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 Texte intégral 
Débats
Jeudi 19 janvier 2017 - Strasbourg Edition révisée

République centrafricaine
MPphoto
 

  Louis Michel, au nom du groupe ALDE. – Madame la Présidente, mon groupe politique a décidé de ne pas cosigner la résolution portant sur la RCA.

Ce qu’on vous propose dans cette résolution conjointe, dans le fond, que vous le vouliez ou non, c’est de sanctionner le bilan d’un gouvernement élu démocratiquement, il y a un peu moins d’un an, qui tente de créer une union sacrée en vue de construire une dynamique de rassemblement répondant aux besoins de paix, de développement et de sécurité, grâce à un dialogue permanent et inclusif.

Nous avons tous salué, à l’occasion de la conférence internationale des donateurs, qui s’est tenue à Bruxelles, les efforts déployés par ce même gouvernement et par l’assemblée nationale pour bâtir la paix et la réconciliation dans un contexte fragile et aléatoire.

Au Parlement européen, en marge de cette conférence, nous avons exprimé notre soutien au président Touadéra et félicité le président de l’assemblée, Karim Meckassoua, pour la composition large et inclusive de sa délégation et pour les efforts visibles qu’ils font pour reconstruire leur État.

Je tiens à rappeler que la RCA a signé le protocole sur la torture, adopté une législation sur l’égalité des sexes et accéléré la législation sur la nouvelle architecture judiciaire prévue par la Constitution. Il faut, bien entendu, investir dans le secteur de la sécurité, nous le savons. Il faut rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire pour être à même de lutter contre l’impunité.

Mais le problème le plus urgent actuellement, c’est la mise en place d’une justice transitionnelle qui est prévue. Je souligne que la procédure de sélection des magistrats internationaux pour la Cour pénale spéciale vient d’être lancée aux Nations unies.

Dès lors, au lieu de voter un texte qui envoie un signal négatif à la communauté internationale à une semaine seulement de la réunion à Bangui entre la Commission européenne et les autorités centrafricaines pour mettre en place la structure de coordination de l’aide, nous serions bien inspirés d’inviter le président Touadéra et le président de l’assemblée nationale, ici, au Parlement européen, pour débattre avec nous.

 
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