commission à présenter une proposition législative visant à permettre à Europol de faire des recoupements systématiques entre ses bases de données et celles de SIS II.

En termes de lutte contre le financement du terrorisme, le Conseil a invité la Commission à présenter des propositions visant à renforcer, harmoniser et améliorer les compétences des cellules de renseignement financier et la coopération entre elles, et à faire en sorte que ces cellules accèdent rapidement aux informations nécessaires dans le but de renforcer l'efficacité et l'efficience de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le Conseil préconise également de renforcer le contrôle des modes de paiement non bancaires.

Dans le cadre des réponses judiciaires au terrorisme et à l'extrémisme violent, le Conseil prend note avec satisfaction de la signature par l'Union, à Riga le 22 octobre dernier, de la convention du Conseil de l'Europe pour la prévention du terrorisme et de son protocole additionnel concernant les combattants terroristes étrangers. Il salue l'intention de la Commission de présenter, avant la fin de cette année, une proposition de directive actualisant la décision-cadre relative à la lutte contre le terrorisme. Le Conseil recommande également des améliorations du système d'information sur les casiers judiciaires (ECRIS) et des actions dans le cadre préventif.

Toutes ces mesures demandent un suivi exigeant; le Conseil y veillera. Notre réponse ferme et déterminée doit se faire dans le calme, dans le respect des droits fondamentaux et dans le respect de notre charte, qui demeurent nos principes directeurs.

 
  
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  Jean-Claude Juncker, Président de la Commission. – Monsieur le Président, Monsieur le Président du Conseil, Mesdames et Messieurs, chers collègues, longtemps nous aurons en mémoire ce vendredi 13 novembre, jour où un sort implacable s'est abattu sur la ville des lumières. Que de biographies détruites, que de rêves inachevés, que de parcours interrompus, que de plans et de projets inexécutables.

Nous partageons le deuil des Français et nous appuierons la réaction de la République. Aujourd'hui, plus encore que demain, je dis "Vive la France et sa République", qui est aussi la nôtre.

(Applaudissements)

Je voudrais répéter devant cette haute assemblée les propos que j'ai tenus immédiatement après les terribles attentats de Paris. Je mets en garde contre les amalgames dangereux, pernicieux, consistant à mettre sur un pied d'égalité les réfugiés, les demandeurs d'asile, les migrants et les terroristes. Ceux qui ont perpétré et fomenté les attentats à Paris sont exactement les mêmes qui obligent les malheureux de cette planète à fuir. Pas d'amalgame!

(Applaudissements)

Il ne faut pas transformer les malheurs en des effets oratoires. Il ne faut pas céder à cette tentation, en fait dramatiquement ridicule.

Je veux dire ici que nous devons sauvegarder l'esprit de Schengen. Oui, le système de Schengen est partiellement comateux et il faudra que ceux qui croient en l'Europe, en ses valeurs, en ses principes et en ses libertés essaient − et ils le feront − de réanimer l'esprit de Schengen. Si l'esprit de Schengen quitte nos territoires et nos cœurs, nous perdrons plus que Schengen. Une monnaie unique n'a pas de sens si Schengen tombe. Il faut savoir que Schengen n'est pas un concept neutre, un concept anodin, mais que c'est une des pièces maîtresses de la construction européenne.

Je voudrais, une fois encore, lancer un appel aux États membres afin qu'ils fassent ce qu'ils ont promis. Le président Schmit a élégamment rappelé ce matin un certain nombre de décisions exécutées par le Conseil et par les États membres. Il faut poursuivre dans cette voie et la Commission fera tout pour que les États membres se souviennent des engagements qui furent les leurs. Il faudra que nous assistions mieux qu'auparavant les voisins immédiats de l'Union européenne. La performance collective de la Jordanie et du Liban est admirable, aussi devons-nous assister avec entrain les peuples en question qui portent un lourd fardeau dans le contexte de la crise des réfugiés.

Nous avons tendance à nous concentrer sur notre coopération avec la Turquie. Il ne faut pas oublier les autres. C'est la raison pour laquelle, il y a des mois, la Commission avait proposé, et que le Conseil avait adopté, la mise en place d'un fonds fiduciaire pour l'Afrique, qui porte sur 1,8 milliard d'euros. C'est une décision qui ne fut pas prise, comme on le dit souvent et comme on peut le lire presque chaque jour, lors du sommet de La Valette. C'est une décision que les États membres, sur la base d'une proposition de la Commission, avaient prise plusieurs semaines auparavant, avec cette remarque additionnelle que les États membres se sont engagés à apporter, eux-mêmes, un montant supplémentaire de 1,8 milliard d'euros pour porter ce fonds fiduciaire en faveur de l'Afrique à 3,6 milliards d'euros.

Nous comptons faire en sorte que les promesses soient réalisées et nous sommes reconnaissants à la présidence luxembourgeoise, dont nous saluons la célérité, de faire avancer les travaux en relation avec la révision de la législation européenne sur les armes à feu, et notamment sur la désactivation de celle-ci.

Nous, à la Commission, pensons, tout comme d'autres, que le registre européen des passagers doit être mis en place, y compris pour les vols intra- européens.

Je n'ignore pas que cette proposition soulèvera de nombreuses interrogations, mais il est évident que le PNR doit aussi trouver application pour ce qui est des vols intra-européens.

Je considère que les services secrets doivent mieux coopérer. Avec Guy Verhofstadt, premier ministre du Royaume de Belgique à l'époque, nous avons assisté à deux ou trois Conseils européens après les attentats de New-York. Déjà, une semaine après les attentats de New-York, nous nous étions promis, nous, les chefs d'État et de gouvernement, de mieux faire fonctionner et d'une façon concertée les services secrets. Il n'en fut rien. Aujourd'hui, on nous répète que les services secrets doivent coopérer de la meilleure façon possible. Je voudrais que, cette fois-ci, nous réalisions cette nécessaire coopération entre les services secrets.

(Applaudissements)

Dans la mouvance des propos du président Schmit, je voudrais vous confirmer qu'au mois de décembre, la Commission proposera un texte sur la création d'un corps de gardes-frontières et de gardes-côtes, qui est une nécessité pour mieux protéger nos frontières extérieures.

Dimanche, se tiendra un sommet avec les vingt-huit États membres et la Turquie, qui portera notamment sur la crise des réfugiés.

Je voudrais rendre ici hommage au premier vice-président Timmermans pour un travail remarquablement conduit, lorsque, à trois reprises, je crois, il s'est rendu en Turquie pour évoquer avec les autorités turques les modes de coopération que nous pouvons mettre en place avec ce pays. Nous adopterons un plan d'action conjoint avec la Turquie et, pour le reste, nous sommes en train de négocier le détail de ces arrangements.

(Applaudissements)

 
  
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  Manfred Weber, im Namen der PPE-Fraktion. Herr Präsident, Herr Ratsvorsitzender, Herr Kommissionspräsident, liebe Kolleginnen und Kollegen! Als ich an dem Freitagabend nach einem Termin nach Hause gekommen bin, habe ich mich eigentlich auf ein Fußballspiel zwischen Deutschland und Frankreich gefreut und war dann wie wir alle geschockt, als ich den Fernseher eingeschaltet und die Bilder aus Paris gesehen habe. Wir sind alle tief betroffen und in Trauer. Zunächst sind unsere Gedanken bei den Opfern. Es wird leider Gottes oft zu schnell über die Täter und zu wenig über die Opfer gesprochen. Deswegen sind unsere Gedanken zunächst bei den Opfern und bei den Angehörigen.

(Beifall)

Es ist Besonnenheit und es ist Entschlossenheit notwendig. Zunächst Besonnenheit. Ich habe, als ich die Bilder gesehen habe, natürlich auch an Charlie Hebdo gedacht – vor wenigen Monaten in Paris. Und da ist mir ein Name eingefallen, nämlich Ahmed Merabet. Er war Polizist, französischer Polizist, der bei Charlie Hebdo Wache geschoben hat, Charlie Hebdo verteidigt hat. Und er war Moslem. Es sind auch letzten Freitag, vor einer Woche, viele Moslems ermordet worden von Wahnsinnigen, von Terroristen. Deswegen müssen wir uns als Erstes bewusst machen: Es sind nicht Moslems, es ist nicht der Islam, der unser Problem ist, sondern es sind wahnsinnige Extremisten und Terroristen, die unser Problem sind. Es wäre ein Sieg der Terroristen, wenn wir es zulassen würden, eine ganze Religionsgruppe jetzt unter Generalverdacht zu stellen.

(Beifall)

Ein zweites Prinzip möchte ich ausdrücklich unterstreichen, das der Kommissionspräsident bereits angesprochen hat: Flüchtlinge, die zu uns nach Europa kommen, sind Opfer des Terrorismus und nicht Täter. Deswegen ist eine Vermengung, die jetzt von manchen Populisten und Extremisten im politischen Bereich vorgenommen wird, unzulässig. Auch das wäre ein Sieg der Terroristen, wenn wir alle Flüchtlinge unter Generalverdacht stellen würden.

(Beifall)

Ein Drittes, liebe Kolleginnen und Kollegen: Die Terroristen hassen unsere Art zu leben, die Freiheit, die Freude am Leben, die Toleranz, die Demokratie. Deswegen dürfen wir nicht zulassen, dass wir unsere Art in Frage stellen. Ich habe großen Respekt vor den Menschen in Paris, vor den Menschen in Frankreich, die gerade zeigen, dass sie sich ihre Art zu leben nicht von Terroristen kaputt machen lassen.

Und als Letztes, meine sehr verehrten Damen und Herren, nochmal zurück zu Ahmed Merabet, einem Polizisten, der mit seinem Leben dafür bezahlt hat, dass er unsere Freiheit verteidigt. Liebe Kolleginnen und Kollegen, vor dem Europäischen Parlament in Brüssel stehen Soldaten, junge Männer, die unsere Arbeit schützen. Und deswegen möchte ich auch mal danke sagen an alle Behörden, die für unsere Sicherheit jeden Tag ihren Kopf hinhalten. Danke dafür!

(Beifall)

Liebe Kolleginnen und Kollegen! Es geht einem als Politiker da natürlich vieles durch den Kopf, wenn wir über diese Fragen reden. Es geht einem durch den Kopf, Herr Präsident Schmit, dass wir im Rat eigentlich copy and paste machen können. Seit vielen Jahren wird im Rat das Gleiche beschlossen, werden kontinuierlich die gleichen Reden gehalten, und leider Gottes passiert nichts. Sie müssen sich darum kümmern, dass endlich etwas passiert! Das erwarten die Menschen in Europa. Und auch wir intern müssen kritisch miteinander umgehen. Das würde mir als Politiker einfallen. Ich höre den französischen Innenminister, der an uns als Parlament appelliert, wir sollen bei PNR endlich Ergebnisse liefern. Und da muss ich für meine Fraktion sagen: Wir liefern! Seit Monaten, seit Jahren sind wir bei PNR der Meinung, dass das kommen muss. Und viele andere Kollegen, die Sozialdemokraten insbesondere, haben im Innenausschuss des Europäischen Parlaments gegen PNR gestimmt. Da muss ich dem französischen Innenminister auch sagen: Rede bitte mit Deiner Fraktion, wenn Du glaubst, dass wir nicht vorankommen!

(Beifall)

Aber, ehrlich gesagt, liebe Kolleginnen und Kollegen, möchte ich dieses gegenseitige Aufrechnen gar nicht in den Mittelpunkt meiner Rede stellen. Ich hatte es mir überlegt, aber ich möchte es gar nicht machen, weil ich vielmehr werben will, nämlich dafür, zusammenzuarbeiten, die Themen miteinander anzupacken, bei PNR voranzugehen, bei den Fragen von Europol voranzugehen, bei der Datenschutzrichtlinie, bei der Bekämpfung der Finanzierung von Terror voranzugehen, damit wir dort Ergebnisse bekommen, und bei der Vorratsdatenspeicherung, damit wir die in ganz Europa bekommen. Unsere Ermittlungsbehörden brauchen diese Daten!

Meine sehr verehrten Damen und Herren! Das ist es, was uns umtreibt. Wir als EVP-Fraktion wollen Ergebnisse erzielen, und wir wollen das in Europa gemeinsam schaffen. Wir müssen uns bewusst sein, dass es eine Herausforderung für ganz Europa ist, für uns alle in der europäischen Verantwortung. Ich appelliere an alle, dass wir in den nächsten Wochen nicht reden, sondern endlich Taten folgen lassen!

(Der Redner ist damit einverstanden, eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“ gemäß Artikel 162 Absatz 8 der Geschäftsordnung zu beantworten.)

 
  
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  Pervenche Berès (S&D), question "carton bleu". Je remercie le président Weber pour l'expression de sa solidarité avec la République française, mais je m'étonne de ses propos stigmatisants et du climat de conflit qu'il maintient, alors que nous sommes tous mobilisés pour faire aboutir le PNR. Nous avons assisté à une instrumentalisation d'une position cohérente des socialistes qui, en commission LIBE, ont voté contre un texte qui ne reprenait aucune des demandes françaises, et qui ont permis et voulu que la négociation s'engage afin d'aboutir à un PNR d'ici la fin de l'année.

J'espère, Monsieur Pittella, que M. Weber nous soutiendra afin que nous aboutissions ensemble à ce PNR d'ici fin 2015.

 
  
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  Manfred Weber (PPE), Antwort auf eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“. Frau Berès! Noch gestern Abend wurde ein Antrag der Sozialisten eingereicht, den heutigen Bericht Dati zur Radikalisierung dahingehend abzuändern, dass das Ziel, bis Ende des Jahres PNR abzuschließen, wieder gestrichen wird.

Der Antrag ist dankenswerterweise jetzt von den Sozialisten zurückgezogen worden. Ich bedanke mich ausdrücklich dafür.

Ich möchte auch klarstellen: Wir sollten diese Debatten beenden. Ich habe das ja auch versucht zu sagen: Wir sollten diese Debatten beenden, und wir sollten jetzt miteinander daran arbeiten, die Themen anzupacken, und ich hoffe, dass die Sozialisten dazu bereit sind.

(Beifall)

 
  
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  Gianni Pittella, a nome del gruppo S&D. Signor Presidente, onorevoli colleghi, l'Europa non si farà cambiare dal terrorismo. Restando noi stessi spazzeremo via il terrore. Per molte nostre città – penso a Parigi, a Bruxelles – questo è il momento più difficile dalla Seconda guerra mondiale. Mai i nostri concittadini si sono sentiti così tanto minacciati. Tutti noi sentiamo un grande vuoto dentro: ma questo non deve diventare l'11 settembre dell'Europa. Non dobbiamo permettere che la paura e la logica dell'emergenza diventino la normalità; non dobbiamo cadere nel ricatto dei terroristi che vogliono spingerci verso la divisione. Questa è l'ora dell'unità e della responsabilità!

Chi pensa di lucrare consensi elettorali, spaccando il fronte europeo, sbandierando la falsa equazione – lo diceva Juncker, lo ripeteva Weber – "rifugiato = terrorista" è un avvoltoio nemico dei cittadini europei. Serve sangue freddo, serve più Europa, più Europa vicino alla Francia, a François Hollande, a tutti i cittadini francesi, vicina alla Tunisia, più forte nel mondo, dovunque questi bastardi mietono vittime.

Hollande ha invocato l'articolo 42 e la risposta degli Stati membri deve essere sì. Ma noi possiamo andare oltre, possiamo andare oltre la dimensione intergovernativa, affermando misure europee comunitarie. Perciò l'Unione, come ha detto il presidente Juncker, riprenda l'iniziativa nel settore della sicurezza e della difesa. Ebbene ha fatto il Presidente Juncker ad annunciare maggiore flessibilità nell'applicazione del patto di stabilità per le spese di sicurezza. Questa flessibilità deve applicarsi a tutti gli Stati dell'Unione che investono nella sicurezza.

È chiaro, infatti, che la battaglia contro il terrorismo la vinceremo, se investiremo economicamente e politicamente in servizi di intelligence preparati e se faciliteremo il loro coordinamento a livello europeo. Serve non solo più tecnologia: servono risorse umane "superesperte", capaci di affrontare il nuovo profilo del terrorismo jihadista. Più Europa vuol dire inoltre applicare Schengen nella sua completezza e non smantellarlo, perché all'interno del Trattato già ci sono misure che possono e devono essere implementate per assicurare maggiore e migliore protezione alle frontiere esterne.

Il nostro gruppo ha lavorato e lavorerà coerentemente perché si faccia un accordo sul PNR europeo entro la fine dell'anno. Insieme vogliamo anche garantire i diritti ai cittadini nell'ambito della privacy e quindi i due dossier sul PNR europeo e sulla protezione dei dati vanno insieme, come da mandato di questo Parlamento.

Per sconfiggere il terrorismo serve anche una riflessione vera sulla nostra società. È chiaro che ci sono anche altre cause ma non dimentichiamo le condizioni di disoccupazione, di miseria e di segregazione in cui vivono aree delle nostre città, in cui crescono alcuni giovani che possono essere più tentati dalla sirena fascinosa e macabra del terrorismo. L'Europa deve riaffermare il suo modello di società coesa e solidale e va detto con chiarezza che l'Islam è parte dell'identità di questo continente e che non ha nulla a che spartire con l'ideologia di morte di Daesh.

Anche in politica estera, l'Europa deve fare l'Europa. Vanno tagliati i canali di finanziamento; bisogna isolare Daeh politicamente, bisogna colpire il circuito affaristico, criminale, il riciclaggio di denaro sporco, il traffico di essere umani, l'ipocrisia di alcune realtà nel Golfo. L'Europa deve agire come sta facendo la Vicepresidente Mogherini, assicurando un ruolo di tessitrice mediatrice tra gli Stati e gli attori in campo.

Serve un'ampia coalizione che ricomprenda anche i paesi musulmani della regione, insieme, naturalmente, a Unione europea, Russia e America per sconfiggere il terrorismo.

 
  
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  Syed Kamall, on behalf of the ECR Group. Mr President, on Friday 13 November I was with other Conservatives and Reformists in Tunisia, where we were taking part in a conference on building a Muslim democratic movement. We knew then, as we saw the pictures coming in from Paris, as we shared the grief of the people of Paris and of France, that it could all happen again in Tunisia – and sadly that is what came to pass overnight. Our solidarity should be not only with the people of France but also with the people of Tunisia and with all the victims of terrorism and Daesh.

(Applause)

One of the terrorists involved in the Paris attacks spent his nights drinking alcohol and smoking cannabis, and another never went to the mosque. Two British terrorists ordered a book before they fled to Syria last year. The name of that book: Islam for Dummies. Yet all these terrorists claim to be carrying out these acts in the name of Islam, and are prepared to slaughter innocent people on a Friday night in Paris – people eating dinner, watching a rock band, just going about their own business.

It could have been in any of our cities. It could have been aimed at any of us but, sadly, there is method to their madness. Firstly, they hope to inspire copycat attacks and recruit more terrorists. Fortunately, the vast majority of Muslims will not fall for this. Secondly, even though most victims of Daesh attacks are in fact Muslims, they want, through these attacks on our cities, to provoke a backlash – to convince Muslims that Islam is despised in the West. We all need to come together to show them that they will not succeed.

In the aftermath of the attacks there have been the inevitable statements about the incompatibility between Islam and Western democracy. We may even hear some of that in this Chamber today. But let us be inspired by the words of Antoine Leiris, who lost his wife, Hélène, in the Bataclan. He told the terrorists: ‘I will not give you the gift of hating you.’ How brave he must have been to write those words to people who had just murdered his wife – to people who had shattered his life, to people with a love for death, who attacked a city known for its love of life. It is at times like this that our humanity must become stronger and not descend into a spiral of hatred and blame. We need to come together to learn the lessons, to strengthen our resolve and to develop our response – a response that must be measured and proportionate. For if, every time they attack us, we erode our freedoms, there may eventually be no freedoms to defend.

The balance between security and liberty will always be hotly debated, but we should debate this delicate balance without accusations, without any of the insults I see flying across this Chamber, and without questioning political opponents’ determination to fight terrorism, because this whole House needs to come together to agree on clear and tangible measures to strengthen our protection, such as introducing the passenger name record system by the end of the year. The ECR rapporteur, Timothy Kirkhope, will deliver on this, working with all the other Groups and also addressing the concerns about civil liberties.

Better sharing of intelligence between national agencies is another such requirement. This does not mean we need an EU intelligence agency; the answer is not always more Europe. The answer is to build trust between the agencies of the nation states to make sure they share the intelligence that they have. Stronger external borders – building on last week’s Home Affairs Council – are also essential, because so long as the EU’s external borders are weakened, there will be calls for its internal borders to be strengthened.

However, we should not pretend that every terrorist crosses borders to come into the EU. Many, sadly, were born and were radicalised in EU Member States – some searching for an identity or a sense of belonging, others radicalised in prison; some violent individuals looking for a new cause, others vulnerable and fooled into believing in a violent shortcut to paradise in a world of temptation.

Better integration must be part of the solution, for where there are young people who feel that they do not belong to the country in which they live, where they are ghettoised, ISIS/Daesh will see them as potential recruits.

These are all important debates that we will have in the months ahead. But today, whether you believe in a United States of Europe or whether you believe in a Europe of nation states, we should all unite to state a simple message: we will not surrender to hatred. We will not surrender to intolerance. We will not surrender our freedoms. You can attack us, you can injure us, but you will never break us.

(Applause)

(The speaker agreed to take a blue-card question under Rule 162(8))

 
  
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  Róża Gräfin von Thun und Hohenstein (PPE), pytanie zadane przez podniesienie „niebieskiej kartki”. Panie Przewodniczący! Tutaj jestem, panie przewodniczący Kamall, ostatni rząd. Z dużym zainteresowaniem i podziwem wysłuchałam Pana bardzo pięknego wystąpienia i mam do Pana pytanie. Czy zdaje Pan sobie sprawę z tego, że w szeregach grupy politycznej, której klubowi Pan przewodniczy tutaj w Parlamencie Europejskim, znajdują się ludzie, którzy szerzą antyislamizm, którzy mówią straszne rzeczy o muzułmanach, i czy jest Pan skłonny zaangażować się w to, aby takie rzeczy w Pana w grupie politycznej się nie zdarzały?

 
  
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  Syed Kamall (ECR), blue-card answer. I find the premise of your question interesting, although I disagree with you fundamentally on this. Let me be quite clear. We have heard statements from politicians and almost all political groups about Islam, and some against Islam, in the last few weeks and months. Now is not the time – if there ever is a time – to be posing such cheap political questions in this debate. What we should be doing is coming together across the Chamber to show these terrorists that we are united in the face of their hatred.

 
  
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  Guy Verhofstadt, on behalf of the ALDE Group. Mr President, I want to continue where Mr Kamall ended his intervention and say that I was also shocked by the way that we have behaved since 13 November as politicians. Instead of showing unity – we have seen it again in this debate this morning – we throw insane accusations at each other.

Dans la langue française, il existe une expression pour cela: on parle de "jeux de politique politicienne", auxquels nous jouons parfois et qui exploitent la tragédie parisienne, chers collègues, pour marquer des points faciles dans le cadre d'élections, disons-le contre l'Europe, contre les réfugiés, contre l'islam et même contre le Parlement européen. Nous allons l'entendre dans quelques instants. Marine Le Pen va le faire à nouveau.

Je trouve cela indigne et il est surtout indigne de dire: "vous êtes responsables du terrorisme, parce que vous n'avez pas conclu d'accord sur le PNR". Je dois vous dire, chers collègues, que c'est exactement le contraire qui est vrai, parce que la réalité est que ce Parlement avait proposé dès le début un règlement – pas une directive –  avec effet direct et immédiat pour créer un système unique au niveau européen, qui serait transnational afin d'éviter justement les défaillances systématiques que nous constatons chaque fois que l'un ou l'autre service de renseignement national qui connaissait les malfaiteurs n'a pas transmis les informations pertinentes au pays où les faits se sont déroulés. Tel a été le cas en 2004 à Madrid, tel a été le cas en 2005 à Londres, et tel est maintenant à nouveau le cas à Paris.

Nous faisons à chaque fois le même constat. Et qu'avons-nous sur la table? Une directive. Dans le meilleur des cas, il faudra au moins deux ans pour l'appliquer et, de surcroît, ce sont vingt-huit PNR que nous allons créer dans l'Union européenne. J'estime qu'il faut au moins prévoir un échange obligatoire d'informations entre ces vingt-huit systèmes mais, naturellement, Monsieur le Ministre, les États membres le refusent. Alors, je vous le demande aujourd'hui, qui est responsable à l'origine de l'absence du PNR?

J'étais président du Conseil européen, j'étais là avec Jean-Claude Juncker, le 11 septembre 2001, lorsque nous avons été capables de créer en six mois – Jean-Claude, vous vous rappelez – le mandat d'arrêt européen qui était un système obligatoire, pas comme les mesures que vous venez d'énumérer, qui sont à chaque fois facultatives, volontaires et dont l'application dépend de la volonté des États. Pour mémoire, Monsieur Weber, seul M. Berlusconi était contre et a négocié une période de transition, pour lui-même, je suppose, de presque dix ans. Ce n'est qu'en 2014 que le système est entré en application en Italie.

Arrêtons donc de faire des querelles politiciennes, ici, dans cette assemblée. Il est trop facile de se lancer des attaques pareilles! Ce qui est impératif, maintenant, c'est l'unité et la solidarité autour de la France; je dirais même un front commun, une Europe unie dans le combat contre Daech et le terrorisme. Il s'agirait du meilleur hommage que nous puissions rendre aux 130 jeunes qui ont péri, qui ont été abattus lors des attaques à Paris.

