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Questions parlementaires
PDF 104kWORD 18k
29 octobre 2018
E-003479/2018(ASW)
Réponse donnée par la Vice-présidente, Mme Mogherini, au nom de la Commission européenne
Référence de la question: E-003479/2018

Les travaux communs sur les causes profondes de la migration irrégulière et des déplacements forcés constituent un élément important du dialogue politique et de la coopération entre l'Union européenne et les pays concernés d'Afrique.

Une coopération étroite avec les pays partenaires étant indispensable à la réussite des actions de l'UE, l'un des objectifs du fonds fiduciaire d'urgence de l'UE pour l'Afrique est d'aider les partenaires à mieux gérer les migrations conformément aux Droits de l’homme, à renforcer leurs propres capacités à prévenir et gérer les crises, à développer leur résilience, et à proposer à leurs citoyens des perspectives économiques et des possibilités d'emploi. Environ 30 % des programmes de ce fonds fiduciaire visent spécifiquement à améliorer la gestion des migrations dans les pays partenaires africains. En effet, sur l'enveloppe de 1,9 milliard d'euros contractée par le fonds à compter de septembre 2018, 42 projets portent sur l'objectif «Migration», représentant 913 millions d'euros, dont 214 millions d'euros sont consacrés au retour en toute sécurité des migrants bloqués en Libye, ainsi qu'à leur réintégration dans leur pays d'origine.

Le président de la Commission de l'Union africaine a récemment déclaré que la promotion de l'État de droit, le respect des Droits de l’homme et le soutien à une croissance économique inclusive relèvent principalement de la responsabilité des pays africains et constituent l'unique moyen de donner espoir à la jeunesse africaine. Plusieurs déclarations communes, processus régionaux et cadres de partenariat convenus entre les États africains et l'Union européenne reconnaissent que la promotion de la démocratie, l'éradication de la pauvreté et l'amélioration de la sécurité ont un véritable impact sur la réduction des flux migratoires vers l'Europe. Parmi les exemples les plus significatifs, on citera le plan d'action conjoint de La Valette de novembre 2015, la déclaration d'Abidjan de novembre 2017, qui souligne l'engagement mutuel en faveur de l'approfondissement de la coopération et du dialogue sur la migration et la mobilité de manière renforcée et régulière entre l'Afrique et l'Europe, les processus de Rabat et de Khartoum, le dialogue structuré sur les migrations avec l'Union africaine et la task-force tripartite Union africaine-UE-Nations unies sur les migrants bloqués en Libye. Toutes ces initiatives contribuent à favoriser une migration sûre, ordonnée et régulière, tout en luttant contre la migration irrégulière et les réseaux criminels sur lesquels elle peut s'appuyer.

Dernière mise à jour: 30 octobre 2018Avis juridique