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Четвъртък, 29 ноември 2018 г. - Брюксел Редактирана версия

3. Оттеглянето на Обединеното кралство от Европейския съюз (разискване)
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  President. – The next item is the debate on the Council and Commission statements on the UK’s withdrawal from the European Union 2018/2958(RSP)).

 
  
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  Karoline Edtstadler, President-in-Office of the Council. – Madam President, honourable Members, Chief Negotiator Barnier, ladies and gentlemen, the European Council endorsed the agreement of the withdrawal of the UK from the EU and Euratom. The European Council then invited the Commission, the European Parliament and the Council to take the necessary steps to ensure that the agreement can enter into force on 30 March 2019.

The European Council also approved the political declaration setting out the framework for the future relationship between the EU and the UK. On that occasion, the Union’s determination to have as close as possible a partnership with the UK in the future was restated in line with that declaration. This outcome would not have been possible without the commitment and the determination of Mr Barnier and his team, to which the European Council paid tribute. No less important was the sense of unity, shared purpose and responsibility amongst the EU’s 27 Member States, as well as amongst the EU institutions.

On this particular occasion, I should like to express my appreciation for the constant involvement and timely contribution of the Brexit Steering Group and, more broadly, the European Parliament. In the coming months we will have to secure the conclusion of the withdrawal agreement. The Council is doing its utmost to adopt its decision on signature in the coming weeks, which should allow the EP to complete its consent procedure in good time, before the end of March 2019.

 
  
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  Michel Barnier, négociateur en chef sur le Brexit. – Madame la Présidente, Madame la Secrétaire d’État, Mesdames et Messieurs les députés, bonjour à chacune et chacun d’entre vous. Je vous remercie de me donner l’occasion de m’exprimer au nom de la Commission européenne et vous prie d’excuser le président Jean-Claude Juncker, qui participe en ce moment au sommet du G20.

Madame la Présidente, nous sommes à un moment important et grave, dix-sept mois après le début des négociations, que j’ai eu l’honneur et que j’ai l’honneur de conduire sous l’autorité et avec la confiance du président Jean-Claude Juncker et avec le soutien de toute la Commission européenne.

Dimanche, comme vous l’avez rappelé, Madame la Secrétaire d’État, le Conseil européen a approuvé notre projet d’accord de retrait. Il a approuvé aussi la déclaration politique qui fixe le cadre de notre future relation. À ce stade, je veux de mon côté remercier le Conseil européen, son président, Donald Tusk, toutes ses équipes, mais aussi les présidents successifs avec lesquels j’ai travaillé et bien travaillé, la Présidence autrichienne aujourd’hui, mais aussi la Bulgarie, l’Estonie et Malte. Puis, nous continuerons avec la Roumanie dans les mois qui viennent.

Mesdames et Messieurs, le temps des négociations sur l’accord de retrait et sur la déclaration politique est terminé. C’est maintenant le temps de la ratification par le Parlement britannique, par votre Parlement et par le Conseil.

Compte tenu des circonstances difficiles de cette négociation et de l’extrême complexité de tous les sujets de ce retrait britannique, l’accord qui est sur la table – le projet de retrait ordonné et la déclaration politique – est le seul et le meilleur possible.

Nous avons réussi cette première grande étape ensemble et, du côté européen, grâce à l’unité très forte des vingt-sept États membres et de toutes les institutions entre elles.

En particulier, Madame la Présidente, l’accord de retrait et cette déclaration politique doivent beaucoup à vos quatre résolutions et à la vigilance attentive dont vous avez fait preuve depuis le début de cette négociation, évidemment, pour préserver les droits des citoyens que vous représentez – c’était votre priorité, c’était ma priorité –, pour préserver les intérêts de l’Union européenne, l’intégrité du marché unique et l’indivisibilité des quatre libertés, et l’autonomie de décision de l’Union.

Ces deux documents, nous les avons co-construits ensemble tout au long du processus. Madame la Présidente, à travers vous, je veux aussi remercier le président Tajani et vous me permettrez de dire un mot plus personnel à Guy Verhofstadt, coordinateur de votre assemblée pour le Brexit, et à tous et à chacun des membres du groupe de pilotage sur le Brexit, Danuta Hübner, Elmar Brok, Roberto Gualtieri, Gabriele Zimmer et Philippe Lamberts qui ont suivi avec toutes leurs équipes, que je remercie, les négociations jour après jour au sein de ce groupe de pilotage. Je remercie aussi les présidents de groupe, les présidents de commission et Cécilia Wikström, sachant que nous ne sommes pas au bout d’une longue route qui restera difficile.

L’accord trouvé dimanche est aussi le résultat d’une méthode que nous avons décidée ensemble et avec vous. Nous avons mis les choses dans l’ordre, en commençant – comme c’était logique – par négocier l’accord de retrait, un retrait ordonné, avant de discuter du cadre de notre future relation avec le Royaume-Uni. Nous avons insisté pour régler en amont certaines questions qui étaient et qui sont toujours prioritaires pour votre Parlement, à savoir les droits des citoyens, la paix et la stabilité en Irlande, et le règlement financier. Mesdames et Messieurs, dès le départ, nous avons surtout travaillé en toute transparence, c’est-à-dire en toute confiance, et nous continuerons.

Cette méthode nous a permis d’expliquer les enjeux de chaque sujet, de montrer ce qui était possible et ce qui ne l’était pas compte tenu des principes fondamentaux de notre Union.

Depuis le début, nous avons expliqué comment nous pouvions et devions respecter nos principes et, en même temps, prendre en compte les lignes rouges officiellement indiquées par le Royaume-Uni. Finalement, nous avons trouvé un terrain d’entente. En un mot, le cadre que nous avons posé a donné une stabilité et une prévisibilité à cette négociation. Personne ne peut être objectivement surpris par le contenu de notre accord.

Mesdames et Messieurs, il est peut-être utile de rappeler à ce stade que l’Union européenne n’a pas souhaité le Brexit. À ce jour, personne d’ailleurs n’a été capable de me démontrer la valeur ajoutée du Brexit, mais nous respectons le vote démocratique et souverain des citoyens britanniques et nous avons donc, comme le gouvernement britannique l’a demandé, mis en œuvre ce processus pour une sortie ordonnée. Simplement, les deux documents agréés dimanche permettent de limiter les conséquences négatives du Brexit des deux côtés mais aussi, en particulier, pour les vingt-sept États membres de l’Union.

