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Procedură : 2016/0197(COD)
Stadiile documentului în şedinţă
Stadii ale documentului : A8-0296/2016

Texte depuse :

A8-0296/2016

Dezbateri :

PV 23/11/2016 - 15
CRE 23/11/2016 - 15

Voturi :

PV 24/11/2016 - 8.4
Explicaţii privind voturile

Texte adoptate :

P8_TA(2016)0447

Dezbateri
Miercuri, 23 noiembrie 2016 - Strasbourg Ediţie revizuită

15. Asistență macrofinanciară pentru Iordania (dezbatere)
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PV
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  Presidente. – L'ordine del giorno reca la relazione di Emmanuel Maurel, a norma della commissione per il commercio internazionale, sulla proposta di decisione del Parlamento europeo e del Consiglio relativa alla concessione di ulteriore assistenza macrofinanziaria a favore del Regno hascemita di Giordania

(COM(2016)0431 - C8-0242/2016 - 2016/0197(COD)) (A8-0296/2016)

 
  
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  Emmanuel Maurel, rapporteur. – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, comme vous le savez toutes et tous, la Jordanie est l'une des premières victimes collatérales du chaos syrien et, à ce titre, elle est confrontée à des défis considérables qui, s'ils n'étaient pas surmontés, créeraient une situation d'instabilité encore plus grande.

Je ne reviendrai pas sur ce qui se passe en Jordanie, mais les conséquences économiques et sociales de ce qui se passe autour de ce pays sont évidemment considérables. Le tourisme a chuté brutalement, l'exportation est ralentie parce que les débouchés commerciaux naturels de la Jordanie, que sont la Syrie et l'Iraq, sont totalement dévastés, la croissance est en berne, le chômage a explosé. Nous avons donc un pays qui est à la fois stable politiquement, mais en grande difficulté économiquement et socialement.

En dépit de cela, la Jordanie doit faire face à un autre défi, un défi colossal et considérable, celui d'accueillir par centaines de milliers des réfugiés venant de ces pays en guerre, qui fuient les persécutions et la misère. Je rappelle qu'en Jordanie, les réfugiés sont moins dans des camps que dans les villes, où les autorités jordaniennes essaient de les insérer, de leur permettre de travailler, et tout cela avec beaucoup de dignité. Cela devrait interpeller ceux d’entre nous qui connaissent un peu la situation de ce pays, en tant qu’Européens également confrontés à cette crise des réfugiés, mais avec des réponses qui tardent parfois à venir et en tout cas une générosité dont nous ne faisons pas vraiment preuve.

Ainsi, face à cette situation exceptionnelle, les institutions européennes ont évidemment décidé de porter une aide, un secours à la Jordanie via ce que l'on appelle une "aide macrofinancière" (AMF). Bien sûr, il y a d'autres moyens pour aider ce pays, ce n'est pas le seul. D'ailleurs, la Commission travaille à une flexibilisation des règles d'origine pour les produits jordaniens et l’on évoque éventuellement la négociation d'un accord commercial qui soit à la fois asymétrique et progressif. Mais en tout cas, au sein de la commission INTA, nous avons discuté de cette aide macrofinancière et nous sommes parvenus à un premier accord.

Il y avait des éléments techniques puisqu'il fallait accepter des modifications introduites par le Conseil sur le texte de la Commission – cela ne nous a pas pris beaucoup de temps – mais évidemment, nous avons surtout parlé du montant. Il y a eu une unanimité au sein de la commission INTA, droite et gauche confondues, pour essayer de proposer un montant bien supérieur à celui suggéré par la Commission, qui n'était que de 200 millions d'euros. Il y a eu un débat intéressant. Nous estimions que les besoins de financement des Jordaniens étaient importants et que l'Europe avait largement les moyens de les aider. Il y a eu un débat, une discussion. Je remercie d'ailleurs Bernd Lange, président de la commission INTA, qui a beaucoup œuvré pour trouver un compromis. Nous sommes finalement parvenus à un compromis que j'estime acceptable, puisqu'il y aurait une première tranche de 200 millions d'euros qui seraient décaissés immédiatement mais avec la promesse, ou en tout cas l'engagement de la Commission, de faire de même au cours de l'année suivante. Voilà ce que propose ce rapport.

À titre personnel, je souhaite toutefois réitérer deux demandes que j'ai inscrites dans l'exposé des motifs. D'abord, je pense que la Commission doit faire preuve d'intelligence et de flexibilité dans les modalités de ce que l'on appelle "le protocole d'accord", c'est-à-dire qu'elle négocie avec les autorités jordaniennes et ne soit pas obsédée par les réformes structurelles dont le rythme serait trop hâté. Mais il ne faut surtout pas oublier que l'AMF n'est qu'un prêt; ce ne sont pas des dons. À un moment, à l'instar de ce que nous avions fait quand nous avions eu le débat sur la Tunisie avec Mme de Sarnez qui en était la rapporteure, il faudra évidemment que nous nous interrogions sur la renégociation de la dette jordanienne, qui risque d'être très importante dans l'avenir.

Voilà, chers collègues, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Président, je tiens évidemment à remercier tous les rapporteurs fictifs qui, sur ce sujet, ont été très actifs et déterminés pour que le Parlement européen parle d'une seule voix sur un sujet qui est important, puisqu'il s'agit de l'avenir des pays de notre voisinage immédiat.

 
  
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  Jyrki Katainen, Vice-President of the Commission. – Mr President, let me first thank the rapporteur, Mr Emmanuel Maurel, and the Committee on International Trade (INTA) for their valuable work on this report. I also thank the Committee on Foreign Affairs (AFET) and the Committee on Budgets (BUDG) for their support.

