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Debates
Miércoles 30 de mayo de 2018 - Estrasburgo Edición revisada

7. Debate con Xavier Bettel, primer ministro de Luxemburgo, sobre el futuro de Europa (debate)
Vídeo de las intervenciones
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  Presidente. – L'ordine del giorno reca il dibattito con il Primo ministro lussemburghese Xavier Bettel sul futuro dell'Europa (2018/2622(RSP)).

Prima di salutare il Primo ministro, prima di dargli la parola, vi ricordo che è possibile richiedere il "catch the eye" usando l'apparecchio per il voto elettronico. Per introdurre la vostra richiesta, inserite la carta di voto e utilizzate uno qualsiasi dei bottoni per il voto elettronico. Procedo da subito all'apertura del sistema che resterà aperto durante tutto l'intervento del Primo ministro Bettel.

 
  
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   Monsieur le Premier ministre, je suis heureux de vous accueillir parmi nous. Comme vous le savez, le Parlement européen a décidé d’inviter tous les Premiers ministres de l’Union européenne pour débattre de l’avenir de l’Europe.

C’est, selon nous, une bonne façon de mettre le Parlement au cœur du débat politique. C’est aussi une façon de renforcer le dialogue entre le Parlement et les gouvernements, c’est-à-dire avec le Conseil. Cet échange d’idées sera comme une partie de ping-pong avec vous mais, je le sais, vous aimez ce système, car vous êtes un Premier ministre très actif. Cette formule donne la possibilité aux députés de discuter avec plusieurs Premiers ministres.

Il en ira ainsi jusqu’à la fin de cette législature. Par conséquent, je pense qu’il sera très intéressant de connaître la position du gouvernement du Luxembourg, qui est également le pays du président de la Commission européenne, M. Juncker, que je salue.

Il sera très intéressant de connaître vos idées, car le Luxembourg est un des pays qui figure au cœur de l’Europe et qui est européen depuis le début de l’histoire de notre Union. Nous sommes donc très heureux de vous avoir parmi nous. Je pense que ce débat sera très intéressant. Encore une fois, un grand merci, Monsieur le Premier ministre.

 
  
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  Xavier Bettel, Premier ministre du Luxembourg. – Monsieur le Président du Parlement européen, Monsieur le Président de la Commission européenne, Mesdames et Messieurs les députés européens, Mesdames et Messieurs, je suis très honoré de figurer aujourd’hui parmi les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne qui s’adressent à la plénière du Parlement européen pour débattre de l’avenir de l’Europe.

M’adresser à vous ici, à Strasbourg, m’est d’autant plus cher que cette ville occupe une place particulière dans l’histoire de l’intégration européenne. J’ai la chance de faire partie d’une génération qui n’a pas connu la Seconde Guerre mondiale et les années de l’après-guerre. L’Union européenne a apporté à nos pays la plus longue période de paix jamais connue sur notre continent. Vivre en paix peut paraître banal, mais croyez-moi, la paix n’est jamais banale.

L’Europe est un vieux continent composé de pays et de régions riches en culture et en histoire. La diversité de son patrimoine fait la beauté de cette Europe. Et l’architecture politique européenne doit tenir compte de cette diversité. Le fait que le Parlement européen se réunisse en plénière à Strasbourg, l’une des trois capitales de l’Europe, à côté de Luxembourg et de Bruxelles, est aussi symbolique à cet égard.

C’est d’ailleurs lors du Conseil européen de Strasbourg en décembre 1989, quelques semaines après la chute du mur de Berlin, que les dirigeants de l’époque, comme Helmut Kohl, François Mitterrand ou encore Hans-Dietrich Genscher, ont pris en main le destin de l’Europe de la guerre froide, en jetant les bases d’une réunification européenne, allant de pair avec la réunification allemande.

Je renvoie à cette période de la fin des années 80, une époque où le monde a connu de grands bouleversements. Lors dudit Conseil de Strasbourg, l’appel fut lancé pour nous mettre en marche vers l’Union européenne.

Cet appel me semble toujours d’actualité, surtout à un moment où le monde connaît à nouveau de grands changements. Je pense notamment à l’imprévisibilité de certains de nos partenaires, mais aussi au risque d’une perte de compétitivité européenne dans un monde globalisé.

Notre continent doit être plus uni pour pouvoir protéger les citoyens et tracer son avenir. Les conclusions de décembre 1989 me semblent toujours valables. J’en cite cet extrait: «Il est dans l’intérêt de tous les États européens que la Communauté se renforce et accélère sa marche vers l’Union européenne».

Trente ans plus tard, accélérons donc à nouveau notre marche vers l’Union européenne. Et accélérons-la surtout en tenant compte des attentes de nos citoyens. Rendons notre Union plus forte et capable de répondre aux défis que nous connaissons aujourd’hui.

Dans ce contexte, le dialogue citoyen doit être cultivé. Les consultations citoyennes, proposées par le président Macron, sont de précieuses occasions d’associer les citoyens et de cerner leurs préoccupations, leurs espoirs et aussi leurs attentes. Le Luxembourg figure parmi les premiers pays à avoir adhéré à cette initiative. J’y ai moi-même lancé les premières consultations le 20 avril dernier.

Je préconise une action de l’ensemble des États membres pour répondre aux attentes de nos citoyens. Mais si cette unité ne peut être trouvée quand l’action est requise, je rappelle que nous disposons également dans les traités d’outils qui nous permettent d’avancer à plusieurs, à savoir la possibilité d’agir dans le cadre de la coopération renforcée.

Tout comme la chute du mur de Berlin a donné le coup d’envoi pour accueillir des nations européennes dont nous étions artificiellement séparés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la crise des réfugiés en 2015 et le référendum britannique organisé quelques mois plus tard sont des événements qui demandent à tous un nouvel élan.

Je suis convaincu que les événements successifs survenus au cours de ces dernières années – le printemps arabe, la guerre en Libye, la crise des réfugiés, l’insécurité croissante dans la région du Sahel et, surtout, la guerre en Syrie, sans oublier les actes terroristes dans nos villes – marquent un tournant qui nécessite un renforcement de l’action de l’Union européenne.

Comme nos prédécesseurs, nous devons nous armer de courage et prendre les décisions qui s’imposent face à ces défis, afin de maintenir une Europe politiquement et économiquement forte, libre et ouverte sur le monde.

Au lendemain du dernier conflit mondial causé par les nationalismes exacerbés, mon pays a choisi, avec ses voisins, de faire partie des pays fondateurs de l’Union européenne. Cette chance historique nous a permis d’avoir une perspective sur l’Europe qui est celle d’un État qui a participé à l’évolution de l’Union européenne au fil du temps.

Pour nous, le choix de l’Europe a été, à chaque étape, dicté par nos convictions: le choix d’un État européen qui définit sa souveraineté nationale aussi à travers – voire grâce à – son appartenance à l’Union. Et je suis très fier que les derniers sondages ont montré que les Luxembourgeois sont ceux qui aiment le plus l’Europe.

Aujourd’hui, paradoxalement, des forces populistes invoquent la seule souveraineté nationale pour assurer le salut de l’Europe. Or, c’est justement l’Union européenne qui protège plus que jamais notre souveraineté dans un monde globalisé.

Mr President, honourable Members, the European Union provides added value to European citizens, in countless instances improving their daily lives. However, one of the greatest challenges the Union faces today is the fact that these advantages resulting from a country’s membership of the Union are simply taken for granted. It is therefore not a coincidence, in my view, that so many UK citizens living in my country have been applying for Luxembourg citizenship since the Brexit referendum. Many others have apparently been doing the same in other Member States. These applications for citizenship by British citizens are proof of the huge added value of the public goods and services created by the European Union, which these citizens do not want to abandon: most obviously, the four freedoms.

Sehr geehrter Herr Präsident! Unsere Bürger verlangen ein weltoffenes und tolerantes Europa, in dem jede Frau und jeder Mann die gleichen Chancen hat, unabhängig von Religion, Hautfarbe oder sexueller Orientierung. Nur so wird auch die Europäische Union dazu beitragen können, Lösungen für die globalen Probleme unserer Zeit zu finden – Probleme, welche die europäischen Nationalstaaten alleine nicht mehr schultern können. Ich denke hier unter anderem an den Klimawandel. Die Verhandlungen zum Pariser Klimaschutzabkommen haben gezeigt, dass die EU eine treibende Kraft sein kann bei der Suche nach Lösungen zu globalen Problemen.

Auch bei globalen Fragen der Nichtverbreitung von Massenvernichtungswaffen kann die EU eine tragende Rolle einnehmen, wie die letzten Wochen gezeigt haben. Genauso verlangt die sich weltweit ändernde Demografie sowohl globale als auch europäische Antworten. Fragen der Migration des 21. Jahrhunderts sind keine nationalen Fragen. Ich bin davon überzeugt, dass die Europäische Union eine, ja sogar die Antwort auf diese globalen Herausforderungen darstellt. Nur eine europäische Antwort kann die Sicherheit und das Allgemeinwohl unserer Bürger auch im 21. Jahrhundert gewährleisten.

An dieser Stelle möchte ich auch ausdrücklich den Einsatz der Europäischen Kommission und insbesondere von Kommissarin Malmström für einen freien und offenen Welthandel im Einklang mit den Regeln der Welthandelsorganisation begrüßen. Unsere Bürger wollen teilhaben am Wirtschaftswachstum und auch am Wohlstand. Die Weltwirtschaftslage ist im Moment positiv, das Wachstum hat sich in allen EU-Mitgliedstaaten eingefunden. Deshalb ist jetzt auch der richtige Zeitpunkt, um die Wettbewerbsfähigkeit Europas zu stärken.

Der europäische Binnenmarkt ist in diesem Zusammenhang eine Grundvoraussetzung, damit unsere Unternehmen global wettbewerbsfähig sind und das vor allem auch noch bleiben. Der Euro ist wiederum eine Grundvoraussetzung für einen gut funktionierenden EU-Binnenmarkt. Deshalb ist es auch von strategischer Bedeutung, die Vertiefung der europäischen Wirtschafts- und Währungsunion weiterhin voranzutreiben.

Am letzten Freitag haben die Finanzminister der EU, mit proaktivem Einsatz auch von Luxemburg, zur Verstärkung der Bankenunion eine Übereinstimmung gefunden und so die richtigen Weichen gestellt zur Vertiefung der Wirtschafts- und Währungsunion, zu der sich die Staats- und Regierungschefs im nächsten Juni verpflichtet haben. Der Euro und der Binnenmarkt bedingen sich gegenseitig, und in gleichem Maße bedingen sich auch die Wirtschafts- und Währungsunion als zwei Seiten der gleichen Medaille.

Die Vertiefung des EU-Binnenmarktes ist deshalb auch weiterhin eines unserer Hauptanliegen. Hierbei denke ich vor allem an die Schaffung eines digitalen EU-Binnenmarktes. Es wäre inkohärent, auf der einen Seite eine europäische Umsatzsteuer für Internetunternehmen anzustreben, wenn wir andererseits noch nicht einmal über einen einheitlichen digitalen EU-Binnenmarkt verfügen. Ebenfalls sollten wir kurzfristige Zwischenlösungen vermeiden, die dauerhafte Beschlüsse noch schwieriger machen. Um Missverständnissen vorzubeugen: Ich befürworte eine faire Besteuerung der Profite von Internetunternehmen. Nur sollte eine solche Besteuerung auch im Einklang mit der Notwendigkeit der Erhaltung und der Verstärkung der globalen Wettbewerbsfähigkeit der EU sein. Deswegen scheint mir hier die Zusammenarbeit mit der OECD sehr wichtig zu sein.

Was mir bei der Diskussion zur Besteuerung von digitalen Unternehmen, den sogenannten GAFAs, auch zu denken gibt, ist der Umstand, dass eine große Anzahl dieser Unternehmen ihren technologischen Ursprung in Ländern außerhalb der EU haben. Wir reden übrigens oft über steuerliche Harmonisierung in der Europäischen Union. Der Binnenmarkt benötigt sicher eine gewisse Harmonisierung, auch im steuerlichen Bereich. Was mich sorgt, ist allerdings der Eindruck, dass das Wort „Steuerharmonisierung“ seit Jahren und für Gesprächspartner oft gleichlautend mit dem Wort „Steuererhöhung“ ist. Sollten wir im Steuerbereich – wenn wir schon harmonisieren wollen – nicht im Interesse der globalen Wettbewerbsfähigkeit und der Steuerzahler der Europäischen Union auch mal über Steuersenkungen reden können?

(Beifall)

Und glauben Sie mir, ich rede hier keinem Steuerdumping das Wort, aber die globale Wettbewerbsfähigkeit der Europäischen Union liegt mir sehr am Herzen.

Die augenblickliche Diskussion der Besteuerung von Internetunternehmen zeigt aber auch, dass wir mehr in Innovation und in die Finanzierung von Start-ups investieren müssen. Volkswirtschaftlich gesehen sind in einem gemeinsamen und offenen europäischen Binnenmarkt die Defizite der einen die Überschüsse der anderen. Ich befürworte keine Vergemeinschaftung der Schulden oder notleidender Kredite, aber ich bin mir in einem gemeinsamen Markt unserer Verantwortung für das Allgemeinwohl auf europäischer Ebene bewusst. Zu starke Ungleichheiten zwischen den einzelnen Partnern im Binnenmarkt sind auf Dauer der notwendigen volkswirtschaftlichen Stabilität in Europa auch nicht förderlich.

Monsieur le Président, je rappelle que l’Europe ne se limite pas à son marché commun. Pour paraphraser Jacques Delors, «on ne tombe pas amoureux du marché commun». Nous devons aussi, parallèlement, œuvrer en faveur d’un modèle social européen, qui favorise une convergence sociale vers le haut parmi les États membres.

À ce titre, je salue le vote de la plénière d’hier, à la suite de l’accord intervenu en mars dernier entre le Parlement et le Conseil sur la révision de la directive concernant le détachement des travailleurs dans le marché intérieur. Il s’agit d’un pas important dans la lutte contre le dumping social.

De même, j’espère qu’un accord sur la législation sociale pour le secteur du transport routier – législation qui permet une convergence sociale vers le haut tout en tenant compte des spécificités de ce secteur –, pourra être trouvé avant la fin de cette législature.

Je salue aussi la proposition du président de la Commission de créer une autorité européenne du travail en vue de renforcer la coopération transfrontalière et la lutte contre les fraudes et les abus.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, seules une économie et une union monétaire européennes fortes peuvent générer des emplois et des recettes fiscales pour financer des modèles européens modernes de protection sociale. L’approfondissement de l’Union économique et monétaire ne doit cependant pas se limiter aux seuls aspects budgétaires. Le renforcement de la compétitivité et de la productivité au niveau européen, ainsi que la mise en place d’un véritable espace européen de l’innovation, sont des facteurs de convergence qui faciliteront, à terme, j’en suis convaincu, la gestion commune en matière budgétaire. Une Europe compétitive, prospère et ouverte sur le monde sera le meilleur garant de la protection du modèle social européen.

Tout approfondissement de l’Union économique et monétaire passera tôt ou tard aussi par l’élargissement de la zone euro. Les traités de l’Union prévoient une adhésion de tous les États membres à l’euro, à l’exception de deux d’entre eux. L’adoption de la monnaie commune est donc un principe juridique incontournable dans la mise en œuvre des traités.

Toutefois, nous devons agir sans précipitation, en tirant notamment les enseignements de l’expérience des dernières années, et veiller à la productivité et à la compétitivité de l’ensemble des pays membres de la zone euro.

Le prochain cadre financier pluriannuel devra donc refléter le besoin de convergence économique en se focalisant davantage, entre autres, sur l’innovation. À cet égard, je salue les propositions de la Commission, qui constituent une bonne base de discussion.

Je suis aussi heureux de l’attention accordée au programme Erasmus. Monsieur le Président, j’ai la chance de faire partie de cette «génération Erasmus»: quand j’étais étudiant à la faculté de droit de Nancy, j’ai effectué un séjour Erasmus à l’université Aristote de Thessalonique. J’ai ainsi pu découvrir des matières que je ne connaissais pas auparavant, mais ce séjour Erasmus m’a surtout ouvert les yeux sur l’apport de l’Europe dans le quotidien de chacun d’entre nous. Je ne peux que recommander à chaque étudiant d’effectuer un séjour Erasmus, car c’est vraiment un échange et une expérience qui valent la peine.

Dans un même ordre d’idées, sans vouloir entrer dans le détail, je crois aussi à la valeur ajoutée des fonds de cohésion. Le moment me semble venu pour mener une réflexion dans un esprit de solidarité sur le meilleur usage qui peut être fait de ces fonds. Il me semble important de veiller à ce que les fonds de cohésion soient utilisés de façon encore plus transparente, dans le respect de l’état de droit.

Monsieur le Président, avant d’aborder les attentes de nos concitoyens en matière d’action extérieure de l’Union, permettez-moi une parenthèse concernant son organisation interne. Il est évidemment légitime de discuter de cette organisation interne, d’une Europe fédérale, d’une Europe des partis et de la répartition des pouvoirs entre les institutions.

Je ne vous cache pas que je suis un peu perplexe à l’égard des débats institutionnels. Ces discussions, aussi importantes qu’elles soient, n’enthousiasment guère nos concitoyens. Et si nous avons l’impression que c’est ce qui les passionne à l’extérieur, nous nous trompons.

Le changement institutionnel doit être lié à la poursuite d’objectifs politiques concrets, qui répondent aux besoins des citoyens et aussi à leurs aspirations. C’est précisément cette valeur ajoutée concrète qui doit constituer le fil rouge en matière de changement institutionnel.