L’accord de retrait apporte de la sécurité juridique à toutes les personnes, aux entreprises, aux régions inquiètes des conséquences de la décision britannique de quitter l’Union européenne: évidemment, les citoyens européens,  4 millions et demi de personnes qui vivent au Royaume-Uni et les citoyens britanniques établis dans l’un des pays de l’Union; les habitants et les entreprises d’Irlande et d’Irlande du Nord, Madame la Présidente, qui participent à toutes les dimensions humaine, sociale, économique de la coopération Nord-Sud. La solution de dernier recours sur laquelle nous nous sommes mis d’accord pour éviter le retour d’une frontière physique en Irlande tout en protégeant le marché unique fait partie intégrante de l’accord de retrait. Sans cette solution pour l’Irlande, il n’y a pas d’accord de retrait. Les collectivités ensuite, les universités et les entreprises qui portent tant de projets financés par les politiques et les budgets européens, y compris avec les partenaires britanniques, les universités, les laboratoires extrêmement dynamiques au Royaume-Uni. Les agriculteurs qui bénéficient de la politique agricole commune et qui souhaitaient légitimement protéger leurs droits de propriété intellectuelle, et bien plus que cela, à travers les indications géographiques. Et puis, tous ceux dont les données personnelles ont été échangées avec des organismes ou des entreprises basées au Royaume-Uni.

Voilà les personnes et les secteurs pour lesquels nous avions le devoir de remettre de la sécurité là où le Brexit a créé de l’insécurité. C’est l’objet de cet accord de retrait très dense – j’en conviens – parce qu’il s’agit d’un traité juridique, précis et complet.

Quant à la déclaration politique, elle fixe le cadre dans lequel nous allons, dès que possible, négocier notre relation future.

Mesdames et Messieurs les députés, dans cette négociation, l’Union européenne continuera à défendre ses intérêts et à appliquer exactement les mêmes principes.

Dans cette négociation qui va s’ouvrir, l’Union adoptera, tout comme votre négociateur, la même attitude. Il n’y aura jamais et il n’y a jamais eu d’agressivité. Il n’y aura jamais et il n’y a jamais eu d’esprit de revanche. Il n’y aura jamais et il n’y a jamais eu de ma part un quelconque esprit de punition. Nous continuerons à travailler avec le Royaume-Uni, et non pas contre lui, pour bâtir ce partenariat futur et nous continuerons à travailler avec le respect qui est dû à un grand pays qui restera en toute hypothèse notre ami, notre partenaire et notre allié.

La vérité, s’agissant de cette relation future, c’est que, compte tenu de la décision britannique de quitter l’Union européenne et le marché unique, cela ne peut pas être le statu quo à l’avenir. Cela ne peut pas être «business as usual» et notre devoir est de le dire, notamment aux entreprises, qui doivent se préparer. Mais notre intérêt mutuel, c’est bien de bâtir un partenariat ambitieux sur les biens, les services, le numérique, la mobilité, les transports, les marchés publics, l’énergie, la sécurité intérieure – évidemment – pour la stabilité de notre continent, la politique étrangère avec ce pays qui restera actif au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, la défense et dans bien d’autres domaines.

Plus ce partenariat sera ambitieux, plus nous serons, de notre côté, attentifs et exigeants sur le cadre des conditions de concurrence entre nous. Au total, si nous concrétisons cette déclaration politique dans toutes ces dimensions, permettez-moi de vous dire – et je dis bien si nous concrétisons cette déclaration politique dans toutes ces dimensions –, le partenariat avec le Royaume-Uni sera sans précédent par l’étendue et le nombre des sujets de coopération.

Comme l’a souhaité le président Juncker et comme l’ont souhaité les États membres et votre Parlement, nous nous préparerons et nous serons prêts à lancer cette négociation sur la future relation, une fois le Royaume-Uni devenu pays tiers.

Mais avant cela, Madame la Présidente, il reste évidemment une étape décisive, celle de la ratification de notre accord de retrait. Le temps est maintenant venu pour chacun de prendre ses responsabilités. Les parlementaires britanniques auront dans les semaines qui viennent à se prononcer sur cet accord de retrait et sur le texte de la déclaration politique et ce vote engage l’avenir de leur pays. Nous devons respecter – et je respecterai – ce débat et ce temps de débat parlementaire et démocratique au Royaume-Uni. De notre côté, nous devons laisser ce temps de la ratification au Parlement européen qui a été et qui restera étroitement associé à chacune des étapes de cette négociation, et qui aura le dernier mot.

Mesdames et Messieurs les députés, merci pour votre confiance et votre attention.

 
  
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  Guy Verhofstadt, (Parliament's Brexit coordinator) on behalf of the ALDE Group. – Madam President, first of all, I would like to welcome the withdrawal agreement and the political declaration. I think that we can say easily today that both have been built around the principles of the European Union – that means the integrity of the Single Market, that means the four freedoms which underpin that Single Market and that means the ability, the capacity of the European Union to decide in an autonomous way.

But I have to tell you, and I think it’s important in these debates, that also two other elements have been taken into account. The first are naturally the positions – maybe I have to say the red lines – of the UK Government following the decision to end the membership of the European Union. Then, a second important point that underpins this agreement or these agreements, and that is something often underplayed and not fully understood, is the 1998 Good Friday Agreement, though the European Union is in fact not a direct party in this. The 1998 Agreement was only possible among EU Member States, between EU Member States, and it shows, in my opinion, that the European Union is about that, about reconciliation, about the end of violence, about peace. The result of all this is the withdrawal agreement, and I think the only and best agreement possible, considering these three elements that I have just described.

In achieving this, I would like to thank, naturally, and congratulate – it’s not the first time that I’m doing this – Michel Barnier personally. He has done a tremendous job in close cooperation with the European Parliament and with the Brexit Steering Group, and this also gives me the possibility to congratulate all the members of the Brexit Steering Group for the good cooperation beyond the lines of the political parties. I think that it worked very well.

Now, the result, Michel, is an agreement that, in my opinion, does three things. The first is to minimise the disruption for both sides, in particular for the economy, and to allow for an orderly withdrawal and allow for a timeframe between two and four years to conclude the negotiations on the future relationship. The second result is to avoid a hard border on the island of Ireland, to safeguard the Good Friday Agreement and to secure peace. Then the third thing – and I think this was the first priority of the European Parliament – is to safeguard the rights of all citizens. Here the European Parliament has, with the help and with the support of our negotiators, significantly improved the agreement and the text. Moreover, we are also committed – and I want to tell you this today – to ensuring that, before we start the consent procedure in the European Parliament, we receive from our British counterparts the necessary guarantees that all these citizens’ rights will be fully implemented.

