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 Index 
 Texte intégral 
Débats
Jeudi 5 octobre 2017 - Strasbourg Edition révisée

Systèmes pénitentiaires et conditions dans les prisons (débat)
MPphoto
 

  Joëlle Bergeron , rapporteure. – Monsieur le Président, je n’ai pas grand-chose à ajouter. Le débat a été très intéressant et je vois que nous partageons pour la plupart la même vision des choses.

Je vais profiter de ces quelques instants pour remercier mes rapporteurs fictifs. Et ce n'est pas une formule, ce rapport n’aurait pas été ce qu’il est si Eva Joly, Rachida Dati, Mme Chinnici et d’autres encore, ne m’avaient pas apporté leurs compétences éclairées. Pour les trois premières, il s’agit d’anciens juges. Elles savent de quoi elles parlent, et elles en parlent savamment, intelligemment et humainement. Elles m’ont apporté sur beaucoup de points un éclairage très enrichissant.

Ce rapport m’a passionnée, et je suis assez fière de son contenu, parce que je me suis rendu compte que la défense de la dignité humaine et des droits de l’homme pouvait nous amener à dépasser nos sensibilités politiques et, surtout, vous, les vôtres. Je crois que c’est également un vrai succès de défendre les êtres humains avec la même volonté.

Je vais reprendre les paroles d’Eva Joly: «La prison ne protège pas la société or, évidemment, c’est son rôle». On lui demande avant tout de protéger les victimes de leurs agresseurs et le reste de la société. Or, dans l’état actuel des choses, la prison ne joue pas ce rôle-là.

Le mélange des prisonniers, surtout en maison d’arrêt, où, comme beaucoup d’entre vous l’ont rappelé, les prisonniers innocents sont mélangés avec des prisonniers qui, eux, seront condamnés parce qu’ils ont commis des méfaits, est très dangereux. Ce système criminalise les innocents, mais surtout, il met le personnel pénitentiaire en très grand danger.

Voilà, je crois que ce sujet est extrêmement vaste. Il y a évidemment le problème de la radicalisation, mais aussi l’incarcération de malades psychiatriques, qui devraient être soignés et celle de mineurs, qui devraient être éduqués et réhabilités.

Ce sont des problèmes énormes, et nous n’avons fait qu’effleurer la problématique. Il faudrait prendre les sujets un par un et prévoir pour chacun des mesures ad hoc.

 
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