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 Texte intégral 
Débats
Jeudi 28 novembre 2019 - Strasbourg Edition provisoire

Protection des défenseurs de la forêt et de l'environnement dans l'Union (débat)
MPphoto
 

  Maria Arena, au nom du groupe S&D. – Monsieur le Président, chaque année, les femmes et les hommes qui luttent pour la protection de l’environnement sont de plus en plus victimes de violences et d’intimidations. En 2018, ce sont plus de 160 personnes qui ont trouvé la mort du fait de leur combat en faveur de l’environnement dans le monde. Lorsqu’ils ne sont pas tués, ces militants sont souvent victimes d’arrestations abusives, de menaces ou de violences pour avoir osé s’opposer aux intérêts des gouvernements et des entreprises qui s’approprient leurs terres ou leurs forêts.

Ces violences sont malheureusement en augmentation, et si l’Europe n’est pas le continent le plus touché par ces violences, elle n’est cependant pas épargnée. Ces derniers mois, deux personnes ont été tuées alors qu’elles luttaient contre des abattages illégaux en Roumanie, tandis qu’au Royaume-Uni, trois personnes ont été condamnées à de lourdes peines de prison pour leur action contre l’exploitation du gaz de schiste. Parmi les militants des droits de l’homme, les activistes environnementaux courent souvent de graves dangers du fait des intérêts financiers que leurs actions remettent en question. Il faut impérativement des lois contraignantes afin qu’aujourd’hui, ces entreprises soient tenues pour responsables des actes contre les activistes. Ces entreprises – les compagnies européennes qui importent des matières premières et des produits depuis les pays tiers –doivent aujourd’hui s’assurer que leurs partenaires et toute la chaîne d’approvisionnement respectent les droits de l’homme et les droits environnementaux. Le règlement sur le bois est une bonne réglementation, mais nous devons aller plus loin en matière de responsabilité des entreprises. Les militants environnementaux doivent pouvoir se tourner vers l’Europe pour qu’elle les protège et leur assurer un accès à la justice lorsqu’ils sont victimes de ces violences.

Le système judiciaire ne doit pas être un moyen de réduire les activistes au silence, mais de les défendre contre ceux qui attaquent leurs droits et causent des dommages environnementaux. La criminalisation de ces militants ne fait que banaliser et rendre légitimes les violences qu’ils subissent, ce qui ensuite favorise la poursuite de ces mêmes violences. De telles mesures doivent permettre de mieux protéger et de mieux défendre les militants environnementaux en Europe mais également dans le reste du monde.

 
Dernière mise à jour: 10 décembre 2019Avis juridique