Retour au portail Europarl

Choisissez la langue de votre document :

  • bg - български
  • es - español
  • cs - čeština
  • da - dansk
  • de - Deutsch
  • et - eesti keel
  • el - ελληνικά
  • en - English
  • fr - français (sélectionné)
  • ga - Gaeilge
  • hr - hrvatski
  • it - italiano
  • lv - latviešu valoda
  • lt - lietuvių kalba
  • hu - magyar
  • mt - Malti
  • nl - Nederlands
  • pl - polski
  • pt - português
  • ro - română
  • sk - slovenčina
  • sl - slovenščina
  • fi - suomi
  • sv - svenska
 Index 
 Texte intégral 
Débats
Mercredi 17 juillet 2019 - Strasbourg Edition provisoire

Aide humanitaire en Méditerranée (débat)
MPphoto
 

  Sylvie Guillaume (S&D). – Madame la Présidente, combien de milliers de morts et combien de décisions de justice faudra-t-il pour que les États membres et la Commission européenne mettent en place une véritable opération européenne de recherche et de sauvetage en Méditerranée? Et pas comme Sofia, dont je redis qu'elle est une opération navale mais qui est maintenue pour quelques mois sans bateaux, ce qui doit probablement, je le redis, être de l'humour européen.

Prenons ainsi les choses à l'envers. L'argument principal qu' on a encore entendu aujourd'hui contre ce type d'opération est qu'il favoriserait l'appel d'air. Ce qu'il faut comprendre par là c'est que sauver les personnes prêtes à mourir pour arriver en Europe et les accueillir dignement fera venir encore plus de personnes. Mais, sincèrement, est-ce qu'il n'y a plus personne pour risquer sa vie en Méditerranée depuis que les sauvetages en Méditerranée sont criminalisés ou absents? La réponse est non, et il y a juste - si on peut dire - plus de morts en 2018, 2 275 soit une personne pour 51 traversées.

Seule une mission européenne puissante dédiée à la recherche et au sauvetage en mer permettra de sauver des vies, mais aussi de sauver l'honneur de l'Union européenne. Et tant que j'en suis à parler d'honneur, c'est aussi la dignité de l'Union de faire respecter la loi en matière de débarquement et d'accueil décents. Finissons-en avec le cas par cas et les solutions de court terme.

 
Dernière mise à jour: 18 juillet 2019Avis juridique