Ici, permettez-moi de le dire, j’ai des difficultés à comprendre – et j’en ai discuté hier soir encore avec un de vos représentants – la position des «Spitzenkandidaten», des candidats têtes de liste, sans avoir de listes transnationales. Je connais votre décision, Monsieur le Président, mais j’espère que vous y reviendrez un jour.

(Applaudissements)

Pour moi, on a commencé à l’envers: nous avons des «Spitzenkandidaten» sans listes transnationales, alors que le «Spitzenkandidat» devrait être le «Spitzenkandidat» d’une liste transnationale.

Mr President, the citizens that you and I represent expect the Union to contribute to their safety and security from internal and external threats.

Notwithstanding our internal challenges in numerous policy domains, it seems to me that the largest crises were imported from outside the European Union. The refugee crisis was triggered by a worsening security situation in the Middle East and the Sahel region, to which the wars in Libya and Syria have contributed.

The dramatic events of summer and autumn 2015, when hundreds of thousands of refugees have been fleeing war on a scale not seen in Europe since 1945, are obvious evidence that no European nation state is able to cope with such tragedies on its own. In that respect, I deeply regret the opposition by some EU Member States to carrying their share of the burden in a spirit of solidarity. In the age of globalisation, European solidarity is even more important than it was before.

By the way, in any relationship, solidarity is a concept that should not be qualified. We need to stand together in solidarity and not try to introduce concepts like flexible solidarity, which at the end of the day will result in a reciprocal lack of solidarity.

(Applause)

Denn, wie heißt es doch so schön in Goethes Faust: „Nichts Bessers weiß ich mir an Sonn- und Feiertagen, Als ein Gespräch von Krieg und Kriegsgeschrei, Wenn hinten, weit, in der Türkei, Die Völker aufeinander schlagen. Man steht am Fenster, trinkt sein Gläschen aus, Und sieht den Fluss hinab die bunten Schiffe gleiten; Dann kehrt man abends froh nach Haus, Und segnet Fried und Friedenszeiten.“

Diese faustische Passage illustriert den Wandel der Zeit. Die Türkei, Syrien, Libyen, der gesamte südliche Mittelmeerraum sowie Russland oder die Ukraine sind in der heutigen globalisierten Welt unsere direkten Nachbarn. Diese Länder sind weder „hinten“ noch „weit weg“. Es sind unsere Nachbarn, und nur eine globale, einheitlich aufgestellte Außenpolitik der Europäischen Union kann hier auch Einfluss nehmen. Nationalgrenzen verlieren in diesem Zusammenhang ihren Sinn, oder anders ausgedrückt: Eine nationale luxemburgische Grenze kann nur an den EU-Außengrenzen beschützt werden. Die Bürger verlangen zu Recht Taten.

Frontex ist von größter Bedeutung – nicht, weil ich die EU-Außengrenzen schließen will, sondern weil ein starker europäischer Grenzschutz zur Sicherheit der Europäischen Union und der Wahrung unserer Werte unabdingbar ist. Auch hier begrüße ich die Finanzierungsvorschläge der Kommission. Ich bin überzeugt, dass die europäischen Bürger bereit sind, eine europäisch garantierte Sicherheit an den Außengrenzen auch mitzufinanzieren. Sicherheit ist genauso wie die Reisefreiheit und die Freizügigkeit ein gewichtiges europäisches Gut. Reisefreiheit à la Schengen und der Schutz der Außengrenzen bedingen sich gegenseitig.

Mehr Europa und größere EU-Budgets, welche auch die nationalen Budgets entlasten, sind hier stark vonnöten. Hier an dieser Stelle begrüße ich auch ausdrücklich, dass jeder EU-Bürger überall auf der Welt den konsularischen Schutz aller anwesenden europäischen Konsulate genießt.

Monsieur le Président, la crise migratoire de 2015 a montré que l’Union européenne doit redoubler d’efforts, non seulement pour sécuriser ses frontières extérieures, mais aussi, de façon générale, pour renforcer ses politiques dans la dimension extérieure, comme les affaires étrangères, la défense, la coopération au développement, sans oublier une politique commune en matière d’asile et d’immigration. Ce ne sera qu’à travers la mise en œuvre en commun des souverainetés nationales que nous saurons aussi assurer notre propre souveraineté.

Ayons le même courage que nos prédécesseurs en 1989, lorsqu’ils se sont mis en marche pour réunifier l’Europe, et assurons en commun notre sécurité et celle de nos frontières.

Je suis aussi convaincu que nous dépenserons moins tous ensemble si nous mettons nos efforts en commun, en raison des gains d’efficacité et des synergies que nous arriverons à réaliser.

Le même principe vaut pour la défense. Le Luxembourg est un pays qui a la chance d’être entouré aujourd’hui par des pays amis, desquels n’émane aucune menace pour sa sécurité, bien au contraire. De par son histoire, le Grand-Duché de Luxembourg ne saurait être soupçonné de vouloir pousser l’Union dans une direction autre que celle de soutenir la paix. Nous croyons aux vertus du multilatéralisme et du droit international, de la diplomatie et de la coopération au développement.

Comme les autres pays, le Luxembourg aussi a connu des périodes budgétaires plus difficiles ces derniers temps. Certains ont tout de suite dit que l’on pourrait réduire le budget de la coopération. Pourquoi vouloir aider à l’extérieur quand on a encore des problèmes à l’intérieur? Mon gouvernement a décidé, comme le gouvernement précédent déjà, que même en période plus difficile, le budget de la coopération, ce pour cent que l’on dépense pour les plus pauvres au monde, est un pour cent qui est bien investi. Quand nous nous demandons si nous allons manger chaud ou froid, certaines mères se demandent ce qu’elles vont pouvoir servir à manger à leurs enfants pendant une semaine. Pendant que nous nous demandons ce que nous allons faire, certains aimeraient avoir tout simplement un avenir et des perspectives. Ce pour cent permet à des jeunes qui, aujourd’hui ou hier peut-être, n’ont ou n’avaient pas de perspective d’avenir, d’avoir un emploi et d’avoir de l’optimisme pour demain. Donc, cette politique du développement, nous la défendons, et je regrette qu’au niveau international, et aussi parfois au niveau européen, quand le «Bic» rouge doit être sorti, le budget de la coopération est le premier visé. C’est populaire, mais croyez-moi, ce n’est pas bien.

(Applaudissements)

Monsieur le Président, croyez aussi que je suis convaincu qu’il est dans l’intérêt des citoyens des États de l’Union de faire davantage pour arriver à une coopération plus étroite dans le domaine des relations extérieures. Dans ce contexte, je plaide notamment en faveur d’une mise en œuvre rapide de la coopération structurée permanente lancée en marge du Conseil européen du 14 décembre 2017.

Dans le même ordre d’idées, j’estime que la coopération devrait être approfondie dans le domaine de la politique extérieure. L’Union européenne doit avoir pour objectif de parler d’une voix plus forte au profit de la paix, qui est une valeur fondamentale, car la guerre est la négation des droits de l’homme.

À cause de son histoire, l’Europe doit être un rempart contre la dictature et contre la barbarie. Les valeurs européennes, telles que nous les avons consacrées dans les traités, constituent d’ailleurs le consensus fondamental entre les États membres. Elles sont notre socle dans nos relations avec le reste du monde.

Finalement, je demeure intimement convaincu que la coopération reste aussi un rempart contre les causes profondes de l’insécurité. Un concept large de la sécurité européenne doit inclure le volet de la coopération et du développement.

J’ai parlé de nos valeurs communes, mais je ne peux pas terminer mon intervention, Monsieur le Président, sans mentionner l’importance que j’attache à la liberté de la presse, une composante essentielle de nos démocraties. Au cours de l’année écoulée, plusieurs dizaines de journalistes ont été assassinés, deux d’entre eux au sein même de notre Union. C’est une situation qui me préoccupe au plus haut degré. Il importe que l’Union européenne continue à défendre et à promouvoir la liberté de la presse.

Monsieur le Président, permettez-moi – vous avez vu, je vous ai parlé en français, en allemand, en anglais –

(L’orateur s’exprime en luxembourgeois)

Je viens juste de parler l’autre langue que nous parlons au Grand-Duché de Luxembourg, qui est notre langue nationale, le luxembourgeois, pour remercier les six députés européens luxembourgeois qui défendent la position du Grand-Duché de Luxembourg dans cette Europe. Nous ne sommes pas le plus grand État membre, mais, croyez-moi, nous croyons en notre Europe.

En conclusion, accélérons notre marche vers l’Europe avec confiance et audace. Notre monde est en mutation et l’Union européenne constitue la meilleure garantie pour notre souveraineté collective et l’épanouissement de tous nos citoyens.

(Applaudissements)

 
  
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  Jean-Claude Juncker, président de la Commission. – Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les députés.

Once again, I would like to congratulate your President for having taken the initiative to invite one Prime Minister after the other to this plenary in order to discuss major issues in Europe with the colleagues of the European Parliament. That’s something which has to be welcomed, because the dialogue between governments and the European Parliament is as important as the dialogue between the Commission and the European Parliament.

I’m invited each and every time to respond to the Prime Minister visiting us, and I must repeat myself by saying that the differences are not as deep as they seem.

Würde ich in diesem konkreten Fall dem Premierminister Luxemburgs, den ich sehr herzlich hier begrüße, widersprechen, würde ich mir selbst widersprechen müssen, weil er in der Substanz genau das gesagt hat, was die Kommission und auch der Präsident denkt. Es tut gut, zu sehen, dass die luxemburgische Regierung voller Begeisterung hinter den Aktionsplänen der Europäischen Kommission steht. Das musste mal deutlich gesagt werden, das ist heute passiert.

(Beifall)

Je ne peux donc pas contredire le Premier ministre de mon pays parce que, en substance, il a dit devant vous ce que la Commission essaie de transmettre comme message. Par conséquent, je serai très bref.

Oui, d’ici un an, les Européens auront élu un nouveau Parlement européen, dont personne, évidemment, ne connaît encore la composition. Elle sera différente de celle d’aujourd’hui, ce qui nourrit chez moi quelques inquiétudes. Aussi, je voudrais que nous nous inscrivions ensemble en faux – et je sais que Xavier le fait avec moi – contre le populisme galopant auquel nous assistons en Europe et dans tous les pays, y compris dans le mien. Mais les Luxembourgeois étant des hommes et des femmes sages, le mouvement n’est pas un mouvement en marche, mais un mouvement contenu et «contenable».

Ich würde gerne einige Punkte hier erwähnen. Weil wir uns heute in einem Jahr mit einem neuen Europäischen Parlament auseinanderzusetzen haben, denke ich, dass jetzt der Moment gekommen ist, wo die Regierungen auch klar und deutlich Farbe bekennen müssen. Wir haben im Juni einen Europäischen Rat; dort wird es um die Vertiefung der europäischen Wirtschafts- und Währungsunion gehen. Ich hätte gern, dass die Regierungschefs sich etwas deutlicher zu Wort melden, wenn es um diese Vertiefungselemente der europäischen Wirtschafts- und Währungsunion geht.

Der luxemburgische Premierminister hat dies heute getan – aber nicht flächendeckend und nicht vollumfänglich. Die Frage ist: Wollen wir – ja oder nein – ein europäisches Einlagensicherungssystem in Etappen einführen? Ich bin überhaupt nicht der Meinung, dass dies hopplahop von heute auf morgen geht, aber man muss sich prinzipiell in diese Richtung bewegen.

(Beifall)

In Sachen Steuern: Ja, ich bin auch für Steuersenkungen. Man sollte das im Übrigen auch in Luxemburg tun.

(Heiterkeit)

Ja ja, ich habe das mehrfach gemacht! Ich habe 19 Jahre gebraucht, um Fehler zu machen, andere haben kürzere Zeit zur Verfügung. Aber in Sachen Steuerpolitik und was die Internetriesen anbelangt, geht es ja nicht um Steuersenkung oder Steuererhöhung, es geht um Steuergerechtigkeit. Es kann nicht so bleiben, dass die Internetriesen 8 % Steuern bezahlen, während die kleinen und mittleren Unternehmen im Schnitt 30 % bezahlen. Das ist eine ungerechte Steuerlandschaft, und die muss korrigiert werden.

(Beifall)

Pour ce qui est de la politique étrangère, je suis largement d’accord avec le Premier ministre. Mais je voudrais tout de même que les gouvernements, à la suite des événements récents, se mettent d’accord sur un principe simple.

En matière de politique extérieure, pour être efficace – et Xavier a plaidé pour l’efficacité de l’Europe –, nous devrons absolument prendre nos décisions à la majorité qualifiée. On ne peut pas diriger le monde si on reste sur le principe de l’unanimité. Cela ne fonctionnera pas. Au nom de la Commission, nous avons proposé de demander au Conseil européen de décider dorénavant, dans certains secteurs, à la majorité qualifiée. Si un seul État membre se met en travers de la route diplomatique de l’Europe, l’Europe est bloquée et nous sommes alors ridicules lorsqu’au niveau des Nations unies et dans d’autres enceintes internationales, nous prétendons vouloir jouer un rôle dirigeant.

J’exige la majorité qualifiée en matière de politique étrangère et je ne doute pas un seul instant que le gouvernement luxembourgeois, pour les raisons que Xavier a avancées, nous accompagnera sur ce chemin, dont je sais qu’il n’est pas facile.

Monsieur le Président, voilà quelques éléments que je voulais ajouter aux propos du Premier ministre. Je voudrais dire, en tant que Luxembourgeois que je suis, que je reste et que je serai éternellement, que le Luxembourg a joué en Europe un rôle pacificateur. Il n’a pas les moyens de faire autrement, mais l’Europe fait partie de la raison d’État du Grand-Duché et je suis reconnaissant au Premier ministre de poursuivre sur cette route.

 
  
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  Manfred Weber, im Namen der PPE-Fraktion. – Meine Herren Präsidenten, sehr geehrter Herr Premierminister! Willkommen im Europäischen Parlament. Es ist gut, die Luxemburger Stimme hier zu haben. Luxemburg ist ein starker Anwalt der europäischen Integration, Gründungsmitglied, und man kann sagen: ein kleines Land, aber ein großer Europäer. Das ist Luxemburg. Und deswegen: Willkommen.

Luxemburg hatte auch in der Geschichte der Europäischen Union gehabt und hat auch heute viel Einfluss. Sie haben sich bei den sechs Europaabgeordneten bedankt. Ich möchte noch Jean-Claude Juncker mit dazu nehmen, der ja immerhin an der Spitze Europas steht als Kommissionspräsident. Auch die früheren Spitzenvertreter wie einer der Gründer Europas, Joseph Bech, und Jacques Santer natürlich sind starke Persönlichkeiten gewesen, die Europa vorangebracht haben. Und Luxemburg lebt natürlich Europa: Mit über 40 % Bürgern aus anderen Mitgliedstaaten, die in Luxemburg leben, ist es wohl das europäischste Land, das wir heute in Europa haben. Deswegen: Willkommen!

Einen Punkt möchte ich aus Ihrer Rede direkt herausgreifen, den auch Jean-Claude Juncker aufgegriffen hat: Wir reden von Steuersenkungen, und da klatschen die Liberalen typischerweise, aber wir haben nur Steuersenkungsdebatten bei Unternehmen. Das diskutieren wir, weil es da einen Steuerwettbewerb gibt, weil Unternehmen heute danach entscheiden, wo sie die geringsten Steuern zahlen, und deswegen in den Staat gehen, wo sie die geringsten Steuern zahlen. Aber die Menschen, die nicht die Mobilität des Binnenmarktes so stark in Anspruch nehmen, die Arbeiter und diejenigen, die die Mehrwertsteuer zahlen, die in die Supermärkte gehen, die können leider von diesen Steuersenkungen nicht profitieren. Deswegen ist der Punkt, den Jean-Claude Juncker gemacht hat, absolut richtig: Es geht nicht um allgemeine Steuersenkungen, sondern es geht um Steuerfairness. Es geht um die Frage, dass die Konzerne genau den gleichen Beitrag zu unserem Staat zahlen wie andere.

(Beifall)

Ich möchte heute zwei Themen herausgreifen. Herr Premierminister, wir diskutieren ja jede Woche mit Staats- und Regierungschefs. Deswegen habe ich mir vorgenommen, immer zwei Sachen zu akzentuieren in dieser Debatte. Ich möchte heute, weil Sie als Luxemburger da sind, zunächst über den Rechtsstaat reden, weil sie ja Heimat unseres Europäischen Gerichtshofs sind. Walter Hallstein hat gesagt: Die europäische Integration wurde nicht durch militärische Stärke oder politischen Druck geschaffen, sondern durch eine verbindliche Rechtsidee. Europa ist eine Rechtsgemeinschaft. Wir sollten uns einmal vergegenwärtigen, welche revolutionäre Idee dahinter steht, dass nicht das Recht des Stärkeren gilt, so wie es über Jahrhunderte auf diesem Kontinent normal war, sondern dass das Versprechen gilt, dass die europäischen Staatsbürger auf der Grundlage des Rechtsstaats ihr Leben praktizieren und leben dürfen. Dieser Rechtsstaat begründet auch Wohlstand, ist Teil unseres European way of life, und er ist heute herausgefordert durch die langen Verfahrensdauern, die wir teilweise haben, durch die Wirtschaft, die eigene Regeln setzt – wir haben das letzte Woche bei Facebook vorgeführt bekommen –, durch den Entzug von Verantwortung von Reichen – Schlagwort Steuervermeidung –, durch die Frage, dass manchmal schwache politische Rückendeckung für die Rechtsinstitute da ist, und natürlich auch das Problem Korruption. Recht darf niemals der Macht folgen, sondern muss immer Macht begrenzen. Das ist das Prinzip, das dahintersteht, und wir müssen uns wieder stärker um unseren Rechtsstaat kümmern. Wir brauchen eventuell gemeinsame Überlegungen, wie wir Juristen ausbilden, ein gemeinsames Verständnis. Wir müssen darüber nachdenken, dass die Konditionalität, die die Kommission vorschlägt, ein richtiger Schritt in die richtige Richtung ist. Rechtsstaatlichkeit muss in der Zukunft einen Preis haben, wenn sie nicht eingehalten wird. Und Rechtsstaatlichkeit darf kein politisches Thema zwischen Parteien werden, sondern muss neutral, beispielsweise vom EuGH, überwacht werden.

