Retour au portail Europarl

Choisissez la langue de votre document :

  • bg - български
  • es - español
  • cs - čeština
  • da - dansk
  • de - Deutsch
  • et - eesti keel
  • el - ελληνικά
  • en - English
  • fr - français (sélectionné)
  • ga - Gaeilge
  • hr - hrvatski
  • it - italiano
  • lv - latviešu valoda
  • lt - lietuvių kalba
  • hu - magyar
  • mt - Malti
  • nl - Nederlands
  • pl - polski
  • pt - português
  • ro - română
  • sk - slovenčina
  • sl - slovenščina
  • fi - suomi
  • sv - svenska
Questions parlementaires
PDF 25kWORD 20k
6 juin 2019
E-001574/2019(ASW)
Réponse donnée par Mme Mogherini, vice-présidente, au nom de la Commission européenne
Référence de la question: E-001574/2019

En réponse à l'annexion illégale de la Crimée et de Sébastopol et aux actions menées par la Russie visant à déstabiliser la situation dans l'est de l'Ukraine, l'UE a imposé des mesures restrictives, qui se veulent un signal fort du soutien qu'elle apporte à la souveraineté, à l'indépendance et à l'intégrité de l'Ukraine. En mars 2015, le Conseil européen a lié la durée des sanctions économiques à la mise en œuvre intégrale des accords de Minsk. Toute décision visant à prolonger, à modifier ou à lever ces mesures, qui font l'objet d'un suivi constant, devra être prise par le Conseil. Dans son évaluation de décembre 2018, le Conseil européen a estimé que les accords de Minsk n'avaient pas encore été mis en œuvre dans leur intégralité.

Il est difficile de quantifier l'impact spécifique des mesures restrictives de l'UE sur l'économie russe, car ces sanctions ont coïncidé avec l'émergence de difficultés économiques plus générales, liées notamment à des obstacles structurels à la croissance existants, aux fluctuations des prix du pétrole et à la dépréciation du rouble. Ces difficultés ont entraîné un important ralentissement de l'économie russe en 2014 et n'ont permis qu'une reprise relativement timide depuis.

La Commission évalue régulièrement l'impact économique des mesures mises en place par l'UE et des sanctions imposées en représailles par la Russie dans le secteur agroalimentaire. Les répercussions sur l'économie européenne des mesures restrictives prises à l'égard de Russie sont globalement restées limitées et gérables. Malgré les difficultés engendrées par l'embargo russe, le secteur agroalimentaire de l'UE a fait preuve d'une résilience remarquable et la plupart des secteurs touchés sont parvenus à trouver des débouchés de substitution. Par rapport à 2013, soit avant l'instauration de l'embargo russe, les exportations agroalimentaires globales de l'UE vers les pays tiers ont augmenté de façon considérable (de 14,6 %), atteignant le montant impressionnant de 137,4 milliards d'euros en 2018.

Dernière mise à jour: 6 juin 2019Avis juridique