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 Texte intégral 
Débats
Mardi 14 février 2017 - Strasbourg Edition révisée

État d'avancement de la deuxième évaluation du programme d'ajustement économique pour la Grèce (débat)
MPphoto
 

  Sylvie Goulard, au nom du groupe ALDE. – Monsieur le Président, Monsieur le Vice- président de la Commission, je vous remercie d’être avec nous. Je me disais: «encore un débat sur la Grèce». C’est un peu triste que ce pays, qui est un partenaire important, un pays que nous aimons tous, se retrouve à nouveau au cœur d’une discussion dans laquelle on finit, même quand on suit ses affaires, par se perdre un peu. Je voudrais donc faire plusieurs remarques.

La première, c’est que dans le fond, nous avons l’impression que nous sommes toujours dans un mode de gestion de crise après des années et que nous ne sommes pas dans la mise en œuvre progressive de changements qui requièrent du temps. Nous avons toujours l’impression que ressortent – cela a d’ailleurs été dit en partie par le collègue Bullmann –des reproches, des interrogations qui donnent le sentiment que nous n’arrivons pas, dans le fond, à régler la situation en Grèce. Personnellement, je crois que votre présentation assez calme, factuelle, devrait nous inciter tous à regarder les chiffres, à regarder ce qui peut-être ne va toujours pas, mais aussi à garder à l’esprit ce qui a pu s’améliorer, sans psychodrame, sans évoquer en permanence, par exemple, la sortie d’un pays de la zone euro qui, pour l’instant et jusqu’à nouvel ordre, n’est pas prévue par les traités.

Deuxièmement, parmi les acteurs de ce psychodrame, il y a le FMI. Nous avons souhaité que le FMI vienne et peut-être qu’au plus fort de la crise – c’est pour cela, je crois, qu’il faut toujours faire une distinction entre la gestion de crise et le reste –, son expertise technique et ce qu’il incarnait étaient justifiés. Mais ne faudrait-il pas s’interroger s’il est normal que le FMI continue à être pour toujours dans la zone euro? Si oui, peut-être qu’il faut en accepter toutes les conséquences, si non, que pouvons-nous faire?

Troisièmement, je voulais vous dire que cela a un impact sur les opinions publiques. Il est très triste, alors même que les chiffres commencent à s’améliorer, que la croissance n’est pas négligeable et qu’un certain nombre d’indicateurs repassent au vert dans l’ensemble de la zone euro, que l’on se retrouve toujours avec une impression de nuages au-dessus de nos têtes, ce qui est très préjudiciable sur le plan psychologique et politique.

Monsieur le Commissaire, j’espère que vous allez pouvoir, avec les autres partenaires – la Banque centrale et le FMI – gérer les choses de manière un peu plus calme, placer le gouvernement grec devant ses responsabilités, mais aussi placer l’ensemble de l’Eurogroupe devant ses responsabilités.

Nous ne pouvons plus rester sur un mode de gestion de crise des années après le déclenchement de la crise.

 
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