Das zweite Thema, das ich heute herausgreifen will, ist ein Thema, das auch Sie angesprochen haben – ein Thema, das uns allen sehr viel Sorgen machen muss, nämlich die Arbeit unserer Medien. Die Pressefreiheit im Staat, die Medien, sind genauso existenziell notwendig für die Zukunft Europas wie die Justiz. Deswegen müssen wir uns die Dramatik der Situation vergegenwärtigen. Es ist unerträglich, dass im 21. Jahrhundert Daphne Caruana Galizia, Ján Kuciak und gestern in der Ukraine Arkadi Babtschenko ermordet worden sind, offensichtlich in Ausübung ihres Dienstes, nämlich der Aufgabe, die freien Medien hochzuhalten.

Wir stehen vor gewaltigen Herausforderungen. Ich möchte nur zwei herausgreifen. Das eine ist die digitale Herausforderung. Wir müssen uns wappnen, auch unsere Dienste, die staatlichen Strukturen stärken, um in den sozialen Medien den Kampf gegen die fake news und gegen die Desinformation und gegen den Hass, den wir dort erleben, aufzunehmen. Wir sind dort noch zu schwach ausgestattet, wir müssen Transparenz schaffen. Ich möchte die Algorithmen kennen, die Facebook, Twitter und andere anwenden, um Nachrichten zu priorisieren oder nach hinten zu raten. Und wir müssen darüber diskutieren, wie wir die Meinungsvielfalt sicherstellen. Im Fernsehen, in den Zeitungen und im Radio gibt es Gesetze, die regeln, dass im Wahlkampf alle Parteien einen ordentlichen Platz bekommen. Warum haben wir diese Gesetze heute für die digitalen Medien nicht? Auch dort muss geregelt werden, dass jeder eine faire Chance hat, in Kontakt mit Bürgern zu kommen, wenn Wahlkampf stattfindet. Und eventuell brauchen wir auch Regulierungen, dass in Krisenzeiten die Bürger durch den Staat informiert werden.

Zu guter Letzt: Die klassischen Medien, die Verlage verschwinden, sie verlieren immer mehr an Kraft, an finanzieller Kraft, sie werden übernommen durch russische Investoren, durch andere, die politische Interessen haben und nicht Verlagsinteressen haben. Und deswegen müssen wir über die Transparenz von Besitzverhältnissen bei Medien diskutieren. Wir brauchen einen jährlichen Bericht über die Medienunabhängigkeit – auch in Ungarn, damit da kein Zweifel aufkommt, in allen Staaten der Europäischen Union brauchen wir diese Stärkung. Wir brauchen gemeinsame Standards und vielleicht auch die Überlegung, ob wir die öffentlichen Medien noch mehr stärken können. Diese beiden Punkte sind notwendig, sie unterstreichen das heutige Prinzip Europas. Aber wir müssen sie wieder stärken, damit die Zukunft Europas garantiert ist.

(Beifall)

 
  
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  Maria João Rodrigues, au nom du groupe S&D. – Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, soyez le bienvenu.

Je suis portugaise et je pourrais vous parler d’une histoire heureuse, qui est celle des relations entre nos deux peuples, mais je suis ici pour parler au nom du groupe socialiste et démocrate.

J’aimerais vous dire, tout d’abord, que votre engagement et l’engagement du Luxembourg en faveur du projet européen sont hautement appréciés. Vous venez de nouveau de le démontrer d’une manière très claire. Le Luxembourg n’est pas seulement au carrefour de l’Europe, il est aussi la clé de voûte de l’intégration européenne. Cette vocation est connue, respectée et hautement appréciée.

J’aimerais profiter de cette occasion pour attirer votre attention sur l’état de l’Europe et sur son avenir. C’est vrai que nous avons connu une période difficile, une période de crise, et qu’aujourd’hui, nous avons un sentiment plus positif. Mais ce qui se passe actuellement en Italie montre la fragilité de notre situation et montre que l’Europe, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, présente des défaillances graves. C’est la situation que connaît l’Italie, en manque d’espoir dans l’avenir, avec un sentiment d’asphyxie, parce que nous n’avons pas pu gérer ensemble la crise migratoire et parce que nous n’avons pas vraiment surmonté la crise de la zone euro. Cela a abouti à une combinaison explosive, avec des régions qui subissent une grande pression migratoire et, en même temps, une hausse très élevée du chômage.

Par conséquent, l’Italie est face à un choix très difficile: accepter l’Europe telle qu’elle est, avec ses lacunes, ou faire un pas vers le précipice, autrement dit sortir de la zone euro, voire de l’Union européenne. Or, on ne peut pas mettre un pays devant un choix impossible. La seule solution pour sortir de cette impasse, c’est de faire en sorte que l’Europe fonctionne beaucoup mieux en faveur de ses citoyens. Tel est l’enjeu.

Monsieur le Premier ministre, il y aura bientôt un Conseil européen décisif. Tout le monde le sait. Il y aura sur la table à la fois la réforme de la politique migratoire européenne et la réponse à apporter à la crise de la zone euro.

Par conséquent, la première question que je vous pose est de savoir si nous pouvons compter sur vous pour être à la hauteur de la situation. Parce que, dans deux jours, la Commission européenne présentera une proposition qui vise à compléter l’Union économique et monétaire sur le pilier budgétaire. Certes, c’est bien de progresser sur le pilier de l’Union bancaire, mais ce n’est pas suffisant, parce qu’il faut doter l’Union économique et monétaire d’un vrai pilier budgétaire qui soutienne l’investissement, qui soutienne la convergence économique et sociale. On ne peut pas continuer dans une situation où, d’un côté, une partie des membres de la zone euro n’ont pas une vraie chance d’investir dans l’avenir et où, de l’autre, l’Europe dans son ensemble a un problème de sous-investissement dans l’avenir.

Ma question est donc la suivante: pouvons-nous compter sur vous pour avancer sur ce dossier, tout en sachant qu’il ne faut pas seulement créer un embryon de capacité budgétaire, mais aussi jouer avec le levier financier du mécanisme européen de stabilité, qui devait être mis dans un cadre communautaire? C’est notre préférence.

J’ai une autre question. S’il est vrai que l’Europe se trouve face à une situation de sous-investissement, elle a besoin d’une stratégie d’investissement ambitieuse entraînée par les objectifs de développement durable et par l’engagement vers le pilier social. Mais cela demande un budget communautaire à la hauteur. Or, on risque de ne pas l’avoir, faute de ressources.

Voici donc ma dernière question: en ce qui concerne les ressources, le moment n’est-il pas venu de faire un pas vers des ressources propres qui devraient comprendre, non seulement les propositions de la Commission mais, à notre avis, une vraie taxe sur le numérique? Il faut avancer sur ce point. Nous ne pouvons plus accepter que notre marché intérieur soit utilisé par les grandes entreprises, sans engagement fiscal.

Par conséquent, Monsieur le Premier ministre, nous attendons de vous un pas courageux, parce que sans une Europe qui fonctionne mieux, le cas italien risque de faire tache d’huile. C’est notre préoccupation.

 
  
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  Hans-Olaf Henkel, im Namen der ECR-Fraktion. – Herr Präsident, meine Damen und Herren! So gut, wie hier Europa dargestellt wird, ist es nicht. Der europäische Patient ist krank, und bevor ein Arzt eine Therapie empfiehlt, erstellt er doch erst einmal eine Diagnose – und das ist heute Morgen nicht geschehen. Ich fürchte, dass das heute Morgen verabschiedete Rezept von mehr Europa dem europäischen Patienten noch den Rest geben wird.

Der dramatische Zuwachs an rechtspopulistischen, rechtsextremen Parteien ist auch das Resultat von zu viel Europa. Und der Brexit – für mich die größte Katastrophe der letzten Jahre – ist eben auch, zumindest indirekt, ein Resultat von zu viel Europa. Es ist ja gut, dass Sie darauf hinweisen, dass die Briten jetzt alle Luxemburger werden wollen – aber, Herr Ministerpräsident, ich hätte schon erwartet, dass Sie mal darauf hinweisen, was das für Europa bedeutet, dass hier ein Land geht, das so groß ist, als würden 9 – 10 andere europäische Länder auf einmal Europa verlassen.

Auch die Staatskrise in Italien ist unter anderem eine Folge von zu viel Europa – zumindest vom Euro. Sie haben ja darauf hingewiesen, dass der Binnenmarkt irgendwie mit dem Euro zusammenhängt. Es tut mir leid, das ist Unsinn. Die wirtschaftliche Entwicklung der Nicht-Euro-Länder in den letzten 20 Jahren in der EU war viel besser als die Entwicklung der Länder, die den Euro haben. „Buongiorno“, kann man dazu nur sagen.

Es gibt überhaupt kein Land in Europa, das so unter einer one-size-fits-all-Währung leidet wie Italien. Vor der Einführung des Euro war Italien noch ein Land mit einem Weltmarktanteil von 6 %. Heute ist dieser Anteil auf 3 % geschrumpft. Das Land ist überschuldet, und die Jugendarbeitslosigkeit in Italien ist eine absolute Katastrophe. Während Italien unter einer aus seiner Sicht viel zu starken Währung leidet, erzielt die deutsche Industrie aufgrund einer aus ihrer Sicht viel zu schwachen Währung einen gewaltigen Exportüberschuss.

Herr Ministerpräsident, Sie haben zu Recht darauf hingewiesen, dass Sie ja glücklicherweise nicht von den Kriegs- und Nachkriegswirren beeinflusst wurden – beziehungsweise Sie mussten sie nicht erleben. Bei mir war das anders: Mein Vater ist im Krieg geblieben, wir wurden zweimal ausgebombt, und ich bin froh, dass wir seit über 70 Jahren Frieden in Europa haben. Aber das hat mit dem Euro nichts zu tun. Das liegt an den Demokratien! Es hat noch nie eine Demokratie gegeben, die eine andere angegriffen hat. Das ist das, was wir pflegen müssen – aber doch nicht den Euro. Also mal ganz davon abgesehen, dass Deutschland sich auch mit den Nicht-Euro-Ländern nicht im Kriegszustand befindet, möchte ich mal darauf hinweisen, was der Euro im Augenblick anrichtet: Gerade in Italien wird derzeit mit antideutschen Parolen Stimmung gemacht. Warum? Ist doch ganz klar: Weil hier der Euro den potenziell größten Gläubiger – nämlich Deutschland – immer wieder dazu zwingt, dem potenziell größten Schuldner – nämlich Italien – dauernd Vorschriften zu machen. Dabei ist doch Frau Merkel nicht von den Italienern gewählt worden.

Nach Griechenland zeigt nun auch Italien überdeutlich: Statt unterschiedliche ökonomische Kulturen den Bedürfnissen einer Einheitswährung unterzuordnen, sollten wir dafür sorgen, dass eine Währung den unterschiedlichen Kulturen entspricht. Statt den Italienern dauernd vorschreiben zu wollen, wie sie im Weltmarkt wettbewerbsfähig bleiben können, sollten wir es ihnen selbst überlassen, ob sie es mit Arbeitsmarktreformen machen, mit Abwertung oder mit einer Kombination von beiden. Die letzten Wahlen in Italien zeigen deutlich, dass immer mehr Italiener das auch so sehen.

Auf die Anfrage der beiden italienischen Abgeordneten dieses Hauses; Marco Valli und Marco Zanni, hatte EZB-Präsident Mario Draghi darauf hingewiesen – und ich zitiere jetzt: „Im Falle eines Austritts aus der Währungsunion hat Italien vorher alle Verbindlichkeiten bei der EZB auszugleichen.“ Hier weist Draghi zwar auf eine große Hürde für einen Ausstieg Italiens aus der Währungsunion hin, aber er deutet auch gleichzeitig damit eine Lösung des italienischen Problems an: Bei einem Austritt aus der Währungsunion – und das sage ich auch als Deutscher – sollte Italien auch finanziell unterstützt werden, und das wäre für uns eine längst fällige Bilanzbereinigung. Hier komme ich zum Schluss: Ein krankes Italien in der Währungsunion ist für alle nicht so gut wie ein gesundes Italien mit einer eigenen Währung.

 
  
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  Presidente. – Vi ricordo che dobbiamo concludere il dibattito alle 11.30. Vi prego di rispettare i tempi a voi assegnati perché più parlate meno parlano gli altri colleghi, grazie.

A nome del gruppo dell'Alleanza dei Democratici e dei Liberali per l'Europa la parola all'on. Verhofstadt.

 
  
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  Guy Verhofstadt, on behalf of the ALDE Group. – Mr President, first of all I want to say to Mr Henkel that when he says democracy is important, naturally democracy is important, and democracy is important just because of Europe. When there was no European Union, there was authoritarianism, despotism in Europe, fascism in Europe, Nazism in Europe between the two World Wars. And it is since we have the European Union that we have guaranteed democracy in the European Union. That is what we have achieved. That we have achieved.

(Applause)

Et je suis très content que le Premier ministre ait parlé de la liberté de la presse et des valeurs parce que, pour le moment, il y a un problème en Europe, disons-le: les valeurs sont menacées. On s’indigne de l’assassinat de journalistes à Malte ou en Slovaquie, mais alors il faut être conséquent, Manfred, il faut oser réagir contre des États comme la Hongrie de M. Orbán, comme la Pologne de Kaczynski et comme Malte et son système politique corrompu. Il faut oser dire que c’est assez, que ce n’est pas ça, être Européen! C’est là que se trouve la source de nos problèmes. Il faut avoir le courage de le dire, d’arrêter les Orbán de ce monde, les Kaczynski de ce monde et ceux qui pensent qu’un système corrompu, comme à Malte, est un bon système pour alimenter les revenus d’un pays.

Merci donc pour cette vision, Monsieur Bettel, qu’on entend de temps à autre, mais pas suffisamment, dans cette enceinte. Surtout, merci pour le rôle que joue le Luxembourg, parce que chaque fois qu’il faut trouver un compromis à trouver, le Luxembourg est là, avec mon pays et d’autres, pour essayer de trouver les solutions pour aller de l’avant, tandis que, parfois, ce sont les grands pays qui posent des problèmes, disons-le aussi.

M. Henkel a parlé de l’Italie. Ce n’est pas que la crise italienne soit exceptionnelle. En tout cas, ce n’est pas la première fois qu’il y a une crise en Italie, Monsieur Henkel, elle existait déjà avant l’euro, la crise politique en Italie. Il existe aussi des crises politiques dans d’autres pays. Voyez la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne. La formation d’un gouvernement dans ces pays a tout de même pris du temps dans le passé plus ou moins récent.

Le vrai problème que je veux souligner ici est que chaque fois qu’une crise politique touche un État membre important de notre zone euro, elle se transforme tout de suite en une crise de toute la zone euro. Les écarts de taux d’intérêt se creusent, les déficits grimpent, les banques sont en difficulté et, finalement, l’économie et la confiance s’effondrent.

Pourquoi? Pourquoi, quand il y a un problème dans un des États membres de la zone euro, en particulier s’il s’agit d’un grand État membre, pourquoi y a-t-il des problèmes au niveau de la zone euro en général? Mais pour la simple raison que notre monnaie unique, notre union monétaire est inachevée! C’est cela la réalité, Monsieur Henkel: l’union monétaire est inachevée. En effet, l’euro est la seule monnaie au monde derrière laquelle il existe seulement une autorité monétaire, la Banque centrale européenne, mais pas d’autorité politique et pas d’autorité budgétaire. C’est là le vrai problème! C’est sous cet angle, Monsieur Henkel, qu’il faut analyser la crise italienne.

La réalité est que nous gérons l’union monétaire avec un contrat intergouvernemental entre les 19 États membres de la zone euro, et quand il y a des problèmes politiques dans un de ces États membres, tous les autres États membres de la zone euro sont automatiquement touchés.

Il faut donc casser cette logique, et pour casser cette logique, il ne faut pas retourner en arrière, Monsieur Henkel, il faut aller de l’avant! Et aller de l’avant, cela veut dire qu’il faut exécuter et mettre en pratique ce que recommandent tous les rapports de l’OCDE, du FMI, de la Banque centrale européenne, de la Commission européenne et du Parlement européen, à savoir qu’il faut un gouvernement pour la zone euro, une capacité budgétaire pour la zone euro, un ministre des finances pour la zone euro et qu’il faut une union bancaire complète et un parlement.

And that is my second message, Mr Henkel: why we don’t have it; it is absolutely needed now, and I ask Prime Minister Bettel and the President of the Commission to make that the first priority. That does not mean that the Member States do not have to do their homework. What you are saying is true. Between 1970 and 1996, in fact the competitiveness of Italy was as good as that of Germany, and their export figures were as good as those of Germany. But it is not because they entered into the euro, because they did not make the reforms that were necessary, because in the past they could do devaluations of their own currency – and that is no longer possible.

Are you defending devaluation as the way to avoid reforms in a country? Who is paying? Mr Henkel has no problem with it – his income is sufficiently high, he has no problem – but ordinary people with pensions, with savings: their income is reduced and they are paying the price for devaluations. So that is not the solution. The solution is reform, and what Italy has to do is what France has started to do – reforms, reforms, reforms – and then Italy will be saved.

