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Debates
Martes 4 de octubre de 2016 - Estrasburgo Edición revisada

14. La situación en Calais (debate)
Vídeo de las intervenciones
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  President. – The next item is the debate on the Commission statement on the situation in Calais (2016/2897(RSP)).

 
  
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  Dimitris Avramopoulos, membre de la Commission. – Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, au mois d'avril, nous avons déjà eu un échange de vues dans cet hémicycle sur l'impact de la crise migratoire dans l'Union européenne, notamment sur le secteur des transports.

Nous sommes tous absolument conscients des nombreux défis posés par les flux migratoires, y compris à Calais. Ensemble, avec la commissaire Bulc, nous prenons très au sérieux cette question, et nous souhaitons trouver des solutions durables et viables pour, premièrement, assurer le passage normal des frontières pour les personnes et les marchandises à Calais et, deuxièmement, améliorer la gestion des flux migratoires dans cette zone ainsi que les conditions de vie des migrants présents.

Nous devons garder à l'esprit que la frontière franco-britannique est une frontière extérieure de l'espace Schengen. Pour cette raison, des accords bilatéraux spécifiques ont été conclus entre la France et le Royaume-Uni comme l'accord du Touquet en 2003.

Nous reconnaissons le désespoir des migrants, qui tentent d'embarquer à bord de trains ou de camions pour se rendre au Royaume-Uni, mais leurs tentatives ont clairement un effet négatif sur le secteur des transports. Eurotunnel nous a informés que, par rapport à la première moitié de l'année 2015, il y a eu une diminution de 43 % du nombre de trains de fret et des quantités de marchandises transportées au cours des deux premiers trimestres de 2016.

Nous continuons à travailler avec tous les acteurs concernés sur deux aspects. D'une part, la sécurisation du transport des marchandises et des personnes et, d'autre part, la gestion de la situation humanitaire et migratoire.

Mesdames et Messieurs, alors que le maintien de l'ordre public et de la sécurité est la responsabilité de la France sur son territoire national, notre objectif est que le passage des personnes et des marchandises à la frontière fonctionne normalement. Ainsi, au cours de l'été dernier, la Commission a pris des mesures exceptionnelles afin de réduire l'impact sur le secteur des transports. Nous avons autorisé le Royaume-Uni à déroger temporairement aux règles sur les horaires de travail des conducteurs routiers. Cela a permis aux conducteurs d'attendre dans un lieu de stationnement sûr pour se reposer.

Au cours de l'été 2015, la Commission a écrit aux autorités françaises et britanniques. Nous les avons appelées à installer le plus rapidement possible des équipements de sécurité dans les installations de transport situées près de Calais. Nous avons également invité les autorités françaises et britanniques à mieux coordonner leurs forces de police et de douane en vue d'améliorer l'efficacité des contrôles aux frontières et de réduire les embouteillages. Cela diminue le risque de voir des migrants monter à l'intérieur des remorques.

En conséquence, le nombre d'intrusions illégales dans les terminaux de transport a diminué radicalement.

Selon Eurotunnel, cette année, il y a eu moins de 17 500 interceptions jusqu'au mois de septembre. Il convient de comparer ce chiffre aux 80 829 interceptions qui ont eu lieu au cours de l'année 2015. Toutefois, je suis sûr d'avoir vu dernièrement des reportages télévisés montrant que le problème des migrants s'était éloigné des terminaux de transport à Calais. Les passagers clandestins sont présents dans les aires de stationnement réservées aux camions, parfois à plusieurs centaines de kilomètres de Calais. À cet égard, les services de la Commission préparent des recommandations pour le secteur du transport routier de marchandises afin de mieux sécuriser les véhicules de tous types contre une intrusion non autorisée. Nous allons consulter largement les parties intéressées. J'espère pouvoir présenter ces documents à la fin du printemps de l'année prochaine.

Les autorités françaises ont dû faire face à la situation s'agissant de la sécurité et des questions relatives à la migration. Elles ont déployé des forces de police et ont déplacé les migrants présents près de Calais dans des centres sur l'ensemble du territoire. À ce propos, la Commission se félicite de l'intention des autorités françaises de démanteler la "jungle" de Calais d'ici la fin de l'année. Nous sommes convaincus que cela contribuera à améliorer les conditions de vie. Cela est nécessaire en particulier pour améliorer la situation difficile de nombreux mineurs non accompagnés qui sont présents à Calais. Le démantèlement du camp non organisé autour de Calais doit s'accompagner de l'application correcte des règles de l'Union européenne en matière d'asile pour les personnes ayant besoin de protection et des règles concernant le retour de ceux qui n'ont pas un droit de séjour légal.

Dans le même temps, la situation à Calais démontre que les sources de la migration doivent être mieux gérées dans le cadre d'une action commune et d'une politique commune en matière d'émigration. Dans ce contexte, comme vous le savez d'ailleurs, la Commission a proposé un grand nombre de mesures afin d'améliorer la gestion des flux de migrants et de lutter contre le trafic des migrants. Ces mesures ont déjà considérablement réduit les flux de migrants dans l'ensemble de l'Europe.

 
  
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  Wim van de Camp, namens de PPE-Fractie. – Het is nu voor de derde of de vierde keer dat wij hier vandaag over de problemen in Calais spreken. Ik ben de commissaris aan de ene kant erkentelijk voor zijn overzicht en zijn pogingen om dit probleem op te lossen, maar ik moet u wel zeggen dat ik het namens de PPE-Fractie onvoldoende vind. Er speelt zich daar een groot menselijk drama af. Er zitten op dit moment nog meer dan 10 000 illegale asielzoekers in het betreffende departement van Frankrijk. President Hollande heeft gezegd dat hij het vóór 1 januari 2017 wil oplossen en ik wil in ieder geval aan de commissaris vragen, aan beide commissarissen - want ik zie dat nu ook mevrouw Bulc is aangeschoven - dat zij in samenspraak met de Franse regering die zogenaamde jungle ook opheffen.

Ik weet dat het niet alleen een Frans probleem is. Er zitten daar illegale asielzoekers uit heel Europa, vandaar natuurlijk ook dat de commissaris verantwoordelijk is voor dit gebeuren, maar het kan zo niet verder. De transporteurs uit heel Europa hebben buitengewoon veel last van die agressieve mensen die wanhopig zijn en die proberen naar Groot-Brittannië te komen. Vandaar dat ik op zich blij ben met de toezegging van Hollande, maar ik hoop wel dat de Europese Commissie Frankrijk ook helpt om dit probleem op te lossen.

Tot slot, Voorzitter, zitten we ook met Brexit en met de betrouwbaarheid van het Europese transport. Dat is iets waar we ook op moeten letten. Er is veel vervoer naar Groot-Brittannië. Dat gaat grotendeels via de Eurotunnel. Dat moet op tijd kunnen plaatsvinden en het is eigenlijk onacceptabel dat dit gebeurt aan onze buitengrens.

 
  
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  President. – There will be no blue cards during this debate.

 
  
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  Gianni Pittella, a nome del gruppo S&D. – Signora Presidente, onorevoli colleghi, signor Commissario Avramopoulos, signora Commissario Bulc, Calais non è solo Francia, Calais è Europa. È Europa non solo perché le appartiene geograficamente, ma soprattutto perché ciò che avviene a Calais riflette in miniatura ciò che succede in altri posti d'Europa. A Calais noi dobbiamo conciliare sicurezza e umanità. Sicurezza per tutti, europei e stranieri, che hanno diritto di vivere e di crescere in luoghi sicuri, di non doversi piegare ai trafficanti di vite umane, di non vivere in baracche o in bidonville, di poter commerciare liberamente. Bene quindi la decisione del governo francese di François Hollande di chiudere quella che in maniera brutale viene definita la "giungla di Calais", che brutto nome!

La preoccupazione per la sicurezza, se non è accompagnata da umanità, diventa disordine. Tutti sappiamo che, se non offriamo alloggi alternativi, assistenza e protezione ai richiedenti asilo, sulle macerie di oggi sorgeranno le baracche di domani, che saranno ancora più misere e insalubri. Chi invoca il bulldozer non detiene il monopolio della sicurezza, ma piuttosto quello della insalubrità, della miseria e dell'insicurezza che verranno create. La scelta di mettere fine alla giungla ha quindi senso se risponde ad un imperativo di umanità, perché a Calais ci sono vite, storie, persone che non possono essere spazzate vie, c'è anche energia, una fame di vita, quella che ha spinto tanti uomini e tante donne ad affrontare un lungo viaggio in cui Calais, che pure sembra un vicolo cieco, è solo una tappa. A queste persone bisogna fornire protezione umanitaria e assistenza, soprattutto ai minori non accompagnati, come ricordava poc'anzi il Commissario Avramopoulos. Il peso di questo sostegno non può restare come al solito sulle spalle dei più poveri, e il Nord-Pas-de-Calais è uno dei dipartimenti più poveri della Francia. È giusto quindi ripartire i richiedenti asilo in Francia e, aggiungo, in Europa. Stiamo parlando dello 0,01 della popolazione francese.

Concludo con un invito alla coerenza. Cari colleghi, alcuni di voi sono a favore della frontiera a Ventimiglia, ma sono contro la frontiera a Calais. Chiaritevi le idee e soprattutto capite che con le frontiere non si risolvono i problemi.

 
  
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  Peter van Dalen, namens de ECR-Fractie. – Ik heb dit debat aangevraagd, Voorzitter, omdat de situatie in Calais voor iedereen volkomen onhoudbaar is, voor vluchtelingen, voor omwonenden en voor chauffeurs. Ik heb afgelopen jaar samen met mijn gewaardeerde collega Dennis de Jong een meeting gehouden in Rotterdam en daar hebben wij tientallen chauffeurs gevraagd over hun ervaringen daar. Er zitten vaak bomen van kerels tussen, maar velen van hen waren doodsbenauwd om naar Calais te moeten rijden, omdat chauffeurs bij Calais worden bedreigd. Ze worden bespuugd, ze worden geslagen. Vele ladingen groenten en fruit verdwenen in afvalcontainers nadat vluchtelingen erop hadden gepoept en gepiest. En dan krijgt de chauffeur bovendien nog een boete van 1 000 euro omdat die verstekelingen had in zijn wagen.

