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Kolmapäev, 25. november 2015 - Strasbourg Uuendatud versioon

14. Valletta tippkohtumise (11.–12. november 2015) ja G20 tippkohtumise (15.–16. november 2015) tulemused (arutelu)
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  Der Präsident. – Als nächster Punkt der Tagesordnung folgt die Aussprache über die Erklärungen des Rates und der Kommission zu den Ergebnissen des Gipfeltreffens am 11./12. November 2015 in Valletta und des G20-Gipfels am 15./16. November 2015 (2015/2902(RSP)).

 
  
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  Nicolas Schmit, président en exercice du Conseil. – Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, le sommet de La Valette sur la migration nous a permis de donner une expression concrète aux engagements de l'Union. Renforcer notre coopération politique avec les partenaires africains à tous les niveaux, afin de s'attaquer aux causes profondes de la migration illégale et de lutter contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains. La déclaration finale et le plan d'action approuvé à La Valette traduisent la réussite de cette démarche pour faire avancer le dialogue et la coopération avec les pays africains.

Laissez-moi souligner, tout d'abord, le haut niveau de participation des pays européens et africains. Une grande majorité était représentée au niveau des chefs d'État et de gouvernement. Cela témoigne de l'importance politique que tous, en Europe comme en Afrique, attachent aux défis auxquels nous devons faire face actuellement.

Maintenant, il s'agit de faire en sorte que ces engagements politiques se traduisent également par des engagements aussi fermes dans la mise en œuvre du plan d'action.

Je voudrais souligner les aspects les plus novateurs des documents adoptés. En premier lieu, le caractère essentiellement pragmatique et opérationnel de ces textes fondés sur un nombre d'actions bien identifiées dans chaque domaine d'intervention. Ces actions entendent favoriser un développement économique, social et environnemental durable. Le sommet s'est mis d'accord sur la mise en œuvre de seize initiatives prioritaires avant la fin 2016, à titre de première réponse.

En deuxième lieu, le plan d'action doit être lu dans une logique d'ensemble. La mise en œuvre des différentes mesures doit donc avoir lieu en parallèle. Les cinq chapitres du plan d'action sont la lutte contre les causes profondes, la migration irrégulière, la migration légale et la mobilité, la protection et l'asile, la prévention de la migration irrégulière et le trafic des migrants, le retour, la réadmission et la réintégration.

Ces chapitres forment un ensemble qui correspond à nos priorités conjointes. Les avancées dans un domaine permettront de faire des progrès simultanément dans d'autres domaines.

En troisième lieu, le contenu du plan d'action est parfaitement conforme aux conclusions du Conseil européen et du Conseil sur l'importance du retour et de la réadmission des migrants irréguliers. Pour la première fois dans le dialogue euro-africain sur les migrations, il y a un engagement clair et conjoint à mettre en œuvre des mesures précises pour faciliter le retour et la réintégration durables des migrants irréguliers.

Comme il est dit dans la déclaration finale du sommet, la coopération en matière de retour et de réintégration ne peut que renforcer la politique européenne de migration et de mobilité, en la rendant plus performante et plus complète.

Enfin, nous nous sommes engagés à affecter les ressources appropriées à la mise en œuvre de ces mesures en utilisant tous les instruments financiers disponibles ainsi que le nouveau fonds d'urgence de l'Union. Nous avons également décidé d'utiliser les structures de dialogue déjà existantes, les processus de Rabat et de Khartoum, ainsi que le dialogue Union européenne- Afrique sur la migration et la mobilité pour le suivi des aspects opérationnels du plan d'action.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, concernant le sommet du G20, j'aimerais à présent vous rendre compte des résultats du sommet tenu à Antalya, auquel l'Union était représentée par le président du Conseil européen et le président de la Commission. Les résultats du G20 sont positifs pour les Européens. Il y a de nombreux points de convergence entre le G20 et l'Union européenne quant à l'évaluation de la situation actuelle et aux priorités identifiées. Dans sa déclaration sur le terrorisme, le G20 a condamné les lâches attentats de Paris et d'Ankara. Il a relevé que le terrorisme ne peut ni ne doit être associé à une religion, à une nationalité, à une civilisation ou à une origine ethnique. En fait, ce qui a été amplement exprimé aussi ce matin, lors du débat.

Le G20 a insisté, par ailleurs, sur sa détermination à travailler de concert pour prévenir le terrorisme en renforçant la coopération dans le plein respect du rôle central des Nations unies et conformément aux résolutions du Conseil de sécurité et à la stratégie antiterroriste mondiale des Nations unies. Les dirigeants du G20 se sont aussi intéressés au financement du terrorisme et ont plaidé pour une mise en œuvre rapide des normes du groupe d'action financière dans toutes les juridictions. En outre, ils ont insisté sur l'importance d'une approche globale fondée sur la volonté de s'attaquer aux facteurs qui favorisent le terrorisme.

Je ne m'attarderai pas sur le volet des travaux concernant la migration, sujet dont je viens de parler au sujet de La Valette, je vais donc me concentrer sur les dossiers économiques qui ont été abordés au G20 ou, du moins, sur certains d'entre eux.

À Antalya, les dirigeants ont axé leurs travaux sur l'objectif prioritaire du G20 consistant à parvenir à une croissance forte, durable et équilibrée. Ils ont réaffirmé leur volonté, exprimée à Brisbane l'année dernière, d'accroître le PIB global des pays du G20 de 2 % supplémentaires d'ici 2018. À la base de cette ambition, il y a le constat que la croissance mondiale est inégale et reste toujours inférieure aux attentes, en dépit de perspectives positives dans quelques grandes économies, dont l'Union européenne. À ce stade, la moitié des engagements figurant dans les stratégies de croissance des pays du G20, qui comprennent à la fois des mesures pour soutenir la demande et des réformes structurelles, ont d'ores et déjà été mis en œuvre, ce qui a permis de réaliser plus du tiers de l'objectif des 2 %. Outre les engagements pris dans les stratégies de croissance nationale, j'aimerais insister sur l'accent mis par le G20 sur l'investissement, en particulier, dans le cas des stratégies propres à chaque pays pour cette année. Ces stratégies regroupent des mesures concrètes visant à améliorer l'environnement de l'investissement. Je suis particulièrement heureux de constater qu'à Antalya, une attention particulière a été accordée à la participation du secteur privé aux petites et moyennes entreprises et à l'intermédiation financière et que le plan d'action d'Antalya comporte une référence directe au plan d'investissement pour l'Europe. L'investissement figure en effet au premier rang de nos préoccupations. À cet égard, je tiens à saluer le fait que le Parlement européen a approuvé les candidats aux postes de directeur exécutif et de directeur exécutif adjoint du Fonds européen pour les investissements stratégiques. Nous pouvons à présent nous réjouir à la perspective de le voir devenir pleinement opérationnel.

En matière de fiscalité internationale, qui figurait également à l'ordre du jour des dirigeants, ceux-ci ont entériné le paquet de mesures concernant l'érosion de la base d'imposition et les transferts de bénéfices. Ils ont reconnu qu'une mise en œuvre large et cohérente serait essentielle pour assurer l'efficacité de ce projet, en particulier en ce qui concerne l'échange d'informations sur les décisions fiscales anticipées en matière transfrontière. Un cadre inclusif pour la mise en œuvre du projet BEPS sera élaboré par l'OCDE, début 2016.

La fiscalité est une autre grande priorité commune à l'Union et au G20 et la présidence poursuit activement ses travaux visant à lutter contre la fraude et l'évasion fiscale et contre l'optimisation fiscale agressive. En particulier, le Conseil est récemment parvenu à un accord sur l'échange automatique d'informations concernant les décisions fiscales anticipées et cette directive sera adoptée en décembre. Dans ce contexte, le rapport de la commission spéciale TAXE constituera certainement une contribution précieuse à la poursuite des débats dans ce domaine.

Permettez-moi, pour terminer, d'évoquer brièvement les progrès ou plutôt l'absence de progrès dans la mise en œuvre des réformes des quotes-parts et de la gouvernance au sein du FMI, décidées en 2010. Dans ce domaine, la priorité absolue pour le G20 ainsi que pour l'Union européenne reste la mise en œuvre des réformes mais les États-Unis ont à nouveau été invités à les ratifier dans les meilleurs délais, ce qu'ils n'ont, bien sûr, pas encore fait. Dans ce domaine, comme dans les autres domaines de travail du G20, la présidence poursuivra ses efforts en vue de garantir que les Européens suivent une ligne commune au sein du G20 sur les points en discussion et de protéger et promouvoir ainsi au mieux nos intérêts communs. Les travaux de l'Union en vue de la réunion des ministres des finances du G20, qui se tiendra en décembre, à Hainan, sont déjà en cours. Il s'agira de la première réunion organisée sous la présidence chinoise du G20.

 
  
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  Federica Mogherini, Vice-President of the Commission/High Representative of the Union for Foreign Affairs. Mr President, this is not the first time we have met here to discuss the refugee crisis, but at the Valletta Summit we focused mainly on saving lives and fighting the smuggling of human beings, something we have discussed in this very Hemicycle several times, and we did so with our African partners, as there is no other way to effectively manage the current and future migrant and refugee flows.

The issue of migration is here to stay. Demography and economy tell us so. The first message that we shared in Malta was this: migration and refugee flows are a phenomenon that concerns both Europe and Africa, as we are all at the same time countries of origin, countries of transit and countries of destination, in Europe and in Africa. There are more migrants and refugees on the move within Africa itself than from Africa to Europe, and we are together in this: in Africa and in Europe. This is the basis of our partnership.

Building walls on our frontiers is no solution, and it definitely is not an option in the middle of the sea. That is evident to everybody. It will not stop migration; it will only weaken our international standing and our credibility.

The current migratory and refugee crisis has sparked strong emotions in recent months, including in Europe: good ones and bad ones, compassion as well as fear. But our duty as politicians is to act rationally. We must finally put in place a mechanism for human mobility fit for the 21st century, a mechanism that stems irregular migration and the exploitation of human suffering, including through return and readmission agreements, but also a mechanism that allows effective legal mobility to the benefit of both countries of origin and countries of destination, and their societies.

Mobility can benefit both Europe and Africa. It must happen legally and safely, not by turning the Mediterranean and the Sahara into mass graves. This is the core message of Valletta and the basis of our partnership, of our common work, with our African friends.

To do so, as the Presidency just reminded us, we focused on five clusters of actions in Malta. One: addressing root causes of irregular migration and forced displacement; two: legal migration and mobility; three: protection and asylum; four: the fight against irregular migration; and five: return, readmission and reintegration. We identified within those clusters nearly 90 individual broad actions that we will implement before the end of 2016.

Let me be completely sincere with you today; you know me by now, I always tend to be so. The conversation – especially the preparation of the summit – has not been easy at times. It has been tense at times, not only between the Europeans and the Africans but also within the two different groups – among Europeans and among African countries. But I think our discussion has helped us a lot, as we managed to find common ground and an understanding on all the most relevant issues. As happens quite often in our work with our African friends, the preparation was sometimes tense, but the summit itself and the beginning of the follow-up on implementation were extremely positive and fruitful.

Our approach to our African partners is not about putting money on the table and asking for readmission in exchange. I am also very clear on this here, just as I was with our African friends. It is not about using development aid as a bargaining chip in our negotiations on migration management. That would not only be against all our values but also against our own interests, because it would not work.

The right approach – the approach we suggested to our African friends – is to develop common instruments and the related means, including financial ones, to effectively manage together a complex phenomenon that concerns both Europeans and Africans. We have a common issue to deal with. We have to develop useful and effective tools, and we have to allocate resources to have those tools effectively implemented. It is a partnership. Yes, there is a strong link between how we invest our development money and how we manage migration. That is clear. In the long run, migration will only be manageable if we favour Africa’s growth and stability.

This is why in Malta we signed the Constitutive Agreement of a Trust Fund for Africa. As President Juncker mentioned this morning, this has already been on the table as a Commission proposal for some months. But in Malta we actually signed the starting point of this Trust Fund, which is an additional tool to tackle the root causes of poverty and irregular migration.

The Commission is putting EUR 1.8 billion into it and Member States have started to top up that figure, and I encourage them to continue to do so consistently – and I underline consistently. It will finance job opportunities, especially for young people and women. It will prop up projects focused on addressing the root causes of forced displacement. It will reinforce the resilience of communities touched by the transit of migratory flows, build capacity in management of refugee flows and migration flows (which are in nature quite different one from the other) and focus too on support to internally displaced people, which are all things that our African friends tell us they need support on, because they themselves are hosting on their territory hundreds of thousands of refugees and migrants, something that as Europeans we hardly realise.

At the same time, we have started to draw up a new system to discourage irregular flows and develop dialogues on legal mobility. This includes more cooperation from our African friends on readmissions as well as on the capacity of host countries and host communities to reintegrate returnees.

I myself have been in Ethiopia to a project that we finance on facilitating the reintegration of returnees, not in that case from the European Union but from a different region, and I have seen with my own eyes that young women and girls especially – but also young boys, very young ones – if supported, and if their communities are supported in offering them a decent and an open perspective for the future, are not only glad to be back but are also passing on a message to their fellows citizens that embarking on dangerous trips across the desert or across the Mediterranean is not necessarily a good idea.

Again, I stress in parallel that we have to strengthen the legal and regular channels for migration, because that is the safe way of tackling mobility among us. The fight against the smuggling and the trafficking and the work to strengthen resilience must go hand in hand.

This is the reason why we agreed to implement in parallel the actions of all five clusters; together, not one before the other. The next steps will build on the Rabat and Khartoum Processes – we do not need to reinvent mechanisms, we have to use correctly the existing mechanisms – through a number of meetings at senior official level but also by identifying already now, together with our African partners – not only national governments but also local authorities and NGOs – concrete projects to be financed by the Trust Fund in partnership with all our African friends.

In this respect I have engaged in these months in high-level meetings with African partners, from countries of origin and transit, and also themselves of destination. I can quote some numbers that are really impressive. I have done so in Ethiopia, in Niger, in North Africa – all of their countries – and last week again in Chad, where, let me say with a certain pride, for the first time the European Union was invited to the G5 Sahel Summit – just one week after the Malta Summit – which is, I believe, testimony to the fact that the political partnership among us is strong and is getting stronger.

We are trying to build a stronger partnership with Africa, a partnership that is fit for the huge challenges ahead. Let me be very clear on this: while we focus on the challenge of migration, we have to keep in mind that we have plenty of other common issues. We need to build a partnership with Africa, because our partnership with Africa is not limited to migration or the management of refugee flows. It is part of a much bigger picture.

In the current crisis, governing migration is among the interests we share, Europeans and Africans alike. But again, we have security on our table, we have climate change on our table; we have development, energy, counter-radicalisation and job opportunities for our youth, in Europe and in Africa. We have a proper political – and not only political – partnership that includes plenty of other issues, one in which migration management is one of the pieces of the puzzle that brings us together with them.

On all of these issues – and especially on security, but mainly on migration, which is the issue of today’s debate – we can only deal with these different challenges together. Valletta was a first step. We have started building trust between us and also rational solutions that can stand the test of time. This is the challenge of our generation, and the cooperation of this Parliament and of Europe as a whole will be crucial to its success. Also because again, and I stress this, our partnership with African countries is not limited to institutions at governmental level. We also need to look beyond that.

The refugee crisis was also part of the discussion at the G20 Summit in Antalya, as was mentioned. The European Union called on the G20 to contribute to a coherent international response to the crisis in the spirit of international solidarity. Our G20 partners acknowledged that the current crisis is not just an issue for Europe but a global one. They agreed to support efforts to protect and assist refugees, including through increased humanitarian aid and resettlement, and to improve the capabilities of international organisations, which is key for us as well.

The statement also underlines the need to address the root causes of these unprecedented refugee flows, I stress again, all over the world. Of course, the summit focused very much on the response to the terrorist attacks in Paris. The G20 leaders have unanimously condemned these terrorist acts and pledged to increase their cooperation in the fight against terrorism. As you know and as was mentioned, a separate statement was adopted on this issue.

They also stressed the importance of a comprehensive approach to countering terrorism, founded on relevant UN Security Council resolutions, and the UN Global Counter-Terrorism strategy. They undertook specifically to tackle the financing channels for terrorism and foreign terrorist fighters, which we know very well is going to be key if we really want to put an end to this.

Let me also address briefly the economic and financial outcomes of the summit. The overall focus was on the continued but uneven global recovery. The euro area was not in the spotlight, thanks to the progress we have made on our own economic policy strategy. The summit focused on developing economies, stressing the risks that raising inequalities posed to economic growth. In particular, the leaders focused on youth employment and pledged to reduce by 15%, by 2025, the share of young people at risk of being permanently left behind in the labour market.

G20 leaders reaffirmed the objective to lift the G20 collective gross domestic product by an additional 2% by 2018. Updated national growth strategies were set out in the Antalya Action Plan, which endorses several European initiatives, including the Investment Plan, the Single Market Strategy and the new Trade Strategy. New country-specific investment strategies were adopted to improve the investment climate and policy recommendations on small and medium enterprises financing. This complements our efforts under the European Plan for Investment and the Capital Markets Union.

The G20 agreed on a loss-absorbing capacity standard for global systemically-important banks. This is important to ensure that taxpayers do not have to bear the burden of global financial stability in the future.

A crucial step forward was made towards a fairer global business tax regime so that companies pay taxes where they make their profits. Leaders adopted the G20 OECD-based erosion and profit shifting package of measures, including mandatory exchange of tax rulings to counter harmful tax practices.

I will stop here. I am looking forward to hearing the views of this House, which I always value a lot, but I will have to ask to be excused for now. I have just seen that the scheduled time for the debate is two hours and 40 minutes and as we are late, I am afraid I will have to leave you before the end of the debate.

I have asked Commissioner Stylianides to be here for the reply, as I will have to join all my colleagues, not only from the European side but also from the Mediterranean side, as tomorrow we will celebrate together the 20th anniversary of the Union for the Mediterranean. You will understand better than I how relevant this meeting will be, at this particular moment, to send a message of unity across the Mediterranean, across our cultures, across our societies, standing together in front of the many challenges we have migration-wise, but also security-wise. So I apologise if I am not here to respond to your observations, but I will be here most of the time to listen to them very carefully.

(Applause)

 
  
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  Esteban González Pons, en nombre del Grupo PPE. Señor Presidente, señora Mogherini, señor Ministro, esta crisis migratoria no es la primera a la que se enfrenta Europa, pero sí la primera de estas características y dimensiones y, desde luego, estamos al principio. Por lo tanto, seamos realistas.

Las razones de la crisis las tenemos claras: la guerra, la pobreza, el cambio climático, el hambre, la enfermedad, la falta de oportunidades. Cualquiera de nosotros haríamos lo imposible por llegar a Europa si estuviéramos en una de esas situaciones. Mientras estos problemas subsistan al otro lado de nuestras fronteras, no se acabará el flujo imparable de emigrantes y de refugiados.

Por eso ha sido tan importante la cumbre de La Valeta, porque, por primera vez, Europa y África se han mirado a los ojos y se han dicho la verdad: si no cambiamos la terrible realidad de África, será imposible mantener la cómoda realidad de Europa.

Por otro lado, todos compartimos una prioridad, lo ha dicho ya la señora Mogherini: hacer lo posible, lo necesario, para salvar la vida de aquellos que están en riesgo, por las circunstancias en las que viven o por el largo viaje al que los someten los traficantes de personas.

Y debemos felicitarnos porque se ha llegado a acuerdos importantes en la cumbre de La Valeta, como la lucha contra las mafias o la cooperación con los países de origen y de tránsito. Esta cumbre ha servido también para aprobar un fondo fiduciario para África, que supone un gran paso adelante. Pero tengamos presente que, sin euros suficientes —y los Estados miembros los han de poner—, los resultados de la cumbre de La Valeta se convertirán en papel mojado. Y lo mismo sucederá si la ayuda al desarrollo se la quedan los intermediarios y no cumple sus objetivos.

Seamos realistas, ningún país de la Unión Europea puede hacer frente por sí solo a esta crisis. Tenemos problemas comunes, pero también capacidades comunes. Si no las empleamos en común, fracasaremos.

Señorías, somos una comunidad solidaria y de valores compartidos. Para nosotros las palabras «dignidad» y «derechos humanos» tienen un alto significado. Por eso debemos dejar clara, una vez más, una cuestión: no podemos mezclar inmigración y terrorismo, porque quienes llaman a nuestras puertas lo hacen huyendo del terrorismo. Igual que los europeos nos pasamos el siglo XX huyendo del nazismo, el comunismo, el fascismo o la guerra, ahora muchos ciudadanos vienen a Europa perseguidos por esos mismos enemigos. Los refugiados no son terroristas, son sus víctimas. Los refugiados no esconden a los terroristas, huyen de ellos. Tener miedo a los refugiados por los terroristas es hacerles pagar por el terrorismo dos veces.

Con los atentados de París, Londres o Madrid los europeos vivimos una situación extraordinaria y excepcional. Pues bien, esa situación es la vida cotidiana de los refugiados que llaman a la puerta de Europa. Resulta increíble que haya quien no lo tenga entendido todavía.

Pese a todo, seamos realistas. Debemos reforzar nuestras fronteras exteriores para que nadie caiga en la tentación de levantar nuevas fronteras interiores. Schengen es un éxito colectivo que no podemos poner en riesgo. Los Estados con fronteras exteriores tienen una gran responsabilidad frente a los demás, y los que no tienen fronteras exteriores deben implicarse en su protección. No hay un país en el mundo que no defienda sus fronteras exteriores y, si la Unión Europea abandonase sus fronteras exteriores, no duraría ni una semana.

En definitiva, señora Mogherini, señor Ministro, tenemos mucho trabajo por delante. Esta crisis no se va a acabar mañana, ni se va a acabar dentro de un año. Es, como se ha dicho, una crisis para toda una generación. Por lo tanto, lo que necesitamos no son medidas de una sola cumbre, sino una verdadera política común de inmigración y de asilo. Ese debe ser el esfuerzo de toda la legislatura.

 
  
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  Gianni Pittella, a nome del gruppo S&D. Signor Presidente, onorevoli colleghi, signor Ministro, signora Vicepresidente, in queste ore la pace del mondo è minacciata. Noi dobbiamo fare tutto il possibile affinché le tensioni tra Russia e Turchia non degenerino. Serve un'inchiesta internazionale per comprendere ciò che è successo ma nel frattempo i russi si astengano da azioni di rappresaglia.

Se qualcuno pensa che attraverso questo incidente si possa sabotare la costruzione di un'alleanza larga contro Daish, si sbaglia di grosso. Noi saremo uniti contro il terrore. L'azione dell'Unione europea è decisiva: mediare e trovare punti di intesa, facilitare un'intesa. Questa è la nostra missione ed è la vera arma contro il terrore. E questo è il lavoro che in modo eccellente sta facendo la vicepresidente Federica Mogherini.

L'alleanza assieme ai Paesi musulmani non deve limitarsi unicamente alla lotta all'Isis. Negli ultimi decenni, a causa soprattutto delle scelte sbagliate dell'amministrazione Bush, l'area di instabilità si è estesa a macchia d'olio e tocca oggi non solo il Medio Oriente ma anche l'Asia Centrale e l'Africa nera. Dopo aver contribuito al disastro attuale, ora l'Occidente – e mi riferisco ai nostri amici americani – non deve ritirarsi in uno splendido isolamento.

Serve un'offensiva innanzitutto diplomatica. Dobbiamo dire con chiarezza ai nostri partner della regione, ma anche a noi stessi, che il tempo dall'ambiguità è finito. Non si può sanzionare a parole Daish e poi tollerare che i propri cittadini lo finanzino. Dobbiamo essere chiari, anche con noi stessi. In passato, abbiamo commesso errori nelle relazioni con molti Paesi arabi. È finito – deve essere finito – il tempo della doppia morale, per cui gli islamisti radicali sono cattivi tranne quelli con cui facciamo affari.