I believe that this framework – withdrawal agreement and political declaration – provides for the possibility to establish in the future a really close relationship between the European Union and the United Kingdom and the basis, therefore, as you have seen in the agreement, in the political declaration, is an association agreement, as the European Parliament has proposed from day one. Why an association agreement, on which also the British Government has agreed? Well, it will be applicable, once concluded, in a provisional way after approval at the European level. Secondly, it will be ratified in one round of ratification by the Member States, so as to avoid – if I may say so – the complexity of, for example, our relationship with Switzerland, which is based not on one association agreement, but on a patchwork of agreements.

The Brexit Steering Group, along with the whole European Parliament, will further scrutinise the deal, the withdrawal agreement and the political declaration on the future relationship, as part of the consent procedure.

 
  
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  President. – (Exclamations by certain members of Parliament) Colleagues, I am in the Chair, so I will call time, with due respect. Thank you for your guidance, but you will respect the Chair please.

 
  
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  Guy Verhofstadt, on behalf of the ALDE Group. – Madam President, Parliament will, in this respect, look very carefully into how the so—called Joint Committee will work. We want to ensure that the decisions that are taken by the Joint Committee are legitimate and, where necessary, also require the approval of the Parliament. I hope that, before we start the consent procedure, we can have an agreement with the Council.

Let’s be clear that there will be no winners in this. I think that the departure of the UK from the Union is a failure for everybody – for the UK and for the EU. Last Sunday – we have to tell our colleagues this – was a sad day for both. So let us make the best of it in the knowledge that in the near future there will be a new generation in Britain who will – and I’m pretty sure about this – decide to come back into the great political European family.

(Applause)

 
  
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  Elmar Brok, im Namen der PPE-Fraktion. – Frau Präsidentin, Frau Ratspräsidentin, Kolleginnen und Kollegen! Der Brexit ist eine schlechte Angelegenheit, für uns in der Europäischen Union und für Großbritannien – mehr für Großbritannien wegen der unterschiedlichen Größe als für uns, aber auch für uns. Deswegen war der Sonntag, wie Guy Verhofstadt – dem ich für die Zusammenarbeit danke – richtig analysiert hat, ein trauriger Tag. Aber aufgrund der Verhandlungskunst von Michel Barnier und seines Teams, seiner Geduld und seiner Informationspolitik innerhalb der Europäischen Union ist es gelungen, den bestmöglichen Deal herauszuholen.

Ich muss sagen, in Großbritannien ist die Regierung gespalten, die Regierungspartei ist gespalten, die Opposition ist gespalten, das Land ist gespalten. Diese Europäische Union, die angeblich am Ende ist, war einig, mit 27 Ländern, mit Rat, Kommission und Parlament, und auch das Parlament war einig. Diese Europäische Union hat eine große Zukunftschance; das hat sie in diesen Brexit-Verhandlungen bewiesen.

Wir müssen sehen, dass wir diesen Schaden für Großbritannien möglichst gering halten, der etwa durch die Äußerung der Bank of England gestern noch einmal deutlich geworden ist: Es wird in Großbritannien größere Wachstumsverluste durch den Brexit als durch den Finanzschaden von 2008 geben. Das ist die Erklärung der Bank of England von gestern. Da kann Herr Farage, der ja der Redenschreiber von Herrn Trump ist, erklären, was er will, sein Land weiter belügen. Das wird an den Fakten nichts ändern.

Wir müssen sehen, dass dies aber bedeutet – und ich glaube, das Europäische Parlament unterstützt das –, dass es keine weiteren Verhandlungen gibt. Es ist dieser Deal und kein anderer. Es geht nicht noch mal, nicht nach der Methode „noch einmal ablehnen, dann verhandeln wir noch mal, und dann gibt es wieder einen neuen Deal“. Dies ist eine Vereinbarung, die steht, die muss man so nehmen, die ist lange verhandelt worden. Und aus diesem Grund muss klar sein, dass der Austrittsvertrag eine Bedingung ist für eine Übergangsregelung. Ich habe den Eindruck, das ist manchen in Großbritannien nicht klar. Wenn der Austrittsvertrag nicht kommt, gibt es keine Übergangsregelung. Der Bruch wird donnerartig sein – für beide Seiten.

Wir müssen sehen, dass mit diesem Vertrag auch deutlich gemacht werden muss, dass es eine schwierige und risikoreiche Angelegenheit der Remainer ist, wenn sie jetzt meinen, diesen Vertrag abzulehnen und vielleicht dann noch vor dem 29. März etwas anderes, einschließlich eines Referendums, hinzubekommen. Dies halte ich für ein sehr gefährliches Unterfangen. Man sollte aus Sicherheitsgründen, damit der Schaden gering bleibt, diesen Deal nehmen. Deshalb appelliere ich an beide Seiten in Großbritannien in diesem Spiel.

Wir haben festgestellt, dass damit die Übergangsregelung durch diesen Vertrag kommt , dass die Rechte der Bürger gewährleistet sind, die sich von beiden Seiten auf den Bestand der Europäischen Union verlassen haben in ihrer persönlichen Lebensplanung, dass es keine harte Grenze mit katastrophalen menschlichen und ökonomischen Konsequenzen zwischen Nordirland und der Republik Irland geben wird, und dass wir dabei einen Backstop vereinbart haben, der, solange die Übergangsperiode läuft, überhaupt nicht in Kraft tritt, und dass wir dann eine Verhandlung durchführen über den zukünftigen Vertrag, ohne dass er in Kraft tritt. Ziel des Backstops ist es, dass er nicht in Kraft tritt. Das muss deutlich sein, und deswegen darf dieses nicht missbraucht werden, auch nicht in den Diskussionen in Großbritannien.

Ich meine, dass wir die zukünftigen Beziehungen im gemeinsamen Interesse – ich wiederhole mich –, um den Schaden gering zu halten, mit großem konstruktivem Bewusstsein für eine Lösung führen müssen. Großbritannien will keine Zollunion, weil sie eigene Handelsverträge machen wollen. Sie wollen nicht Mitglied des Binnenmarkts sein, weil sie die vier Freiheiten nicht erfüllen wollen. Aber alles, was danach möglich ist, sollten wir möglich machen. Und deswegen sollten wir einen Freihandelsvertrag machen, der sehr weitgehend ist. Theresa May hatte Recht, als sie im Frühjahr sagte: Je mehr wir in unseren Standards ähnlich sind, je mehr level playing field wir haben, desto mehr Marktzugang gibt es. Das sollte man in dem Zusammenhang sehen, um auf die Art und Weise den Schaden möglichst gering zu halten.

