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Discours

Allocution prononcée par M. Jerzy Buzek, Président du Parlement européen, à l'occasion du 25e anniversaire de l'adhésion de l'Espagne à l'Union européenne

Madrid -
samedi 12 juin 2010

Vos Majestés,
Messieurs les Présidents,
Messieurs les Premiers ministres,
Excellences,
Chers amis,

Nous célébrons aujourd'hui un anniversaire important. Il y a vingt-cinq ans le Portugal et l'Espagne décidaient de rejoindre les pays œuvrant pour la construction européenne.

Vous êtes venus en partenaires, riches de vos relations privilégiées avec l'Amérique Latine et de vos liens étroits en Méditerranée, ouvrant à l'Europe de nouveaux horizons et contribuant ainsi à établir la paix et la stabilité dans notre région.  

Vous avez apporté votre culture, vos traditions et votre histoire prestigieuse, et vous les avez intégrés ainsi à notre héritage commun.  


Chers collègues,

Lorsque Enrique Barón Crespo fut élu président du Parlement européen en 1989, ce fut un signal fort du fait que l'Europe croyait en l'Espagne et en la démocratie espagnole. C'était également un encouragement précieux pour les pays d'Europe centrale et orientale à entamer leurs transformations et leurs transitions démocratiques.

Vous nous avez enseigné que les réformes avaient un sens, et que si nous continuions sur cette voie, nous pourrions à notre tour adhérer à l'Union européenne. Votre travail nous a inspirés, et l'année dernière je suis devenu le premier député originaire d'un pays d'Europe centrale et orientale élu au poste de président du Parlement européen.


Chers amis,

Il y a vingt-cinq ans, ce pays a fait le choix de poursuivre les réformes après la dictature de Franco, de stabiliser sa démocratie et de mettre en place une économie de marché performante.  Ces décisions ont conduit à une croissance, une stabilité et une prospérité sans précédent.

À l'heure actuelle, l'Espagne se trouve de nouveau à un tournant : le choix qu'elle fera influencera les vingt-cinq prochaines années de votre histoire, mais il aura également une incidence sur vos partenaires européens.  

Comme je l'ai dit ce matin au Portugal, la crise économique à laquelle nous sommes tous confrontés est un défi, mais c'est aussi une chance: la chance d'opérer des transformations et l'occasion de continuer les réformes dont nous avons besoin pour préparer notre Union à affronter le XXIe siècle.

En temps de crise nous devons nous efforcer de faire ce qui est juste, et non ce qui nous convient. Rappelons-nous que nous avons une responsabilité envers les générations futures, comme celle que la génération précédente avait envers nous.


Chers amis,

Au cours des dix derniers jours, j'ai eu l'occasion d'être en visite en Grèce et en Roumanie, deux pays qui sont aussi confrontés à des décisions douloureuses.  Leurs gouvernements vont devoir opérer des coupes drastiques et mettre en œuvre des réformes profondes. Je vais vous dire la même chose que ce que je leur ai dit: vous n'êtes pas seuls. L'Europe sera à vos côtés, même si la route est longue, et les réformes difficiles.

L'Union européenne ne se limite pas au marché unique et à la monnaie unique. L'Union européenne est bien plus que cela.  Elle est avant tout une communauté, au sein de laquelle la valeur de "solidarité" est le ciment qui nous lie.


Chers collègues,

Les vingt-cinq dernières années ont été une suite de succès pour l'Espagne. Je suis convaincu de la réussite brillante de l'Espagne durant les vingt-cinq prochaines années.

Je vous remercie de votre attention.