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 Index 
 Texte intégral 
Débats
Lundi 25 mars 2019 - Strasbourg Edition révisée

Règles communes pour le marché intérieur de l'électricité - Marché intérieur de l'électricité - Agence de l'Union européenne pour la coopération des régulateurs de l'énergie - Préparation aux risques dans le secteur de l'électricité (débat)
MPphoto
 

  Christelle Lechevalier, au nom du groupe ENF. – Madame la Présidente, indispensable au fonctionnement de nos entreprises, à la vie des particuliers ou encore aux déplacements, l’énergie est, par nature, l’une des principales politiques stratégiques d’un État.

Si, pour nous, la coopération entre États membres en matière énergétique est nécessaire et souhaitable, la souveraineté nationale dans ce domaine hautement stratégique n’est pas négociable. Derrière l’objectif affiché de lutte contre le changement climatique et de protection des consommateurs, l’ambition de la Commission est la création d’un grand marché de l’électricité européen où la logique nationale devra s’effacer devant ses volontés.

Les principes d’augmenter nos échanges transfrontaliers, de gérer nos pics ou nos creux de consommation électrique en coopération avec nos pays voisins, d’intégrer des énergies renouvelables produites par des consommateurs ou d’adapter nos moyens de production aux nouvelles technologies sont, en soi, positifs. Ce sont cependant des démarches qu’entreprenaient naturellement les États membres entre eux et sur leurs territoires depuis des décennies.

La volonté dogmatique de la Commission est d’imposer par idéologie des mesures qui tueront toute forme de souveraineté énergétique et d’initiative nationale, tant sur la normalisation technique pour les interconnexions électriques que sur la gestion des flux entre pays voisins. L’accent doit être mis sur une coopération libre entre les États, et non sur une soumission progressive à des décisions arbitraires et idéologiques émanant de la Commission et de ses agences.

Par ailleurs, la Commission affiche clairement sa volonté de libéralisation totale du marché de l’énergie. Rappelons que les exemples extra-européens de libéralisation et de privatisation à outrance des marchés de l’électricité, se sont, dans leur grande majorité, soldés par des échecs cuisants et coûteux.

Chacun des quatre textes de ce paquet est une pierre supplémentaire à l’édifice du marché électrique européen et à la dépossession des États membres de leur souveraineté énergétique mais aussi diplomatique.

Ici, deux visions s’opposent: d’une part, la vision ultralibérale de la Commission et de ses complices qui déconsidèrent l’énergie comme un marché parmi tant d’autres à internationaliser et à ouvrir à la concurrence; d’autre part, notre vision illibérale de l’énergie comme étant un bien public essentiel au fonctionnement de la nation et devant être géré à son échelle, avec des coopérations libres entre États.

 
Dernière mise à jour: 5 juillet 2019Avis juridique