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Procédure : 2015/2281(INI)
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Cycle relatif au document : A8-0176/2016

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A8-0176/2016

Débats :

PV 22/06/2016 - 22
CRE 22/06/2016 - 22

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PV 23/06/2016 - 8.12
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P8_TA(2016)0291

Textes adoptés
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Jeudi 23 juin 2016 - Bruxelles Edition définitive
Suivi du cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l’éducation et de la formation (ET 2020)
P8_TA(2016)0291A8-0176/2016

Résolution du Parlement européen du 23 juin 2016 sur le suivi du cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l’éducation et de la formation (ET 2020) (2015/2281(INI))

Le Parlement européen,

–  vu l'article 2 du traité sur l'Union européenne (traité UE),

–  vu les articles 165 et 166 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (traité FUE),

–  vu la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et notamment son article 14,

–  vu les conclusions du Conseil du 12 mai 2009 concernant un cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l'éducation et de la formation ("Éducation et formation 2020")(1),

–  vu le rapport conjoint 2012 du Conseil et de la Commission sur la mise en œuvre du cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l'éducation et de la formation ("Éducation et formation 2020") - Éducation et formation dans une Europe intelligente, durable et inclusive(2),

–  vu la communication du 26 août 2015 de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée "Projet de rapport conjoint 2015 du Conseil et de la Commission sur la mise en œuvre du cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l'éducation et de la formation ("Éducation et formation 2020") – Nouvelles priorités pour la coopération européenne en matière d'éducation et de formation" (COM(2015)0408),

–  vu le rapport conjoint 2015 du Conseil et de la Commission sur la mise en œuvre du cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l'éducation et de la formation ("Éducation et formation 2020") "Nouvelles priorités pour la coopération européenne en matière d'éducation et de formation"(3),

–  vu les conclusions du Conseil des 28 et 29 novembre 2011 sur un critère de référence en matière de mobilité à des fins d'apprentissage,(4)

–  vu les conclusions du Conseil du 19 novembre 2010 sur l'éducation au profit du développement durable(5),

–  vu les conclusions du Conseil du lundi 17 février 2014 sur "Investir dans l'éducation et la formation - une réponse à "Repenser l'éducation: investir dans les compétences pour de meilleurs résultats socio-économiques" et à l'"Examen annuel de la croissance pour 2013"(6),

–  vu les conclusions du Conseil du 20 mai 2014 sur la formation performante des enseignants(7),

–  vu les conclusions du Conseil du 20 mai 2014 sur l'assurance de la qualité à l'appui de l'éducation et de la formation,(8)

–  vu les conclusions du Conseil sur l'entrepreneuriat dans l'éducation et la formation(9),

–  vu les conclusions adoptées par le Conseil sur le rôle de l'éducation des jeunes enfants et de l'enseignement primaire pour ce qui est de favoriser la créativité, l'innovation et la compétence numérique(10).

–  vu les conclusions du Conseil intitulées "Réduire le décrochage et promouvoir la réussite scolaire"(11),

–  vu la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée "Repenser l'éducation: investir dans les compétences pour de meilleurs résultats socio-économiques", (COM(2012)0669),

–  vu la recommandation du Conseil du 20 décembre 2012 relative à la validation de l'apprentissage non formel et informel(12),

–  vu la recommandation 2006/962/CE du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 sur les compétences clés pour l'éducation et la formation tout au long de la vie(13),

–  vu la déclaration adoptée lors de la réunion informelle des ministres de l'éducation de l'Union du 17 mars 2015 sur la promotion de la citoyenneté et des valeurs communes de liberté, de tolérance et de non-discrimination au moyen de l'éducation ("déclaration de Paris")(14),

–  vu les "Conclusions de Riga" adoptées le 22 juin 2015 par les ministres chargés de la formation professionnelle et de la formation(15),

–  vu le livre vert de la Commission du 3 juillet 2008 intitulé "Migration et mobilité: enjeux et opportunités pour les systèmes éducatifs européens" (COM(2008)0423),

–  vu le rapport élaboré en février 2010 pour la Commission par le groupe d'experts sur les nouvelles compétences pour de nouveaux emplois intitulé "New Skills for New Jobs: Action Now"(16),

–  vu la recommandation du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 relative à la mobilité transnationale dans la Communauté à des fins d'éducation et de formation: Charte européenne de qualité pour la mobilité(17),

–  vu le rapport du sixième forum universités-entreprises de mars 2015(18),

–  vu les prévisions de 2012 du Cedefop concernant les compétences, intitulé "Future skills supply and demand in Europe"(19),

–  vu sa résolution du 8 septembre 2015 sur la promotion de l'esprit d'entreprise chez les jeunes par l'éducation et la formation(20) et sa résolution du 28 avril 2015 sur le suivi de la mise en œuvre du processus de Bologne(21),

