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 Index 
 Texte intégral 
Débats
Mercredi 18 septembre 2019 - Strasbourg Edition révisée

Retrait du Royaume-Uni de l'UE (débat)
MPphoto
 

  Philippe Lamberts, au nom du groupe Verts/ALE. – Monsieur le Président, chers collègues, nous n'avons pas choisi le Brexit, mais nous respectons le choix d'une majorité d'électeurs britanniques et la meilleure preuve en est que nous avons, de bonne foi, négocié un accord qui permet la séparation - que nous regrettons - entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

Mais je voudrais préciser que la décision prise par le Royaume-Uni de quitter l'Union européenne ne le libère pas des obligations juridiquement contraignantes qu'il a contractées pendant 45 ans comme membre de l'Union européenne et au titre des accords de paix dit du Vendredi saint, qui ont quand même mis fin à un conflit ayant coûté la vie à 3 000 personnes et ruiné celle de tant d'autres.

Nous regrettons que le premier ministre britannique, ainsi qu'un nombre important de représentants au parlement britannique ignorent ou feignent d'ignorer l'existence de ces obligations.

La position affirmée par le premier ministre britannique consiste, pour résumer, à dire aux Européens: je vous demande d'ouvrir une brèche de 500 kilomètres dans le marché intérieur. Cela tout en affirmant la volonté déterminée d'engager à l'égard de l'Union européenne une politique de dumping fiscal, social et environnemental intolérable. Vous comprendrez que cette attitude n'est pas de nature à créer dans le chef des 27 États de l'Union et de nous-mêmes, ici au Parlement européen, la confiance nécessaire pour trouver une issue négociée à l'impasse actuelle.

C'est dire si la perspective d'une sortie sans accord reste d'une actualité brûlante et est donc loin d'être écartée. Je veux dire à toutes celles et ceux, en particulier au Royaume-Uni, qui se réjouissent d'une telle perspective ou qui s'imaginent que, face à une telle perspective, les 27 plieraient l'échine, je voudrais simplement leur dire ceci: c'est qu'entre deux maux, celui que constituerait indéniablement une sortie sans accord et celui, bien pire, d'une atteinte irrémédiable à l'intégrité du marché intérieur, les 27 choisiront toujours le moindre de ces maux.

Mais je ne voudrais pas terminer sur cette note et le pire n'est jamais sûr. J'ai l'honneur et le bonheur de compter au sein de mon groupe politique 11 eurodéputés britanniques. Ils font partie de ces millions de Britanniques qui savent où se trouve l'intérêt de leur pays, c'est-à-dire au cœur de l'Union européenne. Je le dis clairement ici: si le Royaume-Uni, que ce soit par la voix de son premier ministre ou par toute autre autorité constituée, devait demander à l'Union européenne une extension du délai prévu à l'article 50, nous devons accéder à cette demande. Tant qu'il existe une possibilité pour que la raison prévale, nous devons tout faire pour saisir cette possibilité.

 
Dernière mise à jour: 8 novembre 2019Avis juridique