C'est dans le même esprit que je vais lancer aujourd'hui un appel en faveur de la création d'une agence de renseignement européenne. M. Cazeneuve, le ministre de l'intérieur français, a raison quand il dit qu'il faut lutter d'urgence contre le terrorisme et se concentrer sur l'application immédiate des nombreuses mesures qui ont été prises depuis les attentats de Charlie Hebdo. Mais nous constatons quand même que dix mois plus tard, une douzaine d'États n'a pas encore transféré les données requises par le système informatisé de Schengen – douze États depuis dix mois qui ne transfèrent pas les éléments nécessaires!

Selon moi, gouverner ne signifie pas seulement mettre en œuvre les mesures qui ont été décidées, mais aussi prévoir et préparer l'avenir, surtout en matière de lutte antiterroriste. Les terroristes, chers collègues, ne connaissent pas de frontières et nous devons donc aussi nous doter d'une capacité en matière de sécurité et de renseignement qui traverse également les frontières. Prenons le cas d'Abdeslam, toujours en cavale – c'est tout de même criant! Il a été contrôlé la nuit des attentats par la police française à Cambrai, il a pu continuer son chemin parce que la police ne le connaissait pas, mais je peux vous dire que la police belge le connaissait bel et bien! Eh bien, je vous dis qu'avec une agence européenne de renseignement au service de tous les policiers européens, Abdeslam aurait certainement été arrêté. Voilà la réalité qu'il faut dire aux citoyens. Si nous devons choisir entre souveraineté et sécurité, je choisis la sécurité de nos concitoyens qui doit l'emporter sur la souveraineté.

C'est dans cet esprit, Monsieur Juncker, que je vous ai envoyé, à vous et à M. Avramopoulos, une proposition concrète concernant la manière de procéder pour y parvenir.

In the same spirit, we also have to show unity and solidarity with France in the use of Article 42. We did not discuss this today because – let us be honest – for far too long we have outsourced our problems: inside the Union to France, as in Mali; and, outside the Union, to the Americans. If the Americans do nothing, nothing happens – as in Syria, for example.

A European military coalition around France has to break this stalemate, eradicate Daesh and also facilitate a political solution. I hope that this coalition around France on Article 42 may be the start of a real European Defence Community and foreign policy. Again, I repeat: this is the best tribute we can pay to the 130 young people who were victims in Paris.

(The speaker agreed to take a blue-card question under Rule 162(8))

 
  
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  Patrick O’Flynn (EFDD), blue-card question. Mr Verhofstadt, you mentioned the contradiction between sovereignty and security, but is it not true that national sovereignty and security actually go in harness? Was it not actually the mess instituted by the collapse of the unsustainable Schengen area that compromised people’s security, including in France a few days ago? And is it not the case that sovereign states need to take responsibility for their own security to protect their citizens?

 
  
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  Guy Verhofstadt (ALDE), blue-card answer. We can see what it means! If national sovereignty means what we have seen in Spain, what we have seen in London, and what we have seen in Paris, I do not think there is proof that national sovereignty can guarantee the security of our people. Clearly, as I said, terrorism knows no borders, but our intelligence and security services still have to cope with borders. That is the contradiction we have to address.

 
  
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  Gabriele Zimmer, im Namen der GUE/NGL-Fraktion. Herr Präsident! Das Europäische Parlament hat in der vergangenen Woche Einigkeit demonstriert und wird es hoffentlich auch heute tun, wenn es darum geht, die terroristischen Anschläge in Paris, in Tunis, in Bamako und wo auch immer in der Welt als das zu verurteilen, was sie sind: Angriffe gegen Menschen, gegen unsere Werte, gegen alles, was unsere zivilisatorische Erfahrung, unser zivilisatorisches Zusammenleben in diesem Jahrhundert eigentlich ausmacht.

Es gibt keine Entschuldigung, keine Rechtfertigung. Jeder und jede muss wissen: Menschen tötet man nicht!

Lassen Sie uns aber auch mit den Sorgen, mit den Gefühlen der Trauer von Menschen, die direkt oder auch über die Medien Zeugen der Attacken geworden sind, kein Schindluder und keinen Missbrauch treiben.

Es gab zwei Sätze in den letzten Tagen, die auch heute teilweise wiederholt worden sind und die ich für sehr wichtig halte: Terrorismus ist nicht mit der Flüchtlingsfrage zu vermengen: Und Flüchtlinge sind gerade vor dem Terror geflohen, den wir in Europa erleben. Von diesem Appell an Vernunft und an Anstand ist allerdings in der Realität nicht mehr viel übrig geblieben.

Ich erinnere an Herrn Orbán, seinen Satz: Alle Terroristen waren Migranten. Ein Satz, der so verachtend wie hinterhältig ist. Denn: alle Nicht-Terroristen sind und waren Migranten. Alle Menschen sind Migranten. Herr Orbán ist ein Migrant. Ist Herr Orbán – und die Frage sei gestellt – ein Terrorist?

Angesichts der Terrorangriffe sollten wir klar und deutlich sagen: Die Schließung der Grenzen zwischen Mitgliedstaaten innerhalb Europäischen Union, die Debatte über Obergrenzen, die Abweisung von Flüchtlingen und die makabre Definition, die wir gegenwärtig erleben, von sogenannten sicheren Herkunftsländern, zählen aus meiner Sicht genau zu dieser falschen Debatte, zu diesem Missbrauch. Die wird nicht nur von einigen wenigen betrieben, sondern wir haben hier Premierminister aus unserer Europäischen Union dabei, wir haben hier Parteiführer dabei, es geht quer durch.

Wiederholen wir bitte nicht die Fehler von 9/11! Welchen Gewinn an Sicherheit, Kooperation und Entwicklung haben der Krieg gegen Afghanistan, Irak und Libyen für die Weltgemeinschaft gebracht? Terror gegen Terrorismus – das ist die schlechteste aller Antworten. Weder Luftangriffe noch Drohnenangriffe haben zur Austrocknung der Wurzeln des Terrorismus geführt. Ich verweise hier auch auf die Aussagen der amerikanischen Drohnenpiloten, die genau gesagt haben, dass ihre Art, Krieg zu führen, dazu geführt hat, dass neue Terroristen rekrutiert werden konnten. Leid über Zivilbevölkerung zu bringen, das kann nicht unsere Antwort sein.

Gemeinsam mit der Türkei und mit Russland in den Krieg? Nein danke! Gemeinsam mit Russland und der Türkei für eine politische diplomatische Offensive sorgen? Ja, unbedingt! Ich denke, das muss auch unsere Antwort auf die Entwicklung des gestrigen Tages sein.

Wir haben als EU andere Möglichkeiten, andere Verantwortung. Die sollten wir wahrnehmen. Ich denke hier an die Situation in den Banlieues, aber auch in anderen Ballungsgebieten von europäischen Metropolen. Hier müssen wir mit einer Offensive zur Integration und zur Schaffung von Zukunftsperspektiven für junge Leute ansetzen.

Wir haben – und darauf möchte ich auch verweisen – eine Debatte um eine neue nachhaltige Nachbarschaftspolitik. Das möchte ich unbedingt unterstützen. Das kann und muss unsere Antwort sein. Darauf möchte ich hinweisen.

Ansonsten reden wir bitte auch über den Stopp von Waffenexporten! Reden wir nicht nur über die Finanzquellen, die zu entziehen sind, reden wir auch über den Stopp des Austauschs bzw. darüber, dass wir zulassen, dass sie mit Öl und Kulturgütern handeln.

(Die Rednerin ist damit einverstanden, eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“ gemäß Artikel 162 Absatz 8 der Geschäftsordnung zu beantworten.)

 
  
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  Bill Etheridge (EFDD), blue-card question. Thank you and good morning. Thank you for taking the question. You speak about tackling the root causes of terrorism. Would you agree with me that to blame the poor – particularly in urban areas, as has been said today – and to say that somehow to live in poverty and to be disadvantaged is an excuse to go forward into this kind of radicalisation is an insult to all of the decent, good working poor across Europe who have high standards and are just as outraged by this as anyone else? If people have not got a job, have not got work, they should get on their bike and look for it!

(Applause)

 
  
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  Gabriele Zimmer (GUE/NGL), Antwort auf eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“. Also, ich bin ja schon eine Reihe von absurden Anfragen gewöhnt, aber Sie haben mir auch nicht zugehört.

Ich habe als ersten Satz gesagt: Es gibt keine Entschuldigung, keine Rechtfertigung für irgendwen, zu Terror zu greifen und Menschen zu ermorden! Punkt, aus! Dann muss man aber auch über die Situation, die Hoffnungslosigkeit und die Perspektivlosigkeit gerade von jungen Menschen in vielen Ballungsgebieten auch der Europäischen Union, reden können.

Was hat das eine mit dem anderen zu tun? Ich setze es in keinen direkten Zusammenhang. Aber ich sage, wir haben uns darum zu kümmern. Denn das war eine falsch geleitete Integrationspolitik, eine Nicht-Integration, und die ist immer ein Problem, und damit haben wir uns auseinanderzusetzen.

 
  
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  Philippe Lamberts, au nom du groupe Verts/ALE. Monsieur le Président, chers collègues, comme vous tous, j'ai été profondément choqué par les attaques survenues à Paris il y a deux semaines, et comme vous tous, mes pensées vont aux victimes et à leurs proches, je dirais à toutes les victimes, celles de Paris, de Beyrouth, du Sinaï et d'ailleurs. Mais au-delà de ces émotions, notre responsabilité de décideurs politiques n'est pas de donner telle ou telle mesure en pâture à nos citoyens pour les rassurer, mais bien de prendre des mesures concrètes, basées sur les faits et qui permettent de répondre aux problèmes.

Le premier fait est que la plupart des terroristes qui ont commis des attaques ces dernières décennies en Europe étaient connus des services de police et de renseignement, mais pas de tous, tout simplement parce que l'information, le renseignement n'est pas partagé. Alors même qu'ils étaient connus comme des personnes dangereuses, ils n'ont pas fait l'objet de la surveillance qui s'imposait, tout simplement par manque de moyens. La première leçon que nous devons en tirer, c'est de faire du partage du renseignement la règle et de se donner les moyens d'exploiter ces renseignements. De ce point de vue-là, l'immobilisme des gouvernements des États membres a contribué à ce que les attentats puissent avoir lieu.

Face à cela, nous comprenons bien que la réponse qui consiste à vouloir mettre l'intégralité de nos sociétés sous surveillance constante est à la fois inadéquate et démocratiquement inacceptable. Inadéquate, parce que ce n'est pas le renseignement qui fait défaut, mais bien son partage et son exploitation. Inacceptable, parce qu'en démocratie il existe un principe de base qui est la proportionnalité entre les mesures adoptées et l'effet recherché, et que rien ne peut justifier la mise sous surveillance généralisée de nos sociétés. La Chine essaie et ne parvient pas pour autant à empêcher les actes terroristes. Par contre, bien sûr – vous l'avez dit, Monsieur Schmitt – il faut s'attaquer au commerce des armes, il faut s'attaquer au financement du terrorisme, il faut s'attaquer à l'abus d'internet utilisé pour répandre des discours de haine et de violence. Voilà pour la réponse immédiate. Eh oui, Monsieur  Cazeneuve, vous avez raison, l'Europe doit se reprendre, mais l'Europe qui doit se reprendre est celle des États membres qui restent arc-boutés sur leur quant-à-soi national. Ils n'ont toujours pas réalisé qu'en matière de sécurité, comme en tant d'autres matières, il n'y a de souveraineté que partagée.

Maintenant, je pense que nous ne pourrons pas faire l'économie de répondre à trois questions. Premièrement, quel est l'effet de nos interventions multiples en Iraq, en Afghanistan, en Libye et ailleurs sur la menace terroriste? Ces interventions la réduisent-elles ou l'augmentent-elles? Je pense que la question est ouverte.

Deuxièmement, quid de nos relations avec cet État islamique qui a réussi – je veux parler de l'Arabie Saoudite. Un État qui bafoue les droits fondamentaux, crucifie, décapite et coupe les mains, mais avec lequel nous entretenons – je me rappelle encore de M. Valls il n'y a pas longtemps – d'excellentes relations. Mais que voulez-vous? Notre addiction au pétrole nous rend dépendants de gens comme cela. Vous avez bien compris que la transition énergétique n'est pas qu'une question écologique, c'est aussi une question stratégique et une question de sécurité.

La troisième question que nous devons nous poser est probablement la plus fondamentale. L'autre fait gênant est que les terroristes qui ont agi ces dernières décennies ont grandi chez nous, ont des passeports – vous l'avez dit Monsieur Schmit, je crois –  de chez nous. Pourquoi nos sociétés sont-elles devenues un terrain fertile? Je ne me fais pas d'illusions, nous entendrons encore des discours de haine et de violence pendant des décennies. Il faut s'assurer que nos sociétés ne constituent pas un terrain fertile pour ces discours, qu'ils tombent à plat, et là on peut se poser la question d'une société où la compétition de tout le monde avec tous est la règle, où la consommation est le seul horizon, où l'exclusion progresse chaque jour, où l'appartenance ethnique ou religieuse est de plus en plus un facteur d'exclusion. On peut se demander comment tout cela contribue – sans en être la cause unique – à l'augmentation du risque terroriste.

Je sais que les émotions sont fortes, je pense que nous devons résister à la tentation d'être submergés par elles, parce que si nos sociétés portées par ces émotions devaient se crisper dans un repli sécuritaire, les terroristes auraient gagné! Je conclus, Monsieur le Président, en rappelant que la France, qui a été attaquée il y a deux semaines, a mis au cœur de ses valeurs républicaines la liberté, l'égalité et la fraternité. Je pense que c'est en tenant ce qui était une promesse à l'égard de tous nos concitoyens et de tous les citoyennes et les citoyens du monde, que nous pourrons vivre en sécurité dans des sociétés libres, ouvertes et démocratiques.

(L'orateur accepte de répondre à une question "carton bleu" (article 162, paragraphe 8, du règlement))

 
  
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  Marek Jurek (ECR), pytanie zadane przez podniesienie niebieskiej kartki. Pan wspomniał Arabię Saudyjską. Chciałem pana zapytać, czy pana zdaniem w Arabii Saudyjskiej te nieludzkie praktyki to jest dzieło ekstremistów? Czy te nieludzkie praktyki mają masowe poparcie społeczne? Ale zostawmy ten jeden niedemokratyczny kraj.

Pakistan jest krajem demokratycznym. Czy pana zdaniem Asia Bibi od sześciu lat siedzi w celi śmierci, dlatego że tego chcą ekstremiści? Czy uczciwi liberalni politycy nie mogą niczego zmienić dlatego, że te nieludzkie praktyki mają masowe poparcie społeczne? Proszę odpowiedzieć na to pytanie.

 
  
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  Philippe Lamberts (Verts/ALE), réponse "carton bleu". Monsieur Marek, je n'ai pas de réponse précise à cette question, tout simplement parce que je ne vis pas en Arabie Saoudite.

Ce que je sais, c'est que le régime d'Arabie Saoudite propage une forme d'islam qui est probablement la plus totalitaire et la plus fasciste du monde. Demande-t-on l'avis des citoyens en Arabie Saoudite? Je ne me souviens pas d'avoir entendu parler d'élections dans ce qui est une monarchie absolue. Je ne pense pas qu'on demande aux citoyens, et surtout aux citoyennes, saoudiens leur avis sur la question de savoir s'il est bien de crucifier, de décapiter ou de lapider. Je pense que peu d'êtres humains aiment et soutiennent ce genre de choses.

C'est en tout cas un régime avec lequel nous sommes alliés alors qu'en fait, il incarne l'État islamique qui a réussi. C'est le modèle que Daesch veut émuler.

 
  
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  Paul Nuttall, on behalf of the EFDD Group. Mr President, I would like to start by offering my condolences, on behalf of my Group, to the families and friends of those who were tragically slain in Paris. The attacks really brought home to us the danger that we face on our streets today.

If we are to deal with the greatest threat that we and our children face in this century – that of Islamic fundamentalism – we must resolve the situation in Syria. We must first realise who our enemy is, and who our enemy is not. We must not see foreign policy through the eyes of the student common room. We must realise that geopolitics is not black and white; there are very often grey areas, and we must be grown up enough to say that sometimes my enemy’s enemy is my friend, just as we did in the Second World War with Joseph Stalin.

We need to put together a grand coalition of nations including not just the Western powers but also Russia, China, India and Muslim nations as well. We must come together to cut out the cancer of radical Islamism which brought carnage onto the streets of Paris and, I believe, will attempt to repeat the same evil on the streets of another European city sometime soon. We need to admit, too, that Bashar al-Assad is not a threat to global peace by comparison with the Islamism of Islamic State. But we must also look at ourselves and ask whether our policies have aided the terrorists – and sadly, the answer is yes.

This place is in denial. You are clinging to Schengen and freedom of movement of people, just as Neville Chamberlain clung to appeasing Hitler when it was obvious to all that this man could not be dealt with. The obsession with these policies, and the failure to admit that you have been wrong, are placing the lives of our citizens in danger. I warned in this Chamber six weeks ago – to howls of derision – that freedom of movement of people in Europe would, in the end, lead to freedom of movement of jihad, and, unfortunately, I was proved correct. We must take a hard look in the mirror and ask whether our tolerance is leading to intolerance – and again, the answer must be yes.

Last week I took a walk around the Brussels suburb of Molenbeek. I was saddened by what I saw, but unfortunately I was not surprised. It is a snapshot of everything that has gone wrong with the failed policies of political correctness and aggressive multiculturalism. It is a ghetto where many home-grown jihadists live, egged on by Saudi-sponsored Wahhabism.

So, if we are to take steps to solve the crisis that we face, we must first cut out its source – which is the problems in Syria – through a global coalition. But at the same time we must take preventive action at home by reinstating border controls and clamping down on Saudi-sponsored Wahhabism, which is a growing, clear and present danger within many of our communities.

(The speaker agreed to take a blue-card question under Rule 162(8))

 
  
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  Anna Elżbieta Fotyga (ECR), blue-card question. Mr Nuttall, do you agree with me that in the past, appeasing Stalin brought enormous atrocities to other regions, like my region (Central and Eastern Europe), that and currently appeasing Putin brings atrocities to countries like Ukraine and other countries of Central and Eastern Europe as well?

 
  
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  Paul Nuttall (EFDD), blue-card answer. If we did not do a deal with Stalin – and I am speaking as a historian here – then we would now probably be living in a Nazi- dominated Europe. So we had to do it; we did not really have a choice. Equally, at the same time, you talk about appeasing Putin. Putin is on our side. The real threat in the world today is Islamic fundamentalism. If we have to do a deal with the devil, we must do so to ensure that we cut this cancer out of our society.

 
  
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  Marine Le Pen, au nom du groupe ENF. Monsieur le Président, mes chers collègues, la France a traversé une épreuve absolument épouvantable le vendredi 13 novembre. Je pense que le premier respect à avoir à l'égard des victimes consiste à nommer ce qui les a assassinés. Or, pas plus dans la bouche de nos dirigeants français que dans l'ensemble des interventions que j'ai entendues ce matin, je n'ai entendu nommer l'assassin. L'assassin, ce n'est pas le terrorisme. Le terrorisme, c'est l'arme qui est dans la main de l'assassin.

L'assassin, c'est l'idéologie qu'il porte et au nom de laquelle le terrorisme tue. C'est le fondamentalisme islamiste et vous devez le dire, car si vous ne le dites pas, si vous n'êtes pas capables de nommer l'ennemi, alors évidemment vous ne pourrez pas le combattre. Mais peut-être que cela gêne certains d'entre vous de le nommer. Parce que le nommer, cela oblige à remettre en question un certain nombre d'amitiés internationales. Cela oblige à se poser la question de savoir si, effectivement, on peut continuer à avoir comme alliés l'Arabie Saoudite et le Qatar. Cela oblige à se poser la question de l'ambiguïté de la Turquie à l'égard du fondamentalisme islamiste. Cela oblige à se regarder en face et à se dire que, oui, l'ensemble des accords internationaux que nous avons passés, des alliances internationales que nous avons passées, nous poussent en réalité à être aujourd'hui objectivement les alliés du fondamentalisme islamiste plutôt qu'à en être les ennemis.

Alors, je propose que l'on change ces alliances et je considère que tous ceux qui luttent contre le fondamentalisme islamiste doivent être considérés comme des alliés, sans aucune réserve. Cela passe évidemment par des pays musulmans qui luttent contre le fondamentalisme islamiste: l'Égypte, les Émirats arabes unis. Cela passe aussi, évidemment, par la Russie. Cela passe par l'Iran. Alors, dans le cadre de cette grande coalition, nous pourrons envisager d'être efficaces contre le fondamentalisme islamiste.

Mais, à bien des égards – je suis obligée de le dire aussi –, l'aliénation de la France à des politiques européennes imbéciles constitue aujourd'hui un obstacle au retour de la sécurité des Français. Au premier rang de ces politiques imbéciles, il y a la question de l'immigration massive qui est ancienne, qui est le terreau du communautarisme et la réponse aux questions que vous vous posez. Mais pourquoi y a-t-il des terroristes qui sont nés sur nos territoires, en Europe? Eh bien, parce que l'immigration massive a entraîné du communautarisme et que le communautarisme est le terreau dans lequel le fondamentalisme islamiste vient chercher et recruter ses futurs soldats.

La Commission européenne annonce que trois millions de migrants arriveront dans l'Union européenne l'année prochaine. Bien sûr que nous ne mettons pas un trait d'égalité entre les migrants et les terroristes. Mais il n'en demeure pas moins que ce que je dénonçais dans ce Parlement, au mois de septembre, à savoir l'infiltration de djihadistes au milieu des flux de migrants, est une réalité. Cette réalité a tué vendredi dernier. Vous pouvez faire semblant de ne pas voir cela, mais cette réalité est là et on ne peut pas ne pas en tenir compte. Continuer à laisser ces flux de migrants de manière incontrôlée alors que vous savez pertinemment que l'Union et que les pays frontaliers de l'Union sont dans l'incapacité totale de pouvoir contrôler quoi que ce soit, et encore moins l'identité de ceux qui arrivent, revient à se priver des moyens de lutter contre ce terrible danger.

Alors, je vous le dis, nous souhaitons retrouver nos frontières nationales. Nous n'avons pas confiance dans les frontières de l'Europe, qui sont une véritable passoire. Aujourd'hui, les frontières françaises sont à nouveau contrôlées de manière temporaire. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour qu'elles soient contrôlées de manière absolument définitive.

Vous nous parlez de contrôles, de renseignement, mais quels contrôles? Les passeports qui sont détenus par les terroristes ne sont pas de faux passeports. Ce sont de vrais passeports délivrés par l'État islamique dans les administrations dont ils ont pris le contrôle, en Syrie. Cela aussi, c'est une réalité qu'il faut regarder en face.

De la même manière, vous nous avez imposé l'austérité. Cette austérité nous a obligés à nous désarmer. C'est à cause de l'austérité que l'Union a imposée aux pays que nous avons moins de militaires, que nous avons moins de policiers, que nous avons moins de gendarmes, que nous avons moins de douaniers. Nous ne voulons plus de votre politique d'austérité. Nous ne voulons plus que ce soit vous qui décidiez quelle est la priorité dans notre budget. Nous voulons, là encore, retrouver notre souveraineté budgétaire pour décider qu'il est plus utile pour nous, aujourd'hui, d'accorder une priorité budgétaire à la sécurité de notre territoire. C'est nous qui voulons décider de cela!

Depuis le 13 novembre, l'état d'esprit des Français a changé. Les institutions européennes doivent comprendre que, pour nous, rien ne sera plus jamais comme avant. La folie migratoire, la haine des frontières, l'obsession "austéritaire", les mauvais choix en matière d'alliances internationales sont devenus des dangers clairement identifiés par les Français. Une minorité grandissante partageait nos vues sur ces sujets. Nul doute que le regard est désormais très majoritairement lucide. Nous n'aurons de cesse de dénoncer ces dangers pour défendre la sécurité du peuple français face aux actions que je considère criminelles des institutions européennes.

 
  
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  Bruno Gollnisch (NI). Monsieur le Président, durant des décennies, en effet, la majorité de ce Parlement, les gouvernements des États membres et la Commission européenne ont encouragé l'immigration massive de populations trop souvent hétérogènes par rapport à nos peuples, nos valeurs, notre histoire, nos aspirations. La société multiculturelle est une société multi-conflictuelle.

Vous avez encouragé l'attribution de notre citoyenneté y compris à des gens qui n'en étaient pas dignes et qui ne l'avaient pas demandée. Vous avez exigé le maintien sur nos territoires de ceux qui étaient même coupables de délits et de crimes, dont le comportement aurait dû conduire à leur expulsion immédiate et définitive. Vous avez détruit les frontières que vous voulez, aujourd'hui, dans la précipitation et la confusion, restaurer de manière au moins provisoire. Vous avez toléré, voire financé, des activités de prosélytes, d'extrémistes islamistes interprétant leurs textes sacrés comme justification de leurs appels au crime.

Vous recueillez aujourd'hui les fruits amers de vos politiques. Croyez-vous vous exonérer de vos responsabilités par l'expression de votre compassion?

Vous croyez agir en imposant un fichage de tous les passagers aériens dont les compagnies gardent déjà la trace, en désarmant les chasseurs ou les citoyens honnêtes, comme si les terroristes avaient fait enregistrer leurs armes auprès de l'administration.

Les informations, nous les avons, ce dont nous avons besoin c'est d'actions mais vous n'en êtes plus capables.