As you know, Jordan is among those partner countries facing enormous political and economic challenges due to the regional conflict and the influx of more than one million Syrian refugees. The intensification of the conflicts in Syria and Iraq led to a deterioration of the macroeconomic situation in Jordan in 2015, with trade, the tourism sector and the gas supply being particularly affected. It is in this broader context of regional conflict and with every intention of supporting Jordan and its people during this difficult time that the Commission submitted its proposal for the macro—financial assistance operation.

The international community has continued to fully support Jordan in this difficult situation and pledged about EUR 10 billion at the so-called London Conference in February 2016 for countries most affected by the Syrian refugee crisis. At this conference the EU pledged EUR 2.4 billion including a EUR 200 million macro—financial assistance loan. The EU—Jordan partnership priorities approved recently by the Council also include the prospect of this macro-financial assistance. In view of these international commitments, it is crucial that Parliament and the Council agree on the proposed macro—financial assistance of EUR 200 million to Jordan so that this support can be effectively and swiftly delivered.

The new macro—financial assistance operation will of course be subject to the fulfilment of a number of economic reforms. Jordan must satisfactorily implement the programme of the International Monetary Fund as well as the policy measures to be agreed between the EU and Jordan in a memorandum of understanding.

Once agreement on the proposed loan is reached, we will work to agree quickly the policy measures with our Jordanian partners. It is likely that these would cover measures in the areas of public finance management, fiscal reform, the societal safety net and access for Syrian refugees to the labour market, measures that would help Jordan withstand the economic pressure it is currently facing while securing a stable future for its people.

I am pleased that Parliament and the Council were able to agree on the final text in trilogue on 27 October 2016, with two amendments that the Commission can support. In accordance with the joint statement agreed by the three institutions the Commission will, in 2017, if appropriate, submit a new proposal for macro-financial assistance, provided that the usual preconditions for this type of assistance are fulfilled and on the basis of an updated assessment by the Commission of Jordan’s external financing needs. I am pleased to underline that two weeks ago the Council confirmed already its approval of the Commission proposal subject to the approval of this Parliament.

I hope, therefore, that you will choose to vote positively on the proposal and the accompanying compromise. We need to move ahead quickly to achieve a positive impact in support of Jordan and the Jordanian people. I hope we will have your full support going forward.

 
  
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  Salvatore Cicu, a nome del gruppo PPE. – Signor Presidente, onorevoli colleghi, credo che bisogni, in questa occasione, ricordare l'intervento del re di Giordania dello scorso marzo 2015 proprio a Strasburgo: richiamo all'unità e alla messa a punto di una collaborazione di una partnership strategica tra Giordania europea. La priorità di questa strategia è quella di creare un'alternativa alla radicalizzazione per sconfiggere l'incertezza economica e l'esclusione ma, soprattutto, per procedere verso una pace consolidata.

La Giordania ha chiesto un prestito all'Unione europea perché, per la Giordania, lo sviluppo e la crescita rappresentano una priorità in termini assoluti. Voglio ricordare che la Giordania – così com'è già stato fatto, peraltro – al di là delle gravi difficoltà economico-finanziarie, ha aperto le braccia a un enorme numero di rifugiati siriani: 1 400 000, che rappresentano il 20% della popolazione giordana. È come se l'intera popolazione del Belgio si trasferisse in Francia.

È confrontata inoltre a importanti difficoltà anche sul piano dell'approvvigionamento energetico, a un calo importante dell'introito riferito al settore del turismo, nonché a un calo degli investimenti stranieri. Quindi, massiccia presenza di profughi, con un costo per il Regno di Giordania stimato a 7 miliardi di euro, e un disavanzo delle partite correnti ancora molto alto, che si aggira intorno all'11,7% del PIL giordano.

La squadra negoziale al trilogo, così come ha ricordato il relatore, si è battuta per ottenere un incremento dell'assistenza macro-finanziaria: l'accordo a livello istituzionale non è stato trovato ma l'erogazione di 200 milioni resta una scelta di grande responsabilità e di amicizia nei confronti della Giordania, con un impegno per il 2017 a erogare ulteriori 200 milioni. Quindi noi sosterremo convintamente e fortemente questo provvedimento.

 
  
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  David Martin, on behalf of the S&D Group. – Mr President, as we have heard from the previous three speakers, Jordan is facing a very serious financial and economic crisis brought on by the instability in the region and the refugee flows coming from that. According to the UNHCR, there are 650 000 refugees, and as we have heard from the Commissioner, possibly a million, and as we have heard from Mr Cicu, possibly 1.4 million. That is a significant number no matter how you measure it.

Yet despite its economic difficulties, Jordan has not followed the example of other countries in Europe and around the world. It is not calling for walls to be built around its nation. On the contrary, it has shown a remarkable generosity to its neighbours and has kept its borders open. Because of that generosity, we should be as generous as possible to the country.

Jordan, also in difficult circumstances, continues to have an effective democratic system. It includes a multi-party parliamentary system. It respects the rule of law and human rights in Jordan are guaranteed, and of course, these are all preconditions for receiving MFA. Like the rapporteur, I am disappointed that we could not have been more generous, but also like the rapporteur, I am pleased that during the trilogue we managed to find a compromise that at least looks like we can promise more money to Jordan in 2017, if the need arises. I strongly support this agreement and congratulate both the rapporteur and the Commission on their work.

