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Débats
Jeudi 18 avril 2019 - Strasbourg Edition révisée

Cameroun
MPphoto
 

  Jean-Luc Schaffhauser (ENF). – Monsieur le Président, mes chers collègues, c’est ma dernière intervention dans ce Parlement. Je la fais pour un pays qui m’est très cher, que j’ai sillonné plusieurs fois et dont je suis aussi un peu le fils.

Le Cameroun est une mosaïque ethnique, linguistique et religieuse très fragile. Paul Biya est sans doute allé trop loin dans le processus de centralisation, alimentant ainsi le ressentiment des populations anglophones de l’Ouest et le séparatisme musulman du Nord. Mais ce séparatisme est alimenté et instrumentalisé par des puissances extérieures.

Paul Biya occupe le pouvoir depuis 37 ans. Ce sont toutefois, chers amis, 37 ans de stabilité. Quand je regarde les autres pays, le Cameroun fait bonne figure. Le président camerounais sait sans doute qu’il ne peut monopoliser le pouvoir jusqu’à sa mort, mais il est pris dans des logiques de pouvoir et de succession. Il sait que, pour l’intérêt de son pays, un processus de transition démocratique et de décentralisation, combiné à un plan de sécurité et de développement, est incontournable. Il faut donc l’y aider, mais de manière discrète et utile. Évitons donc de nous ingérer dans ce processus, à grand renfort de fanfare droit-de-l’hommiste, alors que nous appliquons toujours deux poids, deux mesures, selon les pays africains et selon nos intérêts.

 
Dernière mise à jour: 8 juillet 2019Avis juridique