 
  
  

IN THE CHAIR: MAIREAD McGUINNESS
Vice-President

 
  
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  Alain Lamassoure (PPE). Madame le Président, au nom de la délégation française du groupe du parti populaire européen, je voudrais exprimer ma gratitude envers tous nos collègues, envers nos partenaires, envers la présidence, Monsieur le Ministre, et la Commission pour leurs témoignages de sympathie.

Après la crise migratoire, le terrorisme islamiste nous fait toucher du doigt, d'une part, l'impuissance de nos États lorsqu'ils veulent agir seuls et, d'autre part, une des faiblesses fondamentales de l'Union européenne. Même lorsqu'elle a la compétence juridique, elle n'a pas les moyens administratifs et encore moins les moyens financiers d'appliquer directement elle-même. Elle doit s'en remettre à la bonne volonté des États membres et de leurs services, et c'est là que tout s'enlise.

En ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, le premier plan d'action a été adopté après le 11 septembre, il y a 14 ans. Où en est-on? On a créé un coordonnateur européen pour la lutte antiterroriste. Il n'a ni personnel, ni budget. Pire, nous nous sommes dotés de moyens efficaces et nous découvrons aujourd'hui qu'ils sont tous scandaleusement sous- utilisés par les services des États membres. C'est le cas d'Europol, c'est le cas d'Eurojust, c'est le cas du fichier d'informations SIS II, que nous avions mis pourtant sept ans à mettre au point ensemble. Quant au PNR, je constate qu'on se rejette la responsabilité. J'espère qu'on n'attendra pas le prochain attentat.

En conclusion, nous sommes capables de légiférer par beau temps. Ce Parlement aime donner des leçons de morale au monde entier par tous les temps, mais lorsqu'il y a des crises graves, nous ne sommes capables ni de les prévenir, ni de les gérer. Nous avons besoin d'une Europe politique. Organisons-la, organisons-nous pour faire de la politique et pas seulement des bons sentiments.

 
  
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  Pervenche Berès (S&D). Madame la Présidente, je veux d'abord remercier tous les collègues qui ont adressé à la délégation française des messages de solidarité avec la République française et remercier aussi les collègues qui, ici, au Parlement européen, ont permis que l'hymne national, la Marseillaise, retentisse dans notre hémicycle.

Mais à ceux qui confondent l'identité française et la question migratoire, à ceux qui oublient que l'identité française est liée à l'accueil, je veux rappeler les propos du président de la République devant le Parlement grec lorsque, en visite officielle, en octobre dernier, il rappelait que nous devions nous adresser à l'intelligence des peuples et non pas exciter leurs peurs.

En ce sens, nous devons être solidaires par rapport à ce qui s'est passé à Paris, à Saint-Denis, mais aussi à Beyrouth, à Bamako ou à Tunis. Nous devons apporter une réponse européenne à cette situation. Nous avons besoin de davantage de sécurité intérieure, de sécurité extérieure, de davantage de solidarité intérieure, de davantage de solidarité extérieure.

Solidarité intérieure – il s'agit bien sûr du PNR. Nous sommes mobilisés pour l'obtenir et j'espère que, d'ici la fin de l'année, plutôt que de mettre de l'huile sur le feu, nous parviendrons à cet accord nécessaire, qui est un élément du dispositif, nous le savons.

Concernant la sécurité extérieure, la demande française de mobilisation, pour la première fois, de l'article 42, paragraphe 7, nous montre combien nous avons besoin de progresser pour mettre en place une Europe de la défense et ne pas subir, impuissants, la désintégration à nos côtés de l'État syrien. Mobilisation d'une politique étrangère.

Solidarité intérieure, parce que nous ne pouvons pas laisser se développer une situation où la menace terroriste et les failles du système détricotent trop vite des accords obtenus laborieusement entre les États membres et engendrent et fertilisent les amalgames. Il ne faut pas oublier l'essentiel: les réfugiés syriens sont d'abord les victimes du même ennemi que le nôtre, à savoir Daech.

Nous devons aussi veiller à ce que nos politiques économiques assèchent le terreau sur lequel recrutent les terroristes dans nos quartiers, dans nos territoires.

Enfin, solidarité extérieure, parce que, comme l'a dit ici la chancelière Merkel, nous devons aussi repenser notre politique pour que, dans ces pays, l'État puisse se constituer, la démocratie exister et les gens vivre en disposant d'une perspective de vie dans des conditions décentes.

(L'oratrice accepte de répondre à une question "carton bleu" (article 162, paragraphe 8, du règlement))

 
  
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  Antonio Tajani (PPE), Domanda "cartellino blu". Oggi è la Giornata mondiale contro la violenza sulle donne. Non crede che anche nella lotta contro il terrorismo si debba investire e fare di più, da parte dell'Europa, a livello culturale, per fare in modo che non accada in Europa ciò che accade, purtroppo, in molte realtà dove regna il fondamentalismo islamico: rispettare la donna, permetterle di vivere come vivono tutte le donne europee dovrebbe esse una priorità. Io credo che si debba anche sconfiggere quella cultura che porta ad avere la polizia femminile a Raqqa e ad avere donne in gabbia vendute per 10 dollari ai combattenti dell'Isis.

 
  
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  Pervenche Berès (S&D), réponse "carton bleu". Il est sûr que le carton bleu de M. Tajani répondait à mon intervention, mais je veux partager avec lui cette conviction qui est que lorsque les diplomates n'ont pas vu en Afghanistan la situation des femmes se dégrader, et ont mis trop longtemps à comprendre que lorsque la situation des femmes est atteinte, c'est toute la civilisation qui est atteinte. Nous continuons à en payer le prix. Je suis donc, chers collègues, tout à fait d'accord pour dire que la question du statut de la femme est aussi un élément sur lequel les démocraties doivent être mobilisées sans discontinuité.

 
  
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  Anna Elżbieta Fotyga (ECR). Słabną struktury polityczne świata arabskiego, na naszych oczach siłę zyskuje radykalny islamizm odpowiadający za akty terroru w Iraku, Syrii, w Izraelu, Libanie, Libii, w Mali, Tunezji, a ostatnio również na terytorium Unii Europejskiej wielokrotnie, we Francji – w tym ostatnio w Paryżu – i w Kopenhadze. Składam kondolencje rodzinom wszystkich ofiar i bliskim, niezależnie od ich narodowości i wyznania. Uważam, że ta sytuacja wymaga naszej wielkiej mobilizacji i solidarności, współdziałania najściślejszego stolic, uruchomienia możliwości wspólnotowych. Kwestionuję jednak konstruktywną rolę państw takich jak Rosja ze względu na ich zaangażowanie agresywne w sąsiedztwie i działania wobec własnego społeczeństwa.

(Mówczyni zgodziła się odpowiedzieć na pytanie zadane przez podniesienie „niebieskiej kartki” (art. 162 ust. 8 Regulaminu))

 
  
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  Liisa Jaakonsaari (S&D), sinisen kortin kysymys. Sanoitte aivan lopussa että, kyseenalaistatte sellaisen maan kuin Venäjän roolin. Eikö nyt olisi erittäin hyvä nähdä, että juuri näiden järkyttävien tapahtumien jälkeen maailma, Yhdysvallat, Euroopan unioni, Venäjä, jopa Saudi Arabia ovat löytämässä ehkä yhteistä tiekarttaa. Ja ymmärretään se, että terroristijärjestöt ovat globaaleja. Siksi politiikankin täytyy olla globaalia. Miksi syyllistätte nyt Venäjää, joka on osoittanut toimivansa rakentavasti?

 
  
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  Anna Elżbieta Fotyga (ECR), blue-card answer. Yes, I question the role of Russia, because there is a record of inspiring terrorist activity by the current regime of Russia towards members of its own society, as well as in the neighbourhood. For example, there are the so-called ‘green men’ in Ukraine.

 
  
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  Marielle de Sarnez (ALDE). Madame la Présidente, je veux tout d'abord, au nom des collègues français de mon groupe, vous remercier chacune et chacun pour vos messages d'amitié et de soutien qui nous ont fait chaud au cœur.

Paris a été touchée dans ce qu'elle a de plus précieux: sa jeunesse. Ce sont ses enfants qui ont été blessés, ses enfants qui ont été assassinés. Paris souffre, mais Paris continue de vivre et de se tenir debout grâce à la solidarité, à l'unité de ses habitants, du pays tout entier et de l'Europe.

Que veulent ces terroristes qui ont choisi de devenir les ennemis de notre société, de nos valeurs, de notre mode de vie? Ils veulent que la vie s'arrête. C'est pourquoi nous continuerons de vivre. Ils veulent la guerre entre nous. C'est pourquoi nous ne renoncerons en rien à la compréhension mutuelle. Et ils veulent que nous ayons peur. C'est pourquoi il faut prendre toutes les décisions pour protéger, protéger vraiment, et défendre, défendre vraiment nos concitoyens!

C'est ce que nous attendons, ce que nous exigeons des dirigeants européens, des chefs d'État et de gouvernement. Car, nous le savons, la menace est là. Elle est sérieuse et elle est durable. L'urgence est à la constitution d'une Europe de la sécurité et du renseignement. Un vrai PNR européen, la mise en commun des données des personnes suspectées de terrorisme, la création d'un fichier recensant les combattants étrangers, des contrôles systématiques aux frontières extérieures de Schengen sont des mesures attendues par tous, le terrorisme n'ayant pas de frontière.

L'urgence est à la mobilisation contre le fanatisme totalitaire qui tue, torture, décapite, crucifie, viole. Les grandes puissances, États-Unis, Russie, Union européenne, et les puissances régionales, dont la Turquie et l'Iran, doivent s'unir pour intensifier la lutte contre l'État islamique. Mais, en même temps, et c'est essentiel, elles doivent travailler à une perspective de solution politique pour stabiliser la Syrie.

Tunis, Bamako, Paris, Beyrouth, Charm el-Cheikh, Bagdad, Ankara, la liste des derniers attentats est longue, trop longue. Les temps que nous allons vivre vont être difficiles. Ils nécessiteront que les dirigeants européens soient à la hauteur des événements et que les peuples européens restent unis, solidaires et debout.

(L'oratrice accepte de répondre à une question "carton bleu" (article 162, paragraphe 8, du règlement))

 
  
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  David Coburn (EFDD), blue-card question. I just want to say that I sympathise with the French people tremendously but, Ms de Sarnez, you and Mr Verhofstadt seem to think that the answer to this is to set up a pan-European police state. I do not think that. I think that the various nations should work together – the various security authorities of the various states should work together. But we should not have a pan-European police state. Do you agree with me on that? I am sure such was not your intention.

 
  
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  Marielle de Sarnez (ALDE), réponse "carton bleu". Ce que nous devons aux victimes, chers collègues, ce que nous devons aux 130 morts de Paris et aux centaines de blessés, c'est une réponse caractérisée par la fermeté et une garantie de la sécurité de nos concitoyens. La première des libertés, c'est la sécurité.

 
  
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  Patrick Le Hyaric (GUE/NGL). Madame la Présidente, Monsieur le Président, permettez-moi tout d'abord de m'incliner une nouvelle fois devant les victimes des crimes commis à Paris et à Saint-Denis, ainsi que celles du Liban, du Yémen, du Mali, de Tunis, les touristes de l'avion russe, les victimes d'Ankara, celles du Cameroun, mais aussi celles de Syrie, d'Iraq et d'ailleurs. Je veux aussi remercier toutes celles et ceux d'entre vous qui ont adressé des messages de solidarité à la France après la folie meurtrière qu'elle a subie. Nous sommes toujours et encore accablés, bouleversés, meurtris par ces vies volées dans la fleur de l'âge, par le massacre de cette jeunesse belle, ardente et souriante, tombée sous le feu du fanatisme sanglant.

Notre impérieux devoir, aujourd'hui, est de faire vivre la solidarité humaine, l'unité citoyenne, de tout faire pour que nos concitoyens de religion musulmane ne soient pas confondus avec l'obscurantisme assassin. Notre devoir est de faire percevoir que les réfugiés ne sont pas la cause du terrorisme, mais qu'ils en sont les premières victimes. Notre devoir est de contribuer à la sécurité et à la protection de nos concitoyens, en ayant à l'esprit que la sécurité sera d'autant plus forte que les libertés et la démocratie seront préservées. Notre devoir est de réfléchir au passé, aux causes qui ont pu produire ces abominations. Parmi celles-ci, les guerres qui ont détruit l'Iraq, puis la Libye. Les alliances troubles avec les pourvoyeurs et les financiers des nouveaux fascismes, les réorientations actuelles des stratégies politiques, diplomatiques et militaires, en les plaçant sous l'égide de l'ONU, sont des premiers pas. Mais il est temps de faire sortir les monarchies du Golfe et la Turquie – qui a abattu hier un avion russe qui combattait Daesch – de leurs jeux troubles et de soutenir clairement les forces kurdes qui agissent sur le terrain pour faire reculer l'État islamique.

Il faudra tirer un enseignement du rôle positif des services publics et donc sortir des rationnements budgétaires actuels. L'heure est à l'investissement humain dans les biens communs de la police, de la santé, des douanes, de la justice, les collectivités locales, l'éducation et la culture. En même temps, il nous faut repenser la coopération européenne en matière de sécurité et de justice pour la rendre efficace.

Enfin, il n'y aura pas d'issue si on ne donne pas une nouvelle espérance au peuple, voilà pourquoi l'Union européenne devrait prendre l'initiative de grands plans de reconstruction et de codéveloppement euro-méditerranéens et euro-africains dans le domaine des infrastructures et des services, afin de permettre au peuple d'accéder au bien commun humain. Songeons que si nous arrêtions les dépenses militaires durant une seule semaine, cela permettrait à tous les enfants d'accéder à l'école. Partout dans le monde, depuis quelques jours, la Marseillaise, notre hymne national français, retentit. Qu'avec lui vive partout, dans le congrès des vies, le triptyque de notre République: liberté, égalité, fraternité.

(L'orateur accepte de réponde à une question "carton bleu" (article 162, paragraphe 8, du règlement))

 
  
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  Doru-Claudian Frunzulică (S&D), question "carton bleu". Madame la Présidente, je veux demander à notre collègue, M. Le Hyaric, si après toutes ces attaques terroristes survenues en Europe, il ne serait pas temps peut-être d'établir une agence antiterroriste de l'Union européenne, avec des services de renseignement qui lui seraient propres et des forces militaires antiterroristes spécialisées?

Convenez-vous, Monsieur Le Hyaric, que le moment est venu de le faire?

 
  
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  Patrick Le Hyaric (GUE/NGL), réponse "carton bleu". Monsieur Frunzulică, ce que je constate, c'est qu'il y a eu à deux reprises, la première fois sous la responsabilité de M. Solana, des dispositions telles que celles que vous êtes en train d'énoncer. Je crois que ces dispositions avaient été révisées en 2008 et nous ne sommes pas aujourd'hui en mesure de coordonner nos services de renseignement et de sécurité.

Par conséquent, oui, il faudrait une coopération européenne, mais pas seulement un dispositif sécuritaire. La sécurité, oui! Le sécuritaire, je ne crois pas que ce soit la bonne voie. Cela passe aussi par le développement humain, comme je viens de le dire tout à l'heure.

 
  
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  Michèle Rivasi (Verts/ALE). Madame la Présidente, chers collègues, je tiens tout d'abord à remercier tous les collègues qui nous ont apporté leur soutien face à l'horreur que la France a connue. Nous partageons aujourd'hui le deuil des familles et des proches des victimes, la douleur et le choc des blessés. Nous partageons l'horreur qui a frappé les Français, mais qu'ont également connue d'autres pays, victimes de la barbarie, comme la Tunisie hier. Je remercie, pour leur travail dévoué et leurs efforts acharnés, tous les services publics. Nous devons également saluer la solidarité dont ont fait preuve des citoyens qui ont prêté secours à de parfaits inconnus, qui ont ouvert leurs portes à ces étrangers qui cherchaient refuge dans le chaos.

Mais certaines prises de paroles dans cet hémicycle ne me paraissent pas à la hauteur. Certaines réactions sont nauséabondes, visant à utiliser ce drame à des fins politiciennes pour attaquer leur adversaire politique. Vous brandissez nos valeurs – liberté, égalité, fraternité – sans reconnaître la solidarité qui les sous-tend, sans saisir le message humaniste d'une nation qui, frappée par la haine, a répondu par la tolérance.

Pour agir avec efficacité, interrogeons-nous sur le monde dans lequel nous vivons et que nous façonnons avec nos lois. La radicalisation, la haine, les guerres ne naissent pas du néant, il y a un terreau fertile pour le djihadisme: les inégalités et l'oppression qui se font chaque jour plus fortes. C'est également une société dans laquelle certains désignent comme boucs émissaires ces réfugiés qui fuient des actes tout aussi insoutenables que les attaques du 13 novembre. Alors, en guise de réponse sur notre territoire, on veut nous enfumer à coup d'annonces aussi symboliques qu'inefficaces: déchéance de nationalité, multiplication des lois de surveillance généralisée. On nous fait perdre un temps précieux à convaincre l'opinion publique que ces gadgets sécuritaires sont la solution au risque terroriste.

Je n'aurais pas de mots assez durs pour dénoncer le manque de coopération qui a permis à l'intolérable d'arriver. Déjà en janvier, les chefs d'État et de gouvernement nous promettaient plus de coopération, de coordination entre services policiers et judiciaires. Pourtant, dix mois plus tard, ils viennent nous répéter la même promesse, alors même que nous avons la preuve que le partage d'informations entre la France, l'Allemagne et la Belgique aurait peut-être permis d'éviter ce macabre vendredi 13. Quelle ironie d'apprendre que c'est grâce à des États tiers que les autorités françaises ont pu retrouver les complices des terroristes! Décloisonnons nos services de renseignement, partageons nos informations, européanisons la lutte contre le terrorisme, créons un parquet européen, luttons sérieusement contre le trafic d'armes et attaquons-nous au financement illicite du terrorisme. Soyons enfin lucides.

Quant à notre politique extérieure, la France et les États européens ont trop longtemps soutenu des liaisons dangereuses avec le Qatar et l'Arabie saoudite, et je voudrais terminer en disant que notre démocratie, qui est leur cible, doit être notre arme.

(L'oratrice accepte de répondre à une question "carton bleu" (article 162, paragraphe 8, du règlement))

 
  
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  Gilles Lebreton (ENF), question "carton bleu". Madame Rivasi, vous avez tenu des propos fort intéressants et je les partage dans une certaine mesure, notamment lorsque vous dénoncez les liaisons dangereuses que nous avons entretenues avec le Qatar et l'Arabie Saoudite.

Néanmoins, vous avez aussi tenu des propos plus obscurs et pour moi plus inquiétants sur le terreau favorable au développement du terrorisme en Europe.

Aussi, je vous pose la question sans détours: accusez-vous le Front national d'être pour quoi que ce soit dans le développement du terrorisme islamiste en France?

Merci de donner une réponse claire.

 
  
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  Michèle Rivasi (Verts/ALE), réponse "carton bleu". Monsieur Lebreton, écouter le Front national, vous ramenez tout à cela. Mais il y a plus important que le Front national. Il y a eu un sentiment d'exclusion chez ces populations. C'est un échec au regard de l'intégration qui aurait été possible au niveau des différentes banlieues et de différents territoires. C'est là qu'on observe un terreau favorable à l'exclusion susceptible de conduire au djihadisme.

 
  
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  President. – Colleagues, please could I just say that, because of the importance of the debate, I have allowed a blue card. But I just want to say that it may be impossible to allow blue cards for every single speaker because we do have a formal sitting at 12 noon. So I would ask you to respect that.

 
  
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  Joëlle Bergeron (EFDD). Madame le Président, mes chers collègues, après l'horreur, le deuil et le chagrin, un homme politique a le devoir d'affronter la réalité avec lucidité. Il est temps de prendre conscience de l'angélisme paralysant qui caractérise une partie de ce Parlement. J'en prends pour exemple ce qu'a relevé M. Verhofstadt, à savoir le blocage depuis quatre ans du dossier PNR sous prétexte du respect de la liberté individuelle. Mais trop de liberté tue la liberté et nuit aux droits de l'homme.

Il serait temps aussi de nommer les choses par leur juste nom. Pourquoi parler de Daesch? Ce nom exotique reste nébuleux et ne rend pas compte de la réalité.

Le criminologue, M. Alain Bauer, l'a souligné fort justement. L'appellation "État islamique" rend compte exactement de la réalité. Nous avons affaire à un État et cet État fait massacrer au nom d'une religion. C'est au nom de cette religion qu'il détruit nos trésors de civilisation, qu'il massacre ses propres compatriotes et c'est par haine religieuse qu'il tue notre jeunesse qui est coupable d'aimer la musique et le vin. Il hait notre liberté de croire ou de ne pas croire en Dieu.

Aussi stupide qu'elle fut, ce n'est pas l'intervention de l'Amérique de Bush en Iraq, en 2003, qui a créé le chaos. Cette intervention n'a servi que d'allumette. C'est un feu qui couvait depuis longtemps. La colonisation de peuplement qui submerge la France est idéologiquement et politiquement organisée par nos gouvernements depuis plus de trente ans. Il n'est pas étonnant que l'État islamique recrute ses terroristes chez nous.

Quelles sont les réponses aux frappes de ces États en Syrie? Je ne suis pas certaine que ces frappes en Syrie calment les jeunes de nos banlieues, jeunes islamistes radicaux révoltés. Nous avons un problème d'immigration. C'est une immigration non maîtrisée et non assimilée qui met en péril l'équilibre de nos sociétés. Le dire n'est ni raciste ni xénophobe.

Nous devons dénoncer la complaisance de nos gouvernants envers le Qatar, tout le monde l'a dit ici, et envers l'Arabie Saoudite. Sous prétexte de juteux intérêts commerciaux, nous traitons en partenaires des États qui prônent l'islam radical et qui ont le cynisme de refuser d'accepter les migrants, même musulmans...

(La Présidente retire la parole à l'oratrice)

 
  
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  Marcel de Graaff (ENF). Mijn medeleven gaat uit naar de vele slachtoffers van terreur in Parijs en hun nabestaanden. Niet alleen de Franse burgers zijn geschokt, maar álle Europese burgers.

Men noemt de daders criminele terroristen of extremisten. Ik zeg u, Voorzitter, dit waren geen gewone criminelen of extremisten. Dit waren goed opgeleide burgers met een normale baan. Het waren vrome moslims gedreven door een ideaal, het ideaal van de wereldwijde islam. Het waren martelaren voor de glorie van Allah, helden van de godsdienst van vrede. Zo worden ze gezien in eigen kring en zo worden ze gezien door het grootste deel van de moslims in de wereld. Het probleem is niet IS. Het probleem is de islam. De islam is niet te verenigen met onze westerse waarden en ik stel dit Parlement de gewetensvraag: wilt u in de EU de dominantie van onze westerse waarden garanderen? Dan moet u de islam bestrijden. We moeten stoppen met de buitenlandse financiering van moskeeën, haatimams uitzetten en de nationale grenzen voor islamitische landen sluiten. Doen we dat niet, dan is de volgende aanslag slechts een kwestie van tijd. Het is aan u.

 
  
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  Diane Dodds (NI). Madam President, the recent attacks in Paris serve as a brutal reminder of the dangers from terrorism right in the heart of Europe. In my own constituency, the Paris attacks have cast the minds of our people back to the days when IRA terrorists bombed our capital city. Having endured this threat for many years, the message from the people of Northern Ireland to Paris and France is: we stand with you in solidarity and vow to work with you to combat the evil of terrorism.

I also hope that the Sinn Féin Members of this House will have the decency to apologise for the intervention made by their party colleague when he stated that he did not consider ISIS to be terrorists. What a repugnant view to hold!

This fight can only be won by tackling the infrastructure of terror and the radicalisation of youth with a strong coalition of those dedicated to the cause of democracy and freedom and a clear strategy to win. I and my party await such a strategy to be outlined by our own Prime Minister and will not be found wanting if such a strategy will deliver clear actions against the terrorists. Let us stand together to defeat such evil and support the victims of terror.

 
  
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  Marie-Christine Vergiat (GUE/NGL). Madame la Présidente, c'est la deuxième fois en deux jours que Mme Dodds insulte nos collègues du Sinn Féin et les diffame. Nous vous demandons donc une nouvelle fois que cette question soit portée devant le Bureau du Parlement. Il est inadmissible que des collègues se fassent insulter et diffamer dans le cadre d'un débat démocratique.

 
  
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  President. – We note your comments. Colleagues have the option of replying to catch-the-eye, but we note your comments and take them on board.

 
  
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  Esteban González Pons (PPE). Señora Presidenta, los terroristas nos atacarán, pero no nos vencerán si mantenemos la cooperación internacional; si mantenemos la unidad de todas las fuerzas políticas; si respaldamos lo que hacen los policías, los jueces y los fiscales; y si respetamos la dignidad de las víctimas del terrorismo. El dolor de las víctimas deslegitima cualquier intento de justificación de la violencia.

El Estado Islámico es una amenaza internacional. No pregunta si somos del norte o del sur, de izquierdas o de derechas, para matarnos. Para ellos somos culpables, somos infieles por el mero hecho de ser libres, y por eso merecemos morir. El yihadismo es una ideología, no es una religión. El yihadismo odia la libertad, por eso todos los que amamos la libertad debemos estar contra el terrorismo, unidos por la libertad y por la vida, sea cual sea nuestra religión. Y debemos ser constantes. No podemos legislar a golpe de atentado. Cuando dejan de matar, nos relajamos. Nos parece que se han ido, pero nunca se marchan, siempre están ahí. Si no matan más es porque no pueden matar más, no porque no quieran matar más.

Nosotros tenemos que tenerlo presente: ellos siempre están preparando su próximo atentado. Y nosotros siempre deberíamos estar preparando nuestra próxima ley contra ellos.