Wir sollten aber deutlich machen, dass dieses Partnerschaftsabkommen, das ja vom Europäischen Parlament initiiert worden ist, das jetzt in der Vereinbarung drinsteht – wir haben es noch Assoziierungsabkommen genannt –, dass das diesen Handelsvertrag weitgehend beinhalten soll, aber auch Fragen der inneren und äußeren Sicherheit. Es ist im beiderseitigen Interesse, dass wir Vereinbarungen treffen im Kampf gegen den Terrorismus, dass wir eine Beteiligung Großbritanniens in einem bestimmten möglichen Sinne auch bei der Gemeinsamen Sicherheits- und Verteidigungspolitik haben. Beide Seiten wollen dies. Dafür setzt dieser Austrittsvertrag die entsprechenden Rahmenbedingungen, um das in einem weiteren Vertrag zu verhandeln, um die Sicherheit unserer Völker sicherzustellen. Das gilt auch für andere Bereiche wie Forschung, wenn ich die Situation der englischen Universitäten sehe und wie sehr sie im Forschungsprogramm sein wollen.

Lassen Sie mich eine letzte Bemerkung machen: Herr Farage schreibt Herrn Trumps Reden, und Herr Trump hat vorgestern gesagt, er würde nicht einmal dieses Withdrawal Agreement machen, weil er so mit Großbritannien nicht verhandeln will. Herr Trump möchte, dass alle europäischen Länder geteilt, vereinzelt werden, damit er sie sich einzeln vornehmen kann, einzeln in die Breschen schlagen kann und sie fertigmachen kann. Diese Trump-Rede ist die beste Begründung, dass wir in Zukunft eine Europäische Union brauchen, damit sich unsere Völker gemeinsam gegen die Trumps und Putins und Xis. verteidigen können. Das werden wir uns auch durch Herrn Farages Reden, die er für Herrn Trump schreibt, nicht zerstören lassen.

 
  
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  Roberto Gualtieri, on behalf of the S&D Group. – Madam President, after long and difficult negotiations, the agreement reached on Sunday sets the basis for an orderly withdrawal of the United Kingdom from the European Union, and we are ready to ratify it.

On behalf of the S&D Group, I would like to thank Michel Barnier for the outstanding work he and his team have done in dealing with this historic challenge. At the same time, I cannot hide my profound sadness about the UK’s choice to leave the Union. Our Group respects this decision, but we deeply regret it. We consider it an historic mistake. In our eyes, it will always be a lose—lose situation.

Despite the disappointment and the frustration, the EU – and all of us – have acted, since the very beginning of the process, with responsibility and respect. We have worked tirelessly for more than two years to protect those most affected by the decision and to alleviate its worst possible consequences. This was achieved thanks to the guidance of our lead negotiators and thanks to the unity within, and between, the EU institutions. I would also like to thank Guy Verhofstadt and all the members of the Brexit Steering Group. We have been – and we shall be – always united.

The EU has been responsible towards the UK by providing the basis to deliver an orderly withdrawal without any feelings of revenge or resentment. We have also been responsible towards ourselves and our citizens not to endanger the European project and the integrity of our Union. This sense of responsibility shall continue to guide us going forward.

One thing must be clear, though. There is no alternative deal to the one agreed on Sunday. Considering the United Kingdom’s red lines, this is the best, and the only possible, agreement. It is a deal that protects citizens’ rights, safeguards the integrity of the single market and the customs union and, crucially, prevents a hard border on the island of Ireland, respecting the Good Friday Agreement in all its parts.

We know that on citizens’ rights, which have been our priority from the start, our work is far from being finished and we will remain vigilant with respect to the implementation of this part of the agreement. We will never allow EU citizens to fall victim to the same disgraceful hostile—environment policies that saw members of the Windrush generation wrongly deported.

The political declaration accompanying the withdrawal agreement establishes the framework and basis for an ambitious, broad and deep partnership. This unprecedented partnership, which should take the form of an association agreement, shall fully respect the integrity of the single market and the autonomy of our legal order. We also welcome all the interpretative declarations adopted by the Council and consider them legally binding, including with regard to Gibraltar. On the future relationship, the UK has made its red lines clear throughout the process – just as we have – and we respect this.

In the negotiations we have shown a high degree of flexibility and we have stretched the deal as much as we could in order to take into account the position and the constraints of the United Kingdom. We have always said – and we repeat it now – that if the UK changes its mind our arms are, and will remain, open. But insofar as you want to leave the single market and no longer apply the principle of free movement of persons, this is the only possible way to leave the European Union in an orderly manner, avoiding the severe disruption of a no—deal scenario. There is no other deal that could respect such limits without compromising or endangering our European project. This Parliament is the very symbol of our common project and of the links between countries and people. This is why we will continue to play a responsible and proactive role in safeguarding the integrity of the Union and ensuring a positive future relationship with the United Kingdom.

(Applause)

 
  
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  Geoffrey Van Orden, on behalf of the ECR Group. – Madam President, (inaudible) ... lot of experts on domestic British policy these days. Look, Brexit was always about much more than the economy. In a way, because the European Union strayed so far into many other areas, into our national lives, it is why the British people voted for Brexit. They were increasingly unhappy with this tendency. You say you didn’t want Brexit, but you did nothing to avoid it.

But of course the economic aspects are central. A bad deal for Britain or no deal will have repercussions in many European countries as well as Britain. Much time seems to be spent here on predicting events in London and the consequences of Brexit for Britain. Perhaps we should look at the impact of a bad deal or a sour relationship on the European Union. Certainly, the British government entered into negotiations in a spirit of goodwill, aiming for a positive future partnership. There’s been astonishment in Britain over the legalistic inflexibility that has been shown quite often. But we all know that the EU will bend or break any of its own rules when it suits it, and instead of defending the long-term interests of EU countries, it seems to have chosen to pursue a narrow ideological course defending a particular view of the EU project, which is increasingly repudiated by citizens across Europe; it may appeal to the leaders of a couple of the larger countries in the European Union. Instead of listening to citizens, your answer to everything is just more Europe. And by the way, I think a lot of people have been very cross in Britain about the discourteous way in which our Prime Minister seems often to have been treated.

