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Questions parlementaires
PDF 25kWORD 21k
29 mars 2019
E-006474/2018(ASW)
Réponse donnée par la Vice-présidente, Mme Mogherini, au nom de la Commission européenne
Référence de la question: E-006474/2018

En réponse à l'annexion illégale de la Crimée et de Sébastopol et aux actions menées par la Russie pour déstabiliser la situation dans l'est de l'Ukraine, l'UE a imposé des mesures restrictives. En mars 2015, le Conseil européen a lié la durée des sanctions économiques à la mise en œuvre intégrale des accords de Minsk. Ces mesures constituent un signal fort du soutien de l'UE à la souveraineté, à l'indépendance et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine, et leur objectif est d'encourager la Russie à adopter une approche constructive. La situation en matière de sécurité reste instable en Ukraine et, selon la dernière évaluation du Conseil européen datant de décembre 2018, les accords de Minsk n'ont pas encore été mis en œuvre dans leur intégralité.

La Commission évalue régulièrement l'incidence économique des mesures mises en place par l'UE et des sanctions imposées par la Russie dans le secteur de l'agroalimentaire. Les répercussions sur l'économie de l'UE des mesures restrictives à l'égard de Russie sont globalement restées contenues et gérables. Malgré les difficultés engendrées par l'embargo russe, le secteur agroalimentaire de l'UE a fait preuve d'une résilience remarquable et la plupart des secteurs touchés ont pu trouver des débouchés de substitution. Depuis 2013, soit avant l'instauration de l'embargo russe, les exportations globales de l'UE dans le secteur agroalimentaire vers les pays tiers ont augmenté de façon significative, atteignant le montant remarquable de 137,4 milliards d’euros en 2018.

Il reste extrêmement difficile de quantifier l'impact spécifique des sanctions sur l'économie russe, en particulier car ces mesures coïncident avec l'émergence de difficultés économiques plus larges (à savoir l'existence d'un obstacle structurel à la croissance, les fluctuations des prix du pétrole, la dépréciation du rouble) qui ont entraîné un important ralentissement de l'économie russe en 2014 et d'une reprise relativement timide depuis.

Dernière mise à jour: 2 avril 2019Avis juridique