Señorías, libertad y seguridad no son términos antagónicos. No existe libertad sin seguridad, no existe libertad que no deba estar asegurada. La seguridad es la garantía de la libertad del pueblo europeo.

 
  
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  Enrique Guerrero Salom (S&D). Señora Presidenta, viniendo de Madrid, la ciudad que sufrió el mayor atentado en territorio europeo, cabe preguntarse, una década después, cuánto hemos aprendido y cuánto hemos avanzado en la prevención y en la lucha contra el radicalismo y contra el terrorismo. La respuesta es que no ha sido suficiente, que no hemos avanzado ni aprendido lo necesario.

No ha sido suficiente en lo que se refiere a la información: seguimos sin compartir la información necesaria para atacar el terrorismo. No ha sido suficiente en lo que se refiere a cortar las fuentes de financiación de los grupos terroristas. No ha sido suficiente en la respuesta social: las políticas de austeridad han dañado todavía más la educación, la integración, los servicios sociales, los servicios públicos...

No ha sido tampoco suficiente para estructurar una política exterior común de la Unión que responda coherentemente a los conflictos, donde se alimentan estas radicalizaciones y estos grupos terroristas. Tampoco hemos hecho lo necesario para construir una respuesta europea.

De hecho, hoy nos presenta el Consejo una serie de medidas que apoyamos, pero muchas de estas medidas estaban al alcance de la mano de los Estados miembros, que no las han utilizado.

Existe una estrategia antiterrorista desde 2015. Existe un coordinador de la lucha antiterrorista. Existe Europol. Existe Eurojust. Existe el COSI. Por tanto, utilicemos lo que tenemos y pongamos en marcha los instrumentos nuevos.

Pero, si solo tenemos una respuesta nacional, los terroristas utilizarán los vacíos de seguridad que hay entre los Estados. Si solo reaccionamos ante los atentados, ellos determinarán la agenda y el momento en que nos hacen más daño.

Si no somos capaces de evitar la lucha partidista, caeremos en la lucha de los valores europeos y no seremos capaces de asegurar su vigencia.

 
  
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  Mark Demesmaeker (ECR). Sta mij toe te spreken als Vlaming die een groot deel van zijn jeugd in Brussel en rond Brussel heeft doorgebracht. "Mijn Brussel, ik zit in je binnenzak. Een warme jas, je binnenstad." Het zijn de beginwoorden van een populair Vlaams lied dat me nog altijd koude rillingen bezorgen, want mijn jeugd ligt voor een belangrijk deel daar in de nauwe straatjes van Brussel. En mijn hart bloedt als ik hoor dat de aanslagen in Parijs mee opgezet en gepland werden in Molenbeek.

De vraag is niet wat er is misgelopen. De vraag is: waar te beginnen? Een verkeerd Belgisch en Europees asiel- en migratiebeleid in combinatie met inefficiënte lokale structuren. Brussel, een stad met 1,1 miljoen inwoners, apart gewest, eigen parlement en regering. Daarnaast heeft de stad 19 burgemeesters en zes politiezones - jawel, u hoort het goed - gecombineerd met een electorale politiek gekenmerkt door laissez-faire laissez-passer, die voorrang kreeg op de noodzaak aan inburgering en integratie. Radicalisering en criminelen vonden hier makkelijk hun Europese uitvalsbasis.

De tijd van doelbewust niets doen is voorbij. Er moet prioriteit worden gegeven aan de veiligheid, de aanpak van het radicalisme, de aanpak van de georganiseerde criminaliteit en de illegale economie. Voor de strijd tegen internationale terreur kijken we ook naar de Unie, met sterke lidstaten die samenwerken. We moeten dringend af van het hoge "droomfabriekgehalte" van de Europese Unie. Bescherming van onze burgers begint aan de buitengrenzen van de Unie. Wanneer we daarvan afzien, dan is deze Unie ten dode opgeschreven.

 
  
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  Sophia in ’t Veld (ALDE). Madam President, after every attack, like everybody else, I feel grief, shock, horror, and anger at the murderers. I also feel mounting frustration because what follows is a familiar ritual by now. First, we get a lot of solemn statements about our shared values (but quite frankly, I have heard some statements here that make me doubt whether we have shared values). Then we hear a lot of solemn statements about democratic values, fundamental rights and the rule of law. Much of this is lip service, because a raft of new measures is announced after every single attack, but their effectiveness is doubtful. The Council and Commission have so far refused an evaluation on the basis of Article 7, as requested by this House. Maybe now they will finally do it.

Implementation of the measures by the Member States is patchy and inadequate. Then there is a near obsession with electronic mass surveillance – whereas what is needed is much more investment in human intelligence, in people on the ground who know what is going on in the banlieues and in Molenbeek. Why do we tolerate the existence of ghettos in our cities that are no-go areas for the police – where the police do not even dare to get out of their cars – so they cannot know what is going on? Let us start investing in human intelligence.

Lastly, with regard to the passenger name record (PNR) proposal, I am asking the Council and the Commission to stop the campaign of lies. It is a lie to suggest that this House, or even – as is sometimes claimed – the centre-left groups in it, are blocking a PNR system. We have voted, we are committed, we are working on this issue: but commitment does not mean a blank cheque, ok? This is democracy: we are entitled to our views. We are negotiating, and now it is for the Council to move. The ball is in their court.

 
  
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  Jean-Luc Mélenchon (GUE/NGL). Madame la Présidente, je remercie les collègues et les institutions qui se sont joints à nous, Français, dans l'épreuve.

La France, mes chers collègues, a toujours vaincu ses agresseurs et elle le fera une fois de plus à cette occasion. Sans se perdre dans les fantasmes sécuritaires et, je l'espère, sans perdre de vue les principes qui animent le meilleur de son histoire républicaine.

Dans le moment que nous vivons, la vertu principale, me semble-t-il, est le discernement. Nous gagnerions, ici comme ailleurs, à ne pas parler de guerre de civilisation, car ce que nous vivons n'est pas une guerre de civilisation pour la raison que Daesch n'est pas une civilisation mais un totalitarisme. Ce n'est pas une guerre de civilisations car ce ne sont pas des guerriers que nous affrontons mais de lâches assassins qui agressent des gens sans défense et par surprise.

Quant au discernement, l'islam n'est pas plus impliqué dans cette affaire que n'importe quelle autre croyance. Une fois de plus, le fondamentalisme religieux est le masque d'une guerre pour l'argent et par l'argent.

Il faut aussi renoncer à stigmatiser la pauvreté comme source du crime. Le crime n'a pas d'origine sociale. Le crime a une origine idéologique et humaine. Il part de tous les milieux. Il serait bon que l'on n'aille pas montrer du doigt de façon aussi grossière tel ou tel quartier quand les enfants des riches comme ceux des pauvres peuvent être emportés par la folie de la mort. Et s'il faut faire un point, ici, souvenons-nous de la responsabilité qui a été prise par tous ceux qui ont voulu l'affaiblissement des États dans leurs missions régaliennes. Dans mon pays, il y a 12 000 policiers de moins, les effectifs de l'armée ont été réduits de 20 %. Tout cela constitue l'une des causes ayant contribué au manque de moyens pour parer les coups que nous allions prendre.

Il faut en finir avec cette politique d'affaiblissement du service public. Comme on l'a dit, il faut en finir avec cette cécité et cette amnésie bienveillantes à l'égard de tels ou tels pays qui ne font que pratiquer en grand et avec les institutions de l'État ce que font un groupe comme Daesch et d'autres.

La cause du terrorisme se trouve dans les guerres entre les puissances pour contrôler une zone du monde où se contrôle et où se produit une richesse immense. C'est donc en faisant cesser la guerre que l'on fera cesser le terrorisme. Ce n'est pas en fichant toute la population de l'Europe que l'on apprendra quoi que ce soit de plus que ce que l'on sait déjà sur le risque qu'elle contient. La cause du terrorisme est dans la guerre. C'est la guerre qu'il faut faire cesser. La cause du terrorisme est dans l'argent. Ce sont ces circulations qu'il faut faire cesser.

Je me prononce pour une coalition universelle, car c'est l'humanité universelle qui est mise en cause; une coalition universelle sous l'autorité et l'égide du seul organisme qui ait une compétence universelle: l'ONU.

Dans ce moment, mettons en partage la devise des Lumières appropriée par ma patrie et proposée à l'humanité tout entière: "liberté, égalité, fraternité"; pas "PNR pour tout le monde"!

 
  
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  Jan Philipp Albrecht (Verts/ALE). Madam President, the recent terrible attacks have not been the first in Europe. We knew about the threat, and we owe it to the victims to reconsider if our actions are delivering effective security or not. Already after 9/11, joint investigation teams were set up under Europol and Eurojust to enforce the cooperation of the Member State authorities. However, for 14 years this has barely been used, and there is no money, no personnel and no political will from the Member States to strengthen European cooperation, in particular for going after terrorist suspects in Europe.

In Europol, information sharing is almost dysfunctional, as large numbers of Member States do not share information on known suspects and risks. If this were different today, we would perhaps have prevented a number of recent attacks. But instead of learning from our mistakes, we just go on with the same ineffective measures we have taken. The current proposal by the Council on an EU PNR directive is in fact an extraordinarily expensive model of 28 silos full of completely irrelevant information on innocent travellers. At the same time, we have already known for years who is on which plane in Europe, but we did not follow up on alerts regarding known suspects travelling to Syria and back to the European Union. This is why we need to focus. We need targeted information-sharing and joint investigations. This is what we should deliver and spend our money on – nothing else.

 
  
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  Laura Ferrara (EFDD). Signor Presidente, onorevoli colleghi, dopo gli attacchi di Parigi, che tutti condanniamo fermamente e senza riserve, il rischio che la paura torni a dettare la linea politica in Europa e lo faccia nel modo sbagliato è alto. Dichiarare guerra al terrore con altra guerra e con altro terrore non è la soluzione. È dall'11 settembre statunitense che alle azioni militari sono seguite nuove vittime, nuovi gruppi terroristici, destabilizzazione nelle aree del mondo e flussi migratori.

La storia ci insegna che la gran parte delle organizzazioni terroristiche viene neutralizzata grazie a processi politici diretti ad eliminare ogni forma di sostegno ai gruppi terroristici e non attraverso l'uso diretto della forza militare. La minaccia terroristica oggi non proviene solo dall'esterno ma si annida dentro l'Europa: abbiamo visto che diversi responsabili degli attacchi risultano essere di giovane età, cittadini europei che sono nati qui, che vivono qui, e che sono anche i fattori economici e sociali responsabili dell'esclusione sociale, delle disuguaglianze, delle discriminazioni, della mancanza di integrazione, che li predispongono alla violenza.

Allora dovremmo chiederci se anche questi fattori economici e sociali, queste politiche economiche e sociali europee non siano fallimentari e complici della formazione di questo terrorismo. Occorre allora puntare sulla prevenzione della radicalizzazione con l'istruzione, la tolleranza, il rispetto reciproco delle culture, l'inclusione sociale.

Occorre poi superare la reticenza degli Stati rispetto a un maggiore interscambio di informazioni di intelligence, fondamentale nel contrasto al terrorismo che ha carattere transfrontaliero. L'auspicio è che, in nome della sicurezza, non si ledano ancora una volta i diritti fondamentali.

 
  
  

Președinte: IOAN MIRCEA PAŞCU
Vicepreședinte

 
  
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  Knut Fleckenstein (S&D). Mr President, there is a problem with the interpretation. I hear only Dutch on all channels, so maybe they are the only ones who are working here!

 
  
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  President. – Apparently everything is in Flemish on all channels. Anyway, we will try to move on.

 
  
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  Harald Vilimsky (ENF). Herr Präsident! Auch von österreichischer Seite, vonseiten meiner Partei, der Freiheitlichen Partei in Österreich, Solidarität mit Frankreich und Mitgefühl für die Hinterbliebenen!

Es ist aber auch heute die Stunde, um hier mit klaren Worten zu sprechen – ob Sie sich erinnern, Charlie Hebdo, dieser feige Anschlag auf die Meinungsfreiheit, ob es der feige Anschlag war auf das Jüdische Museum in Brüssel oder jetzt das Massaker in Paris, das uns alle betroffen macht.

Natürlich, es ist klar festzuhalten, dass Sie auf dem Scherbenhaufen einer multikulturellen Gesellschaft sitzen. Sie sitzen auch auf dem Scherbenhaufen einer gescheiterten Sicherheitspolitik, wo die Augen verschlossen und die Köpfe in den Sand gesteckt wurden, als klar wurde, dass sich in bestimmten islamisch-islamistischen Zirkeln die Situation immer mehr radikalisiert.

Um auch aus Respekt vor den Opfern in Paris jetzt die richtigen Schlüsse zu ziehen, kann man nur sagen: Sie müssen eine Kehrtwende Ihrer Politik einleiten. Sie müssen die Grenzen schließen. Sie müssen dafür sorgen, den Extremismus und Islamismus aus Europa zu verbannen.

 
  
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  Κωνσταντίνος Παπαδάκης ( NI). Κύριε Πρόεδρε, το ΚΚΕ καταδικάζει την εγκληματική πολύνεκρη επίθεση στο Παρίσι και εκφράζει τα συλλυπητήριά του στις οικογένειες των αδικοχαμένων. Ο ISIS αποτελεί εγκληματικό μηχανισμό που δημιουργήθηκε, εκπαιδεύτηκε, εξοπλίστηκε από τις Ηνωμένες Πολιτείες, το ΝΑΤΟ και τους συμμάχους τους. Χρησιμοποιείται ως πρόσχημα για την ένταση της καταστολής, τον περιορισμό των λαϊκών ελευθεριών, τη στοχοποίηση προσφύγων μεταναστών, την ενίσχυση του ρατσισμού και της ξενοφοβίας.

Το κύριο ερώτημα είναι ποιοι αξιοποιούν και θα αξιοποιήσουν στη συνέχεια το πολύνεκρο δολοφονικό χτύπημα. Ήδη, με διατάξεις και μηχανισμούς έτοιμους από καιρό, όπως το άρθρο 42, η Ευρωπαϊκή Ένωση προωθεί νέο γύρο κλιμάκωσης της καταστολής κατά των λαών και της ιμπεριαλιστικής επέμβασης στην περιοχή.

Στο επίκεντρο είναι o ανταγωνισμός για την ενέργεια στη Μέση Ανατολή και την Αφρική, που διεκδικούν από θέση ισχύος Ηνωμένες Πολιτείες και ισχυρά κράτη της Ευρωπαϊκής Ένωσης σε ανταγωνισμό με τη Ρωσία και την Κίνα. Οι λαοί επιβάλλεται να επαγρυπνούν. Αυτό τονίζει και η επικίνδυνη κατάρριψη ρωσικού αεροσκάφους από την Τουρκία με την κάλυψη του ΝΑΤΟ. Καμιά νέα ιμπεριαλιστική επέμβαση, καμία εμπλοκή της Ελλάδας στους επικίνδυνους σχεδιασμούς της Ευρωπαϊκής Ένωσης, ΗΠΑ και ΝΑΤΟ.

 
  
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  Arnaud Danjean (PPE). Monsieur le Président, après la tragédie vécue à Paris, nous sommes encore largement dans le temps du deuil, mais aussi dans celui de l'enquête, qui est loin d'être terminée, et cela nous oblige à garder beaucoup de sang-froid et à faire preuve de beaucoup de prudence avant de tirer des conclusions sur les dysfonctionnements qu'il faudra relever.

Il est certain, toutefois, qu'il faudra procéder à un examen de conscience à tous les niveaux. Aujourd'hui même encore, j'ai entendu l'Europe être souvent mise en cause à cet égard. L'Union ne pourra pas s'exonérer de cet examen, mais il faut reconnaître aussi que le procès est un peu rapide dans des domaines tels que la sécurité intérieure, l'antiterrorisme et le renseignement, où l'essentiel des prérogatives restent des prérogatives nationales, avec des États qui veillent d'ailleurs scrupuleusement et jalousement à ce qu'il en soit encore ainsi.

Il est aussi vrai que les institutions européennes, ce Parlement y compris, ne pourront pas refuser de regarder en face l'ampleur de la menace et l'indispensable adaptation de nos dispositifs de sécurité. Beaucoup parmi nous ont oublié que le modèle de Schengen prévoyait bien sûr la liberté de circulation, mais dans un espace sécurisé à ses frontières extérieures et bien coordonné à l'intérieur. Ces dimensions ont été dramatiquement négligées et il faut y remédier d'urgence! Le PNR, nous en avons beaucoup parlé, est un outil collectif qui n'est pas une baguette magique, bien évidemment, mais qui a une évidente utilité pour faire face à l'ampleur et à la plasticité des mouvements suspects sur notre continent. Il faut donc nous mettre au travail, sans tarder et avec réalisme.

 
  
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  Knut Fleckenstein (S&D). Herr Präsident, liebe Kolleginnen und Kollegen! Wir werden den Terror nur besiegen, wenn wir gemeinsam handeln – im Inneren, aber gerade auch nach außen. Deshalb begrüßen wir Sozialdemokraten die Wiener Gespräche, die Initiative von Federica Mogherini und einigen Außenministern, gemeinsam mit den USA, Russland, Iran und Saudi-Arabien die sich bekämpfenden Gruppen in Syrien an einen Tisch zu bringen.

Bomben sind vielleicht ein notwendiger Teil unseres Kampfes, aber sie werden keine Lösung bringen, wenn es nicht eine gemeinsame Vision, einen gemeinsamen Plan für die Zukunft Syriens gibt.

Zweitens: Gerade die enge Kooperation mit den arabischen und muslimischen Staaten ist für uns unabdingbar. Ich erinnere an die Rede von König Abdullah II. von Jordanien im März in diesem Haus. Denn es geht nicht um die Verteidigung des christlichen Abendlandes gegen die islamische Welt, sondern es geht um die Verteidigung der zivilisierten Menschheit gegen wohlorganisierte Kriminelle.

Herr Minister Schmit! Sie haben angekündigt, was der Rat in nächster Zeit so alles tun und beschließen will. Ich begrüße es, und ich möchte es auch gerne glauben. Die Menschen wollen nämlich Taten sehen, wollen Antworten erhalten auf ihre Fragen: Was wird getan gegen diejenigen, die Terror finanzieren? Was wird getan gegen diejenigen, die diese Finanzierung zulassen? Was wird getan gegen diejenigen, die den Terroristen das Erdöl abkaufen und den Kunstraub organisieren? Und was wird getan, um unsere Geheimdienste nicht nur bestmöglich auszustatten, sondern sie endlich zur Kooperation zu zwingen? Und wann verbieten wir es uns endlich, Waffen zu exportieren, die diese Kriege, diese Terrorstaaten erst handlungsfähig machen? Ich rede nicht über die illegalen – das sowieso –, ich rede über die legalen, aber nicht legitimen. Und hier spricht ein deutscher Abgeordneter, ich weiß, wovon ich rede.

Die Menschen in unserer Heimat erwarten von denen, die sie regieren, keine weiteren Schweigeminuten und Resolutionen, sondern Taten – sichtbar, konsequent und in der EU gemeinsam!

 
  
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  Ангел Джамбазки (ECR). Слушам този празен дебат повече от час с огромно разочарование, уважаеми колеги. Очевидно повечето или не разбират, или не желаят да разберат причините за поредното нападение срещу европейските граждани и цивилизация. Ислямският радикализъм не е просто тероризъм, а истинско военно нападение срещу Европа. Мултикултурализмът и интеграцията не работят и няма да проработят в ислямистките гета в Европа.

Истинският враг е на власт в Саудитска арабия и Турция, които финансират и организират „Ислямска държава“. С вълната от нелегални имигранти в Европа се връщат европейски джихадисти, за да сеят смърт, хаос и разруха. Докато посрещаме тези хора с плюшени мечета по гарите, ще изпращаме нашите близки със свещи по площадите, уважаеми господа.

Г-н Юнкер, това, че говорите едно и също след „Шарли Ебдо“ и днес, за мен говори, че не сте се постарал да научите нищо ново. Предложението на Комисията е частично нелепо, неуместно и неработещо. Необходимо е незабавно затваряне на външните граници, спиране на имигрантския поток, екстрадиране на нелегалните имигранти, разбиване на ислямистките гета в Европа, физическо унищожение на „Ислямска държава“. Всичко останало, уважаеми колеги, са поредни празни приказки.

 
  
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  Cecilia Wikström (ALDE). Monsieur le Président, permettez-moi d'abord, encore une fois, d'exprimer mes condoléances aux victimes et à leurs proches. Les horreurs qui ont eu lieu à Paris, le choc de ces attaques barbares contre ces jeunes gens, n'ont aucune justification possible.

Aux victimes, aux Parisiens et aux Français, je voudrais dire que nous sommes avec vous. Nous ressentons votre douleur, nous partageons votre colère et nous avons la même détermination à combattre ensemble ces lâches terroristes.

La solidarité exprimée par une grande partie de la population européenne prouve que l'esprit de l'Europe et les valeurs européennes existent vraiment. Malheureusement, notre politique commune n'est pas encore à la hauteur des actes de solidarité de nos citoyens.

Le nationalisme protectionniste et égoïste l'emporte encore bien trop souvent sur l'idée de l'unité européenne. Dans les jours et les mois à venir, il faudra davantage travailler ensemble. Il faut un système de PNR européen. Cependant, à quoi servira ce système si les services de renseignement des États membres ne sont pas prêts à échanger des informations. Mais, ensemble, nous pourrons allumer la lumière qui éclairera la nuit. Ensemble, nous pourrons défendre nos valeurs et notre société et ensemble nous vaincrons la haine et alors rejaillira l'esprit de la Ville Lumière.

 
  
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  Rolandas Paksas (EFDD). Mus bandoma įtikinti, kad terorizmas neturi religijos, tačiau akivaizdu, kad šiandien teroristai siekia pasinaudoti religija, kaip paskata vykdyti teroro aktus kitatikių pasaulyje. Akivaizdu ir tai, kad teroristai bando pasinaudoti pabėgėliais. Mes nebeturime nė dienos, kad kas nors su ginklu rankose nešauktų apie didįjį Alachą, žudytų žmones bei grobtų įkaitus. Ir beje, turime pripažinti, kad tai yra politikų ir politikos, gimdžiusios Arabų pavasarius, rudenius ar žiemas, pasekmė. Sukelti gaisrą užtenka kibirkšties, jį užgesinti dažnai nepakanka net moderniausių priemonių. Kai jis apima didelę teritoriją, ugnies siena gesinama nebe vandeniu, bet kita ugnimi. Neleiskime, kad terorizmo gaisras įsipliekstų tokia ugnies siena.

Nekontroliuojamos migracijos Europoje neturi būti nuo rytojaus, kaip ir atvirų pabėgėliams išorinių Europos sienų. Būtina, kad Bendrijos valstybių žvalgybos tarnybos operatyviai ir pilna apimti keistųsi turima informacija apie potencialų pavojų keliančius asmenis ir atitinkamai vykdytų jų veiklos prevenciją. Jeigu reikia, deportuojant iš Europos Sąjungos.

Europos visuomenei šiandien labiausiai reikia saugumo. Būtent jo užtikrinimui, o ne pabėgėlių gerovei, skirkime visą dėmesį.

 
  
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  Zoltán Balczó (NI). Elnök Úr! A borzalmas párizsi mészárlás több volt, mint egy terrortámadás. Nyílt háború kezdete, nem csak Franciaország, hanem Európa ellen. Ennek a háborúnak több frontja van. Az egyik a terrorakció, az azzal való fenyegetés, anarchia keltése. A másik Európa elárasztása bevándorlókkal, akik között terroristák is érkeznek. Ha nem állítjuk meg őket, jövőre sok millióan jönnek. A beilleszkedésükre az esély minimális, kiépítik saját párhuzamos társadalmukat, veszélyeztetve Európa identitását. Idézem Angela Merkelt 2010-ből: „a multikulturális társadalom megbukott”. Háborúban állunk. Azok az uniós döntéshozók, akik nem ennek megfelelően cselekszenek, hanem homokba dugják a fejüket, a hamis toleranciaeszmény homokjába, azok mulasztása háborús bűntettel ér fel.

 
  
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  Monika Hohlmeier (PPE). – Herr Präsident! Ich begrüße die Kommission und auch

den Rat, liebe Kolleginnen und Kollegen! Mich bedrückt ein bisschen, dass hier und heute schon wieder das alte Spiel beginnt: Das Europäische Parlament schimpft die Mitgliedstaaten, und die Mitgliedstaaten sagen, das Europäische Parlament handelt nicht.

Ich halte es nicht für sinnvoll, sich gegenseitig Vorwürfe zu machen, sondern mir wer es lieber, die Sicherheitslücken zu analysieren und miteinander zu schließen. Ob das beim PNR- System beginnt, das ein System zur Identifizierung nicht nur für bekannte, sondern auch für unbekannte Schwerverbrecher ist, ob das aber auch die europäische Liste der Gefährder ist, die immer noch nicht steht und immer noch nicht auf europäischem Level zusammengeführt ist.

Dann bräuchte es aber auch einen automatischen Datenabgleich, zum Beispiel mit dem PNR-System oder mit Eurodac oder mit dem zukünftigen Paket Smart Borders, denn wir wollen die normalen Reisenden normal reisen lassen, aber die Verbrecher identifizieren, die unser Land bzw. Europa betreten wollen oder daraus ausreisen wollen und in den Krieg ziehen wollen. Wenn wir einfach so normale und vernünftige Vorschläge akzeptieren würden!