Because of your insistence on a bizarre sequencing arrangement, you’ve wasted two years when you could already have made progress on a free trade agreement. All other issues would then have fallen into place – it wasn’t necessary to do it in the way you did. This makes it all the more important to move quickly into negotiating our future relationship and reaching rapid but correct conclusions, but we need some reassurance and flexibility – indeed, guarantees – from the EU over concerns that have been expressed. We need an atmosphere of trust and goodwill from your side if we are to have that future positive, stable relationship that is surely the least that all our citizens demand.

(Applause)

 
  
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  Philippe Lamberts, on behalf of the Verts/ALE Group. – Madam President, dear colleagues, at the EU Council last Sunday, many asked me if I felt sad. Actually rather than sadness, I felt gratitude first to Michel Barnier and his outstanding team. Not only did they negotiate the agreement, keeping in mind the common interests of the EU without ever losing their nerve, they did so – and that is one of Michel’s defining qualities – involving the Council and Parliament on an equal footing, keeping the EU team together in more than one way. Of course, this agreement is not perfect; as far as we Greens/EFA are concerned, we would have liked to see something more than non-regression clauses on social and environmental matters as a condition for the UK staying in the customs union, and the political declaration should, again, have been more explicit about conditioning our future relationship on the UK not becoming a tax haven or a money laundering country. The countdown has to be tough on these issues as we move forward.

I also felt relieved: relieved that, after 18 months of very hard work, an agreement could be found. Had that not been the case, the worst-case scenario of the UK crashing out of the European Union would have become the likeliest, causing major damage not just to business but above all to people. Relief that the EU could reach this agreement with the UK without compromising on its integrity. Relief that the British government had finally come to terms with reality.

The ball is now clearly in the UK’s court. The Prime Minister has come to terms with reality, but it remains to be seen whether she will find a majority supporting the deal in the House of Commons.

To the dissatisfied Brexiteers I will say this: if a negotiated Brexit is what you want and unless you would also consider keeping the country inside the single market, no other deal is available. Whoever negotiates on behalf of the UK will face the same legal constraints as Theresa May did, and I hope no one of you is seriously considering leaving without an agreement. Because if the UK did that, it would be in breach of the Good Friday Agreement, because at once a border would be re-erected in Ireland. It would also be in breach of its financial commitments taken under the EU Treaties during its membership period, because leaving a club, my friends, does not free you from paying your outstanding debt.

In other terms, crash Brexit would make the UK a rogue state, a country whose signature with any other partner would amount to just nothing. The real choice, therefore, is only between Brexit under the terms negotiated, and no Brexit at all.

That choice will have such an impact on the future of the country that as a Democrat I would find it normal that we would ask the people, especially as the major parties seem to be very divided on the issue.

(Applause)

I will agree with remainers that your country finds itself in a less enviable position now than it was as a Member State, because indeed, European Union is a boost to sovereignty. In this world, if we want to have impact, we need to act together. And I think many British citizens realise that.

Are they a majority? We don’t know. Can we find a way to ask them? If there is one, it is very narrow.

(Applause)

But I’m certain, though, that if the UK wants to renounce its intention to leave, we should embrace it back with pleasure. Equally – and that is my final word, Madam President – I think it would be a utterly, utterly irresponsible to end up with the UK crashing out of the European Union, either voluntarily or inadvertently.

(Applause)

 
  
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  Gabriele Zimmer, im Namen der GUE/NGL-Fraktion. – Frau Präsidentin! Der Rat hat in seiner Sitzung am vergangenen Wochenende dem Scheidungsabkommen, das zwischen EU und UK ausgehandelt wurde, zugestimmt. Und trotzdem kann in diesem Moment niemand sagen, ob damit ein geregelter Brexit wahrscheinlicher wird. Es ist deshalb richtig, sich seitens der EU und der Mitgliedstaaten auf den schlimmsten Fall vorzubereiten: auf eine No-Deal-Situation.

Unsere Mitwirkung als Fraktion in der Brexit Steering Group und auch die Mitarbeit an der allerersten Entschließung des Parlaments vom vergangenen Jahr – April 2017 – war nicht von vorneherein selbstverständlich. Die Entscheidung, dass wir diese Plattform mittragen, dass wir als linke Fraktion in die Arbeit der Brexit Steering Group einsteigen, war richtig. Und ich möchte in diesem Zusammenhang auch sagen, dass die Kooperation mit Michel Barnier Maßstäbe gesetzt hat für die künftige Kooperation zwischen den Institutionen in der Europäischen Union.

Schon jetzt aber muss auch klar gesagt werden: Das Scheidungsabkommen lässt uns nicht jubeln. Wir sind besorgt, dass gerade bei den Bürgerrechten und in Bezug auf Nordirland eine Reihe unserer Forderungen nicht so verankert sind, dass sie tatsächlich ausreichend Rechtssicherheit für die vom Brexit Betroffenen schaffen könnten. Was im Withdrawal Agreement nicht wasserdicht ist, kann auch durch Absichtserklärungen nicht behoben werden. Wir atmen auf, weil im Withdrawal Agreement, also im Rückzugsabkommen, im Scheidungsabkommen, der Backstop, die Notfalllösung, vereinbart wurde, um damit ein Horrorszenario in Irland zu vermeiden. Dennoch leistet der Backstop nicht, was noch im Joined Report vom Dezember letzten Jahres versprochen wurde: Die Grenze, die Irland teilt, wird härter werden, die grenzüberschreitende Wirtschaft wird beeinträchtigt, Rechte, die im Good Friday Agreement verankert sind, werden minimiert.

Uns macht ebenfalls besorgt, wie sich Theresa May um die Stimmen von Zweiflern, Kritikern aus ihrem Lager für das Withdrawal Agreement, das Scheidungsabkommen, bemüht. Sie versichert ihnen nunmehr, das jumping von Migranten aus den EU-Mitgliedstaaten nach Großbritannien zu stoppen. Offenbar hat die britische Regierung – und mit ihr nicht nur die Regierung, sondern auch einige der Kollegen, die hier drüben sitzen – bis heute nicht begriffen, worin das Wesen der European citizenship besteht. Sie vergessen, dass sie auch ihren eigenen Bürgern Rechte entziehen, und sie erwecken den begründeten Verdacht, dass EU-Bürger, die nach dem Brexit in Großbritannien leben, arbeiten, studieren wollen, gegenüber Menschen aus anderen Ländern der Welt benachteiligt und diskriminiert werden könnten.