Sul vertice di La Valletta, io non nascondo la nostra solo parziale soddisfazione, lo dico con franchezza alla vicepresidente. Lo abbiamo detto anche ieri nell'ambito del nostro gruppo. Sono stati fatti passi avanti, sicuramente. Tuttavia, si è riproposto, almeno nell'apparenza, lo scambio tacito tra governanti africani ed europei che ha contraddistinto le nostre nazioni negli ultimi anni. In cambio di qualche finanziamento, i governi africani si impegnavano e si impegnano a rallentare i flussi migratori.

Il Trust Fund per l'Africa è una buona cosa ma attualmente è dotato di scarse risorse finanziarie. Lei ha ragione. Noi non abbiamo bisogno di fare un do ut des ma di fare un patto politico ed economico con l'Africa. Questo serve! Non un'impostazione utilitaristica per noi ma un'impostazione tesa a valorizzare la cooperazione, con pari dignità, tra noi e l'Africa.

Concludo con una nota che io penso sia di verità: noi non dobbiamo avere paura del terrorismo. Questo continente, la nostra Europa, con la sua storia, con la sua forza, con le sue risorse ha le capacità per annientare un manipolo di fanatici e di bastardi. Per riuscire a fare questo, dobbiamo però restare calmi, essere uniti ed evitare gli errori del passato che stiamo ancora pagando.

(L'oratore accetta di rispondere ad una domanda "cartellino blu", articolo 162, paragrafo 8 del regolamento)

 
  
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  Patrick O'Flynn (EFDD), blue-card question. You mentioned at the start the issue of Turkey and the tensions with Russia. Would you not agree with me that, as a country of 75 million people – and only about 9% of the land mass is actually in Europe – the worry is that migratory pressures emanating from any Turkey membership of the EU would overwhelm the capacity of European Union countries to absorb migrants and that Turkish accession should now be off the table: no Turkey in the EU?

 
  
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  Gianni Pittella (S&D), Risposta a una domanda "cartellino blu". Scusi collega, ma francamente non capisco cosa c'entra il tema dell'adesione della Turchia con il dibattito che stiamo facendo. Tuttavia, io non sono affatto contrario all'adesione della Turchia, purché la Turchia rispetti i criteri e i parametri che noi abbiamo previsto per qualsiasi Paese candidato all'adesione.

Per noi è fondamentale che la Turchia rispetti i diritti umani, il pluralismo dell'informazione e il rispetto della minoranza curda. Non è un problema di quanti abitanti ha la Turchia. Se agissimo in questo modo, avremmo una concezione davvero assai riduttiva dell'Unione europea e del processo di adesione e di allargamento.

 
  
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  Timothy Kirkhope, on behalf of the ECR Group. Mr President, I welcome a number of the initiatives taken by those representing our interests in Valletta. Whilst migration may not have dominated the news in the last week or two, that does not mean that the challenges we face have faded away.

Valletta highlighted the need for more international cooperation, but it also illustrated that Europe needs to harness all of its political will and political persuasion to find solutions for the humanitarian crisis before us. Valletta was an important step, but I believe that, in many ways, there were also a number of missed opportunities. Valletta should be seen only as a starting point for the more ambitious agreements we must arrive at in the future.

The missed opportunities I referred to include the need to find agreement on readmission policies. Readmission and returns must form a central focus of our long-term cooperation with our non-EU partners. It is a fact that our asylum systems simply cannot work if these agreements are not in place. Merely having more avenues for legal migration and for more EU funds will not solve the problem. Those legal avenues will never be able to satisfy the demand and the desire to come here.

I agree that the economic development of African nations is an important long—term goal for the EU. Development in African countries will provide opportunities and a real future for young people in their own home countries, avoiding skills shortages there and developing those countries as future trading partners for ourselves. But Europe needs solutions now, and Europe needs to stabilise the current situation. Returning those who do not qualify for asylum has to be part of the solution. By reducing the number of economic migrants entering the EU illegally, we increase the opportunities we are able to offer the most vulnerable refugees caught up in the conflict.

This was an important summit, and African nations especially have an important role to play. But we will now look to extend the hand of cooperation further afield. We have a crisis of global proportions which requires a global, as well as a European, response.

 
  
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  Guy Verhofstadt, on behalf of the ALDE Group. Mr President, I have mixed feelings about the Valletta summit. And I would say to Mrs Mogherini: helping and cooperating with Africa – yes, but outsourcing our problems to Africa – no. Not at all!

I happen to know – and I gave the figure a few minutes ago – that the estimation is that there are between 12 and 15 million refugees in Africa – between 12 and 15 million! From time to time they do a better job there than we do. In Ethiopia, to give that example only, nearly 300 000 refugees have come into Ethiopia from neighbouring countries since the beginning of this year. So helping them, cooperating with them – yes. But seeing them and saying ‘Oh it is now your problem and you have to stop migration’, I say that is not serious.

We have to take our own responsibilities. I think at the summit maybe it would be better to do other things rather than trying to discuss readmission agreements that never happen. I have negotiated readmission with Prime Ministers – not one but at least three or four readmission agreements – and they were signed but never implemented in reality. It is a waste of time.

For example, I see this afternoon Jean Louis Borloo. Jean Louis Borloo is out of politics now, but he has started a very important initiative – ‘Energy for Africa’ – to try, with private and public funding, to build up something that is absolutely needed for that continent: a huge investment in energy so that every family and every company in Africa has this possibility of having an energy supply. That is the way forward, not outsourcing our problems; not saying: ‘Ah, I tried to take them back’. The way forward is to help them not only by public means, but also, for example, with initiatives like Energy for Africa, where there is a huge programme that is key for the future of that continent.

The second thing that we can do and which we do not do – and I am very pleased that the Commission has now published a scoreboard – is to simply do what we have said. Implement what we have pledged. We are the champions of pledging worldwide, but we are maybe the last in the ranking when it comes to paying. There is an enormous difference in Europe between pledging and paying. I shall give you a list I have taken from the scoreboard – and I am pleased that the Commission has started with the scoreboard. We have a shortfall of EUR 1.7 billion in the African Trust Fund. Pledged but not paid. We have a shortfall of a half a billion euros in the Syria Trust Fund. Promised but not paid.

Then, concerning the refugees: there are five countries which have taken refugees from Italy and Greece – not more than that. We have been discussing this for months here, but there are only five countries which are doing their job. There are 129 refugees relocated from the 39 600 that have to be relocated from Italy; well, 130 have been relocated. The same in Greece. There are 66 400 refugees – or more, naturally – there who are officially to be relocated. There have been 30 relocated. It is not I who am saying that, it is the scoreboard of the Commission. Maybe it is not all the fault of Luxembourg, certainly not. I am a very big champion of the Luxembourg Presidency, but it is your responsibility to put that to the Council.

Finally, let us work on a migration strategy in the European Union, which we do not have, and also on this European border and coastguard. I hope in the December Council that this European border and coastguard can finally be decided by the heads of state and government.

 
  
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  Κώστας Χρυσόγονος, εξ ονόματος της ομάδας GUE/NGL. Κύριε Πρόεδρε, τα αποτελέσματα της συνόδου κορυφής Ευρώπης και Αφρικής στη Μάλτα με θέμα τη μετανάστευση, όσο και της αντίστοιχης των G20 στην Αττάλεια, με θέμα την παγκόσμια ανάπτυξη ήταν πενιχρά. Και οι δύο κατέληξαν σε γενικόλογες διακηρύξεις και ευχολόγια χωρίς συγκεκριμένες δεσμεύσεις λόγω των διαφωνιών των κρατών που συμμετείχαν.

Ουσιαστικά το μόνο πρακτικό αποτέλεσμα προήλθε από το άτυπο συμβούλιο κορυφής, αμέσως μετά τη σύνοδο της Μάλτας, και αφορούσε τη χορήγηση στην Τουρκία ενός ποσού τριών δισεκατομμυρίων ευρώ ως συνεισφορά της Ευρωπαϊκής Ένωσης και των κρατών μελών για τις ανάγκες των πολυάριθμων Σύριων προσφύγων που διαμένουν στο έδαφος της. Ήταν μια απόφαση δικαιολογημένη, με βάση τα δεδομένα της στιγμής, αφού η Τουρκία φιλοξενεί περίπου δύο εκατομμύρια πρόσφυγες και η συντήρησή τους συνιστά μεγάλο οικονομικό βάρος.

Ωστόσο, η χθεσινή εξέλιξη της κατάρριψης του ρωσικού αεροσκάφους από την τουρκική αεροπορία ενισχύει αναδρομικά τις υποψίες που υπάρχουν για το ρόλο της Τουρκίας στο συριακό πρόβλημα. Αφού είναι φανερό, ότι έτσι γίνεται ακόμα δυσκολότερη μια ευρεία συναίνεση για την καταπολέμηση του εγκληματικού ισλαμικού κράτους. Αν δεν καταπολεμηθεί όμως το Ισλαμικό Κράτος, είναι αδύνατον να επέλθει ειρήνευση στη Συρία και να τερματιστεί το δράμα των προσφύγων. Η Ευρώπη πρέπει να αντιμετωπίσει με μεγαλύτερη αυστηρότητα, το ημιαυταρχικό καθεστώς Ερντογάν που δρα ως ταραχοποιός στην περιοχή.

 
  
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  Judith Sargentini, namens de Verts/ALE-Fractie. De aanslagen in Parijs, de oorlog in Syrië, het Russische gevechtsvliegtuig dat uit de lucht geschoten werd door een NAVO-lid, de totale chaos in Libië en, o ja, de vluchtelingencrisis. We hebben veel om ons zorgen over te maken en je zou zeggen dat juist nu Europese lidstaten hun zegeningen moeten tellen en investeren in samenwerking met elkaar en met de buurlanden. Dit is niet het moment om egoïstisch zijn of eenkennig.

En als ik de hoge commissaris hoor zeggen dat dit een top was die niet ging om simpel afkopen maar om partnerschap, dan denk ik dat dat de top was die u wilde hebben en die ik ook wilde hebben. Maar als ik terugkijk, zie ik niet anders dan Europese lidstaten die wél egoïstisch waren, die wél eenkennig waren, een top die uitgemond is in: hoe kunnen we al bestemd ontwikkelingsgeld gebruiken om immigranten tegen te houden? Een top waarbij lidstaten helemaal niet bereid waren geld te betalen. Een top waarbij we eigenlijk geld omgekat hebben. We hebben vrij geschoven met potjes die al bestonden.

Europese landen hoopten deals te sluiten met Afrikaanse landen voor het terugnemen van migranten, voor het opzetten van centra voor asielprocedures buiten onze grenzen, voor sterkere grensbewaking. En op zoek naar snelle oplossingen lijken lidstaten bereid om een oogje dicht te knijpen voor mensenrechtensituaties in landen met een dictatoriaal regime zoals Eritrea of Soedan of landen met een militair regime die bijna niet meer te onderscheiden zijn van een dictatoriaal regime, zoals Egypte.

Mensen vluchten voor geweld en voor onderdrukking en het afkopen van de onderdrukker kan een vluchteling korte tijd tegenhouden, maar op lange termijn wordt de situatie onwerkbaar. Dat hebben we toch geleerd uit het verleden? We hebben toch Ben Ali afgekocht, Gaddafi, Moebarak, Assad en als de top van het weekend doorgaat kopen we Erdoğan af. En wat we in Valetta deden was al-Bashir en Afewerki helpen.

Voorzitter, wat u en ik willen is eerlijk handelen en eerlijk investeren in Afrika. Mensen de gelegenheid geven om legaal in Europa te werken en niet op die bootjes te hoeven stappen. Ons handelsbeleid omzetten, ons landbouwbeleid omzetten, hun zeeën niet leeg vissen. Dat is zorgen dat mensen niet hoeven te migreren, maar wel kunnen als ze dat zouden willen.

 
  
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  Fabio Massimo Castaldo, a nome del gruppo EFDD. Signor Presidente, onorevoli colleghi, francamente io tutte queste celebrazioni per il vertice di La Valletta, continuo a non capirle. L'Europa che si è mostrata in quel vertice è un'Europa ancora spaccata e, lasciatemi dire, francamente esitante.

Tutti credo siamo d'accordo – o almeno quasi tutti – sulla necessità di affrontare il dramma della crisi migratoria, cooperando proprio con i Paesi terzi e con i Paesi di transito. Ma se andiamo a vedere poi la realtà di quello che stiamo mettendo in campo, bisogna constatare che ci sono solamente 1,8 miliardi di euro in questo Trust Fund. Quanti ne hanno dati gli Stati membri dell'Unione europea? Settanta milioni di euro: niente! Una piccola mancia che non riesce neanche a pulire un briciolo della coscienza sporca dei rispettivi governi.

E il dubbio, purtroppo, che molti Stati vogliano interpretare per l'ennesima volta questo aiuto, nel senso di trasformarlo in un semplice stimolo, un pungolo per degli accordi di rimpatrio senza affrontare veramente quelle cause profonde: la lotta alla fame, alla povertà, allo sfruttamento, è un dubbio che purtroppo permane fondato. Pensate che da quanto mi risulta, Malta ha contribuito con 250.000 euro! Penso che il costo del vertice sostenuto da Malta per organizzarlo sia stato ben superiore alle donazioni che ha effettuato.

Non si fa neanche alcuna distinzione adeguata tra gli Stati controparte: magari ci ritroveremo l'Eritrea paragonata alla Tunisia o esempi appunto pessimi equiparati ad esempi invece virtuosi, che pur tra mille difficoltà, stanno lottando per l'affermazione dello Stato di diritto. Se poi compariamo questo aiuto ai 3,1 miliardi di euro dati alla sola Turchia per paura che apra di nuovo i rubinetti del flusso migratorio per esercitare pressioni sulla politica europea, come ha fatto finora, direi che il paragone è sconfortante.

Credo che abbia avuto ragione, Macky Sall, il presidente senegalese, quando ha detto che questo aiuto non è sufficiente, che bisogna invece lottare contro le frodi e l'elusione fiscale, che ogni anno sottrae ai paesi africani ben 50 miliardi di euro. Ma se poi considero che non riusciamo neanche a risolvere il problema dell'elusione fiscale in casa nostra, visto quello che abbiamo potuto vedere ieri, per quanto riguarda la commissione TAXE, visto che non riusciamo a essere credibili neanche in quel campo, visto che ancora continuiamo a non pagare neppure il giusto compenso per la vendita delle risorse naturali, lo sconforto è sempre più grande, anche prendendo in considerazione l'accordo di Schengen che, intanto, da emblema dell'integrazione europea diventa simbolo d'una corsa folle verso l'implosione, tra muri, filo spinato, botte e scontri tra gli Stati membri.

Direi che continuiamo a non imparare dal passato. Lo direi anche al presidente Pittella, quando parlava dell'antiterrorismo senza ricordare che però i nostri Stati e i nostri governi fanno ancora affari con i Paesi del Golfo Persico. La situazione è grave, anzi gravissima: ma tuttora non c'è serietà da parte nostra.

 
  
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  Gerolf Annemans, namens de ENF-Fractie. Hoe wereldvreemd, hoe volledig van alle gezond verstand beroofd de Europese Unie is geweest toen zij in onze plaats onze landsgrenzen openstelde voor de hele wereld blijkt nog maar eens uit het nieuwtje dat enkele dagen geleden is binnengekomen, zo tussen de plooien van het Parijse terrorisme en de staat van beleg in Brussel door, Marokkaanse ingezetenen kopen nu massaal vliegtuigtickets naar Turkije. In Turkije huren zij een boot en nemen zij de Balkanroute, de Europese Unie-route naar Duitsland, Nederland en natuurlijk last but not least naar België. Geen kwestie van asiel of van vluchten voor oorlog. Gewoon een kwestie van een beter leven. Een verdubbeling weliswaar van de prijs van de vliegtuigtickets, want zelfs in Marokko staat de Europese Unie voor de vrije markt.

De gezagsdragers van de Europese Unie, de meerderheid hier in het Parlement, jullie hebben met de Valetta-top een zoveelste nutteloze en helaas ongeloofwaardige top in een lange reeks migratietoppen gehouden met een abracadabra van voorstellen en politiek correcte newspeak als gevolg en verder niets. Alleen maar meer en meer immigratie.

Vorige keer ging u te vuur en te zwaard de vaartuigen van de mensenhandelaars tot zinken brengen. Deze keer - met al mijn respect voor uw inspanningen, mevrouw de commissaris - ging u even de Afrikaanse leiders, de dictators, de collega's in Afrika tot betere inzichten brengen. Belachelijk gewoon! Het probleem van uw opeenvolgende toppen, is dat u, zoals de tovenaarsleerling in de gelijknamige Disney-tekenfilm, de excessen van een vrij verkeer van personen niet meer onder controle krijgt en dat u verder prutst op de grond van hetzelfde concept, altijd maar weer opnieuw. U regeert bovendien tegen de wensen van de eigen bevolking in. Alleen de lidstaten kunnen nog proberen dat vertrouwen van de bevolking te herwinnen. U bent mislukt. U hebt ons aan de rand van de afgrond gebracht. En u bent niet meer geloofwaardig en niet meer voorzien van het nodige gezag. Met andere woorden, ik zou u ertoe willen aanzetten om u bescheiden terug te trekken en het over te laten aan de lidstaten.

 
  
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  Ελευθέριος Συναδινός ( NI). Κύριε Πρόεδρε, η Σύνοδος Κορυφής της Βαλέτα και το G20 στην Αττάλεια αποτέλεσε για μια ακόμη φορά χολιγουντιανού τύπου υπερπαραγωγή όπου περισσεύουν οι θεατρινισμοί, τα χαμόγελα και οι άνευ ουσίας διαπιστώσεις.

Το να απαριθμείς τα προβλήματα δε σημαίνει απαραίτητα ότι γνωρίζεις και πως να τα λύσεις. Το να συνομιλείς δεν σημαίνει ότι είσαι έτοιμος να αποδεχτείς ή και να επιβάλεις πολιτικές. Το να δηλώνεις ότι είσαι υπέρμαχος των νόμιμων μεταναστευτικών ροών, των ανθρωπίνων δικαιωμάτων και ελευθεριών, αλλά να κλείνεις τα σύνορά σου και να θέτεις τη χώρα σου σε επίπεδα υψηλού κινδύνου επιβάλλοντας πλήθος απαγορεύσεων, δείχνει ανακολουθία λόγων και πράξεων. Το να καλείς τον Πούτιν σε στρατιωτική συνεργασία ενάντια στον ISIS , αλλά να αναγνωρίζεις τις κυρώσεις κατά της Ρωσίας δείχνει ότι είσαι παράφρων.

Κάθε σύνοδος κορυφής αποδεικνύει ότι έχουμε έλλειμμα ηγετών και περίσσευμα συμφεροντολόγων ανθρώπων που δήθεν προάγουν τη Δημοκρατία και τον διάλογο, αλλά πνίγουν κάθε εθνικιστική φωνή και αποφεύγουν να συνομιλούν με τα εθνικιστικά κόμματα. Απειλή δεν αποτελούν τα εθνικιστικά πατριωτικά κόμματα, αλλά ο στρουθοκαμηλισμός, η πατριδοκαπηλία - όταν μας συμφέρει - και η ιδεοληψία σας.

 
  
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  David McAllister (PPE). Herr Präsident, meine sehr geehrten Damen und Herren! Ich meine, die Botschaft, die von Valetta und Antalya ausging, war genauso eindeutig wie richtig. Um die globalen Herausforderungen unserer Zeit bewältigen zu können, muss die internationale Gemeinschaft enger zusammenrücken und Verantwortung gemeinsam wahrnehmen. Natürlich, wir Europäer müssen unsere Verantwortung wahrnehmen, das ist heute herausgearbeitet worden. Gleichwohl ist es nicht allein an der Europäischen Union, beispielsweise irregulärer Migration zu begegnen. So können auch die afrikanischen Länder selbst ihren Beitrag leisten. Es geht um eine bessere Regierungsführung, es geht um wirtschaftliches Wachstum, es geht darum, für junge Menschen Perspektiven in ihren Heimatländern zu schaffen und die Zivilgesellschaft besser mit einzubeziehen. Hierbei helfen wir als Europäische Union ganz konkret – das ist hervorgehoben worden –, zum Beispiel durch den Nothilfe-Treuhandfonds zur Unterstützung der afrikanischen Staaten.

Eines steht in jedem Fall fest: Valetta ist nur der Anfang eines längeren Prozesses, die Herausforderung der Migrationsströme systematisch zu bewältigen.

Ich möchte noch eine Anmerkung machen zum Gipfel in Antalya. Hier wurde das entschlossene Signal ausgesendet, dass die G20-Länder stärker sind als der Terrorismus. Und diese Herausforderung ist nicht allein militärisch zu bewältigen. Es ist jetzt eine Vielzahl von Maßnahmen notwendig. So müssen in der Tat die europäischen Nachrichtendienste besser kooperieren als bislang. Sogenannte foreign fighters, die nach Europa zurückkehren, müssen strenger überwacht werden. Auf europäischer Ebene, auch hier im Parlament, müssen wir daran arbeiten, die laufenden datenbezogenen Vorhaben wie die Fluggastdatenrichtlinie und ebenso die Datenschutzrichtlinie schnell abzuschließen, und unsere europäischen Agenturen wie Frontex und Europol sollten gestärkt werden.

Deshalb kann ich der Forderung meiner Fraktion aus der Debatte von heute Vormittag nur zustimmen: Auf die Worte, auf die Vereinbarungen und auf die Beschlüsse müssen nun endlich Taten folgen!

 
  
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  Knut Fleckenstein (S&D). Herr Präsident, liebe Kollegen und Kollegen! Wir sind sehr einverstanden mit dem, was in Valletta geschehen ist.

Eine breitgefächerte Partnerschaft mit den afrikanischen Staaten ist wichtig für beide Seiten. Es geht nicht nur um Flüchtlinge, es geht nicht nur um Rückführungsmöglichkeiten. Es geht um bessere Lebensverhältnisse dort und um konkrete Hilfen für good governance, Hilfe für wirtschaftlichen Auf- und Ausbau der Staaten für die Menschen, die dort leben – auch für Flüchtlinge.

Ohne Geld geht das nicht. Ich hoffe sehr, Frau Mogherini, dass die Mitgliedstaaten Sie nicht wieder im Stich lassen, dass sie den von Ihnen erwähnten Fonds durch zusätzliche Zahlungen auffüllen. Denn wir müssen unseren eigenen Anteil bringen, sonst bekommen wir die Rechnungen am Ende alle auf einmal, und das nennen wir dann Flüchtlingskrise.

Ich bin auch sehr einverstanden und glaube, dass der Kollege von der EFDD, der gerade rausgeht, sich geirrt hat. Ja, auch die Türkei muss von uns Geld bekommen. Aber es ist doch nicht Geld, damit Herr Erdoğan sich einen neuen Palast bauen kann, sondern es ist für die Menschen dort – die Flüchtlinge –, damit sie bessere Lebensverhältnisse als bisher haben und damit sie nicht alle weiter das Gefühl haben, sie müssten weiterlaufen nach Mittel- und Nordeuropa. Sie können auch dort für eine gewisse Zeit ein ordentliches Leben führen. Ich meine, das ist etwas, was wir unterstützen sollen, und ich hoffe, dass das auf dem nächsten Gipfel auch so von den Staats- und Regierungschefs der Mitgliedstaaten unterstützt wird.

In einem Punkt bin ich nicht Ihrer Meinung, auch nicht Ihrer Meinung, lieber Herr McAllister. Das ist das, was den Gipfel von Antalya angeht. Das, was Sie zur Flüchtlingsfrage gesagt haben, lässt sich an Allgemeinplätzen nicht überbieten:

„The scale of the ongoing refugee crisis is a global one.“ Wow!

„There is a need for a co-ordinated and comprehensive response.“

„We call upon all States to contribute.“

Nein, was wir von den Staaten, die sich dort so gut geäußert haben, erwartet hätten, ist, was sie konkret beitragen wollen, um dieses Problem zu lösen, und da ist wirklich, was die Flüchtlingsfrage angeht, nichts außer Luftblasen herausgekommen.