We hebben het dus over een Europees probleem en de Europese Commissie moet dat aanpakken. Niet door een paar brieven te sturen aan regeringen maar door een topconferentie te organiseren binnen een paar weken met alle betrokkenen om een oplossing te vinden. Dan gaat het ook over de vluchtelingen, selectie aan de poort, hervestiging van echte vluchtelingen. Dat moet nu gerealiseerd worden en bij Calais moeten Frankrijk en Groot-Brittannië samen voor een oplossing zorgen. Vang daar die vluchtelingen op. Frankrijk moet het kamp sluiten en zorgen dat er langs de Kanaalzone geen nieuwe kampen ontstaan, plus beveiligde parkeerplaatsen, geen boetes meer aan chauffeurs die eerlijk zijn en een snelle doorgang bij de douane.

Het wordt nu tijd dat we stoppen met dat jarenlange praten want hoeveel Franse ministers zijn er al niet in Calais geweest die hebben gezegd: “Ja, het is heel erg, we gaan er nou een eind aan maken”. En nu meneer Hollande weer. Het werkt zo niet. Dus meneer Avramopoulos, bij u ligt het nu om daden te laten zien en niet meer te praten. Geen woorden maar daden, zeggen wij in Rotterdam. Maak resultaten bekend, niet in de lente van 2017 maar vóór januari, en realiseer dat door een topconferentie te houden met alle betrokkenen. Geen woorden maar daden, meneer de commissaris!

 
  
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  Nathalie Griesbeck, au nom du groupe ALDE. – Madame la Présidente, Madame et Monsieur les commissaires, chers membres de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, ces dernières années, j'ai eu l'occasion de visiter de nombreux camps de réfugiés à la frontière syrienne, au Liban, en Italie, sur la route des Balkans et dans des camps organisés en Bavière. Malheureusement, le pire des camps que j'ai vu en juillet dernier est celui de Calais. Ce ne sont pas des choses qui se passent à l'autre bout du monde, mais en Europe, à quelques heures de cet hémicycle.

Pour ma part, je voudrais insister sur ce que vous avez évoqué, Monsieur le Commissaire, tout particulièrement la situation des mineurs non accompagnés, la situation des enfants à Calais, qui sont plus de 6 000 aujourd'hui dans ce camp, celle de 1000 enfants qui sont exposés au froid, à la fatigue, aux peurs, aux violences, au harcèlement, au travail forcé, à la prostitution, au désespoir, à la disparition – de multiples enfants ont disparu – ou aussi à la mort, puisque certains de ces jeunes sont décédés, étouffés à l'arrière d'un camion ou percutés lors des nuits où ils tentaient de s'évader.

La semaine dernière, mon pays, la France, a été condamné concernant la situation d'un enfant kurde dans ce camp, qui vivait dans la jungle de Calais et qui a de la famille au Royaume-Uni. Mon pays a refusé par deux fois de l'enregistrer, d'enregistrer sa demande d'asile. Or, ici, chacun sait que la demande d'asile est un processus obligatoire avant qu'on ne puisse étudier la réunification familiale.

Au-delà de la polémique et de toutes ces situations tragiques, trois choses essentielles et immédiates sont à faire concernant ces enfants: la première est d'enregistrer tous les enfants qui arrivent sur le site de Calais et sur les multiples bidonvilles qui entourent ce secteur de mon pays; la deuxième est de garantir à tous l'accès à une information précise, dans leur langue et adaptée à leur âge, sur le droit de demander l'asile en France – avec la réforme de Dublin – et sur les procédures de réunification familiale; et, enfin, la troisième est de mettre en œuvre un accueil et une mise à l'abri adaptés pour ne pas les laisser aux mains des passeurs et des réseaux criminels.

Ces trois mesures simples doivent être mises en œuvre dans l'immédiat, en attendant le démantèlement et de façon simplement à respecter nos obligations européennes et les traités.

 
  
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  Marie-Christine Vergiat, au nom du groupe GUE/NGL. – Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, je vous remercie pour votre expression dans ce français impeccable.

En 1989, tout le monde s'est réjoui de la chute du mur de Berlin. Aujourd'hui, de nouveaux murs se construisent et se multiplient en Europe et ailleurs. Calais en est un symbole. Depuis 2000, des barbelés y sont érigés, sans cesse surélevés et allongés. Aujourd'hui, on va en rajouter en végétalisant et on va démanteler ce camp de la misère pour la troisième fois.

Dans cette zone vivent plus de 10 000 personnes, dont plus de 1 000 mineurs, la plupart sans protection. On va les déplacer encore une fois sans résoudre le problème. Ils veulent rejoindre le Royaume-Uni parce qu'ils y ont des attaches, de la famille et pensent pouvoir y trouver facilement du travail. S'ils déposent une demande d'asile, ils doivent attendre des semaines, et le taux d'acceptation de ces demandes en France est parmi les plus bas de l'Union européenne. Sur cette base, on fait le tri entre les bons réfugiés et les autres, qu'on prétend expulser dans les plus brefs délais, y compris vers leur pays d'origine, quel que soit celui-ci, comme s'ils n'avaient pas d'autres droits.

Comme d'autres, ici, j'ai été à Calais. J'ai rencontré ces hommes, ces femmes, ces enfants, j'ai entendu leurs témoignages, leur histoire de vie, leur détresse, leur parcours hallucinant de violence. Calais n'est ni une affaire franco-britannique, ni seulement un problème de transport. Le droit européen, aussi imparfait soit-il, y est bafoué, pour les mineurs isolés notamment. C'est d'humanité, de prise en compte de leur situation dont ces hommes, ces femmes, ces enfants ont besoin.

Les politiques sécuritaires ont un coût: un policier à Calais pour cinq migrants. Combien pour les politiques d'accueil? Il serait temps d'agir pour la dignité, le respect des droits de celles et de ceux qui sont à Calais parce qu'ils ne peuvent aller ailleurs.

 
  
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  Jean Lambert, on behalf of the Verts/ALE Group. – Madam President, I think it is clear that issues of solidarity and delivery of international responsibilities are as important in Calais as anywhere else in the European Union and beyond. But I think it is also clear, when we look at Calais, that deterrence policies over the years clearly have not worked and that the so-called Jungle is a reflection of a long—term problem with no coherent ongoing governmental response. I have been going to Calais since the years of Sangatte, I have been there with the Road Haulage Association and we know the problems well.

It is a long-standing history of French failure to deliver effectively on its obligations, aided and abetted by a UK Government that we know drags its heels to deliver safety and security, even to children who are clearly entitled to be in the UK. Every time the camp at Calais is destroyed, children go missing and smuggling gangs responsible for much of the violence there gain more customers because people simply don’t trust the state.

My French colleagues and I have again written to the relevant authorities to ask them to just do their jobs properly. It should not be left to NGOs, such as Citizens UK, to identify children who have a right to join their families in the UK.

Building walls displaces problems. It does not solve them. That money would be much better spent on the French and British Governments properly managing the asylum system in the region, which will provide safety, information and choices for people in need, be better for the local economy and certainly provide greater security for drivers.

 
  
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  Mike Hookem, on behalf of the EFDD Group. – Madam President, the Calais crisis is a goldmine for people traffickers and criminal gangs and it is aided and abetted by the European Union. British drivers’ lives have been put at risk for months from people the left insist on calling refugees, even though the majority are not. Last year I sat in a lorry in Calais whilst armed migrants broke into vehicles, the drivers unable to stop them.

Closing the jungle will not stop the crisis. It will just move it along the coast to smaller ports like Zeebrugge and Cherbourg, two places where I have personally witnessed criminal gangs in action. And it moves the problem in the UK from the south-east coast to ports like Hull and Immingham. We already have insufficient border staff, thanks to Theresa May.

Millions of pounds of British taxes are being spent fruitlessly building walls, whilst the French blame the UK, and not their politicians who signed up to Schengen. The EU created this mess. It will not be solved until we turn migrant boats in the Mediterranean back, and deport people who are not genuine refugees.

 
  
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  Steeve Briois, au nom du groupe ENF. – Madame la Présidente, chers collègues, Calais est devenu le laboratoire d'une France, d'une Europe soumise à l'invasion migratoire. Cette submersion migratoire est la triste réalité pour décrire ce que vous appelez pudiquement "la politique d'accueil des réfugiés". Vous clamez partout haut et fort votre indignation à l'idée que les populations s'opposent à accueillir les migrants, mais êtes—vous prêts, chacun d'entre vous, à vivre ce que subissent quotidiennement les habitants de Calais?

Êtes-vous prêt à supporter ne serait—ce qu'un dixième du cauchemar de ces Français les plus humbles, qui n'ont qu'un seul droit, celui de se taire? Si vous étiez agriculteur à Calais, seriez-vous prêt à voir votre récolte piétinée quotidiennement par les migrants? Si vous étiez propriétaire d'une petite maison à Calais, seriez-vous prêt à voir la valeur de votre bien chuter de 40 % et vivre derrière des clôtures et des barbelés pour empêcher l'intrusion de migrants dans votre jardin? Si vous étiez commerçant à Calais, seriez-vous prêt à voir votre activité chuter de 50 % et à déposer le bilan? Si vous étiez routier à Calais, seriez-vous prêt à risquer chaque jour l'accident de la route à cause des projectiles et des cocktails molotov lancés par les groupes de migrants?

Je connais des centaines de Calaisiens qui aimeraient partager votre vie paisible, ne serait—ce qu'une journée. Je vous propose donc, en parfaite cohérence avec vos nobles idéaux, de soulager le fardeau de ceux qui n'en peuvent plus: êtes-vous prêt à vivre la vie au quotidien des Calaisiens?

 
  
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  Udo Voigt (NI). – Frau Präsidentin, liebe Kollegen! Es ist schon eigenartig heute: Der Rat ist nicht da, der Kommissar ist gegangen, aber wir diskutieren trotzdem über etwas, was die verfehlte Politik, die EU-Politik, die Migrationspolitik darstellt. Der Kommissar hat eben gemeint: 10 000 Illegale halten sich dort auf. Das betrifft nicht nur Frankreich, das betrifft Großbritannien. Die 10 000 Illegale kämen aus ganz Europa. Ich frage mich, wie kommen denn 10 000 Illegalen dahin? Die kommen doch nur dahin, weil Schengen nicht funktioniert, weil unsere Außengrenzen nicht kontrolliert werden. Und dann soll Großbritannien die Verantwortung übernehmen?