Am Wochenende versicherten die Regierungschefs – auch das wurde hier heute mehrfach angesprochen –, dass auch nach der Trennung Großbritannien und die EU eine möglichst enge Partnerschaft betreiben wollen. Das unterstützen wir. Wenn dies aber nicht nur leere Worte sein sollen, liegt noch viel Arbeit auf beiden Seiten vor uns. Als Europäisches Parlament sollten wir uns deshalb – hier stimme ich Guy Verhofstadt voll und ganz zu – weiterhin vor allem den Interessen der Bürger und Bürgerinnen in Großbritannien, aber auch innerhalb der Europäischen Union verpflichtet fühlen. Wir fühlen uns auch den Interessen der UK-Bürger innerhalb der EU verpflichtet. Das möchte ich auch noch mal sehr deutlich sagen. Das werden wir auch weiterhin in den Vordergrund stellen, genauso wie die Frage Nordirlands.

 
  
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  Nigel Farage, on behalf of the EFDD Group. – Madam President, I’m in no doubt that this withdrawal agreement is a good deal. It’s a good deal because it involves large transfers of money. It’s a good deal because it maintains free movement of people. It’s a good deal because it keeps Britain in the customs union and stuck with the EU’s rulebook. And crucially, the key point, as Mr Barnier said this morning: there is the backstop, which means of course the United Kingdom can be held effectively as a hostage for many years to come.

It’s a good deal for the European Union; for the UK, I think it’s probably the worst deal in history. Something, Mr Brok, that President Trump has noticed – and, by the way, he is a great respecter of the great nation states of Europe, and certainly no enemy of any single one of them. No, Mr Barnier, I have to say I wish you were on our side really, because it’s game, set and match to you. You probably can’t even believe your luck that you came up against a British Prime Minister who met every single demand of yours whilst at the same time trying to deceive the British public, and you took it to the big summit on Sunday, and in 38 minutes it was all agreed, done and dusted, and off to lunch.

Well, I have to say, we will be leaving on 29 March next year, but any illusion at home that we’re going to be an independent country, I’m afraid, has been shattered. And before the ink was even dry last Sunday, President Macron of France stood up and decided to start to threaten us. Now, I understand the French do catch 90% of the haddock in the west of the English Channel and we get 10; I understand their interests. But I fear that we’re very much now open and at your mercy over the course of the next few years, and the truth of it is, in the political declaration, you haven’t got to give us anything. You don’t need to give us a thing, and that is why this is going to fail in Parliament, and probably fail by a very big margin.

Now, Mr Barnier, you say this is the only possible deal. But this deal isn’t going to be accepted. So perhaps we all need to grow up and recognise that there is a strong chance now of the UK leaving on 29 March with a WTO no deal. We need a negotiated deal, to deal with sensible border issues. I wonder, Mr Barnier, are you prepared for that? Because you seemed this morning to assume that the British Parliament is going to ratify this. It isn’t.

(Applause from certain quarters)

 
  
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  Gilles Lebreton, au nom du groupe ENF. – Madame la Présidente, le peuple britannique a décidé il y a deux ans de quitter l’Union européenne. Il faut respecter sa décision souveraine.

Pour le groupe Europe des nations et des libertés, que je représente aujourd’hui, le respect de la souveraineté de chaque nation est un principe fondamental. Il est choquant, à cet égard, qu’une demande de remise en cause du Brexit ait été déposée devant la Cour de justice de l’Union, qui statuera le 4 décembre. J’estime, en effet, qu’aucun tribunal n’est compétent pour remettre en cause les effets d’un référendum. En France, le Conseil constitutionnel l’a compris et refuse de contrôler les référendums. Je souhaite vivement que la Cour de justice de l’Union adopte la même position. Si elle venait à interpréter l’article 50 du traité sur l’Union européenne dans un sens défavorable au Brexit, il faudrait lui résister. La souveraineté n’est pas un ensemble de compétences qu’on peut ligoter par des traités ou abandonner à la subjectivité des juges. C’est un pouvoir métajuridique qui permet à chaque nation de décider librement de son destin.

Vive le peuple britannique. Vive le Brexit.

 
  
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  James Carver (NI). – Madam President, last week Angela Merkel said, and I quote, ‘what’s been important to us it that the UK cannot decide unilaterally when the customs union ends but rather has to define that timeframe jointly with the EU.’

The European institutions took control in 1973 and, ironically, continue that control through this 2018 Brexit betrayal deal. This deal means that we remain a nation of supplicants. We’ve lost the freedom teasingly dangled before us through the 2016 referendum results, when a British establishment and political class were rudely reminded that the British people want to take back their sovereign control.

Ataturk’s wise words now seem more appropriate than ever when he said ‘sovereignty is not given, it is taken’. This is a terrible deal: bad because the EU continues to hold my country over a barrel and the British politicians who sign up to it need to understand that history will be their judge, and believe you me it will judge them all very badly.

Madam President, a number of friendly pro-European colleagues within this Parliament have openly admitted to me that they cannot believe their luck in how bad a deal this is for the UK, and it surely cannot be allowed to proceed on such a one-sided basis.

(Applause from some quarters)

 
  
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  Michel Barnier, négociateur en chef sur le Brexit. – Madame la Présidente, merci à ceux qui se sont exprimés, en particulier Guy Verhofstadt, Elmar Brok, Roberto Gualtieri, Philippe Lamberts et Gabriele Zimmer pour dire, au nom de leur groupe, leur appréciation sur le travail que nous avons fait. J’y suis sensible. C’est un travail vraiment collectif. Cela n’a pas été un travail solitaire ou personnel, c’est un travail collectif. J’étais heureux d’y participer parce que je connais cette assemblée – j’y ai été élu à un certain moment –, je connais aussi le Conseil européen et évidemment la Commission, et il me paraissait très important de travailler comme un ouvrier – j’espère qualifié – à cette unité entre les Vingt-sept et entre les institutions. L’appréciation porte sur le travail de mon équipe, la task force 50, et je la transmettrai évidemment à mon adjointe, Sabine Weyand, à Stéphanie Riso et à toute l’équipe qui a mérité cette appréciation et qui la recevra comme un encouragement.