–  vu sa résolution du 26 novembre 2015 sur l'éducation des enfants en situation d'urgence et de crises de longue durée(22),

–  vu sa résolution du 12 avril 2016 sur le programme Erasmus+ et d'autres outils pour favoriser la mobilité dans le cadre de l'enseignement et de la formation professionnels: une approche d'apprentissage tout au long de la vie(23),

–  vu l'article 52 de son règlement,

–  vu le rapport de la commission de la culture et de l'éducation (A8-0176/2016),

A.  considérant que toutes les références à l'"éducation et la formation" figurant ci-après doivent être considérées comme englobant les aspects formel, non formel et informel, étant donné leur caractère complémentaire dans la transition vers une société du savoir et leur rôle pour répondre aux besoins de groupes cibles spécifiques, facilitant ainsi l'inclusion des personnes qui ont moins de possibilités de formation;

B.  considérant que l'enseignement et la formation ne doivent pas être axés uniquement sur les besoins du marché de l'emploi, mais considérés comme des valeurs en soi, puisque l'éducation joue un rôle tout aussi important dans le développement de vertus éthiques et civiques ainsi que de valeurs humanistes au sens large, telles que consacrées par les traités, et dans le renforcement des principes démocratiques sur lesquels l'Europe s'est édifiée;

C.  considérant que l'éducation devrait contribuer au développement personnel, au respect mutuel et à l'épanouissement des jeunes pour en faire des citoyens proactifs, responsables et informés, munis de compétences civiques, sociales et interculturelles dans plusieurs domaines, ainsi que des professionnels qualifiés;

D.  considérant que l'éducation devrait être considérée comme un droit de l'homme fondamental et un bien public qui devrait être accessible à tous;

E.  considérant que l'éducation et la formation ont un rôle important à jouer dans la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, et qu'élargir l'accès à l'apprentissage tout au long de la vie peut créer de nouvelles possibilités pour les personnes peu qualifiées, les chômeurs, les personnes ayant des besoins spécifiques, les personnes âgées et les migrants;

F.  considérant que l'éducation et la formation inclusives et de qualité sont essentielles pour le développement culturel, économique et social de l'Europe;

G.  considérant que l'éducation et la formation en Europe devraient apporter une contribution aux stratégies et initiatives de l'Union, notamment la stratégie Europe 2020, l'initiative relative au marché unique numérique, l'agenda européen pour la sécurité et le plan d'investissement pour l'Europe;

H.  considérant que les États membres ne sont pas tous confrontés aux mêmes défis, ce qui signifie que toute recommandation concernant l'éducation et la formation devrait être flexible et prendre en considération les facteurs nationaux et régionaux d'ordre économique, social, démographique, culturel et autres, tout en visant également à améliorer la situation dans l'ensemble de l'Union;

I.  considérant que la coopération dans le cadre d'Éducation et formation 2020 (ci-après "ET 2020"), tout en respectant la compétence des États membres, devrait compléter les actions nationales et soutenir les États membres dans leurs efforts visant à développer les systèmes d'éducation et de formation;

J.  considérant que le développement économique et la cohésion sociale doivent être mis sur un pied d'égalité grâce à une panoplie de mesures visant à une diffusion plus équitable des connaissances dans l'ensemble de la population, afin de lutter contre les écarts croissants de revenus qui apparaissent en tant qu'effet secondaire du développement technologique qui privilégie certaines compétences;

K.  considérant que l'efficacité des investissements dans une éducation et une formation de qualité est une source de croissance durable;

L.  considérant que le faible niveau des connaissances et des compétences de base sont préoccupants et exigent que les enseignements primaire et secondaire apportent la base nécessaire pour la poursuite de l'apprentissage et l'intégration sur le marché du travail;

M.  considérant que la tendance indiquant une faiblesse des compétences de base chez les adultes rend nécessaire le renforcement de la formation des adultes, qui est un outil d'amélioration des compétences et de reconversion professionnelle;

N.  considérant que, dans l'examen annuel de la croissance 2014, la Commission est d'avis qu'en matière de dépenses, les États membres doivent trouver des moyens de protéger ou de promouvoir l'investissement à plus long terme dans les domaines de l'éducation, de la recherche, de l'innovation, de l'énergie et de l'action pour le climat, et qu'il est essentiel d'investir dans la modernisation des systèmes d'enseignement et de formation, y compris l'apprentissage tout au long de la vie;

O.  considérant que les budgets publics restent soumis à une pression importante, plusieurs États membres ayant réduit leurs dépenses d'éducation et de formation, et qu'il est aujourd'hui nécessaire de rendre plus efficaces les nouveaux investissements dans ce domaine, car ils constituent un facteur décisif pour la productivité, la compétitivité et la croissance;