That also means solidarity in the European Union, from north to south. Germany has to accept the proposals of Emmanuel Macron and of the Commission on the reform of the eurozone. Mr Scholz, your Minister of Finance, has to follow Mr Schulz and not Mr Schäuble, if I can say it in one sentence, and there also has to be solidarity from the south with the north. If tomorrow there is a trade war with Trump, we have to be behind German industry, even German cars. When I was young I preferred Alfa Romeo, I have to tell you, to BMW, but nevertheless I think we have to stand in solidarity.

That is my message, and that is also the message, dear Xavier, that we want to hear from the Council. Start – this is the most important thing – the reform of the governance of the eurozone, certainly now that the problems have also started in Italy.

(Applause)

 
  
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  Philippe Lamberts, au nom du groupe Verts/ALE. – Monsieur le Premier ministre, bienvenue dans notre Assemblée. Le Grand-Duché de Luxembourg a toujours fait preuve d’un engagement marqué envers l’Union européenne, et le discours que vous venez de prononcer ici confirme cet engagement. En particulier, nous partageons votre idée que la paix n’est pas banale et qu’elle n’est jamais définitivement acquise. Nous partageons vraiment cette idée selon laquelle la définition de notre souveraineté se construit de plus en plus à travers et grâce à l’Union européenne. Nous partageons aussi cette idée d’une Union européenne libre, forte et ouverte et votre volonté d’accélérer sa construction plutôt que de la ralentir.

Quelques jours après l’entrée en vigueur du fameux règlement général sur la protection des données, je veux rappeler à tous que c’est sous la présidence luxembourgeoise qu’un accord a été trouvé sur ce texte pionnier qui, de surcroît, a été mis sur les rails par l’ex-commissaire Viviane Reding, luxembourgeoise, elle aussi. Et vous me permettrez de revendiquer la fierté que ce soit un ministre vert de votre gouvernement, Félix Braz, qui a conclu la négociation avec le rapporteur vert de ce Parlement, notre collègue Jan Philipp Albrecht.

Nous sommes également heureux de constater qu’à l’instar de votre collègue irlandais qui, en janvier, a inauguré ce cycle de débats, votre gouvernement a fait progresser les valeurs d’égalité et, en particulier, les droits des femmes. Ceci est d’autant plus remarquable qu’au sein de l’Union européenne, certains États membres veulent revenir en arrière dans ce domaine.

Je me réjouis aussi que votre gouvernement ait donné à la transition écologique une plus grande place dans les politiques publiques. Je tiens à souligner le rôle positif joué par Carole Dieschbourg lors de la conférence de Paris sur le climat. Très logiquement, sur le front climatique, votre gouvernement soutient la position du Parlement européen, beaucoup plus ambitieuse que celle du Conseil et de la Commission. Sur ce terrain, vous engagez le Luxembourg dans les énergies renouvelables, mais aussi dans une politique d’aménagement du territoire qui respecte nos biens communs: le sol, l’air et l’eau.

De même, si le Grand-Duché a été le protagoniste peu glorieux de la saga LuxLeaks, je me réjouis qu’il soutienne à présent le projet de directive européenne sur la protection des lanceurs d’alerte, qui sont tellement essentiels à notre démocratie.

Et vous voyez où je veux en venir car, si, comme écologistes européens, nous sommes globalement fiers des réalisations européennes et nationales du gouvernement au sein duquel travaillent nos amis luxembourgeois, il reste un gros point noir qui nous sépare: la fiscalité.

Depuis les révélations de l’Offshore Leaks en 2013, une litanie de scandales ont révélé la manière dont les plus grandes entreprises et les plus grandes fortunes du monde entier éludent et fraudent l’impôt. Certes, le Grand-Duché n’est pas le seul acteur de cette concurrence fiscale insensée qui oppose les États membres entre eux et l’Europe au reste du monde. Mais on peut difficilement nier la part de responsabilité de votre pays, aux côtés notamment de ses voisins du Benelux.

La Commission européenne ne s’est d’ailleurs pas trompée en épinglant récemment le Luxembourg pour ses pratiques fiscales agressives. Nos familles belges fortunées en savent quelque chose, qui ont logé dans votre pays pas moins de 48 milliards d’euros en y créant des sociétés boîtes aux lettres. Et plusieurs de nos Diables rouges, nos footballeurs, n’ont pas hésité à transférer une large partie de leurs revenus publicitaires au Luxembourg pour bénéficier de votre régime, bien trop laxiste, en matière de protection de la propriété intellectuelle.

L’action européenne du Grand-Duché sur le plan fiscal est aussi largement décevante. Quand votre ministre des finances ne joue pas la montre pour retarder l’instauration d’une taxe sur les géants du numérique, il bloque sans état d’âme les initiatives favorables aux intérêts du contribuable européen – ces contribuables, comme le disait Manfred, qui n’ont pas le loisir de jouer un État contre l’autre –, en particulier l’instauration d’un reporting public, pays par pays, pour les multinationales ou la mise en œuvre d’une assiette commune et consolidée pour l’impôt des sociétés.

Bref, votre opposition de principe à toute forme d’harmonisation fiscale, en invoquant le fait que cela voudrait dire une réduction des impôts, au moment où les multinationales n’en paient presque pas – on parle bien d’une augmentation des impôts, en effet, et elle est nécessaire et justifiée – est indigne d’un pays qui prétend défendre le projet européen. Je dirai que de la part du pays qui affiche le plus haut revenu par habitant de toute l’Union européenne, je pense que les Européens pourraient attendre une main tendue plutôt qu’un poing fermé.

Monsieur le Premier ministre, je voudrais conclure en dédiant mon intervention à Camille Gira, votre secrétaire d’État au développement durable, décédé le 16 mai. Il a été dans votre pays un pionnier de l’écologie politique, notamment en transformant son village de Beckerich en vitrine de l’écologie, avec 100 % d’énergies renouvelables, mais surtout avec une participation citoyenne sans précédent. Son modèle de transition écologique par les citoyens a inspiré beaucoup de mandataires verts partout en Europe. Il manquera à l’écologie et il nous manquera. C’était un des nôtres.

 
  
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  Dennis de Jong, namens de GUE/NGL-Fractie. – Voorzitter, een hartelijk welkom, ook namens onze fractie, aan de minister-president van Luxemburg, de heer Bettel.

Ik moet wel zeggen dat ik redelijk teleurgesteld ben door uw superliberale toespraak, want de echte vraag van mensen is echt niet hoe goed het gaat met multinationals. De echte vraag van mensen is: wie hebben in Europa de macht? Zijn dat inderdaad de regeringsleiders, is dat het Parlement of zijn dat de multinationals en de grote financiële instellingen?

Als je kijkt naar de ontwikkelingen van de afgelopen dagen, weken, in Italië, dan zie je dat de financiële markten ook heel veel politieke invloed hebben. Als u zegt “belasting verlagen”, dan zien we dat de multinationals dagelijks nog heel veel invloed op u hebben. En het is toch wel verwonderlijk dat we juist van de Commissievoorzitter, de heer Juncker, op het terrein van belastingontwijking nu de goede adviezen krijgen, want gelet op de eerdere discussies – en de persoonlijke betrokkenheid van de heer Juncker – hadden we een andere verwachting.

Maar hij heeft gelijk. Juist op dit punt zijn de burgers in Europa uiterst ongerust. Als u zich als regeringsleiders helemaal laat leiden door multinationals, door grote financiële instellingen, door banken, wat kunt u dan verwachten? Dan gaan mensen angstig worden, dan worden ze inderdaad slachtoffer van extreme groeperingen, vooral ter rechterzijde.

Ik denk dat daar een factor bij komt waar ik u eigenlijk helemaal niet echt over gehoord heb. Dat is de toenemende ongelijkheid in Europa. Oké, in Luxemburg is het inkomen hoog. Maar ik kan u zeggen dat in een heleboel lidstaten de ongelijkheid tussen de haves en de havenots dagelijks toeneemt, en dat ze daar zien dat in de Europese Unie verhalen – zoals dat van u – de ronde doen dat we de belastingen voor de multinationals moeten verlagen. Hoe denkt u dat dat overkomt in de moeilijke wijken, in de steden? Hoe denkt u dat dat overkomt bij de jongeren in Zuid-Europa die geen werk hebben? Hoe denkt u dat dat overkomt bij ouderen in Griekenland die nauwelijks pensioen meer hebben?

Dat is harde taal, dat is een taal die ongetwijfeld populisten in Europa in de kaart speelt. De Europese Unie heeft hier een taak: ongelijkheid tegengaan, zoals organisaties als de OESO zeggen, zoals organisaties als het IMF zeggen. Als u dat doet, als u als regeringsleiders daar uw verantwoordelijkheid pakt, dan doet u het beste, ook met het oog op de Europese verkiezingen.

Ik denk dat daar nog het een en ander bijkomt. U bent niet de enige. Wij hebben in Nederland een minister-president, Mark Rutte, ongetwijfeld een goede vriend van u, die heeft moeten toegeven dat onder druk van de multinationals de dividendbelasting wordt afgeschaft. Een maatregel die niemand begrijpt, die de economie geen goed doet, maar die wel de vriendjes elders in de wereld van de aandeelhouders en van de multinationals die daarvan de vertegenwoordiger zijn ten goede komt. Dat betekent dat de gewone mensen met een hogere btw zitten en weinig en minder sociale voorzieningen hebben. En dan zegt de heer Rutte, net als u: belastingen verlagen.

Ik zou willen dat dit een thema wordt in de Raad van de regeringsleiders en dat, in plaats van de multinationals en de banken te bedienen, de burgers in Europa en met name zij die het moeilijk hebben weer centraal komen te staan. Dán bent u een Europeaan, en anders bent u gewoon een verlengstuk van de multinationals.

 
  
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  Laura Agea, a nome del gruppo EFDD. – Signor Presidente, onorevoli colleghi, Primo ministro, Presidente Juncker, questa serie di dibattiti sul futuro dell'Europa rischia di diventare un'altra cosa, un dibattito sul passato, sui fallimenti e sugli errori che hanno portato l'Unione europea a collassare. Se andiamo avanti così, se andrete avanti così, non ci sarà più nulla di cui dibattere.

Una cosa è certa: il futuro dell'Europa dovrà essere molto diverso dal presente. Proprio in questi giorni un paese fondatore, l'Italia, sta vivendo momenti drammatici. Eravamo vicini alla realizzazione di un sogno, ma potremmo svegliarci dentro un incubo.

Quasi venti milioni di italiani, alle elezioni del 4 marzo, hanno premiato due forze politiche che avrebbero dato vita al governo del cambiamento. I nostri obiettivi sono una legge contro la corruzione, mettere mano alle pensioni d'oro, togliere il potere alle lobby, eliminare i privilegi, mettere al centro i cittadini. Ma questo sembra non essere possibile: una manovra ben orchestrata di palazzo, con la complicità di molti, dalla finanza ai poteri forti, sta impedendo la nascita del governo, e proprio in queste ore lo vorrebbe sostituire con un governo non votato, non eletto, e che non avrà nemmeno la fiducia del Parlamento.

Vi chiedo: è questa democrazia? E tutto questo è avvenuto con la complicità dell'Unione europea. Ci avete provato in tutti i modi e a tutti i livelli. Come non ricordare gli avvertimenti e le minacce dei Commissari europei? Che vergogna! Che miseria! Ancora ieri il Commissario Oettinger ha dichiarato a una TV tedesca, salvo poi scusarsi, che i mercati insegneranno agli italiani come votare per la cosa giusta.

Avete capito bene: i mercati insegneranno come votare. Noi siamo indignati e sconvolti, e non deve essere un Commissario tedesco a dire come gli italiani o altri cittadini europei devono votare, né oggi né mai. Lo ripeto, che vergogna e che miseria!

Ma vedete, non siamo neanche sorpresi. D'altronde questa Commissione europea ha fatto di tutto tranne che gli interessi dei cittadini, come ben dimostra, Presidente Juncker, la sua storia. Ci avete fatto passare come moderni barbari dentro le mura di Roma, come quelli che vogliono distruggere l'Unione europea, uscire dall'euro, affossare i mercati. No, non è così! Eppure, mi rivolgo a voi, colleghi deputati, il nostro lavoro qui a Strasburgo e a Bruxelles è chiaro ed evidente agli occhi di tutti. Ve lo diciamo chiaramente, ancora una volta: non vogliamo distruggere l'Unione europea, né l'euro, né i mercati.

Il futuro dell'Europa è a rischio? Sì, e non è per colpa nostra, ma per colpa di questo fallimentare presente che voi avete costruito. E uscite da questi palazzi, ascoltate il grido dei cittadini, non siate sordi, tocca a voi fare i compiti a casa. Dove sono gli eurobond? Dove sono i trasferimenti fiscali tra paesi in surplus e quelli in deficit? E il surplus inaccettabile sulle partite correnti di Germania e Olanda.

Approfitto della presenza del Primo ministro del Lussemburgo, Bettel. Perché ci sono ancora i paradisi fiscali nell'eurozona? Il presente che non funziona ce lo chiede l'Europa, ma il futuro dovrà essere – ve lo chiedono i cittadini – il futuro sarà dell'Europa se rimetteremo in discussione quei trattati che la vedono soccombere, se ridiscutiamo l'austerità, la gestione folle dell'immigrazione, i grandi accordi commerciali che danneggiano i cittadini a favore delle multinazionali. L'Europa del futuro non è quella che con una mano taglia le pensioni dei cittadini e con l'altra aumenta del 6 % quelle delle istituzioni europee. L'Europa del futuro rispetta la volontà popolare e non permette che il voto dei cittadini venga calpestato dalle agenzie di rating, dalle banche o dagli interessi particolari di qualche Stato.

Sì, è vero, avete vinto ancora voi oggi. Godetevi questi momenti! Coraggio, liberisti, andate pure a festeggiare col ghigno e l'ignoranza dei primi della classe. Vedete, è questione solo di tempo, e poi il governo del cambiamento nascerà in Italia, e poi ne nasceranno altri in tutta l'Europa. Ecco l'unico grande futuro che noi immaginiamo per l'Europa: il cambiamento, non esiste altro, nient'altro che il cambiamento.

 
  
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  Marcel de Graaff, on behalf of the ENF Group. – Mr President, the future of Europe will be bright after the collapse of the EU, and we are now witnessing the death struggle of this failed project. We see it in the elimination of the freedom of speech and the demonisation of political opponents and the acceleration with regard to the EU army. We see it in the acceptance of state violence against the people of Catalonia and the opposition against democratic governments of Poland and Hungary and the sabotage of Brexit. We see it in the creation of an enemy image of Russia and of the United States of America, a long-standing ally. These are all rearguard actions of a union which already failed.

Turning the EU into a Soviet-style empire will not avert its inevitable end, and it’s already showing widening cracks. It’s a union that consists of irresponsible liberals in the west and of realists in the east; of dictating money-suppliers in the north and suppressed receivers in the south. It’s a union of happy migrants that profit from our welfare state and miserable citizens who are just good enough to pay the bill but are silenced about their grievances.

This union creates more problems than it solves. We have seen a debt crisis, a migrant crisis and now a crisis in political freedoms. What started as a project to progress peace through trade has deranged into a suppressive, totalitarian instrument of a globalist elite.

The last fundament off this bankrupt union is the unlimited printing of money by the European Central Bank. Imagine the shock when Italy was about to install a eurosceptic government, and there again the EU showed its ugly face of dictatorship. It denied the Italian people their rightful government.

This union that has sold his soul to investors in the Middle East cannot last and should not last. Turkey is turning into an Islamic society and Erdogan is overturning the achievements towards a secular state. Journalists, professors, military personnel are being jailed. Christian property is being seized. Genocide is being committed on the poorest part of the population. And firmly stands the EU to protect? No, not the values of human life, not the freedom of the secular state and rule of law. No, it stands firmly to let Turkey become a member of the EU.

In the UK, Muslim grooming gangs have abused hundreds of children. They were abused, raped, some even killed, and although the authorities knew about it, they were reluctant to act – and when it finally blew out in the open, they tried to cover it up. In Germany, Sweden, the Netherlands, hundreds of young girls are victim of grooming gangs – and where is the protection of our children? Where is the outrage in the EU? It’s not there. The EU does not and will not protect our children; instead it sacrifices them. The EU elite welcomes these child rapists and still does. Honest and strong men like Tommy Robinson are silenced and thrown in jail to be murdered by inmates. That is the true character of the EU.

The EU has no right to a future. The EU has no future. The future of Europe is to the nation states and its people.

