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 Texte intégral 
Débats
Mardi 16 juillet 2019 - Strasbourg Edition révisée

Situation au Venezuela (débat)
MPphoto
 

  Philippe Olivier, au nom du groupe ID. – Monsieur le Président, le Venezuela, c’est d’abord un drame humain et, si on est pratiquement tous d’accord, la confirmation de la nocivité des systèmes d’aspiration collectiviste. Mais, le Venezuela, c’est pour bien des pays européens de l’Union, comme le mien, l’illustration de ce qui apparaît comme une double faute: l’allégeance et l’ingérence.

L’allégeance, en donnant le sentiment de suivre servilement la position américaine en soutenant le président de l’assemblée, Juan Guaido, exactement dans le sillage du président Trump. À quoi sert une organisation européenne, si elle n’apparaît sur la scène internationale que comme le porte-drapeau d’une bannière étoilée qui n’est pas la sienne?

L’ingérence, en adoptant une attitude éminemment brutale dans un conflit intérieur qui peut dégénérer en guerre civile. L’Italie, qui a su tenir une position équilibrée, a fait preuve de clairvoyance.

En ignorant la prudence qui lui commandait l’indépendance et la non-ingérence, l’Union a perdu son unité et son crédit diplomatique, ce qui la handicape aujourd’hui pour jouer un rôle de médiateur, pourtant si nécessaire. Que cette triste situation nous serve de leçon.

 
Dernière mise à jour: 12 septembre 2019Avis juridique