 
  
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  Ryszard Czarnecki, w imieniu grupy ECR. – Panie Przewodniczący! Panie Komisarzu! Panie Premierze! Byłem w Jordanii niedawno z delegacją Komisji Kontroli Budżetowej. Jest jasne, że pomoc płynie do tego kraju zarówno z Unii Europejskiej, jak i z państw członkowskich Unii Europejskiej, a także z instytucji międzynarodowych. Trzeba też jasno powiedzieć, że mieliśmy zastrzeżenia do celowości niektórych wydatków. Trzeba pomagać, ale trzeba to robić z głową, mądrze, wiedząc, na co dajemy i kontrolując te pieniądze, tak aby nie powstawała czarna dziura, bo to może zniechęcić europejskiego podatnika do wykładania tych kwot. A więc trust and check – ufaj, ale sprawdzaj. Ta pomoc jest potrzebna. Jest kwestia na przykład szkolnictwa dla dzieci uchodźców. To są cele humanitarne, ale też jest rzeczą ważną dla nas, dla Europy, żeby jak najwięcej ludzi zostało tam, a nie przyjeżdżało do nas.

 
  
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  Marielle de Sarnez, au nom du groupe ALDE. – Monsieur le Président, je voudrais d'abord remercier le rapporteur, Emmanuel Maurel, pour le très bon travail qu'il a fourni et pour l'investissement qui a été le sien.

Nous devons évidemment aider la Jordanie, qui est dans une situation critique. Elle a une guerre à ses frontières, notamment avec la Syrie et l’Iraq, des pays complètement déstabilisés. Elle accueille environ – car nous ne le savons pas avec exactitude – un million de réfugiés syriens et quelques dizaines de milliers de réfugiés iraquiens. Rappelons qu’à ces personnes s'ajoutent plus de deux millions de réfugiés palestiniens qui sont en Jordanie depuis des décennies.

La situation est donc très difficile et l'économie est très déstabilisée. Le tourisme est évidemment à la baisse, la dette s'amplifie et le pays connaît des difficultés en matière d'infrastructures et de financement pour l'accueil des réfugiés. Par conséquent, il est évident que nous devons aider la Jordanie – cela va sans dire –, mais c'est encore mieux si on peut être à ce rendez-vous-là. Nous soutenons donc tous cette idée d'une aide macrofinancière à la Jordanie. Nous avons tous dit que nous aurions souhaité qu'elle soit plus importante qu'elle ne l'est.

Rappelons que la Jordanie est un pays stable dans un environnement totalement déstabilisé. D’où l'importance d'être à ce rendez-vous. 200 millions, c'est bien, mais c'eût été mieux d'aller plus loin. Nous prenons en compte l'engagement de la Commission de faire davantage l'année prochaine et nous serons, nous, Parlement, extrêmement vigilants pour que ce rendez-vous soit maintenu et pour que cet engagement soit tenu.

Ajoutons, enfin, que ce n'est pas de l'argent qu'on donne, c'est de l'argent qu'on prête. Il faut que ce soit clair et je pense que l'Union européenne serait inspirée de penser à une reconversion de dettes sur des projets extrêmement précis, comme la France et l'Allemagne l'ont fait pour la Tunisie, par exemple.

J'incite vivement la Commission à travailler sur ce point et à approfondir cette question de reconversion de dettes sur des projets de terrain que nous pouvons ensuite clairement financer et évaluer. Voilà peut-être aussi ce que nous devrions faire pour la Jordanie.

 
  
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  Patrick Le Hyaric, au nom du groupe GUE/NGL. – Monsieur le Président, je crois aussi qu'il est indispensable de manifester notre solidarité avec la Jordanie qui, depuis 70 ans, subit les contrecoups des mouvements du monde. La non-résolution de la question de l'État palestinien, puis les conséquences des guerres en Iraq, de la guerre civile en Syrie et l'emprise de l'État islamique dans la région n'ont fait qu'augmenter sans cesse le nombre de réfugiés sur le territoire de la Jordanie.

Je soutiens donc la proposition d'Emmanuel Maurel d'augmenter l'aide financière macroéconomique au-delà des 200 millions d'euros qui sont prévus. Cette aide doit être octroyée sans condition et passer par d'autres moyens que les prêts conditionnés du Fonds monétaire international. D'autre part, l'autonomie économique de la Jordanie doit d'autant plus être prise en compte que l'arrivée des réfugiés syriens alourdit encore considérablement les besoins financiers en matière de services publics, d’approvisionnement en eau, d'éducation ou d'énergie.

Il vaut mieux utiliser les financements prévus dans le cadre de la politique de voisinage, accompagnés de la renégociation de dettes et d'un partenariat commercial visant à aider l'économie jordanienne.

 
  
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  Tiziana Beghin, a nome del gruppo EFDD. – Signor Presidente, onorevoli colleghi, stiamo per votare la concessione di aiuti alla Giordania sotto forma di assistenza macrofinanziaria. In altre circostanze il Movimento 5 Stelle si è espresso non favorevolmente rispetto al trasferimento di contributi economici ad altri paesi ma la Giordania rappresenta un'eccezione notevole: per la sua posizione geografica, ha incassato tutti gli effetti della crisi siriana, il suo turismo è calato, la sua disoccupazione è aumentata, la crescita è diminuita. Né possiamo ignorare il fatto che ha accolto oltre 650 000 profughi siriani sul suo territorio, facendo ciò che quasi tutta l'Europa rifiuta di fare: occuparsi di loro. La Giordania, inoltre, è in prima linea contro il terrorismo, contro l'Isis, e aiutare la Giordania significa anche proteggere l'Europa.

Quindi, riteniamo di dover sostenere questi sforzi. Voteremo a favore di questo provvedimento e ringrazio l'onorevole Maurel per il suo lavoro.