Ich höre ja auch beim Datenschutz immer fasziniert zu. Auf der einen Seite behauptet Jan Philipp Albrecht, dass wir Daten jetzt frei austauschen können. Gleichzeitig weiß ich um die vielen Hindernisse, die Polizeibeamte auch dazu führen zu sagen: Ich komme damit im Alltag nicht zurecht, denn bevor ich einen Fehler darin mache, mache ich lieber gar nichts. Also müssen wir die Dinge für die Polizeibeamten so machen, dass sie sie auch effektiv austauschen und entsprechend nutzen können. Wir müssen auch Europol das Personal dazu geben, und dann wünsche ich mir von den Grünen, dass sie vielleicht auch einmal dazu Ja sagen würden.

 
  
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  Birgit Sippel (S&D). Herr Präsident! In die Trauer um die Opfer von Paris mischte sich schnell ein Wort: Krieg. Diese sprachliche Rhetorik müssen wir herunterfahren! Die USA hatten den Krieg gegen den Terror ausgerufen und damit unter anderem Guantánamo und Folter gerechtfertigt. Die Attentäter sind Schwerverbrecher und Mörder, und ihre Anschläge richten sich wahllos gegen Menschen und haben nur ein Ziel: demokratische und offene Gesellschaften zu zerstören. Dieses Ziel dürfen sie nicht erreichen! Ja, wir müssen unsere Sicherheitspolitik prüfen; Kontrolle von Schusswaffen, terroristische Propaganda im Internet entlarven, Verhinderung der Finanzierung von Terrornetzwerken und Anpassungen in der polizeilichen Ausbildung und der personellen Ausstattung.

Aber alle Reformen werden ins Leere laufen, wenn die Mitgliedstaaten nicht endlich effektiver zusammenarbeiten, vorhandene Maßnahmen nutzen und Erkenntnisse austauschen. Denn das europäische Sicherheitsnetz wirkt derzeit mitunter wie ein Schweizer Käse. Es ist deshalb unverantwortlich und in der Sache falsch, wenn in der öffentlichen Debatte der Eindruck erzeugt wird, einzelne Maßnahmen wie die Fluggastdatenspeicherung könnten direkt mehr Sicherheit schaffen.

Und es gibt noch viele offene Fragen. Gerade in diesem Bereich wäre eine Annullierung durch den EuGH wie zuletzt bei Safe Harbour oder der Vorratsdatenspeicherung problematisch, denn es würde das Vertrauen in unsere Handlungsfähigkeit erschüttern.

Grundsätzlich ist richtig: Wir brauchen eine Veränderung bezüglich der Situation in Syrien, und mit Blick auf die Radikalisierungen hier in Europa müssen wir nachhaltig soziale und gesellschaftliche Ausgrenzung beenden. Integrationsmaßnahmen sind keine netten Beiwerke, sondern integraler Bestandteil einer Politik der inneren Sicherheit und der Sicherung des inneren Friedens.

 
  
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  Bernd Lucke (ECR). Herr Präsident, meine Damen und Herren! Die schrecklichen Terrorangriffe von Paris haben uns den Terror in seiner schlimmsten Form vorgeführt, nämlich als einen Terror, dem es nur noch auf das wahllose Morden ankommt.

Solange wir solche Menschen im Land haben – solche Terroristen –, kann es keine Sicherheit geben. Möglichkeiten für Angriffe gibt es dann immer. Das heißt, die einzige Möglichkeit ist, dass wir wirklich die Milieus, in denen dieser radikale fundamentalistische Islamismus gedeiht, trockenlegen, dass wir diejenigen, die diese Milieus betreiben, als unerwünschte Personen des Landes verweisen.

Aber das können wir nur mit Menschen, die keine Staatsbürger der europäischen Staaten sind. Das können wir nur mit Ausländern. Deshalb müssen wir auch an das Staatsbürgerschaftsrecht heran. Wir müssen auch wieder die Möglichkeit schaffen, dass wir Zugewanderten, die eingebürgert worden sind – so wie diese Terroristen –, oder deren Söhnen die Staatsbürgerschaft entziehen können.

Anders kommen wir, glaube ich, mit diesem Sicherheitsrisiko nicht mehr zurande.

 
  
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  Ελισσάβετ Βοζεμπεργκ-Βρυωνιδη ( PPE). Κύριε Πρόεδρε, κυρίες και κύριοι συνάδελφοι σήμερα καλούμαστε, με σεβασμό στα θύματα της τρομοκρατίας και με ευθύνη στους πολίτες που μας έστειλαν εδώ, να πάρουμε αποφάσεις. Οφείλουμε να είμαστε οργανωμένοι, ενωμένοι, αλληλέγγυοι.

Ας τελειώνουμε με την πανευρωπαϊκή βάση δεδομένων, με το PNR. Ας οργανώσουμε τη φύλαξη των εξωτερικών συνόρων και ας αποφασίσουμε μια διακρατική συνεργασία με τις εταιρείες ελέγχου και διαχείρισης του Διαδικτύου, αν λάβετε υπόψη σας ότι μόνο στο Twitter σήμερα υπάρχουν 14.000 προφίλ τζιχαντιστών.

Η ασφάλεια του πολίτη δεν είναι θέμα πολιτικής αντίληψης ή ιδεολογίας, είναι θέμα πολιτικής απόφασης. Έχουμε υποχρέωση να διασφαλίσουμε την ελευθερία του πολίτη, η οποία είναι αλληλένδετη με την ασφάλειά του. Η τρομοκρατία ήρθε να ενσπείρει τον φόβο και τον πανικό. Η απάντηση της Ευρώπης είναι ότι έχει κατακτήσει την πολιτική των ανοικτών συνόρων και της ελεύθερης διακίνησης πολιτών και ιδεών. Σε αυτό θα μείνουμε, γι’ αυτό θα πολεμήσουμε.

 
  
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  Victor Boştinaru (S&D). Mr President, at the moment it is hard to evaluate the impact of the latest attacks in Paris on European society and its fundamental values. Our core system of values, liberties and democratic rights has been shaken. It is our responsibility to ensure that nothing similar happens again, by adopting a more efficient framework of social integration – not assimilation but social integration – combating radicalisation and, first and foremost, neutralising the root causes of the extremist behaviour of terrorist organisations.

In order to establish a safer environment, we have to define a balanced framework in which security and liberty can coexist, as you cannot be free without being secure. We must speak more to the alienated, self—isolating communities in which violent ideologies find recruits, in order to share the humanistic values of Europe with them.

Another problem right now is the fighting in Syria. There is a high risk that Daesh, knowing they are about to lose ground in Syria, will take further action in Europe and transfer their operations and their attacks to Europe. We have to be prepared for that. But what still remains unanswered is why, today, we see so little intelligence sharing among our Member States. Why are terrorist organisations still being actively financed, considering that the whole banking industry is more or less in the hands of the western world? Why is Europe today still unable to work jointly with Arab leaders to reform the Islamic South? Why is Europe still unable to control its Schengen borders properly? And one final question: with one of the two seats of the Parliament in a state of emergency and the other on the highest level of alert against terrorism, what more can we expect?

 
  
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  James Nicholson (ECR). Mr President, first of all I would like to pay tribute to the victims and the survivors of the brutal terrorist attack in Paris and their families. Having been through and experienced such terrorism in my own area of Northern Ireland, and having been through a terror lock-down such as is facing the people of Brussels at this present time, this is nothing new.

Words alone will not defeat these terrorists. It will take action – and always remember that this is designed to strike fear into the masses. There is absolutely no excuse for this kind of violence, whether it is political or religious. There are some, sadly, who try to equivocate and even come close to justifying these cowardly attacks. But I hope I can speak for this entire House when I say that all terrorism is wrong and can never be justified. Earlier, my colleague from Northern Ireland, Ms Dodds, was chastised for what she said about the Sinn Féin Members. I wholly agree with what she said and now, Mr President, you can report me to the Bureau too.

 
  
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  Roberta Metsola (PPE). Mr President, Paris was targeted because Paris is the embodiment of what Europe stands for. They meant to make us all feel unsafe living our lives. We cannot let that happen. We need a much stronger approach to radicalisation on the ground and online, we need to root out the hate preachers and to come down harder on foreign fighters.

We have also heard a lot about how it is our policies on migration that are somehow to blame. Let me be clear: these attacks were perpetrated by murderers, not persons who are running away from persecution, from terror and from precisely these murderers. Let us not allow these attacks to breed intolerance, because this would play right into ISIS’s hands to turn our communities into their recruiting ground.

At the same time, we cannot bury our heads in the sand. People have real fears and these must be addressed. This means that we do need stronger EU—level security legislation, like a PNR system. We need to know who is coming in and we must insist that all Member States fulfil all their legal obligations, for example by fingerprinting everyone arriving.

 
  
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  Josef Weidenholzer (S&D). Herr Präsident! Wir sind uns wohl alle einig, dass wir gegenwärtig die größte Bewährungsprobe erleben, seit es die Europäische Union gibt. Da'esh ist eine existenzielle Bedrohung unserer Demokratie und unserer Zivilisation. Da'esh ist eine Todeskultur, die alles zerstören will: unsere Geschichte, das Vertrauen der Menschen zueinander und in exzessiver Weise unschuldige Menschen.

Wir müssen uns dagegen wehren, wir müssen diesen Feind – und ich sage Feind – besiegen, ein für alle Mal. Dazu brauchen wir Entschlossenheit, Kohärenz, Besonnenheit und einen langen Atem. Es gibt keine schnellen Lösungen, es gibt nicht das Wundermittel, und es ist auch nicht Zeit für parteipolitische Polemik. Vor allem müssen wir ehrlich sein: Da'esh ist ein globales, grenzüberschreitendes Phänomen. Wir müssen leider auch zur Kenntnis nehmen, dass diese Terroristen europäische Wurzeln haben. Die foreign fighters – über 5 000 foreign fighters – sind in diesen Gebieten.

Wir brauchen eine europäische Antwort. Es gibt nur eine europäische Antwort darauf und keine nationalen. Das heißt: Außenpolitik. Und hier gibt es große Fortschritte, was Syrien betrifft. Wir sollten aber auch jene unterstützen, die schon jetzt gegen Da'esh kämpfen – in Kobanê, in Şengal waren es Kurden und Jesiden, die diese Terroristen bekämpft und besiegt haben. Wir brauchen den Dialog mit den konstruktiven Kräften – das ist die Mehrheit der sunnitischen Muslime. Wir brauchen diesen Dialog, und wir müssen ihn ernsthaft führen. Wir brauchen Deradikalisierungsarbeit in Europa – ich bin sehr froh, dass wir heute über den Bericht Dati abstimmen –, und wir brauchen eine effiziente Sicherheitspolitik. Auch hier gibt es positive Vorschläge des Rates. Ich würde mir wünschen, dass der Rat auch in der Flüchtlingsfrage so aktiv gewesen wäre.

 
  
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  Ruža Tomašić (ECR). Gospodine predsjedniče, „onaj tko krivo imenuje stvari, pridonosi nesreći svijeta”, rekao je Albert Camus [Kami] i savršeno opisao trenutak u kojem živimo. I nakon napada na Charlie Hebdo u siječnju ove godine mnogi su još uvijek odbijali stvari nazvati pravim imenom, a oglušivali su se i na upozorenja da se među unesrećenima u izbjegličkoj koloni skrivaju i teroristi.

Politička korektnost postala je dogma, a sigurnost naših građana potisnuta je u drugi plan. Žalosno je i sramotno da 130 nevinih ljudi mora smrtno stradati, a gotovo 400 biti ranjeno da bi policija krenula u racije protiv ekstremista koji su zapravo odavno poznati snagama reda i sigurnosti.

Pariškim žrtvama počast ne smijemo odati samo svijećom, cvijećem, molitvom ili dirljivim riječima nego prije svega odlučnošću u borbi protiv islamskog i svakog drugog ekstremizma.

 
  
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  Michèle Alliot-Marie (PPE). Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, mes chers collègues, vos propos au sujet des victimes et de la France nous ont touchés et émus, mais l'heure n'est plus simplement au discours compassionnel.

Les attentats de Paris et l'enquête à Bruxelles ont révélé une vérité que nous avons peut-être du mal à accepter. La menace n'est plus à l'extérieur ou aux portes de l'Union européenne, les terroristes sont sur notre territoire et peuvent frapper n'importe qui et à n'importe quel moment. L'heure est donc à l'action pour la sécurité de nos concitoyens.

L'action consiste d'abord en la mise en œuvre concrète des outils dont nous disposons d'ores et déjà et qui, peut-être, auraient pu permettre d'éviter ces drames. Plusieurs dispositions de Frontex ne sont pas effectives, comme la mise en place de la capacité d'intervention rapide ou la création des équipes européennes de gardes-frontières. Pourquoi? Les discussions sur le PNR sont encore bloquées. Pourquoi? Nous devons peser sur les relations internationales, y compris dans le cadre de l'article 47, paragraphe 2, mais nous ne pouvons pas attendre.

Nous pouvons donc rendre un rapport pour recommander au Conseil des mesures de sécurité et de stratégie. Faisons-le, mais faisons-le maintenant.

 
  
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  Richard Howitt (S&D). Mr President, after the Paris attacks we rightly said: ʽnous sommes unis.ʼ Today we have to show the same unity in learning the lessons. Counter-terrorist police in my own East of England constituency told me that the checking of passports against the terrorist database at the external border and restricting the flow of firearms in mainland Europe would improve our security in Britain, too. And as one of five Members of the European Parliament security-cleared to read EU intelligence, I say that European nations can do much better in sharing their intelligence against our common threat.

To the High Representative, I say that that when France invokes the Treaty’s mutual defence clause, we have to make a meaningful response and that our efforts at the Vienna peace table are essential. But part of the obligation for all who sit there must be to cut off the flow of terrorist finance.

Europe should never compromise its values. Unity with our friends in Brussels, hoping that life can return to normal as quickly as possible there, because we defeat terrorists by refusing to allow them to disrupt our lives. Unity with our Tunisian friends, because we do not say that only European lives matter, and we believe we should combat radicalisation in partnership with all countries where terrorists are recruited. Unity with refugees, because they are fleeing the very same violence which we saw on the streets of Paris, and because all life is sacred. And unity with people of Muslim faith in Europe and the world, because in Europe, we say ISIS is wrong. We are Christian states; we are Jewish states; and we European states are Islamic states – not you.

 
  
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  Geoffrey Van Orden (ECR). Mr President, I have to say I am reassured by some of the practical measures being expedited by the Council, and this House must not get in their way. Perhaps we can see that human rights – and I use that term loosely, in its expanded sense – has become a rather distorted trump card.

We need to re-evaluate the operation of international human rights conventions and charters in the light of today’s circumstances rather than those of 70 years ago. The system is out of balance and, even in my own country, the United Kingdom, some of the most effective operational security methods have been systematically under attack.

As in every crisis, we have again heard the cry for ‘more Europe’ from the usual suspects. Rest assured: there is excellent liaison between the security services of Britain and France and Germany and many other European countries. We do not need an EU security service but rather greater resources, and more professionalism in those countries where it is lacking.

I do not have time to talk about the bizarre invocation of Article 42(7) of the Treaty on European Union, but that is another indication of where people are using this crisis to take forward an entirely different agenda.

 
  
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  President. – I really appreciate the fact that I was rapporteur for that report and you wanted to get some extra time for that, but thank you very much anyway.

 
  
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  Herbert Reul (PPE). Herr Präsident, meine Damen und Herren! Ja, das stimmt. Die Demokraten müssen zusammenstehen. Ja, das stimmt.

Wir dürfen keine kurzsichtigen Schlussfolgerungen ziehen und – jawohl das stimmt – es hat auch was mit den Ursachen zu tun, die wir uns bei den Menschen anschauen müssen, die hier in der Art und Weise sich versündigen.

Aber mich interessiert das nicht mehr, darüber ewig zu reden. Sondern mich interessiert jetzt – und die Bürger übrigens auch – ob wir etwas konkret machen, damit sie morgen wieder in Köln, in Düsseldorf, in Brüssel oder in London über die Straße gehen können, ohne Angst zu haben. Dann nervt mich schon, dass wir an vielen Stellen eben nicht zu Potte kommen.

Zu den Fluggastdaten ist eben gesagt worden, es wäre eine Lüge, was politisch hier erzählt würde. Aber warum wird denn dann in unserem Ausschuss nicht abgestimmt, warum gibt es denn dann keine Mehrheit? Das scheitert doch an irgendeinem, der Nein sagt. Oder der Kollege Albrecht, der eben sagte, dass wäre auch das falsche Konzept, es wäre viel zu kostspielig. Ja, da gibt es doch ein Problem!

Ich bin relativ sicher, dass die Frage der Zusammenarbeit von Nachrichtendiensten, die frühzeitige Information, ganz zentral ist, und deshalb muss man vielleicht wirklich mal nachdenken, ob das, wir im Zusammenhang von Datenschutz immer miteinander verhandeln, in diesen Zeiten auch richtig ist. Ich möchte sicher leben und ich möchte, dass wir als Politiker dafür sorgen, dass Menschen nicht morgen um ihr Leben fürchten müssen. Dann muss man das ein oder andere in Frage stellen.

(Der Präsident entzieht dem Redner das Wort.)

 
  
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  Péter Niedermüller (S&D). Elnök Úr! Ma mindannyian gyászolunk. Gyászoljuk azokat, akik november 13-án életüket vesztették Párizsban, és azokat is, akiket Bejrútban, Bamakóban, vagy Tuniszban öltek meg a terroristák. Osztozunk mindazok fájdalmában, akik elvesztették családtagjaikat, szerelmüket, gyermeküket. Osztozunk a tehetetlen dühben, a félelemben és bizonytalanságban, hiszen nem tudjuk, hogy holnap vagy holnapután hol történhet hasonló dráma. Ez a félelem és harag arra ösztönöz minket, hogy keressünk valakit vagy valamit, akit vagy amit hibáztathatunk, aki az oka a megmagyarázhatatlannak. És mutogatunk a bevándorlókra, a menekültekre, az iszlámra, Schengenre, az egész EU-ra. De nem igazi válaszok ezek. Ezek csupán a szélsőjobboldal, a félelem- és a gyűlöletkeltés eszközei. Hazug és veszélyes játszma ez, hiszen az igazi válaszok nem ennyire egyszerűek.

Ma két út között választhatunk. Az egyik út a nemzeti önzés, a bezárkózás, a kirekesztés, a kölcsönös bizalom és szolidaritás hiányának az útja, ahol kerítések és a másságtól való félelem választja el egymástól a nemzeteket és az embereket. A másik út az egymás iránti tisztelet, elfogadás, a befogadás, a bizalom és az együttműködés útja, amit az Európai Unió, a multikulturális Európa eddig is járt. Csak akkor tudunk úrrá lenni a mai válságon, ha továbbra is bátran hiszünk és bízunk értékeinkben, közösségünk erejében, ha kitartunk mindamellett, amit ma Európa jelent.

 
  
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  Agustín Díaz de Mera García Consuegra (PPE). Señor Presidente, mi pésame a Francia y a todas las víctimas y países que sufren el terror. Nos enfrentamos a ataques persistentes, letales e indiscriminados. Quiero que hagan recapitulación: en el último mes han matado a 446 personas. Ellos matan, nosotros debatimos. Como legisladores, tenemos una responsabilidad ineludible, y es dar respuesta a este reto.

Esa respuesta se concreta en varias prioridades urgentes. Las enumero: Reglamento Europol, con la Unidad de Notificación de Contenidos en Internet; el PNR, antes de fin de año; el Centro Europeo de Lucha contra el Terrorismo (el CLCT); aumentar la cooperación operativa y, singularmente, en el ámbito del Plan de acción operativo sobre las armas de fuego; fortalecer las fronteras exteriores implementándolas con los RABIT y con las unidades policiales. Y, además, pido urgentemente, señor Avramopoulos, el lanzamiento de las nuevas propuestas legislativas: fronteras inteligentes, actualización del Reglamento Frontex y las UIF.

Todo esto, señor Presidente, se lo debemos a los ciudadanos y también a las víctimas. Es nuestra contribución como legisladores.

 
  
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  Patrizia Toia (S&D). Signor Presidente, onorevoli colleghi, quella posta dagli attentati è una minaccia più ardua di ogni altra, perché di fronte alla violenza lontana, nei teatri di guerra tradizionali, noi pensiamo di conoscere le dinamiche, di avere gli strumenti per contrastarla, anche se abbiamo fatto molti errori. Ma di fronte alla violenza vicina alle stragi nei quartieri di Europa, nei nostri luoghi quotidiani, sentiamo, oltre alla paura, l'inquietudine dell'incomprensibile. Perché qui? E perché da parte di giovani che a volte hanno passaporto europeo? Difficile comprendere le ragioni: ma non può essere solo la follia, per cui un giovane cresciuto con noi sia attratto da una scelta fanatica e uccida altri giovani come lui e, insieme, gli ideali di libertà e di tolleranza.

Ci vogliono certamente risposte di sicurezza immediate ma c'è qualcos'altro molto scomodo da fare, qualcosa di più: è una risposta sul piano della cultura, del dialogo, per dare a ciascuna persona di diversa cultura e religione la sua dignità, all'interno di a un quadro condiviso. C'è un lavoro di prevenzione e di integrazione che va fatto nelle scuole, e di educazione. Lo spazio della convivenza e della coesistenza non è mai il frutto del caso ma il risultato di un lavoro impegnativo intelligente di formazione.

Se non lo faremo, non basterà a salvarci il fatto di chiudere le frontiere e alzare le barriere, perché il disagio e la rivolta passano oltre i muri e Internet farà il resto. La sicurezza, certo, deve essere immediata. Chiediamo un'intelligence comune ed è indispensabile affrontare lo spinoso problema del traffico delle armi, del contrabbando del petrolio e del finanziamento occulto alle reti del terrorismo.

 
  
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  Elisabetta Gardini (PPE). Signor Presidente, onorevoli colleghi, noi oggi non abbiamo voglia di polemiche e tanto meno di "politica politicante". Però abbiamo voglia e bisogno di un po'di chiarezza, di un po' di verità. Dobbiamo uscire dalla retorica asfissiante del politicamente corretto, che anche Papa Francesco ha più volte stigmatizzato come un linguaggio ipocrita.

Cari colleghi, è vero, noi abbiamo la responsabilità di coniugare due valori fondamentali: sicurezza e libertà individuale. Allora non lo dico con le mie parole ma con le parole di Carlo Nordio, un importante e stimato magistrato italiano: la libertà, quando è limitata dalla legge in funzione di un superiore interesse, collettivo difende se stessa. Questo deve essere chiaro! Non bastano i principi astratti di benevolenza. Se noi vogliamo davvero difendere i nostri valori che derivano dalla duplice tradizione greco-illuministica e giudaico-cristiana, dobbiamo fare quello che ha detto il Consiglio: abbiamo bisogno di solidarietà nell'azione, ma una solidarietà decisa, capace di difendere i nostri cittadini.

 
  
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  Gilles Pargneaux (S&D). Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, au-delà de la douleur, du deuil et de la meurtrissure provoqués par les attentats de Paris, notre devoir en tant qu'Européens est de relever ce défi, de combattre ceux qui veulent nous détruire et nous diviser.

Les 500 millions d'Européennes et d'Européens l'ont tout de suite bien compris. L'État islamique, le 13 novembre, n'a pas seulement voulu attaquer Paris, la France,  mais l'Europe tout entière. C'est ce que nous représentons dans notre diversité qui est attaqué. Nous sommes en guerre, en guerre pour défendre notre liberté, nos valeurs et notre mode de vie, en guerre pour protéger nos enfants, les enfants de nos patries. Ce combat, nous devons le mener par plus d'Europe pour un meilleur contrôle des frontières extérieures de l'Europe, plus d'Europe pour la mise en place d'un centre européen du renseignement et de lutte contre le terrorisme au sein d'Europol, plus d'Europe pour lutter contre les sites internet djihadistes qui ont un effet dévastateur auprès d'une certaine jeunesse au sein de nos villes européennes, plus d'Europe pour lutter contre le financement du terrorisme: vente de pétrole, d'armes, d'œuvres d'art et contrebande de cigarettes.

C'est aussi pour mieux faire face au défi terroriste qu'il faut pleinement mettre en œuvre l'outil Schengen, comme le rappelait encore il y a quelques jours Jacques Delors, notre ancien président de la Commission européenne. Oui, il faut plus d'Europe pour nous protéger et c'est parce que nous aurons plus d'Europe que nous combattrons non seulement les terroristes, mais aussi les nationalistes en Europe.

 
  
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  Nuno Melo (PPE). Senhor Presidente, os atentados de Paris não foram só um ataque à França. Foram um ataque à Europa inteira. Foram os valores das democracias ocidentais, que a França encarna, que foram atingidos, e pessoas de muitos países, portugueses também, que foram assassinados. Estamos em guerra, uma guerra escondida, cobarde, sem regras clássicas, mas nem por isso menos letal. O terrorismo não se combate com proclamações românticas. Não basta dizer que não cederemos ao medo. É preciso agir. Temos de combater para eliminar o extremismo que atenta contra os nossos valores, o nosso modo de vida, a nossa própria existência. Não nos podemos sentir sequestrados na nossa própria casa. A primeira solidariedade dos dirigentes europeus, sem esquecer os outros, tem de ser para com os nossos povos, que não podemos colocar em risco com as nossas decisões. Tudo deve ser considerado: P&R, smart borders, deteção e eliminação de fontes de financiamento, acompanhamento das redes sociais e outras formas modernas de comunicação, uso de todas as forças militares, encerramento dos locais de doutrinação na Europa, reavaliação de condições de atribuição e perda de nacionalidade, se for caso disso, e, naturalmente... Terminamos, Sr. Presidente, a dizer que a Europa é velha, mas não tem de ser fraca. A Europa deve enfrentar a insanidade medieval e vencerá. Venceremos.

