Retour au portail Europarl

Choisissez la langue de votre document :

  • bg - български
  • es - español
  • cs - čeština
  • da - dansk
  • de - Deutsch
  • et - eesti keel
  • el - ελληνικά
  • en - English
  • fr - français (sélectionné)
  • ga - Gaeilge
  • hr - hrvatski
  • it - italiano
  • lv - latviešu valoda
  • lt - lietuvių kalba
  • hu - magyar
  • mt - Malti
  • nl - Nederlands
  • pl - polski
  • pt - português
  • ro - română
  • sk - slovenčina
  • sl - slovenščina
  • fi - suomi
  • sv - svenska
 Index 
 Texte intégral 
Débats
Mercredi 27 mars 2019 - Strasbourg Edition révisée

Conclusions du Conseil européen des 21 et 22 mars 2019 (débat)
MPphoto
 

  Nicolas Bay (ENF). – Madame la Présidente, Emmanuel Macron a beau jeu de dénoncer en conférence de presse la naïveté des Européens en matière commerciale. Ce sursaut de lucidité ne l’a pas empêché d’apposer sa signature aux conclusions du dernier Conseil européen, alors même que ce texte préconise tout et son contraire. Il y est notamment évoqué le fait que l’Union européenne doit préserver ses intérêts contre les pratiques déloyales des pays tiers. On incite même à faire pleinement usage «des instruments de défense commerciale».

Très bien, sauf que ce même document appelle explicitement à la conclusion de nouveaux accords de libre-échange, tandis que le Conseil européen rappelle son attachement à un système commercial ouvert et souhaite «résister à toutes les formes de protectionnisme», fût-il européen. Voilà qui doit bien faire rire les Américains et les Chinois, qui rachètent nos entreprises à la découpe.

Il faut mettre fin à ce vaste marché de dupes qui place les nations d’Europe entre le marteau américain et l’enclume chinoise. Nous sommes englués dans les vieux dogmes de la libre circulation des capitaux et des biens, dans la concurrence libre et non faussée. L’Union européenne n’est pas un espace protégé, mais un terrain de jeu pour les États—Unis ou la Chine qui, eux, n’ont aucun complexe à défendre leurs intérêts et à protéger leur économie.

 
Dernière mise à jour: 28 juin 2019Avis juridique