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 Texte intégral 
Débats
Mardi 26 mars 2019 - Strasbourg Edition révisée

Le droit d'auteur dans le marché unique numérique (débat)
MPphoto
 

  Jean-Marie Cavada, au nom du groupe ALDE. – Madame la Présidente, c’est ce matin un moment tout à fait historique puisque, pour la première fois sur un continent, une assemblée parlementaire tente de rééquilibrer les rapports entre les GAFA et ceux qui les nourrissent, c’est-à-dire les créateurs et la presse.

L’économie de la création, qui brasse 530 milliards d’euros chaque année et emploie 7,2 millions de salariés en Europe, est gravement menacée par l’injustice de ces rapports financiers. Mais il y a au moins aussi grave, si ce n’est plus immédiatement dangereux, l’économie de la presse est en train de s’effondrer par morceaux et, jusqu’à présent, personne ne sait y remédier. La presse, chers collègues, la presse, Madame la Présidente, c’est la base de la démocratie. Quand il n’y aura plus de presse libre, quand il n’y aura aucun journaliste dans Google, dans Wikipédia, dans YouTube, ni ailleurs, vous n’aurez plus d’information. Vous aurez des passions et des rumeurs comme celles que nous venons de subir depuis un certain nombre de mois.

Ce texte, c’est la seule chance pour les créateurs, les entreprises de presse et les journalistes européens de rééquilibrer la situation en leur faveur et de protéger leur avenir. C’est pourquoi nous devons voter ce texte et le voter en bloc, en refusant tous les amendements. Il faut prendre ce texte comme un tout, car ça n’est qu’un premier pas. Il en faudra d’autres pour rééquilibrer cette affaire.

On nous parle de censure, on nous parle de filtrage, on nous parle de Wikipédia. Wikipédia est protégé dans le texte, il n’y a pas de censure, il n’y a pas de filtrage, et pourquoi ces idées sont-elles parvenues jusque dans cet hémicycle? Parce que pour la première fois en quinze ans de mandat où je suis ici, nous avons été bombardés comme de vulgaires prisonniers politiques intellectuels culturels par des mastodontes financiers qui vont prendre la totalité de nos activités.

Il faut voter ce texte en bloc, sinon ce sera un Munich intellectuel, qui aura de très graves conséquences pour l’avenir du continent européen.

 
Dernière mise à jour: 26 juin 2019Avis juridique