P.  considérant qu'en dépit d'une amélioration des résultats liés à la réalisation des objectifs d'ET 2020 pour le secteur de l'enseignement supérieur, des préoccupations ont été exprimées dans l'espace européen de l'enseignement supérieur en ce qui concerne l'efficacité des investissements réalisés par les États membres dans les systèmes éducatifs, la priorité accordée aux indicateurs qualitatifs, les conditions d'enseignement, la qualité de l'enseignement, le recul de la liberté académique, et le scepticisme concernant certains aspects du processus de Bologne et sa mise en œuvre dans certains pays;

Q.  considérant que le suivi d'ET 2020 montre que le principal défi auquel nous sommes confrontés aujourd'hui est la pauvreté éducative et l'inclusion insuffisante de ceux qui ont une origine socioéconomique modeste, d'où la nécessité de se pencher davantage sur la dimension sociale pour atteindre les objectifs d'ET 2020 et améliorer l'universalité et la qualité des systèmes d'éducation et de formation;

Le cadre stratégique d'Éducation et formation 2020

1.  se félicite du bilan du cadre stratégique ET 2020 et souligne la nécessité de tenir compte de ses conclusions et de les mettre rapidement en œuvre afin d'accroître la valeur ajoutée de ce cadre et d'en optimiser l'efficacité, en renforçant la pertinence par pays et l'apprentissage mutuel;

2.  regrette que d'énormes problèmes en matière de qualité, d'accessibilité et de discriminations socioéconomiques n'aient pas encore été résolus dans les domaines de l'éducation et de la formation, et estime qu'une action politique plus ambitieuse, coordonnée et efficace devrait être menée, à la fois au niveau européen et national;

3.  rappelle l'importance de la déclaration sur la promotion de l'éducation à la citoyenneté et aux valeurs communes de liberté, de tolérance et de non-discrimination, adoptée à Paris en mars 2015;

4.  approuve la réduction du nombre de domaines prioritaires d'ET 2020 à six, reprenant des problèmes spécifiques que les États membres peuvent choisir de traiter selon leurs propres besoins et conditions, mais note qu'il convient de renforcer l'efficacité et le volet opérationnel d'ET 2020 et d'adopter un programme de travail;

5.  se félicite de l'allongement du cycle de travail de 3 à 5 ans, afin de mieux mettre en œuvre les objectifs stratégiques à long terme et les travaux sur des questions telles que les mauvais résultats scolaires des élèves dans certaines matières, les faibles taux de participation à la formation des adultes, le décrochage scolaire, l'inclusion sociale, l'engagement civique, les inégalités entre les sexes et les taux d'employabilité des diplômés;

6.  accueille favorablement la nouvelle génération de groupes de travail d'ET 2020 et invite la Commission à améliorer la représentation des diverses parties prenantes dans ces groupes, notamment en incluant un plus grand nombre d'experts en matière pédagogique, de jeunes travailleurs, de représentants de la société civile, d'enseignants et de membres du corps professoral, lesquels ont une expérience de la réalité du terrain essentielle à la réalisation des objectifs fixés par ET 2020; insiste sur la nécessité de mieux diffuser les résultats des groupes, aux niveaux local, régional, national et de l'Union;

7.  se félicite du renforcement du rôle phare des instances informelles au sein d'ET 2020, ainsi que de la création de systèmes de retour d'informations associant le groupe à haut niveau, les groupes des directeurs généraux et les groupes de travail; reconnaît le rôle que jouent les organisations de la société civile pour faire participer les intervenants locaux, régionaux et nationaux et les citoyens à la coopération européenne en matière d'éducation et de formation, et demande qu'un soutien financier leur soit accordé dans le cadre d'Erasmus+ (KA3) et du Fonds social européen;

8.  appelle de ses vœux la mise en place d'un organe informel de coordination qui comprendrait le directeur général de la DG Éducation et culture de la Commission (DG EAC), les directeurs chargés de l'éducation dans d'autres DG, ainsi que des représentants de la société civile, des partenaires sociaux et de la commission de la culture et de l'éducation du Parlement européen, et qui tiendrait des réunions à haut niveau pour assurer une coordination plus étroite des travaux, la cohérence de la stratégie et le suivi des recommandations formulées par les organes formels et informels d'ET 2020; estime que cette coordination est nécessaire en raison des préoccupations liées à l'absence de véritable dialogue entre la Commission et les organisations de la société civile, et à la division des compétences relatives à ET 2020 entre plusieurs directions générales et membres de la Commission; demande que les conclusions de ces travaux fassent l'objet d'une véritable communication, tant au niveau européen que national;