 
  
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  Helga Stevens (ECR). Op de migratietop in Valetta bespraken staatshoofden van de Europese en Afrikaanse landen de vluchtelingenproblematiek. Het resultaat is een gemeenschappelijk actieplan. De strijd tegen instroom van illegale immigranten is terecht een topprioriteit, net als terugkeer en uitwijzing. Ook werd afgesproken dat Griekenland en Italië hun asielprocedures zouden verbeteren. Ook zouden zij hun opvangcapaciteit verhogen.

Maar deze twee EU-landen deden in het verleden al vaak loze beloftes inzake de registratie en opvang van asielzoekers. De realiteit is dat de asielcrisis al ruim een jaar in alle hevigheid woedt. Maar we hebben nog steeds geen functionerende hotspots aan de EU-buitengrenzen. Griekenland en Italië kregen al vele miljoenen euro, maar nog steeds worden amper migranten geregistreerd. Vanmiddag stemden wij over een nieuw investeringspakket van anderhalf miljard euro, onder meer om deze pijnpunten aan te pakken. Maar wij vragen ons af of het geld wel goed zal worden gebruikt. Mijnheer Tsipras en mijnheer Renzi, het is nu echt tijd voor actie. Geen excuses meer!

 
  
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  Charles Goerens (ALDE). Monsieur le Président, lutte contre la pauvreté, aide aux minorités en difficulté, lutte contre l'instabilité politique, rôle du changement climatique dans le déplacement des populations, combien de fois n'a-t-on pas fait ces constats?

"Responsibility to protect", le meilleur document de mon point de vue jamais rédigé, à la demande des Nations unies, à propos de la corrélation entre pauvreté, insécurité, mauvaise gouvernance, guerre inter ou intranationale, avait il y a quinze ans déjà décrit de façon pertinente la problématique actuelle. Si je ne peux que saluer la bonne volonté des responsables de la Commission, du Service européen pour l'action extérieure, de Mme Mogherini et de la présidence luxembourgeoise, qui se sont investis dans la préparation du sommet de La Valette, il y a lieu cependant de rester dubitatif quant à l'enthousiasme des États membres, pour dire le moins, à assumer leurs responsabilités dans la mise en œuvre des conclusions du sommet.

Les États membres, du moins vingt-cinq d'entre eux, plus la Suisse et la Norvège, ont annoncé une contribution de 81 millions. Par rapport au 1,8 milliard annoncés, c'est à peine 6 % du montant total. Mais de qui se moque-t-on? Mais qu'attendons-nous en tant que parlementaires européens pour inviter les États membres à venir rendre des comptes devant notre Parlement de la façon dont ils entendent honorer leur engagement pris à Monterey et renouvelé en 2015 dans le cadre du consensus européen pour le développement à Addis-Abeba. De sommets en conférences internationales, de conférences internationales en sommets, on se raconte toujours la même histoire consistant à vouloir porter à 0,7 % l'aide publique au développement par rapport au revenu national brut. On fait du surplace, la seule chose qui bouge, c'est l'échéance. On voit poindre à l'horizon la solution, tout en précisant que l'horizon est une ligne qui recule au fur et à mesure que l'on avance. Quand arrive le délai de répondre à ses engagements, le Conseil repousse l'échéance de quinze ans. Pas tous, il y a lieu de soustraire à cette critique, la Suède, le Danemark, les Pays-Bas, le Luxembourg et bientôt le Royaume-Uni.

 
  
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  Marie-Christine Vergiat (GUE/NGL). Monsieur le Président, avec ce sommet de La Valette, on prétend établir un plan d'action avec les pays d'origine et de transit des migrants pour empêcher les drames et s'attaquer aux causes des migrations. Mais quel dialogue cherchons-nous à établir? Sur quel sujet? Avec qui?

En réalité, les aides sont de plus en plus soumises à la mise en œuvre de mesures pour empêcher les migrants de quitter leur pays et les réadmettre quand ils ont réussi à gagner l'Union européenne au péril de leur vie. Oui, il s'agit d'externaliser encore plus nos politiques. Les aides promises dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement ne cessent d'être repoussées. Pire, nombre d'États membres, dont la France, se désengagent et traînent les pieds, y compris pour alimenter le fonds fiduciaire, lui-même largement abondé par le Fonds européen de développement. Où sont les mesures nouvelles?

Les pays du voisinage sont de plus en plus des pays d'accueil. Peut-on continuer à fermer les yeux sur les conditions de vie des migrants dans ces pays? Leurs droits, dont le droit d'asile, y sont des leurres et on déplace le débat sur les pays d'origine, en étant prêt à coopérer avec les pires dictatures, telles que celles du Soudan et de l'Érythrée. Tous les pays ne sont pas sur le même plan. Former les gardes-frontières érythréens, renforcer la capacité de la justice soudanaise, mais de qui se moque-t-on? Irons-nous jusqu'à des retours quadrangulaires entre les pays de la corne de l'Afrique?

Les voies légales se ferment de plus en plus et la mobilité n'est qu'un beau discours. Pragmatisme, rationalité, vous nous dites. Non! Cynisme et poudre aux yeux. Désolée, je n'y crois pas.

 
  
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  Ska Keller (Verts/ALE). Mr President, in the Valletta conclusions, you are saying that the first priority should always be to rescue lives, and I can very much agree with that. It is a pity that those calls are usually missing from Council conclusions, unfortunately. It is indeed a very noble call, but what do we see happening in practice? In practice, there is hardly any legal way for refugees to enter the European Union to find the protection that we actually want to give to those people. Refugees still have to risk their lives crossing the Mediterranean in very small boats, and one of the very few legal possibilities for refugees to come to Europe in a safe way is now under attack. That is family unification.

We all should be able to sympathise with family unification. No one wants to be separated from their family, and to be together with your family is also a vital part of integration. But now several governments are attacking the possibility for refugees to be reunited with the family they had to leave behind – that they lost on their way to Europe. I think this is outrageous, and it is absolutely inhumane. We should never stop family unification – the right of children to be together with their parents, the right of parents to be together with their brothers, sisters and their children. Currently we do indeed have a lot of refugees in Europe, because there are a lot of reasons why people have to flee. But if we all stood together as the European Union and acted in unison, we could easily face this challenge. Therefore, I want to ask the Council what initiatives it is planning to get all Member States on board to help in facing this challenge in a humane fashion.

(Applause)

(The speaker agreed to take a blue-card question under Rule 162(8))

 
  
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  Marek Jurek (ECR) , pytanie zadane przez podniesienie „niebieskiej kartki”. Dziękuję za Pani głos, ale czy nie uważa Pani, że życie bardzo wielu ludzi ciągle jest narażane, dlatego że nie zrobiliśmy nic, żeby zrealizować kwietniowe ustalenia Rady Europejskiej o walce z przemysłową nielegalną imigracją, o walce z mafiami przemytników ludzi. Ja jestem bardzo rozczarowany La Valettą, ponieważ ani tam nie usłyszeliśmy praktycznie nic o realizacji tych obietnic, ani dzisiaj w wystąpieniu pani przewodniczącej Mogherini. Czy nie uważa Pani, że czas naprawdę podjąć te działania i nie namawiać ludzi do tego, żeby ruszali przez morze?

 
  
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  Ska Keller (Verts/ALE), blue-card answer. Colleague, the most effective way to address traffickers and fight smugglers is to open legal and safe ways for refugees.

 
  
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  Petr Mach (EFDD). Paní Mogheriniová, pane předsedající, ty strašné teroristické činy, které se staly v Paříži, to, co se děje v Bruselu, je přeci důsledkem mylné politiky pozvání migrantů do Evropy.

A mně je strašně líto, kam až tato politika multikulturalismu dospěla. Já jsem měl možnost nedávno se potkat s velitelkou kurdské domobrany v Sýrii a ona mi říkala, že když osvobodili jedno syrské město od islamistů, tak tam našli tábor, kde se lidé z Evropy cvičili, ne aby bojovali na straně Islámského státu v Sýrii, ale aby se vrátili bojovat do Evropy. A nám jsou teď vnucovány migrační kvóty. My ale přeci nemůžeme přijmout migranty z jednoho jediného důvodu, a to je naše vlastní bezpečnost. Pokud chceme z humanitárních důvodů pomoci někomu, tak zřiďme uprchlické středisko v Turecku a toho, koho prověříme, toho vpusťme do Evropy. My řešíme tady největší bezpečnostní krizi a vy, paní Mogheriniová, jste se rozhodla poškodit našeho hlavního spojence na Blízkém východě, kterým je Izrael, a nutit ho ke značkování výrobků. Označovat je, že jsou to židovské výrobky ze Západního břehu. Vy si netroufáte na Rusko, aby označovalo krymské výrobky, nebo na Čínu, aby označovala tibetské výrobky, nebo na Turecko, aby označovalo výrobky ze Severokyperské turecké republiky. Vy si troufnete na Izrael a já se stydím za tuto politiku. A co jste domluvili ve Vallettě na Maltě? Že se Africe pošlou milodary, stovky milionů EUR, aby se tam dělaly podobné nesmyslné projekty, jaké jsou financovány zde v Evropě. Proč raději neprosadíte uvolnění obchodu s africkými zeměmi, aby nemusely mít kvóty na pomeranče, kvóty na fíky, kvóty na datle. Proč radši jim posíláte milodary a chcete ještě ničit jejich ekonomiku?

(Řečník souhlasil s tím, že odpoví na otázku položenou zvednutím modré karty (čl. 162 odst. 8 jednacího řádu).)

 
  
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  Liisa Jaakonsaari (S&D), sinisen kortin kysymys. Haluan kysyä, että ettekö Te todella näe mitään hyvää tässä Vallettan huippukokouksessa, jonka yksi idea oli todellakin se, että padotaan sitä maahanmuuttovirtaa, joka suuntaa Eurooppaan? Sehän oli sen kokouksen idea. Esimerkiksi siellä oli äärettömän hyviä projekteja väestörekistereiden ja henkilökorttien kehittämiseen, koska todellakin Euroopan unioni haluaa – itse en niin välttämättä ole samaa mieltä – mutta Euroopan unioni haluaa nyt palauttaa toivottuja siirtolaisia kotimaahan. Ettekö Te näe edes tätä hyvänä asiana?

 
  
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  Petr Mach (EFDD), odpověď na otázku položenou zvednutím modré karty. To je přesně to, co já bych si přál, ale co se na Maltě nestalo. Domluva s některou z afrických zemí nebo s Tureckem, aby uprchlické zařízení bylo zřízeno tam, třeba financováno Evropskou unií. Tam aby se uprchlíci registrovali a na dálku, aby žádali o azyl v Německu nebo v jiných zemích, které je chtějí. A aby po prověření šli do těchto zemí. Pokud je ovšem nikdo nebude chtít, pokud azyl na dálku nedostanou, tak by do Evropy nemohli přijít. Ale toto summit ve Vallettě na Maltě rozhodně neudělal.

 
  
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  Gilles Lebreton (ENF). Monsieur le Président, face à la submersion migratoire, l'Union européenne a fait preuve de son angélisme habituel en ouvrant ses frontières en grand. Ce n'est pas une surprise, Schengen est une passoire. Toutefois, depuis peu de temps, son discours change, elle semble gagnée par l'affolement, à l'image de Mme Merkel, qui a ouvert les bras à 800 000 migrants, en réalité plus d'un million, avant de fermer les frontières de l'Allemagne.

Mais, dans son affolement, l'Union vient de commettre deux erreurs à la suite des sommets de La Valette et du G20. La première concerne la Turquie. L'Union lui accorde trois avantages pour qu'elle accepte de garder sur son sol les 2 millions de réfugiés syriens qui s'y trouvent, 3 milliards d'euros, des visas pour permettre aux Turcs d'entrer en Europe et la relance du processus d'adhésion à l'Union. C'est trop cher payé et c'est faire trop naïvement confiance à un État qui nous a trahis, en jouant un double jeu avec Daesch. Nous perdrons nos 3 milliards et nous aurons dans l'Union, les Turcs, les Syriens et la Turquie.

La seconde erreur concerne l'Afrique. L'Union lui accorde 1,8 milliard d'euros pour l'aider à gérer ses flux migratoires et ses 15 millions de réfugiés. Elle a ainsi réussi l'exploit de vexer les Africains, qui n'ont pas manqué de comparer cette somme avec les 3 milliards offerts à la Turquie. Il faudrait conclure avec l'Afrique un partenariat d'une tout autre ampleur, incluant une aide à son développement économique pour y fixer ses populations.

Faible avec ses faux amis, arrogante avec ses partenaires potentiels, l'Union prouve, hélas, une nouvelle fois qu'elle est incapable de gérer la crise migratoire. La conclusion s'impose: l'Union n'est plus crédible, elle n'est pas la solution du problème, elle est le problème. Il est urgent de la remplacer par une Europe des nations respectueuse de la souveraineté des États.

 
  
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  Udo Voigt (NI). Herr Präsident! Beide Gipfel haben gezeigt, welche Fehler wir in der Vergangenheit gemacht haben, denn sonst wären sie gar nicht nötig gewesen. Statt dort den Menschen zu helfen, wo ihre Heimat ist, wo ihr Zuhause ist, haben wir heute mit Flüchtlingsströmen von Millionen Menschen zu tun. Warum fliehen sie? Sie sprechen immer von Flucht und Vertreibung, aber 80 % davon sind Armutsflüchtlinge. Sie fliehen, weil sie keine Perspektive in ihrer eigenen Heimat haben.

Ich kann mir vorstellen, dass Frau Mogherini schwer zu kämpfen hat, um auf solchen Gipfeln mit diesen Ländern zu argumentieren. Man gibt ihr auch gar nicht die Mittel an die Hand, um daran etwas zu ändern. Was nützt es denn, heute 3,5 Milliarden den Türken zu geben, damit dort Flüchtlingslager entstehen, wo dann Generationen von Flüchtlingen ähnlich wie die Palästinenser leben können, um sie von Europa abzuhalten? Was nützt es uns, über Rückführung nach Afrika zu sprechen, wenn die Menschen dort weglaufen müssen, weil sie keine Perspektive für sich, für ihre Familie und für ihre Zukunft haben?

 
  
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  Andrzej Grzyb (PPE). Panie Przewodniczący! Wysoka Przedstawiciel! Co łączy te dwa szczyty? Przede wszystkim to, że na każdym z tych spotkań kluczowe przesłanie dotyczy kryzysu migracyjnego i jego konsekwencji, w tym również konsekwencji związanych z bezpieczeństwem. Szczyt Unia–Afryka miał na celu mobilizację przede wszystkim państw sąsiedzkich, afrykańskich, i włączenie ich w przeciwdziałanie zarówno powodom jak i źródłom migracji, i był połączony z decyzją o pomocy finansowej dla państw afrykańskich w wysokości 3,6 mld EUR ze strony Unii w formie funduszu powierniczego. To jest dobry start do zbudowania polityki, która ma zmierzać do niejako wysychania źródeł migracji. Jednocześnie przykra prawda, że w Światowym Funduszu Żywnościowym ONZ brakuje pieniędzy na pomoc żywnościową. To pogłębia problemy tam, gdzie są duże skupiska uchodźców.

Po drugie, jesteśmy pod presją zdarzeń, presji migracyjnej i aktów terroru, jak na przykład w Paryżu. Przy słabej w dalszym ciągu ochronie granic Unii. Niestety, czy my tego chcemy, czy nie, to obywatele wielu państw członkowskich łączą zagrożenia bezpieczeństwa z migracjami. Granice wymagają ochrony i to skutecznej, szczególnie we wschodniej części Morza Śródziemnego. Choć są i dobre przykłady, chociażby hiszpański, gdzie skutecznie broni się granic oraz ogranicza presję migracyjną. Wielokrotnie mówimy, że potrzebne są legalne kanały migracji, ale te legalne kanały imigracji są niemożliwe do otwarcia, jeżeli nie będziemy mieli bezpiecznej ochrony granic. To ważne zadanie dla państw członkowskich, nikt tego zadania za państwa członkowskie, nawet przy współpracy z Frontexem, nie wykona. Po trzecie, potrzebna jest efektywna współpraca służb bezpieczeństwa oraz wymiana informacji, aby skutecznie przeciwdziałać wszelkim negatywnym zjawiskom, w tym przemytowi, terroryzmowi, a także praniu brudnych pieniędzy.

(Mówca zgadza się odpowiedzieć na pytanie zadane zgodnie z procedurą niebieskiej kartki (art. 162 ust. 8 Regulaminu)).

 
  
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  Tibor Szanyi (S&D), kékkártyás kérdés. Tisztelt Képviselő úr! Ha a tolmácsolás jó volt, márpedig gondolom jó volt, és Ön joggal, szégyenteljesnek nevezte azt, hogy bizonyos célkitűzéseinkre nincs pénz így, európai szinten. Szerintem ennél nagyobb szégyenek is vannak. Valettán ott volt egy európai uniós tagország kormányfője, bizonyos Orbán Viktor Magyarországról, aki azt találta mondani utána: „Minden terrorista migráns.” Illetve még egy szép mondata volt: „A kvóta – mármint a menekültkvóta – csak a terrorizmus egész Európában való szétterjesztését szolgálja.”

Az önök pártcsaládja mit szól ehhez? Köszönöm szépen!

 
  
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  Andrzej Grzyb (PPE), odpowiedź na pytanie zadane przez podniesienie „niebieskiej kartki”. – W mojej wypowiedzi, Szanowny Kolego, nie było żadnego stwierdzenia, że zbyt wiele pieniędzy wydajemy na problemy związane z migracją. Raczej widzimy, że tych funduszy jest za mało, w szczególności aby przeciwdziałać w miejscach, gdzie powstają źródła migracji. Taka była moja intencja.

Z pewnym zadowoleniem przyjmuję powstanie funduszu powierniczego, który dotyczy w szczególności przeciwdziałania zjawisku migracji w krajach afrykańskich. Natomiast wyraziłem się w sposób następujący, że częstokroć presja migracyjna i sama migracja przez niektórych obywateli albo przez dużą i nawet część obywateli Unii Europejskiej wiąże się z przejawami zagrożeń bezpieczeństwa.

 
  
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  Enrique Guerrero Salom (S&D). Señor Presidente, con todas las insatisfacciones que podamos sentir por los resultados alcanzados, hay que reconocer que la cumbre de La Valeta ha tenido al menos dos elementos positivos. El primero ha sido ampliar el foco humanitario y territorial de los problemas a los cuales tenemos que enfrentarnos. El segundo ha sido adoptar el único enfoque eficaz y basado en valores que podemos adoptar: el enfoque de la corresponsabilidad y de la cooperación entre los dos continentes.

Al ampliar el foco, hemos considerado que África ha sido, es y, por desgracia, seguirá siendo un continente de desplazamientos, un continente de emigración.

Lo ha sido en el pasado: hace apenas un par de décadas, por centenares de miles, los emigrantes subsaharianos llegaban a las costas de España o de Italia o morían intentando llegar a ellas. Lo seguirá siendo porque dos de las cuatro crisis humanitarias más importantes están ubicadas en África ―República Centroafricana y Sudán del Sur―. Lo seguirá siendo porque hay otras crisis africanas como en Mali, en Nigeria, en general, en todo el Sahel. Lo seguirá siendo porque el cambio climático afectará a África más que a ningún otro continente, y lo seguirá siendo porque si nadie puede frenar a aquellos que escapan de la guerra, tampoco podrá frenar a los que escapan del hambre y de la enfermedad.

Y, por tanto, también al ampliar el enfoque territorial, ha dado con la clave de la responsabilidad compartida: no se trata de dinero a cambio de devoluciones; no se trata de dinero a cambio de retener emigrantes. Se trata de compartir la responsabilidad y de poner en marcha un plan de acción que ataque las causas reales que provocan la emigración.

 
  
  

PRZEWODNICTWO: RYSZARD CZARNECKI
Wiceprzewodniczący

 
  
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  Branislav Škripek (ECR). Európa zabudla na bezpečnosť. Najvyšší európski predstavitelia sa osudným spôsobom uzavreli do virtuálnych federalistických bublín a zabudli na okolitý svet. Európske štáty sú dnes málo obrany schopné. Na agentúru FRONTEX, čo chráni vonkajšie hranice, dávame 143 miliónov eur a len pre porovnanie ochrana hraníc Spojených štátov stojí 32 miliárd dolárov.

Útočníci v Paríži boli francúzski a belgickí občania. Sú to potomkovia utečencov, ktorí prišli do Európy a my sa musíme opýtať, prečo sa nestali druhé a tretie generácie presvedčenými občanmi svojich štátov. Kde sú príčiny toho, že sa šíri nenávisť a strach?

Podľa výskumu britského think-tanku Quilliam asi 40 miliónov moslimov vyznáva džihád, teda ozbrojený boj proti neveriacim. To je 40 miliónov ľudí, ktorí by mohli chcieť dnes zneužiť utečeneckú krízu, aby sa infiltrovali do Európy. A tisíce z nich už naozaj sú na našom kontinente.

V našej demokracii sme pripustili, aby nenávistní kazatelia pôsobili vo väzniciach na myslenie mladých moslimov. Okrem okrídlených výrokov európskych politikov zatiaľ postrádam triezve vodcovstvo pre 21. storočie. Prijme Európa rozsiahle bezpečnostné opatrenia alebo budeme žiť v strachu, ktoré mesto si zase vyberú najbližšie?

 
  
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  Cecilia Wikström (ALDE). Herr talman! Jag tycker att det är ganska patetiskt att vi bedriver den här diskussionen på detta sätt efter ett möte som kännetecknas av att våra medlemsländers regeringar verkar stå fullständigt handfallna inför den kris som människor runt om i världen befinner sig i. All energi verkar gå åt till att värna egoistiska särintressen och ingen kraft lägger man på att försöka lösa de utmaningar som vi står inför.

När världen står i brand och människor söker skydd här i EU, undan krig, förstörelse och förföljelse, verkar medlemmarnas största intresse vara att se till att ingen flykting ska komma till just det egna landet. I alla fall inte någon som har fel hudfärg eller fel religion.

Ni talar om människor på ett sätt som för tankarna tillbaka till de mörkaste epokerna i Europas historia. Europa måste vara bättre än så här. Vi måste klara att upprätthålla en ordnad fungerande migrationspolitik som respekterar asylrätten i varje land.

Dublinförordningen har havererat och det är orimligt att lämna hela ansvaret till första ankomst-länder. Det är lika orimligt att fortsätta på detta egoistiska sättet. Europa kan mer, och vi borde inse att vi är den kontinent som är rikast i hela världen. Om vi inte gör det här, vem ska då göra det?

 
  
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  Eleonora Forenza (GUE/NGL). Signor Presidente, onorevoli colleghi, devo dire che sono agevolata in molte delle cose che vorrei dire da quanto ha detto stamattina il Presidente Mattarella, in particolare riferendosi a quanto sia odiosa la sovrapposizione dettata da una cultura xenofoba tra il tema dei migranti e la questione della lotta al terrorismo.

Provo a intervenire nel merito delle conclusioni del vertice di cui stiamo parlando, devo dire con un entusiasmo quasi nullo, perché io credo che questo vertice, come dicono peraltro moltissime ONG, abbia sostanzialmente contribuito a un ulteriore processo di esternalizzazione delle frontiere, piuttosto che di sostegno alla cooperazione, e credo anche che non si possa ragionare delle cause profonde del processo migratorio senza parlare della guerra, delle guerre che abbiamo già fatto in Iraq, Afghanistan, Libia e Siria.

E mi rivolgo alla signora Mogherini, che ha accolto l'appello di Hollande: io mi auguro che il futuro di questa Unione, che il suo cemento, non sia nel richiamo alla guerra, perché la guerra alimenta altro terrorismo.

La lotta al terrorismo si fa costruendo pace e costruendo cooperazione.

 
  
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  Bodil Valero (Verts/ALE). Herr talman! De svenska grönas grundinställning är att alla människor ska få flytta, men ingen ska behöva fly. Men idag är situationen inte den, utan den frivilliga migrationen är en väldigt liten del och mycket mindre än den ofrivilliga. Ni kallar dem istället för irreguljära. Jag säger ofrivilliga och det gör jag därför att de människor vi talar om faktiskt inte lämnar sina länder för att de vill det, utan för att de måste. De lämnar på grund av klimatpåverkan, de lämnar på grund av fattigdom, på grund av konflikter, på grund av krig och förtryck, av många olika skäl. De tvingas på flykt, men vi ska i alla fall inte kalla dem illegala, som man sa tidigare. Ni säger irreguljära. Jag menar att det är ofrivillig migration det handlar om.

