aller au contenu

Cookies sur les sites web de l'UE

Notre site web utilise les cookies dans le but unique d'améliorer votre visite sur notre site. Nous ne les utilisons pas pour récolter vos données personnelles mais uniquement pour nos statistiques de fréquentation. Pour en savoir plus sur les cookies en général, notamment sur leur gestion et leur suppression, visitez le site http://www.allaboutcookies.org/fr/

Continuer
 
 
 
20/11/2018

20 novembre 2018 - Communiqué - Aquarius : l’acharnement continue !

Aquarius : l’acharnement continue !

C’est avec stupéfaction que nous venons d’apprendre la demande des autorités italiennes de mettre l’Aquarius sous séquestre. Motif : soupçons de traitement illégal de déchets dangereux. Selon les enquêteurs, ces déchets dangereux seraient des vêtements de migrants, des restes alimentaires et des déchets sanitaires.

Dans un communiqué publié ce matin, MSF dénonce une mesure disproportionnée et infondée et annonce son intention de faire appel. L’ONG assure que toutes les opérations de gestion des déchets du navire ont toujours suivi des procédures standard, jamais contestées jusqu’alors par les autorités compétentes.

Ce nouvel épisode s’inscrit dans une longue saga judiciaire. Accusée de ne pas respecter les procédures juridiques internationales concernant le sauvetage en mer, l’Aquarius a été privé de pavillon par Gibraltar au moment même où l’Italie lui interdisait tout débarquement dans ses ports.

En septembre, c’est le Panama qui lui retirait à son tour son pavillon sous pression italienne. Depuis lors, le navire est bloqué dans le port de Marseille, malgré l’octroi d’un pavillon libérien, pavillon technique, qui ne lui permet pas de repartir en mer.

Depuis 2015, MSF, lors des opérations auxquelles l’ONG a participé, a secouru et assisté plus de 80 000 personnes. En Méditerranée, 25% des opérations de sauvetage sont conduites par des ONG, soit autant que l’Agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières.

Mais la criminalisation de l’aide humanitaire s’intensifie partout en Europe, nombre de ces ONG ne peuvent plus partir en mer et celles qui sont encore présentes en mer se comptent sur les doigts d’une seule main.

Et pourtant, leur présence est cruciale. Depuis le début de l’année, ce sont déjà plus de 2 000 personnes qui y sont mortes noyées. Alors que le nombre de traversées a diminué de façon drastique, le nombre de morts ne cesse proportionnellement d’augmenter. En septembre, sur 10 personnes tentant de traverser, une seule est arrivée en Europe, 7 ont été reconduites en Libye avec les conséquences que l’on connait et 2 sont mortes.

En Méditerranée, il n’y a qu’un seul crime : celui de laisser mourir et souffrir des milliers de personnes.

Marie-Christine Vergiat, Barbara Spinelli (MEP GUE/NGL)