Cependant, nous sommes dans un moment grave et triste, comme vous l’avez dit les uns et les autres. Aussi, je dis à Monsieur Farage et à d’autres que je n’ai pas envie de faire des polémiques. Je n’en ai jamais fait et je ne vais pas commencer aujourd’hui. Nous écoutons tout le monde, nous répondons à tout le monde, nous dialoguons avec tout le monde et nous continuerons. Il reste, comme l’a dit Gabriele Zimmer, le moment de la ratification et, dans les mois qui viennent, il faut préparer la future négociation dont nous avons besoin, sur d’autres bases juridiques d’ailleurs, pour le partenariat avec le Royaume-Uni. Nous devons être vigilants, comme Guy Verhofstadt l’a rappelé, aussi sur la mise en œuvre de ce qui est dans ce traité, notamment sur les droits des citoyens et les garanties qui doivent être confirmées et concrétisées pour que les procédures pour les citoyens européens au Royaume-Uni soient peu coûteuses et les plus simples possibles. Par conséquent, il faut de la vigilance et de la détermination.

Ce vote, qui est attendu de part et d’autre, engage l’avenir de l’Union. Il engage l’avenir du Royaume-Uni. Je le dis avec le respect évoqué tout à l’heure pour le temps du débat démocratique au Royaume-Uni, que nous respectons. Le Royaume-Uni, par sa culture, par son histoire, par sa solidarité, en particulier dans les grands moments tragiques que l’Europe a traversés au XXe siècle, sa solidarité totale, par son économie, par la qualité de sa diplomatie, est un très grand pays. J’ai pour ce pays définitivement du respect et c’est pourquoi je souhaite que le plus tôt possible nous puissions travailler à un vrai partenariat sans précédent par l’étendue des sujets de coopération pour consolider notre alliance au-delà de ce que nous faisons déjà pour beaucoup de pays dans l’Alliance atlantique évidemment ou bilatéralement pour renforcer notre partenariat dans un autre cadre et pour consolider notre amitié aussi.

Monsieur Farage, dans cette négociation, on m’a parfois demandé si l’Union allait faire des concessions. Non, il n’a jamais été question dans mon esprit qu’il y ait un gagnant ou un perdant. Le Brexit, c’est «lose-lose». Il n’y a pas de valeur ajoutée. Par conséquent, il s’agit de tenir compte de votre décision souveraine – je dis bien souveraine, Monsieur Lebreton. Nous respectons cette décision souveraine d’une majorité de citoyens britanniques et nous la mettons en œuvre selon les indications, les demandes et les lignes rouges exprimées par le gouvernement de Londres.

J’ai travaillé tout au long de cette année et demie avec le gouvernement de Theresa May et selon ce qu’elle disait accepter ou ne pas accepter. Comment voulez-vous que je fasse autrement? Nous avons négocié avec le gouvernement de Londres, qui a exprimé la volonté de quitter l’Union européenne à la suite du référendum, ensuite de quitter le marché unique, parce que vous ne voulez plus respecter le cadre réglementaire, parce que vous ne voulez plus respecter la liberté de circulation des personnes, parce que vous ne voulez plus reconnaître le rôle de la Cour de justice et que vous ne voulez plus payer. De plus, vous quittez l’union douanière parce que vous ne voulez plus être dans une politique commune de commerce. Voilà les lignes rouges qui sont les vôtres et nous les respectons. Mais vous devez respecter notre détermination à préserver les fondations de l’Union européenne et notamment ce marché unique. J’ai eu l’honneur d’en être le commissaire pendant cinq ans. Ce marché unique, il doit beaucoup au Royaume-Uni. Vous avez eu un très grand degré d’influence dans sa construction et dans son évolution, mais vous le quittez parce que vous ne voulez plus respecter ces quatre libertés qui sont indivisibles. Je veux dire avec beaucoup de respect à Geoffrey van Orden:

It’s not inflexibility, it’s not inflexibility; it is just responsibility. We have a duty, a responsibility, to work for an orderly withdrawal, to create security and stability where Brexit creates insecurity. It’s only an orderly withdrawal which creates a basis of trust for the deep and ambitious partnership we all want.

Voilà ce que je voulais dire. Cette négociation est une négociation parce que vous quittez l’Union européenne. Vous avez décidé de quitter l’Union européenne et nous le regrettons. C’est une négociation évidemment négative, sans valeur ajoutée. Voilà pourquoi nous avons ce sentiment de gravité, ce qui n’interdit pas la lucidité de notre côté aussi pour tirer les leçons de ce Brexit. Il y a, comme l’ont dit Guy Verhofstadt et Elmar Brok, des leçons à tirer pour nous-mêmes, à savoir comprendre les raisons de ce vote et, le cas échéant, changer un certain nombre de choses qui devraient l’être pour répondre mieux aux préoccupations, aux demandes et parfois aux angoisses des citoyens.

Voilà, nous avons travaillé à cette unité qu’ont voulue les dirigeants européens dans le contexte géopolitique très grave dans lequel nous sommes. À l’ouest, à l’est, au sud, on voit bien que nous sommes interpellés de tous côtés et nous avons travaillé avec cette unité entre les vingt-sept États membres et entre les institutions.

Ce que je peux simplement formuler comme vœu à ce stade de ce processus qui n’est pas terminé, car la route est longue et est encore très escarpée – nous attendons le vote du 11 décembre et le processus de ratification du côté britannique sur cet accord qui est le seul et le meilleur possible –, je souhaite simplement et humblement que cette unité que nous avons forgée ensemble dans cette négociation négative, les dirigeants européens dont vous faites partie décident de la mettre au service d’un agenda positif.

 
  
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  President. – Thank you, Mr Barnier, and could I thank you on behalf of the Parliament and President Tajani for your work with Parliament on this issue, your transparency and, above all else, your patience.

If I may say on a personal note, the word ‘rubbish’ has been bandied about. Mr Coburn, you use it frequently. It is not the view of the majority of this House.

The debate is closed.

Written statements (Rule 162)

 
  
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  Barbara Kappel (ENF), schriftlich. – Die EU-Mitgliedstaaten stimmten letzte Woche dem Austrittsabkommen und der politischen Erklärung zu den künftigen Beziehungen zwischen der EU und Großbritannien zu. Dieser sogenannte „Brexit-Deal“ muss noch im Dezember vom britischen Parlament genehmigt werden. Ziel ist es, auch weiterhin eine erfolgreiche wirtschaftliche und politische Zusammenarbeit zwischen der EU und Großbritannien zu gewährleisten.

