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 Texte intégral 
Débats
Mardi 17 septembre 2019 - Strasbourg Edition provisoire

Nomination du président de la Banque centrale européenne - Candidate: Christine Lagarde (débat)
MPphoto
 

  Jordan Bardella (ID). – Madame la Présidente, Mme Lagarde a annoncé que, sous sa présidence, la Banque centrale européenne serait, je cite, «plus transparente et plus accessible aux citoyens». Elle a déclaré que le rôle de la BCE était de se faire comprendre des citoyens, pas uniquement des marchés.

Ce sont de bien beaux discours pour une partisane acharnée du libre-échange total. Au-delà des discours, Mme Lagarde n'a pas estimé important de se présenter devant les représentants élus des peuples européens. En méprisant le seul organe démocratique des institutions européennes, la présidence de Mme Lagarde commence mal.

Il faut rappeler que celle qui a été à la tête de plusieurs autorités politiques et économiques d'envergure n’est jamais passée par un suffrage populaire ou démocratique dans son propre pays, la France. Il faut rappeler que Mme Lagarde fut la présidente d'un grand cabinet d'avocats d'affaires international américain et, bien sûr, la directrice générale du FMI. Par conséquent, nous pouvons penser que son regard et ses intérêts se portent ailleurs, bien au-delà de l'Europe.

Plutôt que l'intérêt des peuples, c'est l'intérêt d'une élite mondiale, plus particulièrement celui du monde des affaires anglo-saxon que Mme Lagarde défend. Sa volonté affichée de faire du changement climatique un sujet prioritaire pour la BCE est une contradiction fondamentale au regard de la politique de libre-échange mondial menée par l'Union européenne.

Enfin, les peuples européens sont de plus en plus nombreux à constater les inepties de la monnaie commune et ses dégâts sur le pouvoir d'achat. La zone euro est la zone économique qui détient la plus faible croissance au monde et la Banque centrale européenne est pourtant la seule banque centrale au monde à faire de la lutte contre l'inflation son obsession exclusive. Elle doit désormais s'attaquer à la résolution du chômage, à l'investissement massif dans la création d'emplois et au développement de secteurs d'avenir.

Nous avions des questions démocratiques essentielles à poser à Mme Lagarde et nous ne pouvons que déplorer son absence et son mépris à l'égard des peuples européens que nous représentons.

 
Dernière mise à jour: 30 septembre 2019Avis juridique