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 Texte intégral 
Débats
Jeudi 18 avril 2019 - Strasbourg Edition révisée

Un cadre complet de l'Union européenne en matière de perturbateurs endocriniens (débat)
MPphoto
 

  Frédérique Ries, au nom du groupe ALDE. – Monsieur le Président, je siège dans cet hémicycle depuis 1999 et, en 20 ans, on ne peut pas dire que le cadre européen sur les perturbateurs endocriniens ait évolué, alors que la science, elle, a avancé. Des chercheurs ont révélé l’impact de ces perturbateurs sur la santé humaine et animale, ainsi que leur lien avec certaines maladies chroniques, en particulier certains cancers, avec l’infertilité et avec certains troubles du développement neurologique. Ce lien est avéré.

L’Union européenne ne semble pas avoir pris la mesure de ce que l’OMS qualifiait, en 2013 déjà, de menace mondiale. Nous sommes très en retard. En 2015, la Cour de justice a condamné la Commission européenne pour son manque d’action en la matière. Quatre ans plus tard, on n’a pas beaucoup avancé, Madame la Commissaire, et cette nouvelle stratégie prend des airs d’acte manqué.

Par exemple, la définition des perturbateurs endocriniens ne s’applique qu’aux produits phytopharmaceutiques. On sait pourtant aujourd’hui que 80 % des expositions se font par voie alimentaire. Il faut donc les interdire dans les conserves, dans les barquettes, dans tous ces matériaux qui sont destinés à entrer en contact avec la nourriture, dans les cosmétiques, aussi, cela a été dit, ou encore dans les jouets. J’ai vérifié hier: seules huit substances sont répertoriées comme des perturbateurs endocriniens dans la base de données européenne. Il y en a plus de 1 000! Une étude publiée il y a quelques jours indiquait que des traces de 90 perturbateurs avaient été retrouvées dans une seule rivière en France!

C’est le grand écart: il faut accélérer les tests d’identification. Le bisphénol A, celui dont les effets néfastes sont les plus documentés, reste largement autorisé. L’Europe n’avance pas assez vite. Résultat: la Belgique, mais pas seulement, la France, l’Autriche, le Danemark, la Suède ont déjà commencé à avancer de leur côté et à légiférer. C’est sur ces sujets-là que la plus-value d’une harmonisation européenne prend tout son sens. Je vous engage à écouter les chercheurs pour protéger la santé et l’environnement des Européens. Cette stratégie ne va pas assez loin, nous devons agir plus vite et plus fort.

 
Dernière mise à jour: 8 juillet 2019Avis juridique