Retour au portail Europarl

Choisissez la langue de votre document :

  • bg - български
  • es - español
  • cs - čeština
  • da - dansk
  • de - Deutsch
  • et - eesti keel
  • el - ελληνικά
  • en - English
  • fr - français (sélectionné)
  • ga - Gaeilge
  • hr - hrvatski
  • it - italiano
  • lv - latviešu valoda
  • lt - lietuvių kalba
  • hu - magyar
  • mt - Malti
  • nl - Nederlands
  • pl - polski
  • pt - português
  • ro - română
  • sk - slovenčina
  • sl - slovenščina
  • fi - suomi
  • sv - svenska
 Index 
 Texte intégral 
Débats
Mercredi 13 mars 2019 - Strasbourg Edition révisée

Orientations pour le budget 2020 - Section III (débat)
MPphoto
 

  Gérard Deprez, au nom du groupe ALDE. – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, il s’agit peut-être de mon dernier budget. Une chose est néanmoins certaine, pour les députés européens de la législature en cours, il s’agit du dernier budget dont la préparation leur revient. Vous l’avez tous rappelé, c’est aussi le dernier budget du cadre financier pluriannuel 2014-2020. Dans un tel contexte, Brexit inclus, l’effort aurait pu faiblir, mais il n’en fut rien, et j’en rends grâce à notre rapporteure, Monika Hohlmeier. Je vais lui faire part de notre appui face aux orientations et aux lignes de force qu’elle propose pour le budget 2020.

Nous saluons sans réserve la volonté de disposer d’instruments et de moyens permettant de stimuler et de soutenir les investissements stratégiques, notamment dans les secteurs du numérique et de l’intelligence artificielle, au profit de la croissance économique européenne et de la création d’emplois de qualité.

Nous soutenons la demande de moyens supplémentaires pour des programmes tels que COSME et FET (technologies futures et émergentes), qui contribuent indiscutablement au succès des jeunes pousses et au développement des petites et moyennes entreprises.

Nous soutenons résolument le renforcement des moyens en faveur d’Erasmus+, l’initiative pour l’emploi des jeunes, le corps européen de solidarité, Monsieur le Commissaire, dont je souligne qu’à peine créé, il a déjà suscité 93 000 candidatures de la part de jeunes Européens. Mes félicitations pour cette idée.

Nous soutenons également sans réserve l’accent que met Mme Hohlmeier sur la nécessité de prévoir, dès le budget 2020, les crédits de paiement nécessaires pour éviter la montagne des retards de paiement qu’il nous a fallu résorber en 2014 et 2015. J’ai vécu cette période et je garde le souvenir amer de l’insensibilité du Conseil face aux graves problèmes que ces retards ont entraîné pour des entreprises, des centres de recherche, des chercheurs et de simples citoyens.

Nous soutenons le nécessaire renforcement des moyens à mobiliser pour assurer un meilleur contrôle de nos frontières extérieures, pour intensifier la lutte contre les passeurs qui sévissent en Méditerranée, ainsi que pour améliorer les conditions d’accueil et d’intégration des personnes qui ont besoin de notre protection et à qui nous avons le devoir d’accorder l’asile.

Nous soutenons les efforts budgétaires supplémentaires que nous devons consacrer au renforcement de notre sécurité, sur le plan intérieur, d’une part, en permettant aux nombreux instruments et aux agences que nous avons créés de fonctionner de manière efficace, tout en assurant un respect scrupuleux des droits des citoyens, et sur le plan extérieur, d’autre part, en donnant corps aux efforts enfin entrepris pour poser les bases d’une capacité coordonnée au niveau européen en matière de défense.

Trois préoccupations encore pour conclure. La recherche et l’innovation, vous l’avez tous dit, sont les clés de l’avenir économique de notre de société. Nos paroles ne sont pas suivies d’actes. Aujourd’hui, l’Europe est devancée par la Corée du Sud, le Japon, les États-Unis, et bientôt par la Chine, en ce qui concerne la part du PIB consacrée à la recherche et au développement. Je ne peux pas comprendre et je n’accepte pas l’attitude du Conseil qui, en refusant l’application de l’article 15, paragraphe 3, du règlement financier, n’a pas autorisé pour le budget de cette année les crédits disponibles au bénéfice du programme Horizon Europe, du fait de la non-exécution de certains projets. Une telle attitude est inacceptable et doit changer.

Par ailleurs, nous devons intensifier la lutte contre le réchauffement climatique, les jeunes le crient dans la rue, nous le proclamons à l’envi dans nos débats, nos colloques et nos publications, et pourtant je dois constater que, sur la période 2014-2020, nous n’avons pas consacré à la protection de l’environnement et à la lutte contre le réchauffement climatique les 20 % du budget total que nous avions convenu d’y consacrer. Cela n’est pas acceptable et cela doit changer.

Je veux enfin rompre une lance en faveur d’un soutien accru de notre budget au bénéfice de l’UNRWA, l’organisme des Nations unies chargé de l’aide aux quelques millions de réfugiés palestiniens. Donald Trump a suspendu l’aide des États-Unis à l’UNRWA. Nous ne devons pas devenir aussi moches que M. Trump.

 
Dernière mise à jour: 26 juin 2019Avis juridique