Jag är glad att Valettamötet faktiskt tog upp frågan om grundorsakerna som första punkt av de fem punkterna, för det är grundorsakerna vi måste arbeta med om vi någon gång ska kunna komma till rätta med denna ofrivilliga migration som det faktiskt handlar om.

 
  
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  Diane James (EFDD). Mr President, so the European Union decision-makers decamped to Valletta. Not a bad destination for a wintry mid-November. But what about those Serbian refugees – 5 000 per day, so they estimate – I wonder how they feel? Deliverables? Quite frankly, nothing. At best, not much. Surprisingly, the European Union has to a certain degree my empathy, namely: constructed policies and plans but overtaken by events.

But, European Union, these were events of your own making. Surely the European Union’s own risk and outcome analysis should have identified that a plan effective for a small number of well-educated refugees might work, but for an absolute deluge of economic migrants and some genuine war-impacted refugees it is never going to work. Does anything emanating from the Valletta event change or address what is happening? It does not. Do the carefully-crafted words make it any less likely the individuals will avoid hazardous, death-enhancing journeys for an economic future in the European Union? It does not.

The European Union promises to address root causes and fails miserably. Words, words and more words, as usual – in fact, three pages and 2 000 words of nonsensical doublespeak – lots of acknowledgments, recognitions and words like that. Would it not be nice – and honest with our citizens – if, for once, the European Union would admit failure, stop the sticking-plaster approach and definitively halt the people movement and pan—European flow? Yes, it requires a proper rethink, but anything else is merely perpetuating the problem, the outcome and, ultimately, the terminal fractures in the European Union concept, and the latter point is the only one I agree with.

 
  
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  Mara Bizzotto (ENF). Signor Presidente, onorevoli colleghi, siamo qui a parlare dell'ennesimo inutile summit straordinario sull'immigrazione. Ma di cosa avete discusso a Malta? Ma, soprattutto, di cosa stiamo parlando qui, oggi? Oggi, voi tutti – Commissione, Consiglio e la stragrande maggioranza dei parlamentari – dovreste chiedere scusa ai cittadini europei. Voi che per tanti anni avete detto e ancora oggi continuate a dire che l'immigrazione è una grande opportunità per l'Europa. Voi che non avete ancora capito che non possiamo accogliere altri immigrati. Voi che continuate a dire, nonostante la strage di Parigi, che bisogna accogliere, integrare, volerci bene.

Quello tenutosi a La Valletta è stato un tavolo con tanti capi di Stato assenti e chi era presente o era muto o era sordo. Ma lei, signora Mogherini, è ottimista e viene a dirci che tutto è andato bene a Malta, che finalmente l'Europa ha capito. Le chiedo: perché ci sono voluti tanti anni per capire che bisognava fare i centri di identificazione in Africa? Che bisognava aumentare la cooperazione con l'Africa?

Io e il mio gruppo lo ripetiamo da tanti anni: inascoltati. Le sue belle parole sono ridicole e purtroppo lei non è credibile come l'Europa non è credibile. Ora, dopo quello che è successo a Parigi, non bastano le parole. Bisogna agire, fare, subito e con coraggio. Non possiamo aspettare un anno e nemmeno un mese, non possiamo aspettare il prossimo summit.

Anni e anni di insensata accoglienza, senza i dovuti controlli, hanno lasciato entrare in Europa migliaia di clandestini, di cui ora non sappiamo nulla. Siamo vulnerabili perché non siamo in grado di proteggere i confini esterni e i confini interni non ci sono più. Immigrati clandestini e terroristi islamici girano tranquillamente. Bisogna subito sospendere Schengen senza se e senza ma.

Una domanda signora Mogherini: ma non avevate deciso che 160.000 profughi andavano ricollocati subito? Risultato: dall'Italia e dalla Grecia sono partiti 150 profughi. E poi una cortesia: lei ha il numero di cellulare di Renzi. Lo chiami e gli spieghi che Paese è l'Arabia Saudita, dove lui si è recato l'8 e 9 novembre. Non è un partner commerciale. È piuttosto un Paese che finanzia i terroristi; è un paese dove esiste la Shari'a; è un paese in cui nei giorni della sua visita sono state decapitate quattro persone! Mentre Renzi si faceva fotografare con il ministro degli Interni, con il principe e con il re, venivano decapitate quattro persone. Una vergogna per Renzi, ma credo una vergogna anche per lei.

(L'oratore accetta di rispondere ad una domanda "cartellino blu", articolo 162, paragrafo 8 del regolamento)

 
  
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  Hilde Vautmans (ALDE), "blauwe kaart"-vraag. Ik had al een paar keer een teken gegeven, omdat ik hier toch heel wat punten ter sprake hoorde komen waaruit naar voren kwam dat de oplossing niet in Europa lag, terwijl wij denken dat de oplossing net ligt in méér Europa.

Mevrouw, u hebt net in uw betoog gezegd: we moeten minder Schengen hebben. Mijn vraag aan u is: denkt u nu echt dat we het probleem kunnen oplossen door terug te keren naar het bewaken van de eigen grenzen? Ik denk dat de oplossing ligt in meer Europa, het beter beschermen van de buitengrenzen en een betere Europese inlichtingendienst.

 
  
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  Mara Bizzotto (ENF), Risposta a una domanda "cartellino blu". Premesso che il mio passaporto è stato controllato quando sono venuta qua a Strasburgo – giustamente! – credo sia giusto controllare i confini, perché i terroristi sono andati impuniti, dal Belgio alla Francia e sono venuti anche in Italia. Sono venuti vicino a casa mia quei terroristi e quindi per la sicurezza, per il bene dei cittadini, i controlli devono esserci: meno libertà ma più sicurezza.

 
  
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  Janusz Korwin-Mikke (NI). Panie Przewodniczący! Jeżeliby przywrócenie dawnych granic było dobre, to jeszcze lepsze byłoby zrobienie granic między Bawarią a Wirtembergią, między Szampanią a Francją, między Krajem Basków a Hiszpanią. Wokół Paryża są jeszcze stare mury. Proponuję te mury odnowić i postawić strażników na murach, żeby pilnowali, żeby nikt nie wszedł do Paryża. To jest logiczna konsekwencja tego, co Pani mówi. Musimy zrobić co innego, musimy nie dać się zastraszyć. Proszę Państwa, w Paryżu zginęło 130 osób, rocznie we Francji ginie 4000 ludzi pod kołami samochodów. Samochody są 30 razy większym problemem niż terroryści, a nie histeryzujemy z powodu samochodów. Nie możemy dać się terrorystom zastraszyć, mamy robić business as usual i koniec. Musimy wrócić do wartości europejskich, że się nie boimy śmierci, musimy odrzucić acquis communautaire, przywrócić karę śmierci dla terrorystów oczywiście. Nie może być tak, że oni nas mogą zabijać, a my ich nie. Musimy wrócić do Europy, odrzucić Unię Europejską, wrócić do Europy.

 
  
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  Françoise Grossetête (PPE). Monsieur le Président, au sommet de La Valette, Européens et Africains ont conclu une déclaration politique et un plan d'action. Mais, à la lecture, ces mesures sont totalement dérisoires et décevantes au regard de l'urgence et de la gravité de la situation.

La population de l'Afrique compte 1,2 milliard d'habitants et, d'ici 30 ans, elle en comptera un milliard de plus. L'Union européenne se trouve actuellement face à une urgence: il s'agit de stabiliser le flux migratoire. Mais elle doit aussi prévoir l'avenir et, si l'Afrique n'arrive pas à se développer, il y aura encore plus de migrants, plus de jeunes qui, tous connectés, iront chercher leur avenir en Europe, qui est encore l'eldorado à leurs yeux.

Aujourd'hui, les deux tiers de la population africaine n'ont pas accès à l'énergie, à la lumière. Or, l'accès à l'énergie, c'est l'accès à l'eau, à l'eau potable, c'est l'accès à la santé, à l'éducation, à l'emploi, à la sécurité. Pourtant, l'Afrique a un réel potentiel de développement d'énergies renouvelables. Ce qui lui manque, c'est la capacité d'investissement. Alors, que faire? Le G20 a reconnu l'urgence de limiter le réchauffement climatique à deux degrés en 2100 par rapport à l'ère préindustrielle, mais la COP 21 va-t-elle savoir résoudre la question du financement? C'est de 100 milliards de dollars par an que nous avons besoin, d'ici 2020. Aidez les pays tiers à passer à une économie décarbonée.

Si l'on veut réduire et stopper le flux migratoire, l'Europe doit aider les pays d'Afrique, les aider à éduquer leurs enfants, à former leur jeunesse et leur procurer un emploi sur place. Mais aucun développement n'est possible dans un monde moderne sans énergie. Trop de temps a été perdu.

Alors, oui, les États membres doivent prendre des mesures urgentes et décisives, sinon les générations futures d'Afrique et d'Europe nous reprocheront notre immobilisme. En contrepartie, les États d'Afrique doivent tout faire pour être des partenaires de l'Union européenne et lutter contre le terrorisme, contre l'immigration illégale et contre la radicalisation.

Enfin, il serait temps que l'Union pour la Méditerranée ne soit pas qu'une coquille vide.

 
  
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  Pervenche Berès (S&D). Monsieur le Président, de La Valette je veux retenir un message: l'Union européenne s'est souvenue qu'elle était voisine de l'Afrique et que les conditions de développement de l'Afrique constituaient une question qui la concernait. Merci, Madame la Vice-présidente, d'avoir rappelé que nous n'allions pas marchander, négocier cette aide au développement de l'Afrique contre un arrêt des migrations. Ce sont deux affaires bien distinctes.

L'Europe a une responsabilité vis-à-vis de l'Afrique. Je me souviens d'un temps où les États membres étaient mobilisés pour mettre en œuvre les résolutions qu'ils avaient prises tous ensemble afin d'apporter une aide à hauteur de 0,7 % de leur PNB pour le développement d'espaces, comme l'espace économique de l'Afrique. Ce sont des chiffres que nous ne citons même plus! Il faut retrouver cette tendance, cette capacité de coopérer avec ceux qui se débattent dans des régimes et dans des régions qui ne connaissent pas le développement économique de manière sereine.

Du sommet du G20, je retiens l'engagement à lutter contre le financement du terrorisme. Alors, en tant qu'Européens, il faut aller plus loin. Il faut être cohérents. Lorsque nous demandons ici une publication d'informations pays par pays, que demandons-nous? Nous demandons que nos multinationales paient leurs impôts là où elles font leurs profits, ici et là-bas. Voilà des mesures très concrètes que, dans l'esprit qui a prévalu à La Valette, nous pourrions mettre en œuvre. De la même manière, lorsque nous demandons que cessent les importations des minerais des régions en conflit, nous contribuons à une juste rémunération, à un apaisement et à un développement économique, dans de meilleures conditions, de l'Afrique.

Voilà notre responsabilité: poursuivre inlassablement le travail en faveur d'un renouveau de la coopération, dans l'intérêt de l'Afrique et dans le nôtre également, avec aussi une mobilisation contre cette finance folle, cette fiscalité qui échappe à l'intérêt des citoyens européens, mais aussi des Africains.

 
  
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  Ulrike Trebesius (ECR). Herr Präsident! Die Gipfel von Valletta und Antalya sind ohne richtungsweisende Ergebnisse geblieben. Noch immer erreicht ein stetiger Strom von Migranten Europa, und die Uneinigkeit in der EU ist ohrenbetäubend. Während immer mehr Länder ihre Grenzen schließen, möchte Frau Merkel Europa für alle öffnen. Die vernünftigeren unter den EU-Regierungen machen da nicht mit.

Gerade die EU ist von Kooperation abhängig. Merkels Alleingang hat hier gewaltigen Schaden angerichtet. Es ist erstaunlich, dass praktisch der gesamte Deutsche Bundestag, der sonst sehr pro-europäisch argumentiert, diesen dauerhaften Schaden für die EU in Kauf nimmt. Es wäre hilfreich, wenn die Parteien in Deutschland die europäische Realität und die unterschiedlichen Meinungen unserer Nachbarn zur Kenntnis nehmen würden.

Die von Frau Merkel nun eingeforderten und in Deutschland propagierten Kontingente sind doch nur ein anderes Wort dafür, Obergrenzen einzuziehen. Man pirscht sich langsam an die Realität heran – in Deutschland und in Europa. Es wäre aber besser, man würde hier endlich beherzt vorangehen, anstatt immer nur hinterherzulaufen.

 
  
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  Nathalie Griesbeck (ALDE). Monsieur le Président, un espoir, un constat, une bonne chose.

Une bonne chose, saluons tout d'abord − et disons-le haut et fort devant Mme Mogherini − l'organisation pour la première fois d'un sommet UE-Afrique, en mettant les uns et les autres, sur un pied d'égalité, à la même table.

Un constat un peu en demi-teinte, et nous avons été nombreux à le dire ce soir: nous faisons de grandes annonces. On annonce des sommets, des conférences internationales, un G20 auquel on inscrit pour la première fois la question migratoire à l'ordre du jour. Mais, quel en est le bilan? Les uns et les autres l'ont dit, ces rencontres ne présentent pas des résultats à la hauteur des espoirs, ni à la hauteur des questions essentielles et fondamentales qui nous sont posées. Pourtant, on aurait pu saisir ces occasions pour apporter des réponses réalistes aux urgences.

Et puis, un espoir, évidemment, à savoir que l'Afrique et l'Europe ont des destins qui ne sont pas strictement communs, mais qui sont indissociablement liés et qui nous imposent de coopérer davantage et de consolider nos approches.

En conclusion, avant de donner des leçons ici ou là et spécialement aux pays africains, l'Europe doit montrer sa capacité à gérer de façon humaniste et appropriée les questions stratégiques qui sont les nôtres, notamment la crise migratoire avec les pays d'Afrique.

 
  
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  Martina Anderson (GUE/NGL). Mr President, well I do not know about the rest of you, but the conclusions from the Summit did not fill me with optimism at all. Were they the best that they could come up with? When I read through the conclusions I must say I despaired – and how dare me, with the life that I have. Throw a few jobs and scholars at the people who are being persecuted – to entice them to stay in conflict zones?

To try and help to stop the flow of irregular migration, what we need are immediate, meaningful steps to address the humanitarian crisis at Europe’s borders. The people fleeing these conflicts and oppression from Libya, from Eritrea, from Yemen, are not ʽirregularʼ anything. They are not migrants. They are desperate human beings attempting to escape the horrors of war. They are refugees that need safe and legal access and routes. They are refugees who need their fundamental rights, and freedom, and dignity protected by the EU.

The scenes of a 3-year-old boy, washed up on a beach like a wave – he should never have been found dead on a beach. He should have been playing on a beach, and we should never forget that image. Therefore, it is up to us, and we have a responsibility and a duty to do much, much more. Those conclusions were absolutely shameful! Disgraceful! We should all hang our heads in shame if that is what we are recommending to address this awful problem.

(The speaker agreed to take a blue-card question under Rule 162(8))

 
  
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  Olaf Stuger (ENF), "blauwe kaart"-vraag. Ik ben zeer onder de indruk en ook mij hebben de beelden natuurlijk enorm geraakt. Deze mevrouw vertelt over wat er allemaal gedaan moet worden en wie allemaal wat moet doen. Maar mijn vraag aan deze dame is: wat doet zij zelf? Hoeveel vluchtelingen heeft zij op dit moment zelf in haar huis opgenomen om het goede voorbeeld te geven?

 
  
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  Martina Anderson (GUE/NGL), blue-card answer. Unfortunately for us in the north of Ireland it is a reserved matter, which means it is still in the hands of the British Government. However, our government in the north of Ireland has said that we will take a thousand, and by now we are still putting things in place. Work is being done by the Executive, by the Office of the First and Deputy First Minister, by the Department of Social Development (DSD) and by many groups and organisations which are obviously prepared to do a lot more than you have done, because that image obviously did not affect you enough.

 
  
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  Ulrike Lunacek (Verts/ALE). Herr Präsident, meine Damen und Herren! Es ist schon erstaunlich, dass jetzt auf einmal, wo viele Menschen zu uns kommen, viel mehr über die Bekämpfung der Fluchtursachen gesprochen wird, dass das auf einmal Hochkonjunktur hat. Ich erinnere mich, dass ich viele Jahre – wie viele andere auch – davon gesprochen habe, dass die Entwicklungszusammenarbeit erhöht werden muss, dass tatsächlich die wirklichen Fluchtursachen bekämpft werden müssen: eine ungerechte Handelspolitik, eine ungerechte Fischereipolitik, Agrarpolitik der Europäischen Union. Aber damals kam ich mir immer vor, als ob man gegen Gummiwände spricht. Jetzt auf einmal drängt sich der Verdacht auf, dass es vor allem darum geht, die Flüchtlinge abzuhalten, uns abzuschotten und zu sagen: Bitte ja keine mehr. Da gibt es Versprechungen – ja, auch beim Gipfel von Valetta –, wieviel Geld jetzt gezahlt werden soll. Doch woher sollen wir glauben, dass das jetzt endlich kommt? Die Versprechungen, auch in den Klimafonds einzuzahlen – jetzt, kurz vor Paris? Wie sollen wir glauben, dass das wirklich geschehen wird, wenn in der Vergangenheit nie seit 45 Jahren zum Beispiel das 0,7-Ziel für die Entwicklungszusammenarbeit erreicht wurde? Wir brauchen hier Taten und nicht nur immer neue Versprechungen!

 
  
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  Ignazio Corrao (EFDD). Signor Presidente, onorevoli colleghi, diciamocelo chiaramente colleghi: in questi vertici di Antalya e di La Valletta si è persa un'opportunità soprattutto con la storia. Perché potevano essere dei vertici in cui segnavamo delle linee rosse, in cui mettevamo dei punti fermi per il futuro e dei vertici di cui si sarebbe potuto parlare, in futuro, come dei momenti in cui è cambiato qualcosa.

Invece, da questi vertici non è cambiato niente. Era il momento, era l'opportunità per discutere delle cause profonde all'emigrazione e per concentrarci appunto su quelle che possono essere le politiche del futuro e per evitare queste grandi migrazioni, soprattutto dall'Africa.

Ma erano anche dei vertici in cui si poteva discutere di priorità economiche, di chi finanzia il grande mercato delle armi globali; si poteva segnare una linea rossa da non oltrepassare per capire cosa c'è dietro ai grandi movimenti terroristici e alle grandi migrazioni.

Si è persa un'opportunità con la storia; si è persa un'opportunità che poteva essere un momento che avremmo ricordato in futuro.

 
  
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  Mario Borghezio (ENF). Signor Presidente, onorevoli colleghi, mi sarei aspettato, da parte dell'appena uscita Alto rappresentante, qualche parola chiara, dopo tutto quello che è stato detto in questi giorni sulla grande coalizione, sull'atto criminoso, atto di guerra posto in essere dal califfato turco nei confronti di un aereo russo in missione antiterrorismo. Eppure questa dichiarazione, questa presa di posizione non c'è stata, almeno in quest'Aula e lo considero un fatto molto grave e molto significativo. L'Europa continua a essere vile e continua a fidarsi del califfo Erdoğan, pensate un po'!

In relazione al summit africano, posso dire che se la politica africana dell'Europa emerge dai risultati del summit di La Valletta, Dio ce ne scampi! Praticamente un nulla assoluto. Un nulla di concreto sui rientri: eppure c'è l'accordo di Cotonou che dovrebbe presidiare i nostri diritti e vederli rispettati.

L'Alto rappresentante continua a parlarci dei suoi amici africani; sono ben contento che abbia tutte queste amicizie, perché agli amici si parla chiaro. E allora ai leader africani bisogna parlare chiaro in termini di rientri. Perché questo è un obbligo a cui sono tenuti anche da accordi conclusi sotto l'egida dell'Unione africana. Ma nessuno lo dice. Nessuno, parlando dell'Africa in quest'Aula, ha parlato dello spreco che in questi decenni di post colonialismo è stato fatto dalle multinazionali sui beni, sulle risorse minerarie e naturali dell'Africa, causa prima dell'immigrazione.

Ne parlerà sicuramente il Papa. Dobbiamo aspettare i risultati dell'ottima, importante visita del Papa in Africa per sentire delle parole di condanna, che forse anche da quest'Aula, a cominciare dall'Alto rappresentante si sarebbero potute attendere

E poi le conclusioni del G20: penose, grottesche! La maggiore preoccupazione è stata quella di dire che non è terrorismo islamico: una vergogna! Aveva ragione la Fallaci: questa Europa è e resta vile!

 
  
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  Elisabetta Gardini (PPE). Signor Presidente, onorevoli colleghi, noi qui ci affanniamo a dire che non c'è nesso tra terrorismo e immigrazione. Per certi aspetti è vero ma sappiamo anche che proprio questo nesso tra terrorismo e immigrazione ha già spostato pesantemente la pubblica opinione, per esempio, in Francia. Non basterà che noi semplicemente continuiamo a ripetere: "non c'è nesso tra terrorismo e immigrazione" perché cambi questa percezione e perché poi sia vero fino in fondo. Lo spieghiamo dicendo, per esempio, che molti di questi terroristi sono cittadini europei che erano nati nelle nostre città, cresciuti nei nostri quartieri.

Sì, è vero: ma se non abbiamo saputo integrare questi cittadini che sono arrivati, che sono cresciuti qua, come accoglieremo questi tanti che stanno arrivando e che dovremmo accogliere e integrare? Come? Secondo quale modello? Noi dobbiamo fare un bagno di realtà perché abbiamo tollerato l'intollerabile. Abbiamo tollerato che nei nostri quartieri si praticasse e si applicasse la Shari'a. C'è un'associazione straordinaria in Italia che aiuta le donne islamiche, la quale da anni e anni ci dice che molte donne arrivano dai loro paesi e hanno in Italia una vita peggiore di quella che avrebbero avuto nel loro paese. Che da noi viene in qualche modo tollerata, per esempio, la poligamia, mentre nei loro paesi oramai è vietata. Sono più arretrate e più fondamentaliste certe comunità che stanno da noi, alle quali noi permettiamo di fare cose che nei loro paesi d'origine non si potrebbero fare: è una contraddizione pazzesca ma l'abbiamo tollerata.

Allora noi dobbiamo uscire da questo relativismo culturale. Noi dobbiamo uscire e cito di nuovo Carlo Nordio, che ho citato oggi, perché noi rischiamo proprio di rinunciare alle nostre libertà: "Non è mai stato – sostiene Nordio – così grave e attuale il pericolo, che non risiede nelle misure legali annunciate da Parigi o in quelle anche più restrittive in corso di studio e approvazione. Il rischio, invece, deriva dall'abdicazione progressiva insidiosa che da anni e forse da decenni la cultura occidentale sta esibendo nei confronti delle cosiddette culture diverse".

Dobbiamo guarire da questo morbo altrimenti non basteranno dieci o centomila summit di La Valletta per risolvere il problema.

 
  
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  Tanja Fajon (S&D). Hvala, predsedujoči. Afrika je v krču, Bližnji vzhod, Evropa je v krču. Na stotisoče obupanih ljudi danes beži na evropska tla. Še vedno smo pretreseni zaradi brutalnih napadov v Parizu, novih groženj s terorizmom.

Če se ne bomo odzvali skupaj, če se bomo predali strahu in začeli ograjevati z zidovi, to ne bo obvarovalo nikogar. Države so na zunanji meji Unije zgradile že več kot 235 km ograj, več kot 175 milijonov evrov smo plačali. To ni ustavilo ljudi, to jih je samo preusmerilo na druge poti, balkansko pot, kjer situacija danes vre! Prav danes se na pobudo Slovenije in Hrvaške v Zagrebu sestajajo voditelji držav Zahodnega Balkana.