 
  
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  Edouard Ferrand, au nom du groupe ENF. – Monsieur le Président, il est évident que, dans un Proche-Orient tumultueux, nous défendons l'idée de soutenir un État qui présente une certaine stabilité. Néanmoins, je me méfie toujours de la politique des droits de l'homme puisque les droits de l'homme ne sont pas une politique. Il convient en premier lieu de soutenir politiquement les acteurs de cette région et de faire en sorte que, là où les empires occidentaux ont déstabilisé le Proche-Orient, nous puissions reconstruire une véritable realpolitik. Je pense que, dans cette politique étrangère de l'Union européenne, il convient de bien voir les enjeux, à savoir le soutien à toutes les forces qui résistent à l'État islamique et qui luttent contre celui-ci.

Nous pensons que les premiers à devoir bénéficier de cette aide sont bien évidemment les chrétiens, qui ont été les premiers déstabilisés par la politique de l'islamisme radical. Je pense notamment au Liban, qui vient de se doter d'un nouveau président. Le Liban n'a pas été aidé comme un certain nombre d'autres pays et, selon moi, à l'instar de la Jordanie, nous devrions faire les mêmes efforts pour soutenir le Liban, qui a montré qu'il pouvait justement avoir une politique de stabilité encore plus forte que celle de la Jordanie.

Le Liban vient de se doter d'un président. Le Liban accueille, à mon avis, beaucoup plus de réfugiés que la Jordanie et personne ne parle aujourd'hui du Liban. Je crois que nous, Français, notamment ici, au Parlement européen à Strasbourg, nous devrions être plus attentifs à la nécessité d’élaborer une politique homogène et de ne pas privilégier uniquement une politique unilatérale en faveur d'un certain nombre de réfugiés.

Selon moi, il faut revoir toute notre politique étrangère et, si le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a malheureusement suspendu toute aide au Liban, il convient de reprendre notre volonté politique pour faire en sorte que toutes les options soient mises en place en Jordanie, au Liban et au Proche-Orient pour un véritable retour à la stabilité.

 
  
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  Daniel Caspary (PPE). – Sehr geehrter Herr Präsident, geschätzte Kolleginnen und Kollegen! In Jordanien leben gut 8 Millionen Menschen, die dort ansässig sind und es leben laut aktuellen Zahlen, die man deutschen Medien entnehmen kann, im Moment bis zu eineinhalb Millionen Flüchtlinge im Land. Das setzt das Land an die Grenzen der Belastbarkeit. Trotzdem tut die jordanische Regierung alles, um die Situation unter Kontrolle zu halten und die Flüchtlinge ordentlich und menschenwürdig unterzubringen. Viele Kollegen sind darauf eingegangen.

Wir hätten uns als EVP gewünscht, dass die Kommission schon jetzt zugesagt hätte, die Makrofinanzhilfe von 200 Mio. EUR auf 350 Mio. EUR zu erhöhen. Dass der Kompromiss besagt, dass wir uns das im Jahr 2017 anschauen, ist gut. Aber wir sollten uns immer wieder vor Augen halten: Wenn wir das Land nicht unterstützen, wenn wir die Stabilität in dem Land gefährden, wenn wir die Kräfte, die Stabilität und Sicherheit in dem Land aufrechterhalten wollen, nicht auch mit finanziellen Mitteln unterstützen, sondern nur mit warmen Worten, dann droht die Gefahr, dass in der Region ein weiteres Land unter die Räder kommt.

Wir haben in der Region schon zu viele Länder, wo die Menschen unsicher sind, wo die Menschen aus nachvollziehbaren Gründen fliehen. Ich wünsche mir, dass wir über diese Markofinanzhilfe zumindest einen kleinen Beitrag leisten, dass Menschen in ihrem Heimatland eine Zukunft bekommen.

Deswegen kümmern Sie sich bitte nicht nur darum, dass das Geld ausgegeben wird, sondern dass auch strukturelle Reformen in dem Land angegangen werden, um nachhaltig Perspektiven für die Menschen zu schaffen. Aber bitte helfen Sie alle mit, dass wir über diese Finanzhilfen hinaus versuchen, Ruhe und Frieden in Syrien und in die Region zu tragen, um insgesamt die Lebenswirklichkeit in der Region zu verbessern.

 
  
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  Bernd Lange (S&D). – Herr Präsident, Herr Kommissar! In der Tat reden wir ja hier über einen Kompromiss. Wir als Europäisches Parlament, wir als Handelsausschussvorsitzende wollten 350 Millionen EUR Makrofinanzhilfe für Jordanien geben. Das ist offenbar auch der Bedarf, der da ist. Und nur weil der Rat sich geweigert hat, diesen Weg zu gehen, reden wir jetzt über 200 Millionen mit der Möglichkeit, 2017 noch etwas draufzulegen. Da frage ich mich schon angesichts der Situation, wieso ein Land, das vorbildlich Integration von Flüchtlingen organisiert, das ganz anders als andere Länder, mit denen wir so reden, Flüchtlinge aufnimmt, keine vernünftige Ausstattung bekommt, wo doch klar ist, dass dieses Geld – wie Frau de Sarnez gesagt hat – ja nicht verschenkt wird, sondern nur verliehen wird. Deswegen kann ich den Rat überhaupt nicht verstehen, dass er sich so sperrig angestellt hat in den Verhandlungen, dass es nicht möglich war, überhaupt über einen zusätzlichen Euro zu reden. Insofern ist es ein Kompromiss, den ich auch mittrage, aber ein Kompromiss, den ich eigentlich anders ausgestaltet hätte sehen mögen, damit gerade die Flüchtlingssituation in Jordanien besser angegangen werden könnte.