Die Verantwortung sollen gefälligst die Politiker übernehmen, die Schengen haben zusammenbrechen lassen, die dafür gesorgt haben, dass Frontex heute zu einem Taxi und Fährunternehmen für Migranten geworden ist. Sie wollen eine Lösung haben? Ja, eine Lösung gibt es. Die Lösung besteht in der Umkehr der Politik. Hören Sie endlich auf, immer diese Menschen integrieren zu wollen, die unter falschen Voraussetzungen hierher kommen! Machen Sie – wie das Modell Australien – eine entsprechende Rückführung statt Integration, und das Problem ist bald gelöst.

 
  
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  Françoise Grossetête (PPE). – Madame la Présidente, la "jungle" de Calais, c'est aujourd'hui la violence, la violence de ceux qui veulent à n'importe quel prix passer la Manche et dont les victimes sont, entre autres, les chauffeurs routiers qui, eux, ont besoin d'exercer leur métier dans les meilleures conditions et, notamment, dans des conditions de sécurité. Ces conditions n'existent, malheureusement, pas pour eux puisqu'ils sont quotidiennement menacés.

La "jungle" de Calais, c'est aussi un drame humanitaire: pour les prétendants à l'asile, que nous avons le devoir d'accueillir dans la dignité, mais aussi pour les migrants dits économiques, à qui nous ne pouvons pas offrir ce qu'ils cherchent et que nous devons, dans ce cas-là, envoyer de l'autre côté de la Manche.

Ce qui me choque, c'est que la seule réponse soit la construction d'un mur payé par le Royaume-Uni et accepté par le gouvernement français. Quel terrible aveu d'impuissance lorsque l'on voit, partout en Europe, se dresser à nouveau des murs! Et quel écran de fumée, en réalité, car le Royaume-Uni n'a jamais assumé ses responsabilités dans ce dossier, y compris vis-à-vis des nombreux mineurs qui attendent à Calais de pouvoir retrouver leurs familles. Dans ces conditions, je le dis, les accords du Touquet doivent être absolument renégociés.

Vous me permettrez de saluer le courage des Calaisiens, qui supportent cette situation depuis trop longtemps, et le courage de la maire de Calais, Natacha Bouchart, qui, elle, assume ses responsabilités, même face à des choix difficiles.

La lucidité, c'est de prendre conscience que s'installent progressivement chez nos concitoyens un malaise, une inquiétude qui créent l'instabilité et font grandir le populisme.

Je terminerai en disant que le drame humanitaire que constitue la crise migratoire menace de faire exploser l'Europe. La sortie de crise n'est pas dans le chacun pour soi, mais dans une solution européenne, une politique migratoire commune et un meilleur contrôle de nos frontières extérieures.

 
  
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  Pervenche Berès (S&D). – Madame la Présidente, Madame la Commissaire, qui peut penser que le gouvernement français se satisfait de la situation à Calais? Qui peut douter de l'engagement du président de la République et de son ministre de l'intérieur à résoudre la situation à Calais? Non, Madame Grossetête, la seule chose qui est faite, ce n'est pas de construire un mur, la chose qui est faite, c'est d'organiser à l'échelle de notre pays cette relocalisation que nous avons voulue aussi, ici, à l'échelle européenne.

Après le Brexit, certains ont pensé que l'on pourrait dénoncer les accords du Touquet. Mme Grossetête, là aussi, oublie que celui qui a été ministre de l'intérieur ayant conclu ces accords du Touquet, tout d'un coup, voulait les dénoncer, comme si Schengen était appliqué par le Royaume-Uni, comme si le Royaume-Uni pouvait être un échec de la politique migratoire de l'Union européenne, alors même que ce pays n'appartient pas à Schengen.

Après le Brexit, dénoncer l'accord du Touquet, c'est oublier tout simplement la géographie. C'est permettre au Royaume-Uni de ne plus prendre sa part de responsabilité, justement, dans la gestion de cette situation. C'est permettre à des demandeurs d'asile d'être à nouveau exposés aux terreurs. C'est permettre à des passeurs de continuer leur travail de sape. C'est plus de drames dans la Manche et sur les routes. C'est ajouter de l'incertitude à l'incertitude, alors qu'il faut deux ans pour dénoncer l'accord du Touquet.

Alors, je le dis, l'engagement du gouvernement français, c'est ce qui a permis aussi de démanteler les réseaux de passeurs. C'est ce qui permet d'examiner les demandes d'asile et c'est ce qui permet d'organiser à l'intérieur du territoire le démantèlement de cette jungle, ce pourquoi je remercie le commissaire de son soutien.

 
  
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  Roberts Zīle (ECR). – Priekšsēdētājas kundze! Cienījamā komisāre! Tad, kad mēs rosinājām šo jautājumu skatīt, mēs, pamatā Transporta komitejas deputāti, tiešām vēlējāmies šīs debates par transporta situāciju Kalē un Kalē apkārtnē, un ne tik daudz par šo it kā patvēruma meklētāju jautājumu, kurā mēs atkal esam novirzījušies, vairāk to politizējot.

Es tikai gribu teikt, ka manā skatījumā tās nav tikai patvēruma meklētāju problēmas šajā gadījumā, jo šie cilvēki atrodas drošā vietā. Viņi atrodas Šengenas teritorijā — šajā gadījumā pamatā Francijā, bet arī Beļģijā un blakus esošās valstīs. Viņu dzīvībai nekas nedraud. Viņiem ir pienākums reģistrēties un pieprasīt bēgļa vai alternatīvās personas statusu, un tas viņiem nedod tiesības organizēt — bieži vien ar noziedzīgām struktūrām un kriminālām organizācijām — šo situāciju, kas rada problēmas transporta pārvadājumiem.

Šajā gadījumā mums vajadzēja šodien vairāk runāt par to, vai Komisija kopā ar Francijas valdību to redz, it īpaši situācijas, kas varētu radīt — pamatā smago automašīnu pārvadātājiem — drošu situāciju, ka viņiem ir zināms, kur griezties tad, ja viņi redz šīs aizdomīgās situācijas, ja notiek ielaušanās viņu mašīnās, lai viņi paši nekļūtu ne tikai par upuriem šiem bieži vien krimināliem noziedzniekiem, bet arī pēc tam, piemēram, britu varas iestādēm, ja viņi ir pārveduši pāri un nonāk šajā gadījumā citā tiesvedībā un faktiski tiek uzskatīti par cilvēku kontrabandistiem. Šis bija tas, par ko mums šodien vajadzēja vairāk runāt, un es ļoti ceru, ka komisāre reaģēs uz šāda veida aspektiem.

 
  
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  Gesine Meissner (ALDE). – Frau Präsidentin, Frau Kommissarin! Was sich in Calais abspielt, ist tatsächlich eine absolute menschliche Katastrophe. Für mich ist es auch bei dem Flüchtlingslager gar nicht so entscheidend, ob das jetzt illegale oder legale, tatsächlich asylberechtigte Flüchtlinge sind. Es sind Menschen, die unter unwürdigen Bedingungen auf unserem Kontinent leben – dem Kontinent, der für viele für Sicherheit und Menschlichkeit steht. Das ist schon mal etwas, was uns sehr besorgt machen muss.

Und dann ist es natürlich so – wir reden ja heute über Transport –, dass diese schlimme Situation für Menschen in Europa sich auch auf den Transportsektor, auf den Binnenmarkt ausgewirkt hat. Es ist so, dass die psychische Belastung für Lkw-Fahrer, die schon angesprochen wurde, immens hoch ist, dass sie sich gar nicht mehr trauen, auf den Parkplätzen anzuhalten, weil sie befürchten, es könnten Flüchtlinge illegal in ihre Lkw kommen. Dass sie das dann nicht mehr tun, ist nicht nur, um sich selbst zu schützen, sondern auch um die Flüchtlinge zu schützen. Denn niemand möchte später einen erstickten Flüchtling im Lkw finden. Und natürlich wollen die Lkw-Fahrer auch nicht, was jetzt passiert ist: wenn sie nach Großbritannien kommen, bestraft werden dafür, dass ein illegaler Flüchtling, in welchem Zustand auch immer, sich in ihrem Lkw befindet.

Es ist im Grunde genommen wirklich ein Hochsicherheitstrakt, den wir in Calais und bei den Fähranlagen jetzt schon haben, und das ist etwas, was ja zeigt, wie ungelöst die Situation ist. Wir müssen unbedingt etwas tun, um das zu verbessern. Es ist tatsächlich so, das stimmt schon, es ist angesprochen worden: Es gibt kriminelle Schlepperbanden. Auch vor denen haben die Lkw-Fahrer immense Angst, dass sie bedroht werden, gezwungen werden, Menschen aufzunehmen, und dann eben hinterher Strafen ausgesetzt sind. Und ich weiß: Vorhin hat Kommissar Avramopoulos gesagt, dass er begrüßt, dass das Flüchtlingslager aufgelöst werden soll, und er sagt, dies sollte dann tatsächlich auch begleitet werden von den richtigen Anwendungen der Asylverfahren. Ich hoffe sehr, dass das gelingt. Denn ich befürchte: Wenn das nicht gelingt, dann wäre die Auflösung wirklich nur eine Verlagerung an andere Orte. Das ist nichts, was einer von uns wünschen kann.

 
  
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  Malin Björk (GUE/NGL). – Fru talman! Som flera andra här har jag varit i ”The Jungle” i Calais, två gånger. Det är en kåkstad där 10 000 personer, varav nästan 1 000 barn, har fastnat. De har fastnat på grund av att Storbritannien och Frankrike inte har lyckats att finna några politiska lösningar som är hållbara. De utsätts också för polisbrutalitet, tårgas och vattenkanoner. Speciellt de allra mest utsatta, nämligen ensamkommande barn. Nu har den fullständiga rivningen av lägret tillkännagivits och människorna i ”The Jungle” lever i skräck. Vart ska de ta vägen? Dessutom bygger Frankrike och Storbritannien ännu en mur. Men det är inte fler murar som Europa eller Storbritannien och Frankrike behöver. Vidare finns det inga ursäkter för den brittiska regeringen att inte upprätthålla rätten till familjeåterförening. Hundratals barn väntar på att få komma till sina familjer i Storbritannien.