 
  
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  Λάμπρος Φουντούλης (NI). – Κύριε Πρωθυπουργέ, το μέλλον της Ευρωπαϊκής Ενώσεως προδιαγράφεται αβέβαιο όσο επικρατούν απόψεις σαν και αυτές που ακούμε εδώ σήμερα και, κυρίως, όσο διαπράττονται ενέργειες σαν και αυτές που παρακολουθούμε τα τελευταία χρόνια. Η Ευρωπαϊκή Ένωση προσπαθεί να πνίξει κάθε διαφορετική άποψη που στηρίζει εθνικές πολιτικές, βαφτίζοντάς τις λαϊκίστικες, ευρωσκεπτικιστικές και ακραίες. Αυτό που συνέβη πριν από λίγες ημέρες στην Ιταλία είναι ουσιαστικά πραξικόπημα με τη στήριξη, εάν όχι την καθοδήγηση, του Βερολίνου και των Βρυξελλών και διέλυσε τα τελευταία προσχήματα που προσπαθούσε η κυρίαρχη μέχρι σήμερα πολιτική τάξη να κρατήσει. Όχι, κύριε Επίτροπε Oettinger, δεν θα μάθουν οι αγορές στους Ιταλούς πώς να ψηφίζουν. Εσείς, που είστε διορισμένος και όχι εκλεγμένος, πρέπει να μάθετε να σέβεστε την ετυμηγορία των ευρωπαίων πολιτών. Φαίνεται πως η δημοκρατία είναι καλή μόνο όταν οι πολίτες δεν αποφασίζουν να στραφούν ενάντια στις επιθυμίες σας. Η Ιταλία σήμερα είναι απλά ο τελευταίος κρίκος σε αυτή τη μακρά αλυσίδα αντιδημοκρατικών επεμβάσεων της Ενώσεως. Θυμόμαστε όλοι την απαράδεκτη και ξεκάθαρα εκβιαστική στάση των θεσμών εναντίον της Ελλάδος, παρά τη θέληση του ελληνικού λαού, όπως αυτή εκφράστηκε με το δημοψήφισμα του Ιουλίου του 2015. Θυμόμαστε επίσης τη συνεχιζόμενη μέχρι σήμερα προσπάθεια ανατροπής του Brexit, καθώς και τις πιέσεις που πολλοί προσπαθούν να μετατρέψουν σε κυρώσεις εναντίον της Πολωνίας και της Ουγγαρίας, απλά και μόνο γιατί οι λαοί αποφασίζουν διαφορετικά από τα σχέδια της νομενκλατούρας των Βρυξελλών. Με συμπεριφορές σαν και αυτή, να είστε σίγουρος πως οι ημέρες της Ευρωπαϊκής Ενώσεως με τη σημερινή της μορφή είναι μετρημένες και θα φέρετε το βάρος της ευθύνης που σας αναλογεί. Τέλος, κύριε Πρωθυπουργέ, αν έχετε την καλοσύνη, θα ήθελα να με πληροφορήσετε, στο πλαίσιο πάντα της ευρωπαϊκής αλληλεγγύης, πότε θα μετατραπεί το Μεγάλο Δουκάτο του Λουξεμβούργου σε μια κανονική χώρα και θα πάψει να είναι ένας φορολογικός παράδεισος, καταφύγιο για τα κέρδη των μεγάλων πολυεθνικών εις βάρος των υπόλοιπων λαών της Ευρώπης;

 
  
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  Xavier Bettel, Premier ministre du Luxembourg. – Monsieur le Président, je tiens à remercier tous les intervenants de ce premier tour de table

Premier constat, sur lequel je me permets d’insister: certains disent que l’Europe va mal, qu’elle a déjà connu des temps meilleurs. Oui, nous avons déjà connu des époques plus glorieuses, et je dois vous dire que le Brexit représente un coût pour nous tous. Quant à vouloir condamner les électeurs pour le choix qu’ils ont fait – et c’est la même chose pour l’Italie –, ce serait une deuxième erreur de notre part.

Les Britanniques ont choisi le Brexit. Je le regrette, mais je dois respecter ce choix. Les Italiens ont voté pour ce qu’ils ont voté, ce n’était pas mon choix préféré, mais je dois le respecter. Vouloir condamner ce choix et dire qu’ils se sont trompés, qu’on veut leur apprendre et que nous, en tant que chefs d’État ou chefs de gouvernement, vous en tant que Parlement européen ou en tant que Commission, nous devons leur dire ce qu’ils ont à faire, ce serait ne pas les comprendre et les pousser encore plus vers les extrémités, alors que c’est vers le centre qu’il faut essayer de les ramener.

Oui, en tant que Premier ministre luxembourgeois – poste qui a une durée de vie plus longue qu’en Italie, qui va avoir son quatrième Premier ministre en cinq ans, alors que Jean-Claude Juncker a occupé ce poste pendant 19 ans –, je pense que nous avons tout simplement une obligation de montrer ce qui marche aussi. J’ai connu le Brexit, j’ai connu la situation avec la Grèce, j’ai connu la crise des réfugiés, j’ai connu des situations pour lesquelles, il est vrai, on n’a pas réussi à trouver tout de suite des solutions.

Quelqu’un l’a dit dans cette enceinte, à propos de la crise des immigrés et des réfugiés: oui, nous avons besoin d’une solution commune, nous avons besoin d’une politique d’immigration commune. Nous ne trouverons pas de solution tant que nous pensons que chacun doit faire son calcul individuel et régler ce problème individuellement. Nous devons le faire en commun. Certains disent que l’Europe, c’est terminé. Arrêtons de faire les sirènes du national en pensant qu’on arrivera à une solution. On n’y arrivera pas au niveau national, ce n’est qu’ensemble que nous pourrons le faire.

Monsieur Henkel a évoqué le fait qu’il n’y a jamais eu de guerre. Aujourd’hui, en Ukraine, nous avons une situation conflictuelle qui est toujours tendue. Celui qui croit que l’Ukraine, c’est réglé, se trompe. Mais le seul document, le seul texte, le seul engagement que j’ai aujourd’hui, c’est celui du format Normandie, élaboré par les dirigeants européens autour de la table. Ce sont eux qui ont obtenu des engagements du côté ukrainien et du côté russe. Sans l’Union européenne, je ne sais pas où en serait l’Ukraine aujourd’hui. Donc, arrêtons de dire que sans l’Europe, il n’y aurait pas de paix. À l’époque, en 1945, qui aurait cru que 12 ans plus tard, en 1957, on serait autour d’une table et qu’on créerait quelque chose ou qu’on aurait envie de construire quelque chose ensemble? Je tiens à vous rappeler que l’Ukraine est juste à côté de l’Union européenne et ne connaît pas la paix.

Monsieur Lamberts, permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour l’hommage que vous avez rendu à Camille Gira – c’est vrai que cela a été un choc pour nous tous –, qui était secrétaire d’État dans mon gouvernement, qui a fait une crise cardiaque alors qu’il présentait son texte le plus important de sa législature, qui était la protection de l’environnement. Pour ceux qui ne le savaient pas encore, je précise que le choix des Verts pour remplacer Camille Gira s’est porté sur votre voisin, qui quittera votre assemblée et avec qui je me réjouis déjà de travailler au sein de mon gouvernement.

Vous et d’autres personnes ici présentes avez parlé du Luxembourg comme d’un paradis fiscal. Avez-vous vu les textes législatifs qui ont été élaborés ces quatre dernières années? Avez-vous lu les rapports de l’OCDE? Avez-vous lu les rapports de la Commission européenne? Regardez les textes en face et vous constaterez que le Luxembourg d’aujourd’hui n’est plus sur aucune liste noire d’institutions internationales, que le Luxembourg est considéré comme compliant, que nous avons fait ce que nous avions le devoir de faire et que les directives qui devaient être transposées en matière de transparence, d’échange, de collaboration ont été transposées.

Pour ceux qui ne le savent pas, je veux bien leur faire parvenir une note avec tous les textes et tous les efforts que le Luxembourg a fournis. Et permettez-moi aussi de citer les dernières études réalisées par la Commission européenne:

‘The Commission takes note of the positive step taken by Luxembourg’.

À ce titre, on peut mentionner la prochaine transposition d’une directive qui permettra, le cas échéant, d’augmenter encore l’efficacité dans la lutte contre les structures agressives de planification fiscale, etc. Si vous pensez que ce sont des boîtes aux lettres, venez voir les sociétés au Luxembourg, notamment celles de plus de 2 000 ou 3 000 personnes qui travaillent dans le secteur du numérique.

Monsieur le Président, je crois que c’est M. Lamberts qui a dit que le ministre des finances luxembourgeois bloquait certaines avancées. On ne bloque pas pour bloquer, croyez-moi! Les GAFA, ce n’est pas un dossier luxembourgeois, loin de là! N’oublions pas que demain la Grande-Bretagne ne sera plus dans l’Union européenne. C’est très bien, aujourd’hui, de faire des calculs à court terme et de se dire que oui, c’est top, telle entreprise quitte Londres et va s’installer à Paris, à Francfort, à Berlin, à Amsterdam, à Dublin ou à Luxembourg. On s’en réjouit. Mais je n’ai pas envie que, demain, la Grande-Bretagne, ou déjà aujourd’hui les États-Unis, l’Asie ou Hong Kong deviennent des refuges pour les sociétés qui quittent ou quitteront l’Europe, parce que l’Europe applique des taxes qui n’existent pas ailleurs. Par conséquent, agissons au niveau de l’OCDE. Nous savons que l’OCDE travaille là-dessus, alors dotons-nous des outils que nous voulons, mais au niveau le plus large possible.

Personne n’a parlé de la taxe sur les transactions financières. Personne n’a abordé ce sujet aujourd’hui. Si certains veulent cette taxe, qu’ils l’appliquent. Au Luxembourg, nous ne sommes pas contre cette taxe, mais appliquons-la à un niveau international. Arrêtons de vouloir pénaliser notre propre continent! L’Europe est entre l’Asie et les États-Unis, deux blocs qui sont nos concurrents directs. Alors, faisons quelque chose aussi de notre côté pour notre attractivité, pour notre industrie, pour notre économie, pour nos finances.

Par conséquent, je tiens à vous dire que le Luxembourg est tout à fait d’accord – et tout le monde l’a dit ici, que ce soit Jean-Claude Juncker, que ce soit vous – pour imposer les GAFA. Il n’est pas acceptable que des sociétés ne paient pas de taxes. Nous sommes les premiers à dire qu’elles doivent en payer, mais essayons d’éviter que demain elles aillent ailleurs sur notre continent pour échapper à l’impôt et que notre pays perde des emplois et des recettes fiscales.

M. Weber a parlé de l’état droit et de la liberté de la presse. Ce sont des éléments fondamentaux de notre Union européenne. Si nous estimons que la liberté de la presse ou l’état de droit sont accessoires, ce serait réduire l’Europe à quoi? Juste à la finance? Juste à l’économie? Juste au libre-échange? En 1957, la base de l’Union européenne, que je vous ai décrite tout à l’heure, c’était celle de vouloir mettre les peuples ensemble, de se rapprocher, d’avoir des valeurs à partager. Ces valeurs, elles n’étaient pas pécuniaires, elles étaient aussi humaines.

Je sais qu’il y a des discussions au niveau du Conseil européen et vous allez sûrement en avoir ici concernant les Fonds structurels. Faut-il lier les Fonds structurels aussi en ce qui concerne ce point? Je veux juste vous mettre en garde. Si on ne le fait que dans un certain pays, son dirigeant dira: «Je n’ai plus de bourses Erasmus, je n’ai plus d’aides pour les agriculteurs, c’est Bruxelles qui a décidé». Ne risquons-nous pas de provoquer une réaction qui sera contraire à celle que nous voulons? C’est-à-dire que le dirigeant de ce pays aura encore plus de facilité, dans sa capitale, à expliquer à son agriculteur et à son étudiant, à celui qui, jusque-là, bénéficiait d’aides européennes, qu’il ne les aura plus parce que «Bruxelles» a décidé qu’il n’était pas conforme à ce que eux, ces Bruxellois, ces gens avec lesquels il n’a rien à voir, ont en tête, parce que tel ou tel bénéficiaire ne rentre pas dans le schéma que «Bruxelles» a imposé.

Je suis partisan d’autres systèmes. Quand quelque chose ne fonctionne, c’est que nos règles ne sont pas bonnes. On voit aujourd’hui que l’article 7 ne fonctionne pas parce qu’il faut l’unanimité. S’ils sont deux, il y en aura toujours un qui soutiendra l’autre. Je suis d’avis qu’il vaut mieux, dans ce cas, dire au politicien qui arrive à Bruxelles qu’il n’aura pas le droit de vote lors du prochain Conseil européen. Ou alors, nous devons trouver des règles qui fassent mal aux politique, aux responsables, pour qu’ils disent eux-mêmes que, vu leurs décisions, vu l’état de la situation dans leur pays, qu’on les sanctionne eux, mais pas leur population directement, car nous risquons de renforcer le sentiment anti-européen parmi cette population.

En ce qui concerne l’état de droit, je sais que la Commission européenne a menacé de saisir le Tribunal et la Cour. J’espère qu’on ne va pas en arriver là, et je fais confiance à Frans Timmermans pour continuer à expliquer aux pays concernés que l’état de droit est quelque chose de très important pour nous.

Un certain nombre de parlementaires ont parlé de l’Europe sociale. On n’en parle pas assez, de l’Europe sociale. C’est un libéral qui vous le dit. On ne parle pas assez de l’Europe sociale. Une des causes du Brexit, une des causes de la montée de certains partis anti-européens, c’est que les citoyens ont l’impression que l’Europe ne les touche pas. C’est pour cela que nous devons expliquer aujourd’hui que grâce à la directive sur le détachement des travailleurs, grâce à un certain nombre de points, nous essayons de mettre en place une Europe plus sociale.

Vous savez que le président Juncker est très engagé en faveur de l’Europe sociale. Je suis très content qu’à Göteborg, nous avons eu une réunion avec les dirigeants européens pour avancer dans ce dossier. Oublier l’Europe sociale serait aussi grave qu’oublier que nous avons une Europe des valeurs. Il faut une Europe sociale autant qu’il faut une Europe des valeurs, une Europe démocratique.

Quelqu’un a aussi parlé tout à l’heure de la politique étrangère. L’Europe doit avoir une politique étrangère si elle ne veut pas perdre sa place sur la scène internationale. En tant que continent, elle représente la force économique la plus importante au monde. Or, j’ai l’impression que nous avons des complexes. Si un continent dit quelque chose, nous, en tant que continent européen, en sommes réduits à réagir. Nous n’anticipons pas. La politique étrangère européenne est indispensable si nous avons l’ambition de nous faire entendre sur la scène internationale dans ce domaine. Je pense que le passage au vote majoritaire sera nécessaire. Aujourd’hui, n’importe quel pays peut bloquer toute avancée. Si nous n’arrive pas à nous mettre d’accord, ce n’est pas possible que 500 millions de citoyens soient privés de position commune parce qu’un pays a décidé de faire blocage.

Aujourd’hui, nous sommes pris en étau. La plus grande crainte de nos citoyens, c’est l’insécurité, c’est l’Iran, c’est ce qui se passe en Syrie, c’est ce qui se passe autour de nous. Si nous-mêmes, nous n’arrivons pas à avoir une position commune et à dire ce que nous voulons faire, nous avons déjà perdu d’avance toute place que nous ambitionnons d’avoir, dans un débat traitant d’une stabilisation des relations internationales.

En ce qui concerne les investissements et la réforme de la zone euro, nous pensons qu’il est important que le Parlement joue un rôle central, en particulier dans la refonte de la zone euro. Mais dire dès maintenant qu’il faut un ministre de la zone euro ou qu’il n’en faut pas, c’est la même chose que les questions institutionnelles, personne ne m’a questionné à ce sujet. Ce qui importe actuellement, c’est d’avoir un euro qui fonctionne. M. Henkel a critiqué l’euro, mais je pense que sans l’euro, notre situation, aujourd’hui, serait plus délicate. Mais nous sommes d’accord sur une analyse, Monsieur Henkel. Si l’Italie se porte bien économiquement, c’est bien pour nous tous. Si l’Italie ne se porte pas bien économiquement, ce n’est pas bien pour ce pays, mais ce n’est pas bien non plus pour aucun d’entre nous.

Je tiens en tout cas à vous remercier pour ce premier jet de questions. Encore une fois, ceux qui pensent qu’ils ont devant eux un europhile qui trouve que tout est parfait, qui vit dans un rêve ou qui s’imagine que tout va bien se trompent.

J’ai des origines très diverses. La plupart d’entre vous ne le savent pas. J’ai une grand-mère russe qui était orthodoxe, j’ai un grand-père polonais qui était juif, j’ai un grand-père luxembourgeois qui était catholique et une grand-mère française qui était athée. Aujourd’hui, mon mari est belge et je suis libre de parler devant vous. Sans l’Europe, je ne le serais peut-être pas.

 
  
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  Guy Verhofstadt (ALDE). – Mr President, I want to raise a point of order, not about the debate, and I would like to thank the Prime Minister.

I want to ask you to prepare a statement for the plenary at 12.00, as President of the Parliament, on the arrest of Bill Browder in Spain on a Russian arrest warrant. I think that Europe has to react to this immediately. An American citizen, who is in fact fighting for justice in Russia, cannot be arrested in Europe based on a Russian arrest warrant. We as Europeans were always at Bill Browder’s side from day one in this case, the Magnitsky case. Mr President, I would like to ask if you could prepare something for 12.00. It is better to ask this now than at 12.00.

(Applause)

 
  
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  Presidente. – Grazie per la proposta. Passiamo ora al dibattito. Vi prego di rispettare il tempo previsto, un minuto per ogni deputato, per il catch the eye. On. Gardini.

Procedura "catch the eye"

 
  
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  Elisabetta Gardini (PPE). – Signor Presidente, onorevoli colleghi, ringrazio il Primo ministro del Lussemburgo, ha fatto discorsi in parte molto condivisibili, ha espresso anche vicinanza all'Italia e comprensione per il momento che passa.

Io condivido quanto Lei dice rispetto alla necessità di un'Europa più forte, più competitiva rispetto ai paesi e alle sfide che altre grandi economie ci lanciano. Però io volevo chiederle: non crede che la crisi economica del 2008 abbia messo in evidenza la necessità che questa Unione europea, che a suo tempo ha abbandonato in qualche modo un progetto di armonizzazione fiscale, per limitarsi invece al coordinamento delle politiche sia fiscali che sociali, e che si è limitata quindi ad un governo delle differenze, abbia in qualche modo posto le premesse per tanta insoddisfazione, diffidenza, ma soprattutto sofferenza di tanti cittadini, imprese e famiglie?