9.  réaffirme, sans pour autant négliger l'importance de l'acquisition de compétences favorisant l'employabilité, que la valeur, la qualité et l'utilisation pratique du savoir ainsi que la rigueur académique devraient être préservées; fait valoir, eu égard aux différentes situations économiques des États membres et à la diversité de leurs traditions éducatives, qu'il convient d'éviter les approches normatives généralisées; souligne que la future stratégie pour les compétences en Europe, tout en se concentrant à juste titre sur les défis économiques et de l'emploi, devrait attacher une importance égale à la connaissance de la matière, les résultats scolaires, la pensée critique et la créativité; invite en même temps les États membres à soutenir les initiatives permettant aux élèves de présenter leurs compétences au public et aux employeurs potentiels;

10.  souligne les risques liés à la radicalisation croissante, à la violence, au harcèlement et aux problèmes de comportement qui commencent dès le niveau primaire; invite la Commission à réaliser une étude à l'échelle de l'Union et à présenter un aperçu de la situation dans tous les États membres, en précisant la façon dont ceux-ci répondent à ces tendances et si, ou comment, ils ont intégré l'enseignement éthique, personnel et social dans leurs programmes scolaires, une méthode qui a jusqu'ici fait ses preuves dans de nombreuses écoles, y compris l'appui aux enseignants en ce qui concerne ces compétences transversales; encourage les États membres à échanger les meilleures pratiques dans ce domaine;

11.  insiste sur la valeur d'une approche de l'éducation formelle, non formelle et informelle reposant sur la communauté, et des liens forts entre les environnements d'apprentissage et les familles;

12.  souhaite que tous les acteurs concernés participent plus activement aux travaux d'ET 2020;

13.  est d'avis que les apprenants eux-mêmes doivent être encouragés à participer activement à la gestion de leurs structures d'apprentissage, à tous les âges et dans tous les types de formation;

14.  encourage les États membres à renforcer les liens entre l'enseignement supérieur et l'enseignement et la formation professionnels, les institutions de recherche et le secteur économique, ainsi qu'à garantir la participation des partenaires sociaux et de la société civile; note que ce partenariat augmentera la portée d'ET 2020 et la pertinence des systèmes d'apprentissage pour accroître la capacité d'innovation de l'Europe;

15.  souligne que les stratégies de communication entre écoles et parents, la formation du caractère et d'autres programmes de développement personnel mis en place dans les environnements d'apprentissage, en coopération avec les familles et les autres partenaires sociaux concernés, peuvent contribuer à une convergence sociale vers le haut, à la promotion de la citoyenneté active et des valeurs européennes consacrées par les traités, et à la prévention de la radicalisation; souligne qu'un milieu familial favorable est essentiel pour façonner la maîtrise des compétences de base des enfants, et signale la valeur des cours destinés aux parents, qui peuvent s'avérer efficaces dans la lutte contre la pauvreté éducative;

16.  encourage l'échange de meilleures pratiques dans le cadre d'ET 2020;

17.  souligne que la coopération menée dans le cadre d'ET 2020 complète de façon fondamentale les mesures nationales, telles que l'apprentissage mutuel, la collecte de données, les groupes de travail ou l'échange de bonnes pratiques nationales, qui seront renforcées grâce à l'amélioration de leur transparence, de leur coordination et de la diffusion de leurs résultats;

18.  souligne le rôle des associations et ONG externes qui interviennent dans les écoles pour apporter aux enfants des aptitudes et compétences sociales supplémentaires, comme les arts ou les activités manuelles, et qui contribuent à l'intégration, à une meilleure compréhension de l'environnement, à la solidarité dans l'apprentissage et dans la vie, et à la facilitation des compétences d'apprentissage pour des classes entières;

19.  est préoccupé par le fait que la qualité de l'éducation et de la formation des enseignants accuse du retard dans certains États membres , en termes d'étendue et de complexité, par rapport aux compétences nécessaires pour enseigner aujourd'hui, notamment la capacité à gérer une diversité croissante d'apprenants et à utiliser des pédagogies innovatrices et des outils informatiques;

20.  incite les États membres à adapter la formation initiale des enseignants et les programmes de formation continue, afin de mieux exploiter les activités d'apprentissage en équipe entre États membres et de promouvoir la coopération et les partenariats entre les établissements de formation des enseignants et les écoles;

21.  se félicite de la nouvelle priorité fixée par ET 2020, à savoir soutenir davantage les enseignants et revaloriser leur statut, ce qui est essentiel pour renforcer le respect à leur égard et rendre ainsi leur profession plus attrayante; est d'avis que la réalisation de cet objectif nécessiterait une meilleure préparation et une meilleure formation des enseignants et l'amélioration de leurs conditions de travail, y compris une augmentation des salaires dans certains États membres, étant donné que la rémunération des enseignants est souvent inférieure au salaire moyen des diplômés de l'enseignement supérieur;

