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 Texte intégral 
Débats
Mercredi 13 février 2019 - Strasbourg Edition révisée

L'avenir du traité FNI et l'impact sur l'UE (débat)
MPphoto
 

  Michèle Rivasi (Verts/ALE). – Monsieur le Président, je trouve que la situation est grave parce que la fin du traité FNI (traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire) relance la course aux armements nucléaires, non seulement entre la Russie et les États-Unis, mais aussi pour toutes les puissances moyennes, comme l’Iran et l’Arabie Saoudite. C’est vraiment une menace directe pour l’Europe.

La fin du traité FNI acte l’obsolescence d’un traité qui a permis, sous la pression des militants écologistes et pacifistes, de réduire massivement le nombre de missiles nucléaires stationnés en Europe. La fin du traité FNI menace toute l’architecture des traités de non-prolifération, au premier rang desquels le TNP (traité sur la non-prolifération des armes nucléaires), signé en 1968, qui est le seul traité universel dont nous disposons aujourd’hui. Si les pays européens refusent d’accueillir plus longtemps des armes américaines sur leur territoire, ils bloqueront les ambitions du président Trump. Il faut aussi revoir le concept d’armes intermédiaires, entre 500 et 5 000 km, qui n’est plus adapté aux réalités du XXIe siècle, avec près d’une dizaine de puissances nucléaires et de nouveaux vecteurs.

Alors justement, l’Union européenne doit proposer rapidement un processus de médiation entre les États-Unis et la Russie. Il faut aussi proposer une zone dénucléarisée en Europe, ce qu’on appelle les ZEAN (les zones exemptes d’armes nucléaires), comme il en existe six reconnues dans le monde. Il faut aussi que l’ensemble des pays de l’Union européenne signe le traité d’interdiction des armes nucléaires. Voilà un signal fort qui serait donné pour arrêter l’escalade des armes nucléaires.

 
Dernière mise à jour: 24 mai 2019Avis juridique