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 Texte intégral 
Débats
Mercredi 15 janvier 2020 - Strasbourg Edition provisoire

COP15 à la convention sur la diversité biologique - Kunming (2020) (débat)
MPphoto
 

  Aurelia Beigneux, au nom du groupe ID. – Monsieur le Président, mes chers collègues, la COP 15 qui se déroulera en octobre devra fixer des objectifs pour les dix années à venir concernant la biodiversité.

Il ne faut pas se voiler la face concernant les bouleversements climatiques: l’activité humaine est évidemment responsable. Mais justement, plutôt que de systématiquement moraliser les citoyens et agir uniquement par le biais fiscal, n’est-ce pas plutôt le politique qu’il faut blâmer? Nous constatons amèrement que ni le changement de modèle économique, ni la remise en cause des traités de libre-échange, ni la nécessité de rétablir les frontières internes et externes à l’Union européenne n’apparaissent comme vos priorités dans la protection de l’environnement.

Oui, nous sommes responsables de nos modes de vie et de nos modes de consommation, mais nos efforts individuels sont toujours bien peu de choses s’il n’y a pas de changement majeur en rupture avec l’idéologie dominante. Il y a urgence: nous assistons à la disparition d’espèces qui subissent directement l’impact des phénomènes climatiques et environnementaux. La situation des pôles et de l’Australie nous le rappelle tristement.

La santé de nos compatriotes est menacée par la pollution de l’air, par la pollution des eaux, par la pollution des terres, par des logiques de rendement et par la pression du pouvoir financier. Pourquoi culpabiliser le citoyen qui a besoin de son véhicule pour travailler, alors que les compagnies maritimes, qui produisent plus de CO2 que le transport automobile, n’ont aucune obligation de réduire leurs émissions?

Grâce à des traités votés ici même, on importe des marchandises mal produites à l’autre bout du monde. Grâce à des traités votés ici même, on permet l’extension de l’usage des OGM ou l’utilisation de pesticides que l’AECG nous offre sur un plateau, comme l’atrazine.

Vous dites défendre la biodiversité, mais vous me répondez que l’abattage rituel ne pose aucun problème, eu égard à la liberté de culte. On ne demande pourtant aucune garantie sur le sort du bétail exporté. L’écologie doit être réelle et pas seulement de l’affichage. L’écoblanchiment et les mondanités ne font que dédouaner les véritables responsables des troubles de notre époque.

 
Dernière mise à jour: 20 février 2020Avis juridique - Politique de confidentialité