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 Texte intégral 
Débats
Lundi 11 septembre 2017 - Strasbourg Edition révisée

Adhésion de l'Union européenne à la convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (débat)
MPphoto
 

  Mylène Troszczynski, au nom du groupe ENF. – Madame la Présidente, la proposition d’adhésion de l’Union européenne à la convention sur la prévention de la violence faite aux femmes, dite convention d’Istanbul, pose de nombreux problèmes tant juridiques que politiques.

La violence faite aux femmes, quelle que soit son origine ou sa forme, doit être combattue, et ce férocement. La femme est ce que nous avons de plus cher sur cette terre: c’est elle qui donne la vie. Aucune société civilisée ne saurait tolérer la moindre violence à l’égard de ces femmes, à l’égard des femmes du monde entier.

La France, comme tous les pays de l’Union européenne, lutte quotidiennement contre toutes les violences qui affectent les femmes. Si nos dirigeants manquent parfois de clairvoyance sur les nouvelles menaces qui pèsent sur elles – je pense notamment à l’islamisme radical qui les enferme à tous points de vue –, ils sont les seuls à disposer des instruments de droit pénal pour lutter contre ces violences.

L’Union européenne n’est en aucun cas légitime pour adhérer à la convention et encore moins pour la ratifier. Seuls les États souverains le peuvent et il ne vous aura pas échappé que seuls 14 États membres sur 28 l’ont fait.

Comment ne pas interpréter votre demande de ratification comme une nouvelle tentative de passer outre l’avis des peuples et comme l’instauration d’un processus décisionnel supra-étatique? En effet, une fois ratifiée par l’Union européenne, la convention d’Istanbul pourra être imposée aux États qui n’ont pas souhaité la ratifier.

Ça c’était pour la forme; venons-en au fond. Si le texte de la convention et votre justification pour la ratifier étaient bons, nous aurions pu repenser la manière de procéder et nous attacher au fond du problème: la violence contre les femmes.

Pourquoi certains États membres refusent-ils, avec raison, de ratifier une convention qui a pour vocation la lutte contre la violence faite aux femmes? Certainement parce qu’ils ont conscience de vos travers communautaristes et de l’aspect idéologique de cette convention. Une fois la convention ratifiée et finalement imposée à tous les États membres, toute critique en matière – je cite – de sexe, genre, race, couleur, langue, religion, fortune, naissance, orientation sexuelle, identité de genre, âge, statut de migrante ou de réfugiée, opinion politique, opinion tout court et origine nationale ou sociale sera condamnable.

Votre texte n’a pas vocation à protéger concrètement les femmes victimes de violences. Il vise surtout à instaurer le communautarisme. Le seul point commun de ces communautés est qu’elles seront opprimées par le coupable de tous les maux: le mâle blanc, hétéro, raciste, homophobe, xénophobe, transphobe et j’en passe.

Mesdames les rapporteures, parce qu’à aucun moment dans votre texte vous ne l’évoquez, je souhaiterais terminer en insistant sur le danger qui pèse aujourd’hui sur les femmes européennes menacées dans leur corps et dans leur âme par des hordes de migrants incontrôlables. L’actualité nous en donne malheureusement régulièrement de sordides exemples et ce danger ne doit son existence qu’à la politique migratoire suicidaire que vous soutenez.

Votre vision étriquée et rabougrie de la femme est une insulte au génie dont elles sont capables. Sainte Geneviève, Jeanne d’Arc et Marie Curie n’ont, grâce à Dieu, pas eu besoin de vos politiques d’assistanat, ni de vos quotas pour montrer toute leur valeur et tout leur courage.

 
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