Istället för att lägga pengarna på murar måste vi investera i ett värdigt mottagande. Vi måste ha boenden, vi måste respektera barns rättigheter, vi måste ha könsseparata boenden för kvinnor, som är oerhört utsatta. Vi kommer att fortsätta att kämpa för människorna i Calais tills de behandlas som just det de är, människor.

 
  
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  Eva Joly (Verts/ALE). – Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, la situation à Calais est insupportable. Chaque démantèlement, parfois à coup de bulldozer, ajoute à l'inhumanité de la situation. Le dernier en date, annoncé par François Hollande, doit se faire dans le plus grand respect des populations, en particulier des mineurs isolés, dont le plus jeune a seulement 10 ans, car, à chaque fois qu'un camp est démantelé, des enfants disparaissent. Leur sécurité doit être prioritaire.

Une solution décente et réaliste de relogement doit être proposée à chacun. Les demandes d'asile doivent être scrupuleusement et rapidement traitées, notamment outre-Manche. Deux enfants ont déjà perdu la vie en tentant de rejoindre le Royaume-Uni, alors qu'une procédure de regroupement familial aurait dû aboutir.

Quant à la construction de la grande muraille de Calais, c'est le summum de la honte. Je ne parle même pas de son inutilité. Aucun mur n'arrêtera ceux qui ont déjà bravé tous les dangers pour fuir la guerre. Personne ne veut de ce mur, ni les associations humanitaires, ni les routiers, ni même la maire de Calais.

D'autres solutions existent: Damien Carême, le maire de Grande-Synthe, l'a démontré avec la construction d'un camp humanitaire qui héberge dignement des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants. Il est temps de changer d'approche; la répression sans alternative n'est pas une solution, elle ne fait que nous déshumaniser.

 
  
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  Bill Etheridge (EFDD). – Madam President, thank you for the opportunity to take part in this stage-managed, pretend debate where people on the other side of the House can come out with figures about the people who are in that Calais Jungle without the slightest shred of evidence. I will tell you why I know this: because I have been there and there are a thousand people registered and 10 000 people outside the walls, not registered. So how you can come up with a figure for children is nonsense. You can wave all the pretend leaflets you like. It makes no difference.

I did not realise until tonight that France was a totalitarian state, persecuting and prosecuting people, and where people are in fear of their lives. If it is not, then there are no refugees or asylum seekers in Calais or anywhere else, there are only criminals seeking to break UK laws to get into the country or people being trafficked by criminals to get into our country. The French nation has a proud tradition. I believe that the French Government has let the French people down. It is time for them to be honourable, dismantle these camps, break up these criminal gangs, register genuine asylum seekers and stop the other economic migrants seeking to break the law to get into the UK.

 
  
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  Mylène Troszczynski (ENF). – Madame la Présidente, j'ai bien écouté M. le commissaire, qui est parti depuis, et je l'ai surtout entendu se plaindre des pauvres migrants. Aucun mot sur les habitants du Calaisis.

Calais, aujourd'hui, n'est plus qu'une ville sinistrée où le quotidien des habitants commence à ressembler au pire des cauchemars. Calais agonise, subit de plein fouet votre lamentable gestion de la crise migratoire. Cette ville devient l'étendard de vos politiques de destruction méthodique de nos nations. Elle est le symbole de votre incompétence. Vous avez à Calais l'illustration de l'effacement des frontières que vous avez organisé. Calais est le symbole de l'échec de Schengen.

Steeve Briois a donné tout à l'heure des chiffres. Pour vous, j'en ai d'autres. Depuis octobre 2015, le coût des renforts des CRS et des gendarmes mobiles, à qui je veux rendre hommage, aujourd'hui, et qui sont complètement épuisés par les attaques des migrants, s'élève à 150 000 euros par jour. Un budget exceptionnel a été consacré aux gaz lacrymogènes: deux millions d'euros de budget supplémentaire.

Aujourd'hui, le gouvernement français annonce le démantèlement de la "jungle", en disséminant les migrants dans les villages français. Encore une fois, ce sont les Français qui vont payer la note. Dans l'Oise, mon département, le coût de l'accueil forcé de 300 mineurs isolés étrangers s'élève à 50 000 euros par an et par mineur, aux frais de la collectivité, aux frais des contribuables français.

Ces chiffres sont totalement ahurissants, surtout à l'heure où l'on dénombre en France six millions de chômeurs, au bas mot, et neuf millions de personnes vivant avec moins de 1 000 euros par mois.

Vous appelez à la solidarité et aux valeurs d'humanisme à l'égard des migrants, mais vous apportez l'injustice, la ruine et la colère aux Français et surtout aux Calaisiens.

 
  
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  Λάμπρος Φουντούλης (NI). – Κυρία Πρόεδρε, εκατοντάδες παράνομοι μετανάστες συνωστίζονται καθημερινά στο Calais της Γαλλίας και τις νύχτες προσπαθούν να περάσουν μέσα από τη σήραγγα της Μάγχης με σκοπό να βγουν απέναντι στη Βρετανία.

Θεωρώ, όμως, λάθος το να προσπαθούμε να εξετάσουμε ξεχωριστά την κατάσταση στο Calais. Δεν είναι παρά ένα ακόμα σύμπτωμα του μεγάλου προβλήματος που λέγεται παράνομη μετανάστευση. Επιμένω στον όρο «παράνομη μετανάστευση» και όχι «προσφυγικό». Το μεγαλύτερο μέρος των ατόμων αυτών δεν είναι πρόσφυγες, αλλά οικονομικοί μετανάστες. Εάν μάλιστα μετακινούνται χωρίς τα προβλεπόμενα έγγραφα και άδειες είναι λαθρομετανάστες.

Πρέπει με κάθε τρόπο να εξασφαλίσουμε αξιοπρεπή διαβίωση για τους πρόσφυγες στην πρώτη χώρα που εισέρχονται μετά τη φυγή τους και να φροντίσουμε για την ταχύτερη δυνατή επιστροφή στις εστίες τους, μόλις αυτό είναι δυνατό. Τα παιδιά τους πρέπει να συνεχίσουν την εκπαίδευση στις γλώσσες τους, ώστε να είναι έτοιμα να επανενταχθούν στις κοινωνίες των χωρών τους.

Οι οικονομικοί μετανάστες να επιστρέφουν στις χώρες τους και να έρχονται νόμιμα μόνο μετά από εκδήλωση ενδιαφέροντος και να γνωρίζουν πριν από την έναρξη του ταξιδιού τους αν θα γίνουν δεκτοί.

Εάν αυτό εφαρμοστεί σε λίγες μόνο εβδομάδες θα λύσουμε το μεγαλύτερο μέρος του προβλήματος, συμπεριλαμβανομένου και του Calais.

 
  
  

ΠΡΟΕΔΡΙΑ: ΔΗΜΗΤΡΙΟΣ ΠΑΠΑΔΗΜΟΥΛΗΣ
Αντιπρόεδρος

 
  
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  Massimiliano Salini (PPE). – Signor Presidente, onorevoli colleghi, la discussione di oggi ha un difetto fondamentale, anzi ne ha più di uno. Il primo è l'ipocrisia, l'ipocrisia di chi oggi racconta l'ennesima storia sull'accoglienza, un'accoglienza senza criterio a volte, un'accoglienza dove si fatica a trovare la distinzione tra richiedenti asilo con questo diritto e migranti economici che il diritto di asilo non lo possono avere. E soprattutto l'ipocrisia di una discussione che dovrebbe avere a tema come evitare che onesti autotrasportatori si trasformino in imputati a causa della nostra incertezza e della nostra incapacità di trovare un approccio corretto a questa tematica veramente drammatica.

Mi è dispiaciuto vedere l'on. Berès polemizzare con la collega Grossetête in ordine a questioni di politica interna francese. Forse l'onorevole Berès dovrebbe ricordarsi di rivolgere i propri strali al presidente Hollande e ascoltare di più il proprio capogruppo Pittella, che correttamente ha ricordato come Calais forse non è tanto diversa da Ventimiglia. Allora forse Hollande dovrebbe ricordarsi di utilizzare lo stesso peso in situazioni simili.

Oggi il problema è un problema di trasporti. Il problema è trovare una modalità corretta affinché gli autotrasportatori e gli abitanti di quel territorio non si trasformino nelle vittime ingiuste della nostra incapacità politica.

 
  
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  Ana Gomes (S&D). – Senhor Presidente, em julho chefiei uma delegação da Comissão LIBE a Calais. Encontrámos duas realidades bem diferentes. Em Grande-Synthe, por ação de um presidente da câmara com sensibilidade humanista; em Calais, por inação de uma presidente com um discurso hostil a refugiados e imigrantes. A abordagem faz toda a diferença para encontrar soluções dignas, para gerir o afluxo que põe muita pressão nesta região de fronteira. Apesar das autoridades francesas aceitarem pedidos de asilo, as pessoas com quem falámos na jungle não perdem a esperança de atravessar para o Reino Unido onde têm família, conterrâneos, e pensam ter futuro, porque sabem que as redes de traficantes continuam ativas e passar é apenas uma questão de poder pagar, incluindo centenas de menores não acompanhados que o Reino Unido tarda em reunificar às famílias.

Etíopes, com quem falei na jungle, disseram que centenas dos seus compatriotas haviam chegado ali semanas antes, dois a três meses depois de partirem das suas aldeias, em jornadas perigosas, arriscando as vidas.

Senhor Presidente, construir muros e recusar abrir vias legais e seguras para refugiados imigrantes é continuar a dar negócio às redes de traficantes. Para além de imoral e violador dos direitos humanos, é ineficaz e só agrava a segurança da Europa.

Calais pode ser em qualquer praia europeia.