Ich danke ausdrücklich unserem Berichterstatter, Herrn Maurel, der massiv versucht hat, das durchzudrücken, leider am Widerstand des Rates – der ja sonst auch viel Geld für Dinge, die sehr zweifelhaft sind, ausgibt – gescheitert ist. Trotzdem herzlichen Dank dafür.

 
  
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  Branislav Škripek (ECR). – Mr. President, when I recently visited Jordan, I saw the great impact that the refugee crisis has on the Jordanian people. They have received more than 1.4 million Syrian refugees and a large group of Iraqis and others. I therefore welcome the financial help from the EU to Jordan to relieve some of their burden. However, in addition to the macro-financial assistance to help Jordan, we should also not forget to help the refugees themselves, including those who are refugees but not registered as such. As I have seen for myself, the EU is helping many refugees, but the problem is that the larger groups of the refugees are either not registered or are not allowed to register. These groups are helped by the Jordanian people, churches and NGOs. I therefore call on the Commission not only to assist Jordan at the macro level, but also at the micro level by giving financial assistance to NGOs and civil society.

 
  
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  Santiago Fisas Ayxelà (PPE). – Señor Presidente, pese a la inestabilidad regional de los conflictos que sufren los países vecinos, Jordania ha llevado a cabo una importante agenda de reformas, contenida en la hoja de ruta para la reforma política y económica, que incluye, entre otras cuestiones, tanto la reforma de la ley electoral, como la ley de descentralización, destinadas a construir un sistema político más participativo.

Jordania es un aliado importante de la Unión Europea en Oriente Medio y un socio clave en la lucha contra el terrorismo, y participa activamente en la coalición internacional contra el Dáesh. Es, además, un factor de estabilidad fundamental en una región marcada por los conflictos, por lo que su estabilidad interior es una cuestión de capital importancia.

Jordania ha contribuido de una manera generosa, ya se ha dicho, a acoger a cientos de miles de refugiados sirios que huyen del horror de la guerra. En estos momentos más de un millón de sirios viven en Jordania, y la mitad son niños. A tenor de todo lo dicho, es preciso destacar la necesidad de reforzar nuestro compromiso político con el país, así como nuestra asistencia macrofinanciera, que complementa los programas ya existentes del Fondo Monetario Internacional. De este modo podremos ayudar a mantener su estabilidad política y económica y ayudar al desarrollo e implementación del citado programa de reformas.

 
  
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  Alessia Maria Mosca (S&D). – Signor Presidente, onorevoli colleghi, troppo spesso ultimamente il dibattito pubblico sulla politica commerciale si è concentrato su temi fortemente divisivi, che stanno creando fazioni contrapposte e non una coscienza comune che possa sfruttarne appieno le potenzialità. Il commercio internazionale è infatti anche uno strumento fondamentale di politica estera e non solamente un mezzo per migliorare l'accesso ai mercati.

Il caso dell'assistenza macrofinanziaria alla Giordania in questo senso è emblematico. L'Unione europea si è impegnata in una grande prova di solidarietà verso un Paese di sei milioni e mezzo di abitanti che ospita più di due milioni di rifugiati. La storia giordana deve essere d'esempio: un popolo alle prese con una crisi regionale e con una forte instabilità geopolitica, che non si è tirato indietro di fronte alle grandi difficoltà. Va riconosciuto, grazie anche all'ottimo lavoro del relatore Emmanuel Maurel, che il Parlamento europeo aveva fissato degli obiettivi ancora più ambiziosi, che hanno avuto almeno la conseguenza di alzare ulteriormente l'asticella della decisione finale.

La misura che faremo entrare in vigore con il nostro voto mira davvero a sostenere l'impegno dei nostri partner, provando a mitigare le cause dei flussi migratori. Questo è un buon esempio di politica commerciale, che sa guardare oltre i soli interessi economici, in grado di influire sul futuro.

 
  
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  Jarosław Wałęsa (PPE). – Mr President, we are aware that since the beginning of the conflict in Syria and Iraq in 2011, the Jordanian economy has significantly deteriorated. The conflict strains public finances, impacts tourism, blocks trade routes and influences the flow of natural gas from Egypt. In addition, Jordan hosts approximately 1.4 million Syrians, of whom 635 000 are registered with the United Nations High Commissioner for Refugees. In total. Syrians now make up 21% of Jordan’s 6.7 million inhabitants. This is a very heavy burden to carry for such a small country.

The Commission proposes making available to Jordan macro-financial assistance (MFA) for a maximum amount of EUR 200 million, provided in two instalments in the form of loans, but I do not believe this is enough. I fully support the idea to increase the amount of MFA up to EUR 350 million. Obviously the allocations would be conditional on successful programme reviews under the IMF’s new financial arrangement and Jordan would need to commit to specific reforms.

Jordan is home to tens of thousands of refugees from Syria. It has been carrying this burden for many years and we need to do everything to help them in this situation. Let us not waste any more time because the situation is getting worse by the minute.

 
  
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  Pedro Silva Pereira (S&D). – Senhor Presidente, o povo da Jordânia merece, sem dúvida, a solidariedade da União Europeia, e este parlamento deve apoiar claramente a concessão de assistência macrofinanceira, tal como resultou do acordo com o Conselho, também graças ao excelente trabalho do nosso colega Emmanuel Maurel.

Todos conhecem a situação no terreno: a Jordânia está a ser afetada pela instabilidade na região, enfrenta sérios problemas humanitários e de segurança e, apesar disso, tem dado um notável exemplo de generosidade no acolhimento dos refugiados.

Estas razões são mais do que suficientes para justificar o apoio financeiro europeu à Jordânia. Esta é a forma de cumprimos, portanto, o nosso dever, manifestar de uma forma concreta essa solidariedade e apoiar ativamente um parceiro estável numa região em turbulência.