22.  note avec préoccupation que dans certains États membres, en particulier dans les pays en difficulté, la préparation des enseignants et la qualité de l'enseignement se sont détériorées en raison du manque d'effectifs et des restrictions budgétaires dans le domaine de l'éducation;

23.  attire l'attention sur l'éducation et la formation ouvertes et innovantes en tant que l'un des domaines prioritaires d'ET 2020; souligne l'importance de développer et de promouvoir l'innovation et la flexibilité dans des méthodes d'enseignement, de formation et de transfert des connaissances qui impliquent les individus en tant que participants actifs;

24.  encourage les États membres à utiliser pleinement le potentiel offert par la numérisation, les TIC et les nouvelles technologies, notamment les plateformes de données ouvertes et les cours en ligne, afin d'améliorer la qualité et l'accessibilité de l'apprentissage et de l'enseignement; invite l'Union et les États membres à prendre les mesures nécessaires pour renforcer les compétences numériques et dans le domaine des TIC, notamment en organisant des formations spécifiques sur l'utilisation de ces instruments à destination des enseignants et des étudiants aux niveaux scolaire et universitaire; encourage l'échange des meilleures pratiques et une coopération transfrontalière renforcée dans ce domaine;

25.  se félicite de l'attention portée par la Commission à l'importance des compétences numériques; souligne que pour équiper les jeunes pour le XXIe siècle, ces compétences sont essentielles;

26.  souligne que la question de l'amélioration de l'acquis de l'apprentissage par rapport aux ressources disponibles devrait faire l'objet d'une plus grande attention dans le cadre d'ET 2020, particulièrement eu égard à la formation des adultes;

27.  encourage la Commission et les États membres à réexaminer les règles actuelles régissant l'évaluation des programmes d'éducation et de formation financés par les instruments financiers européens, en plaçant davantage l'accent sur l'évaluation qualitative de leur impact et sur les résultats par rapport aux priorités d'ET 2020 qui ont été respectées;

28.  invite les États membres à soutenir, grâce à des bourses et des prêts, les parcours d'apprentissage et d'étude dont la structure contribuerait à combler le fossé entre l'enseignement et les besoins pratiques;

29.  souligne la nécessité d'une meilleure concentration des efforts dans le domaine de l'éducation et de la formation grâce à la fusion et à la rationalisation des initiatives et des programmes existants;

30.  invite la Commission, lorsque cela est pertinent, à traiter les groupes minoritaires comme distincts et autonomes afin de mieux répondre à leurs problèmes respectifs;

31.  est fermement convaincu que l'investissement dans l'éducation et l'accueil des jeunes enfants (EAJE), s'il est correctement adapté au niveau de sensibilité et de maturité de chaque groupe cible, est plus rentable que l'investissement dans tout autre étape du parcours éducatif; souligne qu'il est prouvé qu'investir dans les premières années de l'éducation réduit les coûts ultérieurs;

32.  estime que la réussite de l'éducation à tous les niveaux dépend de la qualité de la formation des enseignants et de leur recyclage permanent, et que leur formation nécessite par conséquent des investissements suffisants;

Qualité de l'éducation et de la formation

33.  demande qu'une plus grande attention soit portée à la qualité de l'éducation, dès l'école maternelle et tout au long de la vie;

34.  appelle de ses vœux l'émergence de bonnes pratiques permettant d'évaluer les progrès qualitatifs et les investissements dans l'utilisation de données de qualité avec les parties prenantes au niveau local, régional et national, sans pour autant négliger l'importance des indices et des critères de référence employés dans le cadre de l'ET 2020;

35.  insiste sur l'importance d'enseigner et d'acquérir des compétences générales comme les TIC, les mathématiques, l'esprit critique, les langues étrangères, la mobilité, etc., qui permettront aux jeunes de s'adapter facilement à un environnement social et économique en évolution;

36.  prend acte du nombre sans précédent d'apprenants dans l'éducation formelle; se déclare préoccupé par le fait que le taux de chômage des jeunes dans l'Union demeure élevé et que le taux d'emploi des diplômés de l'enseignement supérieur a diminué;

37.  souligne que les objectifs de référence concernant l'enseignement et la formation fixés dans la stratégie ET 2020, notamment un taux d'abandon scolaire ramené en dessous de 10 % et un taux de diplômés de l'enseignement supérieur d'au moins 40 % des jeunes générations, ne doivent pas être atteints au détriment de la qualité de l'enseignement mais plutôt en tenant compte du premier objectif d'ET 2020, à savoir des "qualifications et compétences pertinentes et de qualité"; note que l'une des façons d'y parvenir réside dans le développement de projets de formation en alternance;

