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Débats
Mardi 17 septembre 2019 - Strasbourg Edition provisoire

Préparation du sommet sur l'action pour le climat et du sommet sur les objectifs de développement durable à New York (débat)
MPphoto
 

  Catherine Chabaud (Renew). – Monsieur le Président, chers collègues, la semaine prochaine, alors que nous serons, pour quelques-uns d’entre nous, aux Nations unies, afin de nous mobiliser pour l’action climatique et les objectifs du développement durable, au même moment, à Monaco, les experts du climat dévoileront le rapport spécial «Océan et cryosphère». Ce rapport, que nous avions demandé il y a quatre ans, avec mes amis de la plateforme Océan et Climat, s’annonce très alarmant.

Chers amis, à sa manière l’océan brûle. Pourtant, pendant des années, les négociations climatiques ont ignoré son rôle primordial dans l’équilibre du climat et les services essentiels qu’il rend à l’humanité. Grâce à la photosynthèse des micro-organismes végétaux, l’océan fournit la moitié de l’oxygène de l’atmosphère; c’est l’autre poumon de la planète. Il absorbe un quart des émissions de gaz à effet de serre. Les écosystèmes marins et côtiers, comme les mangroves et les récifs coralliens, assurent la sécurité alimentaire de trois milliards d’êtres humains. Ils sont un rempart face à la montée de l’océan et à la violence des événements climatiques extrêmes. La fréquence et l’intensité des cyclones sont une conséquence du réchauffement de l’océan en profondeur. La mort des coraux est due à l’augmentation de la température, à la désoxygénation et à l’acidification de l’océan. Et je m’inquiète de ce que va nous annoncer ce nouveau rapport.

En 2015, nous avons réussi à faire entendre la voix de l’océan à la COP 21 à Paris. C’est enfin devenu un sujet émergent qui mobilise la Commission européenne, grâce notamment au travail du commissaire Vella. Et le Chili a baptisé la prochaine COP 25 la «Blue COP». Mais la bonne santé de l’océan doit être l’un des objectifs de la négociation climatique, d’autant qu’il fait aussi partie de la solution.

Il faut financer la restauration des écosystèmes marins et côtiers, réduire les émissions du transport maritime, développer des énergies marines sans détruire les habitats, etc. Premier espace maritime au monde, l’Europe a une responsabilité formidable et un leadership à prendre. C’est un défi que nous pouvons relever et qui attend le futur vice-président en charge du Green Blue Deal et le futur commissaire à l’environnement et à l’océan – et je me félicite de cet intitulé. Un océan, enfin, dont j’appelle à ce qu’il soit reconnu comme un bien commun de l’humanité.

 
Dernière mise à jour: 30 septembre 2019Avis juridique