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20/06/2018

Communiqué - Il est temps pour l’Europe de prendre le leadership en matière d’antibioresistance

« C’est un grand pas pour la santé publique ! Nous allons réduire la consommation d’antibiotiques dans les élevages, source importante de résistances qui se transmettent ensuite chez l’Homme. Or la résistance aux antibiotiques est une véritable épée de Damoclès, qui menace de renvoyer notre système de santé à l’époque du Moyen-Âge » a déclaré Françoise Grossetête, rapporteur, à la suite de l’adoption en commission de l’Environnement et de la santé publique de l’accord trouvé en trilogue sur le nouveau Règlement sur les médicaments vétérinaires.

L’un des objectifs principaux de ce texte est de lutter contre l’abus d’antibiotiques dans les élevages, notamment pour doper les performances des animaux. Il prévoit ainsi de restreindre l’usage préventif des antibiotiques en médecine vétérinaire et de dresser une liste d’antibiotiques « critiques » qui ne pourront être utilisés que dans le domaine de la médecine humaine.

Le texte encourage également l’innovation dans le domaine des antimicrobiens, par des mesures d’incitation, par exemple des périodes de protection plus longues pour la documentation technique sur les nouveaux médicaments.

L’une des priorités pour le Groupe PPE était également d’imposer la réciprocité des standards européens en matière d’utilisation des antibiotiques, pour les denrées importées. « Nos partenaires commerciaux qui veulent continuer à importer vers l’Europe devront eux aussi, par exemple, interdire l’utilisation d’antibiotiques comme facteurs de croissance » s’est félicitée Francoise Grossetête.

« Le texte voté aujourd’hui est un exemple concret de l’Europe qui protège. Nous ne pouvons plus continuer à imposer aux éleveurs européens des normes que nos partenaires ne respectent pas. Il est temps pour l’Europe de se faire entendre et de prendre concrètement le leadership mondial en matière de lutte contre l’antibioresistance ».