38.  attire l'attention sur le fait que les tests standardisés et les approches quantitatives du rendement du système éducatif ne mesurent au mieux qu'une gamme réduite de compétences traditionnelles, et pourraient avoir comme conséquence que les écoles doivent adapter les programmes pédagogiques en un matériel d'essai, négligeant ainsi les valeurs intrinsèques de l'enseignement; souligne que l'éducation et la formation jouent un rôle important dans le développement de vertus éthiques et civiques et de l'humanité, alors que le travail des enseignants et les réalisations des élèves dans ce domaine sont négligés dans les résultats des évaluations; souligne à cet égard la nécessité de faire preuve de souplesse, d'innovation et de créativité dans l'environnement scolaire, ce qui peut améliorer la qualité de l'enseignement et le niveau d'instruction;

39.  insiste sur la nécessité de développer les compétences de base en vue de parvenir à un enseignement de qualité;

40.  souligne qu'il est important de garantir une éducation de qualité pour la petite enfance et d'assurer sa modernisation régulière; met l'accent sur le rôle crucial d'une approche centrée sur l'individu dans les systèmes d'éducation et de formation, afin de permettre le développement de la créativité et la pensée critique tout en se concentrant sur les intérêts, les besoins et les capacités personnels des élèves;

41.  invite les États membres à diriger les investissements vers une éducation inclusive qui réponde aux enjeux sociétaux de façon à garantir le même accès et les mêmes opportunités pour tous; souligne qu'une éducation et une formation de qualité, notamment des possibilités et des programmes d'apprentissage destinés à lutter contre toutes les formes de discrimination, contre les inégalités économiques et sociales et contre les causes de l'exclusion, sont essentielles pour l'amélioration de la cohésion sociale et de la vie des jeunes qui sont défavorisés sur le plan social et économique, ainsi que de ceux appartenant à des groupes minoritaires, et souligne la nécessité de poursuivre les efforts de lutte contre le décrochage scolaire;

42.  appelle à une plus grande intégration dans les domaines de l'éducation et de la formation pour répondre aux besoins des personnes handicapées ou ayant des besoins spécifiques, et insiste, dans le même temps, pour que la formation des enseignants soit améliorée dans le but de leur donner les compétences nécessaires à l'insertion, l'intégration et le suivi des étudiants handicapés;

43.  souligne que les incidences secondaires du processus de Bologne et de la mobilité des étudiants devraient être examinées et évaluées; encourage les États membres à redoubler d'efforts pour réaliser les objectifs et assurer la mise en œuvre des réformes convenues dans le cadre du processus de Bologne et des programmes de mobilité, ainsi qu'à s'engager dans une coopération plus efficace pour corriger leurs lacunes, afin de mieux tenir compte des besoins des étudiants et de l'ensemble de la communauté universitaire et de stimuler et d'encourager l'amélioration de la qualité de l'enseignement supérieur;

44.  se dit favorable à une plus grande implication de la communauté universitaire dans le cycle de travail de l'ET 2020;

45.  observe que le processus de Bologne a à son actif des réussites importantes, et est d'avis que les établissements d'enseignement devraient faire preuve de souplesse lorsqu'ils utilisent des modules et le système européen de transfert de crédits d'enseignement (ECTS);

46.  salue les efforts visant à accroître le nombre d'étudiants dans les sciences, les technologies, l'ingénierie et les mathématiques, à condition que cela ne se fasse pas au détriment des sciences humaines, lesquelles sont indispensables pour bien exploiter le potentiel offert par les disciplines susmentionnées;

47.  souligne que le rendement financier ne devrait pas être une condition préalable à toutes les activités universitaires et demande, à cet égard, que des mesures soient prises pour que les sciences humaines ne soient pas effacées du paysage de la recherche.

48.  appelle de ses vœux une vision plus globale qui insiste sur l'importance de la variété des disciplines dans le domaine de l'éducation et de la recherche;

49.  plaide en faveur d'une évolution vers une conception des programmes de mobilité en termes de résultats qualitatifs qui corresponde aux priorités et serve les objectifs établis en termes d'apprentissage et de formation; demande la mise en œuvre effective des propositions de la charte européenne de qualité pour la mobilité ainsi qu'une meilleure utilisation de l'ensemble des instruments disponibles pour préparer les étudiants au type de mobilité dont ils ont besoin; encourage les États membres à exploiter pleinement le potentiel de l'internalisation chez soi, afin de donner aux étudiants qui préfèrent ne pas participer à la mobilité sortante une dimension internationale à leur études;

50.  réaffirme la nécessité de garantir l'accessibilité de la mobilité, en particulier pour la formation professionnelle, aux jeunes défavorisés et aux personnes souffrant de différentes formes de discrimination; insiste sur le rôle important joué par des programmes de mobilité comme Erasmus+ dans l'encouragement au développement d'aptitudes et de compétences transversales chez les jeunes; souligne la nécessité de renforcer l'agenda européen renouvelé dans le domaine de l'éducation et de la formation des adultes;