Non crede che sia arrivato il momento di porre rimedio a questi effetti negativi che questa tax competition crea, di correggere le distorsioni esistenti, che proprio questa competizione fiscale all'interno dell'Unione europea provoca? Lo vediamo un po' tutti i giorni.

 
  
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  Mady Delvaux (S&D). – Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, vous êtes à la tête, un pays qui est traditionnellement pro-européen. Le Luxembourg sait ce que nous devons à l'Union européenne, la paix, la sécurité et la prospérité et, en tant que petit pays, nous avons besoin de faire partie d'un ensemble plus grand pour défendre nos valeurs et nos intérêts dans un monde globalisé. Il est donc logique que vous lanciez un appel à plus d'union et à la solidarité, et je vous soutiens dans cet appel. La solidarité est, en effet, le liant de l'Union européenne. C'est à ce prix que nous pouvons avancer pour réduire les inégalités entre les pays, les États membres et les régions.

Mais je pense qu'il faut aussi mettre en cohérence les paroles et les actes. La solidarité devrait donc aussi s'exprimer dans les dossiers de tous les jours, autres que ceux de la migration.

Les États membres, et donc aussi le Luxembourg, placés devant le choix, ne doivent-ils pas, le cas échéant, placer les intérêts européens avant les intérêts nationaux?

 
  
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  Mirosław Piotrowski (ECR). – Panie Przewodniczący! Po zapowiedzianym wyjściu Wielkiej Brytanii z Unii Europejskiej w Parlamencie Europejskim w Strasburgu odbywamy cykl debat na temat przyszłości Europy z udziałem prezydentów i premierów państw członkowskich. Słyszymy o wielu pomysłach na sanowanie naszej organizacji – najczęściej technicznych. Trzeba jednak zwrócić uwagę na podstawę, czyli fundament Unii Europejskiej. To bez wątpienia chrześcijaństwo, do którego nawiązywali ojcowie założyciele – Robert Schuman, Alcide De Gasperi, Konrad Adenauer. Dziś słyszymy jedynie o komuniście Altiero Spinellim, który domagał się likwidacji państw narodowych.

I druga sprawa – demokracja. Mowa była o koncernach internetowych. Jeśli wpiszemy w wyszukiwarkę internetową hasło „deficyt demokracji” to wyskakuje nam Unia Europejska. Nawet George Soros, przyjaciel komisarzy, pana Junckera i Timmermansa, po referendum w Wielkiej Brytanii publicznie stwierdził, że Unia Europejska to konstrukcja wadliwa. Trzeba więc naprawiać, oddając głos obywatelom krajów członkowskich, którzy nie będą krępowani, a nawet terroryzowani przez brukselskich urzędników.

 
  
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  Ana Miranda (Verts/ALE). – Monsieur le Président, Monsieur Bettel, vous avez parlé de la génération Erasmus. Il y a beaucoup de députés qui ont aussi été en Erasmus.

Je vais vous poser aussi une question européenne qui concerne la lutte contre l’évasion fiscale des multinationales et la concurrence déloyale. Après les révélations de LuxLeaks qui ont dévoilé certains accords fiscaux très avantageux, la polémique sur les avantages fiscaux accordés à certaines entreprises était centrale. À l'époque où M. Juncker était Premier ministre, le Luxembourg faisait systématiquement obstruction aux avancées du groupe de travail sur la fiscalité au sein de Conseil européen. Quelle est votre position aujourd’hui?

Je vous rappelle aussi le rôle fondamental de la commission TAXE du Parlement européen, qui a émis une recommandation sur la protection des lanceurs d'alerte. Vous avez parlé de la liberté d'expression, mais les deux lanceurs d'alerte jugés au Luxembourg sont les symboles du manque de protection des lanceurs d'alerte en Europe.

En avril 2018, la Commission a publié son projet de directive sur la protection des lanceurs d'alerte. Quelle sera votre proposition au sein de l’Union européenne?

 
  
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  Martin Schirdewan (GUE/NGL). – Herr Präsident! Geehrter Herr Premierminister, ich habe Ihren Ausführungen und Ideen zur Zukunft Europas mit großer Aufmerksamkeit zugehört, und es klingt ja auch alles erstmal schön und gut, aber es ist trotzdem sehr sehr widersprüchlich. Einerseits sprechen Sie von Steuergerechtigkeit, andererseits wissen wir, dass Luxemburg mit seiner Unternehmenssteuerpolitik einen gewaltigen Steuerdumpingwettbewerb in der EU befeuert. Und auch, wenn Sie dieses Wort nicht mögen – dieses Steuerdumping hat in seiner Konsequenz negative Auswirkungen auf die tagtäglichen Lebensbedingungen der Mehrheit der Menschen in Europa, denn in deren Alltag fehlt das Geld für Investitionen in Schulen, Kindergärten, Bildung, Forschung und Gesundheit.

Sie sprechen davon, dass Luxemburg seine Hausaufgaben in Steuerfragen gemacht habe. Doch Luxemburg hat sich bei der schwarzen Liste – um Ihnen einige Beispiele zu geben, dass dem nicht so ist – gegen das Null-Prozent-Kriterium ausgesprochen, hat sich gegen das öffentliche Register im Kampf gegen Geldwäsche gewandt und ist gegen die öffentliche Land-zu-Land-Berichterstattung vorgegangen, die Steuervermeidung unterbinden soll. Ich frage mich und ich frage Sie, wie dieses widersprüchliche Verhalten zu den von ihnen vorgestellten Zukunftserwartungen von Europa passen soll.

 
  
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  Jiří Payne (EFDD). – Pane předsedající, pane premiére, vyjmenoval jste několik věcí, o kterých se domníváte, že jsou hlavními v Evropské unii. Já opakovaně upozorňuji na to, že už desítky let – 60 až 70 let – se Evropská unie potýká s demokratickým deficitem. A to je hlavní problém Evropské unie. To je důvod, proč lidé nechodí k volbám, proč se nemohou s Evropskou unií identifikovat. Je nejvyšší čas, abychom začali uvažovat o alternativě, o jiném uspořádání evropského kontinentu, kde nebude demokratický deficit, o uspořádání, se kterým se mohou identifikovat občané, a je to další alternativa vedle pěti variant, které představila Evropská komise, o kterých bychom mohli diskutovat, ale které všechny pokračují v budoucnosti s demokratickým deficitem.

Je nutné zahájit debatu o skutečné alternativě. Já jsem před několika měsíci rozeslal takový text, kde jsem jednu variantu, jak by mohla vypadat Evropa v alternativním uspořádání, popsal. Chtěl jsem poděkovat, protože vaše ministerstvo zahraničí mně na moji iniciativu odpovědělo a alespoň naznačilo, že vlastně v Lucembursku je největší ochota bavit se o alternativním uspořádaní evropského kontinentu, kde by nebyl demokratický deficit, kde by nebyla ohrožována demokracie, práva občanů, jejich demokratické právo volit právě institucí, jako je Evropská unie, která jim znemožňuje demokraticky ovlivňovat to, co se v Evropské unii děje.

 
  
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  Γεώργιος Επιτήδειος (NI). – Κύριε Πρωθυπουργέ, καλώς ήρθατε στο Κοινοβούλιο! Αναφέρατε κατά τη διάρκεια της ομιλίας σας ότι η εθνική κυριαρχία εντάσσεται στην παγκοσμιοποίηση. Με δεδομένο ότι η παγκοσμιοποίηση στηρίζεται στη διάλυση των κρατών και των εθνών, θεωρώ ως αντιφατική αυτή την τοποθέτησή σας. Θεωρείτε ότι στο μέλλον θα πρέπει τα ευρωπαϊκά κράτη να γίνουν υποτελείς και διεκπεραιωτές θεμάτων μιας παγκοσμίου κυβερνήσεως ή κάτι διαφορετικό; Είπατε επίσης, πολύ σωστά, ότι πρέπει να υπάρχει ασφάλεια στα εξωτερικά σύνορα. Πώς όμως είναι δυνατόν αυτό να υλοποιηθεί, όταν έχει αφαιρεθεί η αρμοδιότητα αυτή από τα κράτη των εξωτερικών συνόρων και έχει ανατεθεί στον Frontex, του οποίου η αποστολή έχει αποτύχει παταγωδώς, όπως έχουν αποδείξει τα μέχρι τώρα δεδομένα; Πώς θεωρείτε ότι πρέπει η Ευρωπαϊκή Ένωση να αντιμετωπίσει συνολικά το θέμα της παράνομης μεταναστεύσεως, ούτως ώστε να πάψει η Ελλάδα να αποτελεί χώρο συγκεντρώσεως και μονίμου εγκαταστάσεως παρανόμων μεταναστών; Αλήθεια, το Λουξεμβούργο πόσους παράνομους μετανάστες φιλοξενεί; Πώς θεωρείτε ότι θα είναι το μέλλον της Ευρώπης, όταν καταργηθεί η αρχή της ομοφωνίας και η Ευρώπη μετατραπεί σε Ευρώπη δύο, τριών ή περισσοτέρων ταχυτήτων; Τέλος, ποιες είναι οι σχέσεις της Ευρώπης του μέλλοντος με μία ισλαμική Τουρκία;

 
  
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  Viviane Reding (PPE). – Monsieur le Président, je voudrais tout d'abord dire que le Premier ministre luxembourgeois s’est montré très engagé dans les réponses qu’il a données aux parlementaires. Merci.

Oui, le Luxembourg a toujours été le moteur de l'Union européenne depuis les fondements. Oui, le Luxembourg a été un pionnier quand on pense à l'euro, quand on pense à Schengen. Le Luxembourg a toujours été ce lien indispensable pour créer un pont entre les idées allemandes et les demandes françaises. Alors, je me pose la question: «L'est-il encore?». Parce que nous aurons besoin qu'il le soit.

Le Premier ministre a beaucoup parlé des avancées du passé – elles sont remarquables –, mais il nous faut aussi des avancées concrètes dès à présent. On a dit ici, en plénière, «Action, action, action». Donc, il ne s’agit pas de ce que nous avons bien fait dans le passé, mais de ce que nous allons faire concrètement à l'avenir. Là, j'aimerais bien entendre de la part du Luxembourg – qui, dans le passé, a toujours mis en avant des idées avant-gardistes –, ce qu'il propose pour concilier des propositions contradictoires.

Le Luxembourg en tant que moteur, nous en avons de nouveau besoin aujourd’hui.

 
  
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  Francisco José Millán Mon (PPE). – Señor presidente, señor primer ministro, en primer lugar, gracias por comparecer hoy ante nosotros.

Como este es un debate sobre el futuro, quiero referirme esencialmente a los jóvenes y celebro, en primer lugar, su compromiso con el programa Erasmus, que usted mismo ha vivido. Yo me alegro también de que el marco financiero plurianual que nos presentó el presidente Juncker a comienzos de mes contemple un importante incremento en los fondos para este programa.

Pero también creo necesario que los jóvenes conozcan mejor, en los centros educativos, los antecedentes, los objetivos y el funcionamiento de las instituciones de la Unión. No se puede valorar aquello que no se conoce. Y, por eso, celebro mucho que el pasado 22 de mayo el Consejo aprobara la recomendación de la Comisión sobre la promoción de los valores comunes, la educación inclusiva y la dimensión europea en la enseñanza. Esta asignatura europea, por así llamarla, me parece muy conveniente y celebro mucho esta iniciativa del comisario Navracsics.

En segundo lugar, quisiera señalar un grave problema que hoy afecta ya a toda Europa: la baja tasa de natalidad, el envejecimiento y, por consiguiente, un futuro con menos jóvenes. Tenemos ante nosotros un invierno demográfico, que en algunas regiones ya es un presente, y lo que me habría gustado es que en el marco financiero plurianual la cuestión demográfica hubiera tenido un peso un poco mayor a la hora de repartir los fondos entre las regiones.

Me gustaría, señor primer ministro, que usted compartiera con nosotros algunas reflexiones sobre estos temas vinculados a los jóvenes y al declive demográfico.

 
  
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  Richard Corbett (S&D). – Mr President, it is excellent that this Parliament is discussing the future of Europe. Whether we like it or not, our countries are interdependent. We have to find common solutions to common problems. But there is one government that is conspicuously absent from this debate – that from my own country. There is not even a single Conservative MEP in this debate today, and that is a shame. It is also striking that in the Brexit negotiations, two years after the referendum, the British Government still has no opening position on what it wants to secure in terms of customs relationships. We have a White Paper that is promised for next month – two years after the referendum. Frankly, what is happening is that the Government is discovering that you cannot distance yourself from your neighbours and your main economic partners without paying a terrible economic price. But if you remain close, then of course, you have to play by the same rules as everybody else – without, if you are no longer a member, having a say on those rules. This Government, with its deep ideological divisions, is incapable of finding a solution to this dilemma. It is time it made way for a government that will be constructive and find a solution.

 
  
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  Ruža Tomašić (ECR). – Gospodine predsjedavajući, poštovani gospodine premijeru Bettel, hvala vam na doprinosu važnoj raspravi o budućnosti Europe. Drago mi je da odlučno zagovarate uključivanje građana u ovaj dijalog. Vjerujem da je ta ambicija koju dijelite s francuskim predsjednikom Macronom doista iskrena i da će se građane sve više pitati o smjeru u kojem se Europska unija kreće.

Nažalost, da to nije tako, pokazuju i reakcije na izbore u Italiji na kojima su europska pitanja bila u fokusu. Demokratsku volju talijanskog naroda ponovno se želi suspendirati, a pojedini visoki europski dužnosnici to otvoreno podržavaju. Takvo, neodgovorno ponašanje stvara dodatno nepovjerenje građana u državne i europske institucije, što će naposljetku dovesti do urušavanja cijelog sustava.

Taj naš sustav parlamentarne demokracije, dame i gospodo, bez građana i njihova povjerenja ne može postojati, ma koliko neki to priželjkivali. Imajmo to uvijek na umu!

 
  
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  Marisa Matias (GUE/NGL). – Senhor Presidente, Senhor Primeiro-Ministro, separa-nos a política fiscal do seu país: pode dizer que não é um paraíso fiscal mas, na verdade, atrai multinacionais que retiram recursos a muitos países para equilibrar as suas contas públicas, investir nos seus serviços públicos e, por isso, é uma questão de justiça fiscal. Separa-nos a não proteção dos lançadores de alerta: não é justo que Raphael Halet e Antoine Deltour sejam perseguidos pela justiça. Defendeu aqui muito bem a liberdade de imprensa. Deve defender também quem arrisca a sua vida em nome do interesse comum.

Aproxima-nos a sua visão sobre as migrações. O seu país é o que mais emigrantes acolhe na União Europeia. A maior dessas comunidades é do meu país, Portugal. Nos últimos anos enfrentaram muitas dificuldades, nomeadamente no acesso ao ensino e na questão da língua portuguesa nas escolas. O seu Governo procurou uma solução para esse problema. Peço-lhe que mantenha esse compromisso. Sabe bem como a comunidade portuguesa é importante para a economia do Luxemburgo.

 
  
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  Cristian-Silviu Buşoi (PPE). – Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, félicitations pour votre discours. Vous êtes un des plus jeunes chefs de gouvernement de l’Union européenne et le représentant d’un pays influent, un des pays fondateurs de l’Union, et votre soutien pour la construction européenne est très important. Je vous ai vu déjà, depuis des années, aux réunions du LYMEC, et je sais que votre attachement aux valeurs européennes est sincère et fort.

J’ai apprécié d’entendre votre soutien en faveur de la politique de cohésion. Cette politique a apporté des résultats concrets pour les citoyens européens. La proposition de la Commission est bonne et équilibrée, et pour mon pays, la Roumanie, elle restera un outil très efficace pour gommer les différences entre les régions les plus pauvres et les régions les plus développées de notre Union.

Concerning tax, tax avoidance is compromising the future of our European Union. It is about tax fairness. As President Juncker and Manfred Weber, Chair of the European People’s Party (EPP), stated, it is about contributing to the national budget in a fair way, so I would like to ask Prime Minister Bettel if European citizens can count on his support in moving Europe forward to a fair, sustainable and modern tax system.

 
  
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  Arndt Kohn (S&D). – Herr Präsident, liebe Kolleginnen und Kollegen, lieber Herr Ministerpräsident! Ich mag Luxemburg, nicht wegen der vielen Tankstellen oder der günstigen Zigaretten – Luxemburg ist ein schönes Land, und die Luxemburger sind ein offenes, ein freundliches Volk. Aber warum stimmen viele Schlagzeilen über Luxemburg die Menschen in Europa nicht so freundlich? Ich zitiere Herrn Kommissar Moscovici, der hat noch im März gesagt, dass die steuerlichen Praktiken in Luxemburg die Gerechtigkeit und gleiche Wettbewerbsbedingungen auf unserem Binnenmarkt untergraben. Und laut Le Soir parken die hundert reichsten Belgier 48 Milliarden Euro in Ihrem jardin fiscal. Diese Widersprüche stellen bei vielen Menschen unser gemeinsames Europa insgesamt in Frage. Daher lautet meine Frage an Sie: Wie wollen Sie, wie wollen Sie in Ihrem Land zu mehr Gerechtigkeit, zu einer fairen Besteuerung in Europa beitragen, zu einem besseren Leben für alle in Europa und nicht nur für wenige Besserverdienende?

Und ganz konkret: Unterstützen Sie den Vorschlag der Kommission zu einer gemeinsamen Bemessungsgrundlage und zu länderspezifischer Berichterstattung im Rat, damit wir innerhalb der EU endlich auch in diesem Punkt an einem Strang ziehen können?

 
  
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  Marijana Petir (PPE). – Gospodine predsjedavajući, iako se pozivamo na europske vrijednosti, čini se da ih ne baštinimo svi na isti način. Postoje značajne razlike između novih i starih država članica, i u pravima i u standardu.