 
  
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  Richard Ashworth (ECR). – Mr President, the British border has been on French soil since the Treaty of Le Touquet in 2003. It is that agreement which gave rise to the Calais jungle, and that migrant camp for over 10 years has been getting steadily bigger, steadily more desperate and steadily more violent.

Both the British Government and the French Government have got a duty to ensure safe passage for all legitimate cross-Channel traffic, to forcefully uphold national immigration policies and to provide all necessary humanitarian aid.

But there are dangers. First, that in tightening border controls we just displace the problem elsewhere or, we force migrants into ever more desperate measures, such a small boats. And second, in addressing the situation locally, we lose sight of the bigger global problem.

We welcome the Commission’s help and support with the problem, but I urge them to remember that migrants all over the world are the consequence of the widening gap between the world’s rich nations and the world’s poor nations, and of climate change and violence. In addressing migration, therefore, we must understand the importance of directing our efforts to the cause, not just to the symptoms.

 
  
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  Dominique Riquet (ALDE). – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, les souffrances vécues par les migrants et les habitants du Calaisis sont évidemment au premier plan de nos préoccupations, mais je voudrais d'abord parler de l'aspect du transport routier.

Pour donner du corps à cela, je citerai les chiffres très récents de l'Union internationale des transports routiers qui a mené une enquête très approfondie parmi les chauffeurs routiers: 4 500 camions transitent chaque jour dans cette région, soit plus de 1,5 million de camions, 87 % des entreprises ont déjà retrouvé des migrants à bord de leurs véhicules, 22,5 % des entreprises ont au moins un chauffeur qui a subi une agression et 30 % des entreprises, dont les chauffeurs, refusent les trafics vers le Royaume-Uni, soit un coût global, juste pour le problème de Calais, de 2 milliards d'euros pour le secteur, incluant les dégradations sur le véhicule ou sur les marchandises ou les amendes infligées par les autorités quand elles découvrent des clandestins malgré les fouilles effectuées par les chauffeurs eux-mêmes, plus les délais d'attente au point de passage, voire les immobilisations judiciaires de camions.

Je rappelle que, vu la violence des attaques et la peur des chauffeurs, dont beaucoup maintenant sont armés, un certain nombre de chauffeurs ont passé des barrages routiers établis par les migrants avec des morts: on a parlé – je le rappelle – de "fosses communes" à Calais.

 
  
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  Barbara Spinelli (GUE/NGL). – Signor Presidente, onorevoli colleghi, la giungla di Calais che ho visto è una wasteland dove vivono, su 10 000 rifugiati, 1 000 minori non accompagnati. Più della metà dei bambini potrebbero raggiungere i familiari in Inghilterra, lo prescrive la legge europea. Sia Parigi sia Londra la violano. Solo 20 minori hanno potuto avvalersene. Vorrei narrarvi la storia di Raheemullah Oryakhel, quattordici anni, afghano, schiacciato giorni fa da un camion a Calais. Voleva raggiungere legalmente il fratello a Manchester. Perché tanta misantropia? Vi diranno che è perché i candidati all'Eliseo rincorrono Marine Le Pen, ma c'è un rifiuto più sostanziale. I rifugiati rappresentano appena lo 0,2 % della popolazione europea, eppure è come se non fossimo capaci di aggiungere un solo tavolo in una mensa di milioni. I bambini li compiangiamo, ma morti, solo in fotografia e possibilmente lontani da noi.

 
  
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  Jérôme Lavrilleux (PPE). – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, Calais est aujourd'hui la scène de l'indignité, voire de la lâcheté humaine, où migrants et habitants sont réellement abandonnés à leur sort.

Il ne se passe pas une seule journée sans que des vies soient en danger et que le pire soit frôlé. Il ne se passe pas de semaine sans morts, sans tragédie. Chaque jour, des actes désespérés sont tentés par des migrants afin d'entrer au Royaume-Uni. Ainsi, des troncs d'arbre, des objets sont régulièrement installés sur les routes pour obliger les routiers à ralentir afin de grimper dans les camions pour passer la frontière. Les transporteurs témoignent chaque jour de leur peur d'emprunter ces itinéraires. Pour les riverains, la situation n'est plus tenable et l'on assiste à une montée inquiétante de la violence. L'économie de Calais s'effondre. Des êtres humains sont entassés dans des conditions sanitaires indignes de la terre des droits de l'homme, comme en témoigne le nom donné à ce camp: la "jungle".

Face aux solutions de court terme et aux promesses non tenues, les Calaisiens ne voient plus le bout de ce qui est devenu un véritable cauchemar. À ce titre, je souhaite rendre hommage à Natacha Bouchart, maire de Calais, et à Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France pour leur courage et leur refus de céder au populisme ambiant.

L'Union européenne doit impérativement être à l'initiative d'une renégociation totale des accords du Touquet entre la France et le Royaume-Uni – accords qui étaient voués, dès leur rédaction, à l'échec. La France et l'Union européenne ne peuvent plus être les sous- traitants impuissants de la frontière avec les Britanniques. Le Brexit doit être l'occasion de mettre le Royaume-Uni face à ses responsabilités. La frontière anglaise doit retourner en Angleterre. Madame la Commissaire, il y a urgence.

 
  
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  Πρόεδρος. – Υπάρχει μια μπλε κάρτα από τον κ. Gericke, αλλά ζητώ την κατανόηση και του ίδιου και όλων σας. Υπάρχει μια μεγάλη καθυστέρηση στο συμφωνημένο χρονοδιάγραμμα, και έτσι, όπως και οι προηγούμενοι Aντιπρόεδροι, δεν θα δώσω μπλε κάρτες.

 
  
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  Cécile Kashetu Kyenge (S&D). – Signor Presidente, onorevoli colleghi, quasi 10 000, tra uomini, donne e bambini, più un numero impressionante di minori non accompagnati, tutti accampati in condizioni disumane in quella che è la più grande bidonville del nostro continente. Ma è questa l'Europa dell'accoglienza? Un paese confinante, il Regno Unito, ha già iniziato i lavori di costruzione dell'ennesimo muro della vergogna. È forse questa l'Europa della solidarietà?

Perché si continua a gestire il fenomeno migratorio scaricando la responsabilità sui nostri vicini meridionali? Perché si perdura nelle scelte politiche di militarizzazione dei confini, di chiusura delle frontiere, di costruzione di muri, di allestimento di campi della vergogna? Se ci limitiamo a fronteggiare le situazioni di emergenza, ci saranno sempre tendopoli in ogni paese europeo e muri nei paesi confinanti.

Dobbiamo sapere e ricordare che sono la mancanza di solidarietà, le decisioni non rispettate in materia di rilocalizzazione e l'assenza di politiche di integrazione e di accoglienza a rendere il fenomeno migratorio ingovernabile. Quindi faccio appello agli Stati membri affinché concretizzino quello che è il più grande principio della solidarietà.

 
  
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  Kosma Złotowski (ECR). – Szanowni Państwo! Nie po raz pierwszy rozmawiamy tutaj o Calais, ale za każdym razem, kiedy o tym rozmawiamy, sytuacja tam na miejscu jest gorsza. Ale dlaczego? No dlatego, że nie przestrzegamy naszych własnych zasad. Czy legalne jest napadanie na ciężarówki? Nie, ale oni to robią, robią to co dzień. A policja? Policja nic nie robi.

Pani poseł była łaskawa wspomnieć o tym, że musimy wypracować program integracyjny dla imigrantów. To prawda – musimy, ale tacy imigranci, którzy w ten sposób się zachowują, powinni być integrowani w więzieniach.

Jeżeli nie przestrzegamy swoich własnych zasad, to potem borykamy się z tym, co mamy. Mówi pani, że to jest mur hańby, który budują Brytyjczycy. A dlaczego rozsądny rząd miałby kogoś, kto się tak zachowuje, wpuszczać do siebie? Dlaczego miałby to robić?

Prawo, które jest, powinno być przestrzegane, i to powinien być dzisiaj nasz apel do francuskiego rządu.

 
  
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  Matthijs van Miltenburg (ALDE). – De situatie in Calais is onhoudbaar geworden. Onhoudbaar voor de duizenden vluchtelingen, onhoudbaar voor de lokale bevolking en ook onhoudbaar voor de transportsector. Ik steun het plan van de Franse overheid voor de ontmanteling van de Jungle, maar dat betekent echter geen structurele oplossing. Om nieuwe jungles in Europa te voorkomen moet er een beter Europees asiel- en migratiebeleid komen, moeten Europese landen, lidstaten, Europese afspraken loyaal en snel uitvoeren. Daarnaast is solidariteit nodig. In dat licht, in het licht van solidariteit, wil ik de Britse regering verzoeken om een aandeel te nemen in de opvang van vluchtelingen uit Calais en daarbij denk ik vooral aan de alleenreizende kinderen die familie in het Verenigd Koninkrijk hebben. Alle lidstaten, inclusief het Verenigd Koninkrijk, hebben een verantwoordelijkheid. Neem die verantwoordelijkheid dan ook.

 
  
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  Tomáš Zdechovský (PPE). – Pane předsedající, já bych prvně chtěl trošku snížit emoce a jít trošku do pragmatického pohledu na celé řešení. Toto léto jsem měl možnost s výborem LIBE navštívit uprchlické tábory v okolí Calais. A i když jsem o této slavné džungli slyšet mnohokrát, to, co jsem tam viděl, mě neskutečně šokovalo a překvapilo. Ten stav byl ještě hroznější a hnusnější, než si dokáže kdokoliv z vás představit. Je to nejhnusnější uprchlický tábor, který jsem v životě viděl. A dámy a pánové, já jsem projel tábory napříč celou Evropskou unií.

V džungli jsou na denním pořádku různé konflikty. Nálada na bodu mrazu. A jednotlivé národnosti zde bojují o dominantní postavení. Nejen, že zde každý den zasahuje policie, ale často jsou i žádáni lékaři, aby ošetřili zranění. Celkové podmínky pro život v této džungli jsou naprosto otřesné.

Dámy a pánové, oficiální statistiky mluví o tom, že nikdo neví, kolik v džungli vlastně žije lidí. Neziskové organizace to odhadují na 4, 6, 8 nebo 9 tisíc. Ale tito lidé mají společný sen. Dostat se do Velké Británie. Je třeba si nalít čistého vína. Většina těchto lidí se tam nikdy nedostane a nemůže se tam dostat, protože to jsou ekonomičtí migranti. To jsou lidé, kterým by měl být zamítnut azyl.

