Retour au portail Europarl

Choisissez la langue de votre document :

  • bg - български
  • es - español
  • cs - čeština
  • da - dansk
  • de - Deutsch
  • et - eesti keel
  • el - ελληνικά
  • en - English
  • fr - français (sélectionné)
  • ga - Gaeilge
  • hr - hrvatski
  • it - italiano
  • lv - latviešu valoda
  • lt - lietuvių kalba
  • hu - magyar
  • mt - Malti
  • nl - Nederlands
  • pl - polski
  • pt - português
  • ro - română
  • sk - slovenčina
  • sl - slovenščina
  • fi - suomi
  • sv - svenska
 Index 
 Texte intégral 
Débats
Mercredi 16 janvier 2019 - Strasbourg Edition révisée

Protection du budget de l’Union en cas de défaillance généralisée de l’état de droit dans un État membre (débat)
MPphoto
 

  Sophie Montel (NI). – Monsieur le Président, l’article 3 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 est on ne peut plus clair: «Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.»

La Commission européenne n’est pas un corps dont l’autorité émane de quelque nation que ce soit. En donnant aux commissaires un pouvoir de sanction contre les États membres qui ne respecteraient pas les prétendues valeurs de l’Union européenne, votre texte en réalité viole ce droit fondamental des peuples à décider souverainement de la politique qu’ils souhaitent voir appliquer chez eux.

Suivant la jurisprudence Orbán, un pays pourrait être privé des fonds européens, auxquels d’ailleurs il contribue, pour des motifs aussi frivoles que la fermeture d’une université financée par des fonds étrangers ou le refus d’ouvrir ses frontières à toute la misère du monde. On ne se souvient que trop bien de la doctrine de la souveraineté limitée conçue par le dirigeant soviétique Brejnev. Alors que l’Union européenne recycle aujourd’hui ce concept sous couvert de démocratie et d’état de droit, laissez-moi espérer qu’elle connaisse le même destin que cette URSS qu’elle semble vouloir imiter, pour que vive la souveraineté populaire et que vive la démocratie.

 
Dernière mise à jour: 28 mai 2019Avis juridique