Hrvatska, Rumunjska i Bugarska još uvijek čekaju ulazak u schengen i za naše građane nije ostvareno pravo slobode kretanja. Na naše tržište stižu proizvodi lošije kvalitete pa bi se moglo pomisliti da se na nas gleda kao na građane drugog reda. To je opasno i ponižavajuće jer ono što nije dobro za vas, nije dobro niti za nas.

Veliki izazov za cijelu Europu su migracije i sigurnosna situacija, no nitko ne poduzima ništa kako bi se zaustavila radikalizacija koja se događa u srcu Europe. Naše europske vrijednosti ozbiljno su dovedene u pitanje, a najviše smo za to odgovorni sami jer donošenjem zakona protiv života, protiv obitelji, protiv naših kršćanskih korijena ne doprinosimo vlastitom napretku nego baš suprotno.

 
  
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  José Blanco López (S&D). – Señor presidente, siendo la lucha contra el cambio climático un gran desafío que tiene el conjunto del mundo, pero también la Unión Europea, creo que el liderazgo que está ejerciendo Luxemburgo en el Consejo de Ministros para impulsar una transición energética hacia una energía limpia es muy positivo y se podrá ver reforzado con la incorporación de Claude Turmes al Consejo de Ministros. Le animo a seguir en esta dirección para conseguir una mayor penetración de las renovables en la próxima Directiva.

Pero es verdad que, conocido el marco financiero plurianual y, ayer, las propuestas en relación con el Fondo de Cohesión, y siendo precisamente el declive demográfico uno de los desafíos importantes que tiene la Unión Europea, no logro comprender cómo el criterio de despoblación no forma parte de los criterios para redistribuir los recursos y así poner el punto de mira en un desafío importante.

Desde luego, señor primer ministro, le invito a que tengan en cuenta este criterio: refuercen, por lo tanto, el objetivo de despoblación como objetivo también prioritario en el Consejo de Ministros de la Unión Europea.

 
  
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  Sirpa Pietikäinen (PPE). – Mr President, I would like to thank Prime Minister Bettel for his very constructive speech. Prime Minister, I would like to ask you very directly: are you are willing, and what are you going to do inside the Council? Because the Member States are quite often the most difficult part of the integration process to work towards a better and faster integration of the EMU area, including monetary union, banking union and economic governance. Are you willing to act in favour of the social dimension to be included in the EU competencies, as proposed? And are you willing to work to include better taxation governance, including the common corporate tax base and also the proposals of unfair tax competition between the countries? Last but not least, is of course the refugee politics.

 
  
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  Κώστας Μαυρίδης (S&D). – Κύριε Πρωθυπουργέ, καλώς ορίσατε! Θα σας κάνω ένα ερώτημα που έκανα και στους προηγούμενους ηγέτες που είχαμε εδώ ενώπιόν μας. Αφορά το μέλλον της Ευρώπης και μάλιστα το θίξατε στην αρχική σας παρέμβαση. Μιλήσατε για την ενεργειακή ασφάλεια. Στην Ανατολική Μεσόγειο, η Ευρωπαϊκή Ένωση διαμορφώνει μια ενεργειακή στρατηγική. Είναι εδώ και ο αρμόδιος Επίτροπος, παρόλο που μιλά με μια συνάδελφό του. Η ενεργειακή στρατηγική της Ευρωπαϊκής Ένωσης στην Ανατολική Μεσόγειο έχει επίκεντρο την Κυπριακή Δημοκρατία και η Τουρκία έχει παρέμβει με στόλο της και παρεμποδίζει τους ενεργειακούς σχεδιασμούς της Κύπρου και της Ευρωπαϊκής Ένωσης. Θέλω να ακούσω τη θέση σας. Τι πρέπει να κάνουμε; Θα προχωρήσουμε σε κυρώσεις; Σας παρακαλώ, μην προσποιηθείτε ότι δεν ακούσατε την ερώτηση. Οι ηγέτες διαφέρουν από τους πολιτικούς γιατί έχουν θέσεις και στα δύσκολα.

 
  
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  Salvatore Cicu (PPE). – Signor Presidente, onorevoli colleghi, Presidente Juncker, Primo ministro Bettel, tra i tanti temi che sono stati affrontati, e condividendo il fatto che l'Europa debba essere sì riformata, ma rafforzata nella sua costruzione, credo che ci sia un tema centrale, quello sicuramente della politica di coesione, ma anche e soprattutto quello della politica commerciale.

Abbiamo approvato in questa legislatura, in questa stagione, due provvedimenti straordinariamente rilevanti e centrali per la nostra industria, per la nostra piccola e media impresa, per la tutela e la difesa di migliaia di posti di lavoro. Io sono convinto che si debba rafforzare meglio e di più questo processo in un concetto di liberalizzazione, ma di pluralismo, ma sicuramente, anche e soprattutto, di regole che all'interno dell'OMC devono essere salvaguardate.

Stiamo attraversando una stagione di dazi che partono da Trump, con la concorrenza sleale della Cina. I nostri lavoratori, la nostra piccola e media impresa vogliono risposte concrete, vogliono cioè che questa Europa sia vicina a loro con i fatti. Io non credo al demagogismo, non credo al populismo, credo ai contenuti, credo alla qualità di un'azione di governo, ma credo anche e soprattutto in un'Europa che superi gli egoismi degli Stati membri.

 
  
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  Ramón Jáuregui Atondo (S&D). – Señor presidente, señor primer ministro, yo comparto con usted la idea de que la unanimidad es imprescindible para una política exterior eficaz. Usted ha dicho que la política por la paz de Europa es una política débil por la unanimidad.

Le pregunto si no cree que esa misma unanimidad es un obstáculo insalvable para una fiscalidad justa en la Unión Europea, para una fiscalidad sostenible con el mercado interior. ¿No cree usted que es necesario superar la unanimidad para poder conseguir en materia fiscal mecanismos que permitan superar la deslealtad existente entre los Estados en materia de fiscalidad, en materia de armonización de la fiscalidad?

Usted dice que hay que esperar a que el mundo avance en esta materia. Pero entonces no avanzaremos nunca, porque justamente la construcción del Estado del bienestar es la consecuencia de que algunos países inician como vanguardias, como hicimos con la seguridad social, el avance hacia la justicia. Hoy tenemos una seguridad social justa porque hace cien años hicimos justamente ese avance vanguardista.

 
  
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  Francis Zammit Dimech (PPE). – Sur President, fadal issa anqas minn sena fejn iċ-ċittadini kollha fil-pajjiżi tal-Unjoni Ewropea jkunu qed jivvutaw għall-elezzjoni ta’ dan il-Parlament Ewropew. U hemmhekk tkun qed issir mistoqsija waħda: kif il-futur tal-Unjoni Ewropea jorbot mal-futur ta’ kull wieħed u waħda minna?

Għalhekk, ma nistax ma nilqax ir-referenza li għamel il-Prim Ministru tal-Lussemburgu għad-dimensjoni soċjali. Kif qiegħda l-Unjoni Ewropea mhux biss tikkrea x-xogħol, imma anki tiggarantixxi l-kondizzjonijiet adegwati tax-xogħol? Kif qiegħda l-Unjoni Ewropea tħares lejn iż-żgħażagħ, li għalija mhumiex biss il-futur tal-Unjoni Ewropea imma il-preżent tal-Unjoni Ewropea? U hawnhekk meta nitkellmu, Sur President, dwar il-futur, il-futur irid ikun marbut ma’ viżjoni, u l-viżjoni bilfors hija bbażata wkoll fuq il-valuri tagħna, li huma r-ruħ tagħna. U għalhekk ir-referenza, iva, għat-twemmin tagħna fis-saltna tad-dritt, il-libertà tal-istampa li wkoll hija l-garanzija ta’ kif nikkomunikaw b’mod ħieles ma’ xulxin.

 
  
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  Ana Gomes (S&D). – Mr President, foreign direct investment in your country is worth trillions, much more than what the rest of the world’s governments together state that their citizens own in Luxembourg.

In Luxembourg, cash is king. Over the years, EUR 500 bills were printed as much as in Belgium, Ireland, Netherlands and Spain combined, until printing was stopped this year, but the bills are still circulating. So, don’t you worry that your country is seen – and it may be working – as a world centre for money laundering and tax evasion, namely for tax dodgers from other EU Member States? Will you then stop the race to the bottom in taxation, will you stop blocking tax harmonisation in the EU and will you support CCCTB? Why is your Government delaying the VAT reform proposed by the Commission to stop carousel fraud, which shifts EUR 50 billion per year into organised crime, including terrorist groups? Why do you continue to obstruct media in your country from finding out what is going on in Freeport Luxembourg?

 
  
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  Franck Proust (PPE). – Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, j’ai bien compris que vous partagez cette ambition pour que l’Union européenne s’affirme davantage dans la mondialisation.

Bien qu’elle ait toujours été actrice des échanges commerciaux, certains signes récents montrent cependant que l’Europe pourrait devenir simple spectatrice. Il faut donc un soutien fort des États membres, et je dis bien de tous les États membres, quels que soient leurs intérêts, car notre intérêt commun est d’agir pour que l’Europe soit le moteur d’une mondialisation contrôlée et plus juste.

Sur le filtrage des investissements étrangers, par exemple, que nous avons voté avant-hier, ici, en commission parlementaire, nous sommes prêts à discuter avec le Conseil avec pragmatisme et efficacité. J’espère que le sérieux du Parlement européen sur ce sujet technique, mais avant tout politique, permettra d’entraîner les États membres qui restent à convaincre de l’utilité de mieux cerner ce qui se passe sur le plan des investissements sur notre continent.

Monsieur le Premier ministre, profitez de cette occasion pour doter l’Europe d’un outil qui comblera un vide au sein de son marché intérieur, d’un outil qui, tout simplement, protégera nos filières stratégiques, nos entreprises et, bien entendu, nos emplois.

 
  
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  Doru-Claudian Frunzulică (S&D). – Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, que pensez-vous de la proposition de diminuer les aides accordées dans le cadre de la politique agricole commune et de la politique de cohésion pour les pays d’Europe centrale et orientale?

Le Luxembourg est un pays fondateur de l’Union européenne, c’est un pays important. Ne croyez-vous pas que cela va créer une fracture entre l’Europe occidentale et l’Europe centrale et orientale?

Quelle est, par ailleurs, votre politique concernant l’espace Schengen? Parce que nous, les Roumains, nous attendons depuis dix ans. Nous avons dépensé 500 millions d’euros pour sécuriser nos frontières et nous ne sommes toujours pas admis dans l’espace Schengen.

 
  
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  Ivo Belet (PPE). – Voorzitter, meneer de eerste minister, goeiemiddag. Ik ben zo vrij u aan te spreken in het Nederlands als Beneluxer, en ik mag zeggen dat u weinig of niets gezegd hebt waarmee ik het niet eens ben om te bewijzen dat de Benelux-alliantie hechter is dan ooit.

U hebt verwezen naar de sociale dimensie, die moet worden versterkt als een van de instrumenten om duidelijk te maken dat wij, de Europese Unie, ook de mensen beschermen. Dat staat centraal in uw betoog, respect daarvoor. U hebt gewezen op het belang van het versterken van de Europese defensie, kleine lidstaten – Luxemburg, België, Nederland, andere – dus ik denk dat wij daar ook achter moeten staan.

Dan de digitale interne markt. Ik raak het even aan, omdat mevrouw Vestager nog in de zaal is. We hebben onlangs een ontmoeting gehad met de CEO van Facebook. Die heeft een wrange nasmaak achtergelaten en duidelijk gemaakt dat er eigenlijk – onze voorzitter Weber heeft het toen ook gezegd in dat onderhoud met meneer Zuckerberg – een einde moet komen aan dat monopolie van Facebook. Ik verwijs naar mevrouw Verstager: zij heeft de macht, zij heeft de competentie, zij heeft ook de guts om dat te doen. Ik vraag mij af of u – als zij van plan is dat monopolie aan te pakken – daarachter zou staan.

 
  
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  Maria Grapini (S&D). – Domnule președinte, domnule prim-ministru, mă bucură intervenția dumneavoastră și răspunsurile pe care le-ați dat. Vreau să mă refer la o afirmație: „cetățenii cer o Europă deschisă și tolerantă”. Eu aș adăuga și „echitabilă”. Sigur, cetățenii din țara mea ar vrea să trăiască ca în Luxemburg. Problema este și întrebarea către dumneavoastră este: credeți că fondurile de coeziune și fondul strategic de investiție au avut cele mai bune criterii și s-a ajuns la o coeziune socială? Ce facem cu aceste disparități? Cum să avem o Europă unită, despre care dumneavoastră ați vorbit și o doresc și eu, atât timp cât avem atâta diferență în calitatea vieții oamenilor? Oamenii sunt dezamăgiți. Trebuie să le dăm un mesaj, așa cum spuneați dumneavoastră, că putem să avem un sprijin social și pentru asta trebuie multă echitate.

Doriți să nu mai fie unanimitate în Consiliul? Vrea un răspuns foarte clar, pentru că, iată, România și Bulgaria nu sunt în Schengen tocmai pentru că o țară sau două se opun și nu este normal să avem într-o piață unică două piețe Schengen.

 
  
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  Seán Kelly (PPE). – Mr President, personally I am sick to death of listening to leaders of groups, parties and governments laying all their ills at Europe’s door, when they themselves haven’t the courage of a mouse or the common sense of an imbecile. Thankfully, Prime Minister Bettel is not one of those, and I commend him on his courage and his good sense here today.

He made one very important statement. He said ‘shared sovereignty guarantees our own sovereignty’, and I want to ask him how come the smallest Member State can have that attitude when a big Member State like the United Kingdom has to say that they are losing sovereignty and they must ‘take back control’? Have you not lost control by being involved in the European Union? What is the secret, when the smallest country can feel empowered and enriched, and the big countries, with all their influence and all their MEPs, feel the opposite. There must be a secret. Can you tell it to us, please?

 
  
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  Patrizia Toia (S&D). – Signor Presidente, onorevoli colleghi, vorrei dire al Presidente lussemburghese, di cui ho ascoltato con grande impegno e interesse l'intervento, che il dibattito sul futuro dell'Europa in questi giorni, nel mio paese, l'Italia, è rovente. Non è solo caldo, è rovente.

E su questa idea di Europa si può giocare il destino non solo italiano, ma europeo. Come europeisti, noi democratici siamo convinti che non c'è futuro per l'Italia se non dentro questo contesto, di cui ci sentiamo protagonisti, non parte laterale. Però è chiaro che per essere veramente europei bisogna costruire giorno per giorno, con coerenza, l'Europa. Non è possibile un giorno dichiararsi europeisti e il giorno dopo essere antieuropeisti, antisistema, antieuro, "antitutto", e accendere fuochi.

Ecco perché voglio ribadire qui che l'Italia, di cui teniamo fermo il fondamento costituzionale e la chiarezza della nostra posizione dentro questa Europa, è un paese che giorno per giorno lavorerà per rafforzare questa istituzione, per renderla più vicina ai cittadini, non ai mercati, ai cittadini, ai loro bisogni, e per questo vogliamo un'Europa più unita, più solidale e più sociale.

Ma questo lo facciamo ogni giorno, con coerenza, come altre forze politiche d'Italia, ma non come quelle che un giorno abbattono il sistema e il giorno dopo dicono di volerlo costruire. No, con quelli non andremo avanti, né in Europa né in Italia.

 
  
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  Paulo Rangel (PPE). – Mr President, I would like to congratulate Prime Minister Bettel and Luxembourg for this very constructive approach. I am sorry to disappoint you, but transnational lists are not the solution for integration. I am a federalist and I can tell you that there is no federation where there is a global constituency, so this would be something against federalism, instead of the contrary.

I saw with some optimism that you defended tax harmonisation and tax convergence here. I would like to ask you if the Luxembourg Government is prepared to take a major step on this issue because Luxembourg, together with two or four more Member States, is a country that is really responsible for blocking and paralysing any tax convergence. Let me tell you that tax convergence and tax harmonisation are much more important for European integration than transnational lists.

 
  
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  Juan Fernando López Aguilar (S&D). – Señor presidente, señor primer ministro Bettel, ha escuchado usted en este debate sobre el futuro de Europa palabras de reconocimiento a Luxemburgo, un país fundador de la Unión Europea del que han provenido grandes figuras de su construcción.

Un país pequeño, de los más pequeños; pero no he escuchado una sola palabra acerca de los estragos de la desigualdad, no precisamente entre grandes y pequeños —causados por la crisis—, sino entre ricos y empobrecidos, entre acreedores y endeudados.

Y es imprescindible, ante la desigualdad, que, cuando usted hable de fiscalidad, no nos hable de rebajar los impuestos, sino de asegurar y no parar hasta que Luxemburgo no pueda ser el depósito de las fortunas ilícitamente adquiridas de los corruptos de media Europa; y que, cuando hable de recursos para la Unión Europea, manifieste su voluntad de contribuir más —como país rico— a la construcción de una Europa mejor que esta, porque esa será la clave para poder combatir el malestar y el populismo que han redefinido el paisaje político de los más empobrecidos por la crisis —Italia, Grecia, España—; porque, sin atajar ese problema, no habrá futuro para Europa.

 
  
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  Presidente. – Il gruppo dei Verdi ha esaurito tutto il tempo di parola perché è stato preso dal presidente del gruppo Verhofstadt, però siccome cerco di essere flessibile, se il Primo ministro lussemburghese ha pazienza, ora darei la parola ancora a tre deputati, uno del gruppo dei Verdi e uno del PPE che erano rimasti fuori, allora l'on. Goerens, l'on. in 't Veld e l'on. Virkkunen, e poi rispondiamo, però sappiate che avevate esaurito tutto il vostro tempo. È una questione che riguarda il gruppo dei liberali, scegliere a chi affidare la parola, quindi questa è una concessione che vi fanno anche gli altri gruppi, due minuti in più. Prego on. in 't Veld.