 
  
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  Tanja Fajon (S&D). Spoštovani plenum! V tej dvorani velikokrat poslušamo obsodbe terorističnih napadov na evropskih tleh. Neopravičljivi so in žal mi je za vse žrtve Pariza. A žal mi je tudi za vse nedolžne civilne žrtve v Siriji, Iraku, Palestini in tako naprej. Premalo resno govorimo o učinkovitem ustavljanju vojne v Siriji in reševanju konfliktov na Bližnjem vzhodu. Kajti v tem je treba iskati prave vzroke terorističnih napadov.

Ponovno in najmočneje doslej se je pokazalo, da je stabilnost Evrope in Bližnjega vzhoda tesno povezana.

Rak rana nestabilnosti je reševanje palestinskega vprašanja. Zaradi svoje razcepljenosti je Evropa ostala nemočna ob napadih na Irak. Enako nemočno sedaj razpravljamo o beguncih, o tej kolateralni škodi razrušene Sirije, ki v veliki meri ni povzročena iz Evrope, nosimo pa sedaj prav mi njeno največje breme – finančno, moralno, družbeno in še kakšno.

Prav zaradi tega dejstva bi morali toliko bolj enotno pred ZDA in tudi Rusijo nastopiti z zahtevami po ustavitvi vojne. Namesto tega pa se zopet povsem parcialno in populistično zaposlujemo s postavljanjem bodečih žic, širjenjem stereotipov in sovražnega govora. Sami sebi ustvarjamo material za notranji razkol in nezaupanje, od česar imajo koristi samo skrajneži vseh vrst, žal tudi populistični politiki.

Če ne bomo v prihodnosti mislili in govorili s skupnim jezikom, ki bo vseboval diskurz krščanske, muslimanske in ostalih evropskih verskih skupnosti, vključeval pa tako leve kot desne ideologije, predvsem pa če ne bomo delovali s široko odprtim umom in razumom, potem se nam lahko zelo hitro zgodi realnost, ko Evropa ne bo več celina sedaj tako samoumevnega miru. Razprave o izvajalcih terorističnih napadov in vzrokih zanje bodo takrat povsem brez pomena.

Zato se aktivirajmo, skupaj in zdaj.

 
  
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  Cristian Dan Preda (PPE). Monsieur le Président, je voudrais souligner tout d'abord que les attentats de Paris ont créé une solidarité européenne qui, pour une fois, n'est pas restée au niveau des mots. Comme on le sait, pour la première fois, on a activé la clause de défense mutuelle de l'article 42, paragraphe 7, et l'Union européenne a donc choisi de donner une substance à cette solidarité des États membres.

Il s'agit maintenant de franchir un cap supplémentaire, celui de la mise en œuvre effective de cet engagement. Je pense que les États membres, y compris le mien, la Roumanie, doivent se coordonner rapidement. Il nous faut mettre en place une action commune parce qu'une guerre, c'est une guerre. Cela suppose des moyens, cela suppose des troupes, y compris des redéploiements de militaires. D'un autre côté, il faut savoir que le califat attaque à divers endroits, pas seulement en Europe, et que la solidarité ne concerne pas uniquement la guerre en Syrie.

 
  
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  Pier Antonio Panzeri (S&D). Signor Presidente, onorevoli colleghi, pensiamo di sapere che cosa accadrà, ma non è vero. Non è vero, non solo perché siamo dinanzi a processi inediti; non è vero, soprattutto perché abbiamo difficoltà a leggere la realtà e farvi fronte, stretti come siamo tra l'esigenza di garantire sicurezza ai cittadini impauriti e smarriti e non perdere di vista l'idea di un'Europa culla della civiltà democratica aperta e dello Stato di diritto.

In questo quadro è probabile che i governi di Parigi e Bruxelles non potessero fare diversamente rispetto alle misure adottate. Tuttavia, mi chiedo se si è altrettanto consapevoli dei rischi che si nascondono dietro il protrarsi degli stati d'urgenza, che inevitabilmente puntano il dito contro le comunità musulmane e i loro quartieri e che fa di ogni maghrebino, in molte circostanze e in alcune ore della giornata, l'individuo sospetto che sarà legale fermare, perquisire, interrogare e trattenere.

Ci sono già lezioni alle nostre spalle, come quella che ci proviene dal lontano 17 ottobre 1961 a Parigi, che non dobbiamo dimenticare. Daish è certamente il più barbaro e crudele dei movimenti jihadisti ma non è privo di strategia. Attenzione quindi a come ci muoviamo per evitare di favorire oggettivamente ciò che vogliamo combattere, cioè il reclutamento.

 
  
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  Kinga Gál (PPE). Elnök Úr! Mély együttérzésem az áldozatok hozzátartozóival Franciaországban és bárhol a világon. Párizs után a hétvégét Brüsszelben élve végig világossá vált, hogy az Európai Uniónak, a tagállamoknak most az első és legfontosabb feladata saját polgárainak, intézményrendszerének és értékeinek védelme. A szabadság megőrzésének záloga Európa biztonságának garantálása. Az európai polgárok elvárják tőlünk, hogy legyünk végre őszinték. Hogy biztonságuk érdekében védjük meg határainkat, hogy a beáramló tömegeket ne használhassák ki a terroristák. Mert ha nem, mindez aláássa a schengeni rendszert, és ha a schengeni vívmányokat tönkretesszük, oda az egész európai integráció. Mert biztonság nélkül csak félelem, bezárkózás, bizalmatlanság és a szélsőségesség térnyerése vár Európára. És mi nem ilyen Európát szeretnénk.

 
  
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  Afzal Khan (S&D). Mr President, I extend my deepest condolences to the families of victims of the Paris attacks. We stand united against terror. Paris was an attack against us all. Let us not forget too that every day is Paris somewhere in the Muslim world. Only yesterday we witnessed another terrorist attack in Tunisia. In order to bring the perpetrators to justice and to prevent further attacks, better EU intelligence cooperation, data-sharing and surveillance are crucial. This is why I applaud the most concrete step taken so far to increase European security: the decision to launch a European counter-terrorism centre under Europol supervision.

The centre will bring together leading counter-terrorism specialists from each Member State. They will work together under one roof on operational coordination. Fear cannot be countered only by increasing security. We must counter it with facts, and the facts are clear: Muslims are not the enemy. In our battle against extremism, Muslims in Europe and abroad are our allies. Amid fear and pessimism we must remain true to our values, upholding freedom and human rights while providing security to our citizens.

 
  
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  Elmar Brok (PPE). Herr Präsident, Herr Kommissar, Herr Ratspräsident! 80 % oder mehr der Toten islamistischen Terrors sind Muslime. Insofern dürfen wir nie in die Falle hineinlaufen, dass dies ein Kampf gegen den Islam ist oder dass Migration, Flüchtlinge mit dem Terror in einen Topf geworfen werden.

Gleichzeitig auch möchte ich nach dem, was dem französischen Volk angetan worden ist, wo wir alle unser großes Bedauern ausgedrückt haben, sagen, dass die nationalen Dienste schuld sind. Es geht jetzt nicht darum, dass man Schengen abräumt, dass man Grenzen dichtmacht, es geht darum – wie mein Vorredner richtig gesagt hat –, dass wir endlich dazu verpflichten, dass unsere Geheimdienste und Sicherheitsorgane kooperieren. Ist es wahr, dass nur fünf Mitgliedstaaten ihren Verpflichtungen nachkommen, Europol mit allen Daten zu versehen? Ist es richtig, dass es keinen anständigen Informationsaustausch mit Frontex gibt, dass Frontex die Daten nicht bekommt? Diese Schlapphüte aller Länder kontrollieren uns Bürger und hören uns ab, sind aber nicht in der Lage, die Daten auszutauschen, die für die Sicherheit unserer Bürger notwendig sind. Hier muss klar sein, dass die Mitgliedstaaten der Europäischen Union bezüglich der Sicherheit der Bürger der Europäischen Union versagen. Das sollte deutlich gemacht werden, dass da die Lösung liegt und nicht darin, dass die Rechte der Bürger oder der Migranten eingeengt werden.

 
  
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  Elena Valenciano (S&D). Señor Presidente, no hay consuelo para las madres francesas cuyos hijos fueron asesinados en París la noche del 13 de noviembre ―o para las de Madrid en 2004―, ni para los cientos de miles de madres sirias, iraquíes, tunecinas, nigerianas, malíes.

La amenaza es global; la estrategia del terrorismo yihadista es global. Y, por eso, la única respuesta inteligente ha de ser global.

Necesitamos una Europa más unida que nunca, y, por eso, es lamentable escuchar, todavía hoy, a la derecha nacionalista y la extrema derecha de este Parlamento intentar sacar ventaja de esta situación. Verán, yo les digo: los refugiados no son los que trafican con el petróleo del EIIL. No son los refugiados. Sí, claro, la clave es la seguridad, pero no es la única clave.

No demos a los terroristas el trofeo que más anhelan, que es justamente el fracaso de nuestro sistema de libertades, el fracaso de nuestra democracia y nuestra complicidad en la destrucción de los derechos humanos universales. Si hacemos eso, estaremos dándoles la victoria justamente a los terroristas.

La amenaza es global. La seguridad es clave, pero no es la única clave. Porque, si saltamos por encima de nuestros valores, estaremos dándoles un trofeo a los terroristas.

 
  
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  Teresa Jiménez-Becerril Barrio (PPE). Señor Presidente, conozco bien la naturaleza del terrorismo porque tres terroristas de ETA mataron a tiros a mi hermano y a su mujer. Aquello fue hace 17 años en Sevilla, pero el resultado, la muerte de dos jóvenes inocentes, no varía de lo que buscaban los terroristas de París: privarnos de nuestro derecho más sagrado, el derecho a vivir. Por ello, espero que tanto sufrimiento de las víctimas sirva para legislar de modo eficaz contra el terrorismo, sin confundir nuestro derecho a la seguridad con un ataque a la libertad. Porque, para ser libre, primero hay que estar vivo.

Pido a sus Señorías, sobre todo a quienes siempre han frenado los instrumentos legislativos cuyo fin es proteger a los ciudadanos, que esta vez los apoyen sin complejos, porque no hay que confundir respeto con pasividad. Hoy, más que nunca, necesitamos una directiva europea para las víctimas del terrorismo. ¿Y saben por qué? Porque cualquiera podemos ser víctimas; porque, junto a las víctimas de París, nuestra sociedad ha sido víctima.

Y ojalá pudiera mirar a la cara a los terroristas, para decirles que yo no tengo miedo y no les voy a dar ni mi libertad, ni mis ganas de vivir.

 
  
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  Angelika Niebler (PPE). Herr Präsident, Herr Ratspräsident, Herr Kommissar, verehrte Kolleginnen und Kollegen! Ich denke, die wichtigste Aufgabe des Staates ist es, für die Sicherheit seiner Bürgerinnen und seine Bürger zu sorgen und sie zu schützen.

Ich möchte, dass unsere Kinder am Morgen ohne Angst in die Schule gehen und dass die Eltern, die zu Hause oder auf der Arbeit sind, auch sicher sein können, dass ihre Kinder nach Schulschluss wieder nach Hause kommen.

Viele Maßnahmen, die die Sicherheit in den Mitgliedstaaten erhöhen können, liegen auf dem Tisch, zum Teil seit vielen Jahren. Vieles ist gerade von den Kollegen angesprochen worden – Monika Hohlmeier hat es genannt und viele andere: PNR, automatischen Datenabgleich innerhalb Europas zulassen, der Aufbau einer Gefährderdatei und ein Datenschutz, der nicht zum Täterschutz wird. All das liegt auf dem Tisch.

Ich appelliere an alle Kolleginnen und Kollegen hier im Hause, konstruktiv darauf hinzuwirken, dass wir die notwendigen Maßnahmen jetzt endlich mal umsetzen und Vorschläge auf den Weg bringen. Ich appelliere auch an Sie, Herr Ratspräsident, dass Sie die Mitgliedstaaten nötigen, jetzt massiv das anzugehen, was schon seit so vielen Jahren auf dem Tisch liegt.

 
  
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  Brice Hortefeux (PPE). Monsieur le Président, il y a quelques jours à peine, le coordonnateur des attentats de Paris, Abaaoud, se vantait dans une interview donnée à Dabik, l'organe officiel de la propagande de Daesch en tenant ces propos: "j'ai pu aller et venir, malgré le fait que j'étais pourchassé par tous les services de renseignement".

Oui, ce terroriste frappé par un mandat d'arrêt européen, condamné par défaut à vingt ans de réclusion, a pu sillonner l'Europe à plusieurs reprises, aller et venir de Syrie, se rendre de Cologne à Istanbul, sans jamais être intercepté.

Face à cela, l'Europe doit prendre trois initiatives. D'abord, durcir les accès aux frontières extérieures, non seulement pour les étrangers mais aussi pour les ressortissants européens. Ensuite, répondre aux demandes de Frontex, qui a officiellement rappelé que seulement 40 % de ses besoins étaient satisfaits par les États. Enfin, bien sûr, adopter le PNR dont on a suffisamment débattu depuis tant et tant d'années.

L'Europe est à la fois une source majeure de recrutement et une cible prioritaire. Trop désunie, elle est impuissante. L'urgence consiste à faire en sorte que, face à ce défi terroriste, elle ne soit plus le problème mais la solution.

 
  
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  Jeroen Lenaers (PPE). De afgrijselijke beelden van de laffe aanslag in Parijs zullen nog lang in ons hoofd blijven spoken. Zoveel slachtoffers, zoveel jonge mensen aan wier leven een abrupt einde kwam in een concertzaal, een restaurant of op straat. Logisch dat er naar de politiek gekeken wordt. Logisch dat er naar Europa gekeken wordt. We hebben met z'n allen hier, Parlement van links tot rechts, lidstaten, Commissie, een grote verantwoordelijkheid om de veiligheid van onze burgers te garanderen en het wordt hoog tijd dat we die verantwoordelijkheid nemen.

Dan gaat het niet om nieuwe voorstellen, zoals sommige collega's ons hier graag willen doen geloven. Het gaat om voorstellen die al lang vóór Parijs op onze agenda stonden: PNR, antiterrorisme-centrum, de eenheid voor de melding van internetuitingen, het mandaat van Europol, zaken waar wij soms al jaren over spreken. Hoewel sommige collega's het hier vandaag wederom geprobeerd hebben, is dat aan geen enkele Europese burger uit te leggen.

 
  
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  Anna Maria Corazza Bildt (PPE). Monsieur le Président, mon cœur bat aujourd'hui pour le peuple français. L'heure de l'épreuve doit devenir l'heure du rassemblement pour l'Europe. Face au terrorisme, l'Europe doit se montrer plus que jamais forte, ferme et unie. Il faut rétablir la confiance des citoyens à l'égard de l'efficacité des contrôles aux frontières extérieures par des actions concrètes: un contrôle systématique et obligatoire de tous les passeports, y compris des passeports européens, parce que les combattants étrangers sont des Européens, l'enregistrement de tous les migrants, y compris de leurs empreintes digitales, la mise à jour de toutes les bases de données, l'augmentation des échanges d'informations entre services et le renforcement de notre coopération policière et judiciaire en donnant plus de ressources à Europol et Eurojust. Il faut adopter cette année la directive du PNR européen, y compris pour les vols intra-européens. Il faut aussi s'attaquer au financement du terrorisme.

Monsieur le Président, je refuse tout amalgame. Le fondamentalisme n'est pas l'islam, les terroristes ne sont pas les réfugiés. Ceux qui fuient la même terreur et la peur doivent trouver chez nous refuge et tolérance.

 
  
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  Michał Boni (PPE). Mr President, last year there were 17 000 terrorist attacks all over the world. Anybody can be a victim of extreme Islamic terrorism, and terrorism has to be the public enemy for all of us.

Four areas are key: real coordination between Member States and intelligence services; preventive data collection, analysis and automatic exchange; destroying e-communication among terrorists; and cutting out the sources of finance for terrorism. We should not sacrifice privacy and freedom on the altar of security, but neither should we sacrifice security on the altar of privacy – for that simply means sacrificing people on the altar of terrorism because of our inability to act.

We need concrete solutions: among them, PNR for intra-EU flights; a legal basis for the internet referral unit for fighting internet mobilisation of terrorists; cooperation with social media on the removal of illicit content; resources for a counterterrorism centre in Europol; a data protection package with clear roles for law enforcement in providing security; and smart borders.

 
  
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  Mariya Gabriel (PPE). Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, nous ne nous lasserons pas de le répéter: notre première réaction est d'être solidaires, solidaires des Parisiens, solidaires des Français. Ce n'est pas la France qui est attaquée mais l'Europe, nos libertés et nos valeurs.

Néanmoins, être solidaires ne doit pas vouloir dire fermer les yeux sur nos dysfonctionnements. Je ferai trois remarques.

La première concerne la gestion de nos frontières extérieures et la coopération policière, judiciaire et en matière de renseignement entre les États membres. Les résultats restent largement insuffisants. Il y a aussi d'importantes lacunes dans la mise en relation des différentes bases de données.

La deuxième remarque porte sur l'action extérieure. D'une part, il vaut mieux coopérer avec les pays tiers, notamment pour tarir les financements du terrorisme et, d'autre part, il y a lieu de bien anticiper les conséquences et la suite de nos actions sur le terrain. L'affaiblissement ou la destruction de l'État islamique ne doivent pas laisser le champ libre à d'autres menaces en matière de sécurité.

Troisièmement, il importe de renforcer notre travail sur la prévention de la radicalisation. C'est la grande leçon de ces attaques. Une analyse, y compris sociologique, des personnes et de leurs profils divers s'impose. La réponse sécuritaire ne suffit pas.

 
  
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   J'exprime d'abord ma solidarité et mes condoléances aux familles des victimes, à la nation française et à l'État français.

Gospodine predsjedniče, brutalni teroristički napadi u Parizu nisu birali metu. Oni su bili poruka usađivanja straha i panike, poruka terorista da smo u ratu. Na nama je sada odgovornost da pokažemo sposobnost Unije i da smo u stanju odgovoriti izazovima terorizma unutar i izvan naših granica i zahtijeva naše jedinstvo kako bi porazili tzv. islamiste i iskorijenili terorizam. No, ne smijemo dopustiti amalgam da teroristi pridonesu netrpeljivosti s islamskim zajednicama u našim članicama niti da stvarne izbjeglice dobiju biljeg povezanosti s terorizmom. Stoga su – zajednički paket mjera koje su i legislativnog i sigurnosnog i operativnog karaktera, djelovanje Eurojusta i Europola, donošenje tzv. Direktive o PNR-u, ja se nadam i uz potporu lijevoga spektra u ovom Parlamentu, kao izmjene Direktive o zaštiti podataka te sprečavanje financiranja terorizma i zlouporabe interneta – ono ključno što sada moramo učiniti. Schengen ne smijemo dovesti u pitanje, pojačane kontrole da, ali…

(Predsjednik je prekinuo govornika)

 
  
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  Heinz K. Becker (PPE). Herr Präsident! Liebe Kolleginnen und Kollegen von Sozialdemokraten, Grünen und Liberalen, ich nehme Sie beim Wort, wenn wir jetzt gemeinsam ohne weitere Blockaden die dringenden Beschlüsse fassen, um unsere politische Verantwortung für die Sicherheit der Menschen in Europa jetzt und sofort zu erfüllen: Fluggastdatenerfassung auch für die innereuropäischen Flüge, Maßnahmen gegen illegalen Waffenhandel, längst fällige systematische Personenkontrollen an den EU-Außengrenzen, Registrierung von Drittstaatsangehörigen, massive Sicherung der Außengrenzen – ich begrüße die Initiative von Kommissionspräsident Juncker zur Stärkung der Grenz- und Küstenwachen –, permanenter lückenloser Austausch der Verdächtigtendateien in Eurodac, Europol stärken, Frontex stärken, Finanzströme kontrollieren, Prävention, Vorratsdatenspeicherung – das ist selbstverständlich unter voller Wahrung von Rechtsstaatlichkeit, Grundrechten und Datenschutz zu erfüllen!

Ich nehme auch den Rat beim Wort, die Verweigerungsblockaden einzelner Mitgliedstaaten zu beenden. Wir, die ...

(Der Präsident entzieht dem Redner das Wort.)

 
  
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  Philippe Juvin (PPE). Monsieur le Président, après les attentats, il est normal que la France et l'Europe vivent une période de recueillement. Mais, après le temps du recueillement, les vraies questions devront être posées.

Première question. Depuis deux semaines, en France et en Belgique, la police a saisi plusieurs centaines d'armes. Qui peut croire un instant que ces armes ont été localisées depuis sept jours? On savait où étaient ces armes. On n'est pas allé les chercher. Pourquoi?

Deuxième question. En France, il existe cent mosquées radicales. Qu'attend-on pour les fermer?

La troisième question concerne le PNR. Notre ministre de l'intérieur est venu à Bruxelles dire qu'il voulait un PNR. Cela tombe bien, nous aussi. Mais pourquoi ne dit-il pas qu'un certain nombre de députés de sa propre majorité, ici, au Parlement européen, ont freiné l'adoption de ce PNR?

Des questions de ce genre, j'en ai des dizaines. Alors, je m'adresse au gouvernement français et à tous les gouvernements européens: cessez de dire, comme vous le faites depuis "Charlie", que vous allez lutter contre le terrorisme. Cessez de le dire et faites-le! Ne faites plus de communication, cessez les postures, cessez l'incantation, cessez l'amateurisme et agissez!

 
  
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  Frank Engel (PPE). Monsieur le Président, essayons quand même de ne pas faire de la surenchère isolationniste et sécuritaire totale. Ce n'est pas en démantelant Schengen que nous allons nous rapprocher de ceux qui sont déjà chez nous et qui nous plongent dans un climat d'insécurité.

Les cent mosquées, dont parlait le collègue Juvin, n'ont pas été fermées alors qu'on sait qu'elles prêchent le radicalisme le plus monstrueux. De telles mosquées existent à travers l'ensemble de notre continent, il ne faut pas un état d'urgence permanent pour faire valoir le droit pénal dans toute son acuité actuelle, pour arrêter ceux qui prêchent la haine et pour fermer les relais et les canaux du radicalisme et de la radicalisation sur notre territoire. Ceux qui nous veulent du mal sont dans la plupart des cas, pour ne pas dire dans tous les cas, déjà chez nous. Il faut les combattre chez nous, il ne faut pas combattre ceux qui cherchent un refuge pour fuir les mêmes terroristes que ceux qui nous assaillent en ces temps tristes.

 
  
 

Procedura „catch the eye”

 
  
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  Seán Kelly (PPE). Mr President, I think I am the only Irish speaker here today and that is unfortunate in some respects, because if there is one thing that Paris showed us, it is that there is no single country, no single city, no football stadium, no restaurant, no individual in the Western world which is not now a target for the terrorists of ISIS. That means we need to unite to fight them. Only a while ago I saw a tweet from the Irish Daily Mirror which underscores the point I am making. It says ISIS has released an English-speaking video threatening the United Kingdom. Therefore, action is needed. Above all, I think we have to bring in the PNR directive as soon as possible. That is absolutely vital.

Secondly, we are involved in the data protection that has been referred to. We need clear rules, and in particular we need to guarantee the safety of individuals. If we do not, we are going to finish up with a situation where we have freedom in theory but no safety in practice.

 
  
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  Juan Fernando López Aguilar (S&D). Señor Presidente, condolencias a las víctimas de esos atentados que nos golpean a todos y solidaridad infinita con Francia y con todos los países que sufren en propia carne el terrorismo; pero los ciudadanos europeos tienen derecho a una respuesta legislativa que garantice y refuerce su seguridad frente al miedo y frente a la indefensión, y eso exige aprender algunas cosas con realismo.

La primera es que este no es un debate sobre extranjería ni sobre inmigración ni sobre asilo; ni siquiera sobre el Islam. Porque tenemos que aprender que será imposible que prevalezcamos si no conseguimos la cooperación de las comunidades islámicas en nuestra política interior y en nuestra política exterior ―comunidades islámicas que sufren y combaten también el terrorismo―.

Y la segunda es que los atentados que más nos han dolido ―París, Madrid 2004― no fueron perpetrados por personas que vinieran en avión: habitaban y habitan entre nosotros. Y, por eso, es imprescindible reforzar la «comunidad europea de inteligencia» para saber cómo actúan en las redes, cómo mueven globalmente su dinero, cómo podemos interceptarlo, congelarlo y confiscarlo, y cómo podemos defender nuestros valores sin rendir nuestros derechos ni nuestras libertades.

 
  
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  Vicky Ford (ECR). Mr President, I was lucky. My own family in Paris that night were not in the bar; they were not at the match and were not at the concert. This could have happened to any of us. Terrorism is never justified and we must be united in the fight against terror, united across countries and, importantly, united across different faiths.

We must give the security services the tools they need to do their job. If they want better sharing of data, let them have better sharing of data. If they want to know who is getting on an aeroplane, let them see the passenger name list. This is to keep the rest of us safe, so that we can continue to travel and trade across borders. Our national experts have a huge amount of experience in many countries in fighting against terrorism, and it is not this House’s role to stand in their way. Give them the tools they ask for.

 
  
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  Hilde Vautmans (ALDE). Gisteren hebben wij gedebatteerd over het verslag over radicaliserende jongeren die naar het buitenland vertrekken. Vandaag hebben we heel veel stemmen gehoord, hier in het Parlement. En ik moet u zeggen: ze zijn tamelijk eensgezind. Ik hoor hier heel veel oproepen voor meer Europa. Ik hoor hier oproepen, zoals van Guy Verhofstadt, voor een Europese inlichtingendienst. Ik hoor hier eensgezindheid over de strengere bescherming van onze buitengrenzen. Ik hoor hier stemmen opgaan om toch nog dit jaar over de PNR te stemmen.