 
  
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  Mariya Gabriel (PPE). – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, la Jordanie est l'un de ces États clés de notre voisinage avec lequel nous avons la possibilité de travailler concrètement pour la stabilisation de la région méditerranéenne et du Moyen—Orient.

Les crises et les foyers d'instabilité dans la région, nous le savons, ont des répercussions en Europe. Avec la Jordanie, nous avons la chance de pouvoir travailler au-delà du contexte d'une crise aiguë. Je me réjouis ainsi du compromis trouvé, le 27 octobre, sur l'aide macrofinancière de 200 millions d'euros dans un premier temps et qui laisse la porte ouverte à une extension et à un relèvement de ce montant en 2017. Compte tenu des besoins spécifiques du pays ainsi que de notre ambition de préserver la Jordanie comme un îlot de stabilité, nos actions doivent être à la hauteur de l'enjeu.

Deuxième remarque: je me réjouis que, parallèlement à l'octroi de l'aide macrofinancière, nous puissions soutenir la mise en place de réformes structurelles importantes en Jordanie. Ce pays, par ses choix politiques et économiques, se veut un exemple de modération et de modernité dans la région. La Jordanie a fait un travail humain de très grande valeur en accueillant les réfugiés syriens et a lancé des réformes importantes au cours des dernières années, notamment sur le plan politique et démocratique. La nouvelle loi électorale de mars dernier et le bon déroulement des élections, que nous avons observées en septembre dernier, en sont un autre exemple.

Enfin – et je terminerai par une question –, je suis convaincue que nous devons rendre notre partenariat encore plus étroit avec la Jordanie, sur tous les plans et grâce à différents outils. Le plan d'investissement extérieur européen est sans doute l'un de ces outils, mais quels sont les autres initiatives prévues et les domaines considérés comme prioritaires?

 
  
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  Michela Giuffrida (S&D). – Signor Presidente, onorevoli colleghi, il conflitto in Siria non ha confini perché riguarda tutti: prima di tutto l'Europa, dove terribili attacchi terroristici hanno costretto sulle nostre coste migliaia di rifugiati. Poi ci sono i paesi che questo conflitto lo subiscono soprattutto per la vicinanza territoriale a quel drammatico teatro di guerra: Libano e Giordania, su cui pesa di più l'instabilità dell'intera regione mediorientale. Paesi che sono anche quelli che, però, reagiscono con maggiore responsabilità e solidarietà, accogliendo migliaia di profughi e facendo da esempio per tutti.

L'Unione europea deve continuare a garantire assistenza finanziaria alla Giordania, che è un partner chiave nella regione, anche perché gioca un ruolo importantissimo nel contrasto al terrorismo e all'Isis. Ma con un debito pubblico che arriva al 93% del PIL, la Giordania, da sola, non è certamente in grado di sostenere questa pressione. Fondamentale, però, è legare il nostro sostegno a precise condizioni, imponendo prima di tutto il rispetto dei diritti democratici e di quelli umani. Il dialogo politico con la Giordania dovrà consolidare in pratica un modello positivo che sia di esempio per tutto il Medio Oriente.

 
  
 

Procedura "catch-the-eye"

 
  
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  Ελευθέριος Συναδινός ( NI). – Κύριε Πρόεδρε, η Ιορδανία είναι η χώρα που πλήττεται ευθέως από την κρίση στη Συρία και στο Ιράκ λόγω της γεωγραφικής της θέσης. Οι συγκρούσεις στην περιοχή παρεμποδίζουν τη διάθεση των προϊόντων της Ιορδανίας στις ιστορικές της αγορές. Επιπλέον, η μείωση της τουριστικής κίνησης και των ξένων επενδύσεων, ο αποκλεισμός των εμπορικών οδών και οι επαναλαμβανόμενες διακοπές του εφοδιασμού σε φυσικό αέριο από την Αίγυπτο λειτουργούν ανασταλτικά στην ανάπτυξη της χώρας και επιβαρύνουν την οικονομία της. Επιπροσθέτως, οι Σύριοι πρόσφυγες στην Ιορδανία υπολογίζονται σε 1,4 εκατομμύρια, αριθμός που αντιστοιχεί στο 20% του πληθυσμού της χώρας. Το ετήσιο κόστος για τη φροντίδα αυτών ανέρχεται σε 3 δισεκατομμύρια δολάρια, με μόλις το 1/3 να καλύπτεται από τις χορηγίες της διεθνούς κοινότητος. Στην Τουρκία, με πολύ λιγότερα προβλήματα από τους πρόσφυγες, κυριολεκτικά χαρίζονται δισεκατομμύρια ευρώ. Τα 350 εκατομμύρια λοιπόν που προτείνει η έκθεση ως μακροοικονομική συνδρομή της Ένωσης στην Ιορδανία είναι απλά εμπαιγμός. Προτείνω τον τριπλασιασμό του ποσού μέσω της αφαίρεσης αντίστοιχων ποσών από τα κονδύλια που προορίζονται για την Τουρκία.

 
  
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  Caterina Chinnici (S&D). – Signor Presidente, onorevoli colleghi, nel mese di settembre ho partecipato a una missione della commissione CONT in Libano e in Giordania, Paesi che hanno accolto il maggior numero di rifugiati siriani in proporzione alla propria popolazione. Abbiamo constatato le difficili condizioni nelle quali vivono i rifugiati siriani e anche palestinesi ma anche lo sforzo considerevole del governo di Amman per accogliere le popolazioni in fuga dai conflitti dei paesi vicini.