A poslední věc, kterou bych chtěl říct, pane předsedající, je ta, že François Hollande se věčně vymlouvá na Evropskou unii. Ale řešení není na Evropské unii, ale je na Françoisi Hollandovi.

 
  
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  Sylvie Guillaume (S&D). – Monsieur le Président, la situation humanitaire à Calais mérite mieux que les propos haineux et démagogiques que nous entendons parfois ici ou là. Je suis heureuse que le débat d'aujourd'hui ait été maîtrisé, du moins à quelques exceptions près, parce que cette situation, effectivement, n'est tenable ni pour les migrants, ni pour les habitants de Calais, ni pour les travailleurs.

Je voudrais insister sur trois points.

Premièrement, il faut trouver des solutions durables. Cette situation à Calais n'est pas nouvelle, mais elle est, depuis la fermeture ratée de Sangatte en 2002, rendue considérablement difficile par le nombre de personnes présentes. Il faut donc trouver des solutions durables, c'est pourquoi l'État français a décidé du démantèlement entier, d'ici à la fin de l'année, de manière à lancer les signaux clairs qui jusqu'à présent ne l'avaient jamais été en ce sens.

Deuxièmement, ce démantèlement doit avoir lieu en donnant des perspectives. Nous parlons ici de protection internationale et de mise à l'abri, y compris des mineurs non accompagnés, qui sont dans des situations insalubres. J'en profite pour dire à Nathalie Griesbeck et à Marie—Christine Vergiat qu'il y aurait en ce moment plus de pénurie de personnes pour passer au Royaume—Uni que de trop-plein, donc les mineurs peuvent passer dans le cadre du regroupement familial au Royaume—Uni. Ce démantèlement doit se faire avec responsabilité et de façon ordonnée, avec humanité et dignité, ce qui se traduit par l'accueil des personnes dans des locaux à taille humaine et avec l'accompagnement social et administratif adapté. C'est cela apporter des solutions concrètes.

Troisièmement, il faut continuer de se battre pour que des solutions nationales et européennes coexistent, car c'est la seule clé possible. La situation à Calais ne se résoudra pas juste en renégociant les accords du Touquet, avec toutes les incertitudes liées aux deux ans de préavis – Françoise Grossetête n'est pas là pour l'entendre et je le regrette. C'est donc un devoir d'exemplarité et de répartition entre ce que nous demandons avec les États membres de l'Union européenne et au moment même où trop souvent ceux-ci tournent le dos à la solidarité européenne, comme en témoigne le référendum de Viktor Orbán ce week-end.

 
  
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  Inés Ayala Sender (S&D). – Señor Presidente, agradezco las recomendaciones de la Comisión, pero expreso también una preocupación creciente. Desde el principio, hace meses, dijimos que la relación entre la crisis de los refugiados y las vías de movilidad y transporte europeas había que abordarla de una manera holística, y no por acción-reacción y siempre demasiado tarde.

Había que dar solución al problema humanitario de familias y menores solos, perdiendo la vida y la salud, mediante los corredores humanitarios seguros que venimos demandando, y así ordenar la llegada y evitar las aglomeraciones inhumanas tanto en las playas del sur como en las fronteras del este y del norte, como el caso de Calais. No se hizo. Y ahora hay que hacer frente a un empeoramiento de la situación que amenaza con colapsar uno de los ejes fundamentales de la economía europea: la libre circulación de bienes, servicios y personas.

Y es bien triste que desde el transporte no hemos sido capaces de anticiparnos al problema humano y humanitario y sí reaccionamos cuando afecta a la economía. Bien: hagamos de la necesidad virtud. Y, a diferencia de lo que se hizo desde el año 2000 en los países del sur, es preciso reconocer cuanto antes que Calais es un problema europeo, que exige actuar con políticas europeas y no dejar al Gobierno francés y a los habitantes de Calais abandonados a su suerte.

Urge, señora Bulc, proteger a nuestros camioneros y evitarles situaciones límite de violencia y desesperación frente a las que están solos, y también urge aplicar políticas europeas de acogida e integración a unos colectivos que están entre nosotros y a los que necesitamos también para el relevo generacional en el transporte. Los necesitamos, señora Bulc.

 
  
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  Agnes Jongerius (S&D). – Dit debat komt op het moment dat de Franse president heeft aangekondigd dat hij het kamp gaat sluiten voor het einde van het jaar. Hij heeft gezegd: “Dat ga ik op een humane manier doen zodat de vluchtelingen ook netjes asiel kunnen aanvragen”. Wij zullen hem daar natuurlijk scherp aan houden. Maar wachten tot het einde van het jaar is voor heel veel chauffeurs eigenlijk niet meer mogelijk. Ik ben verbaasd dat de Commissie zegt: “Wacht maar, begin volgend jaar in het voorjaar komt er een brief van de Commissie over de situatie in het vervoer”. Ik denk dat we ervoor moeten zorgen dat chauffeurs, zolang hun veiligheid in het geding is, over andere routes naar Calais kunnen rijden zonder dat hun bazen hen daarop aanspreken. Ik denk dat het garanderen van je veiligheid geen werkweigering is. Alle chauffeurs hebben recht op een veilige tocht, zoals asielzoekers ook recht hebben op een veilige procedure. Ik vraag de Commissie meer ambitie om juist de werknemers die getroffen worden door de onveilige situatie bij Calais, te beschermen.

 
  
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  Gilles Pargneaux (S&D). – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, la situation humanitaire dans le camp de Calais est catastrophique, on l'a dit. La première erreur qui a conduit à cette situation a été le démantèlement, en 2002, du centre de Sangatte géré par la Croix-Rouge. La seconde erreur a été, avouons-le, l'accord du Touquet en 2003. Depuis, nous avons cette situation où le camp s'est développé pour atteindre aujourd'hui 7 000 personnes fuyant la guerre et la misère, avec l'objectif de rejoindre leur famille au Royaume-Uni.

Face à cette situation humanitaire, l'inflexibilité du Royaume-Uni a fait de Calais une impasse pour de nombreux réfugiés. Et, face à ces drames humains, l'Union européenne n'a pas su prendre ses responsabilités. Dans un tel contexte, la France a été livrée à elle-même dans la gestion de ce dossier.

Le président de la République, lors de sa venue à Calais, a cependant présenté un ensemble de mesures de relocalisation des réfugiés du camp de Calais, qui vont dans le bon sens. Il s'est engagé à offrir aux 80 % des 7 000 réfugiés pouvant prétendre à l'asile une mise à l'abri dans des centres d'accueil.

Par conséquent, Madame la Commissaire, il faut que l'Union européenne fasse preuve de solidarité à l'égard de Calais et accompagne cette relocalisation de financements européens, notamment dans le cadre du fonds pour l'asile, la migration et l'intégration. Il s'agit là, je crois, d'une urgence, nous le constatons tous, au regard du débat que nous venons d'avoir. Par rapport à l'ampleur de cette crise des réfugiés en Europe ou encore dans les pays voisins de la Syrie, la situation de Calais n'est pas insurmontable.

Agissons, Madame la Commissaire, Monsieur le Commissaire, pour permettre, avec la France, de donner une réponse humanitaire à cette situation dramatique.

 
  
 

Διαδικασία «Catch-the-Eye»

 
  
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  Krzysztof Hetman (PPE). – Panie Przewodniczący! Szanowni Państwo! Sytuacja w Calais jak w soczewce pokazuje problem nierozwiązanego kryzysu migracyjnego w Unii Europejskiej, generalnie w Europie. Z jednej strony mamy dramat tych emigrantów, którzy w tragicznych warunkach przebywają w tym obozie i w jego okolicach, bo przecież nie możemy powiedzieć, że wszyscy są tam przestępcami i chcą w sposób nielegalny dostać się do Wielkiej Brytanii.

Z drugiej strony mamy dramat kierowców samochodów ciężarowych, którzy narażają swoje zdrowie i życie, aby bezpiecznie przewieźć towary. Dla mnie absolutnie nie do zaakceptowania jest nakładanie kar finansowych na kierowców samochodów ciężarowych za to, że na pokładzie ich samochodów znajdą się nielegalni imigranci. Nie może być tak, że na przedsiębiorców będzie przenosiło się ciężar w sytuacji, w której administracja nie potrafi sobie z tym poradzić. I na koniec chciałbym powiedzieć, przysłuchując się tej dyskusji, że potrzebujemy więcej pragmatyzmu, a mniej ideologii w tej sprawie, bo inaczej nie rozwiążemy tego problemu.

 
  
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  Christine Revault D'Allonnes Bonnefoy (S&D). – Monsieur le Président, je voudrais revenir sur le plan national d'accueil des réfugiés, qui a été mis en place par le gouvernement, et qui fait qu'aujourd'hui, il y a déjà 10 000 réfugiés qui sont relocalisés dans des villes solidaires. Donc, oui, il y en a en France, et il n'y a pas uniquement ces responsables politiques qui refusent honteusement toute solidarité. Il fallait le rappeler!

Je voulais parler aussi du secteur des transports et rappeler ce que fait le gouvernement français qui, non, ne fait pas rien, mais agit. Les incidents contre les chauffeurs routiers sont en baisse grâce aux mesures de sécurité qui ont été prises. Un fonds d'indemnisation de quatre millions d'euros a été mis en place pour aider les entreprises touchées. De fait, ce sont plutôt les délais d'attente, dus au contrôle des frontières, qui engendrent le plus de coûts – délais que les transporteurs connaîtraient en permanence si Schengen venait à disparaître.

Contrairement à ce que prétendent certains avec grande hypocrisie, la fermeture des frontières n'est pas la solution miracle à tous nos problèmes. Le mur construit à la demande du gouvernement britannique en est l'exemple. C'est une panacée dangereuse qui fait écho aux effets désastreux des murs érigés en Europe, comme à Berlin, ou plus récemment en Hongrie. Au lieu de donner l'illusion d'agir, le gouvernement actuel avance à Calais avec humanité et dignité, dans le plein respect du droit européen et international.