Ik moet u zeggen, collega's, ik ga hier eigenlijk buiten als een overtuigde Europeaan, maar ik zou u toch één ding willen vragen, Raad en Commissie. Doe het nu! Laten we die grenzen controleren! Laat dat ingaan, nog dit jaar! Laten we zorgen dat deze eensgezindheid uitgevoerd wordt!

 
  
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  Νεοκλής Συλικιώτης ( GUE/NGL). Κύριε Πρόεδρε, κυρίες και κύριοι συνάδελφοι εκφράζουμε τη θλίψη μας για τα θύματα των τρομοκρατικών επιθέσεων στο Παρίσι, στην Τύνιδα, στη Βηρυτό και υπογραμμίζουμε την ανάγκη για άμεση εξουδετέρωση του ISIS.

Πρέπει, όμως, να συνειδητοποιήσουμε και την ανάγκη για άμεσο τερματισμό των ξένων επεμβάσεων και των πολέμων στον αραβικό κόσμο. Γιατί είναι οι ξένες επεμβάσεις και οι κοινωνικοοικονομικές ανισότητες που δημιούργησαν το τέρας της τρομοκρατίας το οποίο, μέχρι και σήμερα, συνεχίζουν να στηρίζουν δυστυχώς η Δύση και οι σύμμαχοί της. Όσα έσπειραν οι ιμπεριαλιστικές επεμβάσεις των ΗΠΑ και των κυρίαρχων κύκλων της Ένωσης τα θερίζουν, δυστυχώς, σήμερα οι αθώοι λαοί.

Όμως, ο φόβος που έχει επικρατήσει δεν πρέπει να επιτρέψει τον αυταρχισμό και τη νομιμοποίηση κατασταλτικών μέτρων περιστολής των ατομικών δικαιωμάτων και ελευθεριών. Επίσης, δεν πρέπει να επιτρέψουμε να στοχοποιηθούν οι μετανάστες, οι πρόσφυγες, οι μουσουλμάνοι για τα όσα συμβαίνουν. Άλλωστε, η τρομοκρατία δρα καθημερινά και στο Ιράκ, στη Λιβύη, στο Λίβανο και στη Συρία σκοτώνοντας αθώους και δημιουργώντας νέα κύματα προσφύγων.

 
  
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  Ulrike Lunacek (Verts/ALE). Herr Präsident! Herr Kommissar, meine Damen und Herren! Die Anschläge von Paris erfordern eine besonnene und sachliche Reaktion. Denn die Angst ist da, die spürt jeder und jede von uns.

Aber was wir nicht tun dürfen, ist, mit unseren Reaktionen die Menschen in noch mehr Angst und Schrecken zu versetzen und die demokratischen Freiheiten, die Grundfreiheiten, die wir uns auf diesem Kontinent über Jahre und Jahrhunderte erkämpft haben, anzugreifen. Die Anschläge – davon bin ich überzeugt – beweisen, dass es jetzt der falsche Weg wäre, noch weitere anlasslose Überwachung voranzutreiben, noch weitere Datenspeicherung.

Die gesamte Bevölkerung hier mit einzubeziehen, das ist nicht gerechtfertigt. Denn es ist auch nach Charlie Hebdo nicht gelungen, über die Vergrößerung des Heuhaufens die Attentäter, die jetzt diese Anschläge in Paris gemacht haben, zu finden. Frankreich hat PNR, die machen das schon, und es war nicht möglich, das zu verhindern. Das heißt, wir müssen auf der demokratischen Ebene der Grundrechte bleiben, mehr zusammenarbeiten zwischen den Mitgliedstaaten, zwischen Polizeiermittlung und Geheimdiensten unter dem Dach von Europol und Eurojust.

 
  
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  Franz Obermayr (ENF). Herr Präsident! Ich komme mir hier leider Gottes wie in einer Parallelwelt vor, wenn ich heute in den Medien lese, dass der sozialdemokratische französische Premierminister Manuel Valls davon sprach, keine weiteren Flüchtlinge mehr aufzunehmen, die Grenzen zu schließen, und ich andererseits hier innen von Sozialisten, Linken und Grünen höre, dass wir offene Grenzen brauchen, eine Pseudo- Willkommenskultur, weil sie nicht erkennen wollen, dass wir eine Völkerwanderung in Europa haben – eine Invasion –, und nicht erkennen wollen, dass ungefähr 70 % der aus Syrien oder aus dem Irak Ankommenden nicht wirkliche Flüchtlinge sind.

Daher kann ich Ihnen empfehlen: Nehmen Sie die Meinung des sozialdemokratischen Premiers aus Frankreich sehr, sehr ernst. Ich möchte Ihnen auf diesem Wege mitgeben, was er auch in der Süddeutschen gesagt hat, nämlich: Die Kontrolle der EU-Außengrenzen ist essenziell. Wer das nicht begreift, der muss feststellen: Die Bürger werden uns sagen: Das reicht, Europa!

 
  
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  Γεώργιος Επιτήδειος ( NI). Κύριε Πρόεδρε, τα τραγικά γεγονότα των Παρισίων για τα οποία εκφράζουμε τη λύπη μας δεν έγιναν ούτε ξαφνικά, ούτε άνευ λόγου. Είναι τα αποτελέσματα λανθασμένων χειρισμών πολιτικής και λαθών τα οποία διαχρονικά διέπραξαν όλες οι χώρες Ευρώπης. Εδώ και πολλά χρόνια έχουμε ανοίξει τα σύνορά μας και δεχόμαστε εκατοντάδες χιλιάδων νομίμων και παρανόμων μεταναστών. Τους δίνουμε, δε, την ιθαγένεια πολύ εύκολα. Δημιουργούμε πολυφυλετικές, πολυθρησκευτικές και πολυπολιτισμικές κοινωνίες, έχοντας την αφέλεια να πιστεύουμε ότι θα μπορέσουμε να αφομοιώσουν αυτούς τους ανθρώπους.

Αυτό δεν συμβαίνει. Δεν μπορούμε να τους δώσουμε το επιθυμητό επίπεδο διαβίωσης και αυτό τους κάνει να αισθάνονται μίσος εναντίον των κοινωνιών που τους φιλοξενούν. Εξακολουθούμε, όμως, να ανοίγουμε συνεχώς τα σύνορά μας και να δεχόμαστε και άλλες χιλιάδες παρανόμων μεταναστών μέσα στους οποίους υπάρχουν επικίνδυνοι τζιχαντιστές. Αυτοί συνεργάζονται με τους ήδη υπάρχοντες ομοϊδεάτες τους και κατορθώνουν να καταστρέφουν τις χώρες της άπιστης Δύσης. Ας συνεργαστούμε λοιπόν για να αντιμετωπίσουμε αυτή την μεγάλη απειλή της ανθρωπότητας και της Ευρώπης.

 
  
 

(Încheierea procedurii „catch the eye”)

 
  
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  Dimitris Avramopoulos, Member of the Commission. Mr President, the debate today came at the right moment. It was very timely, very constructive and it sent very strong signals.

Allow me once again to come back to a concern that has been raised by many of you today, namely the link between migration and terrorism and the link between religion and terrorism. I will repeat what I said last night in this place – and President Juncker has said it this morning: we must absolutely dissociate those who are in need of international protection – of our protection – from those who are seeking to attack our values, the very fundamental values of our societies. It is those same terrorists who refugees are fleeing from. Let me also once again remind you that almost all the perpetrators of the latest attacks on European soil were European Union citizens, and not all were of Muslim origin. We have to ask ourselves why these young people, who are born and bred here, decide to leave, to forsake our communities and, finally, to turn against us.

Daesh wants us to think in opposites, in black and white and to feel the antagonism that they are creating and fomenting. Let us not fall into their trap. Let us not give in to fear and panic.

Honourable Members of Parliament, of various political affiliations, we are all smarter than that and we know that a united European response is the only answer to the threat. Together we can improve our resilience to terrorism and address the complex causes of radicalisation. We are all collectively safer in unity and should come together.

We are moving forward on the PNR negotiations and will ensure a fully operational and effective instrument, which will of course respect proportionality. As regards the checks at our external borders, in parallel with our package on European border and coast guards, we are exploring the need to include possible modifications to the provisions of checks of European Union citizens against databases for public order and internal security reasons.

In the meantime, Member States should use all the tools available to control external borders. The tools are there. Moreover, as many of you mentioned Schengen, let me make this clear: Schengen is the most tangible example of our greatest achievement in the European integration process. It is only by making full use of Schengen that we will be able to react to the threats.

But we also need more trust among ourselves to share intelligence – many in this room today have said this – and prevent the possibility of a repetition of the horrendous attacks like those in Paris. Europe cannot stand without trust between all of us – among the EU institutions, among the Member States and among citizens. That is why it is so crucial that Member States send, not just their experts, but also their intelligence to the counter—terrorism centre in Europol, which will be fully operational on 1 January 2016.

It is unity, solidarity, resilience, determination and cooperation that will fight terrorism. It is a moment for more Europe.

 
  
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  Nicolas Schmit, président en exercice du Conseil. – Monsieur le Président, chers députés, face à ces crimes abominables et aux menaces qui, hélas, persistent, nous avons besoin d'une vraie volonté politique d'agir ensemble et je crois que c'est la grande leçon de ce débat.

La lutte contre ce terrorisme islamiste, contre le djihadisme – et nous n'avons pas peur des mots – doit être implacable et globale. Elle sera longue et exige de la constance, mais aussi du discernement. Rien ne serait pire que l'amalgame. Nous devons nous consacrer ensemble, sans relâche, à la mise en œuvre des mesures que nous avons décidées. Toutes les institutions doivent s'engager rapidement à des actes forts. J'ai entendu la ferme volonté de parvenir à l'adoption du PNR européen avant la fin de l'année. La présidence y est prête, elle y contribuera.

Notre meilleure réponse au terrorisme, c'est d'abord notre ferme attachement à nos valeurs, à notre société ouverte et démocratique fondée sur l'égalité, la non-discrimination et l'intégration et notre refus de nous laisser intimider. Mais c'est aussi, je le répète, avec vous, notre capacité de mettre ensemble nos forces, nos capacités d'échange d'informations, et finalement, de faire preuve de cohésion et de cohérence. C'est exact, la rhétorique ne suffit plus, la solidarité ne peut se limiter à être simplement déclaratoire.

Mesdames et Messieurs les députés, nous avons besoin d'une solidarité concrète et la clause de solidarité de l'article 42, paragraphe 7, a été invoquée. Un soutien unanime et entier a été exprimé par tous les États membres lors du Conseil du 17 novembre. Il faut maintenant le mettre en œuvre à la fois sur le plan interne, comme sur le plan externe, notamment par des offres d'assistance matérielle et de soutien. Le renforcement de notre politique étrangère, de notre politique extérieure, tout comme de notre politique de sécurité et de défense est à l'ordre du jour.

 
  
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  Președintele. – Dezbaterea a fost închisă.

Declarații scrise (articolul 162)

 
  
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  Francisco Assis (S&D), por escrito. O terrorismo jihadista tem um alvo preciso: o institucionalismo democrático-liberal que favorece a afirmação do pensamento crítico. Os ataques perpetrados em Paris há poucos dias revelam essa vontade. Os terroristas sabem que o medo é um veneno silencioso que pode dissolver os fundamentos deste modelo de organização política e social: querem inoculá-lo através destes atos horríveis.

A União Europeia, que tem como um dos seus desígnios a proteção e promoção dos direitos humanos, deve reagir com vigor e inteligência perante esta ameaça: deverá caminhar no sentido do aperfeiçoamento da sua capacidade de resposta repressiva, seja no plano interno, seja no plano externo. Isso implicará um aumento da cooperação entre os Estados-Membros nos domínios das políticas de segurança e de defesa, com o que tal comporta, também, de aumento de partilha de soberania.

 
  
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  Inés Ayala Sender (S&D), por escrito. ¿Cuántos hemos aprendido de la lucha contra el radicalismo y el terrorismo y en la prevención desde los atentados del 11-M en Madrid? La respuesta es que no ha sido suficiente: no hemos avanzado ni aprendido lo necesario. No ha sido suficiente en lo que se refiere a la información y la inteligencia: seguimos sin compartir la información necesaria para atacar el terrorismo. Tampoco lo ha sido en lo que se refiere a cortar las fuentes de financiación de los grupos terroristas ni para estructurar una política exterior común que responda coherentemente a los conflictos, de los que se alimentan estos procesos de radicalización y estos grupos terroristas. Tampoco hemos hecho lo necesario para construir una respuesta europea. De hecho, hoy nos presenta el Consejo una serie de medidas que apoyamos, pero muchas de ellas estaban ya al alcance de la mano de los Estados miembros, que no las han utilizado. Existe una estrategia antiterrorista desde 2015, existe un coordinador de la lucha antiterrorista, Europol, Eurojust... Utilicemos las herramientas de las que disponemos y pongamos en marcha los instrumentos nuevos sin caer en una improvisación dictada desde el pánico. No permitamos que los terroristas determinen nuestra agenda y protejamos nuestros valores europeos.

 
  
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  Ivo Belet (PPE), schriftelijk. Na de vreselijke aanslagen in Parijs en de terreurdreiging in Brussel is het cruciaal dat we in Europa de krachten bundelen om tot een snel en doortastend antwoord te komen. Zonder een snelle uitwisseling van informatie over verdachte passagiers tussen de nationale veiligheidsdiensten kunnen terroristen binnen Schengen veel te gemakkelijk de grens over.

Wij willen daarom dat voor het einde van het jaar de Europese uitwisseling van passagiersgegevens (PNR) operationeel is. We roepen de andere partijen op eindelijk knopen door te hakken in dit cruciale dossier dat al te lang aansleept. We moeten ook snel werk maken van de concrete uitrol van een efficiënte gemeenschappelijke controle van de Europese buitengrenzen. Daarbij is de uitbouw van een Europese grens- en kustwacht absoluut prioritair, gekoppeld aan het opzetten van ‘slimme grenscontroles' van iedereen die de Schengenzone (weer) binnenkomt - ook van ons, EU-burgers - en de automatische uitwisseling van die gegevens binnen het Schengeninformatiesysteem (SIS). Ook de rol van internet en sociale media bij de radicalisering en rekrutering moeten we versneld en daadkrachtig aanpakken. Providers moeten hun verantwoordelijkheid opnemen en actief meewerken aan het verwijderen van illegale of geradicaliseerde inhoud.

 
  
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  Dominique Bilde (ENF), par écrit. Ces récents attentats terroristes à Paris causant la mort de 132 personnes et de plus de 415 blessés sont un drame terrible qui nous a marqués et nous marquera encore longtemps. Je tiens à rendre hommage aux familles des victimes et à témoigner tout mon soutien aux forces de l'ordre qui font un travail remarquable.

Néanmoins, après cette période de deuil, il faut faire le constat et apporter les bonnes réponses aux problèmes. Il faut en finir avec cette Union européenne passoire, supprimer la libre circulation de Schengen et rétablir un véritable contrôle aux frontières nationales des États membres et non à celles de l'Union, qu'elle n'arrive pas à garder.

L'Union et nos gouvernants doivent prendre conscience que l'immigration massive incontrôlée en Europe n'a plus les moyens de s'assimiler et que nous ne pouvons plus accueillir des "migrants" alors même que de nombreux européens n'arrivent plus à se loger, à se nourrir ou à trouver un travail.

Il faut enfin agir sur le terrain des opérations militaires pour combattre Daech avec tous les acteurs qui luttent contre le terrorisme et en finir avec nos relations avec des pays comme le Qatar ou l'Arabie Saoudite, qui financent ouvertement le terrorisme.

 
  
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  José Blanco López (S&D), por escrito. ¿Cuántos hemos aprendido de la lucha contra el radicalismo y el terrorismo y en la prevención desde los atentados del 11-M en Madrid? La respuesta es que no ha sido suficiente: no hemos avanzado ni aprendido lo necesario. No ha sido suficiente en lo que se refiere a la información y la inteligencia: seguimos sin compartir la información necesaria para atacar el terrorismo. Tampoco lo ha sido en lo que se refiere a cortar las fuentes de financiación de los grupos terroristas ni para estructurar una política exterior común que responda coherentemente a los conflictos, de los que se alimentan estos procesos de radicalización y estos grupos terroristas. Tampoco hemos hecho lo necesario para construir una respuesta europea. De hecho, hoy nos presenta el Consejo una serie de medidas que apoyamos, pero muchas de ellas estaban ya al alcance de la mano de los Estados miembros, que no las han utilizado. Existe una estrategia antiterrorista desde 2015, existe un coordinador de la lucha antiterrorista, Europol, Eurojust... Utilicemos las herramientas de las que disponemos y pongamos en marcha los instrumentos nuevos sin caer en una improvisación dictada desde el pánico. No permitamos que los terroristas determinen nuestra agenda y protejamos nuestros valores europeos.

 
  
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  Cristian-Silviu Buşoi (PPE), în scris. La doar câteva luni după ce jurnaliștii de la Charlie Hebdo au fost executați cu sânge rece, atentatele din 13 noiembrie vin să întărească pericolul pe care îl reprezintă terorismului islamic.

În urma masacrului, dovezile de solidaritate umane au fost cu adevărat emoționante, iar încurajările și mesajele transmise către poporul francez au arătat că lumea are încă resurse de vitalitate. Liderii europeni trebuie să se responsabilizeze, deoarece pericolul terorismului nu dă semne de oprire, ba dimpotrivă. Faptul că teroriștii care atacă statele europene sunt în principal cetățeni ai Uniunii, născuți ori crescuți în Europa, radicalizați între timp, întărește convingerea asupra ineficienței politicilor de incluziune implementate până acum.

Un alt aspect de luat în calcul este descoperirea printre atentatori a unui posibil imigrant sirian, venit în Europa anul acesta, care ridică probleme serioase discursului conform căruia refugiații pot fi primiți fără niciun fel de control, chiar dacă, cel mai probabil, pașaportul sirian descoperit la locul unuia dintre atentate era fals.

Pentru a asigura securitatea comunitară nu este suficient ca doar un stat membru să ia măsurile necesare, de aceea consider că, acum mai mult ca niciodată, se impune un efort solid în direcția restabilirii unui nou „concert european” pentru combaterea terorismului.

 
  
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  Matt Carthy (GUE/NGL), in writing. The attacks last week in Paris have marked this session with grief, and I deplore those actions that took the lives of 130 innocent people. I want to express my deepest sympathy for the victims and families of those who died last Friday in Paris, and also to those who suffered at the hands of recent terror attacks in Beirut and Mali. Europe is struggling to deal with new and evolving situations, and in this struggle I stand against fundamentalism, against bigotry, against sectarianism and against racism. Allowing any of these ideologies or mind-sets to seep into our society would pose a threat to the peaceful coexistence and democratic future all of us aspire to. We must use our political standing to go beyond these senseless acts of terror and to the root causes of despair in countries such as Syria and Eritrea. We must stand united in our defiance of such acts of murder and united in our solidarity with Paris, and other communities destroyed by violence.

 
  
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  Lorenzo Cesa (PPE), per iscritto. I brutali attentati terroristici che hanno colpito Parigi i giorni scorsi ci hanno sconvolto e lasciato senza fiato. Mentre stiamo qui discutendo, un'altra città nel cuore dell'Europa, la nostra città europea, Bruxelles, è in stato di assedio, i suoi cittadini rinchiusi in casa con i carri armati per le strade. La guerra non è più alle porte delle nostre case, è nelle nostre case e noi dobbiamo fare qualcosa.

L'Unione europea si deve dotare di una vera politica estera e di sicurezza comune. Dobbiamo essere tutti uniti contro il terrorismo in Europa e contro questo fantomatico Stato islamico che altro non è che una banda di delinquenti che stanno tenendo in scacco il mondo occidentale con la loro ferocia e il loro disprezzo per la vita degli altri, ma anche della propria, perché sono pronti a farsi saltare in aria pur di uccidere. Per vincere contro coloro che hanno il culto della morte dobbiamo essere uniti e convinti difensori dei nostri valori, il nostro essere cristiani, il valore della vita e della solidarietà. La nostra divisione è un punto di forza per i ribelli di Daesh, molto meno numerosi di noi, ma che sfruttano la nostra incapacità di coordinamento.

 
  
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  Carlos Coelho (PPE), por escrito. Vivemos hoje com medo, como se a nossa segurança tivesse sido posta em causa. E foi. E os nossos valores atacados. E foram. Temos por isso de agir. Mas Liberdade e Segurança não são conceitos opostos. Em bom rigor não há liberdade sem segurança nem segurança sem liberdade. Quando estamos em situações de emergência são necessárias medidas excecionais, mas apenas pelo período estritamente necessário para neutralizar a ameaça. No longo prazo temos de procurar as medidas necessárias e proporcionais para combater a ameaça. Num tema tão sensível como o combate ao terrorismo, exige-se uma frente unida. Os extremos já tentam polarizar a discussão. Compete, pois, aos moderados não ceder ao caminho fácil e combater eficazmente estes criminosos preservando os nossos valores essenciais, como os Direitos Fundamentais ou o espaço Schengen. Já em janeiro deste ano o disse – de que servem novos instrumentos ou o reforço dos existentes, se o seu futuro for o mesmo daqueles que aprovámos até aqui: serem pouco ou nada usados? No calor do momento, compete aos decisores agir com ponderação e não esquecer a razão por que nos atacam: somos livres. Ceder nos nossos valores fundamentais seria conceder uma vitória aos terroristas.

 
  
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  Therese Comodini Cachia (PPE), in writing. Terrorism strikes at the very core of the structures on which societies drive. Stating that it is an attack on our liberty, freedom and democratic values, is stating the obvious. In addressing it one must ensure that we do not allow the terror and shock it creates to destabilise on freedoms, on social interaction as well on economies. Our response must be proportionate to the threat, but to identify the severity of values of the threat each country requires mutual intelligence and security support. Sharing of our security knowledge intelligence is key to empowering each other’s security. Terrorism blatantly shows that no country can be secure on its own; European security is established and entwined with that of other countries.

 
  
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  Miriam Dalli (S&D), in writing. Terrorism focuses on instilling fear within people’s hearts and disrupts people'’ lives. But if we allow terrorism to obstruct our everyday lives, to destroy our way of life and our lifestyles, then we allow terrorism to win. We cannot allow terrorists to create a divide within our union, because this is exactly what terrorism feeds on: we must be united in the face of terrorism. We can only do this by taking the initiative in the field of security and defence. For this reason we must go above and beyond and move from an inter-governmental policy. We must safeguard Schengen, a fundamental pillar of the construction of Europe, by making our borders stronger, and this is why I look forward to the upcoming Frontex regulation. We must arm our intelligence services with the necessary tools while ensuring the exchange of information at European governmental level between intelligence services. Furthermore, we must implement EU-PNR, in line with strong data protection safeguards. We must fight fundamentalism through unity and not through more fear. We must implement next-generation solutions to next-generation issues with bravery and courage, encompassing our European values in our European response.

 
  
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  Nicola Danti (S&D), per iscritto. Dopo gli attentati di Charlie Hebdo avvenuti nel gennaio scorso, i violenti attacchi di venerdì 13 novembre nel centro di Parigi hanno ancora una volta scosso la Francia, colpendo in questo modo non soltanto il cuore dell'Europa intera, ma soprattutto la sua identità, i suoi valori e le sue libertà fondamentali. L'Unione, le sue istituzioni e gli Stati membri devono adesso agire con fermezza e unità alla sfida posta dal terrorismo di matrice fondamentalista. Per questo sarà necessario elaborare una strategia comune, che preveda la creazione di un sistema di intelligence europea e intraprenda immediate misure di lotta al terrorismo, quali il rafforzamento di Europol e l'apertura del Centro europeo antiterrorismo.

Per dare risposte concrete a questi attacchi carichi di odio occorre che gli Stati membri riescano finalmente a superare gelosie, diffidenze e talvolta rivalità che troppo spesso hanno rallentato la costruzione di una più integrata e quindi più sicura Unione europea. È giunto il momento di fare un salto di qualità nel completamento del progetto di integrazione dell'Unione europea, anche in settori quali l'intelligence e la sicurezza, senza che ciò significhi abdicare ai nostri diritti acquisiti in 60 anni di storia, come quello di libera circolazione.

 
  
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  Monika Flašíková Beňová (S&D), písomne. Rodinám a blízkym obetí v Paríži, ale aj celému Francúzsku je potrebné vyjadriť hlbokú a úprimnú sústrasť. Musíme dať jednoznačne najavo, že po teroristickej masakre nekrváca len Francúzsko a jeho metropola, ale že to bol útok na naše spoločné hodnoty, ktoré si chceme a budeme chrániť. Potvrdenie, že za masakrou stojí tzv. Islamský štát, musí byť poslednou výstrahou na to, aby sa všetky demokratické krajiny spojili a jednoznačne postavili proti náboženskému terorizmu, ktorý táto odporná organizácia stelesňuje. Teror v Paríži je dôkazom, že fanatici sa nezastavia pred ničím a že svoje spôsoby šírenia násilia a krutosti neustále zdokonaľujú.

Tragédia má však viacero rozmerov. Nemôžeme pritom dovoliť, aby sa stala zvráteným nástrojom pre obhajobu rôznych xenofóbnych názorov, ktorým sme najmä v súvislosti s pretrvávajúcou utečeneckou krízou v Európe nútení čeliť. Strachom, ktorý tieto názory šíria a podporujú sa totiž nad barbarstvom a násilím, ktoré predstavuje náboženský fanatizmus, zvíťaziť určite nedá. Naopak, robí nás to ešte slabšími a presne to sa vrahovia z Paríža snažia dosiahnuť. Je preto dôležité zamerať sa nie na šírenie nenávisti. Reakciou by malo byť odhodlanie bojovať proti násiliu, radikalizmu a extrémizmu v akejkoľvek podobe.

