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 Index 
 Texte intégral 
Débats
Mercredi 17 avril 2019 - Strasbourg Edition révisée

Débat avec Krišjānis Kariņš, Premier ministre de Lettonie, sur l'avenir de l'Europe (débat)
MPphoto
 

  Bruno Gollnisch (NI). – Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, cher ancien collègue, vous nous entretenez de l’avenir de l’Union européenne. Disons les choses franchement, cet avenir sera bien sombre si l’on ne change pas radicalement de perspectives.

Au cours des 30 années que j’ai passées dans ce Parlement, j’ai vu se développer une dynamique de groupe perverse, prométhéenne, je devrais dire luciférienne, telle que la majorité de nos collègues se sont crus aptes à donner au monde entier des principes qu’ils proclament, mais qu’ils ne suivent pas à l’égard de leurs collègues de la minorité.

En outre, ils se persuadent qu’ils ont mandat pour gérer tous les aspects de la vie politique, économique, sociale, culturelle, sexuelle même, de 500 millions d’Européens. Ils croient participer à l’édification radieuse d’un super-État euromondialiste bourré de directives, surchargé de normes, de règles, de contraintes, mais ouvert à la concurrence de pays qui n’en ont aucune ou qui en ont très peu.

Monsieur le Premier ministre, vous dont le pays s’est libéré de l’oppression de l’Union des républiques socialistes soviétiques, ne cédez pas au mirage de la nouvelle Union soviétique mondialiste qui s’échafaude ici. Il faut radicalement changer de direction. Il faut fonder notre Europe sur les vraies valeurs de notre civilisation, sur l’accueil de la vie et non sur l’avortement massif, sur la famille et non sur la promotion systématique des minorités sexuelles, qui n’en demandent d’ailleurs pas tant.

Le brassage généralisé des hommes, des marchandises et des capitaux n’est pas forcément gage de prospérité ni de bonheur. Il faut organiser la coopération des nations libres par des programmes précis, chiffrés, dans des domaines concrets dont les citoyens pourraient mesurer et les coûts et les bénéfices. La révolte des peuples contre ceux qui veulent les contraindre, méprisent leurs identités particulières, bafouent leur volonté, est en marche. Ici même, nous avons fait tomber les murs des mensonges et de la désinformation qui empêchaient les patriotes de divers pays de communiquer entre eux. Sur cet univers feutré d’hypocrisie, les peuples commencent enfin à ouvrir les yeux. Nous avons semé, d’autres récolteront, qui savent que la liberté des nations est la condition du maintien de notre civilisation européenne. Vive l’alliance des peuples libres dans une Europe des nations renouvelée.

 
Dernière mise à jour: 9 juillet 2019Avis juridique