Voditelji Unije so v zadnjih tednih sprejeli vrsto ukrepov, tudi v Valetti, zbiranje sredstev za nujno pomoč, vzpostavljanje varnih in pravnih poti do Evrope, premeščanje, registracija ljudi. A kje so danes ta obljubljena dejanja? Kaos na naših mejah je vsak dan večji.

Mnoge države, tudi moja Slovenija, čutijo, da so prepuščene same sebi. Skrbi me, ker večina mojih sodržavljanov danes verjame, da so ograje prava rešitev.

Evropejci izgubljajo zaupanje. Države si ne zaupajo več, odgovornost prelagamo drug na drugega. Ceno bomo nazadnje plačali vsi.

Begunska in migrantska kriza je izjemen izziv za Unijo, a je daleč od tega, da bi predstavljala grožnjo njenemu obstoju. Če bi znali upravljati s priseljevanjem, bi znali tudi identificirati varnostne grožnje, preden do njih sploh pride. Če ne bomo znali, bodo države nadaljevale politiko lastnih ukrepov, ki namesto v integracijo vodijo v zelo nevarno izolacijo. Potem bo Schengen resno ogrožen.

Evropo prihodnosti čaka še večji izziv integracije ljudi v našo družbo, ki so in bodo ostali na evropskih tleh, in ne želimo si ustvariti nove getoizacije, od koder danes izvirajo problemi radikalizacije mladih, kjer narašča nasilni ekstremizem. Priporočam ogled filma Sredozemlje, ki je bil včeraj med finalisti nagrade Lux, o iluzijah in stereotipih.

Italijanski predsednik Mattarela je danes tu dejal: nobena država se ne bo mogla spopasti sama ne glede na to, kako ponosna ali močna je. In strinjam se z njim.

Ukrepajmo, dokler je čas za Evropo, za Afriko, za vse ljudi, ki imajo pravico živeti v miru in stabilnosti kjer koli.

 
  
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  Roberts Zīle (ECR). Diemžēl domāju, ka visumā pareizi Valletas samita 5 punktu darbības plāns nevarēs tikt izpildīts, tāpēc, ka naudas tam ir atvēlēts krietni mazāk nekā, piemēram, darījumā ar Turciju, bēgļu nomitināšanai un robežu sargāšanai. Un kāpēc tas notiek? Tas notiek tāpēc, ka dažu Eiropas Savienības valstu līderu politiskā karjera ir atkarīga no tā, vai izdosies apturēt šo Turcijas – Grieķijas robežšķērsošanu.

5 punktu plānā, manuprāt, tomēr lielākam akcentam vajadzēja būt uz ātru to repatriējamo personu nosūtīšanu atpakaļ, kas neiegūst bēgļa statusu. Jo, jo ilgāk viņi paliek nelegālā statusā Eiropas Savienībā, jo viņi vairāk pakļaujas ekstrēmisma kriminalitātes draudiem.

Par G20. Tajā gaisotnē, kas bija terorisma sakarā – par viņa saknēm, es domāju, ka Eiropas Savienības pilsoņi netic tam, ka džihādisti Eiropā uzaug paaudzēs un ir tikai tie, kas mitinās Eiropā un ir ES pilsoņi, un neviens potenciālais džihādists nav no tiem, kas iekļūst šī gada laikā – nelegālās migrācijas laikā. Es domāju, ka netic arī, ka, apvienojot šīs ģimenes, kam ir radnieciskās saiknes, — tos, kas ienāks šogad ES, apvienojot ar tiem, kas jau šeit ir dzīvojuši, mazināsies džihādisma piekrišana Eiropas Savienībā.

 
  
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  Gérard Deprez (ALDE). Monsieur le Président, j'aurais vraiment aimé saluer les résultats du sommet de La Valette mais, malheureusement, je suis resté sur ma faim.

Si la déclaration finale est pleine de bonnes intentions, le plan d'action qui l'a conclu est en réalité un paquet hétéroclite qui juxtapose plutôt qu'il n'intègre les demandes des uns et les réticences des autres. Bref, des Européens déçus, des Africains frustrés. Maigre bilan!

Et, franchement, je ne parviens pas à trouver que la création d'un fonds fiduciaire de 1,8 milliard d'euros mérite les éloges dithyrambiques de certains. Cette somme est dérisoire par rapport aux besoins réels et aux besoins futurs du continent africain. Elle est dérisoire par rapport aux 20 milliards que nous injectons déjà chaque année au bénéfice du développement africain.

D'une manière générale, d'ailleurs, nous faisons peu pour les pays qui se gèrent, qui s'améliorent et qui nous aident vraiment. Je pense, en particulier, au Maroc et à la Tunisie. Par contre, nous allons donner trois milliards à un pays, la Turquie, qui laisse agir les passeurs librement, qui profite sans vergogne du trafic de pétrole de Daesch, qui bombarde les Kurdes et qui vient, en abattant un avion russe, d'hypothéquer la création d'une grande coalition contre Daesch.

Il y a vraiment de quoi s'interroger.

 
  
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  Malin Björk (GUE/NGL). Mr President, yesterday was a sad day for everyone who believes in a Sweden and Europe that take responsibility and welcome refugees. A beacon of hope for many refugees, Sweden turned off its lights and decided to more or less close borders and all but stop the so-important right to family reunification. A colleague spoke about it earlier.

My party does not share this decision – this is not the way forward. It is not the way forward for Sweden and it is certainly not the way forward for Europe. Nor are the Valletta actions the way forward. What is taking shape is a regime for holding back refugees, making African countries a buffer zone, making them responsible not only for holding but even for stopping refugees. The focus on smuggling, on fighting irregular migration, on returns, on cooperation with dictatorships such as those in Eritrea and Sudan, are proof of this. This is not the way forward.

I repeat that we have to find a way forward, and the focus should be on finding legal ways. But also we also have to strengthen our capacity to receive the people seeking protection and to share this responsibility. And so my question is very honest here: why are the Council and the Commission not putting all – and I mean all – their efforts into this point? Where is your priority list heading? It should not be to outsource our borders, it should be to receive refugees in a dignified way and to share that responsibility.

(Applause)

 
  
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  Rolandas Paksas (EFDD). Taigi, Valetos ir G 20 susitikimai. Dar kartą ir dar kartą politiškai korektiškai buvo užsiminta, kad terorizmas negali būti siejamas su jokia religija ar etnine grupe. Norėčiau pastebėti, kad teroristai, matyt, nelabai skaito pranešimus ar klausosi spaudos konferencijų, kadangi pastarosiomis dienomis viešoje erdvėje apstu vaizdo įrašų, kai įvairių konfliktų fone būtinai paminimas vienas didelis dievas. Ponai, nei į Europą, nei į ją supančias šalis ir iš jų kylančias problemas nebegalima žiūrėti pro rožinius akinius. Esminiai sprendimai turi būti daromi jau šiandien ir reikia sprendimų dėl asmenų, kirtusių išorines Europos Sąjungos sienas be tapatybės dokumentų, neatidėliotino grąžinimo į jų kilmės šalis. Reikia sprendimų dėl išorinės Europos Sąjungos sienos nuolatinės kontrolės ir stebėjimo. Būtini sprendimai dėl silpstančios ekonomikos padarinių amortizacijos. O teroristiniai veiksmai ir kova prieš juos anaiptol nepasitarnauja ekonomikos augimui.

 
  
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  Vicky Maeijer (ENF). De verwachtingen van de naïeve eurofiele elite voor de top van Valetta waren hooggespannen, want er zouden deals worden gesloten met Afrikaanse landen, zodat illegale immigranten direct zouden worden teruggenomen. De stroom illegale immigranten vanuit Afrika zou nu echt worden ingedamd. Maar, voorzitter, uiteraard is daarvan, in lijn met het algemeen falen van de Europese Unie, helemaal niets terechtgekomen. Want heel Afrika was natuurlijk maar op één ding uit. Meer geld van de Europeanen en dat hebben ze nog gekregen ook. Honderden miljoenen belastinggeld bovenop de miljarden die Afrika al krijgt, werden in een trust fund gepompt. Maar er werd niet enkel met belastinggeld gestrooid om Afrikaanse landen tevreden te houden. Nee, Afrika krijgt ook simpeler visumprocedures.

Deze top is een groot fiasco gebleken. Er gaan weer miljarden naar Afrika en als dank komen er ook nog meer Afrikaanse gelukszoekers naar de Europese Unie. En als het aan mijn partij, de Partij voor de Vrijheid, ligt, gaat er geen cent meer naar Afrika en besteden we ons belastinggeld in ons eigen land en sluiten we onze grenzen.

 
  
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  Ildikó Gáll-Pelcz (PPE). Tisztelt Elnök úr, Biztos úr, Miniszter úr, tisztelt Képviselőtársaim! Túl vagyunk a valettai csúcstalálkozón, és a migránsválságnak önmagában is nehéz heteit most még a párizsi terrorcselekmények is enyhén szólva beárnyékolják, inkább azt mondhatom, hogy tetézik. Úgy vélem, hogy szükséges most beszélni azokról az irányvonalakról, amelyek a felerősödő népmozgások mögött állnak. Felteszem a kérdést Önök számára, hogy villámcsapásként ért-e bennünket ez az eseménysor, aminek most tanúi vagyunk, vagy várható volt? Az arab tavasz tapasztalatai világosak voltak a tekintetben, hogy mennyire lehet exportálni a demokráciát olyan térségekbe, ahol feltehetően még erre a feltételek nem értek meg. E kudarcból következik az is, hogy a szellemi főáramlatba bekerülő társadalmi elméletek a nyugati jólétről, s ezen elméleteknek a népszerűsége a mostani népvándorlást eredményezte.

Képviselőtársaim! Ma már ott tartunk, hogy versenyt futunk az idővel Schengenért, Schengen megmentéséért. Rossz szájízzel hallottam, hogy mini-Schengenről kezdünk el beszélni, mintha eleve feladtuk volna ezt a versenyt. Egy versenyt nem szabad feladni, a legvégsőkig küzdeni kell. Schengen, a szabad mozgás az európai integrációnak az a része, amiről azt mondhatjuk, hogy minden állampolgár érzi az Európai Unión belül. Ez egy olyan vívmány, amely ha elbukik, Képviselőtársaim, minden eleshet! Ezért minden eszközt be kell vetnünk annak érdekében, hogy megvédjük ezt az uniós jelképünket. Sajnálatos tény számomra, hogy az európai politikai elit mindig azzal védi zsákutcás politikáját, hogy a terroristák, a párizsi terroristák nem friss migránsok, hanem második, harmadik generációs bevándorlók közül kerültek ki, ezért a tárt kapuknak a politikája nem veszélyes, és nem is szorul változtatásra. De a lényeg mégis inkább az, hogy a nemzedéki magyarázat épp arról tereli el a figyelmet, hogy a hetvenes években betelepült muszlimokat munkahely és boldogulás várta, ellenben a mostani migránsokat már nem ez. Kérem, hogy vizsgáljuk felül az elméletünket, hogy ne veszélyeztessük az európai uniós vívmányokat.

(A felszólaló hozzájárul egy „kékkártyás kérdés” megválaszolásához (az eljárási szabályzat 149. cikkének (8) bekezdése).

 
  
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  Charles Tannock (ECR), blue-card question. You mentioned – in translation at least – that, if Schengen falls, that is the end of the European project. Well, for a country like mine – the United Kingdom, which is outside Schengen – that is slightly bizarre. It is saying that we should not really be in the European Union at all. I have no problem whatsoever in showing my passport when I cross back into my country.

It is perfectly clear, sadly, that Schengen, no matter how well intentioned, was facilitating the movement of criminals, terrorists, arms and weapons, with no border checks. But also there was no exchange of information between police forces and security services and a weak external border of the European Union. Clearly, you cannot have this. You either have to have a strong external border and a Schengen or, basically, the reintroduction of national controls. My country also has a problem now because of what is happening in Calais. So how can you say Schengen is indispensable to the European project? Explain, please.

 
  
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  Ildikó Gáll-Pelcz (PPE), Kékkártyás válasz. Köszönöm szépen, Képviselő úr, kérdését! Itt nem az útlevélről van szó, Képviselő úr, itt a belső piacról van szó. Arról van szó, hogy az Európai Uniónak az egyik legnagyobb lehetősége, hogy a belső piacot ki tudjuk teljesíteni. Ennek van technikai része, ide tartozik például Schengen is. Ha csak az útlevélről szólna, én is szívesen felmutatom az útlevelemet, ha éppen az Önök országába megyek. Ami pedig azt illeti, az állampolgárok keveset értenek a belső piacból, de könnyen megértik, hogy létezik Schengen. Amiben viszont egyetértünk: azért hozzuk a jogszabályainkat, hogy tartsuk be, és azért ülünk itt, hogy a lehető leginkább gazdasági növekedésről, munkahelyteremtésről beszéljünk, ehhez meg kell a belső piac, és kell Schengen.

 
  
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  Richard Howitt (S&D). Mr President, I was proud to represent the S&D Group in Valletta. I greatly appreciate that it was our own former colleague, Prime Minister Muscat, giving such European leadership, and I was inspired by efforts to find solidarity between Europe and Africa in tackling the refugee crisis. We do need more, not less political will, and we must not be deflected by the terrorism outrages. Refugees are the victims of violence, not its perpetrators.

Did the summit fall short? Of course. My Group argues for safe legal routes for migration as an essential part of combating illegal migration. We are in favour of a more-for-more approach but do not see sufficiently more. We are opposed to tied aid conditionality and insist there must be genuine new money, not recycling of existing development assistance, if new cooperation from our partners is to be expected in return.

We need high numbers to be resettled when developing countries already house over 86% of the world’s refugees. In seeking readmission agreements, Europe must be far more robust in standing out against any suggestion of forced return. The long-term solution to the refugee crisis can only come in conflict resolution, sustainable development and good governance, which prevents people from wanting to leave their homes in the first place.

Last month I met refugees, not in Africa but in Lebanon, but all were parents seeking to save the lives of their children. There are no waves, no walls and no watchtowers high enough that would prevent those families from fleeing. Which of us would do differently? We meet today as the fragile European unity on this issue, including from my own country Great Britain, appears to be approaching a breaking point. There are those opposite who celebrate European disunity and who would close European borders altogether. The way we resist those political pressures on this side is through respect for international law and by appealing to the basic humanitarian instincts amongst the people we represent and which we feel ourselves. There must be order, there must be fairness within our societies, there must be integration, but above all there must be humanity. That is why we say ‘refugees welcome’. We say it today, we said it yesterday and we will say it tomorrow.

(Applause)

 
  
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  Николай Бареков (ECR). Г-н Председател, добро е решението на Европейската комисия да спрем бежанците още в Африка. Но само дотук. Докога Европа ще бъде само касичката и ще си плаща такса „спокойствие“? Вместо пари за опазване на европейските граници, ние ще плащаме социалните програми в Африка. Европа трябва да направи коалиция с Русия, със Съединените американски щати срещу ислямистите, а не да плаща социалните системи на корумпираните африкански режими. Ако щете, дори трябва да върнем дебата за въвеждането на смъртното наказание за терористи в Европейския парламент.

Защо обеща Европейската комисия на Турция да ги подкрепим за „Турски поток“, да продават на България и Европа руски газ като турски? Взеха решение „на тъмно“ и без дебати в Парламента. Срамота! Ердоган нагло рекетира с три милиарда и половина на година, за да ни пази от бежанци. Превръщаме този султан в европейски крал ли? Същевременно чуваме информацията, че точно неговият режим търгува с ислямистите и купува петрол.

Спрете подкрепата за „Турски поток“. Да не се подмазваме на Турция. Трябват повече пари на държави като България, които са членки на Европейския съюз, а са зависими от Турция и Русия.

 
  
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  Angelika Mlinar (ALDE). Herr Präsident! Die tragischen Ereignisse in Paris werden leider viel zu oft fälschlicherweise mit der Asylkrise in Verbindung gebracht. Ich möchte hier ganz klar betonen, dass das eine mit dem anderen nichts zu tun hat.

Es fällt mir aber auch schwer, über Notmaßnahmen zu sprechen, wenn das, was wir tatsächlich brauchen, ein Langfristplan ist. Genau das ist auch der Punkt, der mir bei diesem Gipfeltreffen fehlt. Einige Mitgliedsstaaten glauben wohl immer noch, dass das europäische Problem nichts mit ihnen zu tun hat. Weil es aber eine ein europäisches Problem ist, betrifft es uns alle, und es kann nur gemeinsam gelöst werden.

Mir scheint auch, als ob alle darauf hoffen, dass der Winter den Ländern einige Verschnaufpausen bringt. Aber es kann wohl nicht sein, dass das erhöhte Risiko der Flüchtenden dazu verwendet wird, dass wir uns zurücklehnen. Ich möchte hier auch ganz klar die Bestrebungen und Bemühungen der Hohen Vertreterin unterstützen und betonen, dass die Gipfelzusagen der Mitgliedstaaten endlich eingefordert und umgesetzt werden müssen – sowohl was die zugesagten Gelder betrifft als auch das zugesagte Personal.

Ich glaube es ist an der Zeit, dass wir mit Ankündigungspolitik aufhören und tatsächlich in die Umsetzung kommen.

 
  
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  Νικόλαος Χουντής ( GUE/NGL). Κύριε Πρόεδρε, ευχαριστώ πολύ και επειδή κάνατε και ελληνική εισαγωγή, πρέπει να σας πω ότι η διαχείριση της προσφυγής της κρίσης από την Ευρωπαϊκή Ένωση περιγράφεται, επίσης, με μία ελληνική λέξη, κοινή στις περισσότερες γλώσσες της Ευρώπης: υποκρισία. Είναι υποκρισία να διατηρούμε τη συμφωνία του Δουβλίνου· είναι υποκρισία να λέμε ότι η FRONTEX επιτηρεί τα εξωτερικά σύνορα της Ευρώπης· είναι υποκρισία να μην παραδεχόμαστε ότι οι πρόσφυγες προέρχονται από πολέμους στους οποίους συμμετέχουμε ή και τους προκαλούμε· είναι υποκρισία να συνέρχονται οι G-20 στην Τουρκία για την αντιμετώπιση της τρομοκρατίας και του προσφυγικού και να μη μιλάμε για το ρόλο της Τουρκίας στο θέμα αυτό· είναι υποκρισία να δικαιολογούμε την κατάρριψη του ρωσικού αεροσκάφους από την Τουρκία διότι παραβίασε τον τουρκικό εναέριο χώρο, όταν καθημερινά τα τουρκικά αεροσκάφη παραβιάζουν τον εναέριο χώρο της Ελλάδας και η κυρία Μέρκελ προτείνει κοινές περιπολίες· είναι υποκρισία όταν αποφασίστηκαν 160.000 μετεγκαταστάσεις προσφυγών και το μόνο που έγινε, ήταν μια κακή προπαγάνδα στην οποία συμμετείχε ο κύριος Σούλτς, ο κύριος Αβραμόπουλος και ο πρωθυπουργός για τη μετεγκατάσταση τριάντα, επαναλαμβάνω τριάντα, προσφύγων από την Αθήνα στο Λουξεμβούργο. Αλλά κύριε Επίτροπε, όπως έλεγε ο Μπρέχτ, όταν η υποκρισία παίρνει κακή ποιότητα τότε πρέπει να λες την αλήθεια.

 
  
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  Gerard Batten (EFDD). Mr President, the Valletta summit was supposed to address the current migration crisis from Africa, the Middle East and beyond. Now, the causes of migration are poverty and conflict. Africa and the Middle East languish in poverty because of their endemic corruption. Some parts have the added problem of centuries-old murderous conflicts between rival factions of the religion of peace and love. The summit’s action plan could be boiled down to two main points: to give another EUR 2.5 billion to these countries, and to open up migration to yet more millions of people.

The idea of giving aid to impoverished countries is not wrong in itself, but the last thing that we should do is give money to their irredeemably corrupt leaders and governments. Aid should be spent on programmes that directly help poor people in health schemes, infrastructure development, and encouraging economic development.

As for opening up what are called ‘regular channels to migration’, this is a betrayal of the peoples of Europe. Living standards are already declining in Europe for various reasons: wage depression because of never-ending waves of cheap migrant labour; the economic idiocy of the eurozone and its austerity policies; competition for social benefits from people who have never paid in a penny in contributions; and the unaffordability of housing because of an artificially-fuelled and never-ending demand on a finite supply.

The EU’s response is to open up the borders to yet more millions of poverty-stricken people. It is ironic that Valletta is named in honour of Jean de Valette, the Grand Master of the Order of St. John of Jerusalem, who led Malta’s successful defence against the Turkish invasion in 1564. He made an heroic stand. The EU is making a shameful capitulation.

 
  
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  Gianluca Buonanno (ENF). Signor Presidente, onorevoli colleghi, volevo sapere ma a questi summit, che cosa mangiano questi signori quando si trovano? Bevono champagne, mangiano caviale? Quanto costa ogni summit, visto che poi i risultati sono pari a zero? Mandiamoli in un ostello invece di questi posti così belli e costosi; facciamoli mangiare con le cene e pranzo al sacco, così almeno saranno meno parassiti di quello che sono normalmente.

Prima sentivo parlare della violenza sulle donne. Ma perché non si parla dell'infibulazione praticano gli islamici alle donne islamiche? Qui quattro comuniste ci vengono a raccontare cosa dobbiamo fare, ma le donne islamiche stanno mute per quello che subiscono dall'Islam. Oppure perché questo Occidente, che tanto parla di non aiutare quelli che finanziano l'Isis, concede poi i Mondiali di calcio al Qatar, che è uno dei finanziatori dell'Isis?

Queste sono le schifezze di un'Europa che fa lo struzzo e mette la testa sotto la sabbia e poi, in realtà, fa le sue cose sottobanco con tutti. Questa è un'Europa che a me fa letteralmente schifo.

 
  
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  Mariya Gabriel (PPE). Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, j'ai parlé depuis le dernier mandat de la nécessité pour l'Union européenne de mettre en place une véritable diplomatie de la migration. Désormais, nous y sommes. Le sommet de La Valette a clairement posé un jalon dans la coopération internationale en matière de migration, pour la mise en place de politiques conjointes et multidimensionnelles. Cela doit marquer un point de non-retour dans un dialogue plus régulier et plus équilibré avec nos partenaires africains, mais aussi avec d'autres partenaires clés de la Méditerranée et du Moyen-Orient, pour faire face à nos responsabilités partagées. La révision de la politique européenne de voisinage est aussi une bonne occasion de le faire.

Avec ce plan d'action, le défi d'adopter une approche multidimensionnelle a été relevé. C'est un document très complet, mais la plupart des engagements pris reflètent des objectifs qui sont ceux de la politique européenne de développement depuis des années. Onze FED et nos résultats n'ont pas suffi à endiguer les départs massifs. Notre politique de développement peut devenir plus efficace sur le plan économique. Je rappelle aussi que c'est un impératif dans l'optique de la révision de l'accord de Cotonou.

Trois éléments sur lesquels je souhaite insister. Premièrement, l'intégration régionale et le renforcement des capacités des organisations partenaires comme l'Union africaine et les communautés économiques régionales d'Afrique. L'Union européenne doit soutenir les efforts de médiation régionaux et faire plus en matière de prévention des conflits, y compris grâce à la facilité de paix africaine, instrument que nous ne connaissons pas assez.

Deuxièmement, la valorisation du potentiel des liens entre les migrants et leur communauté d'origine. Comme souligné dans le plan d'action, il faut faire en sorte que les transferts de fonds servent effectivement au développement des pays d'origine.

Ce qui m'amène à mon dernier point: la migration circulaire. On ne peut pas empêcher les gens de quitter des situations de conflit ou de misère, mais on doit penser à moyen et à long termes aux incitations au retour, car le développement du continent africain dépend aussi de la valorisation du potentiel humain, qui constitue bien la première ressource économique du continent.

(L'oratrice accepte de répondre à une question "carton bleu" (article 162, paragraphe 8, du règlement))

 
  
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  Tim Aker (EFDD), blue-card question. How can you talk about diplomacy when it comes to migration when this Union, Chancellor Merkel, threw open the doors and said: come one, come all? This Union, and the political leadership of this Union, have decided that there is going to be a free for all. So how can you say that we should do X, Y and Z to curb the flows, when the political leaders of the European Union have basically said there is an open door? You have not restricted the pull factors and it will turn into a free for all.