 
  
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  Eugen Freund (S&D), in writing. We have to be very careful not to lose our balance: on the one hand there are the freedoms we cherish and which are, among others, at the core of our Western values, and on the other hand making sure that these terribly tragic events do not occur again. What we urgently need is much more cooperation between the security apparatus of and among the European countries. They jealously guard their information – secrets, if you will – instead of sharing intelligence with the neighbour. We also must not fall into the trap of those who would like to equate the refugees with terrorists. That is an absolute shameless political game. Those unfortunate people have been fleeing the very same atrocious attacks that were committed in Paris – they had seen and experienced these kinds of acts in Aleppo, in Homs, in many Syrian towns on a daily basis. As far as we know, not a single one of the terrorists was a refugee; on the contrary, they were citizens of, or born in, Belgium or France. And they bought tickets to travel to Turkey and then on to Syria. There is absolutely no reason to mix up refugees with terrorists.

 
  
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  Juan Carlos Girauta Vidal (ALDE), por escrito. Como lo demuestran los atentados en Francia, EE.UU., España, Inglaterra… pero también Túnez, Turquía, Líbano o Arabia Saudí, la amenaza terrorista de naturaleza yihadista es global. La respuesta debe ser, por tanto, coordinada. Francia ha invocado la cláusula para la defensa colectiva del artículo 42, apartado 7 del Tratado de la UE. En este marco, que nos recuerda que somos socios obligados a protegernos entre nosotros, complementado por el marco de las Naciones Unidas y de la OTAN, es absolutamente apremiante ponerse manos a la obra para crear una policía antiterrorista europea, con mando unificado, y repartirse las tareas de las acciones en el exterior de forma coordinada y unitaria de acuerdo con las ventajas, activos y posibilidades de cada Estado miembro. Ninguno de nosotros estará seguro si no cuenta con el apoyo de los demás.

 
  
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  Ana Gomes (S&D), por escrito. Os atentados de Paris demonstram que precisamos de mais Europa para segurança dos nossos cidadãos: menos Europa facilitou a empresa assassina aos terroristas. Cabe aos Governos a liderança política para instituir uma coordenação europeia dos serviços de informação, polícias e cooperação judiciária, que precisam de ter meios e capacidades reforçadas e não continuar a ser reduzidos pelas desastrosas políticas de austeridade, que também fomentam os ghettos de onde saíram os terroristas.

Precisamos de trabalhar pela paz e segurança na vizinhança - são os conflitos ali que nos entram porta adentro! Precisamos de uma Política Comum de Segurança e Defesa, no quadro de uma Política Externa e de Segurança Comum coerente. E bem precisamos de coerência: dizer que "estamos em guerra" é dar um estatuto político aos terroristas, faz-lhes o jogo. Temos de atacar as fontes do financiamento terrorista: o tráfico de armas, o petróleo, o branqueamento de capitais, chamando à responsabilidade todos os financiadores e facilitadores, muitos fazendo jogo duplo, como a Arábia Saudita, o Catar e a Turquia.

Finalmente, é falsa a acusação feita pelo Deputado Weber aos Socialistas de que teriam tentado ontem introduzir emendas sobre o PNR no relatório Dati. É um golpe sujo, contra a convergência de que precisamos para combater o terrorismo.

 
  
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  Sergio Gutiérrez Prieto (S&D), por escrito. ¿Cuántos hemos aprendido de la lucha contra el radicalismo y el terrorismo y en la prevención desde los atentados del 11-M en Madrid? La respuesta es que no ha sido suficiente: no hemos avanzado ni aprendido lo necesario. No ha sido suficiente en lo que se refiere a la información y la inteligencia: seguimos sin compartir la información necesaria para atacar el terrorismo. Tampoco lo ha sido en lo que se refiere a cortar las fuentes de financiación de los grupos terroristas ni para estructurar una política exterior común que responda coherentemente a los conflictos, de los que se alimentan estos procesos de radicalización y estos grupos terroristas. Tampoco hemos hecho lo necesario para construir una respuesta europea. De hecho, hoy nos presenta el Consejo una serie de medidas que apoyamos, pero muchas de ellas estaban ya al alcance de la mano de los Estados miembros, que no las han utilizado. Existe una estrategia antiterrorista desde 2015, existe un coordinador de la lucha antiterrorista, Europol, Eurojust... Utilicemos las herramientas de las que disponemos y pongamos en marcha los instrumentos nuevos sin caer en una improvisación dictada desde el pánico. No permitamos que los terroristas determinen nuestra agenda y protejamos nuestros valores europeos.

 
  
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  Ivan Jakovčić (ALDE), napisan. Izražavajući najiskreniju sućut žrtvama pariškog terorističkog napada i veliku solidarnost Francuskoj Republici želim jasno poručiti: teroristi ne mogu, ne smiju i neće pobijediti. Europa mora ostati vjerna svojim vrijednostima: sloboda i otvoreno društvo bez stvaranja podjela po vjerskim ili nacionalnim mjerilima jer je to upravo ono što teroristi žele. U svemu tome Europa mora imati jedan i jedinstveni stav. Europa mora odmah ujediniti sve snage, a pogotovo sve one sigurnosne službe koje direktno brinu o sigurnosti naše sigurnosti. Moramo ujediniti i sve zemlje koje su spremne bez kalkulacija uništiti Islamsku državu koja je najveća prijetnja svjetskom miru. Moramo predvoditi koaliciju i uključiti Rusiju, SAD, Iran, Tursku i sve aktere koji će biti spremni dobiti ovaj novi svjetski rat.

 
  
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  Ádám Kósa (PPE), írásban. Brüsszelben ötödik napja tart a legmagasabb szintű készültség, közvetlen a terrorfenyegetettség. Vajon a siketek is értesülnek-e róla, hogy törölték a focimeccset, lehúzták a rolót a bevásárlóközpontok, nem közlekedik a metró, zárva vannak az óvodák? Megtudják-e időben azt is, ha elmúlt a veszély? Hétfőn este egész Belgium feszülten várta a tévékészülékek előtt a belga miniszterelnök bejelentését arról, vajon kedden is marad-e a négyes szintű terrorkészültség, újraindul-e másnap a metró, kell-e, szabad-e iskolába vinni a gyerekeket. Charles Michel miniszterelnök szavait azonban a siketek nem érthették, mert jelnyelvi tolmács nem volt jelen a sajtótájékoztatón. Sajnálatos, hogy sem a párizsi merényletek után, sem a brüsszeli rendkívüli helyzetben nem volt a siketek és nagyothallók számára elérhető tájékoztatás. Az Európai Unióban sem európai, sem tagállami szinten nincs megfelelő megoldás erre és így a siketek kiemelten veszélyeztetett csoport.

Magyarország jó példát mutathat: a legutóbbi dunai árvíz esetén Orbán Viktor tájékoztatóján jelnyelvi tolmács gondoskodott arról, hogy siket polgártársaink is anyanyelvükön kapjanak pontos tájékoztatást a tennivalókról, a veszélyről vagy annak elmúlásáról. Hazánkban ezen felül az Országos Katasztrófavédelmi Szolgálat működteti a VÉSZ elnevezésű, okostelefonokra és táblagépekre ingyenesen letölthető alkalmazást, amelynek segítségével bárki azonnali írott információt kaphat okostelefonjára a közvetlen közelében leselkedő veszélyekről, vagy akár az országosan kiadott figyelmeztetésekről és riasztásokról.

 
  
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  Vladimír Maňka (S&D), písomne. Všetci, ktorí dnes vystúpili, odsúdili názor, že migranti sú teroristi. Súhlasím, že rovnica migranti = teroristi je neprípustná. Ale povedzme si, čo sa môže stať, ak nebudeme počúvať odborníkov na bezpečnostnú politiku, psychológov a ďalších expertov. Do Európy nekontrolovane prichádzajú státisíce ľudí. Mnohí, aby si zachránili holý život. Sú medzi nimi aj ekonomickí migranti, ktorí nevyžadujú medzinárodnú ochranu. Prichádzajú v takom množstve, že Európa ich nedokáže všetkých integrovať. Skúste si predstaviť, čo bude s tými, ktorí nedostanú azyl. Stovky tisíc ľudí budeme musieť poslať domov. O mnohých z nich ani nevieme, kde sa momentálne nachádzajú. Mnohí z nich do Európy prišli bez registrácie. Bez práce a peňazí budú frustrovaní a nešťastní, že im to nevyšlo. Za istých okolností sa môžu stať ľahkou korisťou pre zločin. Už dnes existuje viac ako sto pokusov náboru do radov Islamského štátu. S týmto musia zodpovední politici počítať. Musíme čo najskôr povedať, čo urobíme s tými, ktorí už v Európe sú. Ale aj to, ako urýchlene dosiahneme stav, aby o azyl, alebo o možnosť zamestnať sa v EÚ mohli ľudia žiadať zvonka a nemuseli najprv prejsť polovicu Európy a platiť za to ešte aj prevádzačom.

 
  
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  Cláudia Monteiro de Aguiar (PPE), por escrito. Os recentes ataques terroristas ocorridos em França demonstram a necessidade premente de se constituir uma força internacional que seja capaz de combater e derrotar o autoproclamado Estado Islâmico.

Pela primeira vez na história do Tratado de Lisboa, a França recorreu ao artigo 42.º, n.º 7, que prevê uma cláusula de solidariedade em caso de agressão contra um país da UE. É um artigo que nunca tinha sido usado na história da nossa União.

Entendo que, além dos ataques a alvos estratégicos, os países têm de deixar de financiar o Estado islâmico, parar de adquirir recursos petrolíferos ao ISIS e tentar construir um verdadeiro bloqueio económico para que fiquem sem recursos para financiarem as suas atividades.

A União Europeia deve assumir um papel de liderança na cena política internacional, construindo as necessárias pontes com os EUA e a Rússia para derrotar o ISIS, assim como é fundamental melhorar a educação dos nossos jovens nas escolas, evitar a radicalização de jovens e melhorar os sistemas de controlo e vigilância nas fronteiras da UE.

 
  
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  József Nagy (PPE), írásban. Tragikus események sorozatának voltunk szemtanúi az elmúlt hetekben. Az orosz repülőgép lezuhanása, illetve a bejrúti és a párizsi terrortámadások több mint négyszáz halálos áldozatot követeltek. Ez több száz családot érint, hiszen az áldozatok szülők, férjek, feleségek, gyermekek, testvérek voltak, akik elvesztésével nem könnyű megbirkózni. Hamar rá kellett jönnünk, hogy a támadások sorozata ezzel nem ért véget, egy hét sem telt el és a dráma Maliban folytatódott. Az utóbbi támadások nem egy konkrét célcsoport ellen irányultak, bárki eshetett áldozatul vallástól, nemzetiségtől, bőrszíntől függetlenül, és ez az, ami rettegésben tartja az európai állampolgárokat. Nem mernek szórakozni menni, megriadnak a rendőrautó szirénája hallatán. A szülők aggodalommal tele küldik gyermekeiket iskolába, mert a gyakori bombariadók után már az sem tűnik biztonságos helynek. Támadás érte az európai értékeket, nekünk pedig kötelességünk megfelelő védelmet nyújtanunk – ennek kell a fő prioritásunknak lennie! Ebben a nehéz időszakban különösen fontos, hogy az Európai Unió hiteles és aktív szereplőként lépjen fel a terrorizmus elleni harcban, ehhez pedig nekünk kell megteremtenünk a szükséges eszközöket.

 
  
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  Ioan Mircea Paşcu (S&D), in writing. The criminal attacks in Paris have brought guerrilla war onto the streets of Europe, directly affecting the individual security of the European citizens. Two conclusions: first, that Euro-Atlantic security gets abruptly an internal dimension, to complement the external one we were used to until now. Second, that those two dimensions have to be connected and the instruments the EU has to deal with each of them have to be integrated, preferably in one single spectrum, starting with intelligence, then police, then civil defence, then gendarmes and, finally, the armed forces. Technically, that raises two problems: intelligence sharing among the EU’s own agencies and among the MS should be significantly increased and, second, how to use the armed forces in preserving the internal security of the MS. Apart from new regulations and instruments, the EU should engage in a review of the existing ones, of which quite a number do exist but have never been used! In a larger sense, every response we come with should try to preserve the right balance between privacy and public security and attempt – as much as possible – to avoid making our lives even more miserable, thus denying an indirect ‘victory’ to terrorism.

 
  
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  Marijana Petir (PPE), napisan. Dok cijeli svijet suosjeća s Parizom i osuđuje terorizam, smatram da je važno podsjetiti kako se terorizam svakoga dana događa i u zemljama koje su dalje od Europske unije pri čemu su najviše pogođeni Bliski Istok i Sjeverna Afrika, a od čega se je često okretalo glavu dok se isto nije dogodilo i na europskom tlu. Istoga dana kad su sve misli i molitve bile usmjerene prema Parizu, u Libanonu je također bio dan žalosti. Libanon je oplakivao 43 žrtve napada bombaša samoubojica u Bejrutu, žrtve napada koji je iza sebe ostavio i dvjesto ranjenih. Prema procijeni UN-a, u 4 godine u Siriji je ubijeno 10 000 djece i 250 000 odraslih osoba, ljude se progoni, tjera iz domova i ubija. U Nigeriji je Boko Haram u godinu dana oteo najmanje 2000 žena i djevojčica te je u posljednjih nekoliko godina ubio više od 10 000 tisuća civila, dok je više od 250 000 ljudi u izbjeglištvu. Samo u prošloj godini u terorističkim je napadima život izgubilo 32 658 ljudi. Terorizam nema vjeru, nema nacionalnost, nema veze s kulturom i civilizacijom. Terorizam je zločin koji najdublje osuđujem te tražim da se iskoriste svi mehanizmi kojima bismo mogli stati na kraj tom zločinu.

 
  
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  Емил Радев (PPE), в писмена форма. Единадесет месеца след нападенията над „Шарли Ебдо“ и кашер магазина в Париж продължаваме да говорим за необходимостта от засилване на борбата срещу тероризма на европейско ниво. Същите мерки, които обсъждахме през януари, обсъждаме и сега – приемането на Директивата за пътническите данни, затягането на контрола върху търговията с оръжия в рамките на ЕС, по-доброто сътрудничество между различните служби за сигурност, предотвратяването на радикализацията сред европейските граждани.

Затова настоявам за бързото засилване на контрола по всички външни граници на ЕС – след атаките от 13 ноември в Париж моята страна България въведе 100% проверки на всички преминаващи през българо-турската граница. Сигурността на европейските външни граници трябва да бъде гарантирана, за да не бъде поставяно под въпрос свободното движение на хора в ЕС и Шенген.

За тази цел е необходимо до края на 2015г. да бъде приета Директивата за обмен на пътнически данни – недопустимо е в момента европейските служби да не могат да проследят кога чуждестранните бойци напускат Европа и, по-важно, кога се завръщат, за да извършат терористичен акт. Не е нужно да чакаме още жертви, за да доведем докрай тези спешно необходими мерки. Европейските граждани очакват от нас бързи действия, които да върнат усещането за сигурност в ЕС.

 
  
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  Laurenţiu Rebega (ENF), în scris. Mulți dintre noi cred că Europa nu va fi schimbată de terorism. Eu în schimb, cred că Europa se va schimba prin prisma efectelor acestei „vineri negre” – acesta este cel mai dificil moment de la cel de-al Doilea Război Mondial!

Noi toți am simțit amenințarea chiar dacă încercăm să nu ne lăsăm pradă fricii. Îmi este teamă că situația de urgență va deveni o normă. Nu vreau să spun că „refugiat este sinonim cu terorist” însă, în condițiile actuale, în care nu reușim să ne controlăm granițele, cred că mulți fundamentaliști, precum am văzut deja, vor profita de această ocazie pentru a circula în spațiul european.

De aceea țin să subliniez că este indispensabilă o majorare a investiției financiare în măsuri de siguranță la frontierele externe dar și interne ale UE.

Pentru a învinge terorismul trebuie ca noi, înaintea concetățenilor noștri, aici și acum, să avem o imagine clară și reală asupra statului islamic (deși este o nebunie să îl numim STAT). Forțele internaționale trebuie, mai întâi de toate, să găsească modalitatea de a-i tăia canalele de finanțare, fluxul vital: circuitul de afaceri. Această zonă trebuie să fie izolată în ciuda intereselor financiare - numai așa vom învinge terorismul.

 
  
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  Christine Revault D'Allonnes Bonnefoy (S&D), par écrit. Les attentats qui ont frappé la France ont réveillé la conscience de l'Europe et du monde. Pourtant, Daech mène la guerre au Moyen-Orient et perpétue des actes terroristes dans de nombreux pays depuis plusieurs années. Hier encore, c'est la Tunisie qui a été touchée.

Il est temps que l'Union européenne passe des paroles aux actes et s'organise enfin et vite pour combattre le terrorisme. Il s'agit de protéger ses peuples et de préserver ses valeurs. Nous devons aboutir à la mise en place d'un PNR européen avant la fin de l'année. Les services de police et de renseignement des États membres doivent mieux coopérer et la lutte contre le trafic d'armes doit être considérablement renforcée. Davantage de financements sont également nécessaires afin de prévenir la radicalisation et ainsi lutter contre le terrorisme à la racine.

Au-delà des attaques militaires menées notamment par la France, l'Union et les États—membres ont la responsabilité de participer au démantèlement des filières financières qui entretiennent Daech, l'argent étant bien le nerf de la guerre. Tous les États de l'Union européenne doivent se sentir concernés. Daech ne vise pas une nationalité. Il frappe le monde libre et ses valeurs, nos libertés, notre modèle de vie, la paix.

 
  
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  Ivan Štefanec (PPE), písomne. Po strašných udalostiach v Paríži musíme jasne a nahlas formulovať, čo sú naše hodnoty, z ktorých nesmieme ustúpiť: rovnosť všetkých ľudí bez rozdielu, vzájomný rešpekt a demokracia ako jediný spôsob riešenia verejných problémov. A to musí každý, kto tu chce žiť, rešpektovať.

 
  
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  Tibor Szanyi (S&D), írásban. A 2015. november 13-án elkövetett párizsi terrortámadások drámai erővel ébresztettek rá mindnyájunkat – szerencsére végre a legtöbb felelős európai kormányt és vezetőt is – hogy az EU csak teljes egységben szállhat szembe e fenyegetéssel, mind Európában, mind a Közel-Keleten. Úgy vélem, itt az ideje, hogy az Unió alapját képező szolidaritás a rendészeti, titkosszolgálati, katonai együttműködés területein is valóban érvényesüljön.

Egyetértve az eddigi tagállami és közös kezdeményezésekkel, így a fegyverkereskedelem korlátozását, az utasforgalom ellenőrzését és az IÁ bázisának felszámolását célzó intézkedésekkel, hangsúlyozom, hogy mindennek nem lehet a végeredménye az európai határok tartós lezárása, vagy az állampolgári szabadságjogokkal kapcsolatos európai elveink feladása. Ilyen súlyos közös kihívással szembesülve különösen megdöbbentő, hogy akadt olyan politikus Európában (elsősorban Orbán Viktor magyar kormányfő), aki a mostani drámai helyzetet is populista demagógiája terjesztésére használja fel és Párizs után is olyan nyilvános kijelentéseket engedett meg magának, miszerint „minden terrorista bevándorló”, vagy a migránsok elosztásáról szóló Bizottsági kvótajavaslat „a terrorizmus szétterítését célozza kontinensünkön”.

Meggyőződésem, hogy közös nemzetközi és európai erőfeszítéssel egy napon végleg legyűrjük a terror rémét; az a politikai méreg azonban, amely állampolgárainkban az ilyen kijelentések tükrözte szemléletet erősíti, még sokkal tovább hatni fog. Ezért szigorú és következetes közös európai elutasítást szorgalmazok az ilyen veszélyes politikával és retorikával szemben.

 
  
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  Adam Szejnfeld (PPE), na piśmie. Ataki terrorystyczne, do których doszło w Paryżu, pozostawiły stolicę Francji pogrążoną w żałobie, wywołały również falę smutku w Europie. Aby w pełni zrozumieć mechanizmy, które doprowadzają do tak tragicznych wydarzeń, musimy zastanowić się, co naprawdę zamachowcy chcą osiągnąć siejąc śmierć i terror. Cele ekstremistów z tzw. Państwa Islamskiego realizowane w Europie różnią się bowiem od tych na Bliskim Wschodnie. Tam, poprzez szerzenie anarchii i chaosu, dążą oni do poszerzenia zakresu swojej władzy na terroryzowanych terytoriach. W Europie natomiast celem nie może być chęć zwiększenia swoich wpływów, gdyż tutaj ISIS nigdy nie zdobędzie władzy. Można więc podejrzewać, że islamskim ekstremistom chodzi o coś innego. Na przykład o wywołanie w Europie fali nienawiści do muzułmanów oraz przedstawicieli innych mniejszości, po to by doprowadzić do fali przemocy. Zamieszki, niszczenie mienia, w końcu także morderstwa na tle rasowym z kolei mogłyby sprowokować kontrataki muzułmanów przeciwko autochtonom i doprowadzić do swojego rodzaju wojny religijnej, wojny cywilizacji. Być może zniszczenie Europy rękoma Europejczyków to wymarzony scenariusz islamskich fundamentalistów. Dlatego tak ważne jest, aby nawet w obliczu krwawych zamachów terrorystycznych, jak te ostatnie w Paryżu, nie dopuścić do aktów odwetu i zemsty na niewinnych ludziach. To jest wielkie wyzwanie, przed którym stoi Unia Europejska oraz państwa członkowskie.

 
  
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  Kathleen Van Brempt (S&D), schriftelijk. Terrorisme overstijgt grenzen. Niet alleen de grenzen van de EU-lidstaten onderling, maar ook de grenzen tussen EU en niet-EU landen. Terrorisme is een mondiaal probleem. Net als bij klimaatverandering, dat andere mondiale probleem, is het onzin te denken dat het terugplooien op de eigen staat het probleem kan oplossen. Landen op hun eentje, hoe groot of klein die landen ook zijn, zijn niet in staat het hoofd te bieden aan mondiale problemen. Klimaatverandering stopt immers niet aan de landsgrenzen, radicale ideeën en terrorisme ook niet. Meer samenwerking is dus nodig, niet minder. Versterkte samenwerking binnen de EU maar ook internationaal.

Binnen de EU gaat het dan om meer vergaande samenwerking tussen inlichtingendiensten, het maximaal delen en uitwisselen van informatie (met respect voor de privacy van gewone burgers) en het opzetten van een Europese inlichtingendienst. Dit alles in combinatie met een degelijke controle van onze buitengrenzen zodat Schengen gehandhaafd kan blijven. Maar ook tussen de EU en derde landen is er meer samenwerking nodig om terrorisme te stoppen en landen als Syrië op weg naar een transitie naar een democratische staat te helpen. Enkel een internationale coalitie kan dat. Wie denkt dat één land afzonderlijk een veiligere wereld kan bewerkstelligen, dwaalt.

 
  
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  Iuliu Winkler (PPE), în scris. Niciodată în timpul existenței sale de peste o jumătate de secol, UE nu a fost supusă unor provocări asemănătoare celor pe care le trăim astăzi, când forțele care și-au propus să destrame din interior construcția europeană se întâlnesc cu cele care sfâșie Uniunea din afară.

Atentatele de la Paris și-au atins deja scopul, pentru că frica și neîncrederea par să ne cuprindă pe toți. Răspunsul UE și răspunsurile statelor membre vor face diferența dacă Parisul este 11 septembrie al Uniunii sau nu.

Cea mai mare miză este, în același timp, și cea mai mare cucerire a UE și anume spațiul de liberă circulație. UE încetează să existe în lipsa spațiului de liberă circulație.

Dacă acordul Schengen nu mai răspunde astăzi provocărilor cărora trebuie să le facem față cu toții, atunci acordul trebuie modificat. El este doar atât, un acord și un regulament convenit de statele membre și pe care tot acestea trebuie să-l adapteze realităților. Modificarea acestui acord nu trebuie sub niciun chip să ridice bariere în UE, ci să adapteze la noile realități măsurile de securitate și cooperarea europeană.

Dubla măsură, ipocrizia și repetarea la nesfârșit a acelorași discursuri fără ca faptele să urmeze pun Uniunea noastră în pericol.

 
  
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  Anna Záborská (PPE), písomne. Chcela by som vyjadriť úprimnú sústrasť rodinám a blízkym obetí teroristického útoku v Paríži. Táto tragédia potvrdila neľudskosť fanatikov, ktorí sa nazývajú Islamským štátom a odhalila slabé miesta v bezpečnosti celej Európy. Odpoveďou na hrozný čin, ktorý pripravil o život nevinných ľudí, musí byť viac spolupráce a solidarity medzi našimi národmi. Rozdelení sme slabší, než keď konáme spoločne. Európsky projekt neohrozujú teroristi, ani utečenci, ale populizmus, demagógia a malomyseľnosť povýšená na politický princíp. Verím a dúfam, že ani tragédia v Paríži, ani snahy nezodpovedných ľudí, ktorí ju budú chcieť zneužiť pre posilnenie vlastnej moci, neoslabí projekt Európy ako spoločenstva slobody, bezpečnosti, prosperity a solidarity.

 
  
  

(Ședința a fost suspendată pentru câteva momente)

 
  
  

VORSITZ: MARTIN SCHULZ
Präsident

 
Õigusalane teave