51.  insiste sur l'importance clé d'un cadre global de reconnaissance des qualifications et des diplômes pour permettre la mobilité transfrontalière des étudiants et des travailleurs;

52.  appelle à intensifier les efforts en vue de la validation de l'apprentissage non formel et informel, y compris le service volontaire, et de l'élaboration d'instruments de reconnaissance du savoir et des compétences acquises par des outils numériques;

53.  note qu'une attention particulière devrait être accordée à la simplification et à la rationalisation des instruments actuels de l'Union portant sur les aptitudes et les qualifications et destinés au grand public, en vue de renforcer leur portée dans le sens des résultats de l'étude menée en 2014 par la Commission, intitulée "Espace européen des compétences et des certifications";

Migrations et éducation

54.  souligne que les enjeux que représentent les migrations intra et extra-européennes, ainsi que l'actuelle crise humanitaire et des réfugiés, pour les systèmes d'enseignement et de formation devraient être abordés aux niveaux européen, national et régional;

55.  insiste sur le fait que l'incapacité à assurer l'éducation et la formation des migrants, des réfugiés et des demandeurs d'asile aura des répercussions négatives sur leur employabilité future, sur le développement de leur connaissance des valeurs sociales et culturelles de leur pays d'accueil et, finalement, sur leur intégration et leur contribution à la société;

56.  invite à une meilleure coopération entre l'Union et les autorités nationales en vue de trouver la bonne approche permettant d'intégrer rapidement, pleinement et durablement les réfugiés et les migrants dans les systèmes d'éducation et de formation;

57.  salue la décision d'intégrer l'éducation des migrants dans les travaux des groupes de travail d'ET 2020 et d'organiser, à cet égard, des activités d'apprentissage en équipe dans le cadre du programme initial;

58.  souligne la nécessité pour les ministères de l'éducation des États membres de l'Union et la DG EAC de la Commission de coopérer afin de garantir une égalité d'accès à un enseignement de qualité, notamment pour les personnes les plus défavorisées et les personnes venus d'horizons divers, y compris les migrants récemment arrivés, en les intégrant dans un environnement pédagogique positif;

59.  souhaite que des mesures soient arrêtées pour intégrer les enfants de migrants, de réfugiés et de demandeurs d'asile, tant européens que non-européens, dans les systèmes d'éducation et de formation, et pour les aider à s'adapter aux programmes et aux normes d'apprentissage de leur État membre d'accueil en promouvant des méthodes d'apprentissage innovantes et en apportant aux enfants une aide linguistique et, si nécessaire, sociale, ainsi qu'en leur permettant de se familiariser avec la culture et les valeurs de leur pays d'accueil tout en préservant leur propre héritage culturel;

60.  invite les États membres à se pencher sur les possibilités d'intégrer des enseignants et universitaires migrants dans les systèmes éducatifs européens, et de mettre à profit leurs compétences et leur expérience linguistiques et pédagogiques;

61.  recommande aux États membres et aux formateurs de proposer des conseils et une aide aux enfants de migrants, de réfugiés et de demandeurs d'asile qui cherchent à accéder à des services éducatifs, en mettant à leur disposition des informations claires et des points de contact visibles;

62.  se déclare préoccupé par le fait que la moitié des formateurs d'enseignants dans les pays de l'OCDE ont le sentiment que la formation des enseignants ne les prépare pas suffisamment à gérer la diversité de façon efficace, et encourage les États membres concernés à garantir aux enseignants un soutien professionnel continu dans ce domaine afin de les doter des compétences pédagogiques nécessaires sur les thèmes de la migration et de l'acculturation et de leur permettre d'utiliser en classe la diversité en tant que source d'enseignement d'une grande richesse; plaide en faveur d'une meilleure utilisation du potentiel des activités d'apprentissage en équipe entre États membres ;

63.  soutient la démarche visant à mettre en place des services d'assistance et des lignes directrices destinés aux enseignants, qui leur proposent rapidement une aide lorsqu'il s'agit de gérer les différents aspects de la diversité de façon positive et de promouvoir le dialogue interculturel en classe, ainsi que des conseils lorsqu'ils sont confrontés à des élèves risquant de se radicaliser;

64.  préconise la création de synergies différentiées entre les groupes de travail d'ET 2020 et les réseaux tels que le groupe de travail sur l'éducation du Réseau de sensibilisation à la radicalisation (RAN);

65.  demande la mise en place du groupe d'experts compétent, tel que prévu par le plan de travail de l'Union européenne en faveur de la jeunesse pour 2016-2018;

66.  souligne la nécessité d'instaurer un plus grand nombre de programmes d'apprentissage reposant sur les langues;