 
  
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  Mariya Gabriel (PPE), réponse "carton bleu". Monsieur Aker, je ne suis pas sûre d'avoir bien compris la question parce qu'il me semble qu'elle soulève deux aspects complètement contradictoires en guise de question.

En tout cas, ma position est très claire: aucun État membre ne peut faire face, seul, au défi de la migration que nous essayons de relever aujourd'hui. Seule l'union fait la force. Par conséquent, aujourd'hui, il est peut-être grand temps de tirer les leçons de ce qui vient de nous arriver, justement parce que nous n'avons pas été suffisamment unis et solidaires. Avançons et arrêtons les déclarations ou encore les contradictions et les amalgames. Maintenant place à l'action et place, surtout, aux actions communes.

 
  
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  Gilles Pargneaux (S&D). Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Ministre, tout d'abord, trois mots clés: urgence, urgence, urgence.

Oui, il y a urgence à permettre un financement important qui soit lié à la migration. C'est vrai qu'à La Valette, les chefs d'État et de gouvernement ont posé les premières bases d'une gestion de la situation migratoire inédite. C'est un montant de 1,8 milliard d'euros qui est prévu pour créer un fonds pour le développement de l'Afrique. Oui, c'est nécessaire, mais c'est bien insuffisant, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Ministre.

Il est évident, comme l'a dit récemment le Président de la Commission, M. Juncker, qu'il faudrait aller beaucoup plus loin, à savoir doubler la mise. Seuls, en plus, 78,2 millions d'euros ont été mis sur la table pour l'instant. Une fois de plus, malheureusement, nous avons le sentiment que les paroles l'emportent sur les actes. Or, on connaît pourtant l'enjeu de notre aide dans le développement de l'Afrique. Il faut un plan Marshall pour l'Afrique. Il faut 250 milliards d'euros de travaux pour électrifier l'Afrique. C'est donc un programme en huit à dix ans que nous devons permettre. Ce sont 5 milliards d'euros de subventions publiques par an que nous devons trouver en faveur de l'Afrique.

Le Parlement européen, la Commission européenne, le Conseil européen doivent ainsi se mobiliser, pas seulement pour permettre de lutter contre cette migration, pour permettre le développement de l'Afrique, mais aussi pour lutter contre le terrorisme. Quand on voit Boko Haram au Cameroun il y a encore quelques jours, quand on voit Mokhtar Belmokhtar être l'auteur des assassinats de Bamako il y a quelques jours, voilà donc la nécessité qu'à l'occasion de la COP21, tous autant que nous sommes, nous soyons là pour permettre qu'une résolution prenne en compte ce financement important, ce plan Marshall pour l'Afrique.

(L'orateur accepte de répondre à une question "carton bleu" (article 162, paragraphe 8, du règlement))

 
  
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  Jadwiga Wiśniewska (ECR), pytanie zadane przez podniesienie „niebieskiej kartki”. – Panie Przewodniczący! Szanowny Kolego! Zgadzam się z Panem, że ważniejsze są słowa niż czyny, i ten projekt, który miałby nazywać się „Plan dla Afryki”, jest bardzo dobrym konceptem. Ale czy nie uważa Pan, że dopóki on nie powstanie, dopóki takiego projektu i planu – konkretnego nie przegadanego, nie pustego, pełnego hipokryzji – dopóki go nie wypracujemy, powinniśmy rozważyć uszczelnienie zewnętrznych granic Unii Europejskiej i ewentualność readmisji imigrantów?

 
  
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  Gilles Pargneaux (S&D), réponse "carton bleu". Madame, excusez-moi de vous le dire, je pense que vous n'avez pas compris l'enjeu économique, le défi auquel nous nous trouvons confrontés.

Il ne s'agit pas d'être dans une protection nationaliste, comme le sous-entendent vos propos, il s'agit de permettre par notre partenariat avec l'Afrique, pas seulement de l'Europe mais du monde entier, à l'occasion de la COP 21, de trouver les financements pour développer cette jeunesse qui non seulement trouvera du travail en Afrique, mais qui, par son travail, permettra aussi le développement de ce continent africain.

L'Union européenne et l'Afrique sont frères, il faut en tenir compte et je crois qu'il est nécessaire d'approfondir cet axe de développement.

 
  
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  Mirosław Piotrowski (ECR). Zaraz po szczycie Unia Europejska–Afryka, który odbył się na Malcie, rozpoczął się tam nieformalny szczyt przywódców Unii Europejskiej. Zwołał go przewodniczący Rady Europejskiej Donald Tusk, który nie ukrywał, że jego celem jest ratowanie strefy Schengen. Zaniepokoiły go działania rządów Niemiec, Austrii i Szwecji, które czasowo przywróciły kontrole na swoich granicach. Reakcja przewodniczącego Tuska była spóźniona, szczyt nie okazał się żadnym przełomem. Dwa dni później kontrole na swoich granicach wprowadziły dwa kolejne kraje: Francja i Belgia; przyczyną były okrutne zamachy terrorystyczne w Paryżu. Nikt nie ma jednak wątpliwości, że łączy się to wszystko z niekontrolowanym napływem tak zwanych uchodźców. Forsowanie polityki ich obowiązkowego rozdziału, moim zdaniem, nie uratuje strefy Schengen, a przeciwnie – może przyczynić się do jej szybszego rozkładu.

 
  
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  Maite Pagazaurtundúa Ruiz (ALDE). Señor Presidente, como en todos los temas, nos encontramos aquí la visión nacionalista, cerrada, que considera que hay que cerrar fronteras y que hay que guardar todo el dinero para los nacionales de cada lugar; y luego está la visión que considera que tenemos que elaborar respuestas europeas, o incluso globales.

Desde un punto de vista teórico, creo que no hay duda: estamos interrelacionados y no hay manera de cerrar las fronteras; no hay manera de encarar los grandes problemas de una manera específicamente nacional. Ahora bien, a partir de ahí empieza también el problema. Treinta y cinco Estados africanos y veintiocho Estados europeos se reunieron. Se adopta una declaración política y un plan de acción. Pero si creemos de verdad en que las soluciones deben ser europeas, ¿las medidas de implementación rápida, antes de 2016, van a ser posibles? ¿Y el fondo fiduciario? 1 800 millones, y parece ser que solo tenemos 81 millones; si creemos de verdad en las soluciones europeas, ¿es eso suficiente?

 
  
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  Σοφία Σακοράφα ( GUE/NGL). Κύριε Πρόεδρε, κύριε Επίτροπε τους τελευταίους έξι μήνες έχουν γίνει πάνω από 25 συνεδριάσεις ευρωπαϊκών και διεθνών θεσμών, με αντικείμενο το προσφυγικό και την καταπολέμηση της τρομοκρατίας. Ποιό είναι το αποτέλεσμα; Μόλις μερικές εκατοντάδες από τα εκατομμύρια προσφύγων έχουν μετεγκατασταθεί, τα σύνορα στην Ευρώπη επανέρχονται και μάλιστα με τείχη και στρατούς, η αλληλεγγύη ευτελίζεται και τα κράτη μέλη δεν υλοποιούν ούτε και τις δικές τους αποφάσεις.

Η ευρωπαϊκή πολιτική για το προσφυγικό έχει αποτύχει. Ταυτόχρονα ο στρατηγικός σας σύμμαχος στην περιοχή, η Τουρκία και εκβιάζει στο προσφυγικό και καταρρίπτει ρωσικά αεροπλάνα παίζοντας επικίνδυνα παιχνίδια αποσταθεροποίησης της περιοχής. Τα μηδαμινά αποτελέσματα της διάσκεψης στη Βαλέτα προοιωνίζονται την ίδια ακριβώς αποτυχία, κύριε Επίτροπε.

Ευχολόγια και ατολμία που κρύβουν σκοπιμότητες. Δεν διστάζετε να συνεργαστείτε ακόμη και με απολυταρχικά καθεστώτα, όπως του Σουδάν και της Ερυθραίας, με σκοπό την μείωση των μεταναστευτικών ροών που τα ίδια έχουν προκαλέσει και επιμένετε στην επανεισδοχή όταν αυτό εδώ το Κοινοβούλιο έχει εκδώσει ψηφίσματα καταδίκης των καθεστώτων αυτών.

Λυπάμαι, αλλά πιστεύω και φοβάμαι ότι και το Γενάρη τα ίδια ακριβώς θα συζητάμε.

 
  
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  Laura Ferrara (EFDD). Signor Presidente, onorevoli colleghi, stiamo discutendo dell'ennesimo summit sulla migrazione, dunque di un'ennesima delusione. Un'ennesima delusione che ci offrono i governi europei.

Le dichiarazioni politiche del vertice di Malta dovevano riguardare le cause profonde – e lo sottolineo, le cause profonde – della migrazione: l'impegno a rispettare i diritti fondamentali, ridurre la povertà, promuovere la pace, lo sviluppo, la crescita economica inclusiva. Ebbene, nei fatti, nulla di tutto questo!

Nessuna misura volta ad affrontare realmente le cause profonde della migrazione; nessun cenno alla cooperazione senza ipocrisie tra gli Stati membri; nessun cenno alla solidarietà e all'equa ripartizione della responsabilità tra gli Stati membri; nessun cenno alla modifica della legislazione europea in materia di asilo, che oramai tutti conveniamo nel definire fallimentare; nessun cenno alle vie legali di accesso all'Unione europea, che tutelerebbero chi ha necessità di essere accolto e quindi di ricevere la protezione internazionale e tutelerebbero i cittadini europei che si ritrovano ad accogliere; nessun cenno a una gestione migliore dei fondi destinati all'immigrazione e alla tutela dei diritti fondamentali.

Bene, il timore è che ancora una volta gli aiuti economici e finanziari si rivelino solo uno strumento per esternalizzare le frontiere, sprecando un'occasione che potrebbe essere invece volta realmente a garantire una migliore gestione dei flussi migratori.

 
  
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  Jiří Pospíšil (PPE). Pane předsedající, dovolte mi, abych také řekl několik poznámek k vallettskému summitu. Já na jedné straně vítám, že Evropa začíná hovořit se zeměmi, odkud pochází největší proudy uprchlíků, ať již uprchlíků na základě ekonomických potřeb nebo uprchlíků, které vyhání z jejich domovů válka.

Na druhou stranu, když se podívám na závěry tohoto summitu, pak jsem relativně zklamán a ztotožňuji se s kolegy, kteří upozorňují, že ty závěry nejsou dostatečné a že bude třeba podle mého názoru se zeměmi, odkud pocházejí nejmasovější proudy uprchlíků, více a intenzívněji jednat.

My jsme dosud hovořili a na půdě Parlamentu řešili pouze už následky. Hrozně času jsme strávili tím, že jsme prosazovali tzv. kvóty a debatovali o nich, přičemž kvóty podle mého názoru nefungují a fungovat nebudou. Stejně tak se jasně ukazuje, že příliš nefunguje návratová politika, hlídání vnějších hranic a tak dále. Má-li například návratová politika fungovat, pak opravdu je třeba mít partnery na druhé straně, státy, kam budou ekonomičtí žadatelé vraceni.

Myšlenka svěřeneckého fondu, která zde také dneska zaznívala, je podle mého názoru správná, ale částka, která do fondu byla určena, je podle mého názoru velmi malá. Těžko může řešit ekonomické problémy několika států. Je také otázkou, zda se tuto částku vůbec podaří shromáždit, a hlavně nejsou zcela jasná pravidla, jak ta částka bude kontrolována a jak bude rozdělována.

Já osobně bych poradil Komisi, abychom více debatovali o větší spolupráci se zeměmi Afriky, podpořili je například tím, že odbouráme některá celní ustanovení, podpoříme obchod a tyto země se budou moci více rozvíjet. Získají peníze vlastním byznysem, nikoliv skrze projekty, které hrozí tím, že ty peníze budou často rozkradeny, rozebrány. Myslím si, že je třeba do budoucna pokračovat v jednáních a ty země ekonomicky podpořit.

 
  
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  Alfred Sant (S&D). Mr President, to be honest, the Valletta summit was really motivated on the European side by the need to control the irregular flow of economic migration to Europe. It has, however, stimulated what could become an effective dialogue regarding the economic and social complementarities that should exist between Africa and Europe.

Neoliberal globalisation makes this very difficult to achieve. Actually the European Union lacks the tools needed to help generate sufficient employment opportunities in Africa to make economic migration unattractive. Worse, many private projects in Africa, spurred by globalisation, have not served to increase job opportunities in the economy as a whole. Corruption, waste of resources and greater social inequalities have spread, so desperate people go far from home to find work. Europe may be too distracted by the crisis to take the lead in what is really needed: a Marshall Plan for Africa where public agencies take full charge and do not simply delegate initiatives to the private sector or wait for the latter to take them.

African development should not be dominated by global free-market forces but planned by agreement and effectively implemented. Many vested ideas and interests will have to change. I hope the Valletta summit was a first step in this very long process.

(The speaker agreed to take a blue-card question under Rule 162(8))

 
  
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  Steven Woolfe (EFDD), blue-card question. Thank you, Mr Sant. You seem to blame the whole of Africa’s problems on globalisation, and yet you do not blame the European Union in any way, shape or form. So do you not feel it is concerning that the European Union charges sugar beet at excessive prices to African countries to the benefit of sugar producers in Germany, or indeed in the production of cocoa beans, so that chocolate is more expensive to be produced in Africa, to protect those producers in Belgium? Do you not think that they have massive repercussions on jobs and prosperity in Africa?

 
  
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  Alfred Sant (S&D), blue-card answer. Sure, but that reflects multinational corporations’ strategies. They use governments, they use the EU, they use structures that they have to dominate global financial markets to get it the best way, so that is what is happening. Globalisation is actually at the moment manipulating the markets you mention, and this is to the disadvantage of European consumers and of African workers. And that is the reality.

 
  
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  Arne Gericke (ECR). Herr Präsident! Der EU-Afrika-Gipfel in Valletta war ein schwieriges Treffen in einer schwierigen Zeit.

Es muss uns aber allen klar sein: „Das war hier der Startpunkt eines längeren Prozesses“ – so Bundeskanzlerin Angela Merkel. Ich füge kritisch hinzu: eines Prozesses, den Sie alle viel zu spät begonnen haben. Wir verarzten in der aktuellen Flüchtlingskrise Symptome, deren Ursachen über Jahrzehnte gewachsen sind. Wir haben viel zu oft mit europäischem Maß gemessen und gemeint, Lösungen für Afrika müssten made in Europe sein – ein grober Fehler.

Europas Partnerschaft mit Afrika muss auf den Prüfstand. Wir brauchen neue Ansätze: ein Miteinander auf Augenhöhe, keinen vernichtenden Braindrain. Wir brauchen echte Förderungen: Gemeinschaftsangebote wie Gesundheit, Bildung, Katastrophenschutz, Infrastruktur, Strom- und Trinkwassergarantie. Das muss durch eine Finanztransaktionssteuer im lächerlichen Null-Komma-Bereich finanziert werden. Die wirkt. Valletta war ein viel zu später Anfang: Die richtige Arbeit hat damit erst begonnen.

 
  
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  Mike Hookem (EFDD). Mr President, we have heard much in this Chamber about how the terror attacks have nothing to do with the open-door policy EU leaders foisted upon Members, which saw migrants claim refugee status they were not entitled to. Daesh boasted they would flood our continent with jihad fighters, although Members here in the Chamber derided those of us who pointed this out. We know that two of the murderers involved in the Paris killings came to the continent via Greece, using false Syrian passports. What is this if it is not a direct link between uncontrolled immigration and terrorism?

I reject this idea put forward by people like President Juncker that terrorism is a risk we must live with to uphold the EU’s ideals of freedom of movement. The migrant crisis has put the well-being of migrants ahead of the safety of its citizens by making us vulnerable to attack in our towns and cities. Come the UK’s referendum, voters must look at the negligence of the EU when it comes to securing our borders, and vote for independence.

(Applause)

 
  
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  Paulo Rangel (PPE). Senhor Presidente, como aqui se tem falado essencialmente da Cimeira de Valeta, julgo que vale a pena concentrar alguma da atenção na questão do Grupo do G20 e, nomeadamente, na abordagem que a reunião do G20 em Antália fez à questão do terrorismo, uma vez que ocorreu imediatamente após os atentados de Paris de 13 de novembro.

O que eu queria aqui deixar claro é que o combate ao terrorismo por parte dos países europeus e, em particular, da União Europeia deve ser um combate sem tréguas. Devemos dar uma resposta clara no plano externo, com uma atuação militar e com uma cooperação militar com a França, com os Estados Unidos, com os países da coligação, junto do Estado Islâmico, e devemos também tomar algumas medidas, como, por exemplo, a aprovação do PNR, no plano interno, e outras, nomeadamente um fortalecimento das fronteiras externas de Schengen no contexto da União Europeia.

E considero, aliás, muito importante que tenhamos aqui uma grande oportunidade para reforçar a cooperação europeia e para reforçar a presença da União Europeia nos assuntos de segurança e nos assuntos de defesa. Nomeadamente, considero que é essencial que nos movamos dos programas Frontex e outros para a criação de uma verdadeira guarda fronteiriça europeia, que possa fazer, com uma composição de todos os países europeus, a proteção das fronteiras externas de Schengen e das fronteiras externas da União Europeia.

É fundamental dar este passo — sem ele, não teremos um controlo efetivo, não teremos uma defesa efetiva da nossa segurança e estaremos vulneráveis, estaremos expostos aos ataques terroristas. Não há explicações económicas, nem sociais, nem sociológicas para o terrorismo. O terrorismo tem que ser combatido sem qualquer falha da nossa parte.

 
  
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  Kati Piri (S&D). Er werd met hoge verwachting naar uitgekeken: de top van Europese en Afrikaanse leiders in Valetta, bijeengeroepen door de EU-regeringsleiders. Het had een gelegenheid moeten zijn om een gezamenlijke migratieagenda te formuleren met meer dan 60 landen. Helaas is deze kans niet gepakt en is de top op een teleurstelling uitgelopen. De EU toonde geen bereidheid om de grondoorzaken van migratie, zoals armoede, conflict, een gebrek aan werkgelegenheid, voortvarend aan te pakken. En de Afrikaanse leiders waren dan ook niet bereid om afspraken te maken over bijvoorbeeld de verplichte terugname van afgewezen asielzoekers in Europa, iets waar de EU-landen op hamerden.

Zoals we de afgelopen maanden helaas keer op keer hebben moeten vaststellen, hebben de Europese regeringsleiders wederom nagelaten politieke moed, ambitie en daadkracht te tonen en dat zal toch echt nodig zijn, willen wij het vluchtelingenvraagstuk op een fatsoenlijke, effectieve manier aanpakken. Aanstaand weekend is er een herkansing tijdens de EU-Turkije top. Turkije speelt een sleutelrol om de instroom van asielzoekers naar de EU beheersbaar te maken. Het wordt de hoogste tijd dat de Europese regeringen laten zien dat zij bereid zijn bij te dragen aan oplossingen en niet alleen hun handtekening zetten onder verdragen en er vervolgens niets mee doen.

 
  
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  Richard Sulík (ECR). Žiaden terorista si nepôjde najprv vybaviť zbrojný pas a nákupné povolenie, aby si potom legálne kúpil zbraň, zaregistroval ju na polícii a spáchal teroristický útok. Preto aj nie sú s legálne držanými zbraňami páchané žiadne teroristické útoky. Teroristi si do Európy donesú všetky zbrane, ktoré potrebujú preto, lebo sme trestuhodne dokorán otvorili schengenskú hranicu.

Obmedzovať legálnu držbu zbraní, ako to navrhuje najnovšie pán Juncker pod rúškom boja proti terorizmu, považujem za vrcholne perfídny krok. Skôr mi to pripadá, že Európska komisia, na čele s pánom Junckerom, chce odzbrojiť slušných ľudí, aby sa nemohli brániť. Vy síce hovoríte, že bojujete proti teroristom, v skutočnosti kradnete slušným ľuďom slobodu. Teroristom vašou nemohúcnosťou uľahčujete ich aktivity. Ak obmedzíte legálnu držbu zbraní, nezachránite ani jednu jedinú obeť, lebo teroristi legálne zbrane nepoužívajú.

 
  
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  Othmar Karas (PPE). Herr Präsident, Herr Kommissar, meine Damen und Herren! Die Botschaft von Valletta und Antalya ist eine gemeinsame: Wir kommen nur weiter, wenn wir alle unsere Verantwortungen gemeinsam europäisch und global wahrnehmen. Wir dürfen nicht vergessen, dass internationale Entscheidungen im nationalen Interesse sind. Wir haben aber genau dabei ein Glaubwürdigkeitsproblem. Daher appelliere ich einmal an den Rat: Beginnen Sie jeden Bericht nach einem Gipfel gegenüber diesem Haus und der Öffentlichkeit mit einem Bericht darüber, durch welche konkreten Taten die Beschlüsse des letzten Gipfels auf den Weg gebracht wurden.

Unser Glaubwürdigkeitsproblem ist, dass wir seit Charlie Hebdo den Datenaustausch nicht EU-weit durchgeführt haben, sondern nur in fünf Staaten, dass wir den Afrika-Treuhandfonds nicht voll bestückt haben, obwohl beschlossen, dass die Mitgliedstaaten den Syrien-Fonds nicht bestückt haben, obwohl beschlossen, dass wir den Grenzschutz nicht ausreichend mit Personal versehen haben, obwohl beschlossen, dass wir die Unterstützung für die Türkei vereinbart haben, aber nicht umgesetzt. Ich muss die Mitgliedstaaten bitten: Besinnen Sie sich auf Ihre Beschlüsse und setzen Sie Taten, nur das schafft Glaubwürdigkeit, nur das schafft Vertrauen, nur das schafft die nötige Entschlossenheit auf dem Weg, gemeinsam die Herausforderungen der Gegenwart und der Zukunft anzunehmen.

Man wird uns nur mehr an den Taten erkennen, nicht mehr nur an unseren Beschlüssen. Die Beschlüsse waren gut, die Signale wurden gesendet, aber die Taten sind zu setzen, dabei haben wir einen Nachholbedarf!

 
  
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  Juan Fernando López Aguilar (S&D). Señor Presidente: cumbre de La Valeta, sesenta países reunidos y de nuevo la sensación y el mal sabor de boca de una oportunidad perdida.

Un Consejo cuyas conclusiones no concluyen y proponen poco, tarde y en la dirección equivocada para resolver el problema más inminente que tiene planteado la Unión Europea en estos momentos: la inmigración. Porque el enfoque sigue siendo, sobre todo, negativo.

Y por eso el fondo fiduciario, además de ser ridículo, raquítico ―1 800 millones de euros―, pretende, bajo la condicionalidad, que los países de origen acepten que la Unión Europea les «subcontrate» para el esfuerzo de contención, de retorno o de readmisión de los inmigrantes y hasta de los potenciales demandantes de asilo.

Es un enfoque profundamente equivocado y la Unión Europea continúa sin desarrollar vías legales y seguras para la promoción de la movilidad y para la inmigración.

Cuando arrancó esta legislatura, el Presidente Juncker dijo que esta era la última oportunidad europea. El reloj de arena no ha parado de contar, pero vamos mal, too little, too late, en la dirección equivocada y desunidos ante la adversidad.

 
  
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  Richard Ashworth (ECR). Mr President, we are the generation who grew up in a post-war Europe. It was a Europe that fed a starving population, a Europe that won the Cold War and a Europe that successfully reunited a broken continent. But our children will grow up in a totally different Europe, a Europe that will have to confront a completely different set of challenges.

The shift of economic power, West to East; the consequence of climate change, of global mass migration; and the rise of fundamentalist Islam: these are next-generation issues, for which Europe will have to find next-generation solutions. Valletta was a good start. But it is just that, only a start.

History offers us two lessons here. First, turning the clock back, or retreating into isolation, was never the answer. Second, when the really big challenges come along, European nations are so much more effective when they confront them together, rather than alone.