Tuttavia, l'elevatissimo numero di rifugiati presenti sul territorio giordano sta rischiando di portare al collasso alcuni servizi pubblici del paese, quale il sistema sanitario ed educativo. In particolare, l'insufficienza di posti disponibili nelle scuole comporta che il diritto all'istruzione sia negato anche a moltissimi minori siriani. La pressione migratoria e le conseguenze che il conflitto siriano ha avuto sull'economia giordana, in particolare in termini di esportazioni e di turismo, stanno contribuendo a una impennata del debito pubblico.

È quindi giusto e necessario da parte dell'Unione fornire assistenza macrofinanziaria a favore della Giordania, paese che si pone come esempio di solidarietà per gli sforzi posti in essere per dare dignitosa accoglienza ai rifugiati, fra cui molti minori.

 
  
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  Илхан Кючюк (ALDE). – Уважаеми колеги, безспорно доброто сътрудничество между Европейския съюз и Йордания е от общ интерес. В момента Европейският съюз и Йордания си сътрудничат в рамките на европейската политика за съседство, която засяга различни области, сред които икономическото развитие, търговията, сигурността, ролята на младите хора и жените, подобряване на административния капацитет и човешките права.

За съжаление поради географското си положение Йордания е една от страните, най-пряко засегнати от продължаващата криза в Близкия Изток. Поради нестабилната обстановка в Сирия и Ирак икономиката на Йордания страда от ниски нива на туризма, външната търговия и преки чуждестранни инвестиции. В допълнение, икономическият социален модел на страната е подложен на невиждан натиск от голям брой бежанци и разселили се лица, които пристигат в страната през последните пет години.

В тази връзка подкрепям отпускането на финансова помощ от 350 милиона евро за Йордания с оглед на подпомагане на икономическото стабилизиране на страната. Макрофинансовата помощ е изключителен инструмент на Европейския съюз за реагиране при кризи, която в случая на Йордания значително ще допринесе за социалноикономическото развитие на страната.

 
  
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  Νότης Μαριάς ( ECR). – Κύριε Πρόεδρε, η Ιορδανία και ο Λίβανος δέχονται το μεγαλύτερο αριθμό προσφύγων στον κόσμο. Το 2014, ο πληθυσμός της Ιορδανίας ήταν 6,8 εκατομμύρια και τώρα έχει φτάσει στα 9,5 εκατομμύρια, γιατί έχουμε πλέον 2,7 εκατομμύρια πρόσφυγες οι οποίοι αποτελούν και το 40% του πληθυσμού. Αυτό σημαίνει ότι οι άνθρωποι αυτοί έχουν εγκατασταθεί στις πόλεις και ότι υπάρχει μεγάλη πίεση στις δημόσιες υπηρεσίες και στην εκπαίδευση. Ταυτόχρονα, το χρέος της Ιορδανίας καλπάζει. Έχουμε λοιπόν υποχρέωση, ως Ευρωπαϊκή Ένωση, να στηρίξουμε και την Ιορδανία και τον Λίβανο, όπως έχω πει επανειλημμένα στην αίθουσα αυτή. Αντί λοιπόν να δίνουμε τα χρήματά μας στην Τουρκία, η οποία δεν τηρεί τις υποχρεώσεις της, πρέπει να στηρίξουμε την Ιορδανία. Ταυτόχρονα, πρέπει η Ευρωπαϊκή Ένωση να στηρίξει και τα νησιά του Αιγαίου που έχουν πλημμυρίσει από χιλιάδες πρόσφυγες και παράνομους μετανάστες. Στη Σάμο, στη Χίο στα άλλα νησιά οι κάτοικοι, με μαζικές συγκεντρώσεις, στέλνουν μήνυμα που είναι κραυγή αγωνίας. Πρέπει να ακούσετε και τους κατοίκους του Αιγαίου.

 
  
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  Nicola Caputo (S&D). – Signor Presidente, onorevoli colleghi, l'esperienza della crisi dei rifugiati siriani mostra in modo inequivocabile che non si può procedere come in passato, lasciando il peso maggiore sulle spalle di alcuni Paesi. Stiamo affrontando la più grande crisi migratoria del nostro tempo e serve un netto rafforzamento della solidarietà globale. È necessario alleviare l'onere dei Paesi che ospitano numeri importanti di rifugiati.

La Giordania è uno dei Paesi che offre un contributo rilevante rispetto alla propria popolazione: sono in 670 000 i rifugiati sistemati solo nei campi profughi. Migliaia di donne e uomini, soprattutto bambini, hanno bisogno di aiuto immediato. Tutti vivono in condizioni critiche, spesso senza aver conosciuto nella loro vita nient'altro che la guerra e la disperazione dei campi.

L'assistenza macrofinanziaria alla Giordania è un'ottima iniziativa per favorire la stabilizzazione del Medio Oriente ed è la giusta modalità per dimostrare concretamente solidarietà ad un Paese, come la Giordania, che vive una situazione così critica.

 
  
  

Președinte: IOAN MIRCEA PAȘCU
Vicepreședinte

 
  
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  Igor Šoltes (Verts/ALE). – Torej Jordanija se je znašla v praktično bližini vojnih žarišč v zelo nestabilnem področju in kljub temu na široko odprla svoja vrata številnim beguncem, ki predstavljajo kar četrtino njenega celotnega prebivalstva. To je seveda veliko breme za vsakogar, tudi za državo s približno petimi milijoni prebivalcev. To seveda močno načenja tudi finančno stabilnost, tudi ekonomski potencial, turizem in vse tisto, kar je nekoč tako plemenitilo Jordanijo, kot državo, seveda, tisočerih čudes.

