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Débats
Mardi 12 septembre 2017 - Strasbourg Edition révisée

Relations entre l'Union européenne et la Turquie (débat)
MPphoto
 
 

  Aymeric Chauprade (NI), par écrit. – 12 ans pour comprendre que la Turquie n’est pas européenne. Le 3 septembre 2017, Angela Merkel déclarait que «la Turquie ne devait pas devenir un membre de l’Union européenne». Ce rebondissement met en lumière le problème que nous entretenons, nous Européens, avec la longue durée de l’Histoire. Il nous a fallu 12 ans de négociations et dilapider plus de 10 milliards d’euros pour en arriver à une évidence historique: la Turquie n’est pas européenne!

Les islamistes turcs ne font que refermer une courte parenthèse de l’histoire turque, celle de l’état-nation kémaliste. Avant Erdogan, Erbakan, dans les années 1990, annonçait la rupture: «Nous ne sommes pas occidentaux», disait-il, «Nous ne sommes pas Européens», avant d’ajouter qu’à ses yeux l’Union européenne était, je cite, «un club chrétien sous influence maçonnique».

La Turquie, cet acteur majeur du monde multipolaire, qui s’est jouée de nous, qui a joué avec l’État islamique, avec les flux de migrants, avec les diasporas turques d’Europe, cette Turquie nous ramène sur les bancs de l’école, pour y recevoir une des grandes leçons de l’Histoire: nos utopies sont toujours balayées par la longue durée de l’Histoire.

 
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