67.  demande aux États membres de consentir des efforts afin de développer et mettre en œuvre rapidement des mécanismes visant à améliorer la compréhension et l'identification des qualifications des migrants, des réfugiés et des demandeurs d'asile, qui sont nombreux à arriver dans l'Union sans titres de qualifications formelles;

68.  invite les États membres à se pencher sur la façon de développer les formes existantes de reconnaissance des qualifications professionnelles, notamment la vérification appropriée des qualifications;

69.  estime que l'apprentissage non formel et informel a le potentiel d'être un outil efficace pour l'intégration réussie des réfugiés sur le marché du travail et dans la société;

70.  souligne l'importance du rôle joué par l'enseignement non formel et informel, ainsi que la participation à des activités sportives et de bénévolat, pour susciter le développement de compétences civiques, sociales et interculturelles; insiste sur le fait que certains pays ont réalisé des progrès notables dans l'élaboration de cadres juridiques pertinents, tandis que d'autres ont des difficultés à créer des stratégies globales de validation; souligne par conséquent la nécessité de mettre en place des stratégies globales pour permettre la validation;

71.  demande à la Commission et aux États membres d'adopter des mesures facilitant l'inscription des étudiants migrants, réfugiés et demandeurs d'asile à l'université, sans préjudice des règles et compétences nationales relatives à l'accès à l'éducation et à la formation; se félicite des initiatives prises à cet égard par plusieurs universités européennes, et encourage l'échange de meilleures pratiques dans ce domaine;

72.  insiste pour que soient créés des "couloirs éducatifs" qui permettent aux étudiants réfugiés ou en provenance de zones de conflits de s'inscrire dans des universités européennes, notamment grâce à des cours à distance;

73.  invite les États membres à faciliter l'inscription des étudiants migrants à tous les niveaux d'enseignement;

74.  estime que le programme Science4Refugees devrait être évalué et, si nécessaire, développé davantage; plaide en faveur d'un soutien aux institutions sans but lucratif, au niveau de l'Union et des États membres, qui apportent une aide aux universitaires migrants, réfugiés et demandeurs d'asile dans le domaine des sciences et d'autres domaines professionnels;

75.  observe que la "fuite des cerveaux" représente un risque pour les États membres, en particulier ceux d'Europe centrale, orientale et méridionale, où un nombre croissant de jeunes diplômés sont amenés à émigrer; s'inquiète de l'incapacité des groupes de travail d'ET 2020 à traiter efficacement la question de la mobilité déséquilibrée, et insiste sur la nécessité de répondre à ce problème au niveau des États et de l'Union;

76.  souligne le rôle primordial de l'éducation et de la formation dans l'émancipation des femmes dans tous les aspects de la vie; insiste sur la nécessité de lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes, et de reconnaître les besoins particuliers des jeunes femmes en intégrant les questions de genre dans ET 2020; fait remarquer, étant donné que l'égalité entre les hommes et les femmes constitue l'une des valeurs fondamentales de l'Union européenne, qu'il importe que l'ensemble des institutions éducatives approuvent et mettent en œuvre ce principe parmi leurs étudiants, dans le but de promouvoir la tolérance, la non-discrimination, la citoyenneté active, la cohésion sociale et le dialogue interculturel;

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77.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission ainsi qu'aux gouvernements et aux parlements des États membres.

(1) JO C 119 du 28.5.2009, p. 2.
(2) JO C 70 du 8.3.2012, p. 9.
(3) JO C 417 du 15.12.2015, p. 25.
(4) JO C 372 du 20.12.2011, p. 31.
(5) JO C 327 du 4.12.2010, p. 11.
(6) JO C 64 du 5.3.2013, p. 5.
(7) JO C 183 du 14.6.2014, p. 22.
(8) JO C 183 du 14.6.2014, p. 30.
(9) JO C 17 du 20.1.2015, p. 2.
(10) JO C 172 du 27.5.2015, p. 17.
(11) JO C 417 du 15.12.2015, p. 36.
(12) JO C 398 du 22.12.2012, p. 1.
(13) JO L 394 du 30.12.2006, p. 10.
(14) http://ec.europa.eu/education/news/2015/documents/citizenship-education-declaration_fr.pdf
(15) http://ec.europa.eu/education/policy/vocational-policy/doc/2015-riga-conclusions_en.pdf
(16) http://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/documents/thematic_reports/125en.pdf
(17) JO L 394 du 30.12.2006, p. 5.
(18) http://ec.europa.eu/education/tools/docs/university-business-forum-brussels_en.pdf
(19) http://www.cedefop.europa.eu/files/3052_en.pdf
(20) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2015)0292.
(21) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2015)0107.
(22) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2015)0418.
(23) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2016)0107.

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