Die Bank of England und das britische Finanzministerium haben nun im Vorfeld der Parlamentsdebatte im britischen Unterhaus Studien veröffentlicht, in denen aufgezeigt wird, dass ein No-Deal-Szenario eine tiefe und schädliche Rezession im Vereinigten Königreich auslösen könnte. Ein No-Deal-Brexit würde die britische Wirtschaft in einen heftigen Angebotsschock versetzen, der dazu führte, dass die Nachfrage nach Gütern und Dienstleistungen das Angebot übersteigt, was die Inflationsrate erhöhen würde. Das britische Bruttoinlandsprodukt könnte im nächsten Jahr um bis zu 8 % sinken, die Arbeitslosenquote von derzeit 4,1 % auf 7,5 % ansteigen, während die Zinssätze bei einer Inflation von 6,5 % ebenfalls ansteigen würden.

Der zwischen der EU und Premierministerin May ausverhandelte Brexit-Deal hilft, dieses Szenario zu vermeiden, weiterhin enge Handelsbeziehungen zu unterhalten und in den nächsten fünf Jahren ein BIP-Wachstum von 1,75 % zu erreichen. Auf diese Weise blieben sowohl das Ergebnis des demokratischen Referendums als auch die wirtschaftlichen Interessen gewahrt.

 
  
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  Светослав Христов Малинов (PPE), в писмена форма. – Днес Мишел Барние докладва за напредъка по оттеглянето на Обединеното кралство. Споразумението за Брекзит предстои да бъде одобрено от Британския парламент. Пред очите ни евродепутатите от Великобритания се скараха. Очевидно разделението в страната е станало още по-дълбоко. Анализите на британския бизнес показват негативни тенденции за британската икономика. Няма добър сценарий! Най-малко лошият е Британският парламент да одобри споразумението. На 11 декември ще бъде гласуването, но ако трябва да сме откровени, на този етап няма мнозинство, за да бъде прието. В такъв случай се пораждат много рискове за бизнеса и най-вече за гражданите, включително за българите, които са там. Ще си позволя един практичен съвет към тях. Ако споразумението не бъде прието от Британския парламент, най-вероятният сценарий е Обединеното кралство да напусне без сделка. Не разчитайте на идеите за втори референдум или за предсрочни избори. На практика това означава, че ще бъде изключително трудно, макар и не невъзможно, за част от хората, които нямат пълната документация, да докажат своите права и да поискат право на уседналост. Затова моят съвет е още отсега да започнете да събирате документи си за легално пребиваване, работа, доходи, платени университетски такси, наеми за жилище и здравни осигуровки. Така ще сте подготвени и за най-лошия сценарий.

 
  
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  Alfred Sant (S&D), in writing. – On the one hand, it is clear that the Brexit deal just signed is the only one possible in the circumstances. On the other hand it is equally clear that while the EU has safeguarded all its imperatives, the UK has retreated along all lines of engagement. In part this was because for various reasons, its negotiating positions and strategies were not so coherent. However the EU should be wary of driving its negotiating advantages as of now, to the extreme. This might lead to very serious unintended and unforeseeable consequences. In any agreement, a party that goes away with the feeling it has been given a raw deal, will later be tempted or driven to exact some form of compensation or retribution. Witness the Versailles treaty, or the Russian position over recent years in reaction to how post-Soviet arrangements in Europe were played out. Secondly, should there be any other EU government wishing to exit, it will have learnt the lesson of not doing it the British way under article 50 procedures. It could for instance first do its best to cause havoc from the inside in order to leverage and strengthen its position during exit negotiations.

 
  
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  Ivan Štefanec (PPE), písomne. – Rokovania o brexite ukázali, že Európska únia dokáže spolupracovať aj na tej najvyššej úrovni rýchlo a efektívne. Európska rada schválila dohodu o odchode Spojeného Kráľovstva z Európskej únie a vydala vyhlásenie, v ktorom stanovuje rámec pre budúce vzťahy medzi Európskou úniou a Spojeným kráľovstvom. Naším cieľom je zachovať čo najužšie partnerstvo so Spojeným kráľovstvom aj v budúcnosti. Uvedomujeme si, že brexit nie je v konečnom dôsledku výhodný ani pre jednu stranu. Spojené kráľovstvo odmieta colnú úniu, pretože chce mať vlastné obchodné dohody a už nechce byť ani súčasťou spoločného jednotného trhu, pretože nechce zachovať princíp štyroch slobôd. Aj napriek tomu nesmieme zabúdať, že existuje mnoho sfér, v ktorých je naša spolupráca nevyhnutná pre obe strany. Takými oblasťami sú napríklad bezpečnosť, obchod alebo veda a výskum. V dobe, keď si Rusko viditeľne posilňuje svoj vplyv v krajinách bývalého Sovietskeho zväzu, je spolupráca so Spojeným kráľovstvom práve v oblasti bezpečnosti pre našu budúcnosť kľúčová.

 
  
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  Henna Virkkunen (PPE), kirjallinen. – On harmillista, että vuoden 2016 Brexit-äänestys perustui pääosin puutteelliselle ja väärälle tiedolle sekä täysin katteettomille lupauksille, joita brittihallitus ei käytännössä pysty lunastamaan.

Britannian lähestyvä EU-ero on suuri tragedia, joka voitaisiin vielä välttää. Sinänsä nyt neuvoteltu erosopimus vastaa niitä vähimmäisehtoja, joita EU-parlamentti sille asetti. Erosopimus turvaa Britanniassa asuvien EU-kansalaisten oikeudet, vahvistaa Britannian tulevat maksuvelvoitteet EU:lle sekä välttää kovan rajan syntymisen Irlannin ja Pohjois-Irlannin välille. Silti on selvää, että sekä Britannia että EU tulevat kärsimään Brexitistä. Tällä sopimuksella pyritään lähinnä pienentämään erosta syntyviä vahinkoja. On myös aivan selvää, ettei Britannia voi EU:n ulkopuolella saada parempia etuuksia kuin jäsenmaat. Alustavien päälinjojen mukaan Britannia haluaisi kuitenkin olla mukana lähes kaikessa EU-toiminnassa myös jatkossa. Tämä herättää kysymyksen siitä, miksi Britannia ylipäänsä haluaa erota?

Nyt neuvoteltu erosopimus siirtymäaikoineen on toiseksi paras vaihtoehto, mihin voimme päästä. Paras ratkaisu olisi, jos Britannia päättäisi perua eronsa. Se olisi vielä täysin mahdollista. Oikein ja kohtuullista olisi, että Britannian kansa saisi ainakin mahdollisuuden äänestää uudelleen erosta nyt, kun tiedossa on, mitä ero käytännössä merkitsee. Tämä luonnollisesti on nyt täysin brittien käsissä.

 
  
  

VORSITZ: RAINER WIELAND
Vizepräsident

 
Последно осъвременяване: 23 май 2019 г.Правна информация