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 Index 
 Texte intégral 
Débats
Mardi 16 avril 2019 - Strasbourg Edition provisoire

Des conditions de travail transparentes et prévisibles dans l’Union européenne (débat)
MPphoto
 

  Maria Arena, rapporteure pour avis de la commission des droits de la femme et de l’égalité des genres. – Madame la Présidente, Madame la Commissaire, aujourd’hui, en Europe, plus de quatre millions de personnes travaillent avec des contrats qui les couvrent pour moins de huit heures par semaine. 1,6 million ont un contrat à durée déterminée d’une durée inférieure à un mois. Six millions sont à temps partiel non choisi. Et, parmi toutes ces personnes, les femmes sont finalement les plus vulnérables face à l’emploi précaire. Malheureusement, cette tendance se renforce: les emplois qui ont été créés depuis la crise de 2008 sont souvent, trop souvent, des emplois précaires, mal payés, mal protégés, qui ne donnent aucune perspective à ces travailleurs et travailleuses. Ces travailleurs sont incapables de se projeter à moyen terme, incapables d’obtenir un prêt bancaire, incapables d’organiser leur vie, tout simplement.

Le texte que nous adopterons aujourd’hui a sans doute pour objectif d’améliorer la situation, de garantir une meilleure protection et, surtout, une plus grande transparence et plus d’informations dans les contrats de travail en Europe. C’est bien entendu une avancée, Madame la Commissaire, vous l’avez dit. Mais il est regrettable que les États membres aient exclu de la directive les contrats de travail de moins de douze heures par mois. Il est regrettable que les États membres aient été incapables de s’accorder sur l’interdiction pure et simple des contrats «zéro heure».

Je dirais donc que l’Europe a proposé une avancée. C’est toutefois une directive minimale, comme nous l’avons dit; les États membres devront être plus ambitieux en matière de protection des travailleurs, si nous voulons que ces travailleurs et ces travailleuses adhèrent à l’idée européenne.

 
Dernière mise à jour: 9 juillet 2019Avis juridique