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 Index 
 Texte intégral 
Débats
Mercredi 27 mars 2019 - Strasbourg Edition révisée

État prévisionnel des recettes et des dépenses pour l’exercice 2020 - Section I - Parlement européen (débat)
MPphoto
 

  Gérard Deprez (ALDE). – Madame la Présidente, malgré la qualité du travail fourni par notre rapporteur, M. Maňka, que je veux féliciter, et nos rapporteurs fictifs, et en particulier notre collègue, Anneli Jäätteenmäki, je ne vous cache pas ma perplexité devant l’accord qui est intervenu entre la commission des budgets et le Bureau.

Bien sûr, je prends acte de la réduction de 18 millions d’euros obtenue par la commission des budgets par rapport à la proposition initiale du Secrétaire général avalisée par le Bureau. Personnellement, j’estime cette réduction insuffisante.

Le pourcentage d’augmentation du budget du Parlement devrait, selon moi, compte non tenu de la pondération des salaires, des besoins nouveaux, des circonstances exceptionnelles, être aligné sur le taux d’inflation. Quand je vois que les crédits pour les rémunérations du personnel augmentent de près de 6 % l’année prochaine, je m’interroge, soit sur la qualité des prévisions en matière d’inflation, soit sur ce qui nous est caché dans cette augmentation.

Deux autres points me préoccupent plus particulièrement. Je suis préoccupé par les intentions du Parlement d’accroître ses activités et sa présence diplomatique dans un certain nombre de pays, notamment l’Indonésie et l’Éthiopie. Plus fondamentalement, alors même qu’il y a des ambassades des États membres de l’Union européenne dans ces pays et une représentation, souvent coûteuse d’ailleurs, du Service européen pour l’action extérieure, j’ai du mal à imaginer la valeur ajoutée de telles implantations pour le Parlement.

Je ne suis, par ailleurs, pas enthousiaste, contrairement à mon collègue M. Maňka, en ce qui concerne la multiplication des centres d’expérience européens, des espèces de mini-Parlamentariums qu’on veut installer dans tous les pays de l’Union européenne.

Il est certes impératif, et je le reconnais, de mettre en place des mécanismes performants pour informer les citoyens sur le travail du Parlement et sur les priorités qu’il défend, mais je préfère investir dans les personnes que dans la pierre, la brique ou le béton. Investissons dans les journalistes et le rendement sera bien meilleur que la multiplication des briques.

 
Dernière mise à jour: 28 juin 2019Avis juridique