Retour au portail Europarl

Choisissez la langue de votre document :

  • bg - български
  • es - español
  • cs - čeština
  • da - dansk
  • de - Deutsch
  • et - eesti keel
  • el - ελληνικά
  • en - English
  • fr - français (sélectionné)
  • ga - Gaeilge
  • hr - hrvatski
  • it - italiano
  • lv - latviešu valoda
  • lt - lietuvių kalba
  • hu - magyar
  • mt - Malti
  • nl - Nederlands
  • pl - polski
  • pt - português
  • ro - română
  • sk - slovenčina
  • sl - slovenščina
  • fi - suomi
  • sv - svenska
 Index 
 Texte intégral 
Débats
Jeudi 5 octobre 2017 - Strasbourg Edition révisée

Systèmes pénitentiaires et conditions dans les prisons (débat)
MPphoto
 

  Rachida Dati (PPE). – Monsieur le Président, tout d’abord, je tenais à remercier notre rapporteure, Joëlle Bergeron, pour le travail qu’elle a mené sur ce rapport.

Nous sommes ici, aujourd’hui, pour insister sur l’urgence de la situation préoccupante des prisons européennes.

L’exemple de la France est le plus emblématique de cet état alarmant des prisons en Europe: une surpopulation carcérale record avec plus de 10 000 places manquantes, des conditions de détention préoccupantes et indignes, près de 1 500 détenus considérés comme radicalisés, un personnel pénitentiaire méprisé, avec des conditions de travail totalement indignes. Et la France n’est pas un cas isolé.

(Le Président interrompt l’oratrice)

En mai 2016, j’ai envoyé une lettre et un questionnaire à l’ensemble des ministres de la justice des États membres pour avoir un état des lieux de la situation des prisons en Europe. Un tiers des pays sont en état de surpopulation carcérale et tous ont du mal à réinsérer leurs détenus, la plupart font d’ailleurs état d’un taux de récidive supérieur à 40 %.

Oui, la politique pénitentiaire est une compétence nationale, mais les défis que représente la dégradation de la situation sont les mêmes pour tous. Les exemples les plus criants sont la violence dans les prisons et la détention de détenus de plus en plus difficiles et dangereux, tels que les détenus radicalisés.

Nous devons trouver et promouvoir des lignes directrices communes. C’est notre responsabilité. La prison doit évoluer, s’adapter aux nouvelles formes de délinquance et de criminalité ainsi qu’aux nouveaux profils des détenus.

Dans ce rapport, je préconise d’ailleurs la mise en place de régimes de détention différenciés en fonction de la dangerosité des détenus. Il est aujourd’hui inadmissible que, dans les stratégies nationales et européennes de lutte contre le terrorisme, les prisons ne soient pas prises en compte. Elles sont pourtant au cœur du problème et constituent une partie de la solution.

Les attaques terroristes en Europe se multiplient, alors que la prison, avec internet, est le principal vecteur de la radicalisation. Nous ne pouvons pas rester inactifs.

Un autre aspect majeur à traiter sans plus attendre est la question de la réinsertion pour prévenir la récidive. Ces mesures de réinsertion doivent être absolument internalisées et débuter au cours de la détention.

 
Avis juridique