 
  
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  Marek Jurek (ECR). – Panie Przewodniczący! Kierowcy w Calais, również polscy kierowcy, padają ofiarą przemocy i agresji. My mamy obowiązek zapewnić tym ludziom bezpieczny powrót do domu, bezpieczeństwo ich rodzinom, a ich firmom musimy również zapewnić dochody, które im się po prostu należą, które są im potrzebne do życia.

Natomiast co mamy zrobić jako Unia Europejska? Przede wszystkim nie przeszkadzać państwom, które chronią nas przed nielegalną imigracją. Przecież na tej sali wczoraj parokrotnie słyszeliśmy – i to się znowu powtarzało dzisiaj – ataki na Węgry za to, że bronią one nie tylko swoich granic, ale również granic Unii Europejskiej. Tutaj padła taka wypowiedź, że Calais to jest Europa. Tak, to jest obraz Europy, ale nie dzisiejszej, lecz tej, która nadchodzi. Jeżeli naprawdę nie zmienimy polityki migracyjnej i władz Unii Europejskiej, które odpowiadają za ten kryzys, to będziemy mieli 10, 20 i 50 takich miejsc jak Calais, nie jedno.

 
  
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  Илхан Кючюк (ALDE). – Условията за живот в лагера край Кале са неприемливи и нечовешки. Ситуацията е равносилна на хуманитарна катастрофа. Мигрантите и бежанците нямат достъп до основни нужди, течаща вода и храна, и са изложени на риск от различни заболявания. Липсват всякакви закони. Неслучайно лагерът край града е известен като „джунглата“.

В тази връзка смятам, че решението на френските власти да премахнат лагера до края на годината представлява краткосрочно решение, защото обитателите му биха се преместили на друго място в рамките на Европейския съюз. В последните години редица такива временни лагери се създадоха на територията на Европа и тяхното съществуване е ясен знак, че не можем да намерим устойчиво решение на миграционните вълни.

Също така призовавам властите във Великобритания да съдействат в пълна степен и да изпълнят поетите ангажименти, за да ускорят прехвърлянето на децата бежанци от мигрантските лагери. Затварянето на лагера в Кале може да доведе до несигурност за оцеляването на живеещите там стотици деца и Европейският съюз не трябва да позволява това да се случи.

 
  
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  Josu Juaristi Abaunz (GUE/NGL). – Señor Presidente, «la Jungla» es una vergüenza y sus responsables son las autoridades francesas y europeas, no las personas migrantes y refugiadas.

La Comisión ha dicho que quiere aportar soluciones viables y sostenibles. Que quiere mejorar las condiciones de vida de las personas migrantes, y en realidad lo que ha hecho es retratar todo lo que no han hecho hasta ahora y eso, entre otras cosas, alimenta en mi opinión el discurso xenófobo que también padecemos aquí.

Como ha dicho mi colega Vergiat, este no es un problema de transporte y, por supuesto, desmantelar «la Jungla» no lo resuelve. Hemos visto ya muchos desmantelamientos en «la Jungla».

Señor Comisario: no puede decir con esa ligereza que las medidas europeas han reducido notablemente el flujo de personas, porque parece en realidad que se esté lavando las manos. Estas personas siguen muriendo en el camino hacia Europa, señor Comisario, y quienes no lo consiguen malviven y mueren tras nuestros pactos y muros.

 
  
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  Kristina Winberg (EFDD). – Herr talman! Vi kan ju fråga oss vart kommissionär Avramopoulos tog vägen. Han hade sitt anförande på tio minuter; sedan försvann han som en avlöning. Det är klart, med en avlöning på 300 000–400 000 i månaden behöver man kanske inte sitta här och lyssna på vad vi har att säga. Och som sagt, det är ingen debatt vi för; vi får inte ens ta blått kort för vi ligger sent i tiden.

Vi hörde här att man pratar om ensamkommande barn i Calais, och man pratar om tusen, flera tusen – man verkar ha ordning på hur många det egentligen är. Men vet vi det? Är det någon som vet det? Enligt Dublinförordningen, ska man inte bli registrerad i det första, säkra landet man kommer till? Är det inte det vi har förordningen till? Varför är det så att de inte vill vara kvar i Frankrike? Kan det vara så att det är bättre förmåner i Storbritannien? Det kan vara så, kanske.

Jag tänkte också på att Avramopoulos sa att vi ska minska migrantflödena till Europa. Då ställer jag mig frågan: Hur ska han lösa det, med tanke på att vi snart får stänga våra gränskontroller?

 
  
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  Ελευθέριος Συναδινός (NI). – Κύριε πρόεδρε, η ζούγκλα στο Καλαί είναι η γαλλική έκδοση της Ειδωμένης. Η κατάσταση για τους πρόσφυγες, αν και λίγοι στον αριθμό, σε σύγκριση με τους λαθρομετανάστες είναι τραγική. Ακόμα τραγικότερη, όμως, είναι η κατάσταση των κατοίκων της περιοχής όπου η ζωή και η περιουσία τους τίθεται καθημερινά σε κίνδυνο. Οι οδηγοί φορτηγών που μεταφέρουν εμπορεύματα από το Καλαί στη Μεγάλη Βρετανία έχουν απελπιστεί και πολλοί εξ αυτών είναι δικαίως εξαγριωμένοι.

Η κατάσταση είναι εκτός ελέγχου και η γαλλική κυβέρνηση του Ολάντ, όπως και η ελληνική κυβέρνηση, επιρρίπτει ευθύνες στην τοπική αυτοδιοίκηση του Καλαί και στους πολίτες που αντιδρούν. Τελικά, το τραγικότερο όλων, στα όρια του παραλόγου είναι να χαρακτηρίζεις ρατσιστή και ξενοφοβικό όποιον προσπαθεί να διασώσει την εθνική του υπόσταση και το βιός του από τις ορδές των λαθρομεταναστών.

Όσοι στο Κοινοβούλιο μιλούν με τρεμάμενη φωνή ζητώντας την επίδειξη αλληλεγγύης και ανθρωπισμού, ας επιδείξουν τον ίδιο ζήλο προασπιζόμενοι το συμφέρον των Ευρωπαίων πολιτών. Για αυτό το λόγο έχουν εκλεγεί, εξάλλου, μην το ξεχνούν.

 
  
 

(Λήξη της διαδικασίας «Catch-theEye»)

 
  
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  Violeta Bulc, Member of the Commission. – Mr President, honourable Members, thank you for this debate. It shows again the complex challenges related to the migration crisis we are called to tackle together. The transport sector has been affected by the migration crisis, that is a fact, and whilst the situation in Calais has the highest visibility, it is also important to remember that this problem is not unique. It also affects ferries between Greece and Italy.

We welcome the joint initiatives of the UK and France over the last year that have improved the security at the Eurotunnel and provided practical solutions to the immigration pressure. The underlying problem that is really fuelling the situation is the role that organised criminals are playing in human trafficking, but allow me to clarify how the Commission is addressing the humanitarian crisis in Calais.

Let me stress one more time that preventing migrants from physically boarding goods vehicles is a national police competence. The Commission has no authority in this matter. The Commission has adopted, and helped France, with two emergency assistance grants of nearly EUR nine million under the Asylum, Migration and Integration Fund (AMIF). Since 2014: EUR 3.8 million for the setting up and running of the emergency day accommodation centre for irregular migrants in Calais; EUR 5.1 million in relation to the sanitation and humanitarian reception conditions to care for the irregular migrants present in Calais, and with EUR 1.68 million emergency assistance under ISF—Borders for strengthening security efforts and checks at the Channel Tunnel.

In the long-term perspective up to 2020, France has been allocated nearly EUR 430 million in the framework of the Asylum, Migration and Integration Fund and EUR 177 million under the Internal Security Fund for border management and police and security-related actions. Within this financial framework, EUR 85 million were earmarked for actions in the area of return of irregular immigration, improving detention conditions and returns management and an increased information campaign. Let me also stress that EUR 413.4 million were earmarked for the UK for the period covering 2014-2020.

On the issue of minors in Calais which was raised, indeed thousands of minors pass through Calais. According to French law they are legally staying, they cannot be returned, and should obtain appropriate support from the French authorities. However, a significant number of unaccompanied minors do not want to be lodged in the available structures and continue living in the camp or leave shortly after having been taken in charge because they want to reach the United Kingdom illegally. In essence, the French authorities cannot oblige unaccompanied minors to remain in the foyers. This issue is indeed very difficult; one of the main priorities there, as minors are prone to exploitation.

When dealing with the migration crisis, the Commission pursues a comprehensive approach at all levels, from tackling the root causes of migration to management of the flows at the borders. The Commission is working to implement the European Agenda on Immigration. This will help Member States to better manage all aspects of migration. But let me say I do share your frustration over the day-to-day reality. I was there myself, I met the drivers, I crossed the Channel with them, and since then I am even more convinced that only a comprehensive and systematic approach can offer a sustainable solution; the Commission is doing exactly that.

 
  
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  Πρόεδρος. – Η συζήτηση έληξε.

Γραπτές δηλώσεις (άρθρο 162)

 
  
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  Dominique Bilde (ENF), par écrit. – Le «démantèlement» de la jungle de Calais est un détournement de l’attention du public. Plutôt que de placer les «migrants» dans des charters comme cela devrait être fait, le Président Hollande soutient la construction de Calais miniatures sur l’ensemble du territoire français, à l’exception de la Corse trop indocile.

Évidemment, ces petits Calais en gestation sont appelés à s’agrandir considérablement. En Australie, il n’y a pas de camps puisque les bateaux chargés de «migrants» sont abordés puis ramenés chez eux. En France, il y a des camps et il continuera à y en avoir avec les politiques menées par le gouvernement et voulues par l’Union européenne, laquelle assume vouloir des migrations dites de «remplacement» en raison du prétexte fallacieux de la faible natalité de l’Allemagne ou de l’Italie.

Pour ne plus voir de situation calaisienne en France, il faut en finir avec une logique mortifère d’accueil inconditionnel à l’autre imposée par les politiques européennes et le lobbying d’associations subventionnées de l’extérieur pour abolir les frontières nationales.

