Retour au portail Europarl

Choisissez la langue de votre document :

  • bg - български
  • es - español
  • cs - čeština
  • da - dansk
  • de - Deutsch
  • et - eesti keel
  • el - ελληνικά
  • en - English
  • fr - français (sélectionné)
  • ga - Gaeilge
  • hr - hrvatski
  • it - italiano
  • lv - latviešu valoda
  • lt - lietuvių kalba
  • hu - magyar
  • mt - Malti
  • nl - Nederlands
  • pl - polski
  • pt - português
  • ro - română
  • sk - slovenčina
  • sl - slovenščina
  • fi - suomi
  • sv - svenska
 Index 
 Texte intégral 
Débats
Lundi 13 janvier 2020 - Strasbourg Edition provisoire

"Housing first" (le logement d'abord), action urgente pour remédier à la situation des sans-abris en Europe (débat)
MPphoto
 

  Karima Delli (Verts/ALE). – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, mes chers collègues, il y a neuf ans, je faisais adopter la première stratégie en faveur des sans-abri. J’étais rapporteure du logement social.

Tous les ans, je tire la sonnette d’alarme, et les gouvernements dorment. Où sont les réunions d’urgence? Où sont les sommes à rassembler dans les meilleurs délais? Le constat est terrible: l’augmentation du sans-abrisme, plus 70 % en 10 ans. En France, un sans-abri meurt chaque jour, en Angleterre 59 % des sans-abri sont des enfants. Vous avez dit que nous n’avons pas de chiffres. Onze millions de personnes ne vivent pas dans un logement décent, ce qui est un scandale. Onze millions de personnes, ce sont des hommes, des femmes, des enfants qui souffrent dans leur chair. Vous me dites qu’il faudrait plus une politique d’accueil, mais la politique d’accueil par les États membres est juste coûteuse, inefficace mais surtout inhumaine. Le temps n’est plus au sparadrap, Monsieur le Commissaire. Mes chers collègues, j’appelle à un sursaut, à un réveil, à un peu d’humanité dans ce parlement. Il est temps d’unir nos forces pour aider les plus faibles. Il est temps, Monsieur le Commissaire, de dire que la Commission prendra ses responsabilités et appellera les États membres, au lieu de favoriser toujours les plus riches à des exonérations fiscales, à imposer de vrais investissements dans le logement social. L’Europe a su se mobiliser pour les banques, alors il est grand temps qu’elle se dégourdisse devant la détresse des plus vulnérables. Monsieur le Commissaire, on ne gouverne pas l’Europe par l’indifférence.

 
Dernière mise à jour: 27 janvier 2020Avis juridique - Politique de confidentialité