 
  
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  Sophia in 't Veld (ALDE). – Mr President, indeed, Mr Verhofstadt will be slapped on the wrist. Mr Bettel, thank you very much for your speech. I agreed with a lot of it, but not everything. You said that institutional talks are boring. I actually fundamentally disagree because institutional talks are about who has the power. How can citizens influence and decide in the European Union? How can they hold their representatives to account? But it also determines the ability of the European Union to act, and we have seen that intergovernmental Europe is dead. Intergovernmental Europe is not able to respond to migration flows, to Trump, to the financial crisis, to conflicts in the world, and it is not able to ensure that the rule of law and fundamental rights are upheld in all the Member States.

One final remark. Please ask your colleagues to understand one thing. Yes, there are eurosceptics or anti-EU people in Europe, but there is also a vast majority of people who are actually supportive of the European Union. Let’s stop serving only the eurosceptic voices and also represent the people who wholeheartedly support European integration and make their voices heard in the debate as well.

 
  
  

PRESIDENZA DELL'ON. DAVID-MARIA SASSOLI
Vicepresidente

 
  
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  Henna Virkkunen (PPE). – Arvoisa puhemies; pääministeri, on helppoa olla kanssanne samaa mieltä siitä, että meidän on vahvistettava Euroopan kilpailukykyä, talouskasvua ja sisämarkkinoita, koska vain vahvalla taloudella pystymme turvaamaan ihmisten hyvinvoinnin ja tulevaisuuden Euroopassa.

Varmasti yksi Euroopan suurimmista, ellei suurin saavutus on se, että meillä on yhteinen 500 miljoonan ihmisen sisämarkkina-alue, joka perustuu yhteisiin demokraattisiin arvoihin. Olen hyvin iloinen siitä, että puolustitte näitä demokraattisia arvoja, mutta tosiasia on, että valitettavasti osa EU:n jäsenmaista on viime vuosina alkanut liukua pois yhteisesti sovituista arvoistamme – ihmisoikeuksista, vapaudesta, kansanvallasta, tasa—arvosta ja oikeusvaltiosta, johon kaikki EU:n jäsenmaat ovat sitoutuneet.

Meillä ei ole ollut riittävästi välineitä puuttua tähän kehitykseen. Nyt komissio aivan oikein ehdottaa osana tulevaa budjettia, että jatkossa EU-rahoitus voitaisiin sitoa oikeusvaltioperiaatteen kunnioittamiseen. Puhuitte tästä hiukan epäröiden. Olisi hyvä saada nyt selvästi kuulla siitä, tukeeko Luxemburg sitä linjaa, että EU-rahoituksen ehtona tulisi olla EU:n yhteisten arvojen noudattaminen. Eikö vähimmäisvaatimus näiden valtioiden rahoittamiselle ole se, että siellä noudatetaan lainsäädäntöä, yhteisiä periaatteita ja arvoja?

 
  
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  Charles Goerens (ALDE). – Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, vous avez, à juste titre, préconisé une action de la part de l’ensemble des États membres pour faire avancer l’Union européenne. En effet, nous sommes vingt-huit à engranger les fruits de la construction européenne, les citoyens des vingt-huit États membres ont bénéficié du marché intérieur, mais nous sommes à peine une demi-douzaine d’États membres à partager les charges relatives à l’accueil des réfugiés. Par contre, nous sommes très nombreux à laisser seules l’Italie, la Grèce ou l’Allemagne lorsqu’il s’agit de respecter les engagements pris par tous les États membres dans le cadre des conventions de Genève sur les réfugiés. Nous sommes également loin de l’unanimité lorsqu’il s’agit de répondre aux besoins de financement de notre Union européenne pour les années à venir. Ce constat est déconcertant.

Toujours est-il que nous sommes vingt-huit à endurer un président américain qui s’attaque à tous les acquis du multilatéralisme, à la sécurité commune, au commerce extérieur et à nombre d’accords internationaux. Nous ne pouvons pas rester dans l’inaction, sinon nous nous marginalisons. J’espère que le 30 mars prochain, au lendemain de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les vingt-sept chefs d’État et de gouvernement pourront jeter les bases d’un projet intégrant les valeurs de solidarité, que vous avez appelées de vos vœux au cours de votre remarquable discours.

 
  
 

(Fine della procedura "catch the eye")

 
  
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  Xavier Bettel, Premier ministre du Luxembourg. – Monsieur le Président, si j’ai bien compris, il me reste 27 secondes pour répondre à 60 questions, donc cela va être un peu limité.

Monsieur le Président, tout d’abord je tiens à remercier les nombreux orateurs qui ont posé des questions à propos du Luxembourg et je me permettrai dans certains cas de leur répondre en style télégraphique. Mais un sujet m’a manqué, car très peu de députés l’ont soulevé, c’est le numérique. Certains ont parlé du futur ou se sont interrogés sur les défis du futur, mais très peu m’ont posé des questions sur la stratégie numérique au niveau européen.

Or, ce sera un défi, qui aujourd’hui est économique, mais qui sera un défi social demain, si nous ne sommes pas prêts à faire des efforts au niveau du marché unique du numérique et si nous ne réduisons pas la fracture du marché numérique au niveau européen avec 28 législations, 28 régulateurs et un marché commun inexistant à ce niveau. Demain sera numérique. Je me rappelle, quand j’ai eu la présidence, certains députés européens m’ont demandé si c’était une chance à saisir ou un danger. C’est une chance si nous sommes prêts et c’est un danger si nous ne le sommes pas. Et nous serons prêts seulement si nous parvenons à faire ce marché à vingt-huit, ensemble.

Monsieur le Président, certains députés m’ont parlé de Schengen et de la situation de leur pays à cet égard. Je les soutiens dans leur effort de vouloir adhérer à l’espace Schengen. Je pense qu’ils ont la volonté d’accéder à la libre circulation. Mais d’autre part, je dois dire qu‘actuellement, nous avons – tant au niveau de l’élargissement qu’au niveau de Schengen –, des conditions préalables qui doivent nous pousser à avancer rapidement, afin que ces pays arrivent dans un espace où les règles que nous nous donnons fonctionnent.

Aujourd’hui, nous n’avons pas de politique commune en matière de migration. Pour quelqu’un qui est dans l’espace Schengen, nous n’avons pas de règle, chacun a ses propres règles. J’aimerais donc qu’on arrive rapidement à avoir des règles qui fonctionnent pour expliquer aux gens que cet espace Schengen fonctionne. Parce que si le message est juste, on agrandit Schengen, on agrandit l’Union européenne, mais si on n’essaie pas que ça fonctionne mieux, je ne sais pas si le message sera bien compris. Mais nous devons, le plus rapidement possible, ouvrir l’espace Schengen à ces pays, comme je viens de le dire.

Mme in’t Veld a parlé des questions institutionnelles. Ne le prenez pas mal, Madame in’t Veld, mais croyez-moi, les citoyens se moquent de savoir si nous avons un ministre des finances ou de savoir si le président du Conseil et de la Commission européenne est le même. Ils s’en moquent! Aujourd’hui, ils veulent savoir comment marche la sécurité, si demain ils pourront avoir un emploi, s’ils ont des droits dans leur pays, la liberté de la presse, la liberté d’expression. Mais les questions institutionnelles, savoir si on a des listes transnationales ou pas, c’est une bulle bruxelloise, strasbourgeoise, luxembourgeoise. Sachez que ce n’est vraiment pas la préoccupation au quotidien de la plupart des citoyens et qu’ils ont d’autres questions, d’autres attentes vis-à-vis des institutions européennes que de se demander comment elles fonctionneront demain. Nous devrons le faire. Et je pense que si nous sommes plus efficaces, nous fonctionnerons mieux. Mais faire croire que c’est une priorité n’est, à mon avis, pas la bonne direction.

Nous avons parlé de l’état de droit et une députée européenne a aussi parlé des Fonds structurels. Je l’ai dit tout à l’heure, je pense que lier l’état de droit aux Fonds structurels risque de provoquer un effet contraire. En affirmant que si l’état de droit n’est pas respecté, les Fonds structurels seront coupés, nous risquons d’avoir sur le dos les agriculteurs, les étudiants, les industries et les ouvriers qui travaillent et qui, aujourd’hui, peuvent profiter des Fonds structurels. Si on leur dit «On va vous les couper demain», on va les pousser vers les extrêmes, qui vont dire «C’est Bruxelles et Strasbourg qui ont décidé qu’on ne recevra plus rien». Je pense donc que nous devons trouver des mécanismes plus efficaces, qui fonctionnent, et, en fait, surtout sanctionner le politique plutôt qu’à la fin, le citoyen, car nous ne ferions que le conforter dans son idée que Bruxelles et Strasbourg décident pour lui.

Vous avez parlé du Brexit. Pour le Brexit, j’espère qu’on avance. J’avais fait une petite description pour expliquer comment fonctionnait le Brexit, en commençant par rappeler qu’à l’époque ils étaient dans la famille,

They were in but they wanted to have a lot of opt-outs. Now they are out and they want a lot of opt-ins.

C’est la réalité. Je pense que ce qui est important, c’est surtout de garder un  level playing field. Ce n’est pas qu’on veuille sanctionner la Grande-Bretagne, mais si aujourd’hui on tolère le cherry picking et que la Grande-Bretagne peut choisir les avantages sans avoir les contraintes, sans avoir certaines obligations, nous favoriserons une situation dans laquelle chaque État pourra se dire: moi aussi, je veux une Europe comme la Grande-Bretagne. Par conséquent, nous devons avoir des règles communes et nous devons dire à la Grande-Bretagne qu’on ne peut pas avoir juste l’un sans avoir l’autre.

Les lanceurs d’alerte, on en a parlé. Le Luxembourg est un des premiers pays à s’être doté d’une législation sur les lanceurs d’alerte – c’était en 2011, déjà –, et l’arrêt récent de la Cour de cassation confirme la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme.

Certains ont évoqué la fiscalité. Je vous l’ai dit, le Luxembourg a fait des efforts considérables et les négociations sur l’assiette commune – certains aussi ont posé la question de l’impôt des sociétés – au sein du Conseil sont encore très loin d’être terminées. De nombreuses questions techniques restent à clarifier et nous participons de façon constructive aussi à ces travaux, en particulier en vue de déterminer l’impact de ces deux propositions sur les budgets nationaux. On ne peut pas dire «On le fait» sans savoir quel en sera l’impact. Nous devons avoir toutes les informations nécessaires. Mais ce qui a été pour moi très important, c’est de savoir qu’on a fait des progrès substantiels dans la lutte contre la planification fiscale agressive également au niveau du marché intérieur.

On parle du dumping social en Europe, mais il faut aussi parler du dumping fiscal. Je suis le premier à vouloir freiner une course vers le bas où l’enjeu serait de savoir qui aura le taux le plus bas en Europe. Comment voulez-vous qu’on explique à nos concitoyens que certaines entreprises paient toujours moins d’impôts? Tout à l’heure, M. Weber a parlé des citoyens. Bien sûr, si on donne l’impression aux citoyens qu’une société ne paie pas d’impôts alors qu’eux doivent en payer, on va encore une fois les provoquer. Il en résultera un ras-le-bol de la politique, ce qui engendrera des crises politiques que nous aurons nous-mêmes provoquées en acceptant un dumping fiscal.

Par ailleurs, un dumping dont on parle très peu, c’est le dumping environnemental. Il existe aujourd’hui, avec les États-Unis, qui ont décidé de quitter l’accord de Paris. Il serait peut-être utile, un jour, de discuter des critères à retenir pour les listes relatives à l’environnement et de dresser une liste noire des États qui, chez eux, ne respectent pas les critères qui sont notre patrimoine à tous. Certains l’ont d’ailleurs dit dans cette enceinte – je crois que c’était M. Lamberts –, le patrimoine ne s’achète pas dans un supermarché. C’est un patrimoine commun. On parle «social», on parle «fiscal», mais on oublie très souvent qu’il y a aujourd’hui un dumping environnemental, parce que certains pays ne veulent pas respecter certaines règles pour des raisons économiques.

Certains ont demandé quelles étaient mes visions pour la jeunesse. Je vous l’ai dit tout à l’heure, on a l’impression que tout est acquis. On a un problème au niveau politique. J’entends souvent nombre de politiques dire que tout ce qui va bien, c’est grâce à eux, mais quand quelque chose ne va pas, c’est de la faute de Bruxelles, alors qu’ils oublient que Bruxelles, c’est eux-mêmes. Ce sont eux qui siègent au Conseil, c’est leur pays qui siège à la Commission, ce sont leurs députés européens qui siègent dans l’hémicycle. Ils oublient que, depuis le traité de Lisbonne, les parlements nationaux ont plus de pouvoir. C’est tellement facile de dire, quand ça ne va pas, «c’est de la faute de…, c’est une directive, c’est un règlement, c’est Bruxelles qui nous l’impose», alors que Bruxelles, c’est Mme Merkel, M. Macron, ou encore moi-même, ce sont les députés européens de leur pays et ce sont les commissaires. Mais il est facile de raisonner comme si Bruxelles était un peu comme un extraterrestre avec lequel nous n’avons rien à voir, et que c’est Bruxelles qui décide pour nous. Vous savez, sans vouloir critiquer les collègues de Grande-Bretagne, c’est très dur, quand on fait circuler du lundi au samedi un message disant qu’on n’aime pas l’Europe, de demander aux gens, le dimanche, de voter pour l’Union européenne.

Je reviens sur la question des jeunes. Ils sont la clé de voûte de l’Union européenne. Nous devons faire en sorte que les jeunes se passionnent de nouveau pour l’Europe. Erasmus est un élément important. Quand je vais dans une école et que je parle d’Europe, j’explique que j’ai connu les frontières quand j’étais étudiant à Thessalonique et que je partais en Turquie, ou dans le pays dont la capitale est Skopje, ou encore en Bulgarie. Il y avait à l’époque des frontières que je ne connaissais pas en tant que Luxembourgeois. En tant que Luxembourgeois, je prenais ma voiture, je ne savais même pas si j’étais en Allemagne, en France ou en Belgique. Je ne me posais pas cette question. Aujourd’hui, un jeune ne sait plus qu’il y avait des postes-frontières. Il n’a connu que l’euro. Il voyage sans passeport. Il part sans avoir besoin du formulaire E 411, ce formulaire qu’on avait à l’époque pour bénéficier de soins médicaux. Aujourd’hui, j’ai des droits à l’étranger, je peux aller étudier dans un autre pays, je peux aller m’y marier, je peux donner naissance, voter, travailler, partir à la retraite, je peux aller habiter dans un autre État membre que le mien. Je ne paie plus de frais d’itinérance quand je suis à l’étranger. Tout cela, ce sont des acquis. Aujourd’hui, les jeunes ne se rendent pas compte que ce sont des gens qui sont à l’origine de tout cela. La reconnaissance des diplômes est aussi un de ces acquis. Alors, rappelons-nous de ce que nous avons réussi à construire depuis 1957.

Aujourd’hui, permettez-moi de le redire, le projet européen – que certains, ici, ont critiqué – est avant tout un projet de paix. Qui aurait cru en 1957 qu’on arriverait à mettre des Français et des Allemands côte à côte? Que ceux qui s’entretuaient encore quelques années auparavant auraient envie de construire un projet commun?

Alors, Monsieur le Président, je mettrai toute mon énergie au service de cet idéal européen. Nous avons l’impression que tout est acquis mais, croyez-moi, les droits, les libertés, la paix n’ont rien d’évident, rien de facile et rien d’acquis.

(Applaudissements)

 
  
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  Presidente. – Grazie al Primo ministro Bettel di essere stato questa mattina con noi. La discussione è chiusa.

Dichiarazioni scritte (articolo 162)

 
  
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  László Tőkés (PPE), írásban. – Több éve tartó előítéletes és célzatos gyakorlata folytatásaképpen az Európai Parlament, kiváltképpen pedig a LIBE bizottság jelenleg is valóságos hadjáratot folytat Magyarország ellen, az EU-alapszerződés 7. cikke szerinti eljárás beindításával fenyegetve. A támadások hátterében mindenekelőtt a migránsügy húzódik meg. Mit gondol, Miniszterelnök Úr, fennen hangoztatott európai értékeinket valójában ki sérti meg? Az, aki a saját állampolgárait és országhatárait, keresztény kultúráját és hagyományait védelmezi – vagy pedig azok, akik európai választópolgáraik jogos érdekvédelme helyett az illegálisan beözönlő muszlimok térhódításának elősegítésében jeleskednek?

És mit gondolnak Önök, luxemburgiak és a többi nyugati demokraták Jean-Claude Juncker elnök botrányos szerepléséről a tömeggyilkos kommunista ideológia szellemi atyjának, Karl Marxnak a jubileumi évfordulóján? A kommunista diktatúra százmilliónyi áldozata és többször százmillió elnyomottja nevében kérdezem: Marx Kína elvtársi adományából származó, hatalmas szobrával is Európa értékvilágát és jövőjét kívánják szolgálni? Kérem, foglaljon állást ebben a szégyenletes ügyben, még mielőtt Juncker elnök úr személyesen megkövetné a marxizmus kelet-közép-európai kárvallottjait!

 
  
  

(La seduta è sospesa alle 11.40 in attesa della seduta solenne)

 
  
  

PRESIDENZA DELL'ON. ANTONIO TAJANI
Presidente

 
Última actualización: 6 de septiembre de 2018Aviso jurídico