 
  
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  Kinga Gál (PPE), írásban. – Uniós döntéshozóként elsődleges felelősségünk polgáraink védelme. Ezért mindent meg kell tenni annak érdekében, hogy munkájukat végző sofőrök, akik Calais-nál kell áthaladjanak, ne legyenek kitéve fizikai erőszaknak, ne kelljen rettegniük, hogy felkapaszkodik-e valaki illegálisan kamionjukra. Sajnos magyar kamionsofőrt is ért súlyos fizikai bántalmazás Calais-ban, az ő esete intő jel kell, hogy legyen: nem lehetnek jogon kívüli zónák az Unió tagállamaiban, nem történhet meg, hogy nem tudjuk megvédeni saját polgárainkat. Nem történhet meg, hogy nem tudjuk fenntartani a törvényes rendet. A Calais-nál kialakult állapotok veszélyeztetik az Unió legalapvetőbb vívmányát, az uniós polgárok és áru szabad mozgását. Ezért felszólítom a Bizottságot, hogy ezeket a kérdéseket, a Calais-i helyzetet kezelje kiemelten, mert ez az igazi jogállamisági kérdés, itt várnak konkrét lépéseket az Unió polgárai.

 
  
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  Michela Giuffrida (S&D), per iscritto. – Quello che sta succedendo a Calais è preoccupante. A Calais c'è forse il più grande campo profughi dell'UE, ma io vengo da una regione in cui un'intera isola è trasformata in un campo, solo che noi la chiamiamo di accoglienza. La Francia si scopre oggi terra di confine, quello che la Sicilia è da sempre. Si misura adesso con la necessità di distribuire i profughi in altri comuni del paese e con la reticenza di sindaci e cittadini, si scontra con il bisogno di redistribuire i profughi tra i paesi UE e con l'opposizione degli altri Stati, sperimenta la chiusura delle frontiere del suo dirimpettaio, il Regno Unito.

Non sono situazioni facili, ma le ruspe e lo sgombro forzato non sono la soluzione. Sarebbe gravissimo cadere nel ricatto dei populisti solo per paura di un appuntamento elettorale troppo vicino. Non possono essere le persone, soprattutto i bambini, le vittime non solo delle guerre da cui scappano, ma anche di una battaglia politica.

 
  
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  Afzal Khan (S&D), in writing. – Over 600 unaccompanied children who are trapped in the Calais jungle will be made homeless by Christmas. These children face human traffickers, police violence, sexual abuse and even death trying to reach the UK in a desperate hope for a safe and better future. It is now more urgent than ever for the UK government to get these children to safety. But the situation at the camp is driven by a lack of intervention on both sides of the Channel. Since there is no legal recognition of the camp, there is no formal registration of children. Since there is no official agency operating at the camp, no one knows what actually happens to these children. According to NGOs, nearly half of them have the right to come to the UK. Yet the UK Government fails to act. Only around 50 children were brought to the UK under the EU’s Dublin regulation and NOT ONE child has been relocated under the Dubs amendment. I implore the UK Government to uphold the rule of law and bring these children to safety before the upcoming demolition of the Camp. Britain must step up and show leadership in the face of this humanitarian crisis.

 
  
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  Elżbieta Katarzyna Łukacijewska (PPE), na piśmie. – Szanowni Państwo, chciałabym wyrazić swoje zaniepokojenie w związku z sytuacją, jaka dotyka kierowców w Calais. Od dawna docierają do nas niepokojące informacje, że bezpieczeństwo przewoźników jest zagrożone. Z danych brytyjskiej organizacji Road Haulage Association wynika, że polscy przewoźnicy należą do jednej z najliczniejszych grup podróżujących do Anglii promami. Kierowcy padają ofiarami migrantów, którzy koczują od kilku miesięcy w obozowisku w Calais. Migranci szturmują tiry, stawiając barykady na drogach, zmuszając tym samym kierowców do zatrzymania się. Wszelkie próby nielegalnego przewozu migrantów są surowo karane przez brytyjskich i francuskich celników. Sytuacja jest o tyle poważna, że zachowania migrantów wobec kierowców przybierają coraz częściej formę ataków, których skutki mogą okazać się tragiczne. Wzywam wszystkich Państwa do wypracowania rozwiązań, które zapewnią przewoźnikom bezpieczeństwo pracy przy jednoczesnym zachowaniu ciągłości dostaw.

 
  
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  Louis-Joseph Manscour (S&D), par écrit. – Depuis plusieurs années, le nombre de migrants présents à Calais n’a cessé d’augmenter. La crise migratoire qui sévit actuellement en Europe n’a fait qu’aggraver cette situation. Aujourd’hui environ 7000 migrants vivent dans des conditions déplorables sur le «camp de la lande» et à Grande-Synthe.

Dans ce contexte, les autorités françaises, agissant avec responsabilité et dignité, proposent des mesures de long terme, afin de fermer définitivement le camp calaisien d’ici à la fin 2016. Elles procèdent notamment à un recensement des places disponibles sur le territoire français pour ouvrir des centres permettant l’accueil de 9000 migrants. La répartition de ces migrants vise à leur offrir des conditions de vie décentes.

Enfin, suite au dernier sommet franco-britannique, la Grande Bretagne a augmenté son soutien financier de 22 millions d’euros notamment pour l’admission sur son territoire des mineurs non-accompagnés portant son effort financier à 100 millions d’euros.

 
  
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  Νότης Μαριάς (ECR), γραπτώς. – Στο Calais επικρατεί το αδιαχώρητο όπως συνέβαινε στην Ειδομένη και όπως συμβαίνει στα νησιά του Ανατολικού Αιγαίου. Στην περίπτωση όμως του Calais, η ΕΕ αποφασίζει να δράσει γιατί η κατάσταση απειλεί την κίνηση των φορτηγών, άρα το εμπόριο. Δεν πράττει όμως το ίδιο και για την αποσυμφόρηση των νησιών του Ανατολικού Αιγαίου από τους πρόσφυγες και τους παράνομους μετανάστες. Το αντίθετο μάλιστα, καθώς με πρόσφατη δήλωση της Επιτροπής οι Βρυξέλλες εξέφρασαν την αντίθεσή τους στη μετακίνηση μέρους των 14.000 προσφύγων και παράνομων μεταναστών από τα νησιά του Ανατολικού Αιγαίου στην Ηπειρωτική Ελλάδα. Στο Calais, η Γαλλία καταλαβαίνει τι βιώνουν τα νησιά του Ανατολικού Αιγαίου στο σύνολό τους. Είναι προφανές και το έχω τονίσει πολλές φορές ότι η κρίση δεν θα περιοριστεί στις περιοχές που φιλοξενούνται σήμερα οι πρόσφυγες και οι παράνομοι μετανάστες. Η κατάσταση στο Calais επηρεάζει ήδη τις συγκοινωνίες μεταξύ Γαλλίας και Ηνωμένου Βασιλείου. Όπως στην περίπτωση του Calais αλλά και στην περίπτωση της Ελλάδας, τα κράτη-μέλη της Ευρωπαϊκής Ένωσης πρέπει να λειτουργήσουν συντονισμένα και αλληλέγγυα. Αυτό σημαίνει να λειτουργήσει ο μηχανισμός μετεγκατάστασης προσφύγων από Ελλάδα και Ιταλία σε άλλα κράτη-μέλη της ΕΕ, να υπάρξουν επαναπροωθήσεις των παράνομων μεταναστών και φυσικά να δοθεί χτύπημα στα κυκλώματα των διακινητών.

 
  
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  Tokia Saïfi (PPE), par écrit. – La crise migratoire actuelle met l'Europe au défi. Le défi de la solidarité d'abord: solidarité envers ces populations qui fuient la guerre et qui se rassemblent en masse dans des conditions de vie indignes de notre continent, malgré les efforts des associations et des élus locaux, comme c'est le cas à Calais. Mais aussi solidarité envers les habitants et les entreprises de ces communes du Calaisis qui subissent avec calme et dignité les conséquences désastreuses d'une situation dont elles ne sont en rien responsables.

Pour apporter une réponse durable, l'Union européenne doit donc répondre parallèlement au défi de l'efficacité dans le contrôle de ses frontières. Il est en effet aberrant que la seule frontière véritablement étanche en Europe se situe entre la France et la Grande-Bretagne, et passe par Calais! D'autant qu'avec la sortie de la Grande-Bretagne, le littoral des Hauts-de-France devient une frontière externe de l'Union européenne, et que celle-ci ne peut accepter plus longtemps qu'un État membre assure seul et sur son territoire les contrôles pour le compte d'un État tiers. Je souhaite donc que les accords du Touquet soient rapidement renégociés, et que l'Union européenne soutienne cette démarche.

 
  
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  Davor Škrlec (Verts/ALE), napisan. – Calais je jedno od žarišta europske migrantske krize koje godinama predstavlja okupljalište za one izbjeglice i migrante koji pokušavaju prijeći kanal La Manche i ući u Ujedinjeno Kraljevstvo. Mjesto je u središtu političkih rasprava i u Francuskoj i u Velikoj Britaniji, a simbol je lošeg stanja u kojem žive tisuće ljudi. Trenutačno se u migrantskom kampu nalazi oko 10 000 ljudi koji u bijegu pred ratom i siromaštvom ovdje čekaju mogućnost da se domognu Velike Britanije. Dodatno otežanu okolnost predstavlja sigurnost putnika koji prolaze tim pravcima jer se migranti često pokušavaju na silu ukrcati na vozila koja se prevoze trajektom ili željezničkim tunelom pa time znatno utječu na funkcioniranje prometnog sektora uzrokujući česte odgode ili prekide u prometu, pa čak i prometne nesreće. Lokalni stanovnici, putnici koji koriste lokalne luke i tunel nezadovoljni su trenutačnom situacijom jer otežava redovitost putovanja te i samu sigurnost putovanja budući da su pojedini migranti počeli s nasilnim metodama borbe za svoja prava. Zabrinjava me trenutačna situacija i pozivam na čim brže rješavanje ovog problema kako bi se svim stranama omogućio normalan život: putnicima neometan promet, a migrantima pomoć u svim potrebnim oblicima.

 
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