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Débats
Jeudi 19 janvier 2017 - Strasbourg Edition révisée

République centrafricaine
MPphoto
 

  Louis Aliot, au nom du groupe ENF. – Madame la Présidente, chers collègues, voici quelques mois, la transition présidée par Catherine Samba-Panza se terminait par un constat de pratiques financières douteuses et un clientélisme systémique indécent. Fidèle à sa tradition de protection des populations, la France s’engagea heureusement, dès 2013, avec succès pour mettre un terme aux massacres de la minorité islamique Séléka à l’encontre des chrétiens majoritaires dans le pays. J’en profite pour féliciter l’armée française pour son action dans des conditions particulièrement difficiles.

Dans un pays où l’État ne contrôle plus qu’une faible partie de son territoire et où les partis politiques sont constitués sur des bases ethniques et religieuses, tout le monde a fermé les yeux sur la légalité douteuse des élections. Malheureusement, cela devient une habitude aujourd’hui en Afrique. La population souffre d’un état d’insécurité alimentaire croissante et ne survit que grâce à quelques ONG.

Depuis l’investiture du nouveau président, rien n’a changé, rien ne fonctionne: ni justice, ni santé, ni éducation. Les criminels de sang et les prédateurs économiques ont toujours pignon sur rue. Les diamants alimentent toujours les places d’Anvers ou de Dubaï avec des Centrafricains bien connus à la tête de ces réseaux mafieux qui utilisent le Cameroun et le Soudan comme points de passage. Les sites miniers sont contrôlés par les rébellions qui bénéficient de complicités politiques.

Aujourd’hui, seuls les financements du FMI et de l’Union européenne permettent de payer les fonctionnaires qui perpétuent ce système corrompu voué à l’échec. Il est à craindre que la République centrafricaine ne devienne le centre de rébellions en Afrique centrale et n’alimente davantage les flux migratoires à l’intérieur de l’Afrique.

Chers collègues, ce n’est pas en niant la réalité qu’on améliore l’état de droit. L’Afrique est demandeuse de paix, de stabilité et de coopération. Vous souhaitez être crédibles? Mettez fin au trafic et punissez chez nous, en Europe, celles et ceux qui profitent de ces richesses au détriment du développement de ces pays.

 
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