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 Texte intégral 
Débats
Mercredi 27 mars 2019 - Strasbourg Edition révisée

Exigences en matière de contrôle et règles spécifiques pour le détachement de conducteurs dans le secteur du transport routier - Durées maximales de conduite journalière et hebdomadaire, durée minimale des pauses et des temps de repos journaliers et hebdomadaires et localisation au moyen de tachygraphes - Adaptation aux évolutions du secteur du transport routier (débat)
MPphoto
 

  Karima Delli, au nom du groupe Verts/ALE. – Madame la Présidente, mes chers collègues, cela fait des mois que nous travaillons pour améliorer les conditions de travail des salariés du transport routier, des mois que ces salariés sont pris en otage par certains, au nom des intérêts de leur pays.

On parle de femmes et d’hommes qui travaillent parfois durant des périodes extrêmement longues, pénibles, sans voir leur famille, en dormant sur des parkings mal entretenus et d’autres voudraient encore qu’ils dorment dans leur cabine.

Le dumping social organisé par les grands groupes du secteur exploite leur main-d’œuvre jusqu’à l’épuisement, avec des conséquences terribles pour la sécurité routière. Un conducteur fatigué sur nos routes, c’est une menace pour lui, pour son chargement, mais aussi pour tous les autres usagers de la route.

Il faut refuser de cautionner dans ce parlement l’exploitation des salariés du secteur, préconisée par la Commission européenne. Et nous sommes un certain nombre dans cette salle à refuser ce qui est purement et simplement la législation d’une forme moderne d’esclavage sur nos routes.

L’égalité des droits, et des conditions de travail dignes de ce nom, doivent bénéficier à toutes et tous sur le territoire de l’Union européenne. Nous ne voulons pas de travailleurs de seconde zone, c’est pourquoi nous continuons de nous battre pour que le détachement s’applique à tous et non à la carte selon le corps de métier. Nous ne voulons pas de chauffeurs épuisés sur la route car cela met en danger la vie des autres. C’est pourquoi nous refusons toute dérogation à l’interdiction du repos hebdomadaire en cabine. Nous ne voulons plus d’une jungle sociale ouverte à tous les vents, ni de camions qui reviennent à vide à leur base. C’est pourquoi nous nous battrons pour que le cabotage demeure régulé.

Mes chers collègues, l’Union européenne doit tenir ses promesses. Tout le monde veut une Europe sociale, allons-y! Nous demandons désormais que chacun prenne ses responsabilités. Tout le monde doit faire le job, ne pas regarder les intérêts de ces pays ou de son propre pays. Nous sommes là pour garantir quoi? La bonne application des règles en vigueur en Europe.

 
Dernière mise à jour: 28 juin 2019Avis juridique