In zato je prav, da ta makrofinančni okvir namenimo tudi tej državi. Bi si pa seveda prizadeval, da to ni enkratna pomoč 200 milijonov, ampak da je to projekt, ki se bo nadaljeval tudi v prihodnje, ker ne pozabiti, Jordanija je na svoja pleča prevzela velik kos pogače prevzemanja beguncev in tako lahko predstavlja tudi zgled marsikateri, tudi evropski državi.

 
  
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  Krzysztof Hetman (PPE). – Panie Przewodniczący! Pomoc makrofinansowa dla Jordanii jest niewątpliwie nie tylko uzasadniona, ale też pilnie potrzebna. Kraj ten jest jednym z najbardziej dotkniętych kryzysem migracyjnym. Ocenia się, że od roku 2011 liczba mieszkańców niebędących Jordańczykami uległa podwojeniu, stawiając w ten sposób Jordanię na pozycji światowego rekordzisty w zakresie stosunku liczby uchodźców do liczby ludności. Dodatkowo niestabilna sytuacja w regionie w znaczny sposób odbiła się na jej kondycji gospodarczej. Tymczasem Jordania jest krajem o szczególnym znaczeniu dla regionu, gdyż daje szansę na przywrócenie stabilności politycznej i gospodarczej na tym obszarze i w związku z tym jest strategiczna dla jego bezpieczeństwa.

Nie ulega wątpliwości, iż należy uczynić wszystko, co możliwe, by pomóc Jordanii w jak najlepszym odgrywaniu tej ważnej roli, jak również zapewnić utrzymanie i stabilność, dlatego też wsparcie makroekonomiczne jest tu niewątpliwie bardzo potrzebne.

 
  
 

(Încheierea procedurii „catch the eye”)

 
  
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  Jyrki Katainen, Vice-President of the Commission. – Mr President, I would like to thank Honourable Members very much for their very wide and unified support for the proposal. A few remarks were raised by many Members. For instance, many supported the sum but said it should be bigger.

Why did the Commission propose what it proposed and what was accepted in the trialogues? The proposed MFA amount takes into account several factors: firstly Jordan’s external financing needs at the time of the Commission’s decision, which was at the end of June; secondly, a marked reduction in IMF financing; thirdly, the burden—sharing efforts of other donors; and, fourthly, the Commission’s budget constraints. It also takes into consideration Jordan’s reserves in foreign currencies, which are at relatively healthy levels.

We should not forget that this MFA operation is part of the larger and very substantial package of assistance to Jordan. That includes support in forms other than direct financial assistance. The Jordan Compact also includes about EUR 550 million in grants for the next three years, as well as a significant relaxation of the rules of origin for an extended duration. It should also be seen in combination with the first MFA programme, which brings the EU’s total amounts for balance of payments support alone to EUR 380 million.

Since the outbreak of the Syrian crisis in 2011, the EU has allocated almost EUR 1.13 billion euros to Jordan under various instruments. In any case, as is now underlined in the joint declaration to be adopted with the proposed decision, the Commission stands ready to continue providing support to Jordan should the situation call for it and acute needs remain.

I hope that you will follow the advice of the rapporteur, Mr Maurel, and approve the Commission proposal, which was accepted or agreed in trialogue.

 
  
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  Emmanuel Maurel, rapporteur. – Monsieur le Président, je suis heureux de constater que quasiment tous les parlementaires qui se sont exprimés sont bien conscients de l'urgence de la situation en Jordanie et de la nécessité de lui apporter une aide financière substantielle, à quelques exceptions près, nous l'avons vu lors du débat.

Je voudrais rassurer certains collègues, à la fois M. Le Hyaric et Mme Gabriel: l'aide macrofinancière n'est qu'un outil parmi d'autres. Il y a bien sûr aussi: 1) ce que soulevait Mme de Sarnez, c'est-à-dire l'idée d'un travail sur la restructuration de la dette, qui me paraît totalement important et urgent, 2) les projets d'investissement auxquels Mme Gabriel faisait allusion, 3) l'esquisse d'une réflexion sur un partenariat commercial qui pourrait être fécond entre l'Union européenne et la Jordanie – je l’ai dit, mais peut-être pas assez clairement –, et 4) la somme de 200 millions – je reprécise – pour cette fois-ci et un engagement de la Commission pour la même somme, voire plus, l'année d'après. Le président Bernd Lange a bien rappelé que ce qui a été difficile dans notre négociation, c'était évidemment la position relativement inflexible du Conseil, alors même que, par ailleurs, nous multiplions les déclarations qui mesurent la gravité de la crise des réfugiés et cherchons des solutions pour en sortir.

Enfin, pour répondre au représentant du Front national – il n'est pas là, il a quitté l'hémicycle – qui s'est lancé dans une longue dissertation sur la politique étrangère de l'Union, je voudrais d'abord dire que nul n'ignore ici le sort des chrétiens d'Orient dans ce Parlement, mais nul n'ignore non plus le sort des Libanais. On peut d’ailleurs rappeler que, dans le cadre de la politique de voisinage, l'Union européenne a aidé, à de nombreuses reprises, le Liban: il y a un accord d'association, une aide technique financière et plus de 700 millions d'euros alloués exceptionnellement dans le cadre de la crise syrienne. Ce que je veux dire par là, c'est que, évidemment, l'Europe est totalement consciente de la situation dans ces pays et fait de son mieux pour contribuer à la résolution de cette crise, qui est une crise, en effet, très importante. Je vous remercie en tout cas pour ce débat et j'espère que le vote de demain sera le plus majoritaire possible – et je pense que c'est ce que les Jordaniens attendent aussi de nous.

 
  
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  Preşedintele. – Dezbaterea este închisă.

Votul va avea loc joi, 24 noiembrie 2016.

 
Notă juridică