Retour au portail Europarl

Choisissez la langue de votre document :

  • bg - български
  • es - español
  • cs - čeština
  • da - dansk
  • de - Deutsch
  • et - eesti keel
  • el - ελληνικά
  • en - English
  • fr - français (sélectionné)
  • ga - Gaeilge
  • hr - hrvatski
  • it - italiano
  • lv - latviešu valoda
  • lt - lietuvių kalba
  • hu - magyar
  • mt - Malti
  • nl - Nederlands
  • pl - polski
  • pt - português
  • ro - română
  • sk - slovenčina
  • sl - slovenščina
  • fi - suomi
  • sv - svenska
 Index 
 Texte intégral 
Débats
Jeudi 19 septembre 2019 - Strasbourg Edition provisoire

Situation en Turquie, notamment la destitution de maires élus
MPphoto
 

  Philippe Olivier (ID). – Monsieur le Président, récemment, le président turc, M. Erdogan, a brandi la menace de laisser se déverser sur l’Europe une vague migratoire s’il ne recevait pas des fonds supplémentaires. Nous payons là l’erreur coupable d’avoir délégué à d’autres notre protection vitale.

M. Erdogan, qui se voit comme un sultan du nouvel empire ottoman, sait que la politique est un rapport de force. Il est coutumier de ces comportements peu amicaux. Il s’en prend à la Grèce ou à Chypre, et lorsqu’un de nos collègues le fait remarquer dans cet hémicycle, l’Assemblée ne l’entend pas. Il instrumentalise les diasporas turques dans nos pays et l’Union européenne tourne la tête.

La situation que nous vivons avec la Turquie est éloquente: l’UE a fait de l’Europe l’empire de la faiblesse. Mais surtout, en détruisant nos protections frontalières, l’UE a désarmé nos nations et les a placées sous la menace d’une submersion migratoire aujourd’hui utilisée comme une arme de destruction massive. Ce n’est pas simplement une faute, c’est une forfaiture.

 
Dernière mise à jour: 30 septembre 2019Avis juridique