 
  
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  Dubravka Šuica (PPE). Gospodine predsjedniče, činjenica je da su važni zaključci doneseni i u Valletti i isto tako u Antaliji. Sama činjenica da su tamo bili šefovi država i vlada govori, i dokaz je, da su ova dva samita bila vrlo važna. Važni su akcijski planovi, ali ako ne dođe do njihove implementacije, bojim se da se nije puno napravilo. Želim vjerovati da će države članice shvatiti da sve međunarodne odluke koje se donesu, da je važno da ih one na nacionalnoj razini primjene. U protivnom će ostati mrtvo slovo na papiru.

Svi znamo da su migracije naša zajednička obveza i to ne samo zemalja porijekla nego i zemalja tranzita i onih zemalja koje ih prihvaćaju, odnosno zemalja odredišta. Dobro je da se u Valletti maksimalno uvažilo naše afričke partnere.

Isto tako, dva ključna pitanja koje je maloprije spomenula gospođa Mogherini, način je na koji se primjenjuju sredstava, odnosno novac za razvoj i, isto tako, kako upravljamo migracijskim krizama. Na ta dva pitanja moramo znati dobro odgovoriti i mi iz Europske unije. Isto tako, dobro je da se G20 bavio svim pitanjima: od terorizma, preko izbjeglica, do gospodarstva i nejednakosti u društvu pa sve do klimatskih promjena. To su zaista pitanja i naše generacije i budućih generacija.

Ova kriza je kriza zaista velikih razmjera i moramo se suočiti s njezinim tijekom i s njezinim posljedicama. Mi dijelimo zajedničke vrijednosti, želimo ih dalje dijeliti i želimo vjerovati da je ljudski život u centru naših vrijednosti. Međutim, čujemo ovih dana, i u vašim raspravama, o terorizmu i migracijama i njihovoj uzročnoj povezanosti. Ne želim vjerovati da su povezani, ali isto tako ne treba isključiti mogućnost da su neki iskoristili izbjeglički val u svrhu svojih terorističkih ciljeva. Stoga smatram da je ovo jedno sociološko pitanje, s obzirom da se većina počinitelja rodila u zapadnoj Europi. Potrebno je ovom pristupiti ozbiljno. Jutros smo imali temu o radikalizaciji u zapadnoj Europi odnosno Europskoj uniji, stoga je vrijeme da se ozbiljno pozabavimo integracijom i krizom identiteta.

 
  
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  Tonino Picula (S&D). Gospodine predsjedniče, gospodine povjereniče, partnerstvo za (kao odgovor na odgovornost) razvojnu pomoć u korist perspektive za mlade, puno političkih poruka, najave akcijskih i financijskih planova. Tako najkraće možemo sažeti dogovoreno u Valleti uz standardne rasprave o očuvanju vanjskih granica Europske unije i Schengenskog sustava. Samit na Malti je već treći skup u zadnja 3 mjeseca posvećen migracijama pa je pravo vrijeme da se upitamo do kuda smo stigli s primjenom zaključaka koji su ranije usvojeni. Npr. umjesto Frontexa na kopnenim granicama unutar Unije svjedočimo novim kilometrima žice kojima neke članice okružuju druge članice kao što je moja Hrvatska.

Dobro je da su čelnici Europske unije i afričkih zemalja sjeli za isti stol i usuglasili se oko novih mjera jer efikasnu kontrolu granica uz zaštitu dostojanstva ljudi najbolje možemo ostvariti povjerenjem i suradnjom. Krajnje je vrijeme da ove mjere i provedemo na obostranu korist imajući pred očima kao primarni cilj zaštitu najugroženijih čiji put preko Sredozemlja prečesto završava tragično.

 
  
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  Jan Zahradil (ECR). Pane předsedající, ta migrace z Afriky je trochu zastíněná migrací ze Sýrie, ale to neznamená, že je méně závažná, a proto je dobře, že Evropská unie investuje do bezpečnosti a stability v Africe. Protože potřebujeme prevenci, potřebujeme předcházet migračním tokům. Ale prevence sama by nestačila. Potřebujeme také restrikci, a já jsem bohužel zase neslyšel z tohoto summitu nic o zesílené ochraně vnějších hranic Evropské unie.

Myslím si, že to je nepřijatelné, Komise se tomu nevěnuje dostatečně, slyšíme tady paní kancléřku Merkelovou, jak neustále opakuje mantru o trvalých kvótách. Dokonce řekla, že si musíme vybrat mezi trvalým přerozdělováním a schengenským systémem.

Já jsem četl v jednom francouzském týdeníku, že 94 % Francouzů by bylo pro znovuobnovení hraničních kontrol, a jestli ta otázka bude takhle postavena, tak jsem přesvědčen, že evropští občané si vyberou hraniční kontroly a že Schengen bohužel zanikne. Pokud Evropská unie a speciálně Evropská komise se nebude starat o ochranu vnějších hranic.

 
  
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  Jan Olbrycht (PPE). Panie Komisarzu! Panie Ministrze! Panie Przewodniczący! Wybór miejsca spotkania Rady w La Valetcie wskazuje bardzo wyraźnie na nawiązanie do zjawiska, które było, zanim rozpoczęła się wojna w Syrii. Wydaje mi się, że to jest niezwykle ważne, żebyśmy przypomnieli sobie apele naszych kolegów z Malty wygłaszane w Parlamencie Europejskim o pomoc w sytuacji napływających imigrantów, przepływających imigrantów. To było jeszcze przed masowym napływem.

To jakby wskazuje na to, że aby rozwiązać problem, nie wystarczy koncentrować tylko i wyłącznie na problemie wojny w Syrii. I bardzo dobrze się stało, że w dokumencie, który pojawił się w La Valetcie, zwraca się uwagę na dużo szerszy aspekt całej sprawy, zwraca się uwagę na źródła imigracji. Ja nie mówię tylko uciekinierach, ale wszelkiego typu migracjach, na powodach, dla których ludzie uciekają z terenów albo przenoszą się na tereny lepsze i zwrócenie uwagi właśnie na cały kompleks spraw, które będą wymagały załatwienia i to nie tylko zakończenia wojny w Syrii, ale również bardzo poważnego przemyślenia inwestycji w państwach pochodzenia emigrantów. To spotkanie w La Valetcie pokazało, że nie mamy do czynienia z prostym procesem i nawet uzgodnienie z Turcją nie załatwi sprawy do końca. Bardzo dobrze się stało, że taka szersza perspektywa znalazła tam miejsce.

 
  
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  Elly Schlein (S&D). Signor Presidente, onorevoli colleghi, l'esito del vertice di Malta è stato deludente: positivo sedersi al tavolo coi Paesi africani, per cercare di affrontare insieme la situazione ma da parte europea prevale il solito approccio securitario. Niente sulle ville legali d'accesso per richiedenti asilo e migranti, l'unico vero modo per contrastare i trafficanti; niente sui resettlement o sui ricollocamenti. Tutti gli sforzi sembrano tesi a evitare nuovi arrivi.

Lo stesso Trust Fund è sembrato affetto da un'inaccettabile condizionalità: offerto in cambio di rimpatri o rafforzamento delle frontiere. Può essere uno strumento utile ma solo se si garantisce che i soldi arrivino davvero a chi ne ha bisogno per sradicare povertà e disuguaglianze e non per il border management, per esternalizzare le nostre frontiere.

Non vorrei che fosse questa l'idea di alcuni governi che hanno messo giusto i 3 milioni necessari a sedersi nel bord. Cosa sono 1,8 miliardi quando le rimesse dall'Africa si stimano in 23 miliardi? Quando ogni anno dai paesi in via di sviluppo escono centinaia di miliardi di evasione ed elusione fiscale di aziende nostre?

Ecco, prima di chiedere e pretendere dai nostri partner, dovremo lavorare per essere credibili sulla coerenza delle nostre politiche interne ed esterne.

 
  
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  Davor Ivo Stier (PPE). Gospodine predsjedniče, pozdravljam zajedničke zaključke i akcijski plan usvojen La Valletti. Sada je pred nama implementacija. Europska unija, države članice, moraju ispunjavati financijske obaveze u pogledu razvojne pomoći i doprinosa fondu za Afriku. No s druge strane, partneri u Africi također moraju preuzeti svoj dio odgovornosti i početi rješavati uzroke siromaštva, ratova i nestabilnosti te masovnih migracija. Uzroci su ozbiljna kršenja ljudskih prava, autokracije, politički progoni, nedostatak vladavine prava, endemska korupcija. Zato mislim da se ne bismo trebali toliko bojati jasnije definicije uvjetovanosti razvojne suradnje.

Drugo pitanje na koje treba dati bolji odgovor je učinkovitost naše razvojne suradnje. Potrebna je bolja koordinacija država članica pri programiranju, ali nam je potreban i bolji okvir rada koji će se temeljiti na mjerljivim rezultatima. S ograničenim sredstvima važno je da dobijemo vrijednost za novac koji se ulaže.

Za kraj, važno je uzimati u obzir i preporuke Europskog parlamenta. Evo prije nekoliko tjedana, sve političke grupe unutar Odbora za razvoj postigle su konsenzus i poslale preporuku Odboru Europskog razvojnog fonda, kojim predsjedava Komisija, da se odbije usvajanje prijedloga nacionalnog programa razvojne suradnje s Eritrejom. No, unatoč našoj preporuci, na prošlotjednom sastanku Odbora Europskog razvojnog fonda navedeni program je jednoglasno usvojen. Takve situacije moramo izbjeći u budućnosti ako želimo biti učinkoviti u razvojnoj suradnji i u vanjskoj politici.

 
  
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  Miriam Dalli (S&D). Il-Valletta Summit kien opportunità biex l-Unjoni Ewropea u l-Afrika jsaħħu d-djalogu ta' bejniethom. Ġie maqbul pjan ta' azzjoni u ġew allokati l-fondi.

Imma dan is-summit naqas milli jagħti l-attenzjoni meħtieġa lis-sitwazzjoni tad-drittijiet tal-bniedem u l-korruzzjoni li qed tifni ħafna pajjiżi fl-Afrika.

Stennejt pożizzjoni b'saħħitha dwar il-fatturi li qegħdin jimbuttaw lin-nies 'il boghod mill-Afrika: in-nuqqas ta' governanza, l-inġustizzja soċjali, l-inugwaljanza, il-kunflitti u l-korruzzjoni fost il-pajjiżi Afrikani.

L-Unjoni Ewropea trid turi rieda politika b'saħħitha biex dawk il-miżuri li verament jistgħu jagħmlu differenza jkunu maqbula.

Il-mexxejja Afrikani wkoll għandhom rwol importanti. Għandhom l-opportunità li jsaħħu l-kooperazzjoni bejniethom, li jqajmu lill-pajjiżi tagħhom fuq saqajhom. Din il-pożizzjoni ma tmurx id f'id mal-korruzzjoni.

Għalhekk nappella favur it-twaqqif ta' tribunal dwar il-korruzzjoni pubblika bl-appoġġ tal-Ġnus Magħquda. Tribunal li jidentifika u jindirizza l-korruzzjoni li teżisti fl-Afrika, li għandha impatt dirett fuq iċ-ċittadini fl-Afrika u anke fil-pajjiżi tagħna.

 
  
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  Cristian Dan Preda (PPE). Monsieur le Président, je souhaite tout d'abord saluer l'accord qui a été conclu à La Valette entre l'Union européenne et ses partenaires africains, car ce n'est qu'à travers une approche commune que nous pourrons faire face à la plus grande crise des réfugiés de notre histoire.

Il faut, bien entendu, comme d'autres collègues l'ont déjà souligné, que les décisions prises à Malte soient suivies d'actes concrets et, notamment, de contributions financières suffisantes de la part des États membres, sinon les objectifs de La Valette resteront lettre morte.

Parmi les cinq domaines d'actions prioritaires, deux me semblent cruciaux. Tout d'abord, la nécessité de s'attaquer aux causes profondes de cette crise, car on ne peut plus se contenter de solutions provisoires. Il faut que l'Union joue un rôle plus actif dans la résolution et surtout dans la prévention des conflits dans son voisinage. Trouver une solution politique au conflit syrien est, dans ce contexte, d'une importance capitale.

Le deuxième domaine d'action prioritaire est la lutte contre l'immigration illégale et les trafics de toutes sortes. L'absence d'accord politique sur un gouvernement d'union nationale en Libye nous interroge sur notre capacité à combattre efficacement et durablement cette immigration illégale en Méditerranée. Ne serait-il pas temps d'envisager d'autres options pour contenir la crise des migrants en l'absence d'accord politique en Libye? Soutenir des efforts de médiation entre les différentes tribus du sud de la Libye pourrait être une piste à explorer.

 
  
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  Илияна Йотова (S&D). Г-н Председател, възлагахме големи надежди на срещата в Ла Валета, месеци преди това говорихме за очакваните резултати, но новините оттам не са достатъчни. Единствената вест от срещата на високо ниво бе за формиращия се фонд от 1,8 милиарда евро, липсата на готовност в държавите членки да участват в него и неодобрението на африканските лидери от недостатъчните средства.

Очаквахме споразумения за създаване на „горещи точки“ със страните, от които идват мигрантите, които да бъдат първият пропускателен пункт. Очаквахме сериозни ангажименти за създаване на работещи легални пътища. Колкото и добри решения да има Европа, не може да ги направи без партньорите си от третите страни. Легалните пътища са най-добрият начин за борба с трафика на хора. Впрочем, не станаха ясни и конкретните общи решения за разбиване на престъпните мрежи на каналджиите, които пращат хората на сигурна смърт или в морето, или по балканските пътища.

Нямаше отговор и на най-важния въпрос – как ще се осъществяват съвместните операции по връщането на незаконните имигранти, които не могат да получат бежански статут. Този диалог не може да бъде пълноценен без участието и на транзитните държави – Турция, Ливан и Йордания.

 
  
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  Agustín Díaz de Mera García Consuegra (PPE). Señor Presidente, yo me opongo, como el señor Juncker, a la vinculación migración-terrorismo, ya que, como la semana pasada defendió el propio Director de Europol, no hay ninguna constancia de ese vínculo.

Migración ordenada es sinónimo de futuro compartido, de desarrollo en origen y en destino; es un fenómeno que, si lo gestionamos correctamente, siempre tendrá efectos positivos. Por ello son importantes los acuerdos de La Valeta, aunque insuficientes. Por ello hay que seguir profundizando. La relación entre migración y desarrollo es doctrina comúnmente aceptada en las Naciones Unidas.

Es necesaria una respuesta urgente e integral para paliar las necesidades de los refugiados, especialmente ahora en el invierno, sin olvidarnos de desarrollar las medidas en los países de origen. En este sentido, yo apoyo luchar contra la crisis en Siria, en el Sahel, en Chad o en el Cuerno de África, reforzando las estructuras del Estado, la democracia y la lucha contra el terror.

También apoyo la lucha contra la inmigración irregular y el tráfico y la explotación de seres humanos, con la mejora de la cooperación policial y judicial y facilitando el retorno y la readmisión, con dignidad y con legalidad. También apoyo generar oportunidades sociales y económicas en los países de origen; facilitar nuevos cauces de migración legal, la participación de los migrantes en sus países de origen, y el mayor y mejor impacto de las transferencias de remesas a bajo coste; y también reforzar el control de las fronteras mejorando la gestión de los documentos de viaje y el registro de individuos.

 
  
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  Ismail Ertug (S&D). Herr Präsident, sehr geehrter Herr Kommissar, Kolleginnen Kollegen! Sowohl der G20-Gipfel als auch der Gipfel in Valletta hatten das Thema Migration im Zentrum ihrer Debatte.

In den Schlussfolgerungen ist viel davon zu lesen, wie man die Fluchtursachen bekämpfen kann. Man hat dabei auch den Aktionsplan mit den afrikanischen Ländern betont und wie wichtig eine solche Entwicklungspolitik ist – so weit, so gut. Jetzt gibt es aber andererseits auch eine Handelspolitik, die all das konterkariert, was die Entwicklungspolitik eben vorhat.

Jede Perspektive wird denjenigen Ländern genommen, die eine eigenständige und prosperierende Wirtschaft aufbauen wollen. Zum Beispiel eine europäische Agrarpolitik, die stark auf Export fokussiert ist, hat den Nachteil, dass sie dort lokale Märkte zerstört. Oder aber auch Handelsabkommen wie die TTIP, die Standards setzen, die als Handelsbarrieren für Schwellenländer wirken und sie so vom Markt ausschließen. Ich denke, eine strukturelle Änderung der Handelspolitik ist daher dringend geboten, denn nur mit Geld allein lassen sich Fluchtursachen nicht bekämpfen.

 
  
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  Ana Gomes (S&D). Na cimeira de Valeta vimos uma União Europeia fragmentada, centrada no controlo de fronteiras e no aumento de restrições à entrada de refugiados, tentando fazer outsourcing do trabalho sujo, incluindo através de acordos de readmissão que teriam, se alguma vez fossem assinados, o mesmo papel que tiveram os que em tempos Berlusconi concluiu com o facínora Kadhafi. Vimos também governos africanos a exigirem mais investimentos e ajuda, dita de desenvolvimento, para regimes cleptocráticos e opressores e, por isso mesmo, prolíficos fabricantes de refugiados e migrantes, como os do Sudão, da Eritreia e da Etiópia, entre outros.

Sejamos claros: a União Europeia, por responsabilidade principal dos seus governos, tem falhado em travar guerras, conflitos, terrorismo, opressão e exploração económica às suas portas ou mais longe na África, a que está ligada por laços históricos e humanos. Apesar de toda a retórica, a União Europeia tem privilegiado relações com governos, por mais corruptos que sejam, e faz lip service no apoio à organização dos cidadãos africanos que se batem contra a opressão e a corrupção.

Como vimos pedindo aqui no Parlamento Europeu, há muito tempo, abrir canais legais e seguros de acesso para refugiados e migrantes é fundamental e é a principal maneira de proteger as vidas dos homens, mulheres, e crianças para que não tenham de se entregar nas mãos de traficantes e atirar-se ao mar. Esta é também a única maneira para controlarmos eficazmente as nossas fronteiras e garantirmos que organizações criminosas, incluindo as terroristas, não tirem partido da barafunda que são hot spots e outros pontos de chegada, onde não há recursos para fazer qualquer controlo sério de quem chega.

É também a única maneira de a União Europeia não continuar a alimentar o negócio dos traficantes de seres humanos. Este é um caminho que os governos sentados no Conselho não têm querido explorar. Resistem por falta de coragem política e de visão estratégica e, designadamente, da importância da sinergia de apoiarmos quem se bate pelos direitos humanos e pela boa governação em África.

Com cimeiras de Valeta, enganamos os nossos cidadãos, falhando nas obrigações legais e morais relativamente aos refugiados e aos africanos e, sobretudo, não contribuímos para a segurança da Europa e global.

 
  
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  László Tőkés (PPE). A déli és a keleti irányból érkező szakadatlan migránsáradat kezdete óta egymást követik az európai válságtanácskozások és a nemzetközi – köztük a vallettai és a G20-as – csúcstalálkozók. Elismerve ezek szükségességét és részeredményeit, mégiscsak Orbán Viktor kormányfővel kell egyetértenünk, akinek véleménye szerint ezek „sehova nem vezetnek”. Sőt éppen ellenkezőleg, a migránsválság egyre csak súlyosbodik, utóbb pedig az Európa ellen irányuló, már-már apokaliptikus méreteket öltő terror fenyegetettségével egészült ki.

Kiket terhel a felelősség mindezért? A párizsi ártatlan áldozatok haláláért, az ellenőrizetlen és törvénytelen bevándorlás eszkalációjáért, a mindennapi bizonytalanság és félelem eluralkodásáért, Európa határainak és a schengeni rendszernek a várható összeomlásáért!

Európai és nemzeti identitásunkat, értékeinket és érdekeinket teszik kockára azok, akik a multikulturalizmus, a „nyitottság” és a „szolidaritás” demagógiájával restek megvédeni határainkat, akarva-akaratlanul szabad teret engednek az iszlám fundamentalizmus terjedésének és közreműködnek Európa etnikai-vallási térképének a drasztikus átrajzolásában.

Ameddig még nem lesz késő, az Unió migrációs és menekültügyi, valamint terrorizmussal kapcsolatos politikájának a felülvizsgálatára és gyökeres megváltoztatására van szükség!

 
  
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  Андрей Ковачев (PPE). Г-н Председател, г-н Комисар, г-н Министър, докога ще гледаме отстрани как средновековни варвари режат глави, разпъват, давят и изгарят живи хора, пребиват жени с камъни, взривяват ни вече дори и в нашите собствени градове? Докато злото се настани трайно на нашия континент ли? Дошло е време за категорични действия – имаме икономика, имаме потенциал, Европа е икономически гигант!

Но Вие много добре знаете, че не сме приемани сериозно в политически и военен аспект. Не ни стига решителност, бързина и ефективност за елиминиране на опасностите. Да, нашата политика за развитие трябва да помага на страните от Африка и Близкия изток, за да имат перспектива хората там и да не са мотивирани да тръгват към нашите граници. Страните, на които ние помагаме и от които идват мигранти, подлежащи на връщане, трябва да приемат своите собствени граждани безусловно обратно.

Време е да създадем общоевропейски служби по сигурност с общо командване, общоевропейска разузнавателна и контра-разузнавателна агенция. Сама никоя страна не може да се справи по-добре със сегашните глобални предизвикателства. Очевидно е, че въздушните удари са необходими, но недостатъчни за крайния успех в Сирия.

Надявам се, че светлината от Виенските преговори и Г-20 няма да намалее или да загасне дори след събитията на турско-сирийската граница. Нужни са координирани действия на международната общност сега за елиминиране на варварите и прекъсване на финансирането на всякакви терористични движения, независимо откъде идват те.

Стига приказки! Който финансира и търгува директно или индиректно с терористи, е терорист, който се занимава с трафик на хора, е престъпник. И трябва да бъде ясно, че всички такива активи в Европейския съюз и други демократични страни ще бъдат конфискувани незабавно и тези лица, фирми, организации или правителства, които се занимават с такава дейност, трябва да бъдат подведени под отговорност.

 
  
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  Eduard Kukan (PPE). Mr President, while Europe is facing an unprecedented refugee and migration crisis, this summit should have been a step towards dialogue on management of the flows from Africa. Although we have not reached a clear solution, we need to continue this dialogue and concentrate on the root causes of the migration. It is clear that they will not disappear overnight, but there has to be an understanding that this is not only a European problem but a much broader problem. It has been recognised as a global concern, with major political and economic consequences. We therefore have to keep a continuous dialogue with African countries going, as well as with countries of the Middle East.

The EU and its Member States should be at the forefront of these initiatives. We have much more to offer than just a safe harbour for refugees fleeing conflicts and failed states. We are a leading partner in development programmes and humanitarian aid all around the globe. Along with the security measures, we need to invest more experience and expertise and also resources in development policies. We have a handful of governments in Europe whose answer to the refugee crisis has been to point to the root causes. I think that now is the time to ask them for their real contribution.

 
  
  

PRESIDENZA DELL'ON. ANTONIO TAJANI
Vicepresidente

 
  
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  Alojz Peterle (PPE). Vrh v Valetti je bil nujen in koristen. Pozdravljam akcijski načrt, vzpostavitev skrbniškega sklada in vse druge ukrepe, ki naj bi ublažili migracijski pritisk, okrepili prizadevanja za odpravo vzrokov na izvoru in pomagali k novi razvojni paradigmi afriških držav.

Vrh v Valetti doživljam kot izraz razumevanja o skupni odgovornosti in volji po partnerstvu in solidarnosti. Begunska kriza je izstopajoč element v širšem konfliktnem kontekstu. Rešili jo bomo samo, če bomo izboljšali kontekst. Želim si, da bi vrhu v Valetti sledil stalen in strateški dialog med evropsko zvezo in Afriko.

Kot sem dejal že v debati o trajnostnem razvoju in postmilenijskih ciljih, vse, kar si zadanemo, uresničimo lahko, če bodo naše družbe živele v miru in svobodi, če bodo pozorne do dostojanstva vsakega in do vseh identitet ne glede na količino. Doseči mir v naši soseščini je prva prioriteta. Veliko napredka pa ne bo, če bomo v Siriji streljali na različne tarče in si bodo partnerji medsebojno sestreljevali letala. Evropski problem bomo rešili, če bomo uspešno reševali afriške probleme in razvili verodostojno partnerstvo s Turčijo.

Neenoten odziv držav članic na finančno pobudo predsednika Junckerja ni okrepil verodostojnosti evropske zveze. Denar sicer ni vse, vendar pa izmikanje solidarnosti danes gotovo pomeni višji račun kasneje.

 
  
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  Jaromír Štětina (PPE). Pane předsedající, listopadový summit ve Vallettě byl důležitým precedentem v tom smyslu, že konečně začal uprchlickou krizi řešit ve spolupráci se státy Africké unie a zabývat se tak podstatou celého problému.

Jak summit konstatoval, je podstatné zabývat se sociálně ekonomickým rozvojem Afriky, podporovat tamní stabilitu, mír a budování právních států. Toto jsou nutná, avšak dlouhodobá řešení. Krize je ale v plném proudu právě teď, a proto potřebujeme také opatření okamžitá. Měli bychom si uvědomit, že příliv uprchlíků je nemožné zastavit. Lidé vždy udělají vše, co je v jejich silách, aby své rodiny uchránili před občanskou válkou a násilím. Proto bychom měli naše úsilí zaměřit na kontrolu přílivu uprchlíků.

Prvním krokem by mělo být zabránění dalším úmrtím uprchlíků ve Středozemním moři. Evropská unie musí vytrvale bojovat proti organizovaným pašeráckým sítím. Operace EU Sophia, jejíž úkolem je právě rozbití pašeráckých operací, je proto správným krokem. Proto také musíme vytvořit podmínky pro to, aby získání azylu v Evropské unii bylo možné pouze ve specializovaných centrech ve třetích zemích, jako je například to, které nedávno zřídila Evropská unie v Turecku.

 
  
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  Tunne Kelam (PPE). Mr President, Valletta sends a message about how crucial it is to address the root causes of irregular migration. This can be done only by working together with countries of origin within a long-term framework. Among five priorities, I would particularly stress the fourth one: to combat and prevent migrant smuggling and human trafficking. It is important because this level has been relatively neglected.

There are many signals which show how well the criminal African and cross—Mediterranean smuggling business is organised. New criminal groups are not only profiting from people in need but are, at least partially, motivating, inspiring and channelling the migration flows. The huge amount of money extorted from migrants is being directed to finance terrorism and militant groups and to undermine the EU.

Two more observations: economic cooperation and development aid to African countries must be clearly linked with the respective readmission agreements. One of the most urgent tasks is to decide about those who do not qualify for asylum. Secondly, money promised to support our African partners must not be delayed under the guise of commitments. In particular, Member States need to contribute decisively and immediately. As I said, Valletta was a good start, but the bulk of the work is yet to be done.

 
  
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  Stanislav Polčák (PPE). Pane předsedající, já bych chtěl vyzdvihnout, že potřebujeme reformovat azylové procedury v návaznosti na to, jak proběhly výsledky summitu ve Vallettě.

Evropa musí mluvit jednotně. Nelze ovšem vytlačit zodpovědnost ani národních států. Nemůžeme bezpečnostní rizika, která jsou spojena s nekontrolovatelným přílivem imigrantů do Evropy, podceňovat.

Zároveň bych chtěl říci, že právo na azyl a na naši pomoc mají mít jen ti, kdo jsou mírumilovní. Jsme si vědomi naší povinnosti pomáhat, chceme být solidární s těmi, kdo naší pomoc skutečně potřebují, kdo jsou ohroženi na životě. Právo na azyl však nemohou požívat ti, kdo neprokáží svou totožnost a místní původ, kdo nespolupracují v azylovém řízení a nevyvrátí případné pochybnosti o jejich bezpečnostních rizicích. Pomoc uprchlíkům má mít jen dočasný charakter, pomine-li nebezpečí, měli by být vráceni i v rámci jejich zájmu do svých původních vlastí.

 
  
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  Therese Comodini Cachia (PPE). Mr President, the events after the Valletta Summit give its outcomes on security a new meaning. Serious commitment to the outcomes of the Valletta Summit and the G20 meeting is assured by the European institutions, but this commitment needs to be equally present from Member States and third countries. Security threats are global, necessitating global response and cooperation – but we would be very mistaken to leave local action by the wayside. Our response needs to be both global and local.

We can protect our citizens when we realise that strong internal and border security would be insufficient if our neighbour does not have the same security capacity. Security threats transcend physical borders, and the resetting of physical borders will not protect us but will simply artificially confine us to a bubble. The call to re-establish our internal physical borders shows how fear and terror transcends countries. We need to appreciate that our citizens are reacting out of fear, and we must provide them with security. But it is not more physical borders that we need. We need cooperation and coordination of our resources, reflected in specific actions which do not take ages to be initiated.

 
  
 

Procedura catch-the-eye

 
  
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  Nicola Caputo (S&D). Signor Presidente, onorevoli colleghi, le stragi di Parigi hanno stravolto l'agenda del vertice del G20 della scorsa settimana, obbligando i leader ad impegnarsi per trovare soluzioni alla minaccia terroristica. Tuttavia, le posizioni europee e all'interno della stessa NATO su come e a fianco di chi intervenire sono ancora distanti.

Credo che dopo la tragedia di Parigi non ci sia più spazio per divisioni e tatticismi e che contro la minaccia del terrorismo, come ha ricordato il presidente Mattarella questa mattina, serva più che mai un'Europa unita, capace di intervenire in maniera risolutiva, in Siria, in Libano, in Libia e di coordinare tra loro i sistemi di intelligence nazionali. La situazione è delicata e complessa e deve quindi essere affrontata con una visione strategica condivisa, capace di guardare a lungo termine e di prendere in considerazione l'intero scacchiere regionale.

Solo se riusciremo a dare nuova linfa alla nostra identità europea, saremo in grado di sconfiggere la minaccia dell'ISIS e di gestire il fenomeno migratorio, intervenendo anche alla sua origine. E su questo punto, com'è emerso dal vertice di La Valletta, tra Europa e Africa è necessaria una collaborazione rafforzata per combattere l'immigrazione illegale e quindi le reti criminali che le sfruttano.

 
  
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  Ruža Tomašić (ECR). Gospodine predsjedniče, drago mi je da predstavnici europskih država brinu o ljudskim pravima migranata i poštovanju njihovog dostojanstva jer valja biti dobar domaćin onima koje smo odlučili primiti. No, svejedno ne mogu ne primijetiti da su prioriteti europskih lidera sasvim naopako postavljeni.

Naime, politički predstavnici država članica i svi mi ovdje u ovom domu nismo birani od strane izbjeglica i migranata, već od punopravnih državljana europskih država. Zato se ne mogu složiti s pojedinim zaključcima koji naše najviše prioritete vezuju uz migrante. Glavni prioriteti svih europskih političara na svim razinama vlasti moraju biti sigurnost i prosperitet naših građana, a iza toga dolazi sve ostalo.

Nakon posljednjih terorističkih napada i talačkih kriza u Francuskoj te policijskih racija u Bruxellesu naša je primarna zadaća odgovoriti na brojna pitanja i zabrinutost građana umjesto da ignoriramo njihovo rastuće nezadovoljstvo politikom koju Europa vodi.

 
  
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  Ivan Jakovčić (ALDE). Gospodine predsjedniče, pravo je pitanje u stvari što je pred nama? Što će se dešavati narednih mjeseci i narednih godina? Da li nestabilnost i nesigurnost koja je upravo sada tu oko nas, da li je to nešto što će trajati godinama? Kakav odgovor dajemo na to? Da li su zaista La Valletta i Antalija dali nekakav odgovor na ovo stanje u kojem se danas nalazimo?

Mislim da su rezultati relativno skromni. Naravno da podržavam dogovore. Naravno da podržavam dijalog jer dijalog nema alternativu. Alternativa je samo rat, a rat naravno nigdje ne želimo. Neki govore o tome da se spremaju veliki ratovi. Govore i naši saveznici i ljudi koje mi podržavamo. Zato sam siguran da moramo nastaviti politiku suradnje s afričkim zemljama, ali moramo isto tako, kao Europska unija, učiniti sve da velike sile, prije svega SAD i Rusija, počnu djelovati zajedno jer inače ćemo biti pred još većim izazovima nego što smo danas.

 
  
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  Νεοκλής Συλικιώτης ( GUE/NGL). Κύριε Πρόεδρε, η διάσκεψη στη Βαλέτα κατέληξε σε ακόμα μία παράσταση με φτωχά αποτελέσματα. Καμία ουσιαστική διαφοροποίηση δεν υπήρξε στην προσφυγική πολιτική της Ένωσης και πάλι αποφασίστηκε η περαιτέρω ενίσχυση των στρατιωτικών λύσεων και των κατασταλτικών μηχανισμών φύλαξης που μετατρέπουν την Ευρώπη σε φρούριο. Η προσπάθεια δε για μια δίκαιη κατανομή των προσφύγων καθώς και ο στόχος για δημιουργία νόμιμων και ασφαλών οδών στην Ευρώπη απέτυχε και πάλι.

Από την άλλη οι ξενοφοβικές προσεγγίσεις ορισμένων κυβερνήσεων της Ανατολικής Ευρώπης δημιουργούν έντονη ανησυχία και πρέπει να αντιμετωπιστούν αποφασιστικά. Η αλληλεγγύη δεν είναι μονόδρομος για να την επικαλούμαστε α λα κάρτ όταν την έχουμε ανάγκη εμείς. Η προσφυγική κρίση δεν είναι πρόβλημα μόνο των κρατών υποδοχής, της Ελλάδας, της Ιταλίας και των άλλων μεσογειακών κρατών μελών, αλλά ολόκληρης της Ένωσης.

Γι’ αυτό πρέπει να ενισχύσουμε την ανθρωπιστική βοήθεια, να προωθήσουμε άμεσα ένα δίκαιο σύστημα ανακατανομής και μετεγκατάστασης των προσφύγων.

 
  
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  Igor Šoltes (Verts/ALE). Številke o migrantih so seveda nepredvidljive in tudi La Valetta o samih migracijah je to seveda potrdil, zlasti o skromnih napovedih oziroma nejasnih številkah, kaj se bo dogajalo v prihodnje. Je pa dobro, da je ta "summit" posedel skupaj evropske, afriške voditelje, humanitarne organizacije, da so se dogovorili za nekaj ukrepov, ki jih bodo, upamo, čimprej seveda tudi začeli ...

(Predsednik je prekinil govornika zaradi tehnične težave in mu nato vrnil besedo.)

Torej, beremo različne številke o migracijskih tokovih, ki se bodo dogajali v prihodnje, in to je to srečanje v La Valetti tudi potrdilo. Tudi to srečanje, ki je posedlo skupaj evropske in afriške voditelje in pa nekatere humanitarne organizacije in združenja, je postreglo z nekaj konkretnimi predlogi; nekateri seveda trdijo, da so premalo konkretni, drugi so s tem zadovoljni.

Ustanovil naj bi se sklad v višini 1,8 milijarde EUR. Jasno je, da seveda pri tem moramo biti pozorni, komu bo namenjen ta sklad, kdo bo noter vplačeval in kako bomo seveda vršili tudi kontrolo tega. Predvsem pa je pomemben dogovor tako med državami izvora begunske krize, tranzita in pa ciljnimi državami in torej začeti odpravljati tiste temeljne vzroke, zaradi katerih je sploh prišlo do te begunske krize.

 
  
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  Tim Aker (EFDD). Mr President, another EU summit, and again the problems facing this Union are staring them in the face and nothing is done. The first is that Chancellor Merkel and the leadership of this Union said: ‘Come ye, come ye’. So you are welcoming the entire world to the European Union. The second is Schengen and complete open borders within most of the European Union. Third, free movement for anyone with an EU passport ready to work and live in most of the European Union, which is why in recent years we have had record numbers of net immigration into the United Kingdom.

Until you deal with that, you will not fix the migrant crisis, and every summer there will be problems at Calais, there will be problems at every single border – the external border of the European Union. Until you deal with that, you will not fix the problems, which is why in the UK we have seen the ‘Leave the EU’ campaign ahead in the polls. If you fail to address that then the United Kingdom will leave the European Union.

 
  
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  Michaela Šojdrová (PPE). Pane předsedající, summit ve Vallettě přinesl důležité výsledky přesto, že tady slyším i kritiku. Myslím ale, že to je důležitá pomoc zemím, odkud přicházejí uprchlíci anebo přes které uprchlíci k nám do Evropy přicházejí. Česká republika se již okamžitě po tomto summitu přihlásila k finanční spoluúčasti ve výši 600 tisíc EUR.

K tomuto vystoupení mě ale přimělo také vystoupení paní vysoké představitelky Mogheriniové, jejíž práci oceňuji, ale nerozuměla jsem slovům, kdy se vyslovila o tom, že mezi Afrikou a Evropou není možné budovat hranici, protože je tam moře. Já doufám, že to bylo pouze nedorozumění. Mezi Evropou a Afrikou je jistě hranice a Evropská unie musí udělat všechno proto, aby vnější hranice Evropské unie byla bezpečná.

 
  
 

(Fine della procedura catch-the-eye)

 
  
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  Christos Stylianides, Member of the Commission. Mr President, apologies again from Federica Mogherini, Vice-President – as you know, she had to leave to get to the Union for the Mediterranean Summit, the so-called Barcelona Process.

I would like to thank you for this frank and dense debate on our partnership with Africa and on the global partnership necessary to manage migratory and refugee flows in Europe. We clearly need to take stock of the Valletta process and, of course, of the talks in the G20 and pass to implementing our commitments, starting from action agreed in the Valletta action plan. This is our task from here to the end of 2016, and we need to engage immediately with our partners to make things happen.

Let me take on a few of your questions. Firstly, on readmission and return agreements. As my colleague the Vice-President explained, this is an important part of our strategy, but it is only one part of our strategy. It cannot be decoupled from our other actions. The objective in the medium and long term is to make this phenomenon more manageable. This includes discouraging irregular flows, fighting the smugglers of human beings, working on the readmissions, but also working on the reintegration of returnees. Only if those who get back can find a place in their own societies will they pass on the message that embarking on a dangerous journey towards Europe is not worth the risk. At the same time, we need to work to strengthen and implement the legal channels we have already agreed on.

But first of all we need to invest in the future of Africa. The continent has a huge potential; our aid can help unleash such potential. The Commission is doing its share, and we will keep pushing for national governments to follow up on their commitments. I would encourage you all to pass on this message that you have voiced here today, also back home.

Secondly, many of you rightly highlighted that saving lives must remain our focus in implementing Valletta. I completely agree. Protection is and remains a key element of our partnership with Africa, both in terms of supporting the huge effort of African partners in offering humanitarian relief to refugees and the internally displaced in Africa, and in terms of a wider and more consistent effort from the EU in terms of resettlement, in close cooperation with UNHCR. Yes, this is a crucial part of our effort to save lives and avoid hazardous journeys.

Another key component of our discussion in Valletta has indeed been legal mobility: opening legal, regulated ways and facilitating mobility for bona fide travellers, starting from students, researchers, academics and business operators. It is part of our commitments in the action plan and we will make it happen. This is very important, as you know.

As Federica Mogherini said in her introduction, helping Africa’s growth and development is in our own interests. If we disinvested from the continent’s future, we would be hurting our own future. It would be against our values and our interests. This is not an idealistic approach, it is a very pragmatic approach. We need a strong cooperation with Africa, which addresses Europe’s interests and African interests at once. There is no ‘horse-trading’; we are redrawing our partnership on new bases. This includes how we deal with migration, but also our cooperation on peace and security, on development and on counter-terrorism.

This leads me another point, raised by Mr Verhofstadt. Yes, a new partnership with Africa is not just about managing mobility, but also tackling the root causes of forced displacement. And yes, investment, industrialisation, opportunities for private actors to engage in a partnership for development in African remains very important.

Next, the security aspect of our cooperation. As many of you said, recent events only confirm that we cannot underestimate the threats we are facing. But let us also be clear on something: of course we must improve the checks on our external borders – it is obvious. But, as the attacks in Paris demonstrate, the threat to our own security mostly originates within our own borders. On the external side, the call for more cooperation on security comes directly from our African partners. Cooperating with Africa on security is consistent with our interests: think of the work we can do to control their borders, to fight international criminal networks and to investigate terrorist suspects.

Finally, let me thank you once again for this debate and let me assure you that we count on the cooperation of this parliament and on its support in shaping not only migration but at the same time a new partnership with Africa.

 
  
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  Nicolas Schmit, président en exercice du Conseil. – Monsieur le Président, on ne peut pas tout attendre d'un sommet, mais je crois que le sommet de La Valette a lancé ou peut-être relancé un processus et, comme vient de le dire M. le Commissaire, un processus vers un nouveau partenariat entre l'Europe et l'Afrique. Ces derniers sont des partenaires naturels et ne pas soutenir ce partenariat, c'est finalement nous rendre, à nous-mêmes, un très mauvais service.

Or, nous savons que migration et développement sont les deux faces d'une même réalité et qu'il n'est pas possible d'arriver à une meilleure gestion des flux migratoires sans impliquer les pays d'origine et sans intégrer aussi, dans une telle gestion, une mobilité, c'est-à-dire une migration légale. La coopération – nous en avons beaucoup parlé –, il faut peut-être, en effet, parfois la repenser, la réorienter. Il faut des projets – nous en avons aussi parlé cet après-midi – réels qui améliorent les perspectives des populations, et que des projets dans les régions profondes d'Afrique soient réalisés au profit des populations, parce que ce sont là les incitations qui convaincront les personnes de rester sur place.

Mais mieux gérer les migrations, c'est également travailler avec les pays africains. Il existe des exemples de projets où cela fonctionne. Je me rappelle très bien, puisque j'ai été pendant quelques années ministre de l'immigration, que nous avions à une époque un grand problème d'immigration clandestine du Sénégal vers les îles espagnoles. Eh bien, c'est grâce à une coopération avec les autorités sénégalaises et les autorités espagnoles que nous avons pu plus ou moins maîtriser cette migration illégale. Il faut donc trouver de nouvelles formes de coopération.

Évidemment, il faut également respecter nos engagements financiers. Nous avons parlé d'un plan Marshall pour l'Afrique et probablement qu'il faudra y venir. Il faut effectivement disposer de ressources, mais également mieux les utiliser.

Le dernier point portera sur les conflits en Afrique. Je crois que les conflits en Afrique produisent de l'immigration, produisent des migrants, produisent des réfugiés. Mais il ne faut jamais oublier que la plus grosse partie des réfugiés se trouve en Afrique même, et qu'il faut parfois aussi aider les pays africains à gérer ces problèmes de réfugiés chez eux.

La semaine prochaine se tiendra une réunion de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE. Je crois que ce sera une nouvelle occasion de revenir sur ce dessein commun qu'est la coopération, le partenariat entre les pays africains et l'Europe. Je crois que c'est une grande chance et une opportunité qu'il faut bien sûr saisir.

 
  
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  Presidente. – La discussione è chiusa.

Dichiarazioni scritte (articolo 162)

 
  
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  João Ferreira (GUE/NGL), por escrito. A Cimeira de Valeta constituiu mais um passo na concretização das conclusões do último Conselho Europeu sobre migrações: erguer mais alto os muros da Europa fortaleza e, no final, colocar arame farpado no cimo desses muros.

Eis, em toda a sua crueza, a natureza desumana da política da UE também neste domínio. Uma política que criminaliza a emigração. Que assimila os migrantes a criminosos. Uma política selectiva e repressiva e, por isso mesmo, sim, desumana. Porque nega aos que fogem do caos, da miséria e da guerra – que a UE ajudou a semear – os seus elementares direitos humanos, começando pelo direito a uma vida melhor.

Antes chamavam-lhe expulsão, sem rebuços. É do que se trata de facto, mesmo que agora optem por eufemismos como “retorno” ou “regresso”. As conclusões do Conselho Europeu redundaram nisto: expulsar mais migrantes e fazê-lo mais eficazmente. A Cimeira de Valeta serviu como uma sórdida tentativa de impor esta agenda aos países africanos, eles próprios vítimas das pulsões imperialistas e neocoloniais geradoras da desigualdade, da fome e da miséria de que fogem os migrantes. A indigência dos valores avançados para a chamada “ajuda e cooperação” fala por si, assim como a “condicionalidade”, ou sejamos claros, a chantagem sibilina que a condiciona à aceitação dos ditames da UE.

 
  
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  György Hölvényi (PPE), írásban. Az Európára nehezedő migrációról folytatott vitához egészen friss közel-keleti tapasztalataim alapján szólok ma hozzá. A közelmúltban napokig jártam Észak-Irak menekülttáborait a Church in Need pápai segélyszervezettel. Találkoztam a segélyezést koordináló vallási vezetőkkel, egyházi szervezetekkel. Elsődleges tapasztalatom, hogy alapvetően békére és lokális megoldásokra van szükség a migráció kezeléséhez. Meggyőződésem, hogy az egykor gyarmatosító európai országoknak ebben a helyzetben most nem mindenáron gazdasági előnyszerzéssel kell foglalkozniuk. Beruházásokra és segélyprogramokra kell összpontosítani azokat a forrásokat, amelyek tulajdonképpen rendelkezésre állnak. Minden erőfeszítést az otthonmaradást segítő programokra kell koncentrálnunk. Ez elsősorban a menekültek érdeke, hiszen semmi nem indokolja, hogy ezek az ősi közösségek több ezer kilométerre elvándoroljanak, kiszolgáltatva bűnözői hálózatoknak, ahelyett, hogy a saját kultúrájukban élhessenek.

Egészen konkrét tapasztalatom, hogy két szempontból kell segítenünk ma a belső menekülteknek. Az egyik az oktatás biztosítása, a másik a munkalehetőségek felkutatása. Ezen a két területen világos igény tapasztalható a mielőbbi segítségre, és ezek egyben a helyben maradás kulcsai is. Nagyon komoly probléma, hogy döntéshozóink nem ismerték fel sokkal korábban ezeknek a lépéseknek a szükségességét. Egészen világos a helyzet: vagy helyben segítünk a fenti szempontok szerint, összehangoltan, a nemzetközi adományozókkal együttműködve, vagy az üldözöttek nem tudnak tovább kitartani, elhagyják szülőföldjüket és tömegesen Európa felé veszik az irányt.

 
  
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  Péter Niedermüller (S&D), írásban. A valettai csúcstalálkozón az Unió vezetői a menekültüggyel kapcsolatos valódi problémák megoldásán dolgoztak. A csúcstalálkozó azokra az okokra koncentrált, amelyek miatt a menekültek kénytelenek útnak indulni hazájukból. Az afrikai országokkal való együttműködés javítása és a fejlesztési források jobb felhasználása annak érdekében, hogy javuljon az ott élő emberek helyzete érdemi eredmény hozhat a menekültek számának csökkentésében. Ugyanilyen fontos az is, hogy mindent elkövessünk a jelenlegi fegyveres konfliktus megoldására és az újabb válságok kialakulásának megelőzésére.

A közel-keleti térség stabilitásának javításában, a menekültek problémáinak kezelésében fontos partner lehet Törökország is. Ugyanakkor ez nem jelenthet biankó csekket: az EU-nak szigorúan monitorozni kell azt, hogy a török kormány megfelelő módon gondoskodik-e a menekültekről és nemzetközi kötelezettségeit betartva jár-e el. Világosan kell látnunk, hogy ma már Európa biztonsága jóval az Unió határain túl kezdődik. A globális problémák korában az Európai Uniónak is a nemzetközi színtér erős szereplőjévé kell válnia. Az erősebb európai együttműködés, a közös fellépés, a nemzetközi válságok hatékony kezelése az az út, amelyik segít megelőzni a menekültek tömeges útra kelését, és nem a kerítésépítés, az idegenellenes propaganda és a nemzetközi jog